Fiscalité : impôt sur le revenu et taxe foncière à Oman pour les expatriés

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer à Oman attire de plus en plus d’expatriés en quête de soleil, de sécurité et d’un cadre fiscal plutôt clément. Mais derrière l’image de « paradis sans impôts » se profile une réforme majeure : l’introduction d’un impôt sur le revenu à partir de 2028, une première dans le Golfe. En parallèle, la fiscalité immobilière reste particulièrement attractive pour les investisseurs étrangers, avec l’absence totale d’impôt foncier annuel et un cadre très balisé pour l’achat de biens.

Bon à savoir :

Comprendre le paysage fiscal omanais est crucial pour les expatriés qui y travaillent, investissent ou envisagent de s’y installer. L’analyse doit se concentrer sur deux aspects principaux : l’impôt sur le revenu et la taxation immobilière.

Sommaire de l'article masquer

Un environnement fiscal historiquement très favorable

Jusqu’à présent, Oman faisait partie de ces rares pays où les particuliers, qu’ils soient nationaux ou étrangers, ne paient aucun impôt sur leurs revenus. Salaires, dividendes, loyers, plus-values, intérêts : tout cela échappait à l’impôt sur le revenu des personnes physiques. Il n’existe pas non plus de taxe sur la fortune, ni de droits de succession, ni d’impôt sur les donations pour les particuliers.

Astuce :

En matière immobilière, le pays se distingue par l’absence de taxe foncière annuelle. Posséder un bien, même de très grande valeur, ne génère aucun prélèvement récurrent de type taxe d’habitation ou taxe sur la propriété. Les seules charges récurrentes sont privées (charges de copropriété, frais de gestion, assurances, etc.). Une fiscalité ponctuelle s’applique uniquement lors des transactions ou sur les revenus locatifs.

Ce modèle très léger pour les particuliers s’inscrit dans une stratégie de diversification économique encadrée par Oman Vision 2040, qui vise à réduire la dépendance aux hydrocarbures, encore responsables d’environ 70 à 85 % des recettes de l’État selon les périodes.

L’arrivée de l’impôt sur le revenu : un tournant à partir de 2028

Le grand changement, pour les expatriés comme pour les Omanais, est désormais acté : un impôt sur le revenu des personnes physiques entrera en vigueur au 1er janvier 2028. Le cadre juridique est déjà en place via un décret royal (n° 56/2025) publié au Journal officiel, ce qui signifie que la réforme n’est plus à l’état de projet politique mais bien dans le droit positif, avec un délai de mise en œuvre de quelques années.

Qui sera réellement concerné par cet impôt ?

Le nouveau régime repose sur un seuil très élevé : seuls les revenus annuels dépassant 42 000 OMR seront potentiellement imposables. En équivalent dollars, cela représente environ 109 000 USD. En pratique, le gouvernement estime que 99 % de la population restera en dehors du champ de cet impôt, qui cible donc une petite frange de hauts revenus – cadres dirigeants, professionnels très qualifiés, entrepreneurs à forte rémunération.

Ce point est capital pour les expatriés : la plupart des salariés étrangers, y compris bien rémunérés par rapport à la moyenne locale, ne franchiront pas ce seuil. Ceux qui le dépasseront devront en revanche intégrer ce nouvel impôt dans leur stratégie de rémunération et de patrimoine.

Comment sera calculé l’impôt sur le revenu ?

Le mécanisme prévu par la loi est relativement simple sur le papier, mais il faut bien distinguer plusieurs notions.

Une première base de comparaison permet de saisir l’esprit de la réforme :

Élément cléValeur / Règle principale
Entrée en vigueur1er janvier 2028
Taux d’imposition5 % (taux unique)
Seuil de déclenchement42 000 OMR de revenu brut annuel
Population concernée (estimation)Environ 1 % des résidents
Champ de la taxeRevenus mondiaux des résidents fiscaux
Administration compétenteOman Tax Authority (OTA)

Le texte définit plusieurs étapes pour arriver à la base imposable. D’abord, on parle de « revenu brut », qui englobe la plupart des ressources perçues au cours de l’année : salaires, honoraires, loyers, revenus financiers, pensions, etc. Ensuite, la loi prévoit une déduction forfaitaire de 42 000 OMR pour obtenir un « revenu net », puis la prise en compte d’exonérations et de charges déductibles pour arriver au « revenu imposable ». Le taux de 5 % s’applique sur ce revenu imposable, et non sur l’intégralité du revenu brut.

Attention :

Un abattement fixe important sera appliqué, exemptant de fait les contribuables aux petits et moyens revenus. Seules les personnes dont les revenus dépassent significativement ce seuil seront redevables de l’impôt, conformément aux règles de calcul qui seront précisées dans les règlements d’application.

Quels revenus des expatriés seront pris en compte ?

Le champ de la taxe est large pour les résidents fiscaux. Sont inclus notamment :

les salaires, primes, bonus, indemnités et autres rémunérations,

les revenus de travail indépendant et d’activités libérales,

– les loyers et recettes de location,

– les intérêts et certains revenus financiers,

– les bénéfices issus d’actions, parts, obligations, sukuk, ainsi que leurs plus-values de cession,

– les pensions de retraite et indemnités de fin de service,

– les honoraires de membres de conseils d’administration,

– certains gains exceptionnels (prix, dotations, etc.).

Pour un expatrié considéré comme résident fiscal, ces revenus seront pris en compte à l’échelle mondiale, pas seulement ceux perçus à Oman. C’est un changement profond par rapport au modèle actuel à 0 %.

Le critère de résidence fiscale pour les expatriés

Le statut de résident fiscal, pour un individu, repose principalement sur la présence physique dans le pays. La règle clé est la suivante : toute personne passant au moins 183 jours en Oman au cours d’une année civile (de manière continue ou non) est considérée comme résidente fiscale. Des critères supplémentaires comme l’existence d’un foyer permanent ou d’intérêts vitaux dans le pays peuvent entrer en ligne de compte dans le contexte des conventions fiscales, mais la barre des 183 jours reste l’élément décisif.

Bon à savoir :

Un expatrié ayant un emploi stable à Oman et y résidant effectivement la majeure partie de l’année est considéré comme résident fiscal. Il est donc potentiellement soumis à l’impôt sur le revenu si ses revenus dépassent le seuil d’imposition établi.

Résidents vs non-résidents : impact pour les expatriés

La loi distingue clairement ce qui arrive aux résidents fiscaux et aux non-résidents.

Statut de l’expatrié en OmanSituation fiscale principale
Résident fiscal (≥ 183 jours)Imposition sur les revenus mondiaux au-delà de 42 000 OMR
Non-résident exerçant une activité pro en OmanImposition via l’impôt sur les sociétés ou retenues à la source existantes (15 % ou 10 % selon les cas), mais pas via le nouveau PIT sur l’ensemble de ses revenus mondiaux

Un expatrié salarié vivant à Oman toute l’année sera donc, en pratique, concerné par ce nouveau régime s’il franchit le seuil. Un consultant étranger venant ponctuellement pour des missions courtes restera quant à lui dans le cadre des règles existantes sur les non-résidents (impôt sur les profits professionnels, retenues à la source, etc.), sans entrer dans le nouveau système de PIT, sauf s’il dépasse les 183 jours et crée ainsi un lien de résidence fiscale.

Déductions et exemptions : un impôt calibré pour épargner la classe moyenne

Pour rendre la réforme socialement acceptable, le législateur a prévu un ensemble de dépenses déductibles et de revenus exonérés, qui contribuent à réduire encore la base imposable, même pour les hauts revenus.

Dans les dépenses déductibles, on retrouve notamment : les frais de bureau, les charges sociales, les frais de déplacement et les dépenses de formation.

les frais d’éducation pour le contribuable et sa famille,

certaines dépenses de santé,

– certains coûts liés au logement,

– les contributions à des régimes de retraite ou de prévoyance (dans la limite de deux dispositifs),

– les intérêts liés à un prêt bancaire destiné à la construction ou à l’achat de la résidence principale (une seule fois dans la vie),

– les dons et zakat versés à des organismes reconnus, plafonnés à 5 % du revenu brut.

Côté revenus exonérés, plusieurs catégories intéressent directement les expatriés et les investisseurs :

Exemple :

Le régime fiscal chypriote offre plusieurs exemptions notables pour les nouveaux résidents. Les salaires perçus à l’étranger peuvent être exonérés pendant 18 mois. La vente de la résidence principale est non imposable après deux ans de détention, et celle d’une résidence secondaire bénéficie d’une exonération unique. Les héritages et dons en ligne directe sont exemptés, de même que les intérêts sur certains titres publics. Enfin, les revenus de propriété intellectuelle sont exonérés pendant les cinq premières années suivant leur enregistrement.

Ce maillage réduit sensiblement le risque pour un expatrié d’être lourdement imposé, même au-delà du seuil, d’autant que le taux unique de 5 % reste très bas par rapport aux grandes économies occidentales, où la tranche marginale peut grimper jusqu’à 45 % au Royaume-Uni ou 40–45 % en Europe continentale.

Obligations déclaratives des particuliers et rôle des employeurs

Pour les particuliers, toute personne dont le revenu brut annuel dépasse 42 000 OMR devra déposer une déclaration d’impôt, même si, après abattements et exonérations, l’impôt final est nul ou faible. Cette déclaration devra être transmise par voie électronique dans les six mois suivant la fin de l’année fiscale, soit en pratique au plus tard le 30 juin de l’année suivante. Le paiement de l’impôt dû se fera au même moment.

En cas de départ définitif d’Oman, un résident fiscal devra également déposer une déclaration au moins 60 jours avant son départ, sauf cas de force majeure. Les pièces comptables et justificatifs devront être conservés pendant cinq ans.

Côté employeurs, la réforme leur confie un rôle central : les sociétés, organismes publics et certaines institutions devront pratiquer une retenue à la source sur les salaires, pensions, indemnités de fin de service et jetons de présence versés à leurs employés ou dirigeants. Cette retenue sera ensuite reversée à l’Autorité fiscale omanaise selon un calendrier qui sera précisé par les règlements d’application. Pour les salariés qui n’ont qu’un seul employeur et aucune autre source de revenus, l’entreprise pourra même déposer la déclaration d’impôt en leur nom, sur demande.

Avant 2028 : un régime toujours sans impôt sur le revenu

Jusqu’à l’entrée en vigueur de cette nouvelle loi, le paysage reste inchangé pour les expatriés : il n’y a pas d’impôt sur le revenu des personnes physiques à Oman. Les salaires, même très élevés, ne supportent aucun prélèvement de ce type. Les loyers perçus par un particulier, les intérêts, dividendes, plus-values, ainsi que les pensions, ne sont pas imposés au niveau du contribuable individuel.

0

Les travailleurs étrangers non ressortissants du GCC sont totalement exonérés de cotisations de sécurité sociale à Oman.

Cette fenêtre de plusieurs années avant 2028 laisse donc un temps important aux expatriés pour planifier une éventuelle montée en charge fiscale, ou ajuster leurs statuts de résidence, modalités de rémunération et stratégies d’investissement.

La fiscalité immobilière : un atout majeur pour les expatriés investisseurs

Sur le volet immobilier, Oman propose un cadre particulièrement attrayant pour les étrangers : pas de taxe foncière annuelle, pas d’impôt sur les plus-values immobilières des particuliers, pas de droits de succession, et des frais de transaction relativement contenus. En contrepartie, les règles de propriété pour les non-Omanais sont très encadrées.

Aucune taxe foncière annuelle : un vrai différentiel avec l’Europe

Contrairement à de nombreux pays où posséder un bien immobilier s’accompagne d’une charge récurrente importante, Oman ne prélève aucun impôt annuel sur la valeur des propriétés résidentielles ou commerciales pour les particuliers. Aucune administration ne vient estimer la valeur locative ou marchande du bien pour lui appliquer un taux : cette dimension n’existe tout simplement pas.

Pour un expatrié qui envisage l’achat d’une résidence secondaire ou d’un bien de rapport, cela réduit fortement le coût de détention de long terme et sécurise les projections de rendement net.

La taxe municipale sur les loyers : la seule « taxe foncière » récurrente

La seule fiscalité régulière touchant l’immobilier, pour les particuliers, est la taxe municipale sur les loyers. Elle s’applique aux propriétaires qui louent leur bien. Le principe est simple : les autorités locales prélèvent 3 % sur le montant brut des loyers annuels. Aucune déduction pour travaux, vacance locative ou frais divers n’est prévue dans ce calcul.

On peut résumer le dispositif ainsi :

Élément de taxation immobilièreRègle principale pour les particuliers
Impôt foncier annuel sur la propriétéAucun
Taxe municipale sur loyers3 % du loyer brut annuel, payés par le bailleur
Taxe sur plus-value immobilièreAucune pour les particuliers
Droits de succession sur les biensAucun impôt spécifique

Pour un investisseur étranger, ce prélèvement reste raisonnable, surtout dans un contexte où les rendements locatifs bruts dans certains projets intégrés peuvent se situer autour de 5 à 7 %, voire davantage sur certains segments. La taxe municipale de 3 % vient simplement réduire légèrement le rendement net, sans remettre en cause l’intérêt du placement.

Pas de taxe sur les plus-values immobilières pour les particuliers

Autre avantage clé : la revente d’un bien immobilier détenu à titre privé n’entraîne pas d’imposition sur la plus-value réalisée. Que l’on ait acheté une villa sur plan dans un complexe touristique intégré, puis revendu quelques années plus tard avec une forte augmentation de prix, la plus-value n’est pas imposée comme telle à Oman pour un particulier.

Seules les sociétés entrent, elles, dans le champ de l’impôt sur les sociétés, et verront leurs gains immobiliers intégrés à leur résultat imposable à 15 % (hors cas spécifiques du secteur pétrolier à 55 %).

Aucun droit de succession ni impôt sur les donations

Oman ne connaît pas d’impôt sur les successions ni de droits de donation à la manière de nombreux pays européens. Le transfert d’un bien immobilier à ses héritiers ou au sein de la famille proche ne donne pas lieu à prélèvement fiscal spécifique. La loi de l’impôt sur le revenu à venir confirme d’ailleurs que les héritages et certains dons entre conjoints et parents-enfants seront explicitement exclus de la base imposable.

Bon à savoir :

Pour les expatriés, le règlement successoral se fait généralement selon les lois de leur pays d’origine ou, à défaut, sous l’influence des principes d’héritage islamiques. Il est donc prudent de structurer son patrimoine avec un conseil juridique. L’angle purement fiscal est, quant à lui, particulièrement favorable.

Les frais de transfert de propriété : la seule charge significative à l’achat

En l’absence d’impôt foncier annuel, c’est au moment de l’acquisition que le principal coût fiscal intervient. Le transfert de propriété est soumis à un droit de mutation (souvent appelé « stamp duty » ou frais de transfert) calculé en pourcentage du prix de vente. Pour les expatriés, le taux est de 3 % de la valeur de la transaction.

Depuis 2026, les nationaux bénéficient d’un taux réduit de 1 %, alors que les opérations financées via des banques islamiques sont soumises à un taux encore plus bas, de l’ordre de 0,5 %. Les autorités prévoient également certaines exonérations pour les personnes à faible revenu, les retraités ou les personnes en situation de handicap.

Taux de transfert

Synthèse des différents taux de transfert de données pour les supports de stockage

USB 2.0

Taux de transfert théorique allant jusqu’à 480 Mbit/s (60 Mo/s). Standard largement répandu pour les périphériques courants.

USB 3.2 Gen 1

Anciennement USB 3.0, offre un débit théorique allant jusqu’à 5 Gbit/s (625 Mo/s).

USB 3.2 Gen 2

Débit théorique doublé, atteignant jusqu’à 10 Gbit/s (1,25 Go/s).

USB4

Basé sur le protocole Thunderbolt 3, supporte des débits allant jusqu’à 40 Gbit/s (5 Go/s).

Thunderbolt 3

Interface universelle offrant un débit allant jusqu’à 40 Gbit/s (5 Go/s) et supportant le chargement, l’affichage vidéo et le transfert de données sur un seul câble.

Profil de l’acheteur ou type d’opérationTaux de frais de transfert sur le prix du bien
Acheteur étranger (expatrié, non-Omanais)3 %
Acheteur omanais1 % (réduit depuis 2026, auparavant 2 %)
Opérations via une banque islamique0,5 %

En plus de cette taxe, le Ministère du Logement et de l’Aménagement urbain facture des frais fixes d’enregistrement du titre de propriété (de l’ordre de 10 à 100 OMR selon les cas), assortis parfois de frais cadastraux et de validation administrative. Au total, en intégrant les honoraires d’avocat, de l’agent immobilier et les éventuels frais de financement, on estime que les coûts de clôture pour un acheteur étranger tournent en moyenne autour de 5 à 9 % du prix du bien, ce qui reste compétitif au regard de nombreux autres marchés.

TVA et immobilier : résidentiel en grande partie hors champ

Oman a introduit une TVA à 5 % en 2021, mais le législateur a choisi d’exempter les opérations de base sur les logements. Les ventes et locations de biens résidentiels sont généralement exemptes de TVA, ce qui évite de renchérir le coût du logement pour les particuliers.

En revanche, la TVA peut s’appliquer :

aux transactions sur l’immobilier commercial (bureaux, commerces, entrepôts, etc.),

aux services liés à la propriété (frais d’agence, honoraires d’avocats, services de gestion, certains travaux),

– et à une partie des services fournis par les promoteurs et gestionnaires.

L’impact fiscal pour un expatrié achetant un bien résidentiel pour y vivre ou pour le louer reste donc très limité du point de vue de la TVA.

Acheter en tant qu’expatrié : zones autorisées et fiscalité associée

Si la fiscalité immobilière est douce, l’accès à la propriété est, lui, très encadré pour les étrangers. Oman a choisi de concentrer l’ouverture du marché aux non-Omanais dans des zones spécifiques, les Integrated Tourism Complexes (ITC).

Les Integrated Tourism Complexes (ITC) : le cœur du marché accessible aux étrangers

Les ITC sont des développements immobiliers d’envergure, combinant logements, hôtels, commerces, marinas, golfs, équipements de loisirs, dans une logique de destination touristique intégrée. Dans ces périmètres, les étrangers peuvent acquérir des biens en pleine propriété (freehold) ou sous forme de droits d’usufruit de très longue durée (jusqu’à 99 ans).

Parmi les principaux ITC accessibles aux expatriés, on peut citer :

Al Mouj Muscat

Muscat Hills

Jebel Sifah

Hawana Salalah

Muscat Bay

Yiti et AIDA

Sultan Haitham City

Saraya Bandar Jissah

Bon à savoir :

Ces projets immobiliers spécifiques constituent les principales portes d’entrée pour les investisseurs étrangers. Ils concentrent également la majorité des ventes destinées aux expatriés.

En dehors des ITC, les possibilités pour un non-Omanais sont très limitées. Certains textes ont toutefois ouvert, sous conditions, l’achat d’un appartement dans des immeubles de grande hauteur situés dans des zones urbaines désignées, pour les étrangers résidant depuis au moins deux ans en Oman et âgés de plus de 23 ans, avec des quotas plafonnant leur part de détention dans chaque immeuble.

Certaines régions restent en outre totalement fermées aux étrangers (Musandam, Buraimi, Dhahirah, Al Wusta et quelques wilayas côtières stratégiques). Les terres agricoles sont également interdites aux non-ressortissants.

Coûts récurrents pour les propriétaires dans les ITC

À défaut de taxe foncière étatique, la principale charge annuelle pour un expatrié propriétaire dans un ITC réside dans les charges de copropriété et de services communs. Ces montants, fixés par les sociétés de gestion des complexes, couvrent notamment :

Services de la copropriété

Les services assurés par la copropriété pour le confort et la valorisation de l’ensemble immobilier.

Sécurité

Mise en place et gestion des dispositifs de sécurité pour assurer la protection des résidents et des biens.

Entretien des espaces

Maintenance régulière des jardins, piscines, plages et des parties communes pour garantir un cadre de vie agréable.

Gestion des infrastructures

Administration et maintenance des parkings, clubs de sport, voiries internes, marinas et autres équipements collectifs.

Fonds de réserve

Constitution, le cas échéant, d’une réserve financière pour financer les gros travaux et investissements futurs.

Ces charges sont généralement calculées au mètre carré et varient en fonction du standing du projet et de l’étendue des équipements.

Type de charge dans un ITCNiveau de coût observé (fourchette indicative)
Charges de service / copropriétéEnviron 4 à 12 OMR par m² et par an
Contribution au fonds de réserveEnviron 0,10 à 0,40 OMR par m² et par an
Taxe municipale sur les loyers (si location)3 % du loyer brut annuel

Pour un appartement de taille moyenne, la facture annuelle peut donc osciller entre quelques centaines et plus de mille OMR par an, selon le site et le niveau de services. Ces coûts privés restent néanmoins sans commune mesure avec une taxe foncière lourde comme dans certains pays occidentaux, surtout pour des biens haut de gamme.

Résidence, investissement et fiscalité : le triptyque clé pour les expatriés

Au-delà de la seule fiscalité, Oman cherche à attirer des résidents-investisseurs de long terme via un ensemble d’outils combinant visas, droit de propriété et régime fiscal compétitif.

Programmes de résidence par l’investissement

Le pays a mis en place un Investor Residency Programme (IRP), souvent présenté comme une sorte de « golden visa » local. Ce programme offre des permis de séjour de longue durée pour les étrangers injectant des capitaux significatifs dans l’économie omanaise, notamment via l’immobilier dans les ITC.

Le dispositif se décline en plusieurs paliers :

500000

Investissement minimum en OMR pour obtenir un permis de résidence de 10 ans renouvelable en Oman.

Dans le cas spécifique de l’immobilier ITC, certains schémas prévoient des résidences de 5 ou 10 ans pour des achats à partir de 100 000 ou 200 000 OMR selon les projets et les périodes, même si les seuils exacts varient.

L’avantage combiné pour un expatrié est alors triple : possibilité de séjour de long terme, détention d’un actif tangible dans une économie relativement stable, et environnement fiscal très favorable avec, pour le moment, aucune taxation sur les loyers ou les plus-values, et un futur impôt sur le revenu à taux faible ne visant que les très hauts revenus.

Risques fiscaux transfrontaliers et conventions de non-double imposition

Pour les expatriés originaires de pays imposant la résidence fiscale mondiale (comme la France, le Royaume-Uni ou les États-Unis), l’installation à Oman ne signifie pas nécessairement la fin de toutes obligations vis-à-vis de leur administration d’origine. Certains États, à commencer par les États-Unis, imposent leurs citoyens quel que soit leur lieu de résidence, et imposent des obligations déclaratives sur les comptes bancaires et structures à l’étranger.

Bon à savoir :

Oman a signé des conventions de non-double imposition avec plus de 30 pays, incluant ses principaux partenaires en Europe, en Asie et en Afrique. Ces traités précisent les règles d’imposition pour les revenus immobiliers, salariaux, de pensions et de dividendes dans un contexte transfrontalier. Ils établissent également des mécanismes de crédit d’impôt pour empêcher la double imposition d’un même revenu.

Pour les plus hauts revenus qui entreront en 2028 dans le champ de l’impôt sur le revenu omanais, ces conventions joueront un rôle important pour articuler la fiscalité locale avec celle du pays d’origine, en particulier lorsque des revenus restent imposables dans les deux juridictions.

Entre stabilité et mutations : comment se positionne Oman pour les expatriés ?

En combinant absence de taxe foncière, frais de transaction raisonnables, pas d’imposition des plus-values pour les particuliers, et un futur impôt sur le revenu à 5 % réservé aux tout hauts revenus, Oman conserve un profil très compétitif dans la région. La comparaison avec des pays à fiscalité lourde est sans appel pour un cadre gagnant plus de 100 000 euros par an : même en étant dans la minuscule fraction de résidents soumis à l’impôt, la charge resterait bien inférieure à ce qu’il supporterait en Europe ou en Amérique du Nord.

L’Essentiel pour un Expatrié à Oman

Trois éléments structurants clés à maîtriser pour une installation réussie dans le Sultanat d’Oman.

Le Cadre Légal et Administratif

Comprendre les conditions d’obtention du visa de travail, les procédures d’immatriculation et les obligations légales spécifiques au pays.

La Culture et les Usages Sociaux

S’approprier les codes culturels, les traditions omanaises et les pratiques professionnelles pour une intégration harmonieuse.

La Logistique au Quotidien

Gérer les aspects pratiques : logement, transport, système de santé et coût de la vie pour organiser son installation.

L’horizon 2028 : jusqu’à cette date, aucun impôt sur le revenu n’est dû localement, mais il faut anticiper la suite, surtout si l’on projette une installation durable.

Le statut de résidence fiscale : franchir ou non le seuil des 183 jours, et donc devenir résident fiscal d’Oman, aura des conséquences majeures sur la manière dont seront traités ses revenus mondiaux.

Le cadre immobilier : l’absence de taxe foncière annuelle et de plus-values pour les particuliers, combinée à des droits de mutation stables et à des charges de copropriété prévisibles, fait de l’immobilier dans les ITC un vecteur d’investissement particulièrement intéressant, surtout lorsqu’il est couplé à un visa de long terme.

Astuce :

Oman combine un environnement juridique structuré et une fiscalité encore attractive, en introduisant progressivement un impôt sur le revenu sans sacrifier son attrait pour les expatriés et les investisseurs immobiliers. Pour ceux qui anticipent et se font accompagner par des conseils compétents, cette transition peut représenter une opportunité de sécuriser un cadre de vie et d’investissement durablement avantageux.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Oman, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler Oman pour son environnement fiscal très favorable (pas d’impôt sur le revenu des particuliers actuellement), l’absence d’impôt sur la fortune et un cadre politique stable dans le Golfe, combinant coût de vie compétitif à Mascate et connectivité internationale. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence omanaise (visa de résidence long séjour / « investor »), détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, partenaires francophones) et intégration patrimoniale. Ce dispositif permet des économies fiscales majeures tout en maîtrisant les risques (contrôle fiscal français, convention FR‑OM limitée, adaptation culturelle et juridique).

Vous souhaitez vous expatrier à l'étranger : contactez-nous pour des offres sur mesure.

Décharge de responsabilité : Les informations fournies sur ce site web sont présentées à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils financiers, juridiques ou professionnels. Nous vous encourageons à consulter des experts qualifiés avant de prendre des décisions d'investissement, immobilières ou d'expatriation. Bien que nous nous efforcions de maintenir des informations à jour et précises, nous ne garantissons pas l'exhaustivité, l'exactitude ou l'actualité des contenus proposés. L'investissement et l'expatriation comportant des risques, nous déclinons toute responsabilité pour les pertes ou dommages éventuels découlant de l'utilisation de ce site. Votre utilisation de ce site confirme votre acceptation de ces conditions et votre compréhension des risques associés.

RETROUVEZ-MOI RÉGULIÈREMENT DANS LA PRESSE

Découvrez mes dernières interventions dans la presse écrite, où j'aborde divers sujets.

A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

Retrouvez-moi sur les réseaux sociaux :
  • LinkedIn
  • Twitter
  • YouTube
Nos guides :