S’installer à Saint-Christophe-et-Niévès en tant qu’expatrié : le guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Située au cœur des Petites Antilles, la Fédération de Saint-Christophe-et-Niévès attire de plus en plus de retraités, de télétravailleurs et d’investisseurs en quête de soleil, de fiscalité douce et de tranquillité. Derrière les cartes postales de plages et de cocotiers se cache toutefois un pays bien structuré, avec ses règles d’immigration, son système de santé, ses contraintes de coût de la vie et un marché immobilier très spécifique, fortement lié au programme de citoyenneté par investissement.

Bon à savoir :

Ce guide fournit une vision d’ensemble, pratique et chiffrée, pour préparer un projet d’expatriation dans ce pays avec le moins de surprises possible.

Comprendre le pays avant de partir

Saint-Christophe-et-Niévès est une petite fédération de deux îles volcaniques : Saint-Christophe (souvent appelée Saint Kitts ou Saint Christopher) et Niévès. Le territoire total fait à peine 261 km², pour environ 50 000 habitants. La capitale, Basseterre, se trouve sur Saint-Christophe, tandis que Charlestown est la capitale de Niévès.

L’anglais est la langue officielle, et un créole anglophone local est largement utilisé au quotidien. La monnaie est le dollar des Caraïbes orientales (XCD), arrimé au dollar américain au taux d’environ 2,7 XCD pour 1 USD. Les billets en dollars américains sont largement acceptés, surtout dans les zones touristiques.

Attention :

Le climat est tropical avec des températures stables de 27 à 30 °C. Le pays est situé en zone cyclonique, la saison s’étendant de juin à novembre, avec un pic d’intensité entre août et octobre. Informations pratiques : fuseau horaire AST (UTC -4) sans heure d’été, conduite à gauche et prises électriques de type britannique (230 V, 60 Hz).

L’économie repose principalement sur le tourisme, quelques cultures agricoles (fruits, légumes, noix de coco), un peu d’industrie légère et surtout des services financiers et le programme de citoyenneté par investissement, qui attire de nombreux capitaux étrangers.

Où vivre : cartographie des quartiers appréciés des expatriés

Même sur deux petites îles, les ambiances varient fortement selon les secteurs. Un premier séjour exploratoire est vivement recommandé avant de se fixer.

Saint-Christophe : entre vie urbaine, baie animée et péninsule luxueuse

Basseterre concentre l’activité administrative, commerciale et portuaire. On y trouve la plupart des administrations, banques, services médicaux principaux, ainsi que le grand hôpital Joseph N. France. Le centre offre un mélange d’architecture coloniale et de bâtiments modernes. C’est pratique pour travailler ou entreprendre, mais plus bruyant et dense.

Exemple :

Frigate Bay, sur la côte sud-est de Saint-Christophe, est une zone prisée des expatriés. Elle combine des plages, la ‘Strip’ (une avenue animée bordée de bars et de restaurants) et une large offre de logements (appartements, condos, maisons). Elle attire particulièrement les Américains et les étudiants des universités médicales et vétérinaires, créant une ambiance très internationale.

La péninsule sud-est (souvent appelée South Peninsula ou Southeast Peninsula) est associée à un mode de vie plus exclusif : villas de haut standing, vues panoramiques sur l’océan, parcours de golf, resorts de luxe, restaurants gastronomiques. Des secteurs comme Half Moon Bay ou Half Moon Heights incarnent cette montée en gamme. Les prix suivent cette logique premium.

Sandy Point Town, sur la côte ouest de Saint-Christophe, est également citée comme un lieu où vivent de nombreux expatriés américains, avec un tissu local plus authentique et une atmosphère de petite ville.

Niévès : charme discret et douceur de vivre

Niévès est souvent décrite comme plus tranquille et préservée, avec une population plus réduite et un tourisme moins massif. Charlestown, sa petite capitale, séduit par son architecture caribéenne historique et son atmosphère communautaire.

Astuce :

Oualie Beach est idéale pour un style de vie balnéaire apaisé, privilégiant l’accès direct à la plage, le snorkeling ou le kayak plutôt que la vie nocturne animée. D’autres zones comme Pinney’s Beach ou Bath offrent une alternative combinant de belles plages, de petites boutiques et quelques établissements haut de gamme.

Pour un projet d’expatriation en famille, Niévès peut convenir à ceux qui privilégient la tranquillité et un environnement très “petite île”. Saint-Christophe, plus animée, offre en contrepartie davantage de services, commerces et établissements médicaux.

Coût de la vie : à quoi s’attendre sur place

Le niveau de vie à Saint-Christophe-et-Niévès est globalement moins élevé que dans de nombreux pays occidentaux, mais reste plus cher que dans une partie du reste des Caraïbes, notamment en raison de la forte dépendance aux importations.

Les comparaisons de coût de la vie montrent que Basseterre est, en moyenne, 57 % moins chère que Londres, environ 33 % moins chère que Toronto et 27 % moins chère qu’une ville comme Tampa en Floride, mais tout de même plus chère que des capitales de l’Est européen comme Sofia ou Bucarest. Le coût global est environ 1,17 fois la moyenne mondiale.

Pour un expatrié seul, le budget mensuel tout compris (logement, alimentation, transports, services) est souvent estimé autour de 1 300 à 1 400 USD, tandis qu’une famille de quatre personnes peut viser un budget d’environ 2 600 à 2 700 USD, hors école internationale payante.

Logement : location et achat

La location est souvent la première étape d’installation. La plupart des biens à louer sont meublés, ce qui facilite une arrivée avec peu d’affaires.

Voici quelques ordres de grandeur en dollars américains, hors charges :

Type de bienLocalisationLoyer mensuel estimatif (USD)
Appartement 1 chambreCentre-ville600 – 990
Appartement 1 chambreHors centre / hors zones expat513 – 800
Appartement 3 chambresCentre-ville744 – 3 500
Appartement 3 chambresHors centre380 – 1 550
Appartement meublé “haut de gamme” (≈ 85–90 m²)Quartiers prisés (Frigate Bay, péninsule sud)~1 460 – 1 540

Vivre légèrement en retrait des zones les plus touristiques permet de réduire sensiblement la facture. En sortant des quartiers expat, on peut trouver des logements autour de 600 à 800 USD par mois pour une petite unité agréable.

Types de biens immobiliers à l’achat

Panorama des principales catégories de biens dominantes sur le marché, souvent associées à des stratégies d’investissement spécifiques.

Villas

Biens prisés, souvent liés à une dimension d’investissement locatif touristique ou de résidence secondaire.

Condos

Appartements en copropriété, populaires pour l’investissement locatif et la gestion facilitée.

Maisons familiales

Logements traditionnels, ciblés pour l’occupation personnelle ou la location de longue durée.

Terrains

Parcelles constructibles, représentant un investissement pour un projet futur ou une plus-value.

Les prix typiques se situent autour de 4 000 à 5 000 USD par mètre carré dans les secteurs recherchés (bord de mer, centre de Basseterre, Frigate Bay), et autour de 4 000 USD en zones un peu moins prestigieuses. Un modeste pavillon de trois chambres peut coûter de l’ordre de 500 000 USD, tandis que des villas de luxe dépassent allègrement le million.

Pour acheter en tant qu’étranger hors programme de citoyenneté, un Alien Landholding License est requis : une licence d’acquisition foncière facturée 10 % de la valeur du bien. En revanche, les biens acquis via un projet approuvé de citoyenneté par investissement sont dispensés de cette licence.

Autres dépenses du quotidien

Les services de base (électricité, eau, ordures) pour un appartement d’environ 85 m² se situent généralement entre 150 et 350 USD par mois, selon l’usage de la climatisation. Une consommation très modérée (peu ou pas de clim’) peut ramener la facture électrique autour de 30 USD, tandis qu’un usage intensif de l’air conditionné peut faire grimper la note au-delà de 100 USD.

50-80

Le coût mensuel en USD d’un accès internet haut débit (8-15 Mbps) pour les expatriés et nomades numériques.

Côté alimentation, le panier de courses dépend fortement de votre propension à consommer des produits importés. En misant sur les marchés locaux (notamment le samedi) pour les fruits, légumes, œufs, poulet, riz ou produits de base, on peut limiter la facture mensuelle entre 300 et 600 USD par personne.

Quelques repères de prix en magasin :

Produit (≈)Prix indicatif (USD)
Riz blanc (1 kg)3,0 – 3,2
Pain blanc (500 g)3,2 – 4,1
Fromage local (1 kg)11 – 14
Douzaine d’œufs5,7 – 5,8
Filet de poulet (1 kg)8,8 – 12,4
Lait (1 L)3,0 – 3,3
Bière locale (0,5 L)~1,8 – 2,2
Bouteille de vin milieu de gamme9 – 15

Les sorties au restaurant restent relativement abordables : un repas simple dans un petit établissement coûte entre 10 et 20 USD, tandis qu’un dîner pour deux dans un restaurant de gamme moyenne se situe plutôt entre 60 et 80 USD. Dans des lieux très touristiques ou sur la plage, un même plat peut valoir le double du prix pratiqué dans un quartier plus local.

Les transports publics (minibus) sont bon marché : un trajet coûte environ 2 à 3 USD. Les taxis sont nombreux mais non équipés de compteurs, il faut donc négocier la course à l’avance ; un trajet de 8 km peut revenir autour de 37 USD. La liaison en ferry entre Saint-Christophe et Niévès dure environ 45 minutes et coûte entre 10 et 15 USD l’aller simple.

Fiscalité et système bancaire : un environnement attractif

Saint-Christophe-et-Niévès est souvent qualifiée de “paradis fiscal” pour les particuliers. Le cadre est particulièrement attractif pour les retraités, investisseurs et télétravailleurs internationaux.

Un régime fiscal très léger pour les personnes physiques

Pour les résidents et citoyens, il n’existe pas d’impôt sur le revenu des personnes physiques, ni sur la fortune, ni sur les successions, ni sur les plus-values. La fiscalité se concentre plutôt sur la consommation (TVA) et l’activité des entreprises locales.

La TVA standard est de 17 %, avec un taux réduit pour certains services liés au tourisme. L’impôt foncier est relativement faible : autour de 0,2 % de la valeur estimée du bien, avec parfois une franchise sur une petite tranche (environ 29 600 USD) et des exemptions partielles pour certains types de biens (agricoles, patrimoniaux).

Pour devenir résident fiscal, il faut vivre sur place au moins deux mois par an et obtenir un numéro d’identification fiscale auprès de l’Inland Revenue Department. Les sociétés établies sur place sont soumises à un impôt sur les sociétés (autour de 33 % en régime onshore).

Un secteur bancaire structuré

Le système bancaire, bien qu’à taille modeste, est jugé solide et bien encadré par la Banque centrale des Caraïbes orientales, basée à Basseterre. La fédération compte une quinzaine de banques, dont des acteurs locaux et quelques institutions internationales.

On trouve des établissements comme St. Kitts-Nevis-Anguilla National Bank, Bank of Nevis, Republic Bank (ayant repris les activités de Scotiabank), CIBC First Caribbean International Bank, ainsi que des banques internationales orientées vers la clientèle d’investisseurs et la citoyenneté par investissement, à l’image d’Hamilton Reserve Bank.

Secteur bancaire de Saint-Kitts-et-Nevis

L’ouverture d’un compte courant ou d’épargne nécessite en général un passeport valide, une seconde pièce d’identité, un justificatif de domicile récent, parfois des références bancaires et la preuve de la provenance des fonds. Les comptes peuvent être libellés en XCD, mais aussi en USD, EUR, GBP et d’autres grandes devises. Les services de banque en ligne sont largement répandus et gratuits.

Les exigences de conformité (lutte contre le blanchiment, FATCA, norme CRS) sont appliquées, ce qui implique un certain niveau de formalités documentaires, en particulier pour les non-résidents.

Immigration, résidence et citoyenneté : quelles options pour s’installer ?

Pour un séjour court, la situation est simple. Pour un projet d’expatriation à long terme, il faut en revanche choisir une voie adaptée : résidence classique, retraite, travail, études ou participation au programme de citoyenneté par investissement.

Entrer sur le territoire : eTA, visas et séjours temporaires

Pour de nombreux ressortissants (Union européenne, Royaume-Uni, Canada, États-Unis, plusieurs pays d’Amérique latine et d’Asie), l’entrée se fait sans visa pour un séjour touristique de 90 jours, sous réserve de satisfaire aux conditions générales (passeport valide, billet retour, moyens financiers, logement). Un système d’autorisation de voyage électronique (eTA) est mis en place : la demande se fait via l’application mobile “St Kitts and Nevis e-Border” ou le site officiel, contre des frais modestes.

Pour les nationalités soumises à visa, un eVisa électronique est proposé, avec des formules entrée simple (30 jours) ou entrées multiples (90 jours), facturées environ 100 USD, avec un traitement d’environ deux semaines.

Une taxe de départ d’environ 100 XCD (environ 37 USD) est perçue au moment de quitter le pays par avion.

Obtenir un statut de résident

Au-delà de trois mois, il est nécessaire de disposer d’un titre de séjour. Les autorités distinguent plusieurs niveaux de résidence.

Bon à savoir :

Un permis de résidence temporaire peut être accordé à certaines catégories de personnes, notamment les retraités, le conjoint d’un résident temporaire ou annuel, et certains enfants à charge. Les frais administratifs sont d’environ 300 USD pour une durée de six mois, ou 600 USD pour une validité d’un an.

Un permis de résidence annuel, plus souple, concerne les expatriés actifs et leurs familles et coûte environ 750 USD pour six mois ou 1 500 USD pour douze mois. Ces permis expirent chaque année au 31 décembre, et les demandes de renouvellement doivent être déposées entre octobre et décembre.

La résidence permanente est accessible, notamment, aux retraités qui achètent une maison d’une valeur minimale d’environ 350 000 USD et la conservent au moins sept ans. Les conjoints et enfants à charge de résidents permanents peuvent aussi être éligibles. Dans certains cas, le simple fait d’être propriétaire ou locataire d’un bien sur place permet d’obtenir un permis de séjour rapidement.

Travailler ou étudier sur place

Pour travailler pour un employeur local, un permis de travail est obligatoire. Les entreprises doivent en principe prouver qu’elles n’ont pas trouvé de candidat local avant de recruter un étranger. Le permis est généralement sollicité et géré par l’employeur.

Bon à savoir :

Les étudiants étrangers inscrits dans des universités locales (comme la University of Medicine and Health Sciences ou la Ross University School of Veterinary Medicine) bénéficient d’un visa étudiant d’une durée d’un an, généralement valable d’août à juillet et renouvelable. Sous certaines conditions, ils peuvent également exercer une activité rémunérée limitée.

Le conjoint d’un citoyen peut obtenir la citoyenneté par mariage après trois ans d’union, sous réserve de contrôles. Des dispositifs de regroupement familial existent également pour les conjoints, parents, enfants mineurs et parfois frères et sœurs célibataires à charge.

La citoyenneté par investissement : un levier majeur

Le programme de citoyenneté par investissement de Saint-Christophe-et-Niévès, lancé en 1984, est le plus ancien au monde. Il permet à un investisseur et à sa famille d’obtenir un passeport en échange d’une contribution économique substantielle, sans obligation de résidence physique sur place.

Les grandes options actuelles sont :

250000

Montant minimum de la contribution non remboursable au titre du SISC ou d’un projet PBO pour une demande de citoyenneté par investissement à Antigua-et-Barbuda.

Les biens achetés dans le cadre de la citoyenneté par investissement doivent être conservés pendant une durée minimale de sept ans avant d’être revendus, si l’on souhaite qu’ils conservent leur statut “qualifiant” pour un futur candidat (sous certaines conditions). En contrepartie, la citoyenneté ainsi acquise est à vie et transmissible, et le passeport offre un accès sans visa ou visa à l’arrivée à plus de 150 pays, dont le Royaume-Uni, l’espace Schengen, Hong Kong ou Singapour.

En parallèle, la naturalisation “classique” reste possible après 14 années de résidence légale.

Le programme de citoyenneté par investissement est très encadré : vérifications d’antécédents poussées, entretien obligatoire (y compris en visioconférence), contrôle de l’origine des fonds, certificats de bonne conduite, examen médical avec test de dépistage du VIH, et exclusion de certaines nationalités à risque, sauf s’il est démontré une rupture de liens et une résidence longue à l’étranger.

Santé, éducation et vie familiale : peut-on s’installer en famille ?

L’un des atouts de Saint-Christophe-et-Niévès est la possibilité de combiner douceur de vivre caribéenne et infrastructures correctes pour les familles, à condition d’anticiper.

Un système de santé à bien comprendre

Le système de santé est fortement public et centralisé. Le principal hôpital de Saint-Christophe est le Joseph N. France General Hospital à Basseterre, tandis que l’Alexandra Hospital à Charlestown est l’établissement de référence à Niévès. Au total, on compte une vingtaine de centres de santé publics et plusieurs cliniques privées.

Pour les soins courants, la qualité de prise en charge est jugée correcte, et les services de base (médecine générale, maternité, petites chirurgies, radiologie simple, analyses de laboratoire) sont disponibles. En revanche, les spécialités lourdes manquent : pas de scanner ni d’IRM sur les îles, capacité limitée en réanimation, absence de certains services de pointe (oncologie avancée, neurochirurgie, cardiologie interventionnelle). En cas de problème grave, l’évacuation vers Porto Rico, Miami ou le Canada est souvent nécessaire, avec des coûts d’évacuation qui peuvent atteindre 50 000 USD.

Astuce :

Les soins publics sont fortement subventionnés pour les citoyens et résidents légaux, et gratuits pour les moins de 18 ans et les plus de 62 ans. Les expatriés, en revanche, doivent régler l’intégralité de leurs soins, y compris à l’hôpital public. Il est donc vivement recommandé de souscrire une assurance santé privée internationale. De grands assureurs comme Allianz, Bupa ou Cigna proposent des contrats adaptés, dont le coût se situe généralement entre 200 et 400 USD par mois. Il est idéal de choisir une formule incluant une couverture pour l’évacuation sanitaire.

L’eau du robinet est globalement potable, surtout en zones urbaines, même si beaucoup de résidents privilégient l’eau filtrée ou en bouteille. La vigilance contre les moustiques est importante (risques de dengue, Zika, leptospirose), ce qui implique l’utilisation régulière de répulsifs.

Scolarité : écoles publiques, privées et internationales

L’éducation est obligatoire et gratuite de 5 à 16 ans dans le système public. Les écoles publiques suivent un programme d’inspiration britannique avec un passage par le Caribbean Examination Council (CXC). De nombreuses familles expatriées se tournent cependant vers les écoles privées et internationales, plus coûteuses mais offrant souvent des cursus américains, canadiens ou internationaux, des classes plus réduites et une palette d’activités périscolaires plus large.

Établissements de référence

Quelques établissements de référence dans le domaine

École Polytechnique

Grande école d’ingénieurs française réputée pour son excellence en sciences et technologies.

HEC Paris

École de commerce de renommée mondiale, leader dans la formation en management et finance.

Sorbonne Université

Université pluridisciplinaire prestigieuse, héritière de l’ancienne Université de Paris.

Institut Pasteur

Fondation de recherche biomédicale de renommée internationale, pionnière en microbiologie.

St. Kitts International Academy (SKI Academy), à Saint-Christophe, qui couvre de la maternelle au lycée et permet d’obtenir un diplôme secondaire de l’Ontario (Canada). Les frais de scolarité se situent, pour l’année de référence étudiée, autour de 17 000 à 20 000 XCD (soit environ 6 350 à 7 650 USD) par an selon le niveau.

– Ross Preparatory School, liée à la Ross University, propose un programme de type américain, appréciée des familles d’étudiants et de professeurs.

– Montessori Academy Nevis, à Niévès, applique la pédagogie Montessori, avec des frais annuels d’un peu plus de 10 000 XCD (environ 3 700 USD) sur la base des données disponibles.

– Nevis International Secondary School, seule école secondaire privée de Niévès, facture autour de 3 000 XCD par trimestre (environ 1 110 USD).

Pour donner un ordre de grandeur, la scolarité en école internationale primaire peut coûter de l’ordre de 3 000 à 8 500 USD par an, selon l’établissement et le statut (national ou expatrié). Les universités locales (médecine, vétérinaire, santé) attirent un public international et contribuent à la présence d’une communauté étrangère importante, notamment autour de Frigate Bay.

Travailler, entreprendre ou télétravailler

Le marché de l’emploi local est relativement restreint, et la priorité est accordée aux citoyens. Les secteurs offrant des opportunités pour les étrangers sont ceux du tourisme (hôtellerie, restauration, activités nautiques), de la construction, de l’enseignement (surtout dans les écoles internationales et les universités), et de la santé.

Attention :

La création d’entreprise est encouragée dans des secteurs comme le tourisme, la restauration, les activités sportives ou écotouristiques. Cependant, certaines activités peuvent être réservées aux nationaux. Il est impératif de se conformer aux procédures de création, incluant l’enregistrement, l’obtention des licences et le respect des réglementations sectorielles spécifiques.

Pour les travailleurs à distance, Saint-Christophe-et-Niévès offre un package très attractif : bonne connectivité internet dans les zones résidentielles, absence d’impôt sur le revenu, langue anglaise omniprésente, douceur du climat. Il n’existe pas, à ce jour, de visa spécifique “nomade numérique”, mais beaucoup de télétravailleurs utilisent un statut de résident ou, pour des périodes plus courtes, un simple séjour touristique avec eTA, en veillant à ne pas travailler pour un employeur local.

Sécurité, environnement et quotidien sur l’île

Le pays bénéficie d’une réputation de relative sécurité comparé à d’autres destinations caribéennes. Les violences graves restent rares, même si des faits divers existent. Les délits les plus fréquents concernent les vols à l’arraché, cambriolages ou pickpockets, surtout dans les zones très touristiques et certains quartiers de Basseterre la nuit.

Les précautions habituelles s’imposent : ne pas laisser d’objets de valeur dans une voiture, verrouiller portes et fenêtres, éviter de se promener seul dans des secteurs réputés “limites” en soirée.

Bon à savoir :

Les îles accordent une importance majeure à la protection de l’environnement, avec de vastes forêts tropicales, des parcs nationaux et des projets d’énergie renouvelable comme une centrale solaire. Cependant, leur vulnérabilité aux ouragans nécessite une préparation constante : équipement de volets de tempête, constitution de kits d’urgence et souscription d’une assurance habitation couvrant les catastrophes naturelles sont essentiels.

Le rythme de vie est globalement lent, souvent résumé par l’expression “island time”. Les délais administratifs peuvent surprendre les nouveaux arrivants habitués à des procédures plus rapides. Mieux vaut prévoir large pour les démarches de visa, d’installation, de raccordement ou d’importation de biens.

Logistique d’un déménagement : biens, voiture, animaux

Pour un déménagement complet, des compagnies maritimes internationales desservent le port en eau profonde de Basseterre (Port Zante). Les conteneurs de 20 ou 40 pieds mettent typiquement une à trois semaines à arriver depuis la côte Est des États-Unis, davantage depuis la côte Ouest ou l’Europe. Les coûts varient de 1 700 à plus de 4 000 USD pour la partie maritime selon la taille du conteneur, le port d’origine et la saison, auxquels s’ajoutent droits de douane, TVA, frais de manutention.

Bon à savoir :

L’importation d’un véhicule est possible par roulier (RoRo) ou conteneur. Les taxes sont élevées : droits de douane jusqu’à 45%, TVA 17%, frais de service douanier 12%, et une ‘eco-taxe’ de 1000 à 5000 XCD selon l’âge du véhicule. Il n’y a pas de limite d’âge stricte pour les voitures d’occasion, et les véhicules à conduite à droite ou gauche sont acceptés. Pour une expatriation de plusieurs années, l’achat local ou l’importation peut être plus avantageux que la location (40-80 USD/jour).

Pour les animaux de compagnie, un permis d’importation doit être obtenu auprès du service vétérinaire, et l’animal doit être identifié par puce électronique et correctement vacciné, notamment contre la rage. Un certificat de bonne santé récent est à présenter.

Vie sociale, culture et intégration dans la communauté

La population de Saint-Christophe-et-Niévès est décrite comme chaleureuse, accueillante et fière de sa culture créole, héritée d’influences africaines, européennes et caribéennes. La famille joue un rôle central dans la vie sociale, et les fêtes traditionnelles sont l’occasion d’une grande effervescence.

Le carnaval de Saint-Christophe, entre fin décembre et début janvier, mêle défilés, musique calypso et soca, danses de Moko-Jumbies (échassiers), costumes colorés. À Niévès, Culturama, autour du 1er août, célèbre l’héritage culturel local avec concerts, parades, concours. D’autres événements marquants rythment l’année : festival de musique, journées nationales, fêtes religieuses.

Bon à savoir :

La gastronomie locale met à l’honneur les produits de la mer, les épices et les plats mijotés. Les spécialités incluent le ragoût de chèvre (« goat water »), le « cook-up » (un mélange de riz, viandes et pois), ainsi que des poissons grillés, souvent accompagnés de fruits tropicaux. La culture du rhum est également bien ancrée, avec plusieurs producteurs locaux.

Les expatriés trouvent facilement des repères dans des endroits très fréquentés comme les bars de plage de la Strip à Frigate Bay, des spots comme Shipwreck Beach Bar ou Majors Bay, ou encore des restaurants populaires à Basseterre et dans les resorts. Les sites et groupes en ligne (InterNations, MeetUp, groupes Facebook) facilitent les rencontres entre nouveaux arrivants. Des opportunités de volontariat existent dans des associations caritatives, des projets de conservation de la nature ou l’organisation d’événements culturels.

Pour une bonne intégration, il est conseillé de participer à la vie locale, d’assister à des matchs de cricket, des festivals, voire d’apprendre quelques expressions de créole, ce qui est souvent très apprécié.

Préparer son projet : quelques lignes directrices

S’installer à Saint-Christophe-et-Niévès demande de bien articuler plusieurs dimensions : statut légal, budget, santé, scolarité, logement. En résumé, pour mener un projet réaliste :

Astuce :

Pour une installation réussie à Saint-Barthélemy, planifiez d’abord un séjour exploratoire en tant que visiteur pour évaluer les quartiers, les écoles, les services de santé et le coût de la vie. Ensuite, arbitrez entre location à long terme et achat, en considérant le coût de l’Alien Landholding License et les spécificités du marché immobilier tourné vers le tourisme. Choisissez la voie d’immigration adaptée : retraite avec résidence permanente via l’achat immobilier, statut de résident annuel pour télétravailleurs, permis de travail local, ou citoyenneté par investissement pour un second passeport. Prévoyez une couverture santé internationale incluant l’évacuation médicale, les infrastructures locales étant limitées pour les pathologies lourdes. Anticipez la saison des cyclones avec une assurance habitation et des mesures de préparation (volets résistants, kit d’urgence, coordination avec votre gestionnaire). Enfin, adoptez le rythme local ‘island time’ et initiez très tôt toutes les démarches administratives (visas, permis, inscriptions, importations).

Avec une préparation sérieuse et un budget adapté, Saint-Christophe-et-Niévès offre une combinaison rare : environnement tropical spectaculaire, fiscalité clémente, langue anglaise largement pratiquée, communauté expatriée structurée et multiples options d’investissement. Un cadre qui peut convenir aussi bien à des retraités en quête de calme et de soleil, qu’à des familles désireuses d’une vie plus douce ou à des entrepreneurs et travailleurs à distance à la recherche d’un base caribéenne stable et connectée.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour s’installer à Saint-Christophe-et-Niévès, optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Saint-Christophe-et-Niévès, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler Saint-Christophe-et-Niévès pour son absence d’impôt sur la fortune, sa fiscalité avantageuse sur les revenus de source étrangère et son programme de résidence par investissement (immobilier ou fonds souverain). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence via un investissement immobilier local, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, notaire) et intégration patrimoniale. Ce dispositif permet des économies fiscales significatives tout en maîtrisant les risques (contrôles français, conventions fiscales, adaptation culturelle caribéenne).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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