S’installer au Bhoutan en tant qu’expatrié : le guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer au Bhoutan tant qu’expatrié, ce n’est pas seulement changer de pays : c’est entrer dans un royaume himalayen où le Bonheur National Brut, les monastères suspendus à flanc de montagne et une culture religieuse très présente structurent la vie quotidienne. Mais derrière l’image de carte postale, il y a une réalité administrative, économique, fiscale et pratique qu’il faut bien comprendre avant de faire ses valises.

Bon à savoir :

Ce guide essentiel, basé sur des sources officielles, couvre les démarches administratives (visas, permis de travail), le marché de l’emploi, la fiscalité, le coût de la vie, le logement, le système bancaire, la santé, l’éducation ainsi que l’intégration culturelle et la vie quotidienne. Il vise à fournir une vision réaliste de l’expatriation au Bhoutan.

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Comprendre le pays où l’on s’installe

Le Bhoutan est un petit État enclavé entre l’Inde et la Chine, en grande partie montagneux. La capitale, Thimphu, se situe à 2 300 mètres d’altitude et compte environ 115 000 habitants, sur un total national avoisinant les 787 000 personnes. La densité est faible (21 habitants/km²) et de nombreuses zones restent difficiles d’accès.

Astuce :

La langue officielle du Bhoutan est le dzongkha. Cependant, l’anglais est très répandu et couramment utilisé dans l’administration et le système éducatif. En pratique, un expatrié anglophone peut vivre et travailler sans difficulté dans les villes comme Thimphu ou Paro sans maîtriser le dzongkha. Néanmoins, apprendre quelques phrases de base dans la langue locale reste un atout considérable pour faciliter les interactions et enrichir les relations au quotidien.

Le pays est réputé pour son indicateur de Bonheur National Brut, mais reste un pays en développement : le PIB par habitant est d’environ 3 800 dollars, la pauvreté et les inégalités existent, et une partie notable de la population vit encore dans des conditions modestes, surtout en zone rurale.

Visas, permis et cadre légal pour s’installer

S’installer au Bhoutan en tant qu’expatrié passe obligatoirement par un parcours administratif encadré. Le système est volontairement restrictif pour limiter les flux migratoires et protéger l’emploi local.

Les autorités compétentes

Plusieurs institutions interviennent dans la gestion des étrangers :

– Le Department of Immigration (DoI), rattaché au Ministry of Home and Cultural Affairs, délivre les visas, permis d’entrée et de séjour.

– Le Department of Labour, sous tutelle du Ministry of Industry, Commerce and Employment (MoICE), gère les autorisations de travail.

– Le Ministry of Foreign Affairs and External Trade traite les visas pour certaines catégories (diplomates, organisations internationales).

– La Royal Bhutan Police (RBP) est impliquée dans les contrôles de sécurité.

– Le Chief Labour Administrator accorde les approbations finales de permis de travail.

Pour un expatrié salarié, il y a toujours deux volets distincts : le visa (droit d’entrée) et le Work Permit (droit de travailler). Les deux sont obligatoires et délivrés séparément.

Conditions générales pour travailler légalement

Pour être autorisé à travailler au Bhoutan, un étranger doit : obtenir un permis de travail valide.

– avoir 18 ans ou plus ;

– être médicalement apte, avec un certificat d’un médecin agréé au Bhoutan (examen général, dépistage de drogues, parfois tests VIH selon la durée du séjour) ;

– démontrer des compétences professionnelles et une expérience en lien avec le poste ;

– présenter un casier judiciaire vierge ;

– disposer d’un employeur sponsor installé légalement au Bhoutan ;

– posséder un passeport valable au moins six mois après la date de départ prévue.

Attention :

Pour les ressortissants français, belges, suisses (non diplomatiques), canadiens et d’autres nationalités similaires, l’accès à l’emploi nécessite un visa d’emploi accompagné d’un permis de travail. Les ressortissants indiens bénéficient quant à eux de règles particulières et distinctes.

Types de visas et permis utiles aux expatriés

Le Bhoutan a créé une palette de visas et permis adaptés aux profils variés. Pour un projet d’expatriation, les plus importants sont :

Employment Visa : visa d’entrée pour exercer une activité salariée. Il est accordé sur la base d’un contrat de travail et d’une approbation préalable du Department of Labour. La durée maximale initiale est généralement d’un an.

Work Permit (R-Type) : permis de travail standard, valable un an et renouvelable, à condition de respecter les quotas et les règles sectorielles.

Project-Tied Work Permit : permis lié à un projet spécifique (construction, hydropower, etc.), avec une durée calée sur le calendrier du projet.

Short-Term Work Permit (S-Type) : pour des missions de moins d’un mois (jusqu’à 30 jours), non renouvelable.

Business Visa : pour explorer des opportunités, participer à des réunions ou négocier des contrats. Il ne permet pas de prendre un emploi salarié local.

Dependent Visa / Dependent Permit : pour les conjoints et enfants qui accompagnent un expatrié ayant un permis de travail.

Pour les courts séjours touristiques, on parle de Tourist Visa, géré via des tour-opérateurs bhoutanais agréés, avec paiement d’une Sustainable Development Fee (SDF) de 100 dollars par nuit pour la plupart des nationalités. Ce visa ne donne aucun droit à travailler.

Procédure d’obtention d’un permis de travail

L’initiative revient toujours à l’employeur. Le schéma type est le suivant :

Bon à savoir :

L’employeur doit déposer une demande sur la plateforme en ligne Foreign Workers Management System (FWMS). Il doit démontrer l’impossibilité de trouver un candidat bhoutanais qualifié, potentiellement en s’appuyant sur la liste des métiers en tension (Critical Skills/Positive List). Le recrutement est également soumis au Dependency Ratio Ceiling (DRC), qui fixe un quota maximum de travailleurs étrangers selon le secteur d’activité (ex: 90:10 dans la construction, 60:40 dans l’industrie ou les services).

– 2. Examen par les autorités

– Le Department of Labour évalue la demande, le profil de l’expatrié, la conformité du contrat de travail (respect du salaire minimum, conditions légales).

– Le Department of Immigration vérifie les aspects sécuritaires et migratoires.

– Des documents multiples sont requis : formulaire de demande, contrat de travail, copie de passeport, photos, certificats médicaux, actes de naissance ou diplômes, en particulier pour les ressortissants de pays voisins comme le Bangladesh, l’Inde ou les Maldives.

– 3. Visa d’emploi et entrée sur le territoire

– En cas d’acceptation, un Employment Entry Visa est émis.

– À l’arrivée à l’aéroport de Paro ou à un poste-frontière autorisé, l’étranger passe un contrôle, enregistre ses données biométriques et obtient un cachet d’entrée.

– 4. Délivrance du Work Permit

– Après les examens médicaux sur place, la prise de données biométriques et le paiement des éventuels frais, la carte de Work Permit est remise.

– Ce document doit être présenté lors des contrôles et pour toute démarche administrative liée à l’emploi.

6 à 12

Le délai estimé, en semaines, pour obtenir un permis de travail entre la soumission de la demande et son obtention effective.

Durée de séjour et renouvellements

Le permis de travail standard est valable un an. Il peut être renouvelé, mais avec des limites :

le dossier de renouvellement doit être déposé au moins 15 jours avant expiration ;

– après trois années de renouvellements successifs, le travailleur doit quitter le Bhoutan pendant au moins six mois avant de pouvoir introduire une nouvelle demande.

Il n’existe pas de voie simple et automatique vers une résidence permanente. Les situations de séjour de très long terme sont examinées au cas par cas, en fonction de la contribution de la personne et des besoins du pays.

Les expatriés peuvent faire venir leur conjoint et leurs enfants. Ces derniers obtiennent un visa ou permis de dépendant, généralement aligné sur la durée du contrat principal.

Règles spécifiques selon les nationalités

Certaines nationalités bénéficient de facilités de visa, mais sans que cela simplifie forcément l’accès à l’emploi :

Inde, Bangladesh, Maldives : pas de visa touristique préalable, entrée via un Entry Permit, avec durées limitées (par exemple 30 jours pour les Indiens avec passeport ordinaire, 14 jours pour Bangladais et Maldiviens). Pour travailler, un Work Permit reste obligatoire.

Thaïlande et Suisse (passeports diplomatiques ou officiels) : obtention du visa à l’arrivée, sans nécessité de demande préalable pour les missions officielles.

– Tous les autres citoyens doivent obtenir un visa d’avance, en général par l’intermédiaire de leur employeur ou d’un tour-opérateur pour le tourisme.

Marché du travail, secteurs porteurs et réalités salariales

Pour un expatrié, s’installer au Bhoutan suppose de trouver un employeur prêt à sponsoriser un visa. Les autorités encadrent strictement la présence étrangère pour réserver en priorité les emplois aux nationaux.

Secteurs ouverts aux compétences étrangères

Plusieurs domaines recourent régulièrement à des travailleurs étrangers, notamment qualifiés :

Secteurs d’emploi pour les expatriés au Bhoutan

Le Bhoutan recrute des professionnels étrangers dans plusieurs secteurs clés pour des postes spécialisés, souvent pour du transfert de compétences.

Éducation

Recrutement de professeurs de lycée ou d’université, d’enseignants spécialisés et d’intervenants étrangers. Historiquement, beaucoup de professeurs indiens ont été recrutés.

Hydroélectricité

Recherche d’ingénieurs, de chefs de projet et de techniciens hautement qualifiés pour ce secteur énergétique majeur.

Tourisme & Hôtellerie

Besoins en experts en gestion hôtelière, marketing touristique et développement de produits touristiques.

Informatique et services numériques

Opportunités pour les développeurs, spécialistes réseaux et consultants IT.

Santé

Postes pour médecins spécialistes ou consultants, la priorité restant aux médecins bhoutanais ou indiens.

Agriculture, Mines, Industrie du bois

Recrutement de profils techniques spécifiques, surtout pour la formation et le transfert de compétences.

Les autorités utilisent un système de liste de compétences critiques pour identifier les métiers que les entreprises peuvent raisonnablement chercher à pourvoir à l’étranger.

Taux de chômage et pression sociale

Le contexte démographique influence la politique migratoire :

– le taux de chômage national tourne autour de 3,1 %, mais atteint 5,5 % en milieu urbain ;

– le chômage des jeunes reste élevé (17,7 %), malgré une baisse depuis un pic à près de 29 %.

Parallèlement, un mouvement d’émigration important touche la jeunesse : environ 9 % de la population vit ou travaille à l’étranger, avec une diaspora massive en Australie.

Exemple :

Cette tension – manque d’opportunités locales pour les jeunes, mais volonté politique de protéger le marché du travail – explique le durcissement récent des règles pour les travailleurs étrangers.

Niveaux de salaires

Les données de salaire montrent un pays aux rémunérations modestes au regard des standards occidentaux :

– salaire mensuel net moyen à Thimphu : autour de 48 000 ngultrums, soit environ 540 dollars selon les sources ;

– une autre estimation évoque un salaire moyen après impôts de 538 dollars par mois au niveau national.

Les salaires varient bien sûr selon les secteurs et le niveau de qualification. Un expatrié très spécialisé, recruté par une institution internationale ou une grande entreprise, pourra viser des niveaux supérieurs, souvent complétés par des avantages en nature (logement, assurance santé internationale, billets d’avion, etc.). Mais il serait illusoire d’espérer un revenu comparable à celui offert par des hubs comme Singapour ou Dubaï pour un poste équivalent.

Fiscalité : ce qu’un expatrié doit savoir

Le système fiscal bhoutanais est relativement structuré pour un pays de cette taille, avec une administration dédiée, la Department of Revenue and Customs (DRC), sous l’autorité du Ministry of Finance.

Résidence fiscale et champ d’imposition

Le Bhoutan applique un critère de 183 jours pour déterminer la résidence fiscale :

– séjour de 183 jours ou plus dans l’année : vous êtes résident fiscal et imposable sur vos revenus mondiaux ;

– séjour plus court : vous êtes non-résident et imposé uniquement sur vos revenus de source bhoutanaise.

Toute personne (bhoutanaise ou étrangère) gagnant plus de 300 000 ngultrums de revenus bhoutanais par an doit en principe déposer une déclaration d’impôt.

Impôt sur le revenu des personnes physiques

Le barème est progressif, en ngultrums, avec exonération jusqu’à 300 000 ngultrums et un taux marginal maximum à 30 %. De manière simplifiée :

Tranche de revenu annuel netTaux d’imposition
Jusqu’à 300 000 Nu.0 %
300 001 – 400 000 Nu.10 %
400 001 – 650 000 Nu.15 %
650 001 – 1 000 000 Nu.20 %
1 000 001 – 1 500 000 Nu.25 %
Au-delà de 1 500 000 Nu.30 %

Un supplément de 10 % s’applique sur la partie de revenu dépassant 1 000 000 ngultrums. Les non-résidents voient leurs différents types de revenus taxés à des taux forfaitaires (par exemple 5 % pour certains revenus fonciers ou autres, 10 % pour les dividendes).

Bon à savoir :

Le système fiscal prévoit de nombreuses déductions, notamment pour les frais d’éducation (dans la limite d’un plafond), les cotisations à des fonds de pension, les primes d’assurance vie, les dons caritatifs et les intérêts d’emprunt immobilier sur la résidence principale. Ces avantages peuvent concerner un expatrié s’il est affilié au régime national.

Autres impôts importants

Un expatrié qui achète un bien immobilier ou investit devra tenir compte de plusieurs taxes :

Impôts fonciers : environ 0,1 % sur la valeur de la terre ou du bâtiment, avec un taux beaucoup plus élevé (15 %) pour les terrains urbains laissés vacants.

Droits de mutation : 3 % sur les transferts immobiliers, 0,25 % sur les transferts d’actions.

Retenues à la source : 10 % sur les dividendes, intérêts et redevances versés à des non-résidents.

Droits d’accise : sur l’alcool, le tabac, les carburants.

Il n’existe pas de régime significatif de taxe sur les plus-values ni d’impôt spécifique sur les successions ou donations.

TVA / GST

Le Bhoutan se prépare à la mise en place d’une taxe sur les biens et services (GST) à 5 % qui remplacera l’actuelle taxe sur les ventes. Elle s’appliquera à la plupart des biens et services, à l’exception notamment :

des exportations ;

des services de santé et d’éducation ;

de certains biens alimentaires de base.

Bon à savoir :

Pour les expatriés, une TVA locale modérée s’appliquera sur la consommation. Pour les touristes, les services sont déjà soumis à la Sustainable Development Fee, qui est distincte de la future taxe sur les biens et services (GST).

Double imposition et expatriés américains

Le Bhoutan dispose de peu de conventions fiscales internationales et n’a pas d’accord avec les États-Unis. Un citoyen américain expatrié au Bhoutan reste soumis à la fiscalité américaine (système de taxation basée sur la citoyenneté) et devra gérer un double système :

– déclaration bhoutanaise pour les revenus locaux ;

– déclaration américaine, avec recours éventuel au Foreign Earned Income Exclusion (Form 2555) et/ou au Foreign Tax Credit (Form 1116) pour éviter la double imposition.

Même si vous n’êtes pas américain, il est prudent, avant de partir, de vérifier si votre pays a ou non une convention avec le Bhoutan et comment s’appliquent les crédits d’impôt pour impôt étranger.

Système bancaire et gestion de l’argent au Bhoutan

S’installer, c’est aussi ouvrir un compte, recevoir un salaire, payer un loyer. Le système financier bhoutanais s’articule autour de la Royal Monetary Authority (RMA), la banque centrale, et de quelques banques commerciales.

Monnaie, banques et moyens de paiement

La monnaie officielle est le ngultrum (BTN), indexé sur la roupie indienne. La roupie circule d’ailleurs largement dans le pays, notamment pour les transactions avec l’Inde.

Les principales banques sont :

Bank of Bhutan (BoB)

Bhutan National Bank

Druk PNB Bank

T-Bank

Bhutan Development Bank

Elles offrent des services bancaires classiques : comptes d’épargne et courants, dépôts à terme, prêts personnels et immobiliers, services de change, cartes de débit et de crédit (Visa, MasterCard), ainsi qu’une banque en ligne et mobile assez développée.

Un réseau d’ATM couvre les grandes villes (Thimphu, Paro, Phuntsholing) et commence à atteindre les zones plus rurales. Un système appelé Bhutan Financial Switch interconnecte les banques et permet l’interopérabilité des distributeurs.

Pour un expatrié, les cartes de crédit/débit internationales sont généralement acceptées aux guichets automatiques des villes. En revanche, prévoyez davantage de liquide pour les déplacements en zone rurale.

Comptes en devises et transferts

Les étrangers en séjour long, rémunérés en devises, peuvent ouvrir des comptes en devises avec l’aval de la RMA. De leur côté, les Bhoutanais résidant à l’étranger disposent d’un dispositif spécifique, RemitBhutan, qui leur permet d’ouvrir à distance :

Types de comptes bancaires

Découvrez les différents comptes disponibles pour gérer vos finances en devises locales ou étrangères, ainsi que pour investir.

Compte en devises étrangères

Ouvrez un compte en USD, EUR, GBP, AUD, JPY ou INR pour gérer vos transactions internationales.

Compte en Ngultrum

Compte bancaire standard en monnaie locale, le Ngultrum, pour vos opérations quotidiennes.

Compte d’investissement en Ngultrum

Compte dédié aux investissements, souvent utilisé pour l’achat d’actions via des applications comme mBoB.

Même si ce dispositif est réservé aux citoyens bhoutanais, il donne une idée de l’importance croissante des transferts de fonds – les remises de la diaspora, notamment d’Australie, ayant fortement augmenté ces dernières années.

Pour un expatrié, les virements internationaux fonctionnent classiquement via SWIFT. Il faut garder à l’esprit que le système financier reste de taille modeste et peu sophistiqué en comparaison avec les grandes places financières, mais suffisant pour les besoins courants d’un foyer expatrié.

Coût de la vie : à quoi s’attendre ?

Du point de vue du coût de la vie, le Bhoutan se situe très en dessous de la moyenne mondiale. Les chiffres varient selon les sources, mais convergent sur l’idée d’un pays peu cher, à condition de gagner un revenu local.

Thimphu : repères de budget

Plusieurs études donnent une photographie de la vie à Thimphu :

– coût mensuel pour une personne seule, avec loyer : autour de 420 dollars dans un scénario moyen, certaines estimations montant à plus de 1000 dollars selon le type de logement choisi ;

– pour une famille de quatre : environ 1 000 à 2 200 dollars par mois selon le niveau de confort ;

– les dépenses typiques pour une personne seule, en moyenne :

– logement + charges : environ 150 dollars ;

– alimentation : autour de 170 dollars ;

– transport : une quarantaine de dollars.

Bon à savoir :

La capitale du Bhoutan, Thimphu, présente un coût de la vie abordable, avec des loyers raisonnables, une alimentation bon marché et des transports peu coûteux, le tout en monnaie locale (ngultrum).

Exemples de prix (en ngultrums)

Voici quelques ordres de grandeur en monnaie locale :

Poste de dépensePrix moyen approximatif
Repas simple au restaurant local250 Nu.
Menu pour deux dans un restaurant1 500 Nu.
Café cappuccino120–130 Nu.
Bière locale (0,5 L) au bar250 Nu.
Pain (500 g)65–70 Nu.
Lait (1 L)180–270 Nu.
Riz (1 kg)25–30 Nu.
Œufs (12)170 Nu. environ
Poulet (1 kg)140–150 Nu.
Pommes (1 kg)100–110 Nu.
Ticket de bus local150–175 Nu.
Essence (1 L, conversion d’une base gallon)environ 70–80 Nu.
Abonnement Internet mensuel (60 Mbps)2 000–2 300 Nu.
Abonnement mobile avec data3 300–3 400 Nu.

Même en prenant en compte l’inflation, ces chiffres suggèrent un niveau de prix nettement plus bas que dans la plupart des capitales asiatiques, à l’exception de certaines villes indiennes.

Logement : loyers en pratique

Pour Thimphu, les loyers moyens mensuels sont indiqués autour de :

Type de logementLoyer moyen (Nu./mois)
1 chambre, centre-ville9 000–11 000
1 chambre, périphérie6 000–7 000
3 chambres, centre-ville15 000–18 000
3 chambres, périphérie13 000–14 000

En dollars, cela représente de l’ordre de 125 à 260 dollars selon la taille et l’emplacement. Il existe aussi des appartements entièrement meublés, notamment pour les expatriés de passage, dont les loyers peuvent monter à 25 000 ngultrums et au-delà pour un trois pièces bien aménagé.

Globalement, le Bhoutan figure parmi les pays les moins chers du monde en termes de coût moyen de la vie, classé vers le bas (193e sur 197 dans certaines études comparatives).

Se loger : marchés, quartiers et astuces

L’un des premiers défis à l’installation sera de trouver un logement adapté. La capitale et les villes principales connaissent une pénurie relative de logements à louer, conséquence de l’urbanisation rapide et des migrations internes.

Où chercher ?

Plusieurs canaux existent :

– plateformes internationales (Airbnb, Flatio, Sublet.com) qui proposent des locations meublées, souvent plus chères, adaptées aux séjours de quelques mois ou pour une arrivée en douceur ;

– sites et groupes locaux, en particulier :

Housinng.bt, portail bhoutanais de petites annonces immobilières ;

– des pages Facebook comme Rent a House in Thimphu Bhutan ou B-Bay – Buying and Selling Second hand stuffs in Bhutan (très actif, avec des dizaines de milliers de membres).

Astuce :

Pour un expatrié qui s’installe pour un an ou plus, l’approche la plus efficace pour trouver un logement reste souvent de passer par son employeur ou par des collègues locaux. Ces derniers connaissent bien le marché immobilier local et peuvent fournir une aide précieuse, notamment pour la négociation des termes du bail.

Quartiers et villes

Les principales zones recherchées par les expatriés :

Thimphu : le cœur administratif et économique. Des quartiers comme Babesa (au sud), Taba (au nord) ou Debsi offrent des loyers un peu plus abordables que l’hyper-centre, parfois au prix de trajets plus longs.

Paro : proche de l’aéroport international, plus petite, très touristique. Les expatriés du secteur aérien ou de l’hôtellerie y trouvent souvent à se loger.

Phuntsholing et Gelephu : villes frontalières dans le sud, plus industrielles, avec une forte présence d’Indiens et d’entreprises commerciales.

Bon à savoir :

L’offre de logements est variée, allant des appartements modestes dans des immeubles anciens aux résidences plus récentes. Certaines sont des « serviced apartments » qui peuvent inclure des services comme le ménage, l’accès à internet et parfois même la restauration.

Conditions locatives

Quelques caractéristiques fréquentes :

contrats souvent informels ou peu détaillés : il est prudent de clarifier par écrit la durée, le loyer, les charges, le dépôt de garantie ;

– dépôt de garantie courant : un à deux mois de loyer ;

– charges additionnelles : électricité, eau, parfois gaz, internet et télévision câblée.

loyers plus élevés pour les logements meublés destinés aux expatriés temporaires.

Un élément singulier de la vie en ville : les chiens errants, nombreux dans certaines rues de Thimphu, peuvent aboyer la nuit et perturber le sommeil. Un détail qui surprend souvent les nouveaux arrivants.

Santé : un système public gratuit mais limité pour les expatriés

Le Bhoutan a mis en place, depuis les années 1970, un système de santé universelle gratuit pour ses citoyens, inscrit dans la Constitution. La priorité accordée à la santé publique s’inscrit dans la philosophie du Bonheur National Brut.

Infrastructures et qualité des soins

Le pays compte une trentaine d’hôpitaux, des centres de soins primaires et des unités de santé de base réparties dans les districts. Le système fonctionne en trois niveaux :

centres de santé primaires (Basic Health Units, petites cliniques) ;

hôpitaux généraux ou régionaux ;

hôpitaux de référence nationaux.

Le principal établissement est le Jigme Dorji Wangchuck National Referral Hospital (JDWNRH) à Thimphu (350 lits, de nombreuses spécialités). C’est là que seront pris en charge la plupart des expatriés en cas de problème sérieux.

Cependant, malgré ce réseau :

Attention :

Le système de santé fait face à plusieurs difficultés majeures : un manque récurrent de spécialistes, des ruptures de stock pour certains médicaments, et la nécessité de transférer les patients vers l’étranger (Inde, Thaïlande) pour les pathologies complexes. De plus, des problèmes d’infrastructures persistent, incluant des coupures d’électricité et d’eau, une connectivité internet limitée, un accès difficile aux structures rurales et un manque d’installations adaptées aux personnes à mobilité réduite.

Les indicateurs de santé progressent mais restent ceux d’un pays à revenu intermédiaire : mortalité maternelle notable, maladies infectieuses (diarrhées, pneumonies infantiles) encore fréquentes, montée des maladies non transmissibles (diabète, hypertension, alcoolisme).

Accès des expatriés et assurances

Les étrangers peuvent accéder aux établissements publics, mais ne bénéficient pas automatiquement de la gratuité générale. Dans la pratique :

– certains services, notamment au JDWNRH, peuvent être gratuits pour les visiteurs, mais ce n’est pas garanti pour les résidents de long terme ;

– beaucoup d’hôpitaux publics facturent les soins aux étrangers, qui doivent payer de leur poche ou via une assurance.

Par ailleurs, le pays impose des exigences d’assurance santé pour l’obtention de visas de travail ou de séjour prolongé. Les employeurs ont la responsabilité de couvrir leurs employés étrangers et leurs ayants droit.

100 à 300

C’est le coût mensuel en dollars des primes d’une assurance santé internationale privée pour les expatriés au Bhoutan.

Une assurance incluant des évacuations médicales vers l’Inde, la Thaïlande ou un autre pays régional est fortement recommandée : un rapatriement sanitaire peut dépasser les 100 000 dollars.

Risques sanitaires et conseils pratiques

Quelques points à surveiller lors de l’installation :

Altitude : Thimphu et une partie du territoire sont en haute altitude, avec risque de mal aigu des montagnes pour les nouveaux arrivants et surtout lors de treks en montagne.

Qualité de l’eau : elle varie selon les lieux ; il est conseillé de boire de l’eau bouillie, filtrée ou en bouteille.

Vaccinations recommandées : hépatite A, typhoïde, mise à jour des vaccins classiques, éventuellement hépatite B, encéphalite japonaise et rage pour les longs séjours en zone rurale.

Maladies infectieuses : la malaria est en recul mais n’a pas disparu, la tuberculose reste présente, tout comme certaines zoonoses (grippes aviaires, etc.).

Enfin, le numéro d’urgence médicale est le 112, géré par le Health Help Centre, qui coordonne une soixantaine d’ambulances sur l’ensemble du territoire.

Éducation des enfants : un point clé pour les familles expatriées

Le système éducatif bhoutanais a connu une expansion fulgurante depuis les années 1960, passant de quelques centaines d’élèves à plus de 168 000 étudiants dans plus de 500 établissements. L’enseignement primaire est quasiment universel, le taux net de scolarisation avoisinant 99 %.

Caractéristiques du système scolaire

– année de préscolaire à 4 ans ;

– primaire : 5 ans ;

– collège (junior high) : 3 ans (jusqu’en 8e) ;

– lycée : 3 ans (jusqu’en 11e) ;

– examens nationaux à la fin du secondaire ;

– enseignement principalement en anglais, avec le dzongkha comme langue nationale et matière obligatoire ;

– cursus comprenant mathématiques, sciences, études sociales, littérature, agriculture de base, etc.

Bon à savoir :

L’éducation publique est largement gratuite. Cette gratuité inclut généralement les manuels scolaires et peut s’étendre, dans certains cas, à la nourriture et aux uniformes pour les élèves en internat.

Options pour les enfants d’expatriés

Pour un expatrié, le paysage est toutefois particulier : il n’existe pas encore de véritable école internationale sur le modèle des International Schools de Singapour ou Bangkok.

À ce jour, les options sont :

– intégrer un établissement public ou privé bhoutanais, dans une classe classique, en anglais ;

– recourir à une école privée locale (il y en avait 36 en 2019), concentrées à Thimphu ;

– choisir le homeschooling ou une scolarité en ligne via des plateformes internationales, ce qui suppose toutefois une organisation familiale importante.

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L’investissement initial prévu pour la création de la première école internationale du Bhoutan, destinée aux élèves locaux et aux enfants d’expatriés.

Besoins spécifiques et inclusion

Le Bhoutan a commencé à développer des écoles pour les élèves à besoins éducatifs particuliers (SEN), mais la couverture reste limitée :

seulement 39 écoles identifiées comme SEN ;

environ 15 % des enfants handicapés sont scolarisés.

Pour une famille ayant un enfant nécessitant un suivi spécialisé ou un encadrement particulier, il est indispensable d’anticiper et d’évaluer honnêtement les capacités locales, qui peuvent être insuffisantes pour des cas complexes.

Vie quotidienne : sécurité, transports, numérique et culture

Au-delà des chiffres et des procédures, vivre au Bhoutan, c’est adopter un certain rythme et des codes culturels précis.

Sécurité et environnement

Le Bhoutan est considéré comme l’un des pays les plus sûrs au monde :

la criminalité est très faible ;

les actes violents sont rares ;

les délits concernent surtout des faits mineurs (vols, ivresse publique, etc.).

Les principaux risques sont plutôt environnementaux :

séismes, en raison de la situation himalayenne ;

glissements de terrain, inondations pendant la mousson (juin–septembre) ;

routes de montagne parfois dangereuses (virages serrés, éboulis, manque de glissières).

La conduite se fait à gauche. Le réseau routier entre Thimphu, Paro et les grandes villes du sud est correct, mais de nombreuses routes rurales restent difficiles, surtout en saison des pluies ou en hiver.

Numérique et réseaux sociaux

Le pays s’est ouvert à Internet en 1999. Depuis, la progression est rapide :

taux de pénétration Internet : environ 59 % ;

96 % de la population possède un téléphone mobile ;

– environ 90 % des habitants utilisent au moins un réseau social.

163

C’est le nombre moyen de minutes passées quotidiennement sur les réseaux sociaux au Bhoutan, l’un des taux les plus élevés au monde.

Pour un expatrié, cette connectivité facilite l’accès à l’information, mais aussi l’intégration dans les groupes locaux ou communautaires, qu’il s’agisse de groupes d’expats ou de pages d’associations bhoutanaises.

Cadre culturel et lois spécifiques

La société bhoutanaise est fortement marquée par le bouddhisme, avec une grande importance accordée aux monastères (dzongs), aux fêtes religieuses et aux codes vestimentaires traditionnels (gho pour les hommes, kira pour les femmes).

Quelques règles à connaître :

Attention :

Le tabac est de facto interdit à la vente et fortement taxé à l’import, avec interdiction de fumer dans les lieux publics. La consommation privée de l’alcool traditionnel ‘ara’ est tolérée, mais sa vente est réglementée dans un cadre de prévention. Les stupéfiants sont strictement interdits sous peine d’emprisonnement. Pour la photographie, elle est prohibée dans certaines zones religieuses ; il est conseillé de demander une autorisation avant de photographier des personnes ou des lieux de culte.

Le respect des coutumes locales – tenue sobre, attitude respectueuse dans les monastères, discrétion sur la consommation d’alcool et de tabac – fait partie des clés d’une bonne intégration.

Intégration et adaptation : la dimension humaine de l’expatriation

Les recherches sur les expatriés montrent que l’adaptation culturelle constitue souvent le plus grand défi, loin devant les aspects financiers ou matériels. Plusieurs études internationales indiquent que plus de la moitié des expatriés jugent l’adaptation à la culture d’accueil « très difficile ».

Défis spécifiques au Bhoutan

Pour un Occidental, le Bhoutan cumule plusieurs facteurs de dépayssement :

un rythme de vie globalement plus lent, où les priorités ne sont pas toujours celles de l’efficacité économique ;

– une administration parfois lourde et peu numérisée, malgré les progrès ;

une forte imbrication du religieux et du public (cérémonies, jours fériés, rituels) ;

– une petite société où tout le monde se connaît, ce qui peut générer un sentiment d’observation constante.

En contrepartie, les expatriés soulignent souvent : les défis d’adaptation culturelle.

Bon à savoir :

La vie au Bhoutan se caractérise par la chaleur et l’hospitalité de ses habitants, offrant la possibilité de créer des liens profonds avec la communauté locale. C’est un environnement propice à une vie recentrée sur l’essentiel, plus simple, davantage tournée vers la nature et la famille.

Facteurs de réussite de l’expatriation

Les recherches sur les mobilités internationales décrivent des caractéristiques individuelles qui facilitent l’ajustement :

ouverture d’esprit et curiosité ;

stabilité émotionnelle ;

bonne capacité de communication interculturelle ;

compétences linguistiques, même limitées ;

expérience antérieure de la vie à l’étranger.

La réussite dépend aussi largement de la situation familiale. Les conjoints qui ne travaillent pas peuvent souffrir d’isolement, de rupture de carrière, de perte d’identité professionnelle. Les enfants, surtout à l’adolescence, peuvent rencontrer des difficultés d’intégration scolaire ou de construction identitaire.

Pour limiter ces risques, plusieurs leviers existent :

Astuce :

Pour une intégration réussie au Bhoutan, il est conseillé de se former en amont via des formations interculturelles ciblées. Sur place, il faut rejoindre rapidement des communautés d’expats ou des associations locales et encourager activement les liens avec des collègues bhoutanais. Il est également important de structurer la vie familiale en établissant des routines, des projets communs et en participant à des activités locales.

Des applications comme Wooh App ont même émergé à Thimphu pour faciliter les rencontres entre personnes partageant des intérêts communs, signe que la ville se modernise aussi sur le plan social.

Le rôle de l’employeur

Beaucoup d’échecs d’expatriation sont liés à un accompagnement insuffisant de la part des entreprises. Les bonnes pratiques incluent :

– un soutien logistique solide (visas, logement temporaire, démarches bancaires, scolarisation des enfants) ;

– un mentor local au sein de l’organisation, pour décrypter les codes implicites ;

– des points réguliers sur l’adaptation du salarié et de sa famille ;

– un plan clair de carrière, y compris pour le retour éventuel dans le pays d’origine.

Au Bhoutan, où les packages d’expatriation « luxe » restent rares, il est important de clarifier ces aspects avant la signature du contrat.

Conclusion : pour quel profil le Bhoutan est-il fait ?

S’installer au Bhoutan tant qu’expatrié n’a rien à voir avec partir à Singapour ou à Dubaï. Le pays offre :

– un coût de la vie bas, un environnement relativement sain et sûr ;

– une société très marquée par la spiritualité et la nature ;

– des opportunités intéressantes dans quelques secteurs (éducation, hydropower, IT, tourisme, projets spéciaux comme Gelephu Mindfulness City).

En contrepartie :

Attention :

Les salaires sont modestes et les perspectives de carrière internationale peuvent être limitées. De plus, l’absence d’écoles internationales et un système de santé encore fragile représentent des défis majeurs pour les familles. L’obtention de visas et de permis de travail est strictement encadrée, constituant un véritable filtre à l’entrée.

Le Bhoutan conviendra particulièrement à ceux qui recherchent :

une expérience professionnelle et de vie à fort contenu humain et culturel ;

la volonté de contribuer à un pays en développement plutôt qu’à une carrière purement financière ;

un environnement plus lent, où le temps long et les relations personnelles comptent davantage que la vitesse.

Pour un projet réussi, la clé sera de préparer soigneusement chaque volet – administratif, financier, familial, psychologique – en gardant à l’esprit que ce royaume himalayen très particulier n’accueille pas seulement des travailleurs étrangers, mais des hôtes invités à partager une vision singulière du développement humain.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Bhoutan, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler le Bhoutan pour son niveau d’imposition modéré, son système de fiscalité territoriale limité sur certains revenus étrangers, son coût de vie inférieur à la France et un environnement politique stable. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du droit de séjour et d’un permis adapté via investissement ou création de structure locale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre des intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, conseil immigration) et intégration patrimoniale globale. Ce montage permet de réduire significativement la fiscalité tout en maîtrisant les risques (contrôles français, double imposition, adaptation culturelle et réglementaire).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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