S’installer au Bangladesh en tant qu’expatrié : guide complet du quotidien, du visa au coût de la vie

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer au Bangladesh tant qu’expatrié, c’est à la fois faire le choix d’un coût de la vie très bas et d’un environnement culturel intense, parfois déroutant. Entre la densité urbaine de Dhaka, la ferveur religieuse, les moussons, un système de santé perfectible et une bureaucratie exigeante, mieux vaut arriver préparé. Ce guide s’appuie sur des données chiffrées récentes et de nombreuses études pour aider à anticiper budget, démarches, logement, santé, sécurité, scolarité et fiscalité.

Comprendre le pays avant de partir

Le Bangladesh est un État d’Asie du Sud bordé par l’Inde, le Myanmar et la baie du Bengale. C’est un grand delta où se déversent des dizaines de fleuves venus de l’Himalaya, avec des sols particulièrement fertiles. La superficie tourne autour de 148 000 km² pour une population estimée entre 164 et 180 millions d’habitants, ce qui en fait l’un des pays les plus densément peuplés au monde.

La capitale, Dhaka, concentre l’essentiel de l’activité politique et économique, avec environ 16 à 19 millions d’habitants dans l’aire métropolitaine. Les expatriés se retrouvent surtout à Dhaka et Chittagong, la grande ville portuaire.

80

En 2016, plus de 80 % de la population vivait avec moins de 5,5 $ par jour en parité de pouvoir d’achat.

La société est très homogène ethniquement (environ 98 % de Bengalis) et majoritairement musulmane (près de 90 %), même si l’État s’est historiquement construit sur une base constitutionnelle laïque. Dans la pratique, la religion pèse fortement sur les normes sociales.

Culture, codes sociaux et vie quotidienne

Arriver tant qu’expatrié dans un pays aussi codifié suppose un choc culturel quasi garanti. Le Bangladesh est une société hiérarchique, collectiviste et conservatrice. L’âge, le statut social et la position professionnelle priment. Le respect des aînés et des figures d’autorité est non négociable, et la notion de « face » – l’honneur et la réputation – structure les interactions.

Dans ce contexte, mettre quelqu’un en difficulté en public, critiquer frontalement ou hausser le ton sont perçus comme des atteintes graves. Les désaccords se formulent de manière très indirecte, via des euphémismes du type « Nous allons voir », « Ce sera difficile » ou « Donnez-nous un peu de temps ». Un « oui » peut signifier « j’ai compris » et non « j’accepte », d’où l’importance de reformuler pour clarifier.

Bon à savoir :

Les familles élargies cohabitent souvent et le personnel de maison résidant est courant dans les foyers aisés. La vie sociale repose sur une forte solidarité au sein du réseau de proches et d’amis. Pour les expatriés, l’intégration à un cercle offre un soutien réel, mais nécessite du temps pour établir la confiance nécessaire.

L’espace personnel est plus réduit que dans la plupart des pays occidentaux. Se faire dévisager dans la rue n’a rien d’exceptionnel ni d’hostile, et les gens peuvent se tenir très près dans les files d’attente ou les transports. En parallèle, les démonstrations d’affection en public, surtout entre hommes et femmes, restent taboues.

Parler bangla, fonctionner en anglais

La langue officielle est le bangla (ou bengali), première langue de plus de 98 % de la population. L’écriture dérive du sanskrit et demande un réel apprentissage. Pour un expatrié, apprendre quelques bases en bangla facilite immédiatement la vie quotidienne : négocier un trajet en rickshaw, échanger au marché ou créer un climat de confiance avec des employés de maison.

Astuce :

Dans les affaires et les grandes villes, une part significative de la population parle anglais, souvent correctement. Cela est particulièrement vrai dans les secteurs éduqués et les entreprises tournées vers l’international. L’anglais est enseigné à l’école et reste la langue dominante des écoles internationales. On entend également de l’hindi ou de l’urdu, en raison de l’exposition massive aux médias indiens.

Pour autant, sortir des quartiers aisés de Dhaka ou de Chittagong révèle vite les limites de l’anglais : dans l’administration, les petits commerces, avec des chauffeurs ou des artisans, le bangla domine. Investir dans quelques cours de langue à l’arrivée est un bon calcul.

Coût de la vie et budget d’expatrié

Les comparateurs de coût de la vie comme Numbeo ou Expatistan classent le Bangladesh parmi les pays les moins chers au monde : deuxième pays le moins cher d’Asie et troisième à l’échelle mondiale, avec un indice autour de 22,5. Dhaka, malgré son statut de capitale, reste dans les villes les plus abordables de la planète.

Indices et comparaison internationale

Selon les données disponibles, vivre au Bangladesh coûte environ 76,7 % moins cher qu’aux États‑Unis en incluant le loyer, et 68,1 % moins cher hors loyer. Les loyers seuls sont en moyenne 94,1 % plus bas qu’aux États‑Unis. Par rapport à Londres, Dhaka est environ 82 % moins chère, 72 % moins chère que Hong Kong et autour de 58 % moins chère que Prague.

L’indice de coût de la vie de Dhaka se situe autour de 23,1. Certaines sources la classent dans le top 5 % des villes les moins chères au monde.

Budget mensuel estimatif

Les estimations de dépenses mensuelles donnent un ordre de grandeur utile. Une famille de quatre personnes dépense en moyenne autour de 193 890 ৳ au Bangladesh et environ 183 297 ৳ à Dhaka hors loyer. Pour une personne seule, on trouve des ordres de grandeur autour de 72 498 ৳ au niveau national et 69 103 ৳ à Dhaka.

Attention :

Le tableau ci-dessous résume les coûts moyens mensuels hors loyer pour situer les chiffres.

ProfilBangladesh (moyen)Dhaka (moyen)
Personne seule≈ 72 498 ৳≈ 69 103 ৳
Famille de quatre≈ 193 890 ৳≈ 183 297 ৳
Indice de coût de la vie22,523,1

En pratique, un expatrié bénéficiant d’un salaire international ou d’une pension en devise forte peut vivre très confortablement, voire épargner, en particulier s’il évite les excès du mode de vie « expat de luxe ».

Prix du quotidien

Les dépenses courantes restent modestes, même si les produits importés ou « de marque » grimpent vite.

Au restaurant, un repas simple dans un établissement bon marché coûte entre 200 et 300 ৳, et un repas de trois plats pour deux dans un restaurant de gamme moyenne entre 1 000 et 1 500 ৳. Un menu dans une chaîne de fast‑food internationale tourne autour de 500 à 650 ৳. Le café de spécialité reste abordable : un cappuccino se situe vers 208 à 307 ৳.

Côté courses, les données disponibles illustrent bien la fourchette :

ProduitPrix moyen (৳)
Lait (1 L)78–91
Pain blanc (env. 450 g)63–69
Œufs (12)140–150
Blanc de poulet (1 kg)≈ 234
Pommes (1 kg)≈ 307
Eau (bouteille 1,5 L)32–33

Les vêtements de marque internationale sont souvent plus chers qu’en Europe en proportion du revenu local : un jean Levi’s coûte typiquement entre 2 018 et 2 505 ৳, une paire de chaussures de sport Nike milieu de gamme entre 4 410 et 5 829 ৳.

Transport, services et logement

Les transports urbains restent très bon marché. Un ticket de bus ou de transport local à l’unité coûte autour de 50 ৳, un abonnement mensuel de 1 650 à 3 000 ৳. Un litre d’essence se situe autour de 110 ৳. En revanche, les véhicules neufs sont très taxés : une voiture type Volkswagen Golf neuve se négocie entre 3,5 et 3,75 millions de ৳.

Coût mensuel des services à Dhaka

Détail des dépenses moyennes pour les services essentiels dans un appartement de 85 m² à Dhaka, en Taka bangladais (৳).

Services de base

Factures combinées pour l’électricité, l’eau, les ordures et le gaz. Montant mensuel : entre 3 372 et 4 556 ৳.

Internet haut débit

Connexion d’au moins 60 Mbps. Coût mensuel moyen : entre 1 607 et 1 830 ৳.

Forfait mobile

Forfait incluant les appels et au moins 10 Go de données. Coût mensuel moyen : entre 585 et 648 ৳.

Les loyers sont l’un des principaux atouts du pays pour les expatriés. Les prix moyens nationaux sont très bas, mais les expatriés paient souvent plus pour des appartements « aux normes internationales ». Les données agrégées donnent les fourchettes suivantes :

Type de logementLoyer mensuel (৳)
1 chambre, centre‑ville10 623–14 793
1 chambre, périphérie5 956–7 893
3 chambres, centre‑ville26 440–39 172
3 chambres, périphérie15 297–24 638

Les témoignages d’expatriés à Dhaka indiquent qu’un « bel » appartement d’une chambre dans les quartiers prisés peut coûter entre 200 et 800 $ par mois, et un deux‑pièces entre 400 et 1 200 $, selon le standing, la sécurité et la localisation (Gulshan, Banani, Baridhara, Bashundhara, etc.). Beaucoup d’appartements incluent réfrigérateur, gazinière, machine à laver, parfois climatisation, chauffe‑eau et purificateur d’eau.

Pour un salarié occidental ou un retraité avec une pension en euros ou dollars, ces niveaux restent très avantageux, même dans les secteurs les plus chers du pays.

Trouver un logement et comprendre le marché locatif

Le marché locatif au Bangladesh est beaucoup moins structuré que dans de nombreux pays occidentaux. Une grande partie des transactions se fait encore de manière informelle, via le bouche‑à‑oreille ou des agents immobiliers locaux.

Les annonces en ligne existent, notamment via des portails comme RENTS.com.bd ou Banglamart, ainsi que de multiples groupes Facebook dédiés aux locations à Dhaka ou Chittagong. Cependant, les descriptions peuvent être approximatives, voire trompeuses sur la surface, l’état du logement ou les équipements inclus. Il est indispensable de visiter systématiquement sur place et de vérifier soi‑même la présence d’ascenseur, de groupe électrogène, d’air conditionné, etc.

Les agents immobiliers jouent un rôle clé mais la majorité ne travaille qu’en bangla. Dans les grandes villes, certaines agences se sont spécialisées dans la clientèle étrangère ou haut de gamme et offrent des services en anglais. La commission habituelle correspond à un mois de loyer, mais les expatriés se voient souvent réclamer plus : mieux vaut discuter clairement des honoraires en amont et comparer plusieurs intermédiaires.

Les employeurs internationaux, ONG et multinationales fournissent parfois un soutien : logement pris en charge, allocation logement ou listes de biens « pré‑validés ». Pour un premier séjour, accepter un logement proposé par l’employeur peut simplifier grandement l’installation.

Types de logements et particularités

L’hyper‑urbanisation de Dhaka et Chittagong a favorisé les immeubles de grande hauteur, surtout dans les quartiers aisés comme Gulshan, Banani, Baridhara ou certains secteurs de Bashundhara. Ces immeubles offrent souvent gardiennage 24/7, ascenseurs, parking, parfois salle de sport ou petit jardin commun. Les surfaces vont du studio au grand appartement de quatre chambres.

Exemple :

Dans les quartiers anciens, l’habitat se caractérise souvent par des immeubles bas et anciens, dépourvus d’ascenseur ou de générateur. Les maisons individuelles sont rares en centre-ville mais deviennent plus courantes en périphérie et en banlieue, offrant plus d’espace et parfois un jardin, bien que cela implique généralement des temps de trajet plus longs.

Pour des séjours temporaires ou en attendant de trouver le bon appartement, des solutions intermédiaires existent : appartements‑hôtels, logements meublés en location courte durée, plateformes locales comme HostBangla ou Serviced Apartment BD. Ces hébergements sont généralement entièrement meublés, avec internet, cuisine équipée et parfois ménage inclus, l’eau et l’électricité étant souvent intégrées au loyer.

Les notions de « meublé », « semi‑meublé » et « non meublé » diffèrent sensiblement des standards occidentaux. Un appartement non meublé peut se réduire à quatre murs, un sol, quelques ventilateurs au plafond et des branchements bruts, sans placards, sans cuisine équipée ni chauffe‑eau. L’air conditionné est loin d’être systématique. Les logements semi‑meublés incluent en général l’éclairage, les ventilateurs, certains meubles de cuisine et éventuellement une cuisinière de base. Les appartements meublés ajoutent meubles, gros électroménagers et parfois vaisselle et linge de maison.

Bon à savoir :

Les salles de bain sont souvent des « wet rooms » (sans séparation pour la douche) et les toilettes à la turque peuvent subsister dans les bâtiments anciens. Les cuisines disposent fréquemment d’un espace dédié aux fritures abondantes, parfois dans une pièce séparée. Les fours encastrés sont rares, poussant souvent les expatriés à acheter des modèles posés.

Employer du personnel de maison est très courant. Dans les immeubles haut de gamme, des chambres de service dédiées existent pour les domestiques logés sur place, ce qui implique d’anticiper les questions de salaire, horaires et relations de travail.

Contrat de location, dépôt et factures

Les loyers sont généralement payés chaque mois, même si certains propriétaires réclament plusieurs mois d’avance, en particulier dans les zones très demandées ou pour les biens haut de gamme. Le dépôt de garantie se situe en théorie autour d’un mois de loyer selon la loi (Premises Rent Control Act de 1991), mais dans la pratique, deux à trois mois sont fréquemment exigés, parfois plus.

Bon à savoir :

Les contrats sont généralement rédigés en bengali. Il est fortement recommandé pour un expatrié de le faire traduire ou de le faire relire par un conseiller de confiance. L’idéal est d’obtenir une version bilingue bengali-anglais, incluant clairement : la durée (souvent 12 mois), le montant du loyer, les conditions d’augmentation, le délai de préavis (environ 3 mois en pratique), les modalités de restitution du dépôt de garantie, un inventaire des équipements, les règles de résiliation anticipée et la possibilité éventuelle de sous-location.

Les paiements de loyer se font de plus en plus par virement bancaire ou via les services de paiement mobile comme bKash ou Nagad, ce qui permet de garder une trace. Certains propriétaires restent attachés au paiement en espèces, surtout hors des grands centres. Il est prudent de demander des reçus systématiquement.

Pour éviter les litiges de fin de bail, prendre des photos détaillées de l’état du logement à l’entrée et à la sortie est une excellente pratique. Documenter les éventuelles dégradations préexistantes peut sauver un dépôt.

Les charges d’eau, d’électricité et de gaz sont en général à la charge du locataire, même si les appartements‑hôtels ou certains immeubles de luxe les incluent parfois dans le loyer. En ville, la fourniture d’électricité est assurée par des compagnies comme DPDC ou DESCO à Dhaka, et les coupures programmées (« load shedding ») restent fréquentes. La plupart des immeubles modernes disposent de générateurs de secours. Le gaz arrive soit par réseau (surtout dans les grandes villes), soit via des bouteilles de GPL, qui doivent être installées et contrôlées par des professionnels.

L’eau du robinet n’est pas potable sans traitement. Les habitants recourent donc à des systèmes de filtration, à l’eau bouillie ou à l’eau en bouteille. Les réseaux d’assainissement et la collecte des déchets varient selon les quartiers : porte‑à‑porte dans certains secteurs, points de collecte communs dans d’autres.

Santé : système, hôpitaux privés et assurance

Pour un expatrié, la question de la santé est centrale. Le Bangladesh ne dispose pas de système d’assurance maladie universel et le secteur public, bien que constitutionnellement chargé d’assurer l’accès aux soins, souffre d’un sous‑financement chronique. Les dépenses de santé représentent environ 2,5 % du PIB, dont moins de la moitié provient de fonds publics. L’OMS recommande plutôt 5 % du PIB.

La conséquence est claire : près de deux tiers des dépenses de santé sont payés directement par les patients (« out of pocket »). Une part significative de la population renonce d’ailleurs aux soins pour des raisons financières.

Architecture du système de santé

Le système est pluriel : un secteur public, un secteur privé en pleine expansion, un réseau d’ONG très actif et un vaste secteur informel.

L’État, via le ministère de la Santé et de la Famille, gère hôpitaux de district, établissements de formation et un maillage théorique de milliers de centres et cliniques communautaires, dont une partie dédiée à la santé maternelle et infantile. En pratique, ces structures souffrent de pénuries de personnel, de matériel et de médicaments, particulièrement en zone rurale.

Le secteur privé couvre environ 60 % de l’offre de soins, avec plus de 5 000 hôpitaux et cliniques privés et plus de 9 000 centres de diagnostic référencés à la fin des années 2010. On y trouve des établissements de bon niveau, notamment à Dhaka, mais avec des tarifs bien plus élevés que dans le public.

Les ONG occupent une place importante, en particulier pour la santé maternelle, la planification familiale, certaines pathologies (cancer, diabète, VIH, ophtalmologie). L’Ad‑din Foundation ou la Croix‑Rouge du Bangladesh (BDRCS), par exemple, exploitent des hôpitaux et centres de soins à tarifs réduits ou gratuits.

Enfin, le secteur informel – « docteurs de pharmacie », guérisseurs traditionnels, petites cliniques non agréées – constitue souvent le premier recours de la population, surtout rurale. Environ 80 % des Bangladais consulteraient d’abord cette offre, qui vend médicaments sans ordonnance, assure injections, pansements ou vaccinations, souvent sans formation médicale solide ni contrôle, avec les risques de contrefaçons et de traitements inadaptés que cela implique.

Qualité des soins pour un expatrié

Les hôpitaux publics, même dans la capitale, ne répondent pas aux standards auxquels sont habitués la plupart des Occidentaux : sur‑occupation, matériel obsolète, hygiène inégale. Le système fonctionne mais au prix de délais, files d’attente interminables et réactivité limitée en cas d’urgence.

500-700

Le tarif de départ pour une consultation de spécialiste dans le secteur privé de santé à Dhaka, hors examens complémentaires.

Cependant, même les meilleurs hôpitaux privés du pays atteignent vite leurs limites en cas de pathologie lourde ou de besoin de soins intensifs très spécialisés. Beaucoup de patients aisés, y compris des Bangladais, se font évacuer vers l’Inde ou la Thaïlande pour des interventions complexes. Les données sur la pandémie de COVID‑19 ont illustré cette fragilité, avec une réduction massive de l’activité sanitaire lors des premiers mois de crise.

Bon à savoir :

Pour un expatrié au Bangladesh, souscrire une assurance santé internationale est vivement recommandé, voire indispensable. Elle doit couvrir les hospitalisations, les soins ambulatoires et, surtout, l’évacuation médicale. De nombreux assureurs internationaux comme Cigna, Allianz, AXA ou Bupa proposent des couvertures valables au Bangladesh, souvent avec la possibilité de se faire soigner dans d’autres pays de la région.

Pharmacies et médicaments

Les grandes villes sont bien dotées en pharmacies, certaines ouvertes 24 h/24, notamment dans des quartiers comme Dhanmondi, Gulshan ou Banani à Dhaka. Il est fortement recommandé de se fournir auprès de pharmacies affiliées à des hôpitaux privés ou réputées, car le marché souffre de la circulation de médicaments falsifiés ou périmés.

Une partie importante des médicaments courants est disponible sans ordonnance. Pour un expatrié, venir avec son ordonnance habituelle, stocker une réserve initiale de traitements chroniques et consulter les médecins locaux pour les renouvellements est une bonne pratique.

Boire uniquement de l’eau en bouteille scellée ou de l’eau filtrée/bouillie et éviter les aliments de rue non cuits ou mal cuits réduit les risques d’infections intestinales. Les maladies vectorielles (dengue, paludisme selon les régions, chikungunya, encéphalite japonaise) imposent aussi un sérieux effort de prévention antimoustique, surtout entre juin et octobre.

Sécurité, risques et comportements à adopter

Sur le plan sécuritaire, les avis des gouvernements étrangers convergent pour recommander une vigilance accrue. Le pays a connu des attaques terroristes marquantes dans les années 2010 et reste exposé à des menaces venant de groupes affiliés à des organisations jihadistes régionales ou internationales. Si le dernier attentat majeur remonte à plusieurs années, la rhétorique sécuritaire insiste sur le fait que la menace persiste, notamment lors des grandes fêtes religieuses ou rassemblements politiques.

Attention :

La vie politique est marquée par des alternances d’accalmie et de fortes tensions. Manifestations, grèves générales (hartals), blocages de routes et heurts entre manifestants et forces de sécurité peuvent dégénérer rapidement, surtout autour des élections ou lors de crises. Les grandes villes comme Dhaka, Chittagong, Khulna et Sylhet sont régulièrement touchées. À Dhaka, les abords du Parlement, de l’Université, des grandes mosquées et des quartiers centraux (Motijheel, Naya Paltan, Shahbag) sont particulièrement sensibles lors des mobilisations.

La criminalité de droit commun existe, surtout sous forme de vols à la tire, arrachages de sacs, snatching de téléphones portables depuis des motos ou des rickshaws motorisés, cambriolages opportunistes. Les agressions violentes et les enlèvements pour rançon restent rares pour les étrangers, mais pas inconnus. Les cas de harcèlement et de violences sexuelles à l’égard de femmes isolées sont documentés.

Astuce :

Pour un expatrié, quelques principes s’imposent : éviter les rassemblements politiques, rester à l’écart des manifestations, limiter les déplacements de nuit, ne pas porter ostensiblement d’objets de valeur, rester prudent dans les transports publics, privilégier les taxis ou services de VTC réputés (via des applications locales ou internationales) réservés depuis un hôtel ou un contact de confiance, et s’informer régulièrement via les conseils aux voyageurs de son pays d’origine.

Certaines zones, comme les Chittagong Hill Tracts, connaissent des violences récurrentes liées à des tensions politiques et ethniques, avec kidnappings, trafics et présence armée. Les gouvernements déconseillent souvent formellement d’y voyager, ou imposent des autorisations spéciales.

À cela s’ajoute la vulnérabilité du pays aux catastrophes naturelles : inondations massives en saison des pluies, cyclones côtiers, risques sismiques dans certaines régions. Préparer un plan d’urgence domestique (sac d’évacuation, réserve d’eau, copie des documents essentiels) n’est pas superflu.

Transports et mobilité au quotidien

Dhaka est tristement célèbre pour ses embouteillages tentaculaires. La combinaison densité démographique, infrastructures limitées et mélange de bus surchargés, voitures, rickshaws, motos, camions et vélos rend les déplacements aussi lents que chaotiques. Conduire soi‑même n’est pas recommandé pour un nouvel arrivant.

Attention :

Pour conduire à l’étranger, un permis international est requis en plus du permis national. Cependant, la principale préoccupation est la sécurité, en raison d’accidents fréquents, d’un respect limité du code de la route et de l’absence fréquente de ceintures de sécurité dans les véhicules.

Les bus locaux sont très bon marché mais souvent bondés, vétustes et peu adaptés à une utilisation régulière par des expatriés. Les trains constituent une option pour les liaisons interurbaines, mais souffrent d’un réseau vieillissant et d’irrégularités. À l’inverse, les voies navigables intérieures (près de 8 500 km) font des bateaux un mode de transport de masse, surtout pour la population locale, avec des problèmes d’encombrement et de sécurité (certificats falsifiés, gilets de sauvetage manquants).

Attention :

Malgré les avantages des applications (véhicule identifié, tarif transparent), il est crucial de vérifier systématiquement la plaque d’immatriculation et l’identité du conducteur avant de monter à bord, pour assurer sa sécurité.

L’aérien domestique offre des liaisons vers les grandes villes et régions touristiques, mais les infrastructures aéroportuaires et les standards de supervision de la sécurité aérienne ne sont pas toujours au niveau des références internationales. En pratique, beaucoup d’expatriés se déplacent peu en dehors de leur ville d’implantation, à l’exception de vols vers l’étranger.

Réseaux d’expatriés et intégration sociale

Le Bangladesh dispose d’un tissu de communautés expatriées relativement structuré. À Dhaka, la plateforme InterNations organise des rencontres régulières dans des lieux comme l’International Club, avec des groupes thématiques (gastronomie, patrimoine culturel, etc.) qui facilitent l’intégration, le partage d’informations sur les écoles, les hôpitaux ou les quartiers. D’autres plateformes comme Expat.com recensent des expatriés installés à Dhaka, avec forums et petites annonces.

Bon à savoir :

La diaspora bangladaise est très active et structurée. Des organisations comme Connect Bangladesh, réseau laïc et apolitique, œuvrent pour la défense des droits des expatriés et le développement du pays via l’éducation, le plaidoyer et la préservation culturelle. Pour un expatrié étranger, s’y connecter est un moyen d’élargir son réseau professionnel et associatif.

Scolarité des enfants et écoles internationales

Pour les familles expatriées, le choix scolaire constitue souvent un critère décisif dans la décision de s’installer. Le Bangladesh offre un panel étonnamment riche d’écoles internationales, surtout à Dhaka et Chittagong.

La plupart de ces écoles proposent un enseignement en anglais, des programmes reconnus (curriculum britannique, américain, canadien, australien, International Baccalaureate) et des examens tels que IGCSE, O‑Levels, A‑Levels ou baccalauréat international. Plusieurs établissements sont accrédités par des organismes internationaux comme le Council of International Schools ou la New England Association of Schools and Colleges.

9

Le nombre d’écoles du réseau IB World Schools présentes dans le pays, dont trois proposent l’ensemble des programmes de l’IB.

Quelques exemples non exhaustifs à Dhaka : American International School Dhaka (programme IB de la maternelle au lycée), International School Dhaka (IB complet, communauté très internationale), Grace International School (programmes Cambridge et Edexcel, bons résultats aux examens), Aga Khan Academy et Aga Khan School, Australian International School, ou encore des établissements plus récents comme Aurora International School, autorisée à dispenser le Primary Years Programme de l’IB.

À Chittagong, des écoles telles que Chittagong Grammar School, CIDER International School, Frobel Academy, Sunshine Grammar School ou William Carey Academy se positionnent comme options de qualité, généralement basées sur les programmes Cambridge ou américains.

225789

Les frais de scolarité annuels d’une école primaire internationale peuvent atteindre jusqu’à 225 789 ৳, dépassant parfois ce montant dans les établissements haut de gamme.

Pour des familles souhaitant une immersion plus profonde, les écoles locales publiques ou privées sous curriculum national, y compris en filière anglaise, restent une option, mais la barrière linguistique, les méthodes pédagogiques et la pression des examens peuvent constituer des obstacles.

Banque, argent et transferts internationaux

Sur le plan financier, ouvrir un compte bancaire local simplifie le paiement du loyer, des salaires domestiques, des factures et la réception d’un salaire en monnaie locale. Le système bancaire bangladais compte de nombreuses banques nationales et internationales : grands réseaux locaux (Sonali Bank, Dutch Bangla Bank, etc.), banques orientées vers les non‑résidents (NRB Bank Limited) et acteurs globaux (Standard Chartered Bank, HSBC, Citibank, entre autres).

Bon à savoir :

Pour les étrangers, l’ouverture d’un compte nécessite généralement une visite en agence avec un passeport valide, un titre de séjour ou visa, une preuve d’adresse locale et un justificatif de revenus. Les non-résidents peuvent être limités aux comptes en devises ou à des produits spécifiques. Certaines banques, notamment celles ciblant les Non‑Resident Bangladeshis, permettent une ouverture à distance via eKYC pour les détenteurs d’un identifiant national bangladais.

Les comptes en monnaie locale (taka) coexistent avec les comptes en devises (USD, EUR, GBP, etc.). Les expatriés qui perçoivent leur salaire à l’étranger ou disposent d’épargne en devises peuvent opter pour des comptes multi‑devises permettant de conserver et de convertir les fonds au moment le plus opportun. Les services internationaux comme Wise (multi‑compte dans plus de 40 devises, carte de débit, transferts vers plus de 140 pays) offrent une alternative pratique et souvent moins chère aux virements bancaires traditionnels, particulièrement pour alimenter un compte bangladais ou payer des factures locales tout en limitant les frais de change.

Astuce :

Les frais bancaires habituels comprennent la tenue de compte, la facturation des cartes de débit, les retraits aux distributeurs d’autres banques et des frais significatifs sur les opérations en devises. Il est donc pertinent de comparer les grilles tarifaires des établissements et de limiter les retraits fréquents en espèces pour réduire ces coûts.

Statut de résident fiscal, impôts et travail

Le système fiscal bangladais distingue, pour l’impôt sur le revenu, entre résidents et non‑résidents sur la base de la présence physique dans le pays. Une personne est considérée comme résidente si elle séjourne au moins 182 jours au Bangladesh au cours d’une année fiscale, ou au moins 90 jours durant l’année et au total 365 jours sur les quatre années précédentes.

Les résidents sont en principe imposables sur leurs revenus mondiaux, même si, en pratique, les étrangers résidents déclarent surtout les revenus liés à leur emploi au Bangladesh. Les non‑résidents, eux, ne sont imposés que sur leurs revenus de source bangladaise, à un taux forfaitaire de 30 %.

Bon à savoir :

L’impôt sur le revenu pour les résidents suit un barème progressif. Il comporte une première tranche exonérée, dont le seuil est plus élevé pour les femmes, les seniors, les personnes handicapées ou certains anciens combattants. Ensuite, les taux augmentent par tranches de revenu (5%, 10%, 15%, 20%, 25%, et jusqu’à 30% pour les très hauts revenus). Le prélèvement est effectué chaque mois par l’employeur selon un système de type PAYE (retenue à la source sur l’impôt estimé), qui reverse ensuite le montant aux autorités fiscales et dépose des déclarations annuelles détaillées.

Les avantages en nature classiques (logement, voiture, indemnité médicale, indemnité de transport) sont partiellement imposables, avec des plafonds d’exonération. Les dividendes, intérêts et plus‑values de cession de titres sont également encadrés par des régimes de retenue à la source différenciés, avec souvent des taux plus élevés pour les non‑résidents.

Le pays ne prélève pas de cotisations de sécurité sociale, ni d’impôt sur la fortune ou sur les successions. En revanche, une TVA à 15 % s’applique sur de nombreux biens et services.

Bon à savoir :

Pour un expatrié, l’imposition au Bangladesh dépend des conventions de non-double imposition (plus d’une trentaine). Ces accords permettent généralement de créditer l’impôt payé localement sur l’impôt dû dans le pays d’origine ou de limiter certaines retenues à la source. Les citoyens de pays comme les États-Unis doivent aussi déclarer leurs revenus et comptes étrangers selon leurs obligations fiscales extraterritoriales.

En matière de travail, la législation impose généralement aux entreprises employant des étrangers un ratio maximal d’un expatrié pour cinq salariés bangladais, sauf exceptions sectorielles (pétrole et gaz, par exemple). Les salaires minimums pour les étrangers sont encadrés selon les postes (investisseurs, cadres, techniciens, etc.), mais les multinationales peuvent s’en écarter dans le cadre de politiques globales.

Pour exercer une activité salariée, un étranger doit disposer d’un visa approprié (généralement un visa de travail de type E, E1 ou A3 selon la nature de l’emploi) et d’un permis de travail délivré principalement par la Bangladesh Investment Development Authority (BIDA) ou d’autres organismes (zones franches, ministères, etc.). Le visa touristique ou le visa d’affaires simple (B) ne permettent pas légalement de travailler.

Visas, titres de séjour et démarches d’entrée

Le régime des visas bangladais est assez structuré. Sauf rares exceptions, tout étranger doit obtenir un visa, soit avant le départ via l’ambassade ou le consulat du Bangladesh, soit à l’arrivée (Visa on Arrival) pour certaines nationalités et types de séjour.

Les visas demandés en amont via la plateforme en ligne officielle (visa.gov.bd) aboutissent généralement à des visas à entrées multiples d’une validité pouvant aller jusqu’à 60 mois, selon la catégorie (tourisme, affaires, études, emploi, investissement, ONG, journalisme…). Le demandeur remplit un formulaire en ligne, imprime le dossier, rassemble les pièces justificatives (photos, passeport, lettre d’invitation ou contrat de travail, attestations diverses) et dépose le tout auprès de la représentation bangladaise compétente. Les délais sont souvent de l’ordre de cinq jours ouvrés minimum.

Bon à savoir :

À l’arrivée, les voyageurs éligibles (citoyens de nombreux pays d’Europe, d’Amérique du Nord, du Japon, d’Australie, etc.) peuvent obtenir un visa simple entrée de 15 à 30 jours, payé en espèces en dollars ou en euros. Ce visa est destiné aux séjours touristiques, d’affaires ou d’investissement, sous réserve de l’approbation des agents d’immigration. Il nécessite la présentation d’un billet retour ou de continuation, d’une adresse d’hébergement et d’un motif de séjour crédible. Une prolongation jusqu’à 30 jours supplémentaires peut être demandée sur place auprès des services de l’immigration à Dhaka.

Pour s’installer réellement tant qu’expatrié, un visa d’emploi (E ou E1 le plus souvent) est requis, avec à la clé un processus en plusieurs étapes : recommandation de BIDA ou d’un autre organisme gouvernemental, délivrance d’un visa par l’ambassade, arrivée sur place puis demande formelle de permis de travail dans les 15 jours. Le premier permis est généralement valable un an et peut être renouvelé.

Bon à savoir :

Les membres de la famille (conjoint et enfants) obtiennent des visas liés au permis de travail principal, sous réserve de vérifications policières. À la fin de l’emploi, il est impératif de faire annuler les autorisations de travail, d’obtenir un visa de sortie final et de déposer une déclaration fiscale finale.

Pour les personnes d’origine bangladaise ayant acquis une autre nationalité, le Bangladesh propose un dispositif particulier, le « No Visa Required » (NVR), sous forme de vignette ou de cachet dans le passeport étranger. Ce NVR permet des entrées et séjours illimités tant que le passeport reste valable. Les conjoints et enfants étrangers de citoyens ou de personnes d’origine bangladaise peuvent également en bénéficier, moyennant dossiers justificatifs (actes de naissance, de mariage…). Le NVR se demande lui aussi via le portail en ligne et auprès des ambassades.

Pourquoi s’installer au Bangladesh ? Avantages et défis

Malgré les contraintes bien réelles en matière de sécurité, de pollution, de gouvernance ou de qualité des infrastructures, le Bangladesh offre à certains profils d’expatriés une combinaison rare de coût de la vie faible, marché dynamique et expérience culturelle forte.

Bon à savoir :

Pour les experts en ONG, développement, ingénierie, informatique ou finance, le Bangladesh propose des postes à responsabilité dans un environnement dynamique. Les secteurs porteurs comme le textile, l’agro-industrie, l’énergie et les technologies de l’information sont en plein essor, soutenus par des programmes d’investissement, d’importantes exportations de vêtements et une population jeune, créant ainsi des opportunités considérables.

Pour des retraités ou des indépendants disposant de revenus stables en devise forte, la faiblesse des coûts (logement, nourriture, services, personnel de maison) permet un niveau de confort élevé, à condition d’accepter certaines contraintes logistiques et d’organiser soigneusement son accès aux soins (assurance internationale, évacuations possibles).

Bon à savoir :

Pour les familles, la présence d’écoles internationales de qualité, la facilité d’embaucher des aides domestiques et la possibilité de vivre dans des quartiers sécurisés (résidences fermées, immeubles haut de gamme) permettent de concilier une vie professionnelle exigeante avec une vie familiale structurée, malgré un environnement urbain dense et une pollution parfois importante.

En revanche, venir sans préparation ni soutien – que ce soit via un employeur structuré, un réseau expatrié ou un partenaire local fiable – peut vite transformer l’expérience en parcours du combattant : lourdeurs administratives, barrière linguistique, système de santé exigeant, risques sécuritaires et environnementaux.

Arriver informé, assurer une couverture santé robuste, prévoir un budget réaliste, sécuriser un logement adapté, prendre le temps de comprendre les codes culturels et juridiques, s’inscrire dans des réseaux d’expatriés et de locaux : c’est à ce prix que la vie au Bangladesh peut devenir une expérience profondément enrichissante plutôt qu’un enchaînement de frustrations.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Bangladesh, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler le Bangladesh pour son coût de vie très bas (Dacca nettement moins chère que Paris), sa fiscalité personnelle modérée pour les non-résidents permanents et la possibilité d’investir dans des secteurs en croissance (infrastructures, textile, services numériques), tout en organisant un maintien des liens bancaires en Europe. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention d’un visa long séjour/résidence, structuration des flux entre France, Europe et Bangladesh, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, fiscaliste, immigration) et intégration patrimoniale globale (analyse et restructuration si nécessaire), en tenant compte des conventions fiscales et du risque de double imposition.

Vous souhaitez vous expatrier à l'étranger : contactez-nous pour des offres sur mesure.

Décharge de responsabilité : Les informations fournies sur ce site web sont présentées à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils financiers, juridiques ou professionnels. Nous vous encourageons à consulter des experts qualifiés avant de prendre des décisions d'investissement, immobilières ou d'expatriation. Bien que nous nous efforcions de maintenir des informations à jour et précises, nous ne garantissons pas l'exhaustivité, l'exactitude ou l'actualité des contenus proposés. L'investissement et l'expatriation comportant des risques, nous déclinons toute responsabilité pour les pertes ou dommages éventuels découlant de l'utilisation de ce site. Votre utilisation de ce site confirme votre acceptation de ces conditions et votre compréhension des risques associés.

RETROUVEZ-MOI RÉGULIÈREMENT DANS LA PRESSE

Découvrez mes dernières interventions dans la presse écrite, où j'aborde divers sujets.

A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

Retrouvez-moi sur les réseaux sociaux :
  • LinkedIn
  • Twitter
  • YouTube
Nos guides :
Découvrez les autres destinations pour vous expatrier à l'étranger :