Voyager à Oman fascine par ses paysages de désert, de montagnes et de côte, mais déroute vite dès qu’il s’agit de transports en commun. Le pays a l’un des meilleurs réseaux routiers au monde… mais très peu de transports publics comparés à ses voisins comme les Émirats arabes unis. Comprendre ce paradoxe est essentiel pour organiser un séjour sans (ou avec peu) de voiture.
Ce guide pratique s’appuie sur les données les plus récentes pour présenter un panorama complet des bus, taxis, ferries, projets de métro et de train, avec des repères concrets sur les prix, les fréquences et le confort. Il vous permet d’optimiser vos déplacements en combinant transports publics, taxis et location de voiture selon votre budget, votre temps et votre profil de voyageur.
Un pays taillé pour la voiture, pas encore pour les transports collectifs
Oman dispose d’environ 62 000 km de routes, dont près de 30 000 km goudronnés et près de 2 000 km d’autoroutes. Le réseau est moderne, bien entretenu et régulièrement classé dans le top 10 mondial pour la qualité de ses infrastructures routières. Les grands axes comme la Muscat Expressway ou l’Al Batinah Expressway relient efficacement la capitale aux frontières avec les Émirats et aux grandes villes côtières.
Pourtant, l’offre de transports collectifs reste limitée. Les bus existent, mais le maillage et la fréquence sont insuffisants pour se déplacer exclusivement en transports publics dès qu’on sort de la capitale. Il n’y a pas de trains de passagers, ni de métro opérationnel pour l’instant, même si des projets ambitieux sont sur la table.
À Oman, l’usage massif de la voiture s’explique par deux réalités géographiques et climatiques. Le pays est vaste et peu densément peuplé, ce qui rend la voiture indispensable pour les déplacements, d’autant que le carburant y est bon marché. De plus, les fortes chaleurs rendent la marche difficile en journée. Par conséquent, la majorité de la population, Omanais et expatriés, utilise quotidiennement la voiture, et très peu ont recours aux transports en commun.
Le gouvernement a conscience de cette dépendance à la voiture et a fixé un cap avec la “Oman National Transport Strategy 2040” : augmenter la part de la mobilité publique, réduire les émissions et développer des solutions plus durables. Mais sur le terrain, pour un voyageur aujourd’hui, l’expérience reste celle d’un système “basique, peu développé et peu intuitif”.
Comprendre l’acteur clé : Mwasalat, la compagnie nationale de bus
Le cœur du transport public moderne à Oman s’appelle Mwasalat, nom commercial de l’ancienne Oman National Transport Company (ONTC). Cette entreprise publique, intégrée au groupe logistique d’État Asyad, gère :
– Les bus urbains à Muscat, Salalah et Sohar
– Les cars interurbains entre grandes villes
– Plusieurs liaisons en ferry
Le parc roulant est conséquent : plus de 100 bus urbains, une cinquantaine de grands cars, environ 320 minibus et 6 ferries. En 2023, Mwasalat a transporté 4,5 millions de passagers en bus et près de 240 000 voyageurs en ferry. Les autobus sont récents, climatisés, généralement propres, avec Wi-Fi gratuit et aménagements pour passagers à mobilité réduite sur une partie de la flotte.
Bien que le réseau de bus Mwasalat soit un service public, son volume reste modeste par rapport à la population et à la taille du territoire d’Oman. La couverture est partielle, particulièrement en dehors des grands axes routiers. Pour les voyageurs, son utilité principale se concentre sur trois types de déplacements : les trajets urbains à l’intérieur de Muscat, les liaisons entre quelques grandes villes, et certains trajets maritimes.
Un plan de développement par phases à Muscat
Les transports de Muscat font l’objet d’un plan à long terme structuré en trois étapes :
| Phase | Période | Objectifs principaux |
|---|---|---|
| 1 | 2015–2018 | Lancer des lignes de bus sur les axes majeurs, encadrer l’activité des taxis, améliorer les cheminements piétons |
| 2 | 2019–2025 | Étendre le réseau, créer des voies réservées, construire de nouvelles gares routières |
| 3 | 2026–2040 | Développer un métro à Muscat et intégrer des “water taxis” (navettes maritimes) |
Les deux premières phases sont en cours, avec une palette de lignes urbaines relativement récente et une volonté d’augmenter l’usage des bus. Le métro, lui, reste à l’état d’étude de faisabilité : les autorités rappellent qu’un solide réseau de bus doit être en place avant d’envisager un système ferré lourd.
Se déplacer en bus à Muscat : utile, économique, mais pas toujours pratique
Muscat est la seule ville d’Oman où l’on peut raisonnablement envisager d’utiliser des transports en commun de manière quotidienne sans voiture. Le réseau reste loin des standards européens, mais il progresse et rend service aux voyageurs avec du temps et un budget limité.
Réseau et lignes principales
Mwasalat exploite actuellement une douzaine de lignes dans l’aire urbaine de Muscat, soit près de 480 arrêts allant de la zone de Seeb à l’ouest jusqu’au vieux Muscat et au palais Al Alam à l’est. Les axes desservis couvrent les grands quartiers résidentiels, les centres commerciaux, le front de mer de Mutrah/Muttrah et l’aéroport.
Deux gares routières structurent ce réseau :
– Ruwi Bus Station, dans le vieux quartier commerçant de Ruwi
– Azaiba Bus Station, à l’ouest, point de départ de nombreuses liaisons interurbaines
Parmi les lignes les plus utiles pour un visiteur :
Le trajet en bus sur la ligne A1 coûte environ 500 Baisa pour relier l’aéroport de Muscat au centre-ville.
Les bus circulent en général entre 6 h et 21–22 h, avec un service réduit le vendredi et les jours fériés. Sur les axes principaux, l’intervalle annoncé varie souvent entre 15 et 30 minutes, mais les retards de 20 à 30 minutes ne sont pas rares.
Tarifs, paiement et zones
Le prix des bus urbains à Muscat dépend de la distance, mais la plupart des trajets courants se situent entre 300 et 500 Baisa (0,3–0,5 OMR), ce qui en fait le moyen de transport le moins cher du pays. Une autre source mentionne une fourchette allant jusqu’à 1 OMR, mais sur le terrain, la plupart des voyageurs évoquent des montants autour de 0,3–0,5 OMR pour un déplacement standard.
Le paiement se fait de deux façons :
Le paiement s’effectue principalement en espèces (privilégiez les petites coupures comme des billets de 1 rial, car les grosses coupures sont souvent refusées). Certains bus acceptent aussi la carte ou un portefeuille électronique, mais les terminaux peuvent être occasionnellement hors service.
Mwasalat a introduit un système de paiement numérique appelé “Sayir”, intégré à son application mobile. Le principe : vous chargez un porte-monnaie virtuel, puis vous validez votre montée et votre descente en scannant un QR code à bord. Si vous oubliez de “badger” en descendant, le tarif maximum est débité, ce qui pénalise les distraits.
Confort, sécurité et place des femmes
Les bus urbains de Muscat sont récents et climatisés, parfois même trop froids pour certains voyageurs ; prévoir un vêtement léger pour les longs trajets. Ils disposent de sièges réservés aux personnes handicapées et aux femmes, généralement à l’avant.
Pour les voyageuses seules, la règle tacite est claire : les femmes s’assoient devant, les hommes derrière. Cette séparation est respectée sans rigidité excessive, et donne un sentiment de sécurité, y compris en soirée. Les témoignages décrivent des bus globalement sûrs, avec une clientèle composée majoritairement de travailleurs expatriés (Inde, Bangladesh, Pakistan) et de quelques touristes.
Informations pratiques sur les arrêts de bus et conseils pour les voyageurs.
Certains arrêts sont matérialisés par des abris en béton caractéristiques de l’ancienne ONTC.
Les arrêts ne sont pas toujours bien indiqués sur le terrain, ce qui peut les rendre difficiles à localiser.
L’usage d’applications mobiles de transport est quasi indispensable pour planifier son trajet et localiser les arrêts.
Applications : utiles mais imparfaites
Deux outils numériques reviennent constamment :
– L’application officielle Mwasalat, qui affiche les lignes, les prochains passages, les itinéraires détaillés, le temps de marche jusqu’à l’arrêt et permet d’acheter des billets interurbains ou de recharger Sayir.
– Moovit, application internationale qui agrège les données de Mwasalat et fournit des indications en temps réel (ou quasi).
Sur le papier, l’appli Mwasalat se veut une “solution complète de mobilité”, mais les avis d’utilisateurs sont mitigés : bugs fréquents, géolocalisation parfois imprécise, billetterie en ligne capricieuse, machines de validation qui ne lisent pas toujours les QR codes. La note moyenne tourne autour de 2,1–2,2 étoiles sur les stores, malgré plus de 100 000 téléchargements.
Mieux vaut donc considérer ces applis comme des aides précieuses, mais imparfaites. Gardez toujours une marge de sécurité sur les horaires, surtout si vous devez attraper un vol ou une correspondance.
Les bus interurbains : se déplacer entre grandes villes à petit prix
Les bus interurbains sont la colonne vertébrale du transport public hors de Muscat. Ils relient les grandes villes à des tarifs imbattables, mais avec des contraintes importantes de fréquence et d’horaires.
Un réseau limité mais stratégique
Les cars de Mwasalat (blancs en général) relient notamment :
– Muscat – Nizwa
– Muscat – Sur
– Muscat – Salalah
– Muscat – Dubaï (en coopération ou concurrence avec des opérateurs privés)
– D’autres villes comme Sohar, Salalah, Khasab sont également desservies sur certaines liaisons
La fréquence est le point faible : la plupart des routes n’offrent que deux ou trois départs par jour, parfois moins. Un exemple parlant est la ligne Muscat–Nizwa : deux bus quotidiens depuis Azaiba (lignes 53 et 54), avec seulement deux retours par jour (autour de 11 h 40 et 17 h 30). Pour la ligne Muscat–Salalah, la compagnie annonce deux départs quotidiens sur une durée de trajet d’environ 13 heures.
Exemples de liaisons et temps de parcours
Quelques repères concrets pour les itinéraires les plus utilisés par les voyageurs :
| Trajet | Lignes / opérateur | Durée indicative | Observations |
|---|---|---|---|
| Muscat – Nizwa | Mwasalat 53 / 54 | ~3 h | Passage par l’aéroport, arrêt “Nizwa souq 3” proche du fort. Retards de 30–60 min signalés. |
| Muscat – Sur | Mwasalat 36 / 55 | 3–4 h selon l’itinéraire | Ligne 36 par Ruwi et la côte (après-midi), ligne 55 par l’intérieur désertique (matin). |
| Muscat – Salalah | Mwasalat 100 | ~13 h | Long trajet nocturne fréquent. Possibilité de préférer l’avion (1 h de vol). |
| Muscat – Dubaï | Route 201 Mwasalat ou opérateurs privés | ~6–8 h | 3 départs quotidiens en général, formalités frontière à Hatta. |
Les bus sont décrits comme “raisonnablement rapides et confortables”, avec climatisation, sièges inclinables et soutes à bagages. Certain·es opérateurs (notamment vers Dubaï) proposent Wi-Fi, prises USB et sièges numérotés.
Tarifs : imbattables pour un budget routard
L’un des grands atouts des bus interurbains est leur prix. Les montants donnés par les différentes sources s’accordent :
– 2 à 3 OMR pour la plupart des trajets interurbains standard
– 6 à 7,5 OMR pour la longue liaison Muscat–Salalah
– Vers Dubaï, côté émirati, les tarifs sont généralement exprimés en dirhams et varient selon l’opérateur
Comparé au taxi ou à la location de voiture, le bus est de loin le moyen le plus économique pour relier deux villes majeures. Il faut en revanche accepter de composer avec les horaires limités, les réservations obligatoires et les retards potentiels.
Réservation, documents et contraintes pratiques
Pour la plupart des lignes interurbaines Mwasalat, la procédure est stricte :
L’achat du billet s’effectue en gare ou via l’application Mwasalat. Notez que certains points de vente, comme le centre d’Azaiba à Mascate, n’acceptent souvent que les cartes bancaires (pas d’espèces). Il est obligatoire de présenter un passeport ou une carte de travail (‘labour card’) lors de l’achat. Le nombre de places étant limité, une réservation anticipée est fortement recommandée, particulièrement pour les longs trajets et les déplacements en week-end.
Un détail à connaître : certains voyageurs évoquent des difficultés à acheter un billet en ligne sans carte SIM omanaise. Il est donc plus sûr de se rendre à la gare routière pour réserver physiquement ses trajets, surtout si votre séjour est court.
Concernant les retards, mieux vaut prévoir une marge d’au moins une heure pour les correspondances importantes (vols, rendez-vous). Les grandes lignes comme Muscat–Sur semblent plus ponctuelles, alors que Muscat–Nizwa subit régulièrement des décalages de 30 à 60 minutes.
Les “baisa buses” et taxis collectifs : ultra économiques mais déroutants
En parallèle du réseau officiel opéré par Mwasalat, un système informel mais omniprésent complète l’offre de mobilité : les minibus collectifs, appelés “micros”, “baisa buses” ou parfois “collectivos”, ainsi que les taxis partagés.
Les “micros” : le transport du quotidien pour les travailleurs
Les “baisa buses” sont de petits minibus blancs et orange pouvant accueillir une quinzaine de passagers. On les voit surtout à Muscat, mais aussi dans d’autres grandes villes. Leur rôle :
– Offrir le moyen de transport le moins cher possible pour les trajets intra-urbains
– Acheminer principalement des travailleurs expatriés à bas salaire (Inde, Pakistan, Bangladesh, etc.)
Leur fonctionnement est très différent d’un bus classique :
Ces bus ne disposent généralement pas de panneaux d’itinéraire : pour connaître la destination, il faut interroger le conducteur ou les passagers. Les arrêts sont flexibles : on peut héler le bus en bord de route ou à un arrêt, et demander au conducteur pour descendre. Il n’y a pas de billet standard ; le tarif se négocie ou suit un usage local, coûtant souvent quelques centaines de baisas.
Pour un touriste, c’est à la fois exotique et complexe : barrière de la langue (hors Muscat, beaucoup de chauffeurs parlent peu ou pas anglais), absence de signalétique, logique de fonctionnement orale. C’est une option à envisager si vous avez l’habitude des transports informels et que vous voyagez avec légèreté. Sinon, les bus Mwasalat ou les taxis traditionnels seront plus simples.
Les recommandations de sécurité sont claires : les femmes doivent s’asseoir à l’avant. Dans la pratique, les témoignages ne relèvent pas d’insécurité particulière, mais mieux vaut respecter les codes sociaux locaux.
Les taxis collectifs : entre deux mondes
Les taxis à Oman sont souvent utilisés en “mode collectif” : un véhicule peut prendre plusieurs clients allant dans la même direction, chacun payant une part de la course. Ce système s’applique :
– En ville, pour des trajets courants
– Entre villes proches (par exemple Muscat–Sur, Muscat–Nizwa, Nizwa–Al Hamra ou Birkat al Mouz)
Dans les grandes villes omanaises, les taxis partagés utilisent des parkings informels comme points de rassemblement. À Muscat, un départ pour Sur se trouve près du rond-point de Wadi Adai, tandis que ceux pour Nizwa partent vers Burj Al Sahwa. À Nizwa même, un parking près de Bank Dhofar sert de point de départ pour les destinations comme Al Hamra, Bahla ou Birkat al Mouz.
Le principe est simple :
– Le prix total de la course est fixé (par exemple 4 OMR pour Nizwa–Al Hamra)
– Si le véhicule se remplit, chacun ne paie qu’une fraction (1 OMR dans l’exemple)
– Si vous voulez partir sans attendre, vous pouvez payer la totalité de la course pour “privatiser” le taxi
C’est un compromis intéressant lorsqu’il n’y a pas de bus ou que ces derniers ne correspondent pas à vos horaires. Là encore, un minimum d’arabe ou une bonne dose de patience et de communication non verbale facilitent grandement l’expérience.
Taxis et VTC : la solution la plus simple en ville
Qu’on le veuille ou non, à Muscat et dans les grandes villes omanaises, le taxi reste le moyen le plus simple et le plus flexible de se déplacer sans voiture de location, surtout si vous êtes pressé ou chargé.
Taxis “traditionnels” : orange et blancs
Les taxis officiels arborent la célèbre livrée blanche et orange. Ils sont conduits exclusivement par des Omanais, la profession étant réservée aux nationaux. On les héle dans la rue, on les trouve devant les centres commerciaux, hôtels, attractions, ou à des stations dédiées (aéroport, mosquée du Sultan Qaboos, Ruwi, Mutrah…).
Dans une partie des sources, ces taxis sont décrits comme non équipés de compteurs, ce qui impose de négocier la course à l’avance. D’autres données récentes indiquent au contraire que tous les taxis sont désormais censés utiliser un taximètre (application “Aber”), et que si le chauffeur refuse de l’activer, la course serait théoriquement gratuite pour le client. Dans la pratique, la situation varie selon les villes et les véhicules.
Sources sur les taxis au Maroc
Pour rester pragmatique :
– Demandez toujours un prix approximatif avant de monter
– Si le taxi est équipé d’un compteur, insistez pour qu’il soit mis en route
– En cas de doute, privilégiez les applis de VTC (moins de négociations, prix annoncé à l’avance)
Les ordres de grandeur des tarifs intra-muros sont les suivants :
| Type de trajet en ville | Tarif indicatif pour un local |
|---|---|
| Course courte en centre-ville | 1–2 OMR |
| Course longue dans Muscat (d’un bout à l’autre) | jusqu’à 5 OMR |
| Aéroport – centre de Muscat (taxi classique) | autour de 6 OMR, parfois plus pour les étrangers |
Les visiteurs étrangers payent souvent plus que les résidents, parfois presque le double. Discuter calmement le prix reste la norme, sans agressivité : les éclats de voix ou gestes d’énervement sont très mal perçus et peuvent être légalement répréhensibles.
Taxis d’entreprise et applis : Marhaba, Otaxi, Tasleem, Yango…
Pour limiter les négociations et bénéficier de tarifs plus transparents, les applications de type VTC se sont multipliées à Oman. Les principales :
Panorama des principales applications de VTC disponibles en Oman, avec leurs spécificités géographiques et leur popularité.
L’une des applications les plus répandues, fonctionnant dans de nombreuses villes, y compris Nizwa.
Acteur plus récent, avec une forte présence notamment dans la région de Salalah.
Souvent mentionnée pour ses tarifs compétitifs à Mascate, mais avec une couverture plus limitée hors de la capitale.
Oman Taxi, TaxiF et Careem sont d’autres options dont la disponibilité varie selon les zones.
Ces services proposent généralement :
– Prix calculé à l’avance via l’application (souvent inférieur à la négociation de rue)
– Suivi en temps réel de l’arrivée du véhicule
– Paiement en espèces ou par carte/in-app
– Possibilité de réserver des véhicules pour personnes à mobilité réduite ou avec siège enfant dans certains cas
Certains services spécialisés, comme OmanTaxi (Ubar Smart Cities), vont plus loin avec des options de course à arrêts multiples, réservation pour un proche, partage du trajet en temps réel, ou même, à terme, choix du genre du conducteur.
Les taxis réservés via une application n’ont généralement pas le droit de récupérer des clients directement aux portes des aéroports ou de certains hôtels. Les clients doivent souvent marcher quelques centaines de mètres pour les rejoindre dans une zone autorisée.
Tarifs types et structure du prix
Les tarifs exacts varient selon l’heure, la ville et le type de service (standard, “corporate”, aéroport). Les autorités publient toutefois des grilles de base, par exemple pour Muscat, Salalah ou Sohar. À titre indicatif, une structure possible de prix en journée à Muscat serait :
| Élément de la course | Muscat (exemple de grille) |
|---|---|
| Prise en charge | 1–1,5 OMR |
| Prix par km | 0,25–0,30 OMR |
| Attente (par heure) | ~4–4,5 OMR |
Des suppléments peuvent s’appliquer la nuit ou depuis certains points (aéroport, grands hôtels). En parallèle, des estimations plus basses existent pour des taxis très régulés (0,30 OMR de départ, 0,13 OMR par km), ce qui montre la diversité de l’offre selon les opérateurs.
Avant la course, n’hésitez pas à :
– Faire une estimation grossière via Google Maps (distance) et la grille indicative
– Vérifier que le prix demandé semble cohérent
– En cas de désaccord, recourir à une appli de VTC
Les autorités encouragent aussi les clients à noter la plaque et le numéro de licence, et à signaler les comportements abusifs au ministère compétent, qui met à disposition un numéro de réclamation.
Ferries et liaisons maritimes : Musandam, Masirah et au-delà
Oman, avec son littoral immense, utilise peu la mer pour le transport quotidien, mais plusieurs liaisons sont essentielles pour atteindre des régions isolées ou des îles.
Muscat – Khasab : la grande traversée vers le Musandam
La liaison la plus emblématique est le ferry rapide opéré par la National Ferries Company (NFC) entre Muscat et Khasab, capitale de l’exclave montagneuse de Musandam sur le détroit d’Ormuz. Ce service longue distance permet d’éviter un très long trajet par la route en passant par les Émirats.
Les ferries NFC sont des navires modernes et climatisés, transportant passagers et véhicules. Ils proposent différentes catégories de sièges et parfois des cabines. Comme les horaires et les tarifs sont variables, il est fortement recommandé de consulter le site officiel du transporteur et d’effectuer sa réservation à l’avance, particulièrement pour les périodes de haute saison.
D’autres lignes régionales relient par exemple Shinas à Khasab, ou encore plusieurs villages côtiers du Musandam (Lima, Dibba), facilitant l’accès à des zones quasi enclavées par la montagne.
Masirah : le ferry de Shannah à Hilf
Pour rejoindre l’île de Masirah, réputée pour ses plages sauvages, ses tortues et ses spots de kitesurf, Mwasalat exploite une liaison maritime entre le port de Shannah, sur la côte centrale, et la ville de Hilf, sur l’île.
Le trajet dure environ une heure, plusieurs rotations quotidiennes sont assurées, et les ferries peuvent transporter voitures et passagers. Là encore, la réservation en ligne n’est pas toujours fluide, et beaucoup de voyageurs achètent simplement leurs billets sur place, en prévoyant une marge horaire.
Projets de “water taxis” touristiques
Dans la perspective 2040, le ministère prévoit aussi le développement de “water taxis” dans les gouvernorats de Muscat, Musandam et Sharqiyah. L’idée n’est pas de créer un réseau de transport urbain quotidien, mais plutôt de connecter des sites touristiques par la mer, en complément des circuits en dhow (bateau traditionnel) déjà proposés pour l’observation des dauphins, les sorties snorkeling vers les îles Daymaniyat ou les croisières au coucher du soleil.
Un appel d’offres a été lancé pour ce projet, mais au moment où l’on écrit, ces services sont encore au stade préparatoire.
L’avion comme transport intérieur : rapide mais limité
Étant donné les distances importantes et la lenteur relative des bus sur certains itinéraires, l’avion reste une solution à envisager pour quelques trajets-clés à l’intérieur du pays.
Deux grandes liaisons domestiques utiles
Actuellement, le réseau domestique se résume à deux lignes principales :
– Muscat – Salalah, grande ville du sud, à la végétation luxuriante en été
– Muscat – Khasab, pour le Musandam
Le trajet aérien entre Muscat et Salalah dure environ 1h, une alternative rapide aux 10-13h de route, idéale pour les courts séjours. Les compagnies Oman Air et Salam Air opèrent sur cette ligne, avec réservation en ligne. D’autres aéroports comme Duqm ou Suhar existent, mais sont généralement moins pertinents pour le tourisme classique.
Muscat International Airport est le hub principal, capable d’accueillir jusqu’à 20 millions de passagers par an (extensible à 48 millions). Salalah International, Khasab et Duqm complètent ce dispositif.
Coût et impact sur l’itinéraire
Sur le plan financier, le billet d’avion coûte évidemment bien plus qu’un car Mwasalat, mais il peut faire gagner une journée entière dans un itinéraire où chaque jour compte. Un compromis fréquent consiste à :
– Utiliser le bus pour les trajets Muscat–Nizwa, Muscat–Sur, etc.
– Garder l’avion pour un aller simple Muscat–Salalah, puis remonter petit à petit en voiture de location ou via excursions privées
Location de voiture : l’indispensable pour explorer l’intérieur du pays
Aussi complet que soit ce guide sur les transports publics, un constat s’impose : sans voiture, une large partie des merveilles d’Oman reste difficile d’accès. Les wadi reculés, les montagnes comme Jebel Akhdar ou Jebel Shams, les dunes de Wahiba Sands ou certaines plages ne sont tout simplement pas desservis par les bus.
La location de voiture est donc souvent la solution la plus logique, voire incontournable. Les points clés à connaître :
Les grandes agences internationales (Europcar, Enterprise, Budget, Dollar, Avis, Alamo…) sont présentes à l’aéroport de Muscat et parfois à Salalah. Les prix d’appel pour une voiture standard tournent autour de 10–15 OMR par jour, et environ 35 OMR pour un 4×4. Les loueurs locaux peuvent proposer des tarifs à partir de 10 OMR, mais la qualité des véhicules peut être plus variable. Les assurances type « collision damage waiver » sont peu chères (environ 2 OMR/jour), mais il est essentiel d’en étudier attentivement les conditions. En principe, un permis de conduire national suffit, mais certaines sources recommandent un permis international, et les loueurs peuvent l’exiger en fonction de votre pays d’origine.
Pour certains sites, le 4×4 n’est pas une option mais une obligation, parfois contrôlée par la police, comme :
– Jebel Akhdar
– Jebel Shams (si vous quittez la route principale)
– Les dunes de Wahiba Sands
– Certains villages de montagne (Wakan, zones reculées près de Nizwa)
Pour de nombreux autres lieux touristiques (Bimmah Sinkhole, Wadi Shab, Sur, Ras Al Jinz, Oman Across the Ages Museum, Nizwa, Bahla, Jabreen, Wadi Bani Khalid), une voiture deux roues motrices suffit, la route étant goudronnée quasiment jusqu’au parking.
Accessibilité et voyageurs en situation de handicap
Les transports publics d’Oman ne sont pas encore pleinement inclusifs, mais la situation progresse, particulièrement à Muscat.
Bus, ferries et aéroports
Les bus Mwasalat modernes sont de plus en plus souvent équipés de rampes et de planchers bas, avec un espace réservé pour fauteuil roulant. Des taxis adaptés existent mais restent rares ; il est souvent plus simple de recourir à des sociétés privées ou de passer par un tour-opérateur spécialisé.
Les principaux aéroports (Muscat, Salalah) proposent assistance fauteuil, embarquement prioritaire et accompagnement spécifique via Oman Airports. La plupart des grands centres commerciaux disposent d’ascenseurs, de parkings réservés et de sanitaires adaptés.
Les ferries à destination de Masirah et du Musandam sont signalés comme accessibles aux personnes en fauteuil roulant, du moins dans leurs parties passagers. Il est recommandé de vérifier cette information auprès de l’opérateur avant le voyage.
Sites touristiques et limites
Dans la capitale, certains lieux comme la Grande Mosquée du Sultan Qaboos ou l’Opéra royal de Mascate disposent d’infrastructures pensées pour les personnes à mobilité réduite. En revanche, beaucoup de sites historiques ou naturels (forts anciens, wadis rocheux, dunes de sable) restent très difficiles d’accès en fauteuil ou pour les personnes ayant des difficultés motrices.
Des agences spécialisées dans le tourisme accessible commencent toutefois à proposer des circuits adaptés, avec véhicules aménagés et hébergements équipés. Si vous êtes concerné, il est fortement recommandé de préparer chaque étape en détail et de privilégier les grands axes desservis par bus ou taxi, ainsi que les hôtels adaptés.
Les grands projets à venir : train, métro, bus rapides et mobilité “verte”
Derrière le paysage actuel, Oman prépare une transformation profonde de sa mobilité. Si la plupart de ces projets ne concerneront pas directement les voyageurs des prochaines années, ils donnent une idée de la trajectoire du pays.
Un vaste réseau ferré en gestation
Oman ne possède pas encore de réseau ferroviaire national pour les passagers. Les seuls rails opérationnels transportent les touristes sur 400 mètres jusqu’à la grotte d’Al Hoota. Pourtant, les plans sont gigantesques :
C’est la longueur totale, en kilomètres, du réseau ferroviaire prévu pour relier les principales villes d’Oman et les frontières.
Le projet a connu des hauts et des bas : lancé dans le cadre du “GCC Railway” régional, il a été interrompu en 2016 après la chute du prix du pétrole, avant que Mascate ne décide de poursuivre un réseau national à son rythme. Un jalon concret a été posé avec le projet Hafeet Rail, une ligne de 238 km qui reliera le port de Sohar à Abou Dhabi via le réseau d’Etihad Rail, avec des travaux confiés en 2025 à des groupes indiens et chinois.
Métro de Muscat, BRT et bus électriques
Côté urbain, la troisième phase du plan de Muscat inclut : la modernisation des infrastructures, le développement de nouveaux espaces publics, et l’amélioration des transports en commun.
Initiatives clés pour moderniser et intégrer le réseau de transport à Oman, améliorant la connectivité et l’expérience utilisateur.
Liaison ferroviaire entre Ruwi, Mutrah, l’aéroport et Seeb pour une desserte rapide et efficace.
Déploiement d’un réseau de bus à haut niveau de service dans les grandes villes : Mascate, Salalah et Sohar.
Renforcement de la coordination entre les bus, les minibus, les transports scolaires et les parkings relais.
L’ensemble s’inscrit dans une stratégie de mobilité “verte”. Le secteur des transports représente 18 % des émissions de CO₂ du pays, dont 60 % dus aux voitures particulières. Les autorités prévoient :
– L’usage de biocarburants dans un premier temps
– Le déploiement de bus électriques pour les courtes distances (le premier bus électrique Mwasalat a été lancé à l’été 2024)
– Des expérimentations autour de l’hydrogène pour les liaisons de plus longue durée
L’objectif officiel est de porter la part des déplacements réalisés en transports publics de 5 % à 16 % et de faire des transports et de la logistique un moteur économique à l’horizon 2040.
Comment organiser concrètement ses déplacements à Oman sans se perdre
Face à cet ensemble de données, comment un visiteur peut-il s’organiser pour tirer le meilleur parti des transports en commun tout en acceptant leurs limites ?
Pour un séjour essentiellement urbain
Si votre programme se concentre sur Muscat, avec une éventuelle escapade à Nizwa, Sur ou Salalah en avion :
Pour les déplacements depuis l’aéroport de Mascate, privilégiez le bus A1, économique pour rejoindre le centre-ville. Sur place, combinez les transports selon vos besoins : bus Mwasalat, taxis traditionnels et applications de VTC (comme Otaxi ou Yango) offrent un bon rapport budget/temps. Pour les excursions vers Nizwa et Sur, consultez à l’avance les horaires limités des bus Mwasalat (environ 2 par jour) et réservez vos places. Pour un trajet vers Salalah, évaluez vos priorités : le bus de nuit (environ 13h de trajet, coût entre 6 et 7,5 OMR) est économique, tandis que l’avion (1h de vol) est nettement plus rapide mais plus onéreux.
Pour un road-trip multi-régions
Si vous souhaitez explorer montagnes, déserts et côtes :
– Louez une voiture dès l’aéroport de Muscat (2WD) et ne prenez un 4×4 que pour les segments qui l’exigent (Jebel Akhdar, Wahiba Sands, pistes de montagne).
– Utilisez éventuellement un bus interurbain pour un long tronçon monotone (Muscat–Salalah) puis récupérez une voiture sur place.
– En milieu urbain, remisez parfois la voiture à l’hôtel et privilégiez taxis ou bus pour éviter la conduite dans zones denses.
Si vous voyagez à petit budget et avec du temps
Pour limiter les coûts au maximum :
Pour les trajets longue distance, privilégiez systématiquement les bus publics, dont le coût est de 2 à 3 OMR contre des dizaines d’OMR en taxi. En milieu urbain, apprenez les principales lignes du réseau Mwasalat et utilisez les « baisa buses » lorsque vous vous sentez suffisamment à l’aise. Enfin, acceptez de marcher davantage pour rejoindre les arrêts ou les zones desservies, en planifiant vos déplacements en dehors des heures les plus chaudes de la journée.
Pour les personnes vulnérables ou en situation de handicap
– Contactez en amont des agences spécialisées capables de proposer des véhicules adaptés.
– Limitez-vous aux grandes villes, aux sites bien équipés et aux liaisons bus/ferry identifiées comme accessibles.
– Privilégiez les taxis d’entreprise et VTC, plus faciles à réserver et à encadrer qu’un réseau informel.
En conclusion : un système encore imparfait, mais en mouvement
Les transports en commun à Oman reflètent l’évolution rapide du pays : infrastructures routières de très haut niveau, mais une culture de la voiture encore dominante et un réseau public qui rattrape péniblement son retard. Pour un voyageur, cela signifie que l’on ne peut pas aborder Oman comme on aborderait l’Europe en train ou le Japon en métro : l’autonomie motorisée reste souvent la clé.
Pour autant, ignorer complètement les transports publics serait se priver :
Cette option offre des trajets à très bas coût, donne un aperçu authentique du quotidien des expatriés et des habitants locaux, et constitue une alternative plus durable que l’utilisation répétée de voitures de location.
Mwasalat, les taxis régulés et les opérateurs de ferries structurent un socle de mobilité en constante amélioration. À cela s’ajoutent les VTC, qui comblent une partie des trous dans la raquette en apportant transparence tarifaire et simplicité d’usage.
Pour voyager à Oman, il est possible de combiner plusieurs modes de transport selon les besoins : bus urbains à Muscat, cars interurbains pour les grands axes, taxis et VTC pour les trajets locaux, ferries vers certaines régions isolées, et location de voiture pour les zones hors réseau. Cette approche permet de découvrir le pays en respectant son budget et son rythme.
La décennie à venir dira si les ambitions de métro, de trains rapides et de bus à hydrogène transformeront réellement le paysage. En attendant, ce guide vous donne les cartes pour naviguer au mieux dans le système tel qu’il existe aujourd’hui, entre modernité numérique et pratiques informelles, routes flambant neuves et arrêts de bus en béton hérités d’une autre époque.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Oman, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler Oman, bénéficiant d’une fiscalité particulièrement favorable pour les non‑résidents (absence d’impôt sur le revenu des personnes physiques), d’un environnement politique stable et d’un coût de vie inférieur à celui de Paris (Mascate ~30–40 % moins cher selon le niveau de vie recherché). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence via visa de résident investisseur ou retraité, couverture santé internationale en relais de la CPAM, transfert de la résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, conseillers francophones) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire) afin de maîtriser les risques de double imposition et de contrôle fiscal français tout en maximisant les économies sur revenus, placements et transmission.
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