S’installer au Burundi en tant qu’expatrié : le guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer au Burundi quand on vient de l’étranger, c’est accepter un vrai changement de cadre de vie : un pays de la région des Grands Lacs, encore marqué par une longue guerre civile, mais porté par une culture de solidarité, un sens aigu de la communauté et un art de l’accueil très prononcé. Entre Bujumbura, grande ville sur les rives du lac Tanganyika, les hautes collines agricoles et un réseau associatif dense, le pays propose un quotidien à la fois déroutant et attachant pour les expatriés prêts à s’adapter.

Bon à savoir :

Ce guide couvre les démarches essentielles (visa, travail), le coût de la vie, le logement, la santé, l’éducation, la sécurité, la vie sociale, les codes culturels et la gestion d’argent. Son objectif est de fournir une base réaliste pour préparer votre projet et éviter les mauvaises surprises sur place.

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Comprendre le pays et sa capitale économique

Le Burundi, officiellement République du Burundi, se trouve en Afrique de l’Est, dans la région des Grands Lacs. Il partage ses frontières avec la République démocratique du Congo, la Tanzanie et le Rwanda. Sa géographie est dominée par des montagnes, un haut plateau, des vallées profondes et le lac Tanganyika, l’un des plus grands et plus profonds du continent, avec ses plages, ses falaises, ses chutes d’eau et ses sources chaudes.

659000

Bujumbura, le principal centre économique et port du Burundi, compte environ 659 000 habitants.

Le pays est l’un des plus densément peuplés d’Afrique, avec une population estimée autour de 10 à 14 millions d’habitants selon les sources. L’économie reste très largement agricole, dominée par le café et le thé, mais aussi le sucre, dont une partie est exportée vers des pays européens comme le Royaume‑Uni, l’Allemagne ou la Suisse.

Langues et environnement culturel

Trois langues structurent la vie quotidienne :

Langues parlées au Burundi

Le Burundi est un pays multilingue où plusieurs langues coexistent, chacune ayant un rôle spécifique dans la vie sociale, administrative et économique.

Kirundi

Langue nationale omniprésente dans la rue, les marchés et l’administration de base.

Français

Langue de travail institutionnelle et indispensable pour la plupart des postes qualifiés.

Swahili

Surtout utilisé dans le commerce et certains quartiers urbains.

L’anglais existe, mais reste marginal : environ 2 % de locuteurs seulement, principalement dans certains milieux d’affaires ou jeunes urbains. Pour un expatrié, avoir un bon niveau de français et apprendre quelques bases de kirundi (saluts, remerciements, formules de politesse) change radicalement la qualité des interactions.

La société burundaise est profondément communautaire. Les familles élargies, les clans, les coopératives de colline (les « Sangwe ») et les associations professionnelles ou de jeunes forment un tissu social dense. Des notions comme « ubumwe » (unité, solidarité) et la philosophie « ubuntu » (l’interdépendance entre les êtres humains) imprègnent les relations. Respect des aînés, hiérarchie claire dans les entreprises, forte dimension religieuse (majorité chrétienne, minorité musulmane active, importance des croyances traditionnelles) structurent les comportements.

Visas, permis de travail et titres de séjour

Avant d’envisager un déménagement, il est crucial de comprendre le système de visas et de permis au Burundi. S’y prendre tôt permet d’éviter des blocages à l’aéroport ou des situations illégales une fois sur place.

Entrer au Burundi : visas de court séjour

La plupart des étrangers ont besoin d’un visa pour entrer. Plusieurs solutions existent selon le profil et la durée du séjour.

On distingue principalement :

le visa à l’arrivée, disponible à l’aéroport international Melchior Ndadaye de Bujumbura et à tous les postes frontaliers terrestres pour des séjours maximum d’un mois (durée exacte variable selon la nationalité, parfois 21 jours pour certains pays)

le e‑visa, demande en ligne pour des séjours jusqu’à 30 jours, avec un délai de traitement moyen de 3 à 5 jours ouvrés et obligation de présenter une copie imprimée à l’arrivée

– le visa délivré par une ambassade ou un consulat, notamment pour les séjours d’affaires planifiés ou certains profils soumis à autorisation préalable

Attention :

Les ressortissants des pays voisins de la Communauté d’Afrique de l’Est (RDC, Kenya, Rwanda, Tanzanie, Ouganda, Sud-Soudan) bénéficient d’une exemption de visa pour des séjours jusqu’à 90 jours. Des exemptions similaires, de 30 à 90 jours, s’appliquent également aux détenteurs de passeports diplomatiques ou de service de certains pays (Brésil, Chine, Russie, Singapour, Turquie).

Les pièces courantes demandées sont relativement classiques : formulaire rempli, photos d’identité récentes, passeport valable au moins six mois, billet aller‑retour ou preuve de sortie du territoire, attestation de réservation d’hébergement et certificat de vaccination contre la fièvre jaune (théoriquement obligatoire pour les voyageurs en provenance de zones à risque, mais rarement contrôlé en pratique).

Travailler au Burundi : permis de travail et visa long séjour

Pour exercer une activité professionnelle au Burundi, un visa touristique ou un simple visa d’affaires ne suffisent pas. Toute personne étrangère qui compte travailler doit obtenir un permis de travail et un titre de séjour adaptés.

Le principe général est le suivant : le poste ne doit pas pouvoir être pourvu par un citoyen burundais qualifié. Les autorités du travail exigent souvent que l’employeur démontre l’absence de main‑d’œuvre locale disponible (équivalent d’un test de marché du travail).

Les institutions clés sont :

la Direction générale de la migration et le Commissariat général aux migrations, sous tutelle du ministère de la Sécurité publique

le ministère de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi

Le processus se déroule en plusieurs étapes :

1. Signature d’un contrat avec une entité légalement enregistrée au Burundi (ONG, entreprise, organisme onusien, etc.), qui s’engage à jouer le rôle de « sponsor ». 2. Dossier de permis de travail déposé par l’employeur auprès des autorités compétentes (ministère du Travail, migration). 3. Obtention du permis de travail (en général valable 1 à 2 ans, parfois 5 ans pour les réfugiés, deux ans pour certains postes techniques). 4. Demande de visa de travail dans une ambassade ou consulat du Burundi (ou adaptation du statut si l’on est déjà sur place avec un visa de court séjour, selon les cas). 5. Demande de permis de séjour dans les 15 jours suivant l’entrée dans le pays.

Documents typiquement exigés

Même si chaque dossier est examiné au cas par cas, on retrouve presque toujours :

Exemple :

Pour obtenir un permis de travail, un étranger doit fournir plusieurs documents, notamment un passeport valide (avec une validité d’au moins 6 mois) et sa copie, des photos d’identité, un contrat de travail détaillant la fonction, le salaire et la durée, ainsi qu’un CV, des diplômes et des attestations d’expérience. Il faut également joindre un extrait de casier judiciaire du pays d’origine (et éventuellement des pays de résidence récents), un certificat médical délivré par un établissement agréé, une lettre de l’employeur justifiant le recrutement d’un étranger, des preuves d’immatriculation de l’employeur (comme le registre de commerce ou l’identifiant fiscal) et le reçu du paiement des frais de dossier.

Dans beaucoup de cas, les documents doivent être en français ou traduits et, parfois, légalisés.

Coûts, délais et validité

Les données disponibles permettent de donner des ordres de grandeur.

Type de documentFourchette indicative de coûtValidité typique
Permis de travail initial200–500 USD ou ~4 % du salaire annuel1 à 2 ans (5 ans pour réfugiés)
Renouvellement de permis de travail200–500 USD1 à 2 ans
Visa long séjour (hors travail)Variable selon nationalitéSouvent 1 an, renouvelable
Permis de résidence temporaire~50 000 BIF (6 mois)6 mois
Permis de résidence 1 an~100 000 BIF1 an
Permis de résidence permanent~200 000 BIFLong terme (conditions strictes)

Les délais varient beaucoup selon la complexité du dossier : pour un permis de travail, on observe des durées de 3 à 6 semaines, parfois jusqu’à 12 semaines. Pour le visa long séjour, 1 à 4 semaines est une base de travail raisonnable. Il est prudent de démarrer les démarches au moins un ou deux mois avant la date de début souhaitée.

Famille et permis pour les personnes à charge

Un titulaire d’un permis de travail peut en général demander un permis de séjour pour son conjoint et ses enfants dépendants. Ces titres sont liés à la validité du permis principal et n’ouvrent pas automatiquement un droit au travail pour le conjoint. Les dossiers incluent habituellement actes de mariage ou de naissance, certificats médicaux, extraits de casiers judiciaires et preuves de moyens financiers suffisants.

Coût de la vie et budget d’expatrié

Par rapport à de grandes métropoles occidentales, le Burundi affiche un coût de la vie relativement bas, mais celui‑ci reste très élevé quand on le compare aux revenus locaux. Pour un expatrié payé en devise étrangère, les choses peuvent sembler abordables, à condition de bien anticiper certaines dépenses (notamment logement, scolarité internationale et santé).

Indicateurs généraux

Le Burundi est classé parmi les pays les moins chers du monde en termes de coût de la vie global : il serait environ 1,55 fois moins cher que la moyenne mondiale. Dans le même temps, le PIB par habitant tourne autour de 154 USD, la durée de vie moyenne est de 63,7 ans et l’indice de liberté humaine se situe à 4,88, ce qui donne une idée du niveau de développement général.

À Bujumbura, les comparaisons internationales montrent une situation paradoxale : la ville est dans le quart des villes les moins chères au monde, mais le coût de la vie y est 8,4 fois supérieur au salaire moyen local. Concrètement, vivre avec un revenu local peut être très difficile, tandis qu’un expatrié avec un salaire international garde une marge confortable.

Comparaisons internationales à Bujumbura

Budgets types à Bujumbura

Les estimations varient selon les sources, mais l’on peut tracer des fourchettes de dépenses mensuelles (logement inclus).

ProfilBudget mensuel « moyen » (USD)Scénario serré (USD)Confort / haut de gamme (USD)
Personne seule750–1 030≈ 460≈ 2 250
Couple≈ 1 420≈ 600–700≈ 3 000+
Famille de 4 personnes1 940–1 960≈ 860≈ 4 300

Ces ordres de grandeur incluent logement, nourriture, transport et dépenses courantes, mais pas la scolarité internationale ni les voyages en avion.

Salaires et niveau de vie local

Les chiffres disponibles sur les salaires sont très dispersés, signe d’un marché du travail dual entre employés locaux peu rémunérés, salariés d’ONG/ONU et expatriés.

IndicateurMontant approximatif (USD/mois)
Salaire médian net à Bujumbura≈ 89
Salaire net moyen (autre source)468–598
Salaire moyen à Bujumbura Mairie≈ 172 (plage 35–785)

Même en retenant la valeur la plus haute, on reste bien en‑deçà du budget mensuel moyen pour une personne seule. Cela explique les fortes inégalités de revenus et le contraste parfois saisissant entre mode de vie expatrié et situation des ménages burundais.

Se loger à Bujumbura : quartiers, loyers et achat

Bujumbura est la destination privilégiée des expatriés. On y trouve la majorité des ambassades, ONG, entreprises internationales et écoles étrangères. Le marché du logement est très segmenté, allant de petites maisons simples à des villas de standing avec jardin et gardiennage.

Niveaux de loyers

Les chiffres agrégés donnent une première idée des coûts mensuels.

Type de logementLocalisationLoyer moyen (USD/mois)
Studio/1 chambre 40 m², standardCentre-ville≈ 289–381 (parfois +)
Studio/1 chambre 40 m², économiqueDivers quartiers≈ 73–112
Appt 3 chambres 80 m², centreCentre-ville≈ 482–703 (grande variabilité)
Appt 3 chambres 80 m², hors centrePériphérie≈ 205–290
Loyer + charges pour 1 personne≈ 244
Loyer + charges pour une famille≈ 389
Airbnb (médiane sur 35 unités)≈ 1 397 (698–3 859)

Ces montants reflètent bien la diversité de l’offre. On peut vivre relativement simplement avec un budget logement autour de 150–250 USD/mois, mais les logements sécurisés et bien situés, adaptés à une famille expatriée, se rapprochent souvent de 500–1 000 USD/mois, voire plus pour les villas haut de gamme.

Achat immobilier

L’achat est possible pour des étrangers, mais la procédure peut être complexe. Les prix observés se situent autour de :

Type de bienLocalisationPrix moyen d’achat (USD/m²)
Appartement en centre-villeBujumbura≈ 2 040–2 050
Maison en périphérie / banlieueBujumbura / collines≈ 1 610–1 620

Les transactions au mètre carré restent nettement inférieures à celles de grandes capitales africaines, mais l’accès au crédit est limité et les taux hypothécaires tournent autour de 14–14,3 % pour une durée fixe de 20 ans, ce qui renchérit fortement le financement.

Types d’hébergement pour l’installation

Pour un premier séjour, beaucoup d’expatriés optent pour :

Astuce :

Pour un séjour plus convivial et pratique qu’à l’hôtel, optez pour une location courte durée en guest house ou en appart-hôtel. Ces logements offrent souvent une cuisine équipée, une machine à laver, une terrasse et des services de ménage. Vous pouvez également réserver un appartement meublé ou une villa via des plateformes comme Airbnb ou Flatio, ou par le biais d’agences locales.

Des biens types montrent l’éventail disponible : studios tout équipés en centre‑ville autour de 32–50 € la nuit, petites maisons avec jardin à 23–40 € la nuit, villas haut de gamme avec piscine pouvant atteindre 200 € ou plus la nuit. Pour un séjour de plusieurs semaines, des tarifs dégressifs se négocient facilement.

Bon à savoir :

Les quartiers les plus recherchés par les expatriés à Bujumbura sont Rohero, Kiriri, Mutanga Sud, Kinindo, Kinanira, Zeimet et Gihosha. Ils sont appréciés pour leur sécurité relative, leur proximité avec les services essentiels, ainsi que pour leurs vues sur le lac Tanganyika ou sur les collines.

Gérer son argent : monnaie, banque et transferts

Le Burundi fonctionne largement en espèces. La monnaie officielle est le franc burundais (BIF). Pourtant, le dollar américain occupe une place centrale, en particulier pour :

le paiement des hôtels par les non‑résidents

le paiement de certaines grosses dépenses (loyers haut de gamme, scolarité internationale, services spécialisés)

la constitution d’épargne de valeur plus stable que le BIF

Les billets en dollars doivent être en très bon état, imprimés après 2009. Les coupures abîmées ou trop anciennes sont souvent refusées.

Accès aux banques et aux distributeurs

Ouvrir un compte en banque comme étranger est possible, mais reste souvent laborieux : on demande généralement passeport, permis de séjour, preuve d’adresse locale, parfois une lettre de l’employeur. Les procédures sont en français et les pièces peuvent devoir être authentifiées. Les services cartes bleues, crédit ou découvert ne sont pas systématiques pour les non‑résidents.

Astuce :

Les distributeurs automatiques sont rares au Burundi, principalement situés dans les grandes banques de Bujumbura (Banque commerciale du Burundi, Ecobank, ICB Burundi, etc.). Ils ne reconnaissent pas toujours les cartes bancaires étrangères et ne délivrent que des francs burundais (BIF). Leur fonctionnement est souvent aléatoire en raison de problèmes techniques ou de manque de liquidités. Il est donc fortement déconseillé de compter uniquement sur les retraits locaux. La meilleure stratégie est d’arriver dans le pays avec une réserve de devises étrangères et de se renseigner à l’avance sur les possibilités de transferts d’argent internationaux.

Il existe par ailleurs un taux de change officiel et un marché parallèle (« black market ») proposant des taux souvent plus avantageux, notamment dans certains quartiers de Bujumbura. Utiliser ce circuit présente des risques (sécurité, faux billets, légalité), et les ambassades recommandent en général de s’en tenir aux banques.

Produits bancaires spécifiques et mobile money

Certaines banques locales ciblent la diaspora ou les étrangers avec des produits spécifiques. Par exemple, un « compte diaspora » peut être ouvert en BIF, en USD ou en EUR, avec un dépôt minimum de 20 000 BIF ou 50 USD/EUR, versement d’intérêts (6 % en BIF, 2 % en USD), frais de transferts réduits (0,5 % au lieu de 1 %) et absence de frais de tenue de compte. Le compte est accessible à distance via internet banking et permet d’alimenter des portefeuilles mobiles comme Ecocash ou Lumicash.

Bon à savoir :

Le mobile money est très développé et permet de régler des factures et de transférer de l’argent. Pour un expatrié, disposer d’une ligne locale et d’un compte mobile facilite les petits paiements quotidiens, sous réserve de maîtriser un minimum de français ou de kirundi.

Pour les transferts internationaux, les grands noms habituels existent (Western Union, MoneyGram, Wise, WorldRemit, CurrencyFair, etc.). Les frais et les taux de change varient fortement, il est donc utile de comparer et d’anticiper ses besoins.

Vie quotidienne : nourriture, transports et services

Le quotidien d’un expatrié à Bujumbura sera très différent selon le niveau de confort recherché, mais quelques constantes s’imposent : une offre alimentaire correcte mais limitée en produits importés, un réseau de transport public peu fiable et une dépendance à l’électricité très relative.

Manger et faire ses courses

L’alimentation repose largement sur des produits locaux : haricots, maïs, manioc, patates douces, bananes, riz, légumes variés et plats typiques comme l’isombe (feuilles de manioc, haricots, aubergines), le ugali (bouillie de maïs) ou le poisson du lac (tilapia grillé, souvent accompagné de plantain et de riz). Bujumbura offre aussi quelques restaurants indiens, chinois, italiens et des cafés plus occidentalisés.

Les marchés de quartier fournissent fruits et légumes à bas prix, où le marchandage est la norme. Les supermarchés comme Hypermet proposent un assortiment de produits importés (fromage, vins, céréales, cosmétiques), mais à des tarifs très supérieurs aux standards locaux.

Pour donner une idée des prix :

Produit / service (Bujumbura)Prix moyen approximatif (USD)
Déjeuner menu du jour au restaurant≈ 3,4
Dîner pour deux (restaurant moyen)≈ 27
Repas rapide type fast‑food≈ 4,9
Bouteille de lait (1 L)≈ 1,1
Pain (0,5 kg)≈ 1,35
Riz (1 kg)≈ 1,55
Œufs (12)≈ 3,1
Poulet (1 kg)≈ 11,3
Bière (0,5 L, supermarché)≈ 1,6
Bouteille d’eau (1 L)≈ 1,1

Les végétariens peuvent s’en sortir grâce à l’abondance de légumes, mais l’offre vegan stricte reste limitée. L’eau du robinet n’est pas potable : il faut compter sur l’eau en bouteille ou les systèmes de filtration.

Se déplacer : voiture, taxi, bus et moto

La circulation se fait à droite. Sur le papier, le conducteur doit posséder un permis de conduire international et une assurance au tiers. Dans la pratique, les routes sont très inégales : quelques axes goudronnés corrects, mais beaucoup de voies dégradées, sans marquage ni éclairage, avec de nombreux nids‑de‑poule, des piétons, cyclistes et animaux sur la chaussée. Pendant la saison des pluies (en particulier de février à mai), des glissements de terrain peuvent couper les routes, et un 4×4 devient indispensable hors des grands axes.

Attention :

Les risques d’accident sont élevés en raison de conducteurs imprudents, de véhicules mal entretenus et d’une quasi-absence de secours organisés. En cas d’accident, si une foule hostile se forme, la règle informelle est de se rendre directement au poste de police le plus proche.

Les transports publics (bus, minibus, moto‑taxis) sont très bon marché mais surchargés et dangereux. De nombreuses ambassades déconseillent leur utilisation à leurs employés. Les taxis sont plus sûrs à condition de :

passer par une compagnie recommandée

négocier le tarif à l’avance (pas de compteur)

éviter les déplacements de nuit dès que possible

Bon à savoir :

Pour un expatrié, louer ou acheter une voiture avec chauffeur est souvent la solution la plus confortable, surtout en début de séjour.

Électricité, internet et téléphonie

Les coupures de courant sont fréquentes, y compris à Bujumbura. Beaucoup de logements de standing disposent de groupes électrogènes et de citernes d’eau. Pour le travail à distance, il est stratégique de s’assurer que le logement dispose :

d’un générateur opérationnel

d’un réservoir d’eau

d’un accès internet fiable (fibre ou 4G)

Les abonnements internet haut débit sont relativement chers : on trouve des offres autour de 44 à 67 USD par mois pour 50–60 Mbps illimités. Une ligne mobile avec 10 Go de données coûte en revanche très peu, environ 2,6 USD selon certains relevés, mais ces chiffres officiels sont à prendre avec prudence.

Les carte SIM sont faciles à acheter (aéroport, boutiques d’opérateurs comme Lumitel, Smart, Onatel), à condition de présenter un passeport ou une pièce d’identité. Les eSIM sont encore peu répandues.

Santé, hôpitaux et assurances

Pour un expatrié, la question de la santé est centrale. Le système burundais combine structures publiques, cliniques privées et hôpitaux confessionnels ou d’ONG, avec un niveau global très inférieur aux standards occidentaux.

Organisation du système de santé

Le pays dispose de plus de 500 centres de santé de premier niveau, d’une trentaine d’hôpitaux de district, d’une quinzaine d’hôpitaux provinciaux et de quelques grands hôpitaux nationaux, en particulier à Bujumbura. Les priorités sanitaires sont la lutte contre le paludisme, la tuberculose, le VIH/Sida et la montée des maladies non transmissibles (diabète, hypertension).

Les grands hôpitaux publics de la capitale sont :

le Centre hospitalo‑universitaire de Kamenge (CHUK), hôpital universitaire de référence

– le Centre hospitalier universitaire de Bujumbura (CHUB), plus de 500 lits

– l’Hôpital Prince Régent Charles, grand hôpital public de plus de 400 lits

– la Clinique Prince Louis Rwagasore

– l’Hôpital militaire de Kamenge

– divers centres spécialisés (maladies infectieuses, transfusion sanguine, santé mentale, etc.)

Bon à savoir :

Le secteur privé de santé se développe avec des établissements comme Kira Hospital, l’Hôpital Roi Khaled, le CMCK et diverses polycliniques spécialisées. Ces structures offrent généralement des équipements plus modernes, une meilleure hygiène et, dans certains cas, un personnel anglophone.

Qualité des soins et rôle de l’assurance

Globalement, la qualité des soins reste très en‑deçà de ce à quoi sont habitués la plupart des expatriés. Les principaux problèmes sont :

manque de matériel et de médicaments, surtout en dehors de la capitale

– hygiène et stérilisation parfois insuffisantes

– temps d’attente long dans le public

accès limité aux spécialistes et à certaines techniques diagnostiques (imagerie, oncologie avancée)

Dans ce contexte, une assurance santé internationale avec couverture d’évacuation médicale est indispensable. En cas de pathologie grave ou de traumatisme important, il est courant d’organiser un transfert vers un pays voisin mieux équipé ou vers l’Europe.

Les hôpitaux exigent en général le paiement en espèces et à l’avance. Les cartes bancaires ne sont presque jamais acceptées et la facturation directe aux assurances est rare. Il faut donc prévoir une réserve de liquidités ou un dispositif d’avance sur frais via l’assureur.

Vaccins et risques sanitaires

L’entrée au Burundi est officiellement soumise à la présentation d’un certificat de vaccination contre la fièvre jaune pour les voyageurs venant de pays endémiques ou ayant transité par ceux‑ci, même si le contrôle est inégal.

Les vaccinations recommandées incluent, selon les profils :

hépatite A et B

typhoïde

méningite (le pays appartient à la « ceinture de la méningite »)

– rage (notamment pour les séjours prolongés ou les personnes en contact avec les animaux)

– vaccins de base à jour (tétanos, diphtérie, coqueluche, poliomyélite, rougeole, oreillons, rubéole, varicelle, grippe, pneumocoque)

Le paludisme est endémique et représente un risque majeur, de même que les maladies transmises par les moustiques (dengue, chikungunya, Zika). Une chimio‑prophylaxie anti‑paludique est fortement conseillée pour les nouveaux arrivants, associée aux mesures classiques : moustiquaires imprégnées, répulsifs, vêtements couvrants le soir, climatisation ou ventilateur dans la chambre. Les femmes enceintes sont particulièrement exposées au risque Zika et devraient discuter sérieusement avec un médecin avant de décider un séjour long.

L’eau de surface (lacs, rivières) expose à la bilharziose (schistosomiase) : il est recommandé d’éviter la baignade en eau douce. Même pour le lac Tanganyika, la combinaison de risques biologiques et d’animaux (hippopotames, crocodiles dans certaines zones) invite à la prudence.

Scolarité et éducation pour les enfants d’expatriés

Le système éducatif public burundais souffre d’un manque de moyens, de classes surchargées, de pénurie d’enseignants et de faibles taux de scolarisation jusqu’au secondaire. Le taux d’alphabétisation global se situe légèrement en dessous de 60 %. L’enseignement est obligatoire théoriquement pendant six ans (du CP à la fin du primaire), mais la mise en pratique est incomplète.

Pour les familles expatriées, la solution la plus logique reste les écoles internationales de Bujumbura ou Gitega, malgré des coûts très élevés au regard des standards locaux.

Panorama des écoles internationales

On trouve plusieurs établissements majeurs :

Écoles Internationales au Burundi

Un aperçu des principales institutions d’enseignement international au Burundi, offrant divers programmes curriculaires et approches pédagogiques.

The King’s School

École chrétienne anglophone à Bujumbura, accréditée Pearson Edexcel. Suit le curriculum britannique (iPrimary à A‑levels) pour les élèves de 18 mois à 18 ans.

École Belge du Burundi (EBB)

À Bujumbura, suit le programme belge (Wallonie‑Bruxelles). Met l’accent sur le français, l’anglais et l’informatique. Environ 350 élèves de 20 nationalités.

Burundi American International Academy (BAIA)

Programme aligné sur les standards américains. Organise des événements communautaires comme des courses caritatives et des bals de printemps.

Gitega International Academy

Internat chrétien mixte et anglophone à Gitega pour collégiens et lycéens. Axé sur le leadership et l’excellence académique.

Cubahiro International School

Réseau en expansion avec un curriculum centré sur l’apprenant. Plus de 1000 élèves de plusieurs pays, célébrant la diversité par des événements culturels.

Les frais de scolarité varient en fonction des cycles, mais un ordre de grandeur est disponible pour une école primaire internationale : autour de 10 500 USD par an et par enfant. À cela s’ajoutent les frais annexes (frais d’inscription, uniformes, transport scolaire, activités).

Coût et arbitrages

Pour une famille de quatre personnes avec deux enfants scolarisés à l’international, la scolarité devient rapidement le premier poste de dépenses, bien devant le logement et la nourriture. Certaines ONG et agences onusiennes prévoient une prise en charge partielle ou totale de ces frais : il est crucial d’en tenir compte dans la négociation de contrat.

Bon à savoir :

L’enseignement à distance ou la scolarisation hybride sont des alternatives possibles, mais elles nécessitent une forte implication des parents et l’accès à des ressources pédagogiques adaptées.

Sécurité, risques et comportements à adopter

Toute installation au Burundi doit être préparée avec une réelle conscience du contexte sécuritaire. Les principaux pays occidentaux maintiennent des conseils de prudence élevés, avec parfois des recommandations d’éviter certains territoires ou les déplacements non essentiels.

Risques principaux

Les risques se situent sur plusieurs plans :

Attention :

Le pays présente plusieurs risques majeurs : une instabilité politique marquée par des violences, une jeunesse partisane (Imbonerakure) et des élections polarisées ; une criminalité élevée dans les centres urbains comme Bujumbura (vols, agressions, attaques à la grenade) ; des zones frontalières sensibles, notamment près de la RDC (Cibitoke, Bubanza), où sévissent des groupes armés ; et une menace terroriste, bien que rare, qui reste présente avec des cibles potentielles identifiées.

Concrètement, la plupart des incidents graves touchent la population locale plutôt que les expatriés, mais ces derniers restent perçus comme relativement riches et peuvent être la cible de vols ou d’enlèvements opportunistes.

Bonnes pratiques de sécurité au quotidien

Quelques règles de base reviennent dans la plupart des recommandations :

Attention :

Pour un séjour en sécurité, il est crucial d’éviter de marcher seul la nuit, notamment à Bujumbura, et de limiter les déplacements routiers hors ville après la tombée du jour. Privilégiez un logement avec des mesures de sécurité (enceinte, gardiennage, portes solides). Conservez une photocopie de vos documents d’identité sur vous, en laissant les originaux en sécurité. Évitez d’exhiber des objets de valeur et soyez discret, tant sur les questions politiques sensibles que sur les photographies de sites officiels, militaires ou stratégiques.

La présence policière et militaire, visible et armée (Kalachnikov en bandoulière), peut surprendre, mais n’est pas inhabituelle. Les contrôles routiers sont fréquents, avec parfois des comportements de harcèlement ou de corruption. Rester calme, poli, montrer ses papiers et, autant que possible, se faire accompagner par un collègue burundais facilite souvent les interactions.

Pour les personnes LGBT+, il faut ajouter une vigilance particulière : les relations entre personnes du même sexe sont pénalisées par la loi, l’acceptation sociale est faible et des cas d’arrestations ou de violences ciblées ont été signalés. La discrétion est de mise.

Codes culturels, travail et vie sociale

Réussir son expatriation au Burundi ne repose pas uniquement sur la sécurité physique ou les aspects matériels. L’intégration culturelle, le respect des usages et la capacité à décoder les non‑dits sont tout aussi importants.

Relations sociales et hiérarchie

La société et le monde du travail sont marqués par une hiérarchie claire. On salue d’abord la personne la plus âgée ou la plus gradée. Les aînés sont considérés comme détenteurs de sagesse et doivent être traités avec une grande déférence. Dans une entreprise, les décisions se prennent généralement au sommet, et contourner son supérieur direct pour s’adresser à un niveau plus élevé est très mal vu.

Bon à savoir :

Les salutations sont un rituel essentiel et il n’est pas convenable de passer directement aux affaires. La poignée de main, parfois effectuée à deux mains ou accompagnée d’une main gauche sur l’avant-bras droit, est la norme. Entre personnes proches, elle peut se transformer en une étreinte légère. Il est également d’usage de prendre des nouvelles de la santé, de la famille ou des proches avant d’aborder le sujet principal de la discussion.

Le style de communication privilégie l’harmonie et l’évitement du conflit ouvert. Dire non frontalement est rare ; les refus prennent volontiers la forme de réponses vagues ou de formules polies. Pour un expatrié, apprendre à lire entre les lignes, observer le langage non verbal (ton, silences, regards) et accepter que tout ne se dise pas explicitement fait partie du processus d’adaptation.

Travail et affaires

Construire une relation de confiance personnelle est souvent un prérequis avant d’aborder sérieusement les dossiers professionnels. Les premiers rendez‑vous peuvent servir à mieux se connaître autour d’un café ou d’un repas, à parler famille, parcours, visions, plutôt qu’à signer immédiatement des contrats.

Astuce :

Les négociations sont souvent lentes et s’appuient sur de nombreux échanges informels. Il est conseillé de faire preuve de patience, de stabilité et de constance, en évitant de chercher à imposer un rythme jugé trop pressant. Par ailleurs, le respect des formalités est crucial : l’utilisation correcte des titres et des formules de politesse est particulièrement importante, surtout lorsqu’on s’adresse à des cadres ou à des représentants des autorités.

Offrir un petit cadeau symbolique après une collaboration fructueuse est bienvenu, mais les cadeaux coûteux ou tape‑à‑l’œil peuvent être interprétés comme de la corruption.

Vie sociale expatriée et loisirs

La communauté expatriée reste modeste en taille, mais assez cosmopolite, portée par la présence de nombreuses ONG, agences onusiennes et quelques entreprises. Les réseaux comme InterNations facilitent les rencontres, avec des événements mensuels, des groupes d’intérêt et des forums en ligne.

Les hôtels, cafés et clubs de plage sur le lac (Saga Beach, Kajaga, clubs comme Bora Bora) servent de lieux de sociabilité, tant pour les Burundais aisés que pour les expats. On y pratique le ski nautique, la voile, le kayak, le paddle ou la plongée en eau douce pendant la saison sèche, tandis que la natation reste déconseillée dans certaines zones en raison des risques sanitaires et de la faune.

Attention :

Pour randonner dans les parcs nationaux (Rusizi, Kibira), aux chutes de Karera et dans les collines environnantes, il est impératif de recourir à des guides sérieux et de respecter les recommandations de sécurité.

Religion et pratiques sociales

La religion occupe une place centrale. Environ deux‑tiers de la population est chrétienne (majoritairement catholique), près d’un dixième est musulmane, et une part importante reste attachée à des croyances traditionnelles (animisme, culte des ancêtres, sacralisation du bétail). Les dimanches et grandes fêtes religieuses sont réservés au culte et à la famille : programmer une réunion d’affaires ces jours‑là est très malvenu.

Lors des invitations domestiques, la dimension d’hospitalité est forte. On propose volontiers à boire (bière de banane, boissons locales) et à manger. Refuser nettement une offre peut être perçu comme une offense ; il est plus élégant d’accepter au moins symboliquement.

Les tenues vestimentaires doivent rester modestes, surtout en zone rurale et dans les lieux de culte : épaules et genoux couverts, pas de vêtements transparents ou trop moulants. À Bujumbura, l’habillement occidental est courant, mais reste généralement sobre.

Faut‑il s’installer au Burundi ?

S’installer au Burundi comme expatrié n’a rien d’un projet neutre. Les défis sont nombreux : infrastructures fragiles, système de santé limité, contexte politique et sécuritaire mouvant, cadre juridique parfois opaque, isolement potentiel. Le pays est classé très bas dans les classements internationaux sur la qualité de vie et le développement humain.

Bon à savoir :

Pour tirer un enrichissement maximal de votre séjour, il est essentiel d’arriver avec un projet professionnel solide (contrat d’ONG, mission onusienne, emploi dans les secteurs de l’agroalimentaire, de la logistique, des télécoms, ou projet social/éducatif), un bon niveau de préparation et une réelle curiosité pour la culture locale. L’intensité des liens sociaux, le sens de la communauté, la créativité des initiatives associatives et la beauté des paysages sont des atouts majeurs qui incitent souvent les étrangers à prolonger leur mission initiale.

La clé réside dans une approche lucide : sécuriser contrat, assurance santé, budget, scolarité et logement avant l’arrivée, se documenter sur les réalités du pays, accepter de se former au français et au kirundi, et s’appuyer sur les réseaux locaux plutôt que de rester dans une bulle expatriée fermée. Dans ces conditions, s’installer au Burundi peut devenir, malgré les contraintes, une aventure humaine et professionnelle tout à fait singulière.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaite transférer sa résidence fiscale au Burundi afin de réduire sa fiscalité globale et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal international, démarches administratives, structuration patrimoniale et logistique d’installation), sans obligation de céder ses actifs actuels.

Après analyse de plusieurs destinations (Grèce, Chypre, Maurice, pays d’Afrique de l’Est), la stratégie retenue consiste à cibler le Burundi pour son coût de vie très inférieur à celui de Paris, ses opportunités dans l’immobilier locatif et les secteurs agricoles, et la possibilité d’y structurer une présence économique locale. La mission inclut : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions fiscales applicables, risque de double imposition France–Burundi), obtention du titre de séjour et achat ou location longue durée, transfert de la résidence bancaire à l’étranger, plan de rupture des liens fiscaux avec la France (183 jours/an, centre des intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local francophone (avocat, immigration, notaire) et adaptation du portefeuille pour intégrer des actifs en Afrique de l’Est.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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