La vie nocturne au Danemark : où sortir le soir

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Dès que la lumière décline, le Danemark change de visage. Derrière l’image sage d’un pays nordique bien organisé se cache un vrai terrain de jeu pour noctambules : bars à bières de caractère, clubs électro de niveau européen, bodegas populaires, salles de concert intimistes, festivals géants, cinés d’art et d’essai, jardins d’attractions illuminés, tournées des pubs et expériences insolites. Le tout baigné dans cette fameuse culture du hygge, ce goût danois pour la convivialité et les ambiances chaleureuses.

Bon à savoir :

Cet article fournit un guide pratique pour les sorties nocturnes au Danemark, en se concentrant sur les grandes villes comme Copenhague, Aarhus, Aalborg et Odense, et en suggérant également des expériences originales à découvrir.

Comprendre la nuit danoise : hygge, sécurité et styles de sorties

La première surprise pour beaucoup de visiteurs, c’est à quel point le Danemark reste vivant après la tombée du jour. Copenhague est souvent décrite comme aussi animée la nuit que le jour, voire davantage certains soirs de week‑end. Les Danois sortent beaucoup, surtout du jeudi au dimanche, et la palette d’ambiances est large : du jazz intimiste aux techno parties underground, en passant par les bodegas de quartier, les bars à vins nature, les comédies stand‑up ou les grands concerts.

Sur le plan de la sécurité, le pays figure parmi les plus sûrs du monde, avec un niveau de criminalité violente très bas. Les agressions graves restent rares, y compris pour les femmes seules et les voyageurs LGBTQ+. La société danoise est perçue comme très tolérante, l’orientation sexuelle n’y est pas un sujet d’exclusion, et la scène queer est particulièrement visible à Copenhague.

Attention :

Dans les grandes villes danoises, il est conseillé de surveiller ses effets personnels dans les bars et les zones touristiques, et d’éviter les endroits mal éclairés. Une vigilance accrue est nécessaire la nuit dans certains quartiers sensibles (comme Christiania à Copenhague, la gare centrale près d’Istedgade, ou certains ensembles à Odense et Aarhus), souvent liés à des rivalités ou au trafic. À Christiania, les autorités déconseillent formellement de prendre des photos ou de courir pour éviter des réactions agressives.

Globalement, toutefois, on se déplace facilement et en confiance. Les transports publics (métro, S‑train, bus) fonctionnent bien, sont ponctuels et restent largement utilisables le soir. Les billets sont dématérialisés via des applis comme DOT ou Rejseplanen, et beaucoup de bars sont accessibles en métro ou à vélo. La culture du vélo est omniprésente : même après une soirée bien arrosée, les Danois enfourchent plutôt leur bicyclette que leur voiture, ce qui participe à limiter les risques liés à l’alcool au volant (très sévèrement réprimé).

Astuce :

Le coût de la vie, notamment celui de l’alcool, est élevé. Pour profiter de la scène nocturne sans trop dépenser, privilégiez les bodegas aux bières bon marché, les happy hours, les concerts en plein air gratuits l’été et certains festivals de rue gratuits comme des parties du festival Distortion à Copenhague.

Pour avoir une idée de la diversité de l’offre, voici un aperçu – très partiel – des types de lieux que l’on retrouve partout dans le pays.

Catégorie de sortieExemples typiques au DanemarkAmbiance principale
Bodegas (pubs traditionnels)Andy’s Bar, Café Dyrehaven, Wessels KroPopulaire, bières pas chères, clientèle mixte
Bars à bières / microbrasseriesMikkeller Bar, Nørrebro Bryghus, BRUS, Aarhus BryghusCraft beer, geeks de la mousse, dégustation
Bars à cocktailsRuby, Lidkoeb, Bar Gensyn, Duck and CoverPointu, créatif, souvent très design
Bars à vinsVed Stranden 10, Nebbiolo, Terroiristen, PompetteVins nature, ambiance posée, petites assiettes
Clubs / discothèquesCulture Box, KB3, Rust, Chateau Motel, ARCHÉlectro, house, hip‑hop, nuits tardives
Salles de concertVEGA, Loppen, Posten (Odense), Musikhuset Posten, Jazzhus MontmartreRock, jazz, pop, world, programmations variées
Cafés & lieux hybridesHuset-KBH, The Laundromat Café, StudenterhusetJeux, ciné, concerts, bar, lieu social ouvert
Lieux LGBTQ+Vela, Centralhjørnet, Cosy Bar, Oscar Bar & CafeBars gays/lesbiens, soirées inclusives

Ce panorama prend une dimension très concrète dès qu’on zoome sur les grandes villes.

Copenhague la nuit : bars, clubs, concerts et quartiers clés

Capitale et plus grande ville de Scandinavie, Copenhague concentre la vie nocturne la plus dense de toute la région. Les options vont des bistrots populaires aux clubs électro cotés en Europe, en passant par des bars à cocktails récompensés, des scènes jazz historiques ou des friches industrielles reconverties en temples de la techno et de l’art contemporain.

Les grands quartiers pour sortir à Copenhague

Plutôt que de courir tout le centre au hasard, il vaut mieux raisonner en quartiers, chacun avec sa couleur.

Indre By, le centre historique, concentre une quantité impressionnante de bars, pubs et petits clubs dans un décor de ruelles pavées et de façades anciennes. C’est ici que l’on trouve, par exemple, des institutions comme Hviids Vinstue, un bar à vin historique d’environ trois siècles sur Kongens Nytorv, ou encore Ruby, célèbre bar à cocktails installé dans une maison de 1740 le long d’un canal.

Vesterbro, ancien quartier ouvrier et red‑light en pleine gentrification, est devenu l’un des épicentres de la vie nocturne. On y trouve la salle de concert VEGA, des microbrasseries comme Mikkeller Bar Viktoriagade, des bodegas revisitées, des cafés brunch le jour et bars très fréquentés le soir. C’est aussi là que se situe la gare centrale et l’entrée de Tivoli Gardens, le parc d’attractions historique illuminé jusqu’à 23 h ou minuit selon les jours.

Nørrebro, quartier populaire et multiculturel, attire une foule de jeunes, d’étudiants et de créatifs. Les rues comme Ravnsborggade ou Jægersborggade regorgent de bars à vin nature (Pompette, Terroiristen), de bars à bières (BRUS, 1420 pour les lambics belges) et de clubs comme Rust, qui aligne depuis plus de vingt ans concerts live et DJ sets sur trois étages.

Kødbyen, l’ancien quartier des abattoirs (Meatpacking District), est sans doute la zone la plus « branchée » la nuit. Au milieu des anciens entrepôts blancs, on enchaîne burgers chez Bakken Kbh ou Warpigs, cocktails chez Jolene ou Karriere Bar, fêtes géantes aux clubs KB3 ou KB18, et sets de DJ jusqu’au petit matin.

Christianshavn et surtout Christiania offrent un visage plus alternatif. Dans cette commune autogérée, on trouve des lieux de concerts culte comme Loppen, Nemoland (concerts gratuits le dimanche soir en été) ou Christiania Jazz Club, tous trois réputés pour leurs programmations pointues et leurs ambiances très décontractées. La contrepartie : un passé récent de violences liées au trafic sur Pusher Street, qui impose d’y garder un comportement discret, notamment en évitant toute photo.

Exemple :

Les quartiers d’Østerbro et d’Amager, bien que plus calmes, abritent des salles de concert importantes. À Østerbro, près du parc de Kongens Have, on trouve le club Culture Box. Le quartier d’Amager accueille quant à lui l’Amager Bio, une salle dédiée aux concerts de rock.

Pour se repérer, on peut synthétiser ainsi :

QuartierProfil de la vie nocturneTypes de lieux dominants
Indre ByCentre historique, touristes + locaux, très densePubs, bars à cocktails, wine bars, petits clubs
VesterbroGentrifié, créatif, ex‑quartier chaudSalles de concert, microbrasseries, bodegas modernes
NørrebroJeune, multiethnique, artyBars à bières, bars à vin, clubs de quartier, salles indie
KødbyenFriche branchée, très festiveClubs électro, burgers, bars cocktails, soirées tardives
Christianshavn / ChristianiaAlternatif, communautaire, contre‑cultureSalles de concerts, bars rock/jazz, cafés en plein air
ØsterbroPlus résidentiel, aisé, poséClubs pointus (Culture Box), bars de quartier
AmagerMix résidentiel et culturelAmager Bio, Kulturhuset Islands Brygge, bars en bord d’eau

Boire un verre : bières, vins, cocktails et bodegas

Impossible d’évoquer la nuit danoise sans parler de bière. Patrie de Carlsberg et Tuborg, le pays a vu exploser la scène craft, et Copenhague en est la vitrine. Mikkeller Bar Viktoriagade, dans Vesterbro, est une référence : couronné « microbrasserie danoise de l’année » dès 2006, le groupe a depuis essaimé dans le monde entier. Dans ce bar de sous‑sol, on passe sans transition d’IPA houblonnées à des stouts massifs, en grignotant fromages et saucisses artisanales.

Toujours côté bière, BRUS (Nørrebro) combine brasserie, bar et restaurant avec 32 pressions, tandis que Fermentoren (Vesterbro) propose une vingtaine de robinets tournants, souvent sur des styles pointus. Nørrebro Bryghus, pionnier de la microbrasserie danoise avec restaurant bio, est une bonne porte d’entrée pour un dîner + dégustation.

À l’opposé, les bodegas incarnent la tradition populaire. Dans ces troquets un peu brut de décoffrage, la bière reste abordable, et la clientèle mêle habitués âgés et jeunes hipsters. Andy’s Bar près de Kongens Nytorv, Café Dyrehaven à Vesterbro ou Wessels Kro dans une petite rue du centre en sont des exemples typiques : déco datée, lumière tamisée, jukebox ou télé – parfait pour une soirée sans chichis.

Les bars à vin ont aussi le vent en poupe. Ved Stranden 10, en bord de canal, fait figure d’emblème : cadre élégant, cartes tournées vers les vins bio ou biodynamiques, et soirées dégustation hebdomadaires. Nebbiolo, près de Nyhavn, joue la carte italienne avec antipasti, charcuterie, fromages et vins du Piémont jusqu’en soirée. À Nørrebro, Terroiristen et Pompette incarnent une nouvelle génération de cavistes‑bars centrés sur les vins nature.

Pour les cocktails, le niveau est étonnamment élevé. Ruby, installé dans un vieux manoir du XVIIIe siècle, a été récompensé à l’international et souvent cité comme meilleur bar à cocktails de la ville. Dandy, à deux pas de là, mélange décor 1960s et piste de danse. Lidkoeb, caché dans une cour de Vesterbro, se déploie sur trois étages dont un étage whisky, tandis que Bar Gensyn à Frederiksberg a été élu meilleur cocktail bar à deux reprises, signe d’une scène mixologie très compétitive.

Sortir en club : de la house feutrée à la techno industrielle

Côté clubs, Copenhague rivalise avec des capitales davantage associées à la nuit. Culture Box, près de Kongens Have, est considéré comme la référence électro/techno/house du pays. Récompensé à plusieurs reprises comme « meilleur club danois », classé dans un top mondial des petits clubs, il aligne depuis plus d’une décennie une programmation où se croisent têtes d’affiche internationales et scène locale. L’entrée tourne autour de 80–100 DKK, et les choses sérieuses commencent après minuit.

Dans Kødbyen, KB3 et KB18 jouent les grands formats. Le premier, avec son immense bar de 13 mètres et sa grande cour très fréquentée l’été, accueille des DJ nationaux et internationaux sur des sets house ou techno. KB18, niché dans une ruelle, a bâti sa réputation sur des nuits électroniques marathons, tout en ouvrant ponctuellement à d’autres genres (rock, jazz). Jolene, non loin, est une petite institution inclusive et LGBTQI+ friendly, réputée pour ses soirées disco‑funk très décomplexées.

Rust, à Nørrebro, se distingue par son fonctionnement sur trois niveaux : concerts et DJ sets au rez‑de‑chaussée et au sous‑sol, lounge et cocktail bar à l’étage. Sa programmation mélange rock, électro, R&B, reggae ou soul selon les soirs. ARCH, Dorsia, Lusso, Chateau Motel ou encore Sø Pavillionen complètent le tableau côté clubs plus « dress‑up », avec dress‑codes et musique plutôt commerciale ou hip‑hop.

Un exemple plus pointu, souvent cité par les amateurs d’underground, reste Den Anden Side, club caché dans le sous‑sol du cinéma Palads, ou encore Hangaren, vaste entrepôt indépendant sur l’île de Refshaleøen, connu pour ses soirées avec braseros dans la cour et vue sur le port.

La scène concerts : jazz, rock, musiques du monde et plus

Copenhague ne se contente pas de faire danser, c’est aussi une ville de musiciens. La liste des salles impressionne.

VEGA, à Vesterbro, est souvent décrite comme l’une des meilleures salles de concerts d’Europe. Installée dans un bâtiment des années 1950 signé par l’architecte Vilhelm Lauritzen – à l’origine maison du peuple pour les syndicats – elle aligne trois niveaux dont une grande salle de 900 places et l’Ideal Bar en rez‑de‑chaussée pour les concerts plus intimistes. La programmation balaie la pop, le rock, l’électro, le hip‑hop et les artistes en pleine ascension.

Clubs de jazz et scènes indépendantes à Copenhague

Découvrez les lieux emblématiques et les scènes alternatives qui animent la vie musicale de la ville, du jazz historique aux styles éclectiques.

Jazzhus Montmartre

Club mythique ayant accueilli certains des plus grands noms du jazz. Un lieu de référence pour les puristes.

La Fontaine

Le plus ancien bar jazz de la ville. Les concerts du week-end s’y étirent volontiers tard dans la nuit dans une ambiance intimiste.

Loppen & Christiania Jazz Club

Situés autour de Christiania, ces lieux indépendants proposent une programmation très ouverte : punk, hip-hop, reggae, folk et électro.

Le blues a aussi son QG : Mojo Blues Bar, dans une ruelle du centre, qui programme des concerts tous les soirs dans une atmosphère enfumée à l’ancienne (là où la réglementation le permet encore). Huset-KBH, immense maison culturelle répartie sur plusieurs niveaux, propose quant à elle un mélange de concerts rock, jazz, hip‑hop, soirées slam, stand‑up, séances de cinéma et même café jeux de société.

Les amateurs de grande musique se tournent vers le Koncerthuset (la salle symphonique), qui accueille classiques, jazz, metal ou musiques du monde, ou vers le Royal Danish Theatre et l’Opéra, où l’on peut assister à des opéras et ballets parfois accessibles à partir d’une quinzaine d’euros.

Autres idées de soirées à Copenhague

La nuit ne se résume pas aux bars. Plusieurs expériences permettent de varier les plaisirs.

Tivoli Gardens, parc d’attractions en plein centre face à la gare, est un classique. Ouvert en soirée, il combine manèges, jardins parfaitement entretenus, restaurants, bars et spectacles. Le parc se transforme en véritable décor de conte en décembre, avec illuminations de Noël, marchés et shows artistiques.

Nyhavn, le quai aux maisons colorées, devient romantique le soir. Les terrasses se remplissent, mais beaucoup de Danois préfèrent acheter quelques bières au supermarché et les boire assis au bord de l’eau. Les croisières sur les canaux continuent jusqu’au crépuscule et permettent de glisser devant l’Opéra, Christiansborg, la Petite Sirène ou le quartier de Christianshavn illuminé.

Les cinéphiles peuvent s’offrir une séance dans des salles à l’ancienne comme Vester Vov Vov, cinéma indépendant restauré avec café intégré, ou le Grand Teatret, salle historique Art nouveau qui programme films d’auteur et classiques. Les amateurs de douceurs terminent volontiers la soirée chez Desserthuset, près de Dronning Louises Bro, temple des milkshakes démesurés et des cheesecakes, ouvert jusqu’à 22 h.

Pour qui souhaite optimiser une courte visite, les visites guidées du soir offrent un bon compromis : food tours avec dégustations, « Politically Incorrect Beer Walk », tournées des pubs à Vesterbro, croisières nocturnes, ou encore balades à vélo guidées couvrant Christiania, la Petite Sirène, Nyhavn et l’Opéra. Des services comme Nox proposent même d’ouvrir les portes de lieux habituellement réservés aux habitués, avec recommandations personnalisées et réservations dans plus de 2000 établissements à travers le monde.

Aarhus après le coucher du soleil : manger tard, boire, écouter

Deuxième ville du pays, Aarhus affiche une vie nocturne plus compacte mais très vivante, portée par une importante population étudiante. L’ambiance y est moins internationale qu’à Copenhague mais tout aussi festive, et la nourriture de nuit joue un rôle central dans la façon de sortir.

Les quartiers et les bonnes adresses de fin de soirée

Le cœur de la scène nocturne se concentre autour d’Åboulevarden, du Latin Quarter (Latinerkvarteret), des environs de la gare centrale (Banegården) et des grandes places du centre. Les rues bordant la rivière sont bordées de bars, pubs et restaurants, qui se remplissent en fin de journée et débordent jusque tard le week‑end.

Exemple :

Dans le paysage étudiant de Copenhague, plusieurs établissements sont des incontournables pour les repas tardifs. Pizza Hytten est connu pour ses grandes pizzas à petit prix, servies jusqu’au petit matin le week-end. King Kebab propose des durums et kebabs, et les stands à hot-dogs (pølsevogn), comme celui près de la gare (Pølsevognen ved Banegården), offrent des spécialités locales telles que les ‘røde pølser’ (saucisses rouges), les hot-dogs français et des grillades, garnies de moutarde, remoulade, oignons frits et cornichons.

Les chaînes comme McDonald’s et Burger King disposent de restaurants en plein centre, souvent ouverts tard, ce qui garantit une solution de secours en fin de soirée. Certains restaurants plus classiques, ou des chaînes de grillades comme Jensens Bøfhus selon les adresses, poussent aussi le service un peu plus loin les soirs de week‑end.

Pour synthétiser le type de restauration nocturne que l’on trouve facilement à Aarhus :

Type de repas de nuitExemples à AarhusTranche horaire typique*
PizzeriasPizza Hytten, Pizza Smeden, SurdejspizzeriaJusqu’à 2 h–4 h le week‑end
Kebab / grilladesKing Kebab, Ali Baba Grill, Chicho Franko, Amigo PizzaTard dans la nuit, surtout week‑end
Stands de hot‑dogs (pølsevogn)Pølsevognen ved Banegården + stands mobilesTard en soirée, selon l’affluence
Fast‑foods internationauxMcDonald’s, Burger King (centre, près de la gare)Très tard, voire toute la nuit selon les jours
Livraison à domicileVia Wolt, Just EatJusqu’à fermeture des cuisines

Les horaires exacts évoluent régulièrement : il est prudent de vérifier en ligne.

Bars, pubs et brasseries : la dimension conviviale

Du côté des bars, Aarhus ne manque pas d’options. La ville abrite plusieurs bars à vin et cavistes‑bars comme Plan B – Vin & Tapasbar, VinDanmark, Din Vinbar ou Vincaféen, qui offrent des ambiances plutôt calmes pour discuter autour d’un verre accompagné de petites assiettes.

Les amateurs de bières artisanales se retrouvent chez HANTWERK – brasserie et gastropub en front de mer – ou chez Aarhus Bryghus A/S, brasserie locale. Mikkeller Bar Aarhus décline l’univers bien connu de la marque avec une sélection de bières pointues. D’autres enseignes comme Mig og Ølsnedkeren – ouvert, par exemple, jusqu’à 1 h du matin certains soirs – ou Væskebalancen Bar complètent l’offre en spécialités houblonnées.

Pour les nuits plus animées, certains bars mélangent jeux et boissons, comme Vin & Petanque, où l’on sirote un verre tout en jouant à la pétanque d’intérieur. D’autres, comme Erlings Jazz‑ & Ølbar, proposent des concerts de jazz intime propices au hygge, avec une belle carte de bières.

Vin & Petanque et Erlings Jazz‑ & Ølbar

Pratique : comment profiter de la nuit à Aarhus

La plupart des cuisines de restaurants ferment autour de 22 h–23 h, même si le bar peut rester ouvert plus tard. Pour manger vraiment tard, mieux vaut viser pizzerias, kebabs, fast‑foods ou stands de hot‑dogs. Les applis de livraison comme Wolt et Just Eat sont très utilisées et permettent de repérer en temps réel qui sert encore.

Le paiement se fait presque toujours par carte, même pour de petits montants. Garder un peu de liquide en couronnes peut toutefois dépanner pour les stands de rue les plus simples. Côté sécurité, Aarhus reste une ville très sûre, même si certaines zones de grands ensembles en périphérie, comme Gjelleup, sont signalées comme plus sensibles la nuit. Dans le centre, les précautions habituelles suffisent : surveiller ses effets, éviter de se retrouver isolé en état d’ivresse avancée, et privilégier taxi ou bus de nuit si l’on est loin de son logement.

Aalborg : une rue, des dizaines de bars

Au nord du Jutland, Aalborg est connue pour sa scène étudiante dynamique et surtout pour une rue qui suffit à résumer sa vie nocturne : Jomfru Ane Gade.

Jomfru Ane Gade : 150 mètres de bars et clubs

Cette rue piétonne d’environ 150 mètres est l’un des endroits les plus densément remplis de bars, restaurants et boîtes de nuit du pays. Surnommée simplement « Gaden » (« la Rue ») par les jeunes, elle remonte au XVIe siècle, époque où elle abritait les riches marchands de la ville. Aujourd’hui, derrière les maisons à colombages, on trouve tout un éventail de lieux : sports bars, bistros, petites salles de concert, restos typiques, boîtes sur plusieurs niveaux…

1967

Année d’ouverture du célèbre club Gaslight, l’un des premiers night-clubs du pays.

Autre atout : la centralité. Jomfru Ane Gade est proche des principaux sites touristiques, à deux pas de la rue commerçante et de la place de Gammeltorv. Des bus desservent les rues voisines comme Vesterbro, ce qui facilite le retour nocturne.

On peut résumer ainsi l’attrait de cette rue pour les noctambules :

Atout de Jomfru Ane GadeDétail
Densité de bars/clubsUne des plus fortes du pays sur 150 mètres
AmbianceMajoritairement jeune, étudiante, très festive
EntréeGratuite dans la plupart des boîtes
Types de lieuxSports bars, clubs, restos, petites salles de concert
ArchitectureMaisons à colombages, rue historique
AccèsEn plein centre, proche bus, commerces et sites touristiques

En mai, la rue devient l’un des épicentres du Aalborg Carnival, l’un des plus grands carnavals d’Europe du Nord, avec cortèges, concerts et shows. Pendant cette période, la frontière entre rue et clubs disparaît presque complètement.

Autres points de repère pour la nuit à Aalborg

En marge de Jomfru Ane Gade, d’autres adresses complètent l’offre. Le club 1000FRYD, à Kattesundet 10, cultive une identité alternative en programmant techno, hip‑hop, garage ou metal, dans une ambiance plus underground que les clubs commerciaux de « Gaden ». Des lieux comme Nordkraft, grand centre culturel dans une ancienne centrale électrique, abritent théâtres, cinémas, restaurants et même un mur d’escalade, prolongeant parfois leurs activités en soirée.

Bon à savoir :

Aalborg ne se limite pas à sa célèbre rue des bars, Jomfru Ane Gade. La ville offre également une riche scène culturelle avec une cinquantaine de grandes fresques de street art, des musées comme l’Utzon Center, Musikkens Hus et le Kunsten Museum of Modern Art, ainsi que divers événements saisonniers.

Odense : ville de musique, de festivals et de bars conviviaux

Sur l’île de Fionie, Odense séduit par une vie nocturne centrée sur la musique live. Ville natale de Hans Christian Andersen, elle mélange ruelles anciennes, population étudiante et forte densité de salles de concerts, bars musicaux et festivals.

Une scène musicale dense toute l’année

Le cœur de l’offre concerts, c’est Musikhuset Posten, souvent considéré comme la salle la plus renommée de la ville. Installé près de la gare centrale, ce lieu dispose de deux scènes et programme un large spectre de genres – indie rock, électro, pop, hip‑hop – en faisant jouer à la fois des groupes danois et internationaux. Le bar confortable intégré au site en fait un point de rendez‑vous évident avant et après les concerts.

Pour les musiques plus acoustiques et élaborées, Odense Koncerthus (salle Carl Nielsen) accueille l’Orchestre symphonique d’Odense et une multitude de concerts classiques, de jazz, voire de stand‑up. La qualité acoustique de la salle en fait un lieu très prisé des mélomanes.

Bon à savoir :

Kansas City est un bar blues/rock où des groupes locaux et en tournée se produisent régulièrement dans une ambiance de pub avec une bonne sélection de bières. Le Jazzhus Dexter est un club de jazz proposant une programmation soutenue, avec des concerts plusieurs fois par semaine mettant en scène des artistes danois et internationaux.

Studenterhuset, situé près des zones universitaires, s’adresse d’abord aux étudiants mais reste ouvert à tous. On y trouve concerts, soirées DJ, événements culturels variés, souvent à prix modique, voire gratuitement certains soirs.

D’autres lieux comme Magasinet, ODEON (Store Sal), la Culture Machine, Frølageret, ou les espaces extérieurs de Kongens Have et du musée en plein air Den Fynske Landsby complètent une offre de concerts très riche.

Bars, pubs et soirées détendues

Autour de ces salles, l’écosystème de pubs et bars reste essentiel à la nuit odenséenne. Ryan’s of Odense, pub irlandais typique, attire les amateurs de bière et de sport, tandis que des enseignes comme Sir Club, Christian Firtal ou Carlsens Kvarter se spécialisent dans les bières artisanales et les whiskies.

Bon à savoir :

À Odense, plusieurs établissements combinent les fonctions de café, bar et parfois même de discothèque ou de cinéma, permettant de passer du café à la bière au fil de la journée. Parmi eux, le Den Smagløse Café (cocktails et ambiance cosy), l’Australian Bar (bar-discothèque), le City Club, Viggos (ouvert depuis plus de 25 ans) et des cafés-cinés comme le Café Biografen (films le jeudi avec dîner).

Ungdomshuset, maison de la jeunesse dotée d’une cantine bon marché, sert également de point de ralliement pour des événements alternatifs.

Festivals et grands événements nocturnes

La force d’Odense tient aussi à sa programmation de festivals. Tinderbox, festival majeur de trois jours en début d’été, est l’un des plus grands événements musicaux du pays. Il attire des têtes d’affiche internationales sur plusieurs scènes (pop, rock, EDM) et des milliers de festivaliers.

Bon à savoir :

Chaque été, Odense accueille deux événements culturels majeurs. La tournée caritative Grøn Koncert met en avant des artistes danois dans une atmosphère familiale. En août, les H.C. Andersen Festivals transforment le centre-ville en une scène géante avec des spectacles de rue, des concerts et des performances inspirées des contes, souvent en plein air et largement accessibles.

L’univers électro n’est pas en reste avec le Phono Festival, festival électronique reconnu situé dans un quartier récent de la ville, qui a déjà accueilli des artistes comme Béatrice Dillon ou Low Jack. D’autres événements comme le Festival Electro Karrusel, SPIS! Odense Food Festival (centré sur la gastronomie mais ponctué d’animations nocturnes), ou encore des festivals de songwriting comme Nashville Nights, contribuent à faire vibrer la ville au fil des saisons.

Une particularité intéressante : un guide local, Hans, propose des visites personnalisées de la scène live d’Odense, s’appuyant sur plus de trente ans d’expérience comme promoteur rock. Il facture un tarif horaire (1000 DKK la première heure, 400 DKK les suivantes) pour emmener les visiteurs dans les lieux et raconter l’histoire musicale de la ville – une approche très « coulisses » de la vie nocturne.

Autres façons de vivre la nuit au Danemark

Au‑delà des bars et clubs des grandes villes, le Danemark propose une multitude de façons originales de vivre la nuit.

Festivals d’été : du rock géant à la techno de friche

Entre juin et août, le calendrier est saturé de festivals où les soirées se prolongent systématiquement jusqu’à tard dans la nuit. Roskilde Festival, gigantesque rendez‑vous rock et pop à 20 minutes de train de Copenhague, est le plus connu : plus de 75 000 festivaliers, une semaine de concerts, une ville de tentes, des débats, des expositions. Historiquement non lucratif, l’événement est souvent décrit comme un rite de passage pour la jeunesse danoise.

Dans un autre registre, Distortion transforme pendant cinq jours des quartiers entiers de Copenhague (Nørrebro, Vesterbro, Refshaleøen) en fête de rue géante dédiée à la culture urbaine et à la musique électronique. Ses fameuses street parties sont gratuites, avant que le festival ne se concentre sur l’île industrielle de Refshaleøen pour Distortion Ø, partie payante avec plusieurs scènes électro.

40000

C’est le nombre de personnes qui se rassemblent chaque année au festival Smukfest dans la forêt de Skanderborg.

Soirées culturelles, nuits blanches et jazz

La culture ne s’arrête pas à la tombée du jour. Plusieurs événements transforment littéralement les villes la nuit venue. Kulturnatten, la « Nuit de la Culture » de Copenhague, voit musées, bibliothèques, théâtres et galeries ouvrir leurs portes jusqu’au milieu de la nuit, souvent avec des programmes spéciaux (visites guidées, concerts, ateliers).

Les festivals de jazz méritent une mention particulière : le Copenhagen Jazz Festival, qui dure dix jours, aligne près de 500 concerts répartis dans les clubs, parcs, rues et quais. L’Aarhus Jazz Festival et Vinterjazz, festival d’hiver, prolongent cette tradition de sets jazz dans des lieux parfois inattendus.

Expériences nocturnes insolites

Pour qui cherche des expériences plus atypiques, le Danemark ne manque pas d’idées. Certaines sont diurnes mais se prêtent à des visites en fin de journée ou au crépuscule :

Exemple :

Le Treetop Experience de Camp Adventure, au sud de Copenhague, offre un panorama à 360 degrés depuis une tour en forêt, particulièrement spectaculaire au coucher du soleil. D’autres activités comme les safaris aux huîtres en site UNESCO, les marches sur les ponts (Bridgewalking sur le « Little Belt ») avec dégustations ou vues nocturnes, la nage avec les requins à Aarhus, l’ascension de la dune de Råbjerg Mile ou les recherches de fossiles à Møns Klint prennent une dimension unique en fin de journée.

Dans un registre plus sédentaire mais tout aussi singulier, le pays propose une flopée d’hébergements insolites à vivre comme des expériences nocturnes : THEKRANE, ancien portique à charbon transformé en hôtel design à Copenhague ; CPH Living, hôtel‑bateau de douze chambres sur le port ; SleepIn Fængslet ou Den Gamle Arrest, anciennes prisons reconverties en hôtels à Horsens et Ribe ; cabanes dans les arbres à Løvtag ou sur l’île de Bornholm ; phares loués avec bains nordiques face à la mer, ou encore château supposé hanté à Dragsholm.

Pour les amateurs de festivals de plein air, dormir dans une immense canette de bière au Smukfest, glamping en dôme près d’Østbirk ou camping dans un campement de l’âge du fer au Land of Legends près de Roskilde prolongent le plaisir de la nuit très au‑delà de la piste de danse.

Conseils pratiques pour profiter de la vie nocturne danoise

Pour conclure, quelques repères utiles pour bien vivre ses soirées au Danemark.

Sur le plan des usages, le service est généralement compris, et le pourboire reste discret, souvent limité à arrondir l’addition. Les Danois dînent tôt – beaucoup de restaurants servent dès 18 h et ferment leur cuisine autour de 22 h – mais restent volontiers tard dans les bars. Réserver une table est fortement recommandé pour les restos populaires et pour certains bars à cocktails prisés.

Astuce :

La plupart des paiements se font par carte. La monnaie locale, la couronne danoise (DKK), reste nécessaire surtout dans les plus petits stands de rue. Pour limiter les frais de change, l’utilisation de cartes comme Revolut est conseillée. Dans les grandes villes, des pass comme la Copenhagen Card offrent un accès pratique à des dizaines d’attractions et aux transports en illimité pour des durées de 24 à 120 heures, facilitant ainsi l’enchaînement des visites de jour et des sorties du soir sans se soucier des tickets individuels.

Côté législation, l’âge légal pour consommer de l’alcool dans les bars est de 18 ans. La conduite en état d’ivresse est fortement sanctionnée, avec un seuil légal très bas, et le pays applique aussi des règles strictes sur le port du masque intégral (interdit, hors raisons de santé ou météo) et sur l’usage de drogues (possession et trafic sévèrement punis).

Attention :

Dans les lieux alternatifs comme Christiania, il est essentiel de respecter les codes locaux : pas de photos, pas de comportement provocateur, et de surveiller ses affaires. En cas d’urgence, composez le 112. Pour contacter la police hors urgence, le numéro est le 114.

Enfin, il ne faut pas oublier la dimension culturelle du hygge : au Danemark, une bonne soirée ne se mesure pas seulement au nombre de clubs visités, mais aussi à la qualité de l’ambiance, à la chaleur des échanges, à la sensation d’être bien, au chaud, entouré, que ce soit dans un bar à vin intimiste, une bodega enfumée, un jazz club minuscule ou au bord d’un canal avec une simple bière à la main. C’est cette palette, du plus simple au plus sophistiqué, qui fait de la vie nocturne danoise une expérience à part.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Danemark, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler le Danemark pour son cadre fiscal et social très stable, son État-providence performant, sa grande sécurité juridique et la qualité de vie (Copenhague régulièrement classée parmi les villes les plus agréables, environnement très sécurisé, santé et éducation de haut niveau), tout en restant dans l’UE/Schengen. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence via installation réelle, coordination sécurité sociale (CPAM / système danois), transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français, mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, fiscaliste, conseiller immobilier) et intégration patrimoniale globale (analyse et éventuelle restructuration).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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