Comment rester en contact avec ses proches depuis le Danemark

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer ou voyager au Danemark ne veut pas dire couper le lien avec sa famille et ses amis. Au contraire : le pays est très connecté, les offres mobiles sont nombreuses et les Danois utilisent massivement les réseaux sociaux et les outils de visiophonie pour garder le contact. Entre cartes SIM locales, eSIM, Wi-Fi, applis d’appels et colis cadeaux, les options ne manquent pas… à condition de savoir lesquelles choisir, comment les utiliser et comment éviter les mauvaises surprises (facture salée, problèmes de douane, décalage horaire mal géré, etc.).

Bon à savoir :

Cet article détaille les solutions pratiques pour maintenir le contact avec ses proches lors d’un séjour au Danemark, que ce soit pour des vacances, un échange étudiant, une expatriation ou une mission professionnelle.

Un pays ultra-connecté : votre meilleur allié pour garder le lien

Le premier atout, c’est l’infrastructure numérique. Sur environ 6 millions d’habitants, plus de 5,95 millions utilisent Internet, soit un taux de connexion d’environ 99 %. Le nombre de connexions mobiles actives dépasse même largement la population, avec plus de 9 millions de lignes actives, ce qui correspond à environ 152 % de taux de pénétration. En clair, pratiquement tout le monde est joignable, en 4G ou en 5G.

4.74

Nombre d’identités actives sur les réseaux sociaux, représentant près de 79% de la population.

Pour se faire une idée de la popularité des plateformes, on peut résumer les principaux chiffres ainsi :

PlateformeUtilisateurs au Danemark (fin 2025)Part de la population estimée
YouTube4,74 M~78,9 %
Facebook3,45 M~57,4 %
Instagram2,65 M~44,1 %
Messenger (Meta)2,95 M~49,1 %
Snapchat2,87 M~47,7 %
TikTok (18+)1,49 M
LinkedIn3,80 M
Pinterest1,43 M~23,7 %
Reddit3,40 M~56,6 %
X (Twitter)0,836 M~13,9 %

Cette base numérique solide est la fondation idéale pour rester connecté avec vos proches, où qu’ils se trouvent.

Choisir entre SIM locale, eSIM, roaming ou Pocket WiFi

Pour communiquer depuis le Danemark sans exploser son budget, tout commence par le choix du mode de connexion. Trois grandes options se détachent : la carte SIM locale (physique ou eSIM), le boîtier Wi-Fi portatif, et le roaming international proposé par votre opérateur d’origine.

Carte SIM prépayée danoise : la solution simple et économique

Acheter une carte SIM locale est souvent la meilleure façon de disposer d’Internet mobile, d’appels et de SMS à prix raisonnable. Une SIM danoise permet :

d’accéder au haut débit mobile (4G/5G),

de passer des appels locaux,

d’envoyer des SMS,

– et souvent de profiter du roaming inclus dans l’UE (« roam like at home »).

Le prix d’une SIM prépayée tourne généralement entre 30 et 200 DKK, avec des offres basiques autour de 49 DKK et des packs plus fournis jusqu’à 199 DKK. Cela correspond à peu près à une fourchette de 4 à 31 dollars US.

Les principaux acteurs ne sont pas toujours les grands opérateurs « historiques » (TDC/YouSee, Telenor, Telia, 3) mais plutôt leurs marques prépayées ou des MVNO comme Lebara ou Lycamobile, très prisés des voyageurs.

Un aperçu comparatif de quelques offres typiques permet de s’y retrouver :

Opérateur / MVNOExemple d’offre data (prépayé)Prix indicatif (DKK)Particularités notables
Lebara2 Go / 30 Go / 60 Go49 / 59 / 69Appels internationaux vers 42 pays sur certains packs
Lycamobile5 Go / 14 Go / 30 Go / 60 Go (30 j)19 / 49 / 59 / 79eSIM, offre 40 Go à 59 DKK avec 10 Go de roaming UE
Telenor25 Go / 50 Go / 100 Go (mensuel)159 / 189 / 229Plutôt abonnements, adaptés aux séjours longs
3 (Hi3G)10 Go / 30 Go / 100 Go (mensuel)125 / 160 / 210Option 3LikeHome : roaming dans 71 pays sans surcoût

Pour un séjour court, un pack prépayé type « 30 à 60 Go » autour de 59–79 DKK suffit largement pour les appels en VoIP, WhatsApp, vidéo, etc.

Où acheter une SIM au Danemark

Une fois sur place, il est très simple de se procurer une carte SIM. Vous en trouverez :

Exemple :

Au Danemark, les cartes SIM prépayées sont largement disponibles. On peut les acheter dans les aéroports (comme Copenhague, Billund et Aarhus) via des distributeurs automatiques ou dans des boutiques d’électronique situées en zone Arrivées. Elles sont également en vente dans les centres-villes, les gares et les centres commerciaux, ainsi que dans des supérettes et supermarchés comme 7‑Eleven, Netto, Coop, Føtex et Bilka. Les grandes enseignes d’électronique, telles qu’Elgiganten, Power, Computer City, Experten, Blue City ou Fotokæden, en proposent aussi. Enfin, on peut s’en procurer dans les boutiques de certains opérateurs téléphoniques ou de MVNO (comme Lebara et Lycamobile).

Pour l’achat en magasin, on vous demandera en général : votre pièce d’identité, un moyen de paiement valide et éventuellement un justificatif de domicile.

un passeport ou visa en cours de validité,

– parfois une adresse locale (hôtel, ami, Airbnb),

un formulaire d’enregistrement à remplir,

– un moyen de paiement (carte bancaire ou espèces).

Votre téléphone doit également être débloqué et compatible avec les fréquences locales (GSM 900/1800, UMTS 2100, LTE 800/1800/2100/2600).

eSIM : rester joignable sur son numéro tout en profitant d’Internet local

Les eSIM sont des cartes SIM virtuelles intégrées à votre smartphone. Elles évitent d’avoir à retirer votre carte d’origine, ce qui est idéal pour continuer à recevoir les SMS de votre banque ou de votre opérateur tout en utilisant un forfait data danois.

De nombreux fournisseurs proposent des plans data pour le Danemark, par exemple :

Fournisseur eSIMType de planFourchette de donnéesPrix indicatif / validité
HolaflyIllimité dataIllimité~20,90 $ (5 j) à 139,90 $ (90 j)
SailyData-only1 à 20 GoÀ partir de 3,99 $ / semaine
AiraloData-only1 à 20 GoDès 4,50 $ / semaine
NomadData-only1 à 20 GoÀ partir de 5 $ / semaine
JetpacData-only1 à 40 GoDès 1 $ pour 1 Go / 4 jours
aloSIMData + n° int.1 à 20 GoÀ partir de 4,50 $ / semaine
GigagoData-only1 Go (3 j) à offres maxiDe 2 $ à ~99,50 $

L’activation est simple : après achat en ligne, vous recevez un QR code par e-mail, à scanner dans les réglages « Données cellulaires » de votre smartphone. Pas besoin de passer en boutique ni de fournir autant de documents qu’avec une SIM physique.

Astuce :

L’eSIM offre plusieurs bénéfices majeurs : son activation est quasi immédiate, elle permet de conserver votre carte SIM physique habituelle, sa gestion et son rechargement s’effectuent en ligne, et elle contribue à réduire les déchets plastiques.

Roaming international de votre opérateur d’origine : à utiliser avec prudence

La tentation est grande de laisser sa SIM d’origine active et de s’appuyer sur le roaming. Problème : selon l’opérateur, chaque journée d’utilisation à l’étranger peut coûter entre 4 et 16 dollars, voire plus. Sur un séjour de deux semaines, la facture grimpe très vite.

Pour rester en contact de manière intensive (appels vidéo, partage de photos, réseaux sociaux), cette solution est rarement intéressante. Elle peut convenir pour un déplacement ultra-court avec très peu de data, mais dans la plupart des cas, une SIM locale ou une eSIM sera bien plus rentable.

Pocket WiFi : un routeur dans la poche pour plusieurs appareils

Les boîtiers de Wi-Fi portatif (Pocket WiFi) permettent de partager une connexion 4G/5G entre plusieurs appareils : téléphone, tablette, ordinateur. C’est pratique pour un groupe ou une famille, mais souvent plus coûteux qu’une simple SIM prépayée et moins flexible que l’eSIM.

Le principal intérêt : centraliser la connexion, notamment si certains téléphones ne sont pas débloqués ou ne supportent pas l’eSIM.

Bien exploiter réseaux et applis pour les appels et la vidéo

Une fois connecté, le cœur de la communication passe aujourd’hui par les applis de visiophonie. Elles offrent de la vidéo en direct, sans limite géographique, souvent gratuitement dès lors que vous utilisez le Wi-Fi ou les données mobiles.

Choisir la bonne appli en fonction de ses proches

Le meilleur outil reste celui que vos proches utilisent déjà. Mais selon les besoins, certains se révèlent plus adaptés que d’autres.

WhatsApp est devenu un standard mondial, avec des appels vocaux et vidéo chiffrés de bout en bout, des groupes, une utilisation très simple et aucune facturation spécifique tant que vous avez du data ou du Wi-Fi. Les appels vidéo de groupe sont limités à 8 participants, ce qui suffit pour un cercle familial restreint.

FaceTime s’impose naturellement si toute la famille est équipée d’appareils Apple. Intégré par défaut aux iPhone, iPad et Mac, il permet des conversations vidéo très stables, en groupe jusqu’à 32 personnes, en Wi‑Fi ou via la data. Pour appeler une grand-mère équipée d’un iPad, c’est souvent le plus intuitif.

Attention :

Propriété de Microsoft, Skype permet des appels et visioconférences gratuits entre utilisateurs, le partage d’écran et des sous-titres en direct. Il offre également des tarifs pour appeler les lignes fixes et mobiles classiques, utile pour les contacts moins à l’aise avec les applications.

Zoom et Google Meet se sont imposés pour les réunions de famille plus « organisées » : anniversaires à distance, fêtes, réunions de cousins éparpillés sur plusieurs continents. Zoom accepte jusqu’à 100 participants en version gratuite, avec une limite de 40 minutes pour les appels de groupe, alors que Google Meet permet des réunions gratuites de 60 minutes avec 100 personnes. Pour les familles très nombreuses, Telegram (jusqu’à 1 000 spectateurs en vidéo de groupe) ou Line (jusqu’à 200 participants) peuvent aussi être envisagées.

D’autres applis sont taillées pour des usages plus spécifiques :

Applications de messagerie

Sélectionnez l’application de messagerie la plus adaptée à vos besoins de communication avec vos proches, en fonction de vos priorités (confidentialité, fonctionnalités ludiques, etc.).

Confidentialité prioritaire

Optez pour Signal, Viber ou Wire pour des échanges sécurisés et privés.

Famille de gamers ou geeks

Choisissez Discord pour créer un serveur commun et échanger facilement.

Utilisateurs assidus de Facebook

Utilisez Facebook Messenger, intégré au réseau, avec des appels vidéo jusqu’à 50 personnes.

Messages vidéo asynchrones

Préférez Marco Polo pour envoyer des messages vidéo pratiques en cas de gros décalage horaire.

Échanges légers et ludiques

Tournez-vous vers JusTalk, Snapchat, Tango ou Line pour profiter d’effets, de filtres et de fonctions amusantes.

Un tableau récapitulatif aide à visualiser les limites des offres gratuites :

ApplicationParticipants max (gratuit)Limite de durée (appel de groupe)Inscription requiseParticularités notables
Zoom10040 minOuiTrès répandu, partage d’écran, salles scindées
Google Meet10060 minOui (compte Google)Intégré à Gmail / Agenda
Microsoft Teams10060 minOui (compte MS)Orienté travail, mais utilisable en famille
Skype100 (groupe vidéo)OuiAppels vers lignes fixes/mobiles possibles
WhatsApp8IllimitéOui (n° de téléphone)Chiffrement de bout en bout
FaceTime32Compte AppleUniquement dans l’écosystème Apple
Messenger (Meta)50Compte Facebook ou telEffets AR, jeux, partage d’écran
Discord25 (appel vidéo)OuiServeurs communautaires, salons vocaux
Signal40Oui (n° tel)Focalisé sur la confidentialité
Jitsi Meet100+IllimitéNonOpen source, accès direct via le navigateur
JusTalk50OuiDessin à l’écran, filtres, enregistrement
Brave Talk4 (groupe gratuit)60 minNonForte orientation vie privée

Dans la pratique, l’essentiel est de choisir 1 ou 2 applis « pivot » que tout le monde maîtrise, plutôt que d’éparpiller la famille sur 10 outils différents.

Qualité des appels : tirer parti des très bons réseaux danois

Les réseaux danois supportent les technologies 2G, 3G, 4G/LTE et 5G, avec une couverture généralement excellente dans tout le pays. Cela se traduit par des appels vidéo en haute définition très fluides, surtout avec les applis qui adaptent la qualité de l’image à la stabilité de la connexion.

La plupart des plateformes modernes intègrent : les outils de collaboration, la gestion de contenu, l’analyse des données et les applications mobiles.

de la vidéo en HD pour une image nette,

une réduction du bruit pour gommer les bruits de fond,

une adaptation dynamique du débit pour éviter les coupures.

Pour profiter au mieux de ces capacités, quelques réflexes sont utiles : se connecter au Wi‑Fi quand c’est possible, éviter d’appeler depuis une zone à la couverture incertaine (sous-sol, campagne très reculée), et si besoin réduire la qualité vidéo dans les paramètres de l’appli pour gagner en stabilité.

Gérer le décalage horaire : transformer la contrainte en routine

Quand on vit au Danemark et que sa famille est répartie entre l’Amérique du Nord, l’Afrique ou l’Asie, les heures d’appel deviennent vite un casse-tête. Des travaux de recherche menés sur 14 familles réparties sur 9 fuseaux horaires différents montrent à quel point le décalage horaire complique la communication : horaires de travail qui se chevauchent mal, soirées qui tombent en pleine nuit pour l’autre, messages lus avec 12 heures de retard…

Pourtant, une constante ressort : la plupart des familles préfèrent malgré tout les échanges synchrones (téléphone, visio) aux messages asynchrones, parce que la conversation en direct renforce le sentiment de présence et de proximité affective.

Mettre en place des « routines souples » plutôt que des rendez-vous rigides

Plutôt que de planifier chaque appel comme une réunion de travail, beaucoup de familles fonctionnent avec des créneaux implicites : par exemple, « le dimanche après-midi pour moi, le dimanche matin pour eux ». Ce sont des fenêtres de temps où chacun sait, sans l’avoir formellement noté, qu’il est possible de s’appeler.

Ces fenêtres sont souvent :

le week-end, où les contraintes professionnelles sont moindres,

le matin pour l’un / le soir pour l’autre dans le cas d’un décalage de 10–12 heures (combinaison souvent jugée « confortable »),

– plus difficiles à trouver lorsque le décalage tourne autour de 7–8 heures (un côté est au travail quand l’autre dort).

S’informer des emplois du temps de chacun est crucial. Cette connaissance peut venir d’une vie commune passée, mais aussi se construire au fil des semaines : « je sais que ma mère fait ses courses le samedi matin, donc j’évite », « mon frère sort du travail vers 18 h, donc je l’appelle plutôt à 18 h 30 ».

Les vacances scolaires et jours fériés danois jouent aussi un rôle : en été, beaucoup de gens partent plusieurs semaines (surtout entre les semaines 28 et 31), à Noël ou à Pâques les agendas changent complètement.

Outils pour dompter les fuseaux horaires

Pour rendre tout cela plus concret, des outils de conversion et de visualisation de temps sont précieux. Des sites comme Time and Date ou World Time Buddy, ou des services type dateful.com, permettent de voir d’un coup d’œil les chevauchements d’horaires possibles entre, par exemple, Copenhague, Montréal et Nairobi.

Bon à savoir :

Les calendriers partagés, comme Google Calendar, permettent de créer des événements récurrents pour les appels en famille. Ils offrent la conversion automatique du fuseau horaire pour chaque participant et peuvent envoyer un rappel quelques minutes avant le début de la visioconférence.

Discuter franchement des préférences de chacun (durée des appels, jours préférés, tolérance aux messages nocturnes, etc.) aide à éviter les frustrations : certains n’aiment pas être appelés spontanément, d’autres détestent les appels trop formels. Une courte « charte familiale de communication » informelle peut clarifier les règles du jeu.

Enfin, il est essentiel d’intégrer la dimension psychologique : accepter qu’un message reste sans réponse plusieurs heures n’est pas un manque d’amour, mais souvent juste le reflet du décalage horaire et du quotidien de chacun.

Ne pas oublier les proches peu connectés ou sans Internet

Tout le monde n’a pas accès à la fibre ou n’est pas à l’aise avec les applis. Il reste alors trois grands leviers : les appels internationaux classiques, la poste et les cadeaux envoyés par colis.

Appeler vers n’importe quel téléphone, sans que l’autre ait Internet

Des services comme mytello, BOSS Revolution, Yolla, KeepCalling ou Talk360 ont été justement conçus pour cela : vous appelez depuis votre smartphone (via une appli ou un numéro d’accès), et le correspondant décroche sur son téléphone fixe ou mobile sans avoir besoin d’être connecté.

Les avantages sont nets :

pas besoin que la personne en face installe une appli,

possibilité d’appeler des lignes fixes dans des régions peu ou pas connectées,

tarifs souvent très compétitifs par rapport aux opérateurs traditionnels.

Les tarifs d’exemple donnent un ordre de grandeur : KeepCalling facture par exemple la minute vers le Danemark autour de 1,1 cent USD dans certains packs, BOSS Revolution annonce environ 1,6 cent par minute vers les fixes danois et 5 cent vers les mobiles, mytello facture quelques centimes de couronne vers des pays comme la Pologne (0,09 DKK / min) ou l’Angola (0,51 DKK / min) et plus cher vers des destinations plus difficiles comme Cuba ou la Papouasie‑Nouvelle‑Guinée.

Bon à savoir :

Même si vos proches âgés refusent WhatsApp et n’ont pas de smartphone, il existe des solutions pour les appeler régulièrement à des tarifs avantageux.

Écrire et envoyer des colis : comprendre la poste danoise et les douanes

Même à l’ère de la vidéo haute définition, une lettre manuscrite ou un colis surprise restent des gestes puissants pour entretenir le lien affectif. Au Danemark, le paysage postal est cependant en pleine mutation : PostNord Danmark, l’opérateur historique fondé en 1624, a vu son volume de courrier chuter de 1,4 milliard de lettres en 2000 à environ 110 millions en 2024. La moyenne est désormais d’environ une lettre papier reçue par personne et par mois. Le pays a même aboli son obligation de service postal universel en 2024, et PostNord a annoncé l’arrêt progressif de la distribution de lettres, pour se recentrer sur les colis. Une autre entreprise, DAO, est appelée à prendre le relais pour le courrier.

Les tarifs donnent une idée du coût :

environ 33 DKK pour une lettre nationale,

50 DKK pour une lettre internationale.

Attention :

Un colis est considéré comme un ‘cadeau’ s’il est occasionnel, destiné à un usage personnel et sans contrepartie financière. Il doit néanmoins être accompagné d’une facture pro forma pour les formalités douanières.

une description précise des articles,

leur valeur réelle,

la mention « gift » comme motif d’exportation.

Pour les paquets venant de l’extérieur de l’UE vers le Danemark, il existe un seuil de 360 DKK : en dessous, les droits de douane et la TVA (25 %) ne s’appliquent pas, au-dessus ils deviennent en principe exigibles, en tenant compte aussi des frais de transport. Des exceptions et droits spécifiques s’appliquent pour l’alcool, le tabac, les parfums.

En pratique, c’est généralement le transporteur qui calcule et avance les droits et taxes, puis les refacture éventuellement au destinataire avec des frais de dossier. Il est donc préférable de prévenir vos proches si vous leur faites envoyer un colis depuis un pays hors UE, afin d’éviter qu’ils n’aient la mauvaise surprise de devoir payer pour récupérer leur cadeau.

Bon à savoir :

Certains objets sont strictement interdits à l’envoi (armes, denrées spécifiques, plantes vivantes, produits chimiques). D’autres sont limités par la législation danoise ou par les règles du transporteur. Par exemple, USPS interdit l’expédition internationale d’aérosols, d’alcools ou de matières dangereuses.

Pour les colis, des sociétés spécialisées comme MBE Denmark (Mail Boxes Etc.), GiftBasketsOverseas ou Walwater Gifts simplifient la tâche : elles se chargent de l’emballage, du transport, des formalités de douane et de la livraison finale au destinataire danois, moyennant un surcoût en général de l’ordre de 15 à 25 % par rapport à l’envoi « maison ». L’avantage est une logistique plus fiable et des délais plus courts (souvent 1 à 3 jours ouvrés).

Privilégier parfois les solutions locales ou numériques

Pour éviter les embûches douanières, deux alternatives sont particulièrement pratiques :

les cartes cadeaux, physiques ou numériques, envoyées par e‑mail ou directement par un site danois. Elles arrivent instantanément, sans risque de blocage à la frontière ;

les achats auprès de commerces locaux (en ligne) livrés directement à l’adresse de vos proches au Danemark. Dans ce cas, aucune formalité douanière ni surcoût d’import pour le destinataire.

Ces options n’ont pas le charme d’un colis fait main, mais elles garantissent que le geste arrive bien à destination.

Profiter de la culture danoise des fêtes pour renforcer le lien

Les Danois accordent une grande importance aux fêtes familiales et aux moments de convivialité : Noël (Jul), Pâques, Sankt Hans Aften (fête de la Saint‑Jean avec feux de joie le 23 juin), Mortens Aften en novembre, sans oublier la Fête des mères, la Fête des pères, etc. Ces dates sont autant d’occasions de se voir en visio, d’envoyer un message vidéo, un colis ou une carte.

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Durée en semaines des grandes vacances d’été, période propice aux appels depuis les lieux de villégiature.

Organiser un appel vidéo pour le réveillon de Noël danois (qui se fête principalement le 24 au soir) ou pour le Nouvel An (avec le traditionnel discours télévisé du monarque à 18 h) permet à la famille restée à l’étranger de partager ces moments clés. Il suffit de prévoir l’horaire en fonction du décalage horaire et des repas de fête.

Réseaux sociaux : maintenir le fil au quotidien

Avec un taux d’utilisation des réseaux sociaux parmi les plus élevés de l’Union européenne (environ 84 % de la population, contre 58 % en moyenne dans l’UE), le Danemark est un terrain idéal pour entretenir le lien au fil des jours.

Facebook reste un pivot pour beaucoup de familles, avec plus de 3,4 millions d’utilisateurs dans le pays, même si sa base d’usagers a commencé à légèrement décroître depuis 2021. Partager des photos, commenter les nouvelles de chacun, utiliser les groupes privés familiaux : autant de petites touches qui entretiennent la proximité.

Exemple :

Instagram et Snapchat, très populaires auprès des jeunes, sont utilisés pour partager des nouvelles via des images et des vidéos éphémères quotidiennes (stories). Parallèlement, TikTok, en pleine croissance, s’impose comme une plateforme pour des contenus créatifs et divertissants.

Un point intéressant : la répartition par genre est plutôt équilibrée sur la plupart des plateformes (Facebook, YouTube, Messenger), mais certaines tirent davantage un public féminin (Pinterest, TikTok, Instagram), ce qui peut se traduire par une adoption plus forte chez les mères, tantes, sœurs ou cousines.

L’essentiel ici est de choisir les plateformes déjà utilisées par votre famille et de s’y montrer actif de façon régulière : un message de temps en temps, quelques photos, une réaction aux publications des autres. Ces micro‑interactions, même très brèves, ont un effet réel sur le sentiment de proximité.

Bien vivre la distance : quelques principes pour que les outils servent vraiment les liens

Tous ces moyens techniques – SIM, eSIM, applis de visiophonie, réseaux sociaux, colis – n’ont de sens que s’ils servent une intention : rester présent dans la vie des autres, malgré la distance. Les recherches sur les relations familiales à distance montrent que :

Bon à savoir :

Les contacts réguliers, même brefs, renforcent le sentiment de partager le quotidien. Les appels vidéo, en offrant un aspect visuel (visages, intérieur, enfants), augmentent la sensation de présence. Participer à distance à des événements comme les anniversaires ou les fêtes atténue le sentiment de manque. Pour les personnes âgées, ces échanges peuvent réduire l’isolement, stimuler les fonctions cognitives et améliorer le bien-être mental.

Mais il ne faut pas pour autant transformer la communication en contrainte. Mieux vaut un rythme réaliste mais tenu (par exemple une visio par semaine, quelques messages écrits entre-temps) qu’une promesse de contact quotidien impossible à tenir.

Au Danemark, le rapport au temps est fortement marqué par l’équilibre vie pro / vie perso. Beaucoup d’entreprises ferment ou ralentissent pendant certaines périodes de vacances, et les Danois tiennent à leurs temps libres. Intégrer cette culture peut aider à instaurer des moments de communication qui respectent les rythmes de chacun, plutôt que de s’efforcer de caler les appels sur des agendas trop serrés.

En résumé : construire son « écosystème de lien » depuis le Danemark

Rester en contact avec ses proches depuis le Danemark commence par une base technique solide : une SIM ou eSIM locale pour éviter le roaming hors de prix, une ou deux applis d’appels vidéo que tout le monde maîtrise, et éventuellement un service d’appel international pour ceux qui n’ont ni smartphone ni Internet.

Autour de ce socle, il s’agit ensuite :

Astuce :

Pour entretenir une relation à distance avec une personne au Danemark, il est conseillé d’apprivoiser le décalage horaire en établissant des fenêtres de communication régulières et souples. Il est également bénéfique de s’appuyer sur les réseaux sociaux pour nourrir le lien au quotidien. Pour les grandes occasions, l’utilisation de la poste, des colis ou des services de livraison de cadeaux peut s’avérer pertinente. Enfin, il est important de tenir compte des spécificités culturelles et calendaires danoises (fêtes, vacances, rythmes de travail) pour choisir les bons moments de contact.

Avec cela en place, la distance géographique s’atténue : qu’on soit à Copenhague, Aarhus ou dans un petit village du Jutland, il devient possible de suivre les premiers pas d’un enfant par vidéo, de fêter un anniversaire en ligne ou simplement de partager le café du matin avec un parent à des centaines ou des milliers de kilomètres.

Le Danemark, grâce à sa très forte connectivité, offre toutes les conditions pour que ces liens puissent non seulement se maintenir, mais parfois même se renforcer.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Danemark, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler le Danemark pour la sécurité juridique, la qualité des services publics, un système fiscal stable (possibilité d’optimiser via conventions internationales, statut de non-résident en France, structuration de revenus de capitaux mobiliers) et un environnement économique dynamique nord-européen. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec location ou achat d’un logement, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, fiscaliste, agences immobilières) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire) afin de concilier optimisation fiscale et forte protection sociale danoise.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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