Les transports en commun au Danemark : le guide pratique pour s’y retrouver

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Entre trains ultra‑ponctuels, métro automatique ouvert 24h/24, bus, bateaux-bus, trams et trains régionaux, le Danemark possède l’un des réseaux de transports en commun les plus efficaces d’Europe. Pour un visiteur francophone, la première impression peut pourtant être déroutante : zones tarifaires, applis multiples, carte Rejsekort, règles pour les vélos… difficile de savoir par où commencer.

Bon à savoir :

Ce guide couvre l’essentiel pour utiliser les transports en commun dans tout le Danemark, notamment à Copenhague, Aarhus, Odense et Aalborg. Il vise à aider les voyageurs à se déplacer comme des locaux, en évitant les pièges courants, en optimisant le budget et en tenant compte des besoins spécifiques (enfants, accessibilité, vélos).

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Comprendre le système danois : un réseau intégré et par zones

Le système danois repose sur une idée clé : un même billet donne accès à plusieurs modes de transport dans une zone donnée. Trains, bus, métro, S‑trains, light rail et même bateaux-bus sont intégrés dans une tarification commune dans une grande partie du pays.

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Le nombre de zones tarifaires couvrant la grande région de la capitale danoise, incluant Copenhague et le reste de la Zélande.

Plus le nombre de zones payées est élevé, plus la validité temporelle du billet augmente. Un billet 2 zones vaut 24 DKK et reste valable 75 minutes ; un billet de 8 zones coûte 60 DKK et reste valable 165 minutes. Tant que la durée de validité n’est pas dépassée, on peut changer librement de mode de transport dans les zones couvertes sans racheter de ticket.

Les principaux opérateurs sont DSB pour les trains nationaux et S‑trains, Movia pour les bus de la région de Copenhague, Metroselskabet pour le métro, ainsi que diverses compagnies régionales (FynBus, Midttrafik, NT, Sydtrafik, Lokaltog, GoCollective, etc.) selon les régions.

Aperçu des principaux titres de transport

Pour se repérer dans la jungle tarifaire, il est utile de comparer les grands types de produits :

ProduitUsage principalSupportZones / périmètreRemarques clés
Billet simpleTrajet ponctuelMachine, appli, bus2–12 zonesActivation immédiate, plus cher que Rejsekort
City PassSéjour court avec nombreux trajetsAppli, QR, papierDifférentes versions (Small, Large, etc.)Illimité sur période (24–120h)
Rejsekort / appliUsage fréquent, flexibilitéCarte ou appliBus, trains, métro, light rail, ferriesCheck-in / check-out, remises heures creuses
DSB 24h tous‑zonesJournée de déplacements intensifs en ZélandeAppli, machineZones 1–99Illimité 24h sur bus + trains + métro
Copenhagen CardCity trip avec visites de musées et monumentsAppliRégion capitale + aéroportTransport illimité + entrées gratuites
Pendlerkort (abonnement)Navette domicile–travailCarte / appliZones choisiesMensuel, tarif optimisé pour les résidents

Billets simples, City Pass et autres options touristiques

Pour un voyageur de passage, tout l’enjeu est de choisir entre billet à l’unité, pass horaire, Rejsekort ou carte touristique.

Billet simple : la solution minimale

Les billets simples s’achètent aux distributeurs automatiques dans toutes les gares ferroviaires et stations de métro (y compris à l’aéroport), dans certains 7‑Eleven de gare, dans les applis (Rejsebillet, DOT Tickets, DSB) et, pour les bus, directement auprès du conducteur en espèces (couronnes danoises uniquement).

Quelques repères de prix usuels (hors révisions 2026 déjà annoncées) :

Zones payéesExemple de trajetPrix indicatif (DKK)Durée de validité approximative
2Déplacement intra-centre à Copenhague2475 minutes
3Aéroport → centre de Copenhague3690 minutes
8Trajet régional long (plusieurs communes)60–661h30–1h45

Ces billets sont idéaux pour un très petit nombre de déplacements. Au-delà de trois ou quatre trajets dans la même journée, un City Pass devient généralement plus rentable.

City Pass : l’illimité par zones et par durée

Le City Pass est le produit le plus simple pour un court séjour, décliné par périmètre géographique et par durée (24, 48, 72, 96 ou 120 heures). Il donne un accès illimité aux bus, trains, métro (M1–M4), S‑trains, light rail et bateaux-bus (harbour buses) dans les zones concernées.

Deux versions intéressent surtout les visiteurs de Copenhague :

ProduitZones couvertesInclut l’aéroport ?Prix adulte 24h (DKK)Prix enfant 24h (DKK)
City Pass Small1–4Oui10050
City Pass Large1–99 (Grande Copenhague)Oui200100

S’y ajoutent des variantes régionales (West, South, X‑Large) couvrant l’ensemble de la Zélande, Lolland, Falster et Møn. Les enfants bénéficient de tarifs réduits spécifiques, sachant que, règle générale, deux enfants de moins de 12 ans voyagent gratuitement avec un adulte muni d’un titre valable.

Astuce :

Pour un séjour touristique concentré sur Copenhague avec uniquement les trajets aéroport, le City Pass Small est suffisant. En revanche, si votre programme inclut la visite de châteaux au nord de la capitale ou des excursions vers les plages plus éloignées de la région, il est généralement plus avantageux d’opter pour le City Pass Large.

Copenhagen Card : transport + musées

La Copenhagen Card va au‑delà du simple transport. Elle combine accès illimité aux transports de la région capitale (y compris l’aéroport) et entrée gratuite à des dizaines de musées et attractions. Elle existe en deux versions :

DISCOVER : plus de 80 attractions + transports illimités.

HOP : environ 40 attractions + bus touristiques hop‑on hop‑off.

Entièrement numérique, elle s’active via une appli affichant un QR code unique. Les durées de validité vont de 24 à 120 heures avec, en moyenne, 30 % d’économie par rapport à des achats séparés, dès lors que l’on visite plusieurs sites.

Pour qui ne fait que deux trajets métro et une visite de musée, ce n’est pas rentable. Mais pour un séjour dense en visites, c’est souvent le meilleur rapport qualité‑prix.

Rejsekort et nouvelles applis : comment fonctionnent les cartes et billets numériques

Au cœur du système danois, on trouve le Rejsekort, littéralement « carte de voyage » : un support électronique qui permet de voyager sur presque tous les bus, trains et métros du pays en badgeant à l’embarquement et à la descente. Historiquement physique, il est en train d’évoluer vers une utilisation 100 % numérique.

Rejsekort physique : encore valable mais voué à disparaître

Le Rejsekort est né dans les années 2000 pour remplacer l’ancien système de zones papier. Il fonctionne comme une carte prépayée : on crédite un solde, puis à chaque voyage on se « check‑in » sur un valideur bleu en montant, et on se « check‑out » en descendant ou en sortant de la gare. Le système calcule la distance en ligne droite entre le point d’entrée et de sortie et débite le tarif correspondant.

Plusieurs types de cartes existent :

Type de carte RejsekortPour qui ?Coût de la carte (DKK)Particularités
AnonymeTouristes, usagers sans CPR danois80Pas de données personnelles, achat en gare
PersonnelRésidents avec CPR50Réductions jeunes, seniors, etc.
SuperpersonnelRésidents, avec photo50Utilisable uniquement par le titulaire
Flex / CorporateEntreprises, groupes50Rabais selon volume d’utilisation
Jeune / ScolaireÉtudiants, scolaires0Avantages spécifiques

L’anonyme est le seul accessible facilement aux touristes, vendu notamment à la gare centrale de Copenhague et dans les 7‑Eleven de gare, avec un minimum de chargement initial.

Le fonctionnement repose sur trois gestes :

Check‑in au départ.

Check‑in à chaque changement de mode (bus → train → métro).

Check‑out à l’arrivée.

Attention :

Si vous badgez au même endroit pour l’entrée et la sortie dans un délai de 20 minutes, aucun trajet n’est facturé. En cas d’oubli de check-out, un montant forfaitaire (pré-paiement) est retenu. Après un certain nombre d’oublis sur une période de 12 mois, la carte peut être bloquée suite à deux avertissements écrits.

Attention aux limites horaires : sur la Zélande, un voyage doit être clôturé dans les 5 heures ; pour les longs trajets interrégionaux en Jutland ou traversée du pont du Grand Belt, on dispose de 8 à 12 heures selon les cas.

Vers la fin de la carte physique et l’essor des applis

La tendance est claire : le Danemark migre progressivement vers des solutions 100 % mobiles.

Bon à savoir :

La carte physique Rejsekort sera définitivement abandonnée en 2026. Dès aujourd’hui, l’application mobile permet de valider ses trajets (check-in/check-out), de gérer son profil (tarif adulte, jeune ou senior) et de bénéficier automatiquement de la réduction heures creuses (généralement 20% hors périodes de pointe). Il est possible d’ajouter des voyageurs supplémentaires ou un vélo lors de la validation. Une fonction de check-out automatique est disponible pour limiter les oublis.

Parallèlement, l’appli DOT Billetter (DOT Tickets), longtemps utilisée pour acheter des billets mobiles, doit être définitivement remplacée d’ici fin 2025 par l’appli Rejsebillet, qui devient peu à peu l’outil principal pour billets unitaires, cartes d’abonnement et certains produits jeunes.

Rejsebillet, DSB, Rejseplanen : quelles applis utiliser ?

Le paysage numérique danois peut sembler touffu. Dans la pratique, trois applis suffisent à la plupart des voyageurs.

Rejseplanen : le « Google Maps des transports danois ». Elle couvre tout le pays et permet de préparer un trajet entre adresses, gares, arrêts ou points d’intérêt. On y voit les correspondances, les voies, les retards en temps réel, et même un bouton « Ramenez‑moi à la maison ». L’appli existe en anglais, fonctionne sur iOS et Android, et offre un mode sombre. Elle ne vend pas de billets mais renvoie souvent vers les applis de vente.

Exemple :

Rejsebillet est l’application principale pour acheter des titres de transport au Danemark. Initialement concentrée sur Copenhague et la région de la Zélande, elle s’étend progressivement à l’ensemble du pays. Elle permet l’achat de billets simples (valables pour 2 à 8 zones), de City Pass, de cartes de navetteur (pendelkort) et de certaines cartes pour jeunes. L’application utilise la géolocalisation pour identifier automatiquement la zone de départ, affiche un compte à rebours indiquant la durée de validité restante du billet, et accepte le paiement par carte bancaire et via MobilePay.

DSB : l’appli de la compagnie ferroviaire nationale. Elle est particulièrement utile pour les trains régionaux et InterCity : achat de billets (dont les billets « Orange » et « Orange Fri » à tarifs réduits), réservation de siège (30 DKK), achat de compléments première classe (DSB 1’), suivi des départs en temps réel, informations sur retards et changements de quai. L’appli gère aussi un système de points échangeables contre snacks et boissons dans les 7‑Eleven de gare, et un service « carte oubliée » pour éviter une amende si l’on a laissé son abonnement chez soi.

Pour les séjours courts, se limiter à Rejseplanen + Rejsebillet couvre déjà la plupart des besoins, la DSB étant surtout utile pour les longs trajets interurbains.

Le métro de Copenhague : 24h/24, automatique et entièrement accessible

Symbole de la modernité danoise, le métro de Copenhague est un réseau léger, intégralement automatisé, qui fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il dessert les communes de Copenhague, Frederiksberg et Tårnby, et constitue souvent le moyen le plus rapide pour traverser la ville ou rejoindre l’aéroport.

Les lignes et les correspondances

Le réseau compte actuellement quatre lignes :

M1 : VanløseVestamager

M2 : VanløseLufthavnen (aéroport)

M3 Cityringen : boucle souterraine de 15,5 km autour du centre, avec 17 stations.

M4 : relie le centre à Nordhavn et Sydhavn, partageant une partie de son parcours avec M3 entre København H (gare centrale) et Østerport.

En tout, 44 stations, dont environ 30 souterraines, maillent la capitale. Les principaux points de correspondance sont Nørreport (carrefour majeur métro/S‑train/trains régionaux), Kongens Nytorv, Frederiksberg, Flintholm et Vanløse.

Le tronçon commun Vanløse–Christianshavn est partagé par M1 et M2. L’aéroport est directement relié à la boucle centrale via M2, avec un temps de trajet de 12 à 15 minutes entre Kongens Nytorv et Lufthavnen.

Fréquences et horaires

La régularité est l’un des grands atouts du métro :

Fréquences des trains

Horaires et intervalles de passage selon les périodes de la semaine

Heures de pointe en semaine

Un train toutes les 2 à 4 minutes, entre 7h00–10h00 et 15h00–18h00 du lundi au vendredi.

Journée et soirée

Un train toutes les 3 à 6 minutes en journée et en soirée.

Nuit (vendredi et samedi)

Un train toutes les 7 à 15 minutes les vendredis et samedis soirs.

Nuit (dimanche à jeudi)

Un train environ toutes les 20 minutes du dimanche au jeudi soir.

Le système est piloté entièrement par ordinateur depuis des centres de contrôle, sans conducteurs dans les rames. Des stewards sont toutefois présents en station et à bord pour assister les passagers et contrôler les titres.

Accessibilité et confort

Le métro de Copenhague a été pensé dès l’origine pour être accessible :

Toutes les stations disposent d’ascenseurs ou de rampes.

Les quais sont séparés des voies par des portes palières vitrées.

– A l’intérieur des rames, des espaces flexibles à sièges rabattables sont réservés aux fauteuils roulants, poussettes et vélos.

– Des annonces sonores et des écrans informent en temps réel des arrêts et correspondances.

Bon à savoir :

Les personnes en fauteuil roulant ou à mobilité réduite peuvent utiliser le métro de Copenhague en toute autonomie. Cependant, il est important de noter qu’il n’y a pas de toilettes à l’intérieur des stations de métro. Pour y accéder, il faut se rendre dans les gares multimodales (comme Copenhague-H, Nørreport ou Østerport) ou dans certains grands sites publics tels que Tivoli ou l’hôtel de ville.

Tarifs et billets spécifiques au métro

Le métro partage le système de zones commun aux bus et trains. On peut y voyager avec :

Billet simple zone (à partir de 24 DKK pour 2 zones).

City Pass (illimité sur la durée choisie).

Rejsekort / appli Rejsekort.

– Appli Rejsebillet (billets unitaires, pass).

Copenhagen Card.

Un titre spécifique, le billet 1 jour métro, existe à 50 DKK pour une journée illimitée sur le métro (usage surtout local).

Les contrôles sont aléatoires, sans portiques. Voyager sans billet valable expose à une amende de 750 DKK.

Les vélos sont acceptés dans le métro, mais avec deux contraintes :

Obligation de billet vélo (sauf voyageurs déjà couverts par certaines cartes spécifiques) ;

Interdiction en semaine aux heures de pointe (7h00–9h00 et 15h30–17h30), sauf en été (juin, juillet, août) où la restriction est assouplie.

Trains nationaux, S‑trains et light rail : se déplacer entre villes

Au‑delà de la capitale, le Danemark s’appuie sur un réseau ferroviaire dense : 2 633 km de lignes à écartement standard, principalement gérées par l’organisme public Banedanmark. L’infrastructure est modernisée (lignes électrifiées, signalisation ATC et migration progressive vers ERTMS), avec des vitesses maximales courantes de 180 km/h sur les axes principaux.

DSB, InterCity et trains régionaux

DSB, la compagnie nationale, exploite l’essentiel des trains de passagers, notamment :

InterCity (IC) et InterCityLyn (ICL) pour les liaisons rapides longue distance.

Trains régionaux desservant toutes les gares intermédiaires.

S‑trains autour de Copenhague (S‑tog).

Quelques temps de parcours illustrent la compacité du pays :

Trajet ferroviaireDurée approximative
Copenhague ↔ Odense1 h 30 – 1 h 45
Copenhague ↔ Aarhus~3 h
Copenhague ↔ Aalborg~4 h
Copenhague ↔ Malmö (Suède)~40 min
Copenhague ↔ Hambourg~4 h 56 (ECE/RJ)

Les billets pour ces trains se réservent facilement via l’appli DSB ou les distributeurs de gare. DSB propose des billets à tarif réduit dits « Orange » ou « Orange Fri », vendus en quantité limitée sur certains trains et horaires. Les places assises peuvent être réservées (30 DKK) mais cela reste facultatif sur la plupart des relations domestiques.

Bon à savoir :

Les détenteurs d’un pass Interrail ou Eurail bénéficient d’un accès étendu au réseau ferroviaire danois. Il est important de noter que pour certains trains, notamment les trains internationaux rapides ou les trains-couchettes, une réservation est obligatoire.

S‑trains de Copenhague : le RER local

Les S‑trains (lignes A, B, C, E, F, H, Bx) irriguent la grande agglomération de Copenhague, hormis Amager, avec des fréquences élevées :

Ligne F toutes les 4–5 minutes en journée.

Lignes A, B, C, E toutes les 10 minutes.

H et Bx toutes les 20 minutes.

Ils circulent environ de 5h00 à 0h30, avec service de nuit les vendredis et samedis. Les vélos y sont transportés gratuitement, avec une exception de taille : montée/descente interdite à Nørreport en heure de pointe (7h00–8h30 et 15h30–17h00) pour des raisons de congestion.

Light rail d’Aarhus et d’Odense, futur tram de Copenhague

Plusieurs villes danoises se sont dotées de systèmes de tram‑train ou light rail :

Exemple :

Mis en service à partir de 2017 à Aarhus (Danemark), le Letbane est un réseau qui combine des lignes urbaines avec des prolongements sur d’anciennes voies régionales, desservant par exemple Odder, Lisbjergskolen ou Grenå. Il se distingue par l’utilisation de rames hybrides, à la fois tramways en ville et tram-trains sur les sections régionales.

Odense Letbane : réseau de tram moderne desservant la ville d’Odense.

Greater Copenhagen Light Rail : ligne en cours de déploiement en banlieue de Copenhague, reliant Ishøj à Rødovre, avec extension prévue jusqu’à Lyngby‑Taarbæk à l’horizon 2026. La fréquence visée est de 5 minutes en journée, 10 minutes tôt le matin et en soirée. Toutes les stations sont équipées d’ascenseurs, d’écrans d’information et d’annonces bilingues danois/anglais. Les vélos sont admis gratuitement.

Ces systèmes sont intégrés à la tarification zonale et acceptent les mêmes billets (City Pass, Rejsekort, etc.).

Bus, bus de nuit et bateaux-bus : compléter le maillage

Les bus jouent un rôle crucial, en particulier pour accéder aux quartiers non desservis par le rail ou pour circuler tard la nuit.

Bus urbains de Copenhague

Les lignes sont classées en trois grandes familles :

A‑bus et 5C : lignes principales, très fréquentes, qui circulent quasi en continu jour et nuit. Douze lignes (dont 1A, 2A, 4A, 5C, 6A, 7A, 9A, 150S, 250S, 350S, 11, 33) fonctionnent 24h/24 avec des fréquences de 20 à 30 minutes la nuit.

S‑bus : lignes express avec moins d’arrêts, reliant rapidement des pôles majeurs, du petit matin jusqu’en fin de soirée.

Bon à savoir :

Les bus de nuit N‑bus, identifiables par un « N » dans leur numéro et des panneaux d’arrêt gris, circulent généralement entre 1h00 et 5h00 du matin. L’offre varie selon les lignes : les lignes 90N, 91N, 98N et 99N ne fonctionnent que les week-ends, tandis que les lignes 93N et 97N circulent tous les soirs.

Un billet 2 zones à 24 DKK suffit pour un trajet de nuit en ville, mais selon la formule de paiement (appli vs espèces), des variations peuvent exister.

Harbour bus : le bateau-bus électrique

Le harbour bus est une alternative pittoresque au bus classique : il s’agit d’un bateau jaune naviguant sur le port de Copenhague, sur les lignes 991 (vers Teglholmen au sud) et 992 (vers Orientkaj/Refshaleøen au nord). Onze arrêts jalonnent le parcours, reliant notamment Nyhavn, l’Opéra, la bibliothèque royale « Black Diamond », et des quartiers en pleine mutation comme Refshaleøen.

Depuis 2020, toute la flotte fonctionne à l’électricité verte. La capacité est limitée à 80 passagers par navire pour des raisons réglementaires. Les billets et pass classiques (zones, City Pass, Rejsekort) sont valables à bord, et les vélos sont acceptés gratuitement dans la zone urbaine, sous réserve de place.

Voyager avec un vélo : un pays taillé pour le deux-roues

Avec environ 7 000 km de pistes cyclables séparées, un réseau national de 11 itinéraires cyclables totalisant plus de 12 000 km, et jusqu’à 49 % des trajets domicile‑travail à vélo à Copenhague, le Danemark est une destination rêvée pour les cyclistes. Cette culture imprègne aussi les transports publics, même si des règles précises encadrent l’emport des vélos.

Règles générales par mode de transport

Mode de transportVélo autorisé ?TarifParticularités
S‑trains (Copenhague)Oui, tous horairesGratuitInterdit de monter/descendre à Nørreport en pointe
MétroOui, hors pointeBillet vélo requisInterdit 7h–9h et 15h30–17h30 (sauf été)
Harbour busOuiBillet éventuel hors zone urbaineLimité par capacité du bateau
Trains régionaux / InterCityOui (vélos classiques)~20 DKK / trajetRéservation souvent obligatoire sur IC/ICL
Bus urbainsGénéralement nonSelon l’opérateur, très rare
Light rail Aarhus/OdenseOuiVariablesÀ vérifier auprès de l’opérateur

À noter : les tandems et vélos cargos sont admis sur les S‑trains (gratuit), mais pas sur les InterCity longue distance. Dans ces derniers, le nombre de places vélo est limité et doit fréquemment être réservé à l’avance (supplément de 30 DKK).

Règles de circulation à vélo à connaître

Même si ce guide est centré sur les transports publics, il est difficile de ne pas évoquer les grandes règles cyclistes, tant elles conditionnent la cohabitation avec bus et trams :

Attention :

Pour circuler à vélo en sécurité et en conformité, il est essentiel de respecter plusieurs règles : rouler à droite et dépasser uniquement par la gauche, ne jamais circuler à contresens, et utiliser obligatoirement les pistes cyclables lorsqu’elles existent (interdiction de rouler sur les trottoirs ou dans les rues piétonnes). Les signaux manuels sont obligatoires pour indiquer un changement de direction ou un arrêt. Aux grands carrefours, un virage à gauche s’effectue en deux temps. Il est interdit et verbalisable d’utiliser son téléphone à la main, de conduire sans les mains ou de s’accrocher à un véhicule. Bien que non obligatoire, le port du casque est fortement recommandé, son usage ayant considérablement augmenté, notamment chez les enfants.

Voyager avec des enfants

Le Danemark a pensé son système pour les familles. Les règles sont simples :

Bon à savoir :

Deux enfants de moins de 12 ans voyagent gratuitement avec un adulte titulaire d’un billet valide. Un enfant voyageant seul bénéficie d’un tarif réduit (généralement la moitié du prix adulte) jusqu’à 16 ans. Pour les trains internationaux vers la Suède (Øresund), deux enfants de moins de 7 ans voyagent gratuitement avec un adulte, et les 7-15 ans paient environ la moitié du tarif adulte.

Les poussettes sont admises partout, bien que les bus standard ne disposent généralement que de deux emplacements partagés avec les fauteuils roulants. Aux heures de pointe, ces espaces peuvent être saturés.

Accessibilité : ce qui fonctionne bien, ce qui coince

Sur le papier, les transports publics danois sont largement accessibles : obligation d’assistance, rabais tarifaires, matériel roulant moderne et nombreuses gares avec ascenseurs. Dans la pratique, le tableau est contrasté selon le mode de transport et la ville.

Droits et réductions pour les personnes handicapées

Les personnes en situation de handicap disposent de droits spécifiques :

Réduction de 50 % sur le tarif adulte standard pour elles et pour leur accompagnant, sous condition de présenter un justificatif reconnu (Ledsager‑kort Danmark, carte de membre de Dansk Blindesamfund ou de Synscenter Refnæs, etc.).

Possibilité d’utiliser un Rejsekort « kundetype handicap » pour automatiser l’application des réductions, ou d’acheter un billet enfant selon les canaux de vente.

– Les chiens guides ou d’assistance voyagent gratuitement sur tous les trains. Sur les InterCity/InterCityLyn, il est toutefois conseillé de réserver un siège (30 DKK) pour garantir un espace au sol.

Certains équipements spécifiques comme les fauteuils roulants, aides à la marche ou vélos adaptés sont transportés gratuitement ou à tarif réduit dans des conditions dimensionnelles précises (par exemple, vélo handicapé jusqu’à 78 x 190 cm avec symbole officiel).

Assistance en gare et en train

DSB et d’autres opérateurs proposent un service d’assistance dans la plupart des grandes gares, incluant :

Bon à savoir :

Un service d’aide à la montée et à la descente du train, incluant la mise en place de rampes si nécessaire, est disponible. Une assistance pour les bagages jusqu’à 20 kg est également proposée. Si votre gare de départ ou d’arrivée n’est pas accessible, un taxi peut être organisé pour vous acheminer vers la gare accessible la plus proche.

Les règles de réservation sont toutefois strictes :

– Pour les trains nationaux : demande au moins 12 heures avant le départ via le numéro +45 70 13 14 19 ou l’e‑mail handicap@dsb.dk (ligne ouverte 24h/24).

– Pour les places fauteuil roulant sur InterCity/InterCityLyn : réservation gratuite obligatoire, de préférence 2 jours à l’avance, au +45 70 14 14 19, avec respect de dimensions maximales du fauteuil (souvent 140 x 70 cm, parfois 120 x 70 cm selon l’opérateur).

Sur les S‑trains en revanche, les déplacements en fauteuil peuvent se faire de manière spontanée : le voyageur se place au niveau de la première voiture, à côté de la cabine de conduite, et signale au conducteur de déployer la rampe intégrée.

Bon à savoir :

Pour les voyages depuis le Danemark vers la Suède et la Norvège, une assistance est disponible en appelant les compagnies SJ et VY au moins 48h à l’avance. De plus, des règles vétérinaires spécifiques s’appliquent aux chiens guides qui traversent les frontières.

Métro, tram, gares : plutôt exemplaire

Le métro de Copenhague est entièrement accessible. Toutes les stations ont ascenseur, les trains sont plats de plain‑pied avec le quai, et les espaces intérieurs sont dégagés avec zones réservées aux fauteuils. Les nouvelles lignes M3 et M4 ont été conçues avec ces besoins en tête.

La plupart des gares importantes de trains régionaux et InterCity disposent d’ascenseurs. Il est toutefois prudent de vérifier à l’avance, notamment en milieu rural, via les listes publiées par DSB.

Les bus de mer, le light rail de Copenhague et les trams d’Aarhus et Odense répondent aussi à des standards élevés, avec annonces sonores, écrans d’information et quais adaptés.

Le point noir : la politique d’assistance dans les bus

Là où les témoignages d’usagers en fauteuil sont les plus critiques, c’est sur le réseau de bus urbains, notamment à Copenhague et Aarhus. Les règles imposent :

Attention :

Le véhicule est équipé d’une rampe manuelle non motorisée par la porte centrale. Il est strictement interdit au conducteur de quitter son siège pour fournir une assistance personnelle lors de l’embarquement ou du débarquement.

Dans les faits, cela se traduit par des situations où des chauffeurs refusent de manipuler la rampe, s’en tenant strictement à la consigne, obligeant les voyageurs à compter sur l’aide spontanée d’autres passagers. Certains utilisateurs en concluent que le Danemark n’est pas adapté au voyage totalement autonome en fauteuil, en particulier si l’on dépend fortement des bus.

Les places fauteuil dans les bus sont par ailleurs limitées (souvent deux) et peuvent être occupées par des poussettes, surtout aux heures de pointe. Enfin, les scooters de mobilité sont généralement refusés à bord des bus de ville.

En résumé, pour une personne en fauteuil :

Le métro de Copenhague est le moyen le plus fiable.

– Les trains et S‑trains, avec assistance réservée, permettent de parcourir le pays.

– Les bus sont à utiliser avec prudence, de préférence avec un accompagnant.

Acréscimo : taxis, navettes spécialisées et aéroports

Même dans un pays doté d’un bon réseau public, taxis et transports spécialisés conservent leur utilité, notamment pour les personnes à mobilité réduite ou en horaires extrêmes.

Taxis et véhicules adaptés

Les taxis danois sont réglementés et doivent accepter gratuitement les fauteuils manuels pliables. Pour un fauteuil électrique ou non pliable, il faut réserver un taxi adapté ou un minibus :

Taxa 4×35 (Copenhague) et Dantaxi font partie des compagnies de référence et disposent de véhicules accessibles, à réserver par téléphone ou e‑mail.

– Des sociétés spécialisées (Auto Mobile Aps, Handicap biludlejning, Harbirks Bustrafik, Handicap Befordring) proposent aussi des vans avec rampe arrière, parfois en location avec chauffeur.

250-350

Le coût d’un trajet en taxi de l’aéroport au centre de Copenhague, en couronnes danoises, est nettement plus élevé que dans d’autres capitales européennes.

Aéroports : assistance et Sunflower Lanyard

Les principaux aéroports danois offrent des services d’assistance aux personnes handicapées ou à besoins spécifiques. Une réservation d’aide (par exemple, via DSB au +45 70 13 14 19 pour les correspondances rail–air à Copenhague) doit être faite au moins 12 heures avant le voyage ; l’entreprise Falck prend alors le relais pour l’acheminement jusqu’au siège de l’avion.

Tous les aéroports danois participent aussi au dispositif « Sunflower Lanyard » pour les handicaps invisibles : un tour de cou discret, disponible aux guichets d’information ou comptoirs d’enregistrement, signalant au personnel que le porteur peut avoir besoin de plus de temps ou d’une assistance particulière.

Tarifs, contrôles et amendes : ce qu’il faut absolument éviter

Le système danois fonctionne beaucoup sur la confiance, sans portiques partout, mais les contrôles aléatoires sont fréquents et les sanctions dissuasives.

Attention :

Voyager sans billet valide expose à une amende minimale de 750 DKK dans les trains et métro, et 1 000 DKK dans les bus. Toute falsification, partage frauduleux ou modification d’un billet (y compris mobile) constitue une infraction pénale, pouvant mener à la confiscation, des poursuites et un blocage des achats futurs. Pour le Rejsekort, un non-respect répété des règles de check-out peut entraîner le blocage de la carte.

Sur les billets mobiles (Rejsebillet, DOT Tickets, DSB), les billets à usage immédiat (billets simples, City Pass) ne sont en principe pas remboursables. Certains produits (comme Orange Fri) peuvent néanmoins être remboursés jusqu’à 30 minutes avant le départ.

Objets perdus : que faire si vous oubliez quelque chose dans les transports ?

Le Danemark a un cadre légal précis pour les objets trouvés, qui s’applique aussi aux transports publics.

En règle générale, un objet trouvé doit être remis à la police. Mais s’il est trouvé dans un bus, un train, une station ou un aéroport, on peut également le confier au service compétent du lieu (compagnie de transport, aéroport, etc.). Pour les transports à Copenhague :

Bus (Movia / DOT) : les objets sont gérés par le service « Copenhagen Bus Lost Property » à Valby. On commence en général par appeler DOT au +45 70 15 70 00 avec le numéro de ligne, puis on est orienté.

Bon à savoir :

Les objets perdus dans les trains DSB sont conservés par la compagnie pendant 7 jours avant d’être transférés à la police. Pour signaler un objet perdu, il faut utiliser un formulaire en ligne dédié, à l’exception des vélos qui nécessitent une procédure de contact spécifique.

Métro : Metro Customer Service gère un service de consignes d’objets trouvés, joignable au +45 70 15 16 15 (Metrovej 3, Copenhague S).

Aéroport de Copenhague : un service dédié, souvent géré par Copenhagen Air Service (+45 32 47 47 25), prend en charge les bagages et objets perdus sur le site aéroportuaire ou à bord des avions (en coordination avec les compagnies).

Pour les trains transfrontaliers Øresundståg, les objets trouvés sont gérés par Sodexo, avec un point de restitution à Vesterbrogade 37 à Copenhague et des horaires d’ouverture spécifiques.

La police conserve en général les objets de valeur trois mois (un mois pour les vélos) avant de les mettre aux enchères ou de les donner. Un système de récompense peut exister pour le découvreur (environ 10 % de la valeur), mais il ne s’applique pas aux objets trouvés dans les transports publics.

En pratique : comment organiser ses déplacements au Danemark

Pour finir, quelques conseils opérationnels permettent d’exploiter au mieux cette infrastructure dense et techniquement avancée.

Avant le départ

– Installer Rejseplanen pour planifier tous les trajets (ville à ville, adresse à adresse).

– Installer Rejsebillet et/ou l’appli DSB pour acheter billets et pass, avec un moyen de paiement (carte bancaire ou MobilePay si l’on possède un compte danois).

– Vérifier, pour les périodes lointaines, les ajustements tarifaires annoncés (par exemple, certaines hausses de 2 DKK pour les trajets 4–6 zones en 2026).

Une fois sur place

– À Copenhague, déterminer si l’on prévoit peu ou beaucoup de trajets sur 24–72h. Au‑delà de trois déplacements par jour incluant l’aéroport, un City Pass Small devient très intéressant.

– Pour un voyage itinérant à travers le pays, envisager l’usage intensif de Rejsekort (surtout en version appli) et les billets Orange pour les longs trajets en InterCity.

– Toujours tenir compte des heures de pointe si l’on transporte un vélo ou si l’on est en fauteuil roulant : le métro et certains trains interdisent les vélos en pointe ; les bus sont bondés et peu adaptés.

En cas de besoin particulier

– Pour un voyageur en fauteuil roulant ou malvoyant, préparer ses itinéraires en privilégiant le métro, les S‑trains et les trains régionaux, et en réservant à l’avance le service Handicap DSB lorsque nécessaire.

– Pour les trajets complexes via l’aéroport, coordonner à la fois l’assistance ferroviaire et l’assistance aéroportuaire.

– Utiliser les ressources d’Access Denmark, de l’appli « Lige accès » (en danois) et des listes d’espaces accessibles pour planifier visites et pauses (toilettes adaptées, musées accessibles, etc.).

Bon à savoir :

Le Danemark facilite les déplacements sans voiture grâce à un réseau dense, une tarification intégrée et des services numériques. Pour optimiser ses trajets, il est essentiel de comprendre le découpage en zones, de choisir le bon titre de transport (billet simple, City Pass, Rejsekort ou Copenhagen Card) et de connaître les règles applicables aux vélos, aux enfants et aux personnes handicapées. Une fois ces bases maîtrisées, les transports en commun, souvent plus pratiques et rapides que la voiture, deviennent un mode de déplacement agréable, notamment à Copenhague.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Danemark, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler le Danemark pour la stabilité de son cadre juridique et fiscal, la qualité de ses infrastructures (santé, éducation, transport) et son environnement économique robuste, tout en restant dans l’UE et l’espace Schengen. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec location ou achat de résidence principale, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, conseil fiscal, accompagnement bilingue) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire) afin de sécuriser et pérenniser la stratégie globale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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