S’installer à Wallis et Futuna en tant qu’expatrié : le guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer à Wallis et Futuna, c’est à la fois entrer dans la République française et débarquer dans un archipel polynésien à des milliers de kilomètres de l’Europe. Un territoire minuscule perdu au milieu du Pacifique, encore largement préservé du tourisme de masse, où la coutume régit le quotidien et où l’on tutoie très vite la communauté entière. Pour un expatrié, l’expérience peut être exceptionnelle… à condition de bien connaître le terrain avant de faire ses valises.

Bon à savoir :

Ce guide couvre les aspects essentiels pour un projet d’expatriation dans cet archipel isolé : le cadre administratif, le coût de la vie, le logement, la santé, la scolarité, le travail, la vie sociale, ainsi que les contraintes logistiques spécifiques à ce territoire.

Comprendre le territoire : une petite Polynésie française

Wallis et Futuna est une collectivité d’outre‑mer française située en Polynésie, entre les Fidji et les Samoa. Le territoire se compose de trois îles volcaniques principales – Wallis (Uvea), Futuna et Alofi – ainsi que d’une vingtaine de petits îlots. Wallis et les îles de Futuna-Hoorn sont séparées par environ 260 km d’océan, ce qui se ressent au quotidien : ce n’est pas un archipel compact, mais deux groupes insulaires distincts.

Attention :

Mata Utu (ou Mata’Utu), située sur l’île de Wallis, est la capitale du territoire. Elle concentre la majorité des services administratifs, le port principal, le centre commercial Fenuarama, l’hôpital de référence et le seul aéroport international du territoire, Hihifo.

La population tourne autour de 11 000 habitants, avec une nette majorité sur Wallis (environ 72,5 %) et le reste sur Futuna. Ethniquement, le territoire est très homogène : la société est majoritairement polynésienne, profondément catholique, et structurée autour de trois royaumes coutumiers (Uvea, Sigave et Alo). La langue française est officielle, mais dans les foyers on parle surtout le wallisien et le futunien.

L’ambiance générale est celle d’un village immense : une communauté soudée, où tout le monde connaît rapidement tout le monde. Pour un expatrié, cela signifie à la fois une intégration potentiellement rapide… et l’obligation d’accepter une certaine transparence sur sa vie quotidienne.

Climat, environnement et rythme de vie

Le climat est typiquement tropical de type « forêt humide » : chaud, humide et arrosé toute l’année. La température moyenne tourne autour de 26–27 °C. Les minimales descendent rarement sous 24 °C, et la mer reste chaude en permanence.

On distingue deux grandes saisons :

de novembre à avril, une saison chaude et très pluvieuse, qui correspond aussi à la saison des cyclones dans le Pacifique ;

– de mai à octobre, une période plus « fraîche » et un peu plus sèche, marquée par les alizés de sud‑est, généralement considérée comme la plus agréable.

Astuce :

Les précipitations annuelles sont très élevées, entre 2 500 et 3 000 mm, avec de la pluie au moins 260 jours par an. L’humidité relative moyenne avoisine les 80 %. Il est donc conseillé de bien apprécier la pluie tropicale et la végétation luxuriante, et de prévoir un logement bien ventilé pour plus de confort.

Malgré cette météo parfois intense, le cadre naturel est l’un des grands atouts du territoire : lagons éblouissants, petits motu déserts, lacs de cratère comme le célèbre Lalolalo sur Uvea, relief volcanique de Futuna, îlot d’Alofi quasi inhabité. En contrepartie, l’archipel est vulnérable au changement climatique : érosion côtière, montée du niveau de la mer, cyclones plus fréquents. Pour un expatrié, cela suppose une vraie culture du risque (cyclones, inondations) et souvent une assurance adaptée.

Exemple :

Dans certaines îles d’Océanie, comme le décrit le contenu, la vie quotidienne est paisible et tournée vers la communauté. Les habitants passent beaucoup de temps à l’extérieur, se rassemblant pour des activités nautiques, des fêtes coutumières, la messe, ou des matchs de rugby et de volley. La criminalité y est quasi inexistante. Bien qu’il n’y ait ni cinéma ni théâtre, la vie sociale et culturelle est riche, portée par de nombreuses associations, clubs sportifs et événements organisés par les communautés locales et expatriées.

Entrer et résider sur le territoire : visas, titres de séjour, formalités

Pour un Français ou un autre citoyen de l’Union européenne, l’accès à Wallis et Futuna est extrêmement simple : les règles d’entrée sont les mêmes que pour la France, l’archipel faisant pleinement partie de la République. Les ressortissants de l’UE peuvent y entrer avec leur simple carte d’identité nationale (passeport conseillé si escales internationales) et y résider, travailler ou créer une entreprise sans démarche particulière de visa.

Bon à savoir :

Pour les ressortissants de pays tiers, le visa français applicable à Wallis et Futuna n’est pas un visa Schengen par défaut. Il doit porter une mention explicite de validité pour les territoires d’outre-mer et ne permet pas automatiquement l’entrée en France métropolitaine ou dans l’espace Schengen.

On distingue notamment :

le visa de court séjour (90 jours maximum) pour tourisme, mission professionnelle brève, visite familiale ;

le visa de long séjour (plus de 90 jours) pour s’installer, travailler, étudier ou rejoindre sa famille ;

– des titres de séjour comme la carte de séjour temporaire (un an renouvelable) et la carte de résident (valable dix ans), qui permettent de travailler sans restriction.

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Durée minimale de validité, en mois, d’un visa Schengen multi-entrées délivré par la France pour pouvoir entrer à Wallis et Futuna.

Dans tous les cas, le passeport doit être valide au moins six mois après la date de départ prévue, avec suffisamment de pages libres pour les tampons d’entrée et de sortie. Pour un projet d’expatriation, il est crucial d’anticiper les délais : pour les visas de long séjour, compter entre 10 et 30 jours de traitement selon la nationalité et le lieu de dépôt.

Pour les étrangers déjà installés sur place, il est recommandé de circuler avec son document de séjour ou, à défaut, la preuve de dépôt de la demande auprès de l’administration. À l’entrée et à la sortie du territoire, ces justificatifs sont susceptibles d’être contrôlés.

Venir et se déplacer : l’éloignement, nerf de la guerre

L’accès à Wallis et Futuna se mérite. Il n’existe qu’une seule compagnie aérienne commerciale reliant l’archipel au reste du monde : Aircalin, la compagnie de Nouvelle‑Calédonie. Les vols internationaux arrivent à Hihifo (Wallis) depuis Nouméa, parfois via Nadi (Fidji). Depuis la métropole, il faut prévoir environ 30 heures de voyage, avec au moins une escale en Asie ou sur un autre hub, puis un tronçon Nouméa‑Wallis (environ trois heures de vol). Un billet aller‑retour Paris‑Wallis coûte en général autour de 2 500 € en classe économique.

Vols inter-îles Wallis-Futuna

Informations essentielles pour les déplacements aériens entre Wallis et Futuna, opérés par Aircalin.

Caractéristiques du vol

Vol d’environ 50 minutes opéré en petit appareil (type Twin Otter). Deux fréquences quotidiennes, six jours par semaine, avec des vols supplémentaires en période de pointe.

Réservation et tarifs

La réservation en ligne n’est pas toujours possible. Il est conseillé de passer par des agences locales (ex: Wallis Voyages, SB Travel). Tarif élevé : environ 400 USD pour un aller-retour.

Disponibilité

Le nombre de places est limité en raison de la taille des appareils. Une réservation anticipée est fortement recommandée.

Sur place, l’absence totale de transport public ou de taxis surprend beaucoup de nouveaux arrivants. Il n’y a ni bus, ni réseau de taxis organisé ; pour se déplacer, la voiture ou le scooter sont indispensables. On peut louer un véhicule à la journée (autour de 8 000 XPF, soit environ 70 € selon les sources), ou acheter une voiture sur place, en s’accommodant d’un parc limité et de prix élevés à cause des frais d’import.

Bon à savoir :

Il n’existe aucune desserte maritime régulière pour les passagers depuis ou vers Wallis et Futuna. Le fret est assuré par des navires cargos environ toutes les trois semaines. L’accès pour les plaisanciers est très restreint, notamment pendant la crise Covid, sauf en cas de détresse.

Pour un expatrié, cette isolation logistique signifie plusieurs choses : rareté et coût des voyages, difficulté d’évacuation en urgence, dépendance aux approvisionnements maritimes pour la nourriture, le carburant, le matériel. Des paramètres à intégrer avant de signer un contrat ou louer un logement.

Logement : trouver un toit dans un marché minuscule

L’offre de logement est limitée et très différente de ce que l’on peut connaître en métropole ou dans les grandes villes du Pacifique. On trouve surtout de petites maisons individuelles, souvent simples, parfois sans climatisation, et quelques structures hôtelières ou gîtes tenus par des familles.

Bon à savoir :

À Wallis, plusieurs types d’hébergement sont disponibles : hôtels et pensions (Auberge TANOA, gîte Océania, hôtels Fiafia, Lomipeau, Moana Hou, Ulukula), chambres chez l’habitant (ex: famille Masisi Liufau) et studios modernes près des plages (ex: Kulu’ui). À Futuna, l’offre est plus limitée, avec deux hôtels, une maison d’hôtes et quelques locations chez l’habitant.

Pour une installation de longue durée, il est courant de louer une maison ou un appartement via le bouche‑à‑oreille, les petites annonces locales ou des plateformes comme Expat.com, où il existe une rubrique « Immobilier à Wallis et Futuna ». Les budgets sont très variables, mais un exemple concret évoque un expatrié cherchant un logement à Lavegahau avec un budget de 35 000 à 60 000 XPF par mois, ce qui reste dans la fourchette basse du marché.

Les données plus globales sur les loyers montrent toutefois un niveau de prix élevé dès qu’on parle de véritables appartements « standards » :

Type de logementEmplacementLoyer mensuel moyen (XPF)Fourchette observée (XPF)
1 chambreCentre « ville »210 000130 000 – 350 000
1 chambrePériphérie / hors centre154 000110 000 – 350 000
3 chambresCentre « ville »420 000250 000 – 750 000
3 chambresPériphérie / hors centre302 500160 000 – 500 000

Ces montants reflètent un marché de niche, où l’offre moderne ou bien située (bord de lagon, proximité de Mata’Utu) se paie cher. À l’achat, le prix moyen du mètre carré est estimé autour de 42 992 XPF en centre et 26 048 XPF en dehors, mais le foncier reste souvent géré par la coutume plus que par un cadastre classique. Pour un expatrié, l’acquisition immobilière est donc juridiquement complexe et rarement la première option ; la location est très largement privilégiée.

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C’est le prix moyen en dollars pour la location d’un studio moderne à Uvea pour une nuit.

Coût de la vie : un paradis… cher

La petite taille du territoire, son isolement et sa dépendance massive aux importations renchérissent fortement la vie quotidienne. Les comparaisons disponibles montrent un coût global (loyer inclus) à peine supérieur à celui de la France métropolitaine, mais une consommation courante nettement plus chère dès qu’on exclut le loyer :

coût de la vie total (avec loyer) : environ +0,3 % par rapport à la France ;

coût de la vie hors loyer : environ +19,8 % par rapport à la France.

Les estimations en dollars

Elles donnent une idée du budget mensuel à prévoir pour les importations coûteuses comme l’alimentaire, l’électronique et l’équipement de la maison.

ProfilBudget mensuel « serré » (USD)Budget moyen (USD)Niveau « confortable » (USD)
Célibataire – avec loyer1 3352 6154 695
Célibataire – hors loyer8351 7653 395
Couple – avec loyer1 9243 7926 852
Couple – hors loyer1 4242 9425 552
Famille (2 adultes, 2 enf.) – avec loyer2 7405 3699 648
Famille – hors loyer2 0904 2647 958

Le salaire mensuel net moyen serait autour de 3 800 USD, ce qui reste en principe supérieur au coût de la vie moyen pour un célibataire, mais inférieur à celui d’un foyer avec enfants si l’on vise un niveau de confort élevé.

En pratique, les principales dépenses mensuelles peuvent se résumer ainsi (en USD) :

Poste de dépenseFourchette mensuelle indicative
Loyer résidence principale500 – 1 300
Électricité40 – 220
Eau25 – 70
Internet haut débit + TV80 – 135
Téléphone mobile avec data60 – 160
Alimentation / courses350 – 980
Produits ménagers / hygiène45 – 105
Transport (carburant, véhicule, etc.)30 – 320
Loisirs, sorties60 – 560
Santé (assurance + compléments)55 – 180 (hors évacuations)
Entretien, ménage, blanchisserie90 – 350

Pour prendre la mesure du coût de certains biens de consommation courante, on peut regarder quelques prix relevés en XPF (ou en USD) :

Coût de la vie en Nouvelle-Calédonie

Aperçu des prix moyens de produits et services courants pour évaluer le budget nécessaire.

Alimentation de base

Baguette : ~300 XPF • Lait (1L) : ~313 XPF • Œufs (douzaine) : ~637 XPF

Boissons

Bière locale (bouteille) : 350 à 500 XPF

Transport

Essence (1 litre) : environ 225 XPF

Restauration

Repas simple au restaurant : ~1 500 XPF

Services

Abonnement internet haut débit : ~27 800 XPF/mois

Les produits importés de marque internationale (vêtements, électronique, parfums, soins) sont particulièrement chers. Des estimations parlent de 150 USD pour un jean de marque, 280 USD pour des chaussures de sport « brandées », plus de 1 000 USD pour un smartphone et jusqu’à 3 000 USD pour un ordinateur portable haut de gamme.

L’archipel n’est donc pas un « bon plan » au sens financier. En revanche, certains avantages compensent : scolarité gratuite jusqu’au bac, soins et médicaments gratuits sur place, fiscalité extrêmement avantageuse pour les entreprises dont les revenus viennent de l’étranger (voir plus loin).

Banque, monnaie et système financier

La monnaie officielle est le franc Pacifique (XPF), partagé avec la Nouvelle‑Calédonie et la Polynésie française. Il est solidement arrimé à l’euro à un taux fixe d’environ 119,33 XPF pour 1 €, ce qui supprime tout risque de change pour un Européen.

Les billets existent en coupures de 500, 1 000, 5 000 et 10 000 XPF, les pièces allant de 1 à 100 XPF. Les euros ou dollars sont peu acceptés dans les commerces, et il n’y a pas de bureau de change dans les aéroports locaux. Il est donc conseillé d’arriver avec des XPF retirés ou échangés à Nouméa ou Nadi, ou de compter sur les distributeurs automatiques dès l’arrivée.

Le paysage bancaire se résume à un seul établissement : la Bank of Wallis and Futuna (BWF), filiale de BNP Paribas Nouvelle‑Calédonie. Elle dispose :

d’une agence principale à Mata’Utu, dans le centre commercial Fenuarama ;

de deux DAB sur Wallis (à l’agence et à la poste de Mata’Utu) ;

d’un DAB sur Futuna, près du bureau de poste de Leava.

Astuce :

Il est possible d’ouvrir un compte bancaire en Polynésie française, même en tant qu’étranger. Grâce à la parité fixe entre l’euro et le franc Pacifique (XPF), les retraits d’espèces sont sans frais lorsque l’on utilise une carte bancaire émise par une banque française. Cependant, de nombreux petits commerces n’acceptent pas les paiements par carte, faute de terminal. Il est donc prudent de toujours avoir un peu d’argent liquide sur soi.

Le cadre réglementaire est celui du système français : Banque de France, règles prudentielles européennes, droit de la consommation surveillé par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Pour les investisseurs, certaines activités (gestion discrétionnaire, conseil proactif) restent dans une zone grise réglementaire, et une approche très prudente est recommandée, d’autant que les autorités se montrent strictes sur les pratiques comme la « reverse solicitation ».

Des cabinets spécialisés proposent d’ailleurs un accompagnement pour ouvrir des comptes bancaires professionnels, créer des holdings ou monter des structures d’investissement, en conformité avec les normes françaises et internationales de lutte anti‑blanchiment.

Fiscalité et création d’entreprise : un régime très attractif

Wallis et Futuna applique globalement le droit fiscal français, mais avec des particularités très marquées pour les sociétés dont l’activité est tournée vers l’extérieur. Pour ce type de structures, le territoire offre un régime quasi exempt d’impôts :

0 % d’impôt sur les bénéfices ;

0 % de TVA ;

0 % d’imposition sur les dividendes distribués.

Attention :

Saint-Barthélemy offre un environnement fiscal intéressant pour les sociétés aux activités internationales, mais reste pleinement soumis au droit français et européen, avec une stricte application des règles de transparence et de lutte contre le blanchiment d’argent.

Pour créer une entreprise, la procédure suit le droit français des sociétés. L’immatriculation se fait notamment au Registre national des entreprises (RCS). Sur place, des cabinets d’expertise comptable peuvent se charger de la création et de la domiciliation, avec des tarifs à partir de 1 250 € pour la constitution, tout en fournissant parfois une assistance sur les titres de séjour ou la naturalisation en cas d’investissement significatif.

Bon à savoir :

La Chambre de commerce, d’industrie, des métiers et de l’agriculture (CCIMA) est un interlocuteur clé pour guider les démarches, identifier les secteurs porteurs et comprendre les contraintes (douanes, import, normes). Le territoire favorise l’économie numérique et le télétravail, avec un incubateur équipé de bureaux connectés prévu pour accueillir les ‘digital nomads’ et entrepreneurs en ligne.

Pour les biens destinés à une activité professionnelle, il faut cependant tenir compte de coûts d’import non négligeables : une taxe d’entrée (autour de 20 % de la valeur), des droits de douane (environ 10 %) et des frais proportionnels (2 %). Les règles phytosanitaires sont strictes pour protéger une biodiversité insulaire fragile.

Santé : soins gratuits, isolement médical

Le système de santé à Wallis et Futuna a un visage très particulier : les soins et les médicaments sont gratuits pour les résidents, financés directement par l’État via l’Agence de santé (ADS), placée sous la tutelle conjointe des ministères français de l’Outre‑mer, de la Santé et des Finances. Il n’existe pas de caisse de sécurité sociale locale : les dépenses sont couvertes par le budget national, notamment en vertu de la loi de finances de 1972.

L’archipel dispose de deux hôpitaux :

l’hôpital de Sia, sur Wallis, le plus important, situé près de la route principale à Mata’Utu, doté d’environ 49 lits (chirurgie, médecine, gynéco‑obstétrique, réanimation), d’un bloc opératoire, d’imagerie (radio, scanner, mammographie), de consultations dentaires et d’une pharmacie ;

– l’hôpital de Kaleveleve, sur Futuna, à Taoa, avec une quinzaine de lits de médecine générale, quelques places pour la gynéco‑obstétrique et un plateau technique plus modeste.

Bon à savoir :

Trois dispensaires sont répartis sur Wallis (un par district) et un sur Futuna. Le personnel, limité, comprend des médecins généralistes, hospitaliers, un radiologue, des dentistes, un pharmacien et un biologiste. Ce système permet de gérer les soins courants, les accouchements simples et la chirurgie basique. Cependant, pour les pathologies lourdes, le manque de spécialistes entraîne rapidement des évacuations sanitaires vers la Nouvelle-Calédonie, l’Australie ou la métropole.

Ces évacuations sont fréquentes et très coûteuses ; elles représentent une grosse part du budget santé. Elles sont organisées par l’ADS, qui a passé des conventions avec la Caisse nationale d’assurance‑maladie (CNAM) et l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP‑HP) pour améliorer la prise en charge des patients à Paris. Des discussions sont aussi en cours avec les structures de Nouvelle‑Calédonie afin d’optimiser ces parcours.

Bon à savoir :

Depuis l’arrivée de la fibre optique, la télémédecine s’est développée, permettant notamment des téléconsultations avec des spécialistes en France depuis 2018. Cela contribue à réduire la nécessité de certains déplacements.

Pour un expatrié, deux points essentiels :

– sur le territoire, les soins et médicaments sont gratuits ;

– dès que l’on sort de Wallis et Futuna, cette gratuité ne s’applique plus.

Il est donc vivement recommandé de souscrire une assurance santé internationale ou une complémentaire couvrant les hospitalisations et évacuations à l’étranger. Les autorités britanniques, par exemple, conseillent à leurs ressortissants de s’informer sur leurs droits de couverture à longue durée via le DWP, preuve que la question est loin d’être anecdotique.

En termes de santé publique, aucune vaccination spécifique n’est exigée pour un séjour classique, sauf fièvre jaune pour les voyageurs en provenance d’une zone à risque. En revanche, la dengue circule épisodiquement : se protéger des moustiques est indispensable. L’eau du robinet est potable sur Wallis ; sur Futuna, elle est considérée comme sûre dans certaines zones, mais la prudence s’impose après les fortes pluies (bouteilles recommandées).

Éducation et vie de famille

Pour qui s’installe avec des enfants, Wallis et Futuna offre un cadre étonnamment favorable sur le plan scolaire : la scolarité est gratuite jusqu’au baccalauréat, et le système suit les programmes français, avec un fort ancrage dans le réseau de l’Éducation nationale.

On trouve : On trouve :

– sur Wallis : 9 à 12 écoles primaires selon les comptages, quatre collèges (dont un avec section professionnelle), deux lycées (un lycée d’État général et technologique avec internat, et un lycée agricole) ;

– sur Futuna : 5 à 6 écoles primaires, deux collèges.

Bon à savoir :

Historiquement, le primaire était géré par la direction de l’enseignement catholique sous délégation de l’État. Depuis 2025, la gestion est assurée par le vice‑rectorat et les enseignants du primaire sont fonctionnaires. Au secondaire, l’encadrement est majoritairement assuré par des professeurs venus de métropole, en poste sur des contrats de deux ans, garantissant un niveau conforme aux standards nationaux.

Les langues locales (wallisien, futunien) sont intégrées : la grande majorité des habitants les parlent, lisent et écrivent, et ces langues peuvent être choisies en option pour les examens nationaux (Brevet, Baccalauréat). Pour un enfant métropolitain, c’est l’occasion de s’ouvrir à un bilinguisme original, tout en poursuivant un cursus français « classique ».

Bon à savoir :

Il n’existe pas d’université physique à Wallis et Futuna. Les jeunes poursuivent généralement leurs études à distance ou en se déplaçant en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française ou en métropole. Cependant, le dispositif « Campus connecté » (Université numérique de Wallis et Futuna) permet de suivre des cursus universitaires en ligne avec un encadrement local. Cette solution intéresse également les adultes expatriés souhaitant se former.

Pour les familles, au‑delà de l’école, le territoire présente de vrais atouts : insécurité quasi nulle, environnement naturel spectaculaire, vie associative dynamique, climat ensoleillé. En revanche, l’offre de loisirs culturels structurés (musées, spectacles, cinéma) est très réduite ; il faut aimer la vie simple, les barbecues sur le motu, les matchs de rugby et les fêtes de village plus que les multiplexes et les centres commerciaux.

Travail, emploi et télétravail

Le tissu économique local est modeste : environ 80 % de la population active vit de l’agriculture de subsistance, de la pêche et de l’élevage (porcs), les autres emplois se répartissant entre administration, santé, éducation, commerce, BTP et quelques services. Le PIB avoisine les 212 millions de dollars, avec un secteur touristique qui ne représenterait qu’environ 2 % de l’économie. Une partie importante des revenus du territoire vient de subventions de l’État français, de licences de pêche (accords avec le Japon, la Corée du Sud), des taxes à l’import et des transferts des expatriés installés en Nouvelle‑Calédonie ou en métropole.

Pour un expatrié qui souhaite trouver un poste salarié sur place, il faut être lucide : le marché est étroit. Les profils recherchés concernent surtout :

Exemple :

Dans une collectivité d’outre-mer comme Mayotte, les opportunités d’emploi se concentrent principalement dans la fonction publique (enseignants, contractuels, personnels de santé, techniciens) et les établissements médico‑sociaux (la Croix‑Rouge française, par exemple, y déploie diverses activités). On trouve également quelques postes dans des fonctions de gestion, comptabilité ou encadrement au sein d’entreprises locales ou d’administrations, ainsi que de rares postes techniques dans des secteurs comme les télécoms, l’énergie ou les infrastructures.

Des portails comme Jobijoba, des plateformes internationales d’emploi ou encore des outils comme WeXpats Job répertorient parfois des offres, mais en très petit nombre et souvent tournées vers des profils francophones de haut niveau. De façon générale, les postes publics se recrutent via les canaux habituels de l’État français et des grandes ONG.

En revanche, Wallis et Futuna commence à se positionner comme un havre pour travailleurs à distance et entrepreneurs du numérique. Plusieurs facteurs y contribuent :

Bon à savoir :

Les Samoa bénéficient d’une connexion à un câble sous-marin (Tui Samoa) depuis 2018, apportant la fibre optique, et d’un réseau mobile 4G (Manuia), complété par l’usage croissant de solutions comme Starlink. Le pays offre un environnement calme, sûr et propice à la concentration, ainsi qu’un régime fiscal ultra attractif pour les sociétés tournées vers l’international.

Les autorités locales affichent d’ailleurs leur volonté de « miser sur les outils en ligne » pour dynamiser l’économie. Un incubateur pour travailleurs mobiles est en projet, avec bureaux équipés et vue sur le lagon. Pour un freelance, un consultant, un développeur ou un patron de petite structure SaaS, l’archipel peut donc devenir un base arrière idéale, à condition d’accepter l’éloignement, le coût de la vie et la faiblesse des vols internationaux.

Déménagement, fret et douanes : acheminer sa vie au bout du monde

Organiser un déménagement vers Wallis et Futuna ne ressemble en rien à un simple Paris‑Lyon. La quasi‑totalité des biens volumineux arrive par bateau, sur des cargos qui desservent le territoire environ toutes les trois semaines. Plusieurs grands groupes de transport international (via des plateformes comme NEX, Europacco, Happy‑Post, Parcel2Go, Stackry, etc.) proposent des solutions de fret maritime ou aérien, en groupage (LCL) ou en conteneur complet (FCL), pour des biens personnels, des effets professionnels ou de la marchandise commerciale.

D’un point de vue réglementaire, les règles suivantes s’appliquent :

Attention :

Lors d’un transfert de résidence principale vers Wallis et Futuna, les effets personnels et le mobilier peuvent être exonérés de droits et taxes, sous réserve de prouver leur possession et usage antérieurs au départ. Les véhicules motorisés sont exclus de cette franchise et restent soumis aux droits de douane et taxes. Pour les biens à usage professionnel, une taxe d’entrée (environ 20%), des droits de douane (environ 10%) et des frais proportionnels (2%) sont applicables.

Tout ce qui entre sur le territoire doit être déclaré à la douane. Les règlements phytosanitaires sont stricts : l’Inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire (BIVAP) définit les conditions d’importation des plantes, semences, animaux, denrées, afin de protéger un écosystème déjà fragilisé par la déforestation et l’érosion. Certains produits (armes, matières dangereuses, marchandises périssables, etc.) sont soumis à des restrictions supplémentaires.

Bon à savoir :

Pour les petits colis, chaque transporteur a ses propres limites de poids (ex. max. 20 kg) et de dimensions (ex. max. 100 cm de longueur). Les documents sont généralement exemptés de dédouanement, tandis que les biens commerciaux et les cadeaux dépassant une certaine valeur sont soumis à inspection et taxation selon la réglementation locale.

En pratique, beaucoup d’expatriés adoptent une approche mixte : une valise et quelques colis aériens pour l’essentiel, un déménagement maritime plus volumineux si le séjour s’inscrit dans la durée, et l’achat sur place des objets volumineux non essentiels.

Communications, poste et internet

Les services postaux et télécoms sont gérés par le Service des postes et télécommunications (SPT). C’est lui qui distribue le courrier dans des boîtes postales (il n’y a aucune distribution à domicile), vend les timbres, commercialise les cartes SIM et les recharges, et fournit l’accès internet fixe.

Bon à savoir :

Pour recevoir du courrier, il est nécessaire de louer une boîte postale, disponible uniquement au bureau de poste de Mata’Utu (Wallis) ou de Leava (Futuna). L’envoi de lettres ou de colis s’effectue également au guichet de ces bureaux, car il n’existe pas de boîtes aux lettres dans les rues. Les horaires d’ouverture sont généralement matinaux : du lundi au jeudi de 7h30 à 14h30, et le vendredi de 7h30 à 13h30.

Côté téléphonie, le réseau mobile Manuia propose une couverture 4G correcte, même si elle reste parfois inégale selon les zones. Les cartes SIM ne sont vendues qu’en agence SPT ; les recharges peuvent ensuite s’acheter dans de nombreux petits commerces. Le roaming international existe pour quelques opérateurs étrangers, mais reste coûteux ; mieux vaut acheter une SIM locale dès son arrivée.

Exemple :

Pour appeler Wallis-et-Futuna depuis l’étranger, composez le 00, puis l’indicatif 681, suivi du numéro local. Pour appeler depuis Wallis-et-Futuna vers l’étranger, composez le 00, suivi de l’indicatif du pays (ex: 33 pour la France, 81 pour le Japon, 61 pour l’Australie, 64 pour la Nouvelle-Zélande, 689 pour la Polynésie française, 687 pour la Nouvelle-Calédonie), puis du numéro local.

L’architecture internet combine :

des accès fixes ADSL/fibre fournis par SPT (avec des abonnements haut débit relativement onéreux) ;

– un réseau mobile data 4G ;

– et, de plus en plus, des antennes satellites Starlink installées par les particuliers.

Pour un télétravailleur, la qualité de la connexion dépendra du choix de la technologie mais, globalement, le territoire n’est plus la « zone blanche » qu’il était jusqu’au milieu des années 2010.

Vie quotidienne, coutume et intégration

Vivre à Wallis et Futuna ne se résume pas à gérer son budget et ses démarches administratives. C’est surtout apprendre à naviguer dans une société où la coutume (AGA’IFENUA) structure profondément les relations sociales.

Les rois coutumiers, les chefs de village, les aînés de famille jouent un rôle clé dans la résolution des conflits, l’organisation des événements, la gestion du foncier. Les grandes fêtes – katoaga – s’articulent autour de la messe, de la cérémonie du kava, de discours, d’échanges de cadeaux (nattes, tapa, cochons, ignames), de danses et de chants. La participation à ces événements est un marqueur important d’intégration.

Bon à savoir :

En Polynésie, les détails vestimentaires ont une signification sociale : une fleur de tiare portée à droite ou à gauche de l’oreille indique le statut marital, les colliers de fleurs (kakala) sont un signe de bienvenue et ceux en coquillages un symbole d’adieu. Les expatriés sont souvent conviés à des repas traditionnels cuits à l’umu (four enterré), mettant à l’honneur le porc, le taro, le fruit à pain et le lait de coco.

Quelques règles de base facilitent grandement l’intégration :

demander l’autorisation avant de traverser une propriété ou d’accéder à une plage « privée » ;

– adopter une tenue respectueuse dans les villages et, a fortiori, dans les églises (les couvre‑chefs se retirent à l’intérieur) ;

rester assis et discret pendant les cérémonies de kava, où tout geste intempestif peut être interprété comme un manque de respect ;

– écouter les conseils des habitants et des responsables culturels, notamment pour les jours de fête ou les sites sacrés.

Les Wallisiens et Futuniens ont la réputation d’être particulièrement accueillants, surtout envers ceux qui témoignent de la curiosité et du respect pour leur culture. Les échanges avec des expatriés sont nombreux, les couples mixtes fréquents et généralement bien intégrés, à condition d’obtenir l’adhésion des familles.

Culture wallisienne et futunienne

Au quotidien, les commerces ouvrent très tôt (souvent dès 6 h) et ferment en milieu de journée, pour rouvrir en fin d’après‑midi jusqu’aux alentours de 19 h. Le seul centre commercial, Fenuarama, rassemble un supermarché, la banque, l’agence Aircalin, un petit musée, un salon de coiffure et d’autres boutiques.

Pour les loisirs, il faut aimer la mer : nage, snorkeling, plongée, kayak, pêche, voile sont au programme. Des balades en pirogue, des survols en ULM et des visites de motu sont possibles. Côté culture, la télévision et la radio locales (Wallis‑et‑Futuna La Première) émettent en français et en langues locales ; la presse écrite est principalement représentée par Les Nouvelles calédoniennes.

Un projet d’expatriation à bien peser

S’installer à Wallis et Futuna, ce n’est ni fuir totalement la France ni rejoindre un « État indépendant » : c’est vivre dans un coin minuscule de République française, avec le même socle juridique, la même monnaie, une partie des mêmes administrations… mais dans un décor polynésien et un univers coutumier à part.

Pour un expatrié, les principaux atouts sont clairs :

Avantages de vivre et travailler sur l’île

Découvrez les principaux atouts de ce territoire, alliant sécurité, qualité de vie et opportunités économiques.

Sécurité et cadre de vie

Sécurité très élevée avec presque aucune délinquance. Qualité de vie paisible au sein d’une communauté soudée, dans un environnement naturel d’exception idéal pour les familles et les amoureux de la mer.

Santé et éducation

Soins et médicaments gratuits sur place. Scolarité gratuite jusqu’au baccalauréat, selon les programmes français de l’Éducation nationale.

Opportunités économiques

Fiscalité d’entreprise très attractive pour les activités tournées vers l’international, offrant un environnement propice au développement des affaires.

Culture et environnement

Expériences culturelles uniques dans un cadre naturel préservé, enrichissant le quotidien des résidents.

Les contraintes le sont tout autant :

isolement extrême, voyages longs, rares et coûteux ;

coût de la vie élevé, notamment pour l’alimentaire et l’équipement ;

– marché de l’emploi local très réduit ;

– offre de loisirs « urbains » quasi inexistante (pas de cinéma, peu de spectacles) ;

– nécessité de composer avec la coutume, les autorités traditionnelles et une vie très communautaire ;

– santé spécialisée et urgence lourde dépendantes d’évacuations vers l’étranger.

Un tel projet ne s’improvise pas. Avant de franchir le pas, il est judicieux de :

Astuce :

Pour une installation réussie à Wallis et Futuna, il est crucial de : vérifier précisément son statut de séjour (visa, carte de séjour le cas échéant) ; sécuriser un revenu suffisant (contrat public, télétravail, entreprise structurée) ; se renseigner auprès de la préfecture, de la CCIMA, de l’Agence de santé et des relais de Wallis et Futuna à Nouméa, Papeete ou Paris ; préparer une assurance santé internationale pour les déplacements hors du territoire ; anticiper son déménagement et les contraintes douanières ; et, si possible, effectuer un séjour exploratoire pendant la saison « fraîche » pour tester la vie sur place.

Pour ceux qui acceptent ces contraintes, l’archipel offre en échange quelque chose que peu d’endroits peuvent encore proposer : la sensation de vivre dans une petite société protégée, au contact quotidien d’une culture polynésienne vivante, dans un cadre naturel qui reste – pour l’instant – largement préservé des foules.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale en s’installant à Wallis‑et‑Futuna pour alléger sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien fort avec la France métropolitaine. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, organisation de l’installation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs options (Polynésie, Nouvelle‑Calédonie, Andorre, Portugal), la stratégie retenue a consisté à cibler Wallis‑et‑Futuna, territoire français hors champ de nombreux prélèvements métropolitains, avec fiscalité locale modérée, coût de vie inférieur à la métropole et environnement francophone. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, conventions applicables), obtention du droit de séjour et installation, gestion CPAM / protection sociale outre‑mer, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux métropolitains (183 jours/an hors métropole, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, notaire, comptable) et intégration patrimoniale (analyse, restructuration et préparation de la transmission).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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