La sécurité à Oman : conseils pour une expatriation sereine

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer dans un pays du Golfe peut inquiéter, surtout quand on ne connaît que les gros titres sur la région. Pourtant, la réalité d’une vie d’expatrié à Oman est très différente des clichés. Le Sultanat apparaît régulièrement dans le peloton de tête des pays les plus sûrs du monde, avec un niveau de criminalité extrêmement faible, une grande stabilité politique et une population réputée pour son sens de l’accueil.

Bon à savoir :

Pour une installation sereine, il est essentiel de maîtriser les règles de conduite, les usages culturels, le droit local, le fonctionnement du système de santé, la gestion des risques routiers et climatiques, ainsi que les conditions de séjour et de travail. Une préparation complète et concrète est recommandée.

Un pays très sûr… mais à comprendre

Oman est installé sur la façade sud-est de la péninsule Arabique, entre mer d’Arabie, Golfe d’Oman, montagnes, déserts et wadis. Ce cadre spectaculaire sert de décor à un État décrit comme l’un des plus stables et paisibles du Moyen-Orient.

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L’indice de sécurité de la capitale Mascate, la classant parmi les grandes villes les plus sûres au monde.

Sur le plan politique, les données de la Banque mondiale sur la stabilité et l’absence de violence dessinent le même profil : l’indicateur « Political Stability » d’Oman est nettement positif et supérieur à la moyenne mondiale. Le régime, monarchique et très centralisé, limite fortement l’expression politique, mais le pays n’est pas traversé par des conflits internes majeurs, ni par une criminalité organisée endémique.

Cette stabilité générale se traduit dans le quotidien des expatriés : la peur des agressions, des cambriolages ou des violences urbaines est presque absente. En revanche, pour vivre sereinement, il faut intégrer trois dimensions clés souvent sous-estimées : le risque routier, la rigueur du droit pénal (surtout sur l’alcool, la drogue, la morale et les finances) et les aléas climatiques.

Criminalité, vie quotidienne et police : ce que vivent les expatriés

Du point de vue de la criminalité, les chiffres disponibles et les retours de terrain convergent. Les niveaux de vols avec violence, de braquages ou d’agressions graves sont décrits comme « extrêmement bas ». Les expatriés signalent très peu de faits de délinquance, et les rares témoignages portent surtout sur des incidents mineurs.

Attention :

La petite délinquance, bien que marginale, se concentre dans les souks et marchés très fréquentés. Elle prend principalement la forme de pickpockets ou de vols opportunistes sur objets laissés sans surveillance. Le risque d’en être victime est comparable à celui de grandes destinations touristiques, mais globalement plus faible.

Les données de perception compilées sur plusieurs années montrent : les tendances et évolutions significatives dans la manière dont les individus perçoivent diverses dimensions de leur environnement.

un niveau de préoccupation très faible concernant les cambriolages, les vols de voitures ou les agressions physiques,

un sentiment de sécurité très élevé pour marcher seul, de jour comme de nuit,

– un faible niveau perçu de violences liées à l’ethnie, la religion, le genre ou l’orientation.

Astuce :

Les ressentis positifs en matière de sécurité s’expliquent par un maillage policier dense et visible, une grande efficacité opérationnelle des forces de l’ordre et une corruption jugée limitée. La Royal Oman Police (ROP) joue un rôle central dans la sécurité intérieure, la régulation de la circulation, la gestion des visas et la réponse aux urgences. Les cas de « bakchich » ou d’extorsion policière rapportés par les expatriés sont rares, et la réputation de sérieux de la ROP est plutôt bonne.

Un point essentiel à retenir pour la sécurité personnelle : la loi est appliquée de façon stricte. Les gestes et comportements considérés comme offensants – insultes, gestes obscènes, démonstrations de colère – peuvent donner lieu à des poursuites. Cette rigueur, parfois déroutante pour des Occidentaux, contribue aussi au climat général d’ordre public.

Comprendre la culture et les codes sociaux pour rester à l’aise

La sûreté à Oman ne se résume pas à des caméras et des patrouilles. Le socle culturel y est pour beaucoup. La société omanaise est conservatrice, très marquée par l’islam (majoritairement ibadite), et profondément familiale. Les valeurs de respect, d’humilité, de retenue et d’hospitalité structurent la vie sociale.

Les expatriés sont généralement bien accueillis à condition de respecter ce cadre.

Exemple :

En Algérie, la politesse formelle est de rigueur. La salutation courante est « As-salamu alaykum », souvent suivie de questions sur la santé et la famille. Entre hommes, la poignée de main est habituelle, parfois une accolade entre proches. En revanche, dans l’espace public, tout contact physique entre hommes et femmes non apparentés ou conjoints est proscrit. Il est conseillé de ne pas tendre spontanément la main à une personne du sexe opposé et d’attendre qu’elle prenne l’initiative.

Les expatriés doivent également se familiariser avec certains codes gestuels : ne pas pointer du doigt quelqu’un, éviter de montrer la plante de ses pieds vers son interlocuteur, utiliser plutôt la main entière pour indiquer une direction. Il est aussi attendu de garder son calme : hausser la voix, invectiver un autre conducteur ou s’emporter en public peuvent conduire à de véritables ennuis judiciaires, pas seulement à un rappel à l’ordre.

Usages et Courtoisie à Oman

Conseils pour faciliter l’intégration et montrer votre respect lors d’une invitation dans un foyer omanais.

Hospitalité traditionnelle

Les invitations à domicile sont souvent accompagnées de café omanais (kahwa) et de dattes, symboles d’accueil.

Gestes de respect

Il est d’usage de retirer ses chaussures à l’entrée et d’accepter au moins un peu de ce qui est proposé.

Refus à éviter

Refuser obstinément boissons ou nourriture peut être interprété comme un signe de mécontentement.

Politesse appréciée

Apporter un petit présent, comme des douceurs ou une spécialité de votre pays, est un geste très bien vu.

Tenue vestimentaire, religion et vie privée : une prudence qui protège

Dans l’espace public, la règle générale est la modestie vestimentaire. Hommes et femmes doivent couvrir les épaules et les genoux, et éviter les vêtements moulants, transparents ou très décolletés. Les shorts très courts, les t-shirts sans manches et les tenues déchirées ou à slogans provocants passent mal, surtout en dehors des quartiers les plus cosmopolites.

Bon à savoir :

Il n’est pas obligatoire de porter le voile ou l’abaya. Il est toutefois recommandé de privilégier une tenue ample couvrant au moins les bras et les jambes jusqu’en dessous du genou, particulièrement lors de déplacements seuls ou en zones rurales. Il est utile d’avoir un foulard à portée de main pour couvrir les cheveux dans les mosquées ou les lieux très conservateurs.

Dans les hôtels balnéaires ou les piscines privées, le maillot « occidental » est accepté, mais il n’est pas toléré de se promener en bikini en dehors des espaces prévus. La nudité, même partielle (torse nu pour les hommes en dehors de la plage ou des piscines), est prohibée.

Le cadre légal renforce ce système de normes. Certaines pratiques sont explicitement interdites et sanctionnées :

l’homosexualité et les relations sexuelles entre personnes du même sexe,

la cohabitation d’un couple non marié, et le partage de chambre d’hôtel par des personnes de sexe opposé sans preuve de mariage,

– le travestissement ou les tenues assimilées à du cross-dressing,

– la production, la détention ou la diffusion de contenus pornographiques.

Pour les expatriés, le message est clair : même si certains hôtels internationaux sont moins stricts dans les faits, il est plus sûr de se comporter comme si la loi était strictement appliquée partout. Cela limite les risques de mauvaises surprises en cas de contrôle ou de litige.

Règles sur l’alcool, les drogues et le ramadan : le droit avant tout

L’alcool est autorisé, mais très encadré. Les visiteurs non musulmans peuvent en consommer dans les hôtels, bars et restaurants licenciés. Les résidents non musulmans peuvent demander un permis pour acheter de l’alcool pour une consommation privée à domicile. Mais dans tous les cas, boire en public hors lieux autorisés, être ivre dans la rue ou conduire après avoir bu constituent des délits.

Attention :

En France, le seuil légal d’alcoolémie pour conduire est de 0 g/l. Cette infraction est sévèrement sanctionnée par de fortes amendes, un retrait de permis, une peine de prison, et peut entraîner un risque de déportation pour les cas graves. De plus, les assurances peuvent refuser toute indemnisation en cas d’accident si l’alcool ou la drogue est en cause.

Les stupéfiants, même en quantités infimes, sont un sujet encore plus sensible. Le Sultanat applique une politique de tolérance zéro. La possession, l’usage ou le trafic de drogues illégales entraînent des peines très lourdes : longues années de prison, amendes, et, pour le trafic, possibilité de peine de mort. Certains médicaments contenant des opioïdes ou des dérivés de codéine, banals en Europe, sont classés comme substances contrôlées : mieux vaut entrer avec une ordonnance et les boîtes dans leur emballage d’origine.

Bon à savoir :

Pendant le Ramadan, il est interdit à toute personne, musulmane ou non, de manger, boire, fumer, mâcher du chewing-gum, danser ou écouter de la musique bruyante dans les lieux publics en journée, sous peine de sanctions pénales. Il convient d’adapter ses horaires de repas et de déplacements, et de profiter d’une vie sociale qui se déplace vers la nuit.

Routes, conduite et risque routier : le vrai point noir de la sécurité

Sur le papier, le réseau routier d’Oman a de quoi rassurer : autoroutes modernes, échangeurs bien conçus, routes de montagne spectaculaires mais souvent bien asphaltées. La circulation se fait à droite, la signalisation est généralement bilingue arabe/anglais, et les limitations de vitesse sont clairement indiquées.

Pourtant, de l’avis convergent des statistiques nationales et des observateurs étrangers, la route est le principal danger pour un expatrié à Oman. Le pays a longtemps figuré parmi les États avec les plus forts taux de mortalité routière rapportés à la population.

Les chiffres officiels parlent d’eux-mêmes : plusieurs centaines de décès par an, des milliers de blessés, et des accidents graves en moyenne toutes les quelques heures à l’échelle du pays. Le facteur déterminant, régulièrement cité par la Royal Oman Police, est la vitesse excessive, qui causerait la majorité des accidents. S’y ajoutent parfois une conduite imprudente (changement de file brusque, non-respect des distances de sécurité), l’utilisation du téléphone au volant et la fatigue.

Attention :

Les autorités omanaises ont considérablement renforcé les contrôles de vitesse : multiplication des radars fixes et mobiles, réduction des marges de tolérance, système de points sur le permis et amendes lourdes. Sur les grands axes, comme à Muscat, des caméras automatiques sont installées à intervalles rapprochés. Bien que les limites puissent y atteindre 120 ou 140 km/h, la moindre infraction est systématiquement enregistrée.

Les règles formelles sont nombreuses : port obligatoire de la ceinture, interdiction de conduire un véhicule en mauvais état, obligation de céder le passage aux piétons, aux convois militaires ou aux véhicules d’urgence, prohibition de l’usage du téléphone sans kit mains libres. En pratique, un expatrié doit surtout intégrer quatre réflexes :

conduire défensif, en anticipant les comportements parfois brusques d’autres usagers,

réduire fortement sa vitesse dès la nuit tombée, notamment en dehors des villes,

– être extrêmement prudent à l’approche des ronds-points et des sorties rapides,

– éviter si possible de prendre la route par conditions météo dégradées (pluies violentes, vent de sable).

Bon à savoir :

Les animaux en divagation (chèvres, dromadaires, bovins) représentent un danger sous-estimé, surtout dans les zones rurales et désertiques. Ils peuvent surgir sur la chaussée et une collision, notamment avec un chameau, a souvent des conséquences dramatiques pour les occupants du véhicule.

Pour les déplacements en dehors de Muscat, la voiture reste presque indispensable, la ville n’étant pas pensée pour les piétons et le réseau de bus restant limité. Il est prudent, surtout en famille, de :

choisir un véhicule en bon état, idéalement un 4×4 pour les zones de montagne ou de désert,

– garder dans la voiture de l’eau, des encas, une trousse de premiers secours, un triangle et un téléphone chargé,

– signaler son itinéraire à un proche avant un trajet long ou en zone isolée,

– renoncer à traverser un wadi en crue, même si le niveau de l’eau paraît modéré.

En cas d’accident, le réflexe est d’appeler la ROP au 9999, d’évaluer calmement la situation et, sauf danger immédiat, de ne pas quitter les lieux avant l’arrivée de la police. Les procédures d’assurance et de constat sont très codifiées.

Risques naturels et climat : s’adapter à un environnement extrême

Le climat omanais est à la fois un atout touristique et un défi de sécurité. Le pays connaît des étés torrides, avec des températures souvent supérieures à 40 °C et une humidité pouvant grimper fortement sur la côte. La déshydratation, l’insolation ou le coup de chaleur représentent le principal risque sanitaire pour les nouveaux arrivants non acclimatés.

En parallèle, les études climatiques identifient Oman comme particulièrement vulnérable aux événements extrêmes liés au réchauffement : cyclones tropicaux, pluies diluviennes, crues subites, tempêtes de sable, sécheresses et même risques tsunamigènes liés à la zone de subduction de Makran.

des centaines

Les épisodes météorologiques extrêmes des dernières décennies ont causé des centaines de morts et des milliards de dollars de dégâts.

Pour les expatriés, ces phénomènes restent des événements exceptionnels, mais pas théoriques. Y être préparé améliore nettement le niveau de sécurité ressenti.

Quelques repères pratiques peuvent être résumés dans le tableau suivant :

Type de risquePériode / contexte typiquePrincipaux dangers pour un expatriéBon réflexe de base
Chaleur extrêmePrintemps–été, milieu de journéeInsolation, déshydratation, malaiseHydratation, éviter l’effort physique, rester à l’ombre
Cyclones tropicauxPlutôt entre mai et octobreVents violents, vagues, coupures d’électricité, inondationsSuivre les alertes météo, rester à l’abri
Crues de wadisPluies intenses, oragesVoitures emportées, routes coupéesNe jamais traverser un wadi en crue
Tempêtes de sableToute l’année, surtout zones désertiquesBaisse de visibilité, irritation respiratoireRalentir, fermer fenêtres, masque/lunettes si besoin
Tsunamis régionauxSéismes majeurs dans la régionVagues côtières, submersion localiséeSuivre consignes des autorités, s’éloigner du rivage

Le Sultanat a mis en place un système national d’alerte multi-risques, piloté par les services météorologiques et le centre de gestion des urgences, qui couvre tsunamis, cyclones et crues éclair. Les autorités diffusent les alertes via médias, SMS, réseaux sociaux et canaux institutionnels. En pratique, beaucoup d’expatriés suivent les bulletins locaux et s’appuient sur leur employeur pour les consignes spécifiques en cas de phénomène majeur.

Astuce :

Pour se prémunir efficacement contre les variations climatiques, adoptez ces réflexes au quotidien : limitez les sorties aux heures les plus chaudes, portez des vêtements légers mais couvrants, et prévoyez un pull pour les intérieurs très climatisés. Protégez vos voies respiratoires lors des épisodes poussiéreux. En cas d’alerte météo, connaissez et appliquez la marche à suivre : restez chez vous, évitez les déplacements non essentiels et tenez-vous informé de l’évolution de la situation.

Système de santé, urgences et assurance : sécuriser sa couverture

Le système de santé omanais est relativement développé et bien structuré. Il repose sur un volet public, géré par le ministère de la Santé, et un secteur privé en expansion rapide, notamment à Muscat. Les grandes villes disposent d’hôpitaux modernes, aux standards matériels proches de ce que l’on trouve en Europe ou en Amérique du Nord, avec un personnel souvent anglophone.

Pour les citoyens omanais et les ressortissants du Conseil de coopération du Golfe, les soins publics sont gratuits. Les expatriés, eux, recourent principalement au privé, sauf en cas d’urgence vitale ou de traitements indisponibles en clinique privée. Ils sont alors pris en charge dans les structures publiques, mais avec facturation.

Bon à savoir :

Depuis l’instauration du régime obligatoire Dhamani, les employeurs du secteur privé doivent fournir une couverture santé de base à leurs salariés, avec un plafond annuel. Bien que suffisante pour les soins courants et certains traitements hospitaliers, cette assurance présente des limites. Il est donc courant que les expatriés souscrivent une assurance santé internationale complémentaire pour une protection plus étendue.

l’hospitalisation lourde,

les soins ambulatoires,

les maladies chroniques,

la maternité,

l’évacuation sanitaire vers un autre pays si nécessaire.

Des acteurs internationaux (Cigna, Allianz, Bupa, AXA, etc.) et des assureurs locaux offrent des produits orientés expatriés. L’élément clé, pour une expatriation sereine, est de vérifier précisément les exclusions (préexistences non couvertes, délais de carence, plafonds par acte) et le réseau de cliniques en tiers payant.

9999

Numéro d’urgence unique à Oman donnant accès à la police, aux ambulances et aux pompiers, avec un service pré-hospitalier gratuit financé par l’État.

Muscat et les grandes villes disposent de nombreux hôpitaux, publics et privés. Le tableau ci-dessous résume quelques grands établissements de référence mentionnés dans les sources :

Ville / régionType d’établissementExemple d’hôpital ou complexe médical
MuscatPublic tertiaireRoyal Hospital, Hôpital universitaire Sultan Qaboos
MuscatPrivéMuscat Private Hospital, Badr Al Samaa, Starcare
SalalahPublic régionalSultan Qaboos Hospital – Salalah
Nizwa, Sohar…Hôpitaux régionaux publicsNizwa Hospital, Sohar Hospital, Rustaq Hospital, etc.

Pharmacies et médecins généralistes sont largement présents en zone urbaine, avec des officines ouvertes 24h/24 dans les grandes agglomérations. Certains médicaments sur ordonnance en Europe se trouvent parfois en vente libre, mais il reste préférable de demander l’avis d’un médecin pour les traitements au long cours et de ne pas s’automédiquer à outrance.

Cadre juridique, finances et séjour : éviter les faux pas

Oman offre des avantages appréciables pour les expatriés : absence d’impôt sur le revenu des personnes physiques, coût de la vie souvent plus abordable que dans les grandes capitales voisines, stabilité monétaire avec un rial omanais indexé sur le dollar, et cadre réglementaire assez clair pour l’investissement immobilier dans certains complexes touristiques (Integrated Tourism Complexes) où les étrangers peuvent acheter et lier parfois ce bien à un titre de séjour.

Attention :

Le système juridique, inspiré du droit islamique et des pratiques locales, applique des sanctions sévères pour les défauts de paiement, chèques sans provision ou litiges commerciaux, pouvant inclure des poursuites pénales, des interdictions de sortie du territoire ou le gel d’avoirs. Il est crucial d’évaluer sa capacité de paiement avant tout engagement financier.

La situation administrative des expatriés est étroitement liée à leur employeur. Le système de visas de travail repose sur un sponsor local – généralement l’entreprise – qui accomplit les démarches auprès de la Royal Oman Police et du ministère du Travail. Le permis de résidence est lié au contrat de travail, et changer d’employeur implique des formalités, voire une sortie temporaire du pays si l’employeur en place ne délivre pas les autorisations nécessaires.

Bon à savoir :

Un visa de regroupement familial est accessible pour les conjoints et enfants, sous conditions de stabilité professionnelle et de revenus suffisants. La procédure est régie par la ROP et nécessite des documents d’état civil (acte de mariage, actes de naissance) en règle et légalisés.

Enfin, sur le plan numérique et de la liberté d’expression, Oman applique une surveillance importante de l’espace en ligne. Des lois spécifiques encadrent la cybercriminalité, mais peuvent aussi s’appliquer à des publications jugées offensantes pour l’État, la religion ou la société. Critiquer publiquement le Sultan, les autorités ou les valeurs nationales, y compris sur les réseaux sociaux, peut déclencher des poursuites pénales. De façon générale, s’abstenir de commentaires politiques et religieux tranchés en public ou sur Internet fait partie des réflexes de sécurité pour un expatrié.

Sécurité des femmes, familles et communautés étrangères

L’une des questions les plus récurrentes concerne la sécurité des femmes, notamment en situation de déplacement seul. Les témoignages et rapports indiquent qu’une femme expatriée peut circuler et travailler à Oman avec un très haut niveau de sécurité personnelle, surtout par rapport à d’autres destinations de la région. Certaines voyageuses disent se sentir à l’aise pour marcher seules le soir dans les zones urbaines.

Astuce :

Bien que les risques soient généralement faibles, des cas de harcèlement ou de comportements importuns, notamment dans certains quartiers de la capitale, peuvent survenir. Pour une expatriée voyageant seule, la meilleure stratégie reste d’adopter une attitude vigilante, de se renseigner sur les zones à éviter et de privilégier les déplacements en groupe ou via des moyens de transport sûrs lorsque cela est possible.

s’habiller de manière particulièrement réservée,

éviter les zones isolées la nuit,

privilégier les taxis officiels ou les VTC pour les retours tardifs,

observer le comportement des locales pour adapter ses propres codes.

Bon à savoir :

La structure sociale omanaise peut compliquer les interactions directes avec les femmes locales sans intermédiaire, un facteur potentiel d’isolement pour les expatriées. Cependant, des quartiers comme Al Mouj, Qurum, et certains secteurs de Bousher ou Al Khuwair à Mascate, très appréciés des étrangers, offrent des communautés cosmopolites où les expatriés de diverses nationalités créent facilement des liens.

Pour les familles, le contexte est particulièrement porteur : faible criminalité, climat politique calme, abondance d’espaces extérieurs, de plages et de désert pour les activités le week-end, offre scolaire internationale étoffée dans la capitale (écoles britanniques, françaises, américaines), système de santé moderne. Beaucoup d’entreprises proposent des packages incluant logement, scolarité et assurance, ce qui renforce la « douceur » perçue de la vie d’expatrié.

Transports du quotidien, taxis et vols domestiques : bien se déplacer

Au-delà de la voiture personnelle, l’écosystème des transports reste limité mais fonctionnel. La compagnie publique MWASALAT exploite des lignes de bus urbaines et interurbaines, dont certaines relient Muscat à Dubaï. Les horaires sont assez fiables, mais la couverture du territoire et la fréquence restent loin de ce que l’on trouve dans une grande métropole européenne.

Astuce :

Les taxis jouent un rôle majeur dans les déplacements. Pour une expérience optimale, privilégiez les véhicules équipés d’un compteur ou utilisez des applications de réservation comme OTaxi ou l’application officielle de Mwasalat pour une commande facile et sécurisée. Il est conseillé d’éviter les taxis non officiels. Si vous devez en emprunter un sans compteur, négociez toujours le prix de la course avant le départ.

Muscat et Salalah disposent d’aéroports internationaux modernes, qui assurent aussi des liaisons intérieures. Le transport aérien domestique est bien encadré sur le plan de la sécurité, avec une surveillance internationale de la conformité des procédures. En revanche, les tensions régionales peuvent parfois amener les autorités à émettre des avis de vigilance pour certaines routes aériennes, notamment en lien avec le conflit au Yémen ou les tensions dans le détroit d’Ormuz. Les compagnies adaptent alors leurs plans de vol.

Dans la pratique, pour la grande majorité des expatriés, le risque principal reste concentré sur la route entre domicile, travail, écoles et activités, pas sur l’avion.

Services d’urgence, numéros utiles et relation avec les autorités

La centralisation de l’appel d’urgence autour du 9999 simplifie la vie des étrangers. Ce numéro permet de joindre police, pompiers et ambulances. Les opérateurs redirigent ensuite vers les services compétents. D’autres numéros spécialisés existent (signalement de violences domestiques, de cybercriminalité, de pollution, de coupures d’électricité, etc.), mais pour un expatrié nouvel arrivant, connaître le 9999 suffit pour démarrer.

Bon à savoir :

Adoptez une attitude coopérative mais prudente. Lors d’un contrôle, présentez calmement vos documents (permis, carte grise, assurance, passeport ou carte de résident) et évitez tout manque de respect. Il est strictement interdit de proposer un pot-de-vin pour éviter une amende, car la corruption d’un fonctionnaire constitue une infraction grave.

L’obligation de porter en permanence un document d’identité valide (passeport ou carte de résident) est une autre dimension juridique à intégrer dans sa routine. En pratique, beaucoup d’expatriés circulent avec une copie et gardent l’original en lieu sûr, mais en cas de contrôle sérieux, les autorités peuvent exiger l’original.

Synthèse : pourquoi Oman est sûr, et comment le rester

Si Oman apparaît, à juste titre, comme l’un des pays les plus sûrs pour une expatriation, ce n’est pas parce qu’il serait dépourvu de risques, mais parce que ces risques sont d’une nature différente de ceux que l’on rencontre dans d’autres régions du monde. La criminalité violente et la délinquance de rue sont faibles. Les tensions politiques internes restent contenues. L’environnement social, très respectueux et codifié, limite les débordements visibles.

Les menaces à prendre au sérieux pour un étranger résident relèvent plutôt :

Attention :

Les voyageurs doivent être vigilants face aux risques liés à la route (vitesse, comportements imprudents, animaux errants, crues subites), au climat (chaleur extrême, cyclones, inondations rapides dans les wadis), à la loi locale (règles strictes sur l’alcool, les drogues, la moralité, les dettes et l’expression publique) et, dans une moindre mesure, au contexte géopolitique régional, particulièrement à proximité de la frontière yéménite.

En contrepartie, le pays offre :

une police généralement professionnelle et réactive ;

un système de santé moderne dans les grandes villes, avec des ambulances bien équipées et un réseau hospitalier développé ;

– une société largement tolérante à l’égard des étrangers, tant qu’ils respectent les normes locales ;

– des infrastructures modernes, des services d’urgence organisés et un État très impliqué dans la gestion des risques naturels.

Pour un candidat à l’expatriation, la clé d’une installation sereine tient finalement en quelques axes simples : comprendre et accepter le cadre culturel et légal, adopter une conduite exemplaire au volant, se protéger contre la chaleur, bien sécuriser sa couverture santé et ses engagements financiers, rester informé des consignes officielles en cas d’événement météorologique ou régional inhabituel.

En combinant cette vigilance raisonnable avec les atouts objectifs du Sultanat, la promesse d’une expatriation paisible à Oman n’a rien d’un slogan : elle correspond assez exactement à l’expérience quotidienne de très nombreux étrangers déjà installés sur place.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour réduire sa pression fiscale et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Oman, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler Oman, bénéficiant d’une fiscalité très avantageuse pour les particuliers (pas d’impôt sur le revenu des personnes physiques), d’un environnement stable et d’un coût de vie inférieur à Paris, notamment à Mascate, avec un accès facilité à l’Asie et à l’Afrique. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du visa de résidence par investissement ou revenus, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français, mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, acteurs francophones) et optimisation patrimoniale internationale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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