Expatrier son animal de compagnie à Wallis et Futuna : mode d’emploi complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer à Wallis et Futuna avec son chien ou son chat ne s’improvise pas. Le territoire est officiellement indemne de rage et très protégé sur le plan sanitaire, ce qui impose un parcours d’importation long, strict et parfois déroutant pour les propriétaires. Entre les exigences de la Nouvelle-Calédonie, la quarantaine obligatoire, les certificats vétérinaires et les formalités locales, il faut compter au minimum cinq mois de préparation avant que votre compagnon ne puisse vous rejoindre à Wallis et Futuna.

Attention :

Ce guide détaille les démarches, contraintes et points de vigilance pour mener à bien votre projet, en préservant la santé de votre animal et celle de la faune locale de l’archipel.

Comprendre le contexte sanitaire et géographique

Wallis et Futuna est une collectivité d’outre-mer française isolée au cœur du Pacifique, composée de Wallis (Uvea), Futuna et de l’île inhabitée d’Alofi. La population humaine est modeste, l’environnement encore préservé, et la plupart des productions agricoles sont destinées à l’autoconsommation. Cette configuration explique le niveau de protection très élevé contre les maladies animales importées.

Bon à savoir :

Les études sanitaires confirment l’absence de rage et de grandes épizooties de catégorie A (OIE) sur le territoire. Cependant, certaines maladies sont présentes : chez les chiens (Ehrlichia canis transmise par la tique Rhipicephalus sanguineus, et le parvovirus canin) et chez les porcs (leptospirose et trichinose). La préservation de ce statut sanitaire relativement favorable constitue une priorité majeure pour les services vétérinaires locaux.

C’est pour cette raison que Wallis et Futuna a calqué son dispositif sur celui de la Nouvelle-Calédonie, elle aussi classée indemne de rage, en imposant un passage obligé par Nouméa et une quarantaine stricte avant toute arrivée sur l’archipel.

Un parcours en deux temps : Nouvelle-Calédonie puis Wallis et Futuna

L’importation d’un chien ou d’un chat vers Wallis et Futuna se déroule en deux grandes séquences indissociables. La première concerne l’entrée en Nouvelle-Calédonie et la quarantaine à Païta ; la seconde gère le transfert de Nouméa vers Wallis et Futuna.

On peut résumer ce schéma général de la façon suivante :

ÉtapeLieuActeurs principauxDélai clé
1. Préparation sanitaire et dossierPays d’origineVétérinaire traitant, autorités vétérinaires nationalesCommence ≥ 5 mois avant départ
2. Importation vers Nouvelle-CalédonieNouméaDAVAR–SIVAP, DDPP, compagnie aérienneVoyage + contrôle à l’arrivée
3. QuarantainePaïta (Nouméa)Quarantaine animale Jean Vergès, SIVAP≈ 10 jours
4. Dossier Wallis et FutunaPendant la quarantaineSIVAP Wallis et Futuna (BIVAP), DAVARTraitement rapide du permis
5. Traitements finaux + certificat A & BNouméaVétérinaire privé + vétérinaire officiel DAVARDans les 3 jours avant le vol
6. Vol Nouméa → WallisNouméa / WallisCompagnie aérienne (Aircalin), services vétérinaires< 3 h de vol

À chaque étape correspond un ensemble de documents, de délais et d’exigences médicales que nous allons détailler.

Anticiper : un projet à lancer au moins cinq mois avant le départ

Les autorités recommandent d’entamer les démarches au minimum cinq mois avant la date envisagée de voyage de l’animal. Ce délai s’explique par plusieurs facteurs combinés : délai entre la vaccination antirabique et la prise de sang pour la sérologie, temps d’analyse en laboratoire, obtention des permis d’importation, réservations de quarantaine et de vols, puis délais imposés pour les traitements antiparasitaires finaux.

Astuce :

Le calendrier de vaccination contre la rage n’est pas une simple recommandation, mais une nécessité structurelle. Tout retard, même sur une seule étape comme la réception d’un résultat de titrage en dehors des délais prescrits, peut compromettre l’ensemble de la procédure et obliger à la recommencer partiellement ou totalement.

Étape 1 : prérequis vétérinaires pour la Nouvelle-Calédonie

L’entrée en Nouvelle-Calédonie est la clé de voûte du processus, puisque Wallis et Futuna a choisi de s’aligner sur ce protocole. Tous les animaux à destination finale de Wallis et Futuna doivent donc respecter intégralement les règles calédoniennes.

Identification : tatouage accepté, microchip fortement conseillé

Pour la Nouvelle-Calédonie, le marquage par microchip n’est pas théoriquement obligatoire : un tatouage lisible est accepté. Toutefois, de nombreux pays de départ imposent désormais l’identification par transpondeur ISO 11784/11785 à 15 chiffres, et cette solution reste la plus sûre pour la lisibilité internationale des documents.

Il est donc raisonnable, surtout en cas de transits ou de retour ultérieur vers l’Union européenne, de faire poser un microchip conforme. Le numéro doit figurer sur l’ensemble des certificats, résultats de tests et permis.

Vaccinations obligatoires pour chiens et chats

Les protocoles vaccinaux exigés sont précis. Pour les chiens, les autorités imposent la protection contre la rage, mais aussi contre un ensemble complet de maladies canines.

EspèceVaccins exigés (Nouvelle-Calédonie)
ChienRage, Maladie de Carré, Hépatite de Rubarth, Parvovirose, Parainfluenza, Bordetella bronchiseptica (toux de chenil)
ChatRage, Coryza (Calicivirus + Rhinotrachéite virale), Panleucopénie infectieuse, Chlamydia

Les rappels doivent être en cours de validité au moment de l’entrée en Nouvelle-Calédonie et ne pas expirer dans les 30 jours suivant l’arrivée.

Sérologie antirabique : un pivot du dossier

Même si la rage est absente de Wallis et Futuna comme de Nouvelle-Calédonie, un titrage d’anticorps antirabiques est imposé pour les animaux provenant de pays non classés indemnes. Le prélèvement doit être réalisé plus de trois mois avant la date de transport, mais moins d’un an avant l’entrée.

Attention :

L’analyse sanguine (test FAVN) doit être effectuée par un laboratoire habilité et dans les délais stricts imposés. Un test réalisé en dehors des fenêtres réglementaires peut invalider le dossier d’importation, ce qui souligne l’importance d’établir un rétroplanning précis avec votre vétérinaire.

Traitements antiparasitaires et dépistages

La prophylaxie contre les parasites internes et externes se déroule en deux temps, avec des obligations supplémentaires pour les chiens.

Dans les 30 jours précédant le vol vers Nouméa, une première série de traitements est administrée contre les parasites internes (nématodes, cestodes) et externes (puces, tiques). Pour les chiens, on ajoute une batterie de tests de dépistage :

Ehrlichiose canine

Brucellose canine

Leptospirose (si le chien n’est pas vacciné)

Leishmaniose

Babésiose canine et Babesia gibsoni

Puis, dans les quatre jours précédant le départ, une seconde série de traitements antiparasitaires est réalisée. C’est également dans ce créneau que le vétérinaire finalise le Certificat vétérinaire pour importation en Nouvelle-Calédonie.

Certificat vétérinaire et validation par la DDPP

Le « Certificat vétérinaire pour importation » est d’abord complété par le vétérinaire traitant, puis visé par l’autorité vétérinaire officielle du pays d’origine (en France, la DDPP – Direction départementale de la protection des populations). Cette validation officielle est indispensable pour donner une valeur réglementaire au document.

Attention :

Sans ce tampon, l’animal pourra être refoulé, placé en quarantaine prolongée ou soumis à des mesures coûteuses, voire radicales, à son arrivée.

Le jour du départ : caisse homologuée et scellement officiel

Outre la conformité des papiers, le transport physique de l’animal obéit aux normes de l’IATA (Association internationale du transport aérien). La cage doit offrir suffisamment d’espace pour que l’animal puisse se tenir debout, se retourner et s’allonger, avec une ventilation adéquate.

Le jour du départ, un vétérinaire agréé scelle la cage et reporte le numéro de scellé sur le certificat vétérinaire. Ce détail formalise la chaîne de sécurité sanitaire : l’animal qui arrive dans la zone de quarantaine est précisément celui qui a été contrôlé et vacciné.

Le trajet jusqu’à Nouméa peut durer une vingtaine d’heures, avec d’éventuelles escales. Une consultation préalable avec un vétérinaire est recommandée pour évaluer la gestion du stress, de l’hydratation et, si nécessaire, l’intérêt ou non d’un sédatif léger, toujours sous strict encadrement médical.

Étape 2 : la quarantaine obligatoire en Nouvelle-Calédonie

Tous les animaux à destination de Wallis et Futuna passent par la quarantaine animale « Jean Vergès » de Païta, près de Nouméa. Ce séjour est d’environ dix jours. Même un animal originaire d’un pays indemne de rage et parfaitement vacciné n’y échappe : c’est une obligation systématique.

Bon à savoir :

La quarantaine sert à observer l’animal après le voyage, vérifier l’absence de maladies contagieuses, contrôler à nouveau ses documents et préparer sereinement la suite de la procédure vers Wallis et Futuna.

Pendant cette période, il est important de rester joignable et de finaliser en parallèle le futur permis d’importation wallisien.

Étape 3 : préparer l’entrée à Wallis et Futuna pendant la quarantaine

Alors que votre compagnon est en observation à Païta, vous devez enclencher les démarches propres à Wallis et Futuna. Celles-ci sont gérées par le SIVAP local, souvent désigné sous l’acronyme BIVAP pour la partie biosécurité.

Demande de permis d’importation auprès du SIVAP de Wallis et Futuna

La première pièce indispensable est le permis d’importation délivré par le SIVAP de Wallis et Futuna. La demande s’effectue en transmettant un formulaire spécifique, daté (version du 06/09/2019), à l’adresse électronique dédiée :

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers Wallis et Futuna pour alléger sa pression fiscale, diversifier ses investissements et conserver un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après étude de plusieurs destinations (Grèce, Chypre, Maurice, autres DOM‑TOM), la stratégie retenue a consisté à cibler Wallis et Futuna, territoire français d’outre‑mer sans impôt sur le revenu local, avec coût de la vie plus faible qu’en métropole et maintien de la protection sociale française adaptée à l’outre‑mer. La mission a inclus : audit pré‑expatriation (exit tax, conventions fiscales), organisation de l’installation (titre de séjour non requis, démarches spécifiques au territoire), plan de rupture des liens fiscaux avec la métropole (183 jours/an, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat, notaire coutumier, administratif) et optimisation patrimoniale (placements, immobilier local ou international, transmission sous droit français adapté).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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