Histoire du pays Wallis et Futuna : des Lapita à la collectivité française

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Au cœur du Pacifique sud, à mi-chemin entre Hawaï et la Nouvelle-Zélande, le pays aujourd’hui connu sous le nom officiel de Territoire des îles Wallis et Futuna a connu une trajectoire historique singulière. Ni véritable colonie de peuplement ni État indépendant, ce petit archipel polynésien a traversé plus de trois millénaires d’histoire en combinant traditions océaniennes, christianisation massive et ancrage durable dans la République française. Raconter l’histoire du pays Wallis et Futuna, c’est suivre le fil d’un peuple insulaire passé de la navigation des Lapita aux bases américaines de la Seconde Guerre mondiale, puis à un système politique unique où subsistent des monarchies coutumières reconnues par Paris.

Des premiers Lapita aux royaumes polynésiens

Bien avant l’arrivée des Européens, l’archipel de Wallis et Futuna est déjà un carrefour océanien. Les premières traces d’occupation humaine remontent à environ 3 400 ans, avec des vestiges attribués à la culture Lapita, ces navigateurs austronésiens partis d’Asie orientale et de Taïwan pour essaimer dans tout le Pacifique.

Ces premiers habitants font de ces îles un point d’escale naturel entre les arcs de Fiji et de Samoa. Les pirogues remontent et redescendent les chaînes d’îles, transportant familles, plantes, cochons et récits mythiques. Au fil des siècles, ces communautés lapita évoluent vers des sociétés polynésiennes à part entière, organisées en chefferies, avec leurs dieux, leurs dieux adoptés, et surtout leurs réseaux d’alliances.

Bon à savoir :

Sur les îles d’Uvea (Wallis), Futuna et Alofi, les populations ont historiquement façonné le paysage en construisant des fortifications en basalte, des enceintes de terre et des plateformes cérémonielles. Certaines de ces structures, parfois réoccupées par la suite, conservent encore les traces de cette période ancienne.

Tonganisation de Uvea, résistance de Futuna

À partir du XVe siècle, l’équilibre régional est bousculé par la puissance montante de l’empire des Tu’i Tonga. Uvea, stratégiquement située, est conquise par des guerriers envoyés par le Tu’i Tonga Kau‘ulufonua fekai. Cette période, que la tradition locale appelle l’« ère des forts », voit les Tongiens édifier ou occuper de grandes forteresses, dont le célèbre site de Talietumu (ou Kolo Nui), au sud de l’île.

Exemple :

Après une période de domination tongienne, le pouvoir à Wallis se réorganise sur un modèle monarchique inspiré de Tonga, avec un *Hau* à sa tête. Cette influence se manifeste par l’intégration d’ancêtres tongiens dans les lignées nobles, des emprunts linguistiques et une nouvelle conception de la royauté. Après le déclin de cette domination vers 1500, les Wallisiens établissent une lignée royale locale, les *Lavelua*, dont la dynastie Takumasiva, réaffirmée au XIXᵉ siècle, perpétue cet héritage profond.

Futuna, de son côté, tient tête aux tentatives d’invasion tongiennes. L’île ne cède pas militairement, mais n’échappe pas aux influences extérieures. Dès le XVIIᵉ siècle, ce sont surtout les liens avec Samoa qui marquent la société futunienne. Les rois d’Alo revendiquent une origine samoane, et les structures politiques restent moins centralisées qu’à Uvea. Le territoire se fractionne en multiples entités autour de chefs locaux, appelés kolo, dans une période que la tradition désigne sous le terme de Kele Kula (« terre brune »), en référence aux tarodières.

Ainsi, à la veille de la rencontre avec l’Europe, le pays Wallis et Futuna présente déjà deux trajectoires contrastées : Uvea fortement tonganisée, Futuna plus proche de Samoa, mais chacune insérée dans le vaste triangle polynésien.

Cartographié par les Hollandais, baptisé par un Anglais

L’archipel entre dans les cartes européennes au début du XVIIᵉ siècle. En 1616, les Hollandais Willem Schouten et Jacob Le Maire, partis pour contourner le monopole portugais et espagnol, aperçoivent Futuna et Alofi. Ils baptisent l’ensemble « Hoornse Eylanden » – les îles de Hoorn – en hommage à leur ville de Hollande septentrionale. En français, on parlera plus tard des « îles de Horne ».

Plus d’un siècle et demi après, en 1767, longe Uvea le 16 août, son patronyme s’impose progressivement dans la toponymie occidentale. L’île Uvea devient l’« île Wallis », et plus tard l’ensemble prendra le nom simplifié de Wallis et Futuna.

Samuel Wallis, navigateur britannique

Ces contacts restent cependant ponctuels. Jusqu’au début du XIXᵉ siècle, quelques navires de commerce ou de chasse à la baleine s’arrêtent pour se ravitailler, sans établir de colonie permanente. Les chefferies locales conservent la maîtrise du territoire et filtrent les échanges.

L’arrivée des missionnaires et la conversion massive

Le grand basculement survient avec l’implantation durable de missionnaires catholiques français. Les premiers Maristes posent le pied à Futuna et Uvea en 1837. Parmi eux, deux noms marquent l’histoire : Pierre Chanel, envoyé à Futuna, et Pierre Bataillon, établi à Uvea.

Attention :

Les pères maristes ont joué un rôle central dans la christianisation de Wallis-et-Futuna. À Wallis, la conversion rapide du roi Lavelua a conduit à une adoption quasi totale du catholicisme dès les années 1840. À Futuna, le martyre de Pierre Chanel en 1841, tué sur ordre du roi Niuliki, a finalement précipité la conversion de l’île. Canonisé en 1954, saint Pierre Chanel est devenu le saint patron de Futuna et une figure majeure du Pacifique.

La mission ne se contente pas d’évangéliser. Elle restructure profondément l’espace politique et social. Les villages sont regroupés en bord de mer, les lignes de démarcation entre royaumes sont fixées noir sur blanc, et la royauté se voit dotée de codes écrits.

En 1871, la reine Amelia Tokagahahau, souveraine d’Uvea, promulgue ainsi le Tohi fono o Uvea, le « Code de Wallis », rédigé par Mgr Bataillon. Le texte affirme l’autorité suprême du Lavelua, précise la hiérarchie des ministres, des chefs de district et de village, interdit la vente de terres aux étrangers et fait du catholicisme la religion officielle. Des codes comparables sont élaborés pour les royaumes d’Alo et de Sigave à Futuna. Les monarchies coutumières entrent dans l’ère du droit écrit, sous une forte inspiration missionnaire.

Un protectorat français demandé par les rois

Très tôt, les missionnaires cherchent à sécuriser leur position face à la concurrence protestante et aux ambitions des puissances voisines, notamment britanniques et tongiennes. Dès 1842, après une révolte locale, ils poussent le roi d’Uvea à demander le protectorat de la France. Paris temporise. L’« affaire Pritchard » – une crise diplomatique avec le Royaume-Uni en Polynésie – pousse le gouvernement français à la prudence. Le dossier reste en suspens pendant plusieurs décennies.

1887

Année de la signature du traité de protectorat entre la reine Amelia Tokagahahau et la France, ratifié le 5 avril.

Peu après, les rois de Futuna, Anise Tamole pour Sigave et Malia Soane Musulamu (également connu sous le nom de Setefano Tuikalepa) pour Alo, se tournent à leur tour vers Paris. Le 16 février 1888, ils signent des traités de protectorat. Un texte unifiant Uvea, Futuna et Alofi sous un même protectorat français est formalisé le 5 mars 1888.

Il ne s’agit pas d’une conquête imposée par la force, mais d’une protection sollicitée par les souverains, sous l’influence évidente du clergé mariste. La motivation est claire : se prémunir des appétits tongiens et britanniques, protéger la religion catholique triomphante et garantir, autant que possible, la continuité des pouvoirs coutumiers.

Un protectorat sans colonisation de peuplement

À partir de 1888, le pays Wallis et Futuna est rattaché à la colonie française de Nouvelle-Calédonie. Un résident, fonctionnaire français basé à Mata-Utu, représente l’administration métropolitaine. Mais son périmètre d’action reste étroit. Sa mission officielle : assurer l’ordre public, gérer le budget, lever quelques taxes, superviser des travaux d’infrastructure, signer les décrets de nomination des rois. L’autorité sur les personnes, les terres, les coutumes demeure entre les mains des trois souverains coutumiers.

Bon à savoir :

Dans les années 1930, la présence européenne à Wallis est très limitée (missionnaires, commerçants, un résident). La majorité des 6 500 habitants vit d’agriculture vivrière, de pêche et d’un système d’échanges traditionnels (katoaga). La seule filière marchande significative est le coprah, exporté via Fidji et Nouméa. Cette économie de rente s’effondre au début des années 1930 lorsque le ravageur Oryctes rhinoceros détruit les cocoteraies.

Futuna, plus éloignée, voit encore moins souvent l’ombre d’un fonctionnaire. La plupart du temps, c’est un missionnaire qui fait office de relais administratif. Il faut attendre la fin des années 1950 pour qu’une présence administrative régulière s’y installe réellement.

Astuce :

Les chercheurs soulignent qu’il n’y a jamais eu de véritable colonisation de peuplement ou de mise en valeur à grande échelle à Wallis et Futuna. La société y est restée principalement organisée selon ses propres logiques coutumières, sous une administration distante de Nouméa et de Paris.

Les tentatives avortées d’annexion

La France hésite cependant à franchir un pas de plus. Au début du XXᵉ siècle, un résident particulièrement actif, Jean-Victor Brochard, juge le protectorat insuffisant et milite pour une annexion pure et simple. Un nouveau traité, signé en 1910, restreint d’abord les pouvoirs du roi d’Uvea et des missionnaires, les plaçant plus nettement sous tutelle administrative. En 1913, le Lavelua, sous l’impulsion de Brochard, demande officiellement l’annexion. Une cérémonie lève le drapeau tricolore à Wallis, et un projet de loi est déposé à Paris.

L’Assemblée nationale adopte le texte en 1920, mais le Sénat le rejette en 1924, considérant l’opération trop coûteuse pour un territoire sans ressources majeures. Dans l’intervalle, la Grande Guerre a rebattu les priorités. L’archipel reste donc un protectorat discret, à la marge de l’empire colonial.

La “parenthèse King David” : un médecin-résident qui se prend pour un roi

Dans les années 1930, un personnage trouble marque la mémoire locale : Jean‑Joseph David, médecin militaire nommé résident à Wallis en 1933. Quelques mois plus tard, le roi Mikaele Tufele II meurt. Plutôt que de laisser la chefferie organiser une succession, David suspend purement et simplement l’élection d’un nouveau Lavelua. De 1933 à 1941, le trône d’Uvea reste vacant.

Profitant de ce vide, le résident gouverne en maître. Il détourne le système traditionnel de corvées collectives (fatogia) pour lancer de vastes chantiers : routes, bâtiments administratifs, école publique, hôpital. Sa poigne de fer et son goût pour les sanctions lui valent les surnoms peu flatteurs. Il épouse une princesse wallisienne, ce qui renforce encore sa position symbolique.

Le résident, surnommé ‘Docteur Machette’, ‘lea tahi’ ou ‘Te Hau Tavite’ (le roi David)

Cette surenchère d’autorité n’est pas sans conséquences. La population, mobilisée sans relâche sur les travaux publics, souffre de malnutrition ; une épidémie de typhoïde éclate. L’épisode illustre les tensions permanentes entre logiques coutumières, pouvoir missionnaire et administration coloniale, à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Wallis et Futuna dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale

Lorsque la France s’effondre face à l’Allemagne nazie en 1940, le choc se répercute jusqu’au Pacifique. Nouméa et les Établissements français d’Océanie (actuelle Polynésie française) rallient rapidement la France libre du général de Gaulle. Le pays Wallis et Futuna fait exception. L’évêque Alexandre Poncet, farouchement pétainiste, et le résident Léon Vrignaud refusent de suivre le mouvement. L’archipel devient le dernier territoire français du Pacifique demeuré fidèle à Vichy.

Cette fidélité a un coût : un isolement presque total. À partir de fin 1940, plus aucun navire allié ne touche Wallis. Les liaisons télégraphiques se raréfient. Pendant dix-sept mois, de janvier 1941 à mai 1942, aucune rotation régulière ne vient apporter vivres, matériel ou nouvelles du monde. Une télégraphie rétablie avec l’Indochine vichyste ne suffit pas à compenser la fermeture du reste du Pacifique, passé sous contrôle allié ou japonais.

Pendant ce temps, la guerre bascule dans la région avec l’attaque de Pearl Harbor et l’expansion foudroyante du Japon vers la Mélanésie. Wallis, située non loin de Samoa et des Fidji, prend soudain un intérêt stratégique pour les États‑Unis : un point d’appui idéal pour surveiller le couloir entre Samoa et les Salomon.

Le débarquement de la France libre et l’arrivée des Américains

De Gaulle et ses représentants dans le Pacifique, soucieux de ne pas laisser un territoire français potentiellement accessible aux Japonais, décident de « reconquérir » Wallis. L’opération, préparée dès 1941, est retardée par des fuites et des problèmes logistiques ; elle n’est déclenchée qu’au printemps 1942.

Exemple :

Le 27 mai 1942, l’aviso *Chevreuil*, arborant la Croix de Lorraine, arrive à Wallis. Un détachement commandé par le capitaine Molina (Jean José España) débarque. Face à cette action, le résident Vrignaud et l’évêque Poncet acceptent le transfert d’autorité. Le roi Leone Matekitoga, restauré deux ans plus tôt, prête allégeance au général de Gaulle. Ainsi, Wallis rejoint officiellement la France libre de manière pacifique, sans effusion de sang.

Le lendemain ou presque, les forces américaines suivent. Des navires portant le 8ᵉ bataillon de défense des Marines, escortés notamment par le croiseur néo-zélandais Achilles et des unités de la Navy, jettent l’ancre dans la lagune. En quelques semaines, entre 2 000 et 6 000 soldats américains s’installent à Uvea, pour une population locale d’à peine 4 000 personnes.

Les ingénieurs du génie (Seabees) transforment l’île à une vitesse stupéfiante. Une grande piste d’aviation est tracée à Hihifo, opérationnelle dès l’automne 1942, bientôt doublée d’une autre à Lavegahau et d’une base hydravion à Mu‘a. Un port en eau profonde est creusé à Gahi, un hôpital de 70 lits construit, un réseau routier carrossable ceinture l’île – y compris à travers des forêts sacrées, comme celle qui borde le lac Lalolalo. Des canons anti-aériens, des chars, des dépôts de munitions matérialisent l’entrée de Wallis dans la géographie militaire mondiale.

Futuna, elle, ne voit pas débarquer de troupes. L’île se rallie à la France libre, mais reste à l’écart des grands travaux et continue de vivre dans une quasi-autarcie, au prix d’immenses difficultés matérielles.

Un choc économique, social et moral

L’irruption des GIs dans la société wallisienne produit un choc sans précédent. Du jour au lendemain, des tonnes de marchandises affluent : conserves, corned-beef (qui devient tini pipi ou pipi dans le parler local), farine, outils, médicaments. Les militaires paient en dollars, introduisant une masse monétaire gigantesque à l’échelle de l’archipel. La population masculine trouve des emplois rémunérés comme dockers, manœuvres, chauffeurs ; plus de 500 femmes sont embauchées comme blanchisseuses. Les travailleurs locaux sont pourtant parmi les moins payés du Pacifique, à quelques dizaines de cents de l’heure, selon les historiens.

Impacts de la fiscalité sur la société coloniale

Mesures économiques et sociales mises en place par l’administration coloniale pour consolider son autorité et maintenir l’ordre.

Explosion des recettes fiscales

Les recettes de l’administration augmentent considérablement grâce aux taxes prélevées sur les importations en provenance des États-Unis.

Revalorisation des indemnités des chefs

Les indemnités des chefs coutumiers, dont l’autorité est fragilisée, sont multipliées par dix par le résident pour tenter d’acheter la paix sociale.

Nouvelle hiérarchie et arbitrage militaire

Un officier américain assiste aux réunions de la chefferie, symbolisant le rôle d’arbitre de l’armée US dans la nouvelle structure de pouvoir.

Montée en puissance des salariés

L’autorité traditionnelle est contestée par la montée en puissance des simples villageois devenus salariés.

La mission catholique, elle aussi, perd de son emprise face à cette société de consommation à l’américaine. Malgré les rappels à l’ordre, les amendes pour inconduite et les sermons sur la « mole katoliko » – la « mollesse » ou l’abandon des obligations religieuses –, l’économie morale bascule. Des liaisons naissent entre jeunes femmes wallisiennes et soldats ; quelques cas de prostitution sont signalés, des enfants métis voient le jour, au grand désarroi du clergé. Une épidémie de grippe frappe l’île en 1942, faisant plusieurs dizaines de morts, ce qui alimente les jugements négatifs de certains médecins américains sur l’état sanitaire du pays.

Dans le même temps, la langue wallisienne absorbe une pluie de mots anglais : pila pour l’oreiller (pillow), puna pour la cuillère (spoon), et bien d’autres, qui témoignent, encore aujourd’hui, de cet épisode.

Bon à savoir :

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Futuna, coupée de toute liaison radio pendant des années, a survécu grâce à l’agriculture de subsistance, la pêche et la solidarité interne. Un négociant peu scrupuleux a tenté d’acheter des cocoteraies contre du tissu, mais après la guerre, le résident Mattei a obligé la restitution de ces terres. L’isolement de l’île a persisté bien après 1945, ce n’est qu’en 1968 qu’une piste d’aviation à Pointe Vele a permis des liaisons aériennes.

Le retour brutal à l’économie de subsistance

Dès 1944, quand la guerre se déplace vers le nord et que Guadalcanal puis Tarawa tombent aux mains des Alliés, Wallis perd son importance stratégique. Les Américains entament le démontage de leurs installations. Le gros des troupes est rapatrié dans le courant de 1944 ; quelques dizaines de soldats restent jusqu’en 1946 pour liquider les stocks.

Faute de solution simple, nombre d’engins et de munitions sont tout simplement coulés dans les lacs cratères, notamment Lalolalo, ou rejetés au large. Une partie des infrastructures – en particulier la piste d’Hihifo – sera conservée, mais le tissu économique né de la présence militaire disparaît presque du jour au lendemain.

Les habitants se retrouvent sans débouchés pour la force de travail, avec des plantations de cocotiers délaissées, des cultures vivrières affaiblies, des lagons abîmés par la pêche à la dynamite. Il faut réapprendre à vivre de l’agriculture de subsistance et de la pêche, dans un contexte où l’imaginaire du salaire et de la consommation a profondément pénétré les esprits.

C’est dans ce climat de crise économique et d’instabilité politique, marqué par des successions rapides de rois à Uvea comme à Futuna, que mûrit l’idée d’un changement de statut profond vis-à-vis de la France.

De protectorat à territoire : intégrer la République sans renoncer à la coutume

À la fin des années 1950, les trois royaumes coutumiers et l’administration convergent vers la même conclusion : le régime de protectorat est devenu obsolète. La Seconde Guerre mondiale a rapproché Wallis et Futuna de Nouméa, où de nombreux insulaires commencent à émigrer pour travailler dans les mines de nickel ou les services. Le flux ne cessera de gonfler : en 1956, on compte déjà 1 200 Wallisiens et Futuniens en Nouvelle-Calédonie, et la communauté dépassera les 20 000 personnes au XXIᵉ siècle.

Les rois d’Uvea, d’Alo et de Sigave adressent en 1958 un mémorandum au général de Gaulle. Ils y demandent l’intégration pleine et entière du territoire dans la République, mais posent trois conditions : la préservation des lois coutumières, la reconnaissance de la chefferie et le maintien d’un rôle central pour l’Église catholique, notamment dans l’éducation.

94

Pourcentage des votants ayant approuvé le changement de statut lors du référendum du 27 décembre 1959.

Une assemblée provisoire est mise en place en février 1960, le temps que le Parlement légifère. Le 29 juillet 1961, la loi n° 61‑814 fait officiellement du pays Wallis et Futuna un territoire d’outre-mer (TOM) de la République française. Le protectorat disparaît, la tutelle de la Nouvelle-Calédonie est levée ; l’archipel devient une entité administrative autonome au sein de l’ensemble français.

Un statut hybride : nation française, coutume polynésienne

La loi de 1961 est un texte clé pour comprendre la singularité institutionnelle de Wallis et Futuna. Elle confère la nationalité française à tous les habitants, mais elle entérine aussi un principe de « statut personnel » coutumier pour les personnes originaires du territoire. Concrètement, cela signifie qu’en matière de droit civil non pénal – notamment pour la terre et certains aspects du droit de la famille –, les règles coutumières, appliquées par les rois et leurs chefs, continuent de prévaloir.

Astuce :

Le texte reconnaît explicitement l’existence des trois royaumes coutumiers – Uvea, Alo et Sigave – en tant qu’autorités locales. Leurs monarques sont intégrés à l’architecture politique en devenant membres de droit du Conseil du territoire, une instance consultative aux côtés de l’administrateur supérieur nommé par Paris. En matière de justice pénale, celle-ci relève du tribunal de première instance de Mata-Utu, qui est rattaché à la cour d’appel de Nouméa.

Ce compromis produit un système à double étage : d’un côté, une organisation républicaine classique, avec une Assemblée territoriale de 20 élus, un administrateur-supérieur, un député et un sénateur siégeant à Paris ; de l’autre, trois monarchies coutumières, chacune avec son roi (Lavelua à Uvea, Tu‘i Sigave et Tu‘i Agaifo à Futuna), ses ministres, ses chefs de districts et de villages, ses tribunaux coutumiers.

L’équilibre est délicat. Il permet aux habitants de participer aux élections présidentielles françaises, de bénéficier des dispositifs sociaux, de la monnaie du franc Pacifique, tout en conservant un mode de régulation sociale profondément polynésien, où les grandes décisions restent souvent arbitrées dans le fale fono, la maison de réunion, plutôt qu’au tribunal.

En 2003, une réforme constitutionnelle transforme les TOM en collectivités d’outre-mer (COM). Wallis et Futuna adopte ce nouveau label, sans changer de nom officiel. Le principe de « spécialité législative » s’applique : les lois votées à Paris ne s’y appliquent que si un texte le prévoit expressément, ce qui maintient une large marge d’adaptation locale.

Les monarchies coutumières à l’épreuve de la modernité

Les trois royaumes d’Uvea, d’Alo et de Sigave constituent aujourd’hui les dernières monarchies reconnues officiellement sur le sol de la République française. Leur histoire récente est marquée par des règnes souvent brefs et des crises de succession qui disent beaucoup des tensions entre coutume et droit étatique.

Le cas le plus emblématique est celui du Lavelua Tomasi Kulimoetoke II. Monté sur le trône d’Uvea en 1959, il règnera près d’un demi-siècle, un record dans l’histoire locale contemporaine. Son autorité, longtemps incontestée, sera ébranlée au tournant des années 2000 par plusieurs affaires, dont une particulièrement explosive en 2005 : son petit-fils, condamné pour homicide involontaire après un accident de la route mortel, se réfugie dans le palais royal. Le roi estime que l’affaire relève de la justice coutumière, non du tribunal français. L’administrateur et une partie des élites insulaires exigent au contraire l’exécution de la peine pénale.

Attention :

La crise oppose les loyalistes au roi et les partisans d’un État de droit renforcé, dégénérant en plusieurs mois d’affrontements de rue, de barrages et de tentatives de destitution, révélant une friction insoluble entre deux légitimités.

Tomasi Kulimoetoke II décède en 2007. Après six mois de deuil, tradition oblige, Kapeliele Faupala est intronisé Lavelua en 2008. Son règne sera lui aussi contesté, et il sera finalement déposé en 2014. En 2016, la crise atteint son paroxysme lorsque deux rois rivaux sont proclamés à trois jours d’intervalle à Uvea : Tominiko Halagahu et Patalione Kanimoa. Paris tranche en reconnaissant officiellement ce dernier comme seul souverain légitime. Dans les faits, deux administrations coutumières coexistent un temps, avant que la situation ne se stabilise autour de Patalione Kanimoa, toujours reconnu en 2023.

Bon à savoir :

À Futuna, les royaumes d’Alo et de Sigave connaissent des successions rapides. Récemment, Lino Leleivai a été intronisé roi d’Alo et Eufenio Takala est devenu roi de Sigave. Ces cérémonies, auxquelles a assisté le président français François Hollande, illustrent la cohabitation entre les monarchies polynésiennes et la République française.

Les rois, issus des familles nobles (‘aliki), perçoivent une indemnité mensuelle de l’État, tout en restant au cœur du système coutumier. Ils président les conseils de districts, administrent la justice non pénale, arbitrent les litiges fonciers, organisent les grands rituels comme les katoaga, ces fêtes cérémonielles où se distribuent cochons, ignames et nattes. Leur légitimité repose autant sur la tradition orale (talatupu‘a) que sur les textes de 1871 et de 1961 qui ont gravé leur rôle dans le marbre.

Un territoire français ancré dans le Pacifique

Depuis son changement de statut, l’histoire du pays Wallis et Futuna se lit aussi dans son rapport au monde extérieur. Éloigné de plus de 16 000 kilomètres de la métropole, l’archipel a cependant consolidé ses liens avec la région océanienne. Membre permanent de la Communauté du Pacifique, associé à l’Union européenne en tant que pays et territoire d’outre-mer, il est devenu membre associé du Forum des îles du Pacifique en 2018, preuve de son insertion diplomatique régionale.

22500

Nombre de personnes se déclarant d’origine wallisienne ou futunienne en Nouvelle-Calédonie selon le recensement de 2019.

Pour rendre compte de ces dynamiques, on peut comparer l’évolution de la population sur le territoire sur une cinquantaine d’années.

Évolution de la population de Wallis et Futuna

Année du recensementPopulation totale
19698 546
19769 192
198312 408
199013 705
199614 166
200314 944
200813 484
201312 197
201811 558
202311 151

Après une phase de croissance soutenue jusqu’au début des années 2000, la courbe s’inverse nettement. Les raisons sont bien documentées : manque de débouchés économiques, attirance des salaires calédoniens, mais aussi tensions politiques internes, notamment à Wallis, qui ont encouragé de nombreuses familles à partir.

Un territoire modelé par l’école et l’Église

Autre fil majeur de l’histoire récente : l’éducation. Dès le XIXᵉ siècle, ce sont les missionnaires catholiques qui fondent les premières écoles et le premier petit séminaire. Ils y enseignent le catéchisme, la lecture et l’écriture, d’abord en langues locales, puis progressivement en français.

En 1969, huit ans après la loi de statut, l’État français confie par convention l’intégralité de l’enseignement primaire au diocèse de Wallis et Futuna. Pendant plus d’un demi-siècle, jusqu’en 2025, ce sont donc les structures catholiques qui gèrent écoles, enseignants et programmes du primaire, financés pour l’essentiel par la République mais pilotés pastoralement par l’évêque. Le catéchisme est enseigné à l’école, en marge du principe de laïcité pourtant en vigueur ailleurs dans l’espace français.

18

Nombre total d’écoles primaires dans les îles de Wallis et Futuna, réparties entre 12 à Wallis et 6 à Futuna.

Ce modèle d’« école catholique d’État » prend fin en 2025, lorsque la gestion du primaire est transférée à un vice-rectorat. Le diocèse se retire officiellement, même si l’influence de l’Église demeure profonde dans la vie quotidienne.

Une empreinte religieuse omniprésente

Avec un taux de population catholique proche de 99 %, le pays Wallis et Futuna est l’un des territoires les plus homogènes religieusement au monde. L’archipel compte plusieurs dizaines d’églises et de chapelles, construites en pierre volcanique, souvent très colorées, qui dominent chaque village. La cathédrale de Mata-Utu, sur Uvea, et la basilique Saint-Pierre-Chanel de Poi, à Futuna, structurent la géographie spirituelle locale.

Bon à savoir :

Les grandes fêtes religieuses (Pâques, Noël, Saint Pierre Chanel) associent liturgie catholique et traditions locales. Après la messe, une cérémonie du kava (boisson rituelle) et un katoaga ont lieu. Des échanges codés de cochons, ignames, nattes et cadeaux en argent réaffirment les hiérarchies sociales et célèbrent la communauté.

L’histoire de la Seconde Guerre mondiale s’est, elle aussi, inscrite dans ce registre. Des chants composés à l’époque racontent encore aujourd’hui, pour qui sait les écouter, le débarquement de 1942, la libération de Paris ou les bombardements atomiques en Asie. À Futuna, ce sont les veillées oratoires (tauasu) qui perpétuent la mémoire des années noires.

Une histoire aussi environnementale

L’histoire de Wallis et Futuna, c’est enfin celle d’un environnement soumis aux pressions conjuguées de la modernisation, de la déforestation et du changement climatique. Dès l’époque pré‑européenne, les habitants ont façonné les paysages en plantant tarodières, champs d’ignames et cocoteraies. La période coloniale, puis l’entrée au sein de la République, ont introduit de nouveaux usages – scieries, routes, extraction de sable pour le bâtiment – qui accentuent l’érosion, en particulier sur Futuna, montagneuse et vulnérable.

Attention :

L’utilisation prolongée du bois comme combustible a fortement réduit les forêts originelles. Aujourd’hui, la majorité des plantes vasculaires endémiques sont en danger de disparition, selon les scientifiques. Cette pression sur la biodiversité est aggravée par l’augmentation de la fréquence des cyclones tropicaux, même hors saison, comme l’a montré le cyclone Ella en 2017.

La montée du niveau de la mer et l’extraction de sable pour la construction accélèrent l’érosion côtière, au point que certaines localités envisagent déjà des relocalisations plus à l’intérieur des terres. En mer, la question des ressources halieutiques devient cruciale : en 2022, la pêche de subsistance représente encore 70 % des captures à Wallis et 92 % à Futuna, mais la pression sur le lagon s’accroît, poussant les autorités coutumières à réglementer les prélèvements et à promouvoir la pêche hauturière.

Bon à savoir :

Face aux projets miniers, les autorités locales refusent l’exploitation des nodules polymétalliques pour préserver la souveraineté et l’environnement marin. Des initiatives émergent, comme la création de zones marines protégées, le suivi scientifique des coraux et l’éducation des jeunes générations, intégrant une dimension écologique à l’histoire du territoire.

Des infrastructures tardives, une modernité sélective

Si la guerre a servi de catalyseur pour la première grande vague d’infrastructures à Wallis, la généralisation de l’équipement du territoire ne remonte qu’aux années 1980. L’électrification, par exemple, n’est installée qu’en 1987, essentiellement grâce à des groupes électrogènes alimentés en carburant importé. Les routes restent en grande partie en terre : environ 100 kilomètres à Wallis, dont seulement une petite fraction bitumée, et une vingtaine de kilomètres à Futuna, sans revêtement.

L’accès à l’internet suit lui aussi un parcours tardif. Pendant longtemps, seuls quelques centaines d’abonnés bénéficient d’une connexion lente via satellite. Il faut attendre le raccordement au câble sous-marin TUI-SAMOA pour que le débit s’améliore. Le lancement du premier réseau mobile, Manuia, n’intervient qu’en 2015, faisant de Wallis et Futuna le dernier territoire français à se doter d’une téléphonie mobile. Dans les années 2020, de nombreux habitants investissent directement dans des kits Starlink, solution individuelle pour pallier les limites d’un réseau insulaire encore fragile.

Aujourd’hui, l’histoire matérielle de l’archipel s’écrit aussi dans la transition énergétique. Après les carburants fossiles, quatre centrales photovoltaïques ont été installées en 2023 sur Wallis (Lavegahau, Falaleu, Vaitupu) et à Futuna (Mamati), avec l’objectif de porter la part des renouvelables à 50 % d’ici 2029. Une nouvelle phase de travaux est programmée pour 2026, prolongeant la lente sortie de la dépendance au diesel.

Pour mesurer l’ampleur de ces changements, quelques repères chiffrés peuvent être utiles.

Quelques repères chronologiques et structurels

ÉlémentDonnée principale
Superficie terrestre totale142,42 km²
Îles principalesUvea (Wallis), Futuna, Alofi
Distance Wallis–FutunaEnviron 260 km
Statut depuis 2003Collectivité d’outre-mer de la République française
CapitaleMata-Utu (Uvea)
Population 200314 944
Population 202311 151
Religion majoritaireCatholicisme (≈ 99 % de la population)
Langues principaleswallisien, futunien, français
Assemblée territoriale20 membres élus pour 5 ans
Nombre de royaumes coutumiers3 (Uvea, Alo, Sigave)
Première électricité généralisée1987
Première couverture mobile2015 (réseau Manuia)
Transform. en COM28 mars 2003

Une histoire racontée aussi par les arts et les sports

Parce que l’histoire de Wallis et Futuna ne se réduit pas aux textes de loi, elle s’exprime aussi par la danse, la musique, le sport et la création contemporaine. Depuis les années 1940, les chants traditionnels servent de chroniques des événements – guerres, catastrophes naturelles, grandes cérémonies. En 1943, un premier film en couleur 16 mm immortalise les danses de Wallis, aujourd’hui conservé par l’Association du musée d’Uvea à Mata-Utu, qui rassemble par ailleurs uniformes, photos et objets liés à la présence américaine.

Bon à savoir :

Les grandes fêtes sont rythmées par des compétitions de danses comme le Soamako, le Niutao, le Kailao et l’Eke. Chaque représentation donne lieu à des paroles originales, créant des archives orales. Le Hua lau, un chant polyphonique a capella interprété par des groupes appelés Lau, mélange esthétique polynésienne et influences religieuses.

Au XXIᵉ siècle, cette créativité se manifeste aussi dans l’audiovisuel. En 2015, le premier épisode de la série Foha Tau (« Fils de la guerre ») est tourné en wallisien par la société Cinemata, puis diffusé sur les chaînes publiques françaises. En 2016, le film Mercenaire de Sacha Wolff, partiellement dialogué en wallisien, suit le parcours d’un jeune rugbyman originaire de l’archipel vers les clubs professionnels métropolitains, reflet d’un autre pan de l’histoire contemporaine.

Exemple :

Le rugby, l’athlétisme, le volley et le lancer de javelot sont devenus des moyens de valorisation pour l’archipel. Des athlètes comme Jean-Paul Lakafia, recordman français du javelot dans les années 1980, et le para-athlète Tony Falelavaki ont illustré cette dynamique. De nombreux rugbymen wallisiens et futuniens ont intégré le professionnalisme et l’équipe de France. Les Jeux du Pacifique, organisés en version mini par le territoire en 2013, constituent également une scène régionale importante pour sa visibilité.

Dans cette histoire en mouvement, le sport devient souvent une voie d’ascension sociale pour des jeunes nés dans un territoire où l’économie demeure largement tournée vers l’agriculture vivrière et la fonction publique.

Un récit inachevé

L’histoire du pays Wallis et Futuna n’est ni celle d’une colonie « classique » ni celle d’un royaume polynésien resté à l’écart du monde. Elle est faite de compromis successifs, de continuités étonnantes – la persistance de trois monarchies, le poids de l’Église catholique, le rôle des katoaga – et de ruptures brutales, comme la parenthèse américaine ou la transition rapide vers le statut de territoire français.

En moins de deux siècles, l’archipel a glissé d’un univers régulé exclusivement par les coutumes et les alliances inter-îles à un espace de la République, avec carte d’électeur française, députés, sénateurs et connexion fibre. Mais dans la maison de réunion, lors des cérémonies de kava, sous les voûtes des petites églises de basalte, les paroles des anciens et les gestes des chefs continuent de tisser un autre temps, celui de la mémoire longue des Lapita, des Tongiens, des Samoans et des rois successifs.

Ce double ancrage, à la fois au centre symbolique du monde polynésien et à la marge géographique de la France, fait de Wallis et Futuna un laboratoire discret où se joue, au quotidien, la question de savoir comment un peuple peut embrasser la modernité, le droit écrit et les défis globaux sans renoncer à ce qui, depuis des siècles, fait le cœur de son identité.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale en s’installant à Wallis et Futuna afin d’optimiser sa charge imposable, diversifier ses investissements et maintenir un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement global (conseil fiscal, formalités administratives, organisation de la délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après étude d’autres options (Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie a retenu Wallis et Futuna pour son régime fiscal spécifique d’outre‑mer (faible pression fiscale locale, possibilité de réduction d’imposition métropolitaine, absence d’ISF), combinant coût de vie modéré, environnement francophone et cadre juridique français. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, plus‑values latentes), démarches de résidence et logement, coordination avec CPAM/CNAS, transfert des relations bancaires, plan de rupture des liens fiscaux métropolitains, mise en relation avec un réseau local (avocat, notaire, administration) et restructuration patrimoniale pour maîtriser les risques de double imposition et de contrôles fiscaux français.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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