Poursuivre des études supérieures à l’étranger à Oman : mode d’emploi complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Étudier à Oman reste encore un choix assez confidentiel pour les étudiants francophones, alors que le pays coche de plus en plus de cases : enseignement supérieur en anglais, universités reconnues dans les classements internationaux, environnement sûr, coût de la vie raisonnable et forte dynamique économique portée par la Vision 2040. Derrière l’image de cartes postales – déserts, fjords, plages et forts millénaires – se dessine un véritable hub académique et professionnel en construction.

Bon à savoir :

Cet article détaille les informations essentielles pour poursuivre des études supérieures à Oman : le système universitaire, les principales institutions, les coûts, la vie étudiante, les logements, les démarches pour le visa, ainsi que les perspectives d’emploi et de recherche. Il vise à fournir les éléments factuels nécessaires pour évaluer si le pays est une destination crédible pour un projet d’études à l’étranger.

Un système d’enseignement supérieur en pleine accélération

Oman a connu en quelques décennies une transformation spectaculaire de son paysage éducatif. Au début des années 1970, le pays comptait à peine trois écoles qui accueillaient moins de 1 000 élèves. Aujourd’hui, on recense plus de 1 287 écoles pour plus de 820 000 élèves, et surtout un secteur de l’enseignement supérieur passé d’un seul établissement dans les années 1990 à une trentaine d’universités et collèges.

Attention :

Cette expansion de l’enseignement supérieur est pilotée par le ministère (MoHERI) et appuyée par l’autorité de qualité (OAAAQA). Cette dernière gère l’accréditation institutionnelle et le cadre national des qualifications, garantissant une structure claire des diplômes et une amélioration progressive des standards académiques.

La trajectoire du pays est également guidée par la Vision 2040, un plan stratégique qui fait du développement du capital humain, de la recherche et de l’innovation un axe central. L’objectif affiché est de bâtir une économie fondée sur le savoir, où les universités jouent un rôle clé, à la fois comme lieux de formation et comme centres de recherche connectés aux besoins du marché du travail.

Pourquoi choisir Oman pour ses études supérieures ?

Choisir un pays encore peu connu comme destination d’études suppose d’avoir des raisons solides. Sur le cas d’Oman, plusieurs arguments se dégagent nettement des données officielles.

Sur le plan académique, les établissements omanais montent en puissance dans les classements internationaux. Sultan Qaboos University (SQU), principale université publique du pays, est désormais classée 334e au monde dans le QS World University Rankings 2026, après avoir progressé de près de trente places en un an. Elle figure aussi dans le Top 10 des universités du monde arabe selon QS. D’autres universités – University of Nizwa, Dhofar University, Sohar University, National University of Science & Technology, German University of Technology in Oman (GUtech), A’Sharqiyah University – apparaissent dans le classement QS pour la région arabe, et une dizaine d’établissements omanais sont recensés dans le World University Rankings du Times Higher Education.

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Les publications scientifiques des établissements d’enseignement supérieur à Oman ont augmenté de près de 37 % en un an.

Sur le plan financier, études et vie quotidienne restent plus abordables que dans les grands pays d’accueil traditionnels. Les frais annuels de licence pour un étudiant international se situent en moyenne entre 1 000 et 3 500 OMR dans le public, et autour de 2 000 à 4 000 OMR (voire davantage pour certains programmes spécialisés) dans le privé, des montants généralement inférieurs à ceux pratiqués en Amérique du Nord, au Royaume‑Uni ou en Australie. Le coût de la vie pour un étudiant est lui aussi raisonnable, avec un budget mensuel type souvent estimé entre 350 et 550 OMR, logement compris, soit un niveau plus compétitif que dans la plupart des capitales occidentales ou du Golfe.

Exemple :

Oman est régulièrement cité comme l’un des pays les plus sûrs du Moyen-Orient, avec un faible taux de criminalité, une population accueillante et une capitale, Mascate, propre et multiculturelle. Pour un étudiant étranger, cela offre un cadre d’études calme et propice au travail, à l’écart des tensions régionales.

Le pays offre également un intérêt culturel et linguistique particulier. L’arabe est la langue officielle et la société est fortement imprégnée de traditions islamiques. En parallèle, l’anglais est largement utilisé, notamment dans les affaires et l’enseignement supérieur, où de nombreux programmes sont intégralement dispensés en anglais. Étudier à Oman permet donc à la fois de suivre un cursus en anglais (utile pour la carrière internationale) et de s’immerger dans la culture et la langue arabes.

Enfin, du point de vue des opportunités, la situation géographique du pays – à la jonction du Golfe, de l’océan Indien, de l’Asie du Sud et de l’Afrique de l’Est – lui confère un rôle croissant dans la logistique, le commerce, l’énergie, le tourisme et les technologies. Les secteurs de l’ingénierie, du pétrole et gaz, de l’IT, de la santé, de la logistique ou encore de la finance offrent de nombreux stages et emplois, même si la concurrence est encadrée par la politique d’« Omanisation » qui donne la priorité aux citoyens omanais.

Panorama des universités et grandes écoles à Oman

Le paysage de l’enseignement supérieur omanais est partagé entre institutions publiques et privées, et entre universités “nationales” et campus ou partenaires de grandes universités étrangères.

Parmi les établissements publics majeurs, Sultan Qaboos University occupe une place à part. Créée en 1986, elle est la principale université publique et accueille plus de 15 000 étudiants de licence et plus de 1 600 étudiants de master et doctorat. Elle propose plus de 70 programmes de licence et près de 100 programmes de troisième cycle, répartis dans neuf collèges (médecine, ingénierie, économie et sciences politiques, sciences, lettres et sciences humaines, etc.), ainsi qu’un hôpital universitaire d’envergure. Son collège d’économie et de sciences politiques a été le premier business school publique du monde arabe à obtenir l’accréditation EQUIS, un label très reconnu dans le domaine de la gestion.

Sultan Qaboos University

Le système public inclut également l’University of Technology and Applied Sciences (UTAS), le Military Technological College, des collèges spécialisés comme le College of Banking and Financial Studies ou des établissements de santé (College of Health Sciences).

Du côté privé, l’offre est particulièrement dense et diversifiée. On retrouve notamment :

Établissements d’enseignement supérieur à Oman

Panorama des principales universités et collèges omanais, classés par typologie et approche pédagogique.

Universités pluridisciplinaires

Établissements offrant un large éventail de formations académiques, tels que University of Nizwa, Dhofar University, Sohar University, Muscat University, A’Sharqiyah University et University of Buraimi.

Collèges spécialisés

Institutions à dominante professionnalisante comme Middle East College (MEC), Modern College of Business and Science (MCBS), Majan University College, Gulf College, Sur University College, Mazoon College, Oman Tourism College, Scientific College of Design, Oman Dental College, International Maritime College Oman.

Partenariats internationaux

Établissements avec des affiliations académiques fortes à l’étranger : German University of Technology in Oman (liée à RWTH Aachen), Muscat University (partenaires Cranfield et Aston), Middle East College (affilié à Coventry University), Majan University College (lié à University of Bedfordshire), Arab Open University (avec l’Open University britannique) et Caledonian College of Engineering (partenaire de Glasgow Caledonian University).

On trouve également des structures spécialisées sur certains publics, comme Al Zahra College for Women, ainsi que des collèges techniques ou de gestion.

Cette mosaïque d’établissements est accompagnée d’une montée en visibilité internationale. Plusieurs universités privées ont obtenu 5 QS Stars, comme Modern College of Business and Science ou Sohar University, un signe de reconnaissance de leurs standards en matière d’enseignement, d’employabilité, d’internationalisation ou d’infrastructures.

Une offre de formations large, en arabe et en anglais

Les domaines d’études couverts à Oman sont très variés et couvrent l’essentiel des grandes disciplines universitaires. Pour un étudiant international, les filières les plus attractives sont souvent celles dispensées en anglais, en particulier dans les champs suivants : ingénierie (mécanique, électrique, civil, pétrolier, environnemental, chimique, mécatronique), informatique et technologies (computer science, IT, cybersécurité, génie logiciel, intelligence artificielle, data science), business (management, marketing, finance, comptabilité, logistique et supply chain, commerce international), sciences de la santé (nursing, pharmacie, santé publique, technologies de laboratoire médical, odontologie), ainsi que tourisme-hôtellerie, architecture, design ou éducation.

Astuce :

Les programmes universitaires en langue arabe, notamment en droit, études islamiques, langue et littérature arabes, sciences coraniques ou certaines sciences humaines, exigent une bonne maîtrise de la langue. Des tests de placement peuvent être imposés pour évaluer le niveau des candidats avant l’admission.

La durée habituelle des études suit les standards internationaux : environ quatre ans pour une licence, deux ans pour un master, entre deux et quatre ans pour un doctorat. L’organisation peut reposer sur des systèmes de crédits (type “credit hours”), inspirés de modèles anglo‑saxons, ce qui facilite la reconnaissance internationale des diplômes.

La plupart des universités exigent une preuve de maîtrise de l’anglais pour l’accès aux programmes anglophones. Les seuils les plus fréquemment cités pour les tests standardisés sont les suivants :

Niveau de programmeIELTS minimum typiqueTOEFL iBT (équivalent indicatif)
Licence5.0 – 5.5~60 – 70
Master6.0 – 6.5~79 – 90
PhD6.5 – 7.0≥ 90

Dans certains domaines exigeants (médecine, pharmacie, santé), les niveaux requis peuvent être plus élevés que pour des filières de sciences humaines. Des parcours préparatoires en anglais (foundation ou preparatory courses) existent pour les étudiants dont le niveau est jugé insuffisant, avec parfois un semestre ou une année de renforcement linguistique avant d’intégrer le programme principal.

Comment intégrer une université omanaise en tant qu’étudiant étranger ?

Les procédures d’admission diffèrent selon que l’on est étudiant omanais ou international. Les citoyens omanais qui souhaitent rejoindre une université publique passent par un système centralisé géré par le Higher Education Admission Center (HEAC), qui coordonne les affectations en fonction des résultats au diplôme de fin d’études secondaires (General Education Diploma). Les étudiants étrangers, eux, candidatures directement auprès de l’université ou du collège choisi.

Bon à savoir :

Pour postuler à un programme universitaire, préparez les documents suivants : diplômes et relevés de notes (secondaire pour une licence, universitaires pour un master/doctorat), une preuve de niveau d’anglais (IELTS, TOEFL, etc.), un passeport valide (souvent 6 mois après l’entrée), des photos d’identité, une lettre de motivation, parfois des lettres de recommandation académique, un justificatif de ressources financières (sponsor, bourse), et éventuellement un certificat médical et un extrait de casier judiciaire.

Les frais de dossier sont fréquents et se situent souvent autour de 100 à 150 OMR. Certaines universités autorisent l’envoi de copies non certifiées pour un premier examen de la candidature, mais exigent les originaux (ou des copies certifiées conformes) lors de l’inscription définitive.

Bon à savoir :

Pour les diplômes obtenus à l’étranger, une procédure d’équivalence via le ministère omanais de l’Éducation ou le MoHERI (Ministry of Higher Education, Research and Innovation) est souvent nécessaire pour une reconnaissance officielle dans le système local. Cette étape est particulièrement importante pour les étudiants souhaitant poursuivre leurs études en master ou en doctorat à Oman.

Une fois la lettre d’admission reçue, l’étape suivante est la demande de visa étudiant, qui passe par l’université et les services de la Royal Oman Police.

Coût des études et de la vie à Oman : à quoi s’attendre ?

La question budgétaire est centrale pour tout projet d’études à l’étranger. À Oman, la facture finale mêle frais de scolarité, logement, alimentation, transport et divers frais annexes (assurance santé, matériel d’étude, loisirs, etc.).

Du côté des frais de scolarité, la fourchette est large selon le type d’établissement (public ou privé), le niveau (licence, master, doctorat) et le domaine (médecine, ingénierie, business, arts, etc.). On peut néanmoins dégager quelques repères :

Type de programme / établissementFourchette annuelle indicative pour étudiants internationaux
Licence en université publiqueEnviron 1 200 – 4 000 OMR
Licence en université ou collège privéEnviron 2 000 – 4 000 OMR (parfois jusqu’à 10 000 OMR)
Master (public)Environ 1 800 – 4 500 OMR
Master (privé)Environ 3 000 – 12 000 OMR
MBA et masters spécialisésEnviron 3 500 – 6 000 OMR (voire plus dans certaines écoles)
DoctoratEnviron 4 000 – 8 000 OMR

Certains établissements appliquent une tarification au crédit, avec des montants de l’ordre de 70 OMR par heure de crédit pour certains programmes de jour. Les programmes très professionnels ou en partenariat international (ingénierie, santé, MBA, cybersécurité…) tendent à se situer dans la partie haute des fourchettes.

550

Le coût de vie mensuel estimé pour un étudiant à Oman, logement compris, peut atteindre jusqu’à 550 OMR.

Poste de dépenseFourchette indicative (OMR / mois)
Logement (chambre ou colocation)80 – 300 (≥ 400 pour un studio en centre-ville)
Nourriture / courses30 – 250
Services (électricité, eau, clim, internet)20 – 90
Téléphone / Internet mobile8 – 25
Transport local10 – 60
Santé / assurance10 – 20 (ou 80–150 OMR à l’année)
Études (livres, fournitures)15 – 40
Loisirs et divers20 – 70

Par comparaison, un coût mensuel de 350–550 OMR positionne Oman à un niveau inférieur à celui des pays occidentaux et de certains voisins du Golfe, tout en restant plus élevé que la plupart des pays d’Asie du Sud. Pour un étudiant au budget serré, le choix du logement (dortoir universitaire, colocation, résidence privée) est le principal levier d’optimisation.

Se loger quand on étudie à Oman

Le logement étudiant à Oman combine plusieurs options : résidences universitaires (on-campus), hostels gérés par les universités ou des prestataires privés, homestays (chambre chez l’habitant), appartements ou chambres en colocation.

Campus Résidentiels Universitaires

Exemple des services complets offerts par certains campus, comme celui de la GUtech à Oman, avec un encadrement strict et des infrastructures dédiées.

Hébergement sur Campus

Plus de 640 lits réservés aux étudiantes sur le campus, avec des résidences off-campus pour les stagiaires et étudiants masculins.

Services de Confort

Wi‑Fi illimité, cuisines équipées, buanderie commune, salle TV et salle d’étude par bâtiment.

Maintenance et Sécurité

Maintenance, ménage des espaces communs, et sécurité 24h/24 assurée par des surveillants sur site.

Services de Santé et Logistique

Présence d’une infirmière résidente et organisation de trajets hebdomadaires vers les commerces.

D’autres établissements comme Sur University College ou University of Buraimi disposent de dortoirs féminins importants, avec plusieurs centaines de chambres organisées en bâtiments plurietages, ainsi que de services connexes (salles de lecture, cuisine partagée, espaces TV, aires de jeux, présence de personnel encadrant, sécurité continue). Al Buraimi University College affiche par exemple des tarifs détaillés : environ 280 OMR par semestre pour une chambre individuelle, 240 OMR pour une chambre double et 200 OMR pour les chambres à trois ou quatre étudiantes.

Hébergements privés pour étudiants à Muscat

Une gamme variée de logements privés est disponible dans la capitale, des résidences étudiantes dédiées aux appartements partagés, offrant divers services et commodités.

Résidences étudiantes dédiées

Comme The Myriad Muscat, ces résidences (Purpose-Built Student Accommodation) offrent des chambres meublées avec Wi-Fi, buanderie, cuisine, et souvent des espaces communs, de coworking ou des jardins.

Hôtels et hostels

Plusieurs options comme Legacy, Basil, Heritage ou Sukoon Hostel proposent des chambres, parfois avec petit-déjeuner inclus, et des services comme une réception 24h/24.

Hébergements liés aux collèges

Exemples : Mazoon College Hostel ou Middle East College Female Accommodation. Ces logements sont généralement réservés aux étudiants de l’institution partenaire.

Chambres privées & colocations

De nombreuses chambres individuelles ou appartements partagés sont répertoriés sur des plateformes spécialisées, offrant une formule souvent plus indépendante.

Les prix varient fortement selon le standing et l’emplacement. Un lit en dortoir peut démarrer autour de 1,3 OMR par nuit, tandis qu’une chambre ou un petit appartement peut être trouvé à partir d’environ 80 OMR par mois, avec des valeurs plus élevées dans les quartiers centraux ou prisés (Al Khuwair, Al Ghubrah, etc.).

Pour les étudiants qui préfèrent une immersion culturelle, les homestays – chambres chez l’habitant – constituent une solution intéressante, qui permet de pratiquer l’arabe et de découvrir de près les habitudes omanaises, sous réserve de respecter les normes culturelles locales (notamment en matière de tenue vestimentaire et de mixité).

Services aux étudiants, santé et sécurité

Les universités omanaises ont développé une gamme de services de soutien pour accompagner les étudiants, en particulier les internationaux. Des services dédiés (Student Support Services, Student Affairs, International Office) centralisent souvent la gestion du logement, des transports, de l’accueil à l’aéroport, de l’assistance pour le visa, de la couverture santé, ainsi que le conseil psychologique ou l’accompagnement des étudiants en situation de handicap.

Bon à savoir :

Les universités à Oman, comme Muscat University et University of Buraimi, disposent d’unités dédiées au soutien des étudiants. Ces services centralisent les demandes et offrent un accompagnement complet : soutien psychologique, aménagements pour les étudiants en situation de handicap (places de parking et accès adaptés), gestion de la santé via une clinique, de l’hébergement, des transports, des cafétérias et un centre de conseil (EDRAK).

Plusieurs établissements, comme Sur University College, University of Buraimi, GUtech ou encore Oman Dental College, proposent des cliniques sur campus offrant des soins de base et des interventions d’urgence, avec du personnel infirmier dédié et, si besoin, des transferts vers les hôpitaux de la ville. Dans les résidences, la présence d’infirmières et d’extincteurs, de matériel de premiers secours et de gardes de sécurité permanents est fréquente.

Attention :

Il est fortement recommandé de souscrire une assurance santé couvrant les frais médicaux, les urgences et idéalement le rapatriement en Oman. Vérifiez que la police respecte les exigences légales locales et de votre établissement, même si l’université propose des options.

En matière de sécurité, Oman bénéficie d’un environnement globalement très sûr, avec un taux de criminalité bas. Les campus et résidences appliquent néanmoins des règlements stricts (handbooks de résidence, codes de conduite) et peuvent sanctionner les manquements par des démarches disciplinaires. La principale vigilance concerne davantage les accidents de la route – le pays connaît un niveau de sinistralité routière élevé, ce qui incite à la prudence lors des déplacements, surtout sur les routes interurbaines.

Vie sur le campus, clubs et activités étudiantes

La vie étudiante à Oman ne se résume pas aux cours. De nombreux campus offrent des infrastructures sportives (terrains de football en gazon naturel, gymnases, salles multisports, courts de padel, etc.), des espaces de restauration (cafétérias, restaurants) et des zones de détente (salles de jeux avec billard, baby-foot, air hockey, espaces de coworking). Muscat University a, par exemple, aménagé une Student Common Area avec différents jeux et un auditorium de 250 places, ainsi qu’un Learning Resource Centre pour le travail académique.

Bon à savoir :

Les universités comme GUtech et Muscat University proposent une large gamme de clubs étudiants (sciences, médias, service communautaire, théâtre, arts, culture, environnement, photographie, sport, musique, etc.) qui animent la vie sur le campus. Les étudiants ont souvent la possibilité d’initier la création de nouveaux clubs en fonction de leurs centres d’intérêt.

Les conseils étudiants (Student Advisory Council, Student Council) constituent un autre pilier de la vie universitaire, permettant aux étudiants d’être représentés dans certaines instances et de peser sur la prise de décision. Ces structures sont généralement élues et disposent de contacts dédiés (adresses e‑mail générales, présidence, etc.).

Astuce :

Participer à des activités bénévoles, comme des foires caritatives ou des campagnes de don du sang, est encouragé. Cela permet de tisser des liens avec la société omanaise et de développer des compétences transversales en organisation, gestion de projets et communication. Cette approche s’inscrit dans la philosophie universitaire qui valorise une expérience étudiante dépassant le cadre académique pour contribuer au développement personnel et à l’engagement citoyen.

Se déplacer, se nourrir, s’adapter au climat

Le quotidien d’un étudiant à Oman est aussi façonné par la mobilité, la restauration et le climat. Le pays dispose d’un réseau de bus publics, mais la voiture reste le mode de transport dominant, surtout en dehors de Muscat. Certains établissements proposent des services de navettes : National University offre des solutions de transport pour ses étudiants ; Sur University College organise des transferts hebdomadaires vers le marché et pour des besoins spécifiques (sorties, activités, hospitalisation), notamment pour les étudiantes ; University of Buraimi met en place des bus pour les résidences délocalisées, les visites d’entreprises, les sorties shopping ou récréatives.

350

C’est la capacité d’accueil du restaurant principal ‘Student Oasis’ de l’University of Buraimi.

Le climat, quant à lui, impose certaines adaptations. Dans la plupart du pays, les températures estivales peuvent devenir très élevées, ce qui nécessite une bonne hydratation, une protection solaire et parfois une limitation des activités extérieures aux heures les plus chaudes. Certaines régions, comme Sur, connaissent néanmoins des périodes plus clémentes (climat modérément frais de l’automne à la fin de l’hiver, plus chaud et sec le reste de l’année). Dans le sud, autour de Salalah, le phénomène de mousson (khareef) produit un microclimat plus humide et tempéré.

Travail, stages et perspectives professionnelles après le diplôme

La question de l’employabilité est centrale lorsqu’on choisit un pays d’études. À Oman, le contexte est ambivalent pour les étudiants étrangers. D’un côté, l’économie est en pleine diversification et recherche des compétences dans de nombreux secteurs ; de l’autre, la politique d’« Omanisation » réserve prioritairement les emplois aux nationaux.

Concrètement, les étudiants internationaux ont des possibilités de stages, en particulier dans les grandes entreprises du pays – énergie (Shell, Petroleum Development Oman, Schlumberger…), ingénierie, consulting, IT, finance, hôtellerie, logistique, éducation, etc. De nombreuses organisations proposent des programmes de stage à durée déterminée (de quelques semaines à plusieurs mois), souvent l’été, et certaines fournissent un soutien logistique (logement, formalités de visa, indemnité mensuelle).

Attention :

Le travail à temps partiel pendant les études est généralement interdit sans visa de travail spécifique. Des exceptions sont possibles pour les stages obligatoires ou liés au cursus, sous réserve d’une autorisation du ministère du Travail. Après l’obtention du diplôme, il n’existe pas de visa de recherche d’emploi automatique : pour rester à Oman, l’étudiant doit obtenir une offre d’embauche et un sponsor pour un visa de travail, ce qui nécessite d’être très compétitif sur le marché local.

Les perspectives varient fortement selon les secteurs. La demande reste forte dans l’IT (développeurs, data analysts, spécialistes cybersécurité), l’ingénierie (civil, pétrole et gaz, infrastructures), la santé (médecins, infirmiers, pharmaciens), la logistique et la supply chain, le tourisme et l’hôtellerie, le marketing digital et la finance. Les salaires y sont plutôt attractifs à l’échelle régionale, avec par exemple des rémunérations moyennes mensuelles qui peuvent se situer autour de 800 à 1 500 OMR dans les ingénieries ou l’informatique, et au‑delà pour certaines fonctions médicales ou de direction.

Pour un étudiant international, un diplôme obtenu à Oman peut servir de tremplin vers :

un emploi à Oman, si un employeur est prêt à sponsoriser un visa de travail malgré le contexte d’« Omanisation » ;

– une carrière dans d’autres pays du Golfe, où l’expérience régionale et la maîtrise de l’anglais (voire de l’arabe) sont appréciées ;

– une poursuite d’études (master ou doctorat) ou un emploi à l’international, les diplômes des grandes universités omanaises étant de plus en plus reconnus.

Visa étudiant et cadre légal : ce qu’il faut savoir

Pour tout étudiant étranger qui n’est pas déjà résident, l’obtention d’un visa étudiant est une étape incontournable. La procédure relève de la Royal Oman Police (ROP), mais c’est l’établissement d’accueil (université, collège ou institut) qui dépose la demande au nom de l’étudiant une fois l’admission confirmée.

Le visa étudiant est généralement valable un à deux ans, avec entrées multiples, et peut être renouvelé tant que l’étudiant reste inscrit et en règle. Les délais de traitement sont variables, mais il faut compter en moyenne de deux à quatre semaines, parfois plus selon la période. Il est conseillé de lancer la procédure au moins un mois avant la date prévue de départ, voire davantage.

Les documents requis pour le visa incluent généralement :

Bon à savoir :

Pour obtenir un visa étudiant, il est nécessaire de fournir : une copie du passeport valide (au moins six mois après l’entrée), une photo récente, une lettre d’acceptation officielle de l’université précisant le programme et la date de début, un formulaire de demande rempli en anglais (pour les non-Arabes) et signé par l’institution, une preuve de moyens financiers suffisants pour couvrir au minimum la première année de frais de scolarité et de subsistance, un certificat médical validé par le ministère de la Santé (notamment pour certains pays), une assurance santé couvrant la durée du visa (généralement un an, renouvelable), et parfois une preuve de logement (contrat de résidence universitaire ou bail).

Le coût officiel de base du visa étudiant se situe autour de 30 OMR, mais des frais supplémentaires peuvent s’ajouter (frais de dossier internes à l’université, frais de service, dépôt de garantie, etc.). Pour les renouvellements, l’établissement doit produire une lettre attestant la poursuite des études et la bonne conduite académique de l’étudiant.

Attention :

Le visa étudiant n’accorde pas automatiquement le droit de travailler. Toute activité rémunérée nécessite une autorisation spécifique, généralement pour des stages intégrés au cursus. Le non-respect des conditions (travail non autorisé, dépassement de séjour, abandon des études) peut entraîner des amendes ou l’annulation du visa.

Enfin, une fois sur place, l’étudiant doit obtenir une carte de résident (Resident Card) dans les 30 jours suivant son arrivée. Ce document d’identité local est payant et soumis à renouvellement, des pénalités étant appliquées en cas de retard.

Bourses et financements : quelles options pour un étudiant étranger ?

La palette de bourses liées à Oman est assez riche, même si elle reste aujourd’hui morcelée entre différents acteurs. Du côté omanais, le ministère de l’Enseignement supérieur gère une direction générale des bourses, qui pilote des dispositifs destinés d’abord aux citoyens, mais qui soutient également des programmes de coopération culturelle et scientifique avec des pays amis et voisins. Un “Programme omanais de coopération scientifique et culturelle” accorde par exemple des bourses de frais de scolarité à des étudiants provenant d’autres États du Golfe et de pays “amis”.

Exemple :

En complément des dispositifs nationaux, des universités privées omanaises, comme Muscat University, proposent leurs propres programmes de bourses pour les étudiants nationaux, parfois étendus aux internationaux. De plus, des partenariats public-privé, notamment avec des entreprises comme Petroleum Development Oman ou des fondations caritatives, financent des bourses ciblées, en particulier dans les secteurs médicaux et techniques.

Pour les étudiants non omanais qui viennent d’Europe, d’Afrique ou d’Asie, le financement passe souvent par des dispositifs externes : bourses de gouvernements étrangers, programmes de la Banque islamique de développement, bourses d’organisations internationales, programmes bilatéraux (comme ceux qui visent à financer des études dans la région MENA), ou bourses d’universités de leur pays d’origine qui intègrent Oman parmi les destinations possibles.

Exemple :

Pour un étudiant francophone, l’essentiel du travail consiste à : maîtriser les nuances linguistiques spécifiques au français, adapter sa méthodologie d’apprentissage aux exigences académiques francophones, et approfondir la compréhension des références culturelles et littéraires propres au monde francophone pour réussir dans son parcours éducatif.

identifier les bourses disponibles dans son pays d’origine qui acceptent Oman comme destination ;

vérifier auprès des universités omanaises si des aides spécifiques sont proposées aux étudiants étrangers (réductions de frais, bourses au mérite, exonérations partielles) ;

– explorer les programmes régionaux ou sectoriels (santé, ingénierie, énergie, STEM, etc.) qui financent des études supérieures dans les pays du Golfe.

Il faut garder à l’esprit que les frais de scolarité restent à la charge de l’étudiant dans la majorité des cas, surtout dans le secteur privé, mais que le coût global (frais + vie) est souvent moindre que dans d’autres destinations.

Culture, vie quotidienne et intégration

Étudier à Oman, ce n’est pas seulement fréquenter les amphithéâtres : c’est également vivre au quotidien dans une société très marquée par l’islam, une culture de la modestie et du respect des hiérarchies, tout en étant ouverte et hospitalière.

Bon à savoir :

La tenue doit être modeste en public : épaules, jambes et décolletés couverts, vêtements non transparents ou trop moulants. Le voile n’est pas obligatoire au quotidien, sauf dans certains lieux religieux. Les démonstrations d’affection en public sont très mal vues, voire illégales. La consommation d’alcool n’est autorisée que dans des établissements licenciés (hôtels, clubs, certains restaurants) ou en privé.

La semaine de travail suit le rythme régional : vendredi et samedi sont le week‑end, dimanche est un jour d’étude et de travail comme les autres. Les horaires peuvent être adaptés en période de Ramadan, avec des journées plus courtes et une activité concentrée en soirée.

Bon à savoir :

L’arabe est la langue officielle utilisée dans la vie quotidienne et l’administration. Cependant, l’anglais est très répandu dans l’enseignement supérieur, les grandes entreprises, le tourisme et les services. Un étudiant étranger peut donc vivre en utilisant principalement l’anglais, mais apprendre quelques expressions arabes est très apprécié et facilite l’intégration.

Les loisirs ne manquent pas : randonnées dans les montagnes du Hajar, camping dans les dunes du Wahiba Sands, baignades sur les plages de la côte, snorkeling ou plongée, visites de forts et de souks, concerts ou spectacles à l’Opéra royal de Muscat, exploration des wadis et des oasis. Cette dimension “nature et patrimoine” compense parfois une vie nocturne étudiante moins développée que dans les métropoles occidentales ou asiatiques.

En résumé

Poursuivre des études supérieures à Oman, c’est miser sur un système universitaire en plein décollage, largement anglophone, appuyé par une stratégie étatique de long terme et par une économie en diversification. C’est aussi accepter un cadre de vie très sûr mais culturellement exigeant, où la discrétion et le respect des normes sociales islamiques priment, et où les opportunités professionnelles existent mais sont fortement conditionnées par la politique d’« Omanisation ».

Bon à savoir :

Pour un étudiant francophone ouvert, Oman offre une alternative aux destinations traditionnelles avec des coûts maîtrisés, un environnement serein et la proximité des marchés régionaux. Il permet une double immersion linguistique (anglais pour les études, arabe au quotidien) et donne accès à des universités de plus en plus reconnues internationalement, malgré un climat et une culture nécessitant une bonne capacité d’adaptation.

La clé du succès réside alors dans une préparation minutieuse : choix de l’établissement et du programme en fonction des objectifs professionnels, vérification des accréditations et du niveau d’anglais exigé, élaboration d’un budget réaliste, recherche proactive d’aides financières, anticipation des démarches de visa et compréhension fine du cadre légal et culturel. Avec ces éléments en main, Oman peut devenir bien plus qu’une destination exotique : un véritable tremplin académique et professionnel à l’échelle du Moyen‑Orient et au‑delà.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale en Oman pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Oman, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler Oman pour son absence d’impôt sur le revenu des personnes physiques, l’absence d’impôt sur la fortune et un environnement économique dynamique dans le Golfe, combinant coût de vie compétitif (Mascate nettement moins cher que Paris) et stabilité politique. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec location ou achat de résidence principale, couverture santé locale et coordination avec la CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, banque islamique/conventionnelle) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration internationale si nécessaire).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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