S’installer à Nauru en tant qu’expatrié : mode d’emploi complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Poser ses valises à Nauru, îlot isolé du Pacifique, n’a rien d’un déménagement banal. Micro‑État méconnu, troisième plus petit pays du monde, la République de Nauru attire quelques profils très spécifiques : coopérants, personnels de projets internationaux, professionnels de la santé ou de l’éducation, experts techniques, mais aussi candidats à la citoyenneté par investissement en quête d’un environnement fiscal léger.

Bon à savoir :

La vie à Nauru présente un équilibre unique entre des défis économiques et logistiques (marché du travail restreint, infrastructures limitées, coût de la vie élevé) et des atouts sociaux et fiscaux (communauté soudée, fiscalité avantageuse, culture insulaire riche). Une préparation approfondie couvrant les démarches administratives, le budget, le logement, la santé et les codes sociaux est essentielle avant de s’installer.

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Comprendre Nauru : un micro‑État isolé mais pas déconnecté

Nauru est une île corallienne de 21 km², au cœur du Pacifique central, sans rivières ni archipel alentour. Sa voisine la plus proche, l’île de Banaba (Kiribati), se trouve à environ 300 km. Le relief se limite à une ceinture littorale relativement fertile et à un plateau central ravagé par des décennies d’extraction de phosphate : près de 80 % de la surface est aujourd’hui jonchée de pics de calcaire stériles.

La population tourne autour de 10 000 à 13 000 habitants, répartis en 14 districts. Yaren fait office de capitale administrative, même si le pays n’a pas de capitale officielle. Denigomodu concentre une partie significative des habitations et activités commerciales, Aiwo garde la mémoire de l’ère phosphatière, et des zones comme Meneng, Buada ou Anibare sont clés pour la vie résidentielle ou les loisirs.

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Près de 97 % de la population de Nauru parle anglais, qui est utilisé dans l’administration, les affaires et l’éducation.

Sur le plan politique, Nauru est une république parlementaire, membre de l’ONU, du Commonwealth et de l’Asian Development Bank. Le pays n’a pas d’armée propre et s’en remet de facto à l’Australie pour sa défense.

Un modèle économique très spécifique

Longtemps, le pays a prospéré grâce au phosphate, au point de figurer parmi les champions mondiaux du PIB par habitant. Cette manne a presque entièrement disparu, laissant place à une économie fragile, dépendante de quelques piliers :

Exemple :

L’économie de Nauru repose sur plusieurs piliers : l’exploitation résiduelle de gisements secondaires de phosphate par la société publique RONPhos ; la vente de licences de pêche dans ses eaux très poissonneuses, notamment pour le thon ; des partenariats et aides financières de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et de Taïwan ; ainsi que divers projets ponctuels comme un centre régional de traitement des demandeurs d’asile australiens (aujourd’hui fermé), des initiatives dans les énergies renouvelables et la microfinance.

Malgré cette fragilité, le pays présente encore un PIB par habitant relativement élevé pour la région, autour de 13 000 à 14 000 USD en parité de pouvoir d’achat. L’absence d’impôt sur le revenu pour les personnes physiques et certains mécanismes de subventions (logement, biens de base) contribuent à un niveau de vie qui reste attractif pour les résidents permanents, mais pas forcément pour un expatrié sans poste pré‑négocié.

Immigrer à Nauru : visas, travail et citoyenneté par investissement

Nauru n’est pas un pays dans lequel on s’installe « à l’improviste ». Le régime migratoire est l’un des plus restrictifs du Pacifique, le marché de l’emploi est minuscule et les autorités surveillent de près les entrées et séjours des étrangers.

Le cadre administratif : qui gère quoi ?

L’Immigration Division, qui dépend du Department of Justice and Border Control, applique l’Immigration Act 2014 et ses règlements. Elle instruit les demandes de visa, suit les entrées et sorties, contrôle le respect des conditions de séjour et gère les procédures contre les personnes en situation irrégulière.

Les demandes se déposent généralement par e‑mail auprès des services d’immigration, avec échanges ultérieurs pour compléter le dossier. Pour des mises à jour ou confirmation des conditions d’entrée, il est aussi possible de contacter la mission permanente de Nauru auprès de l’ONU à New York, ou, pour les ressortissants américains, l’ambassade des États‑Unis à Suva (Fidji), qui couvre Nauru.

Les différents types de visas utiles à un expatrié

Quasiment tous les non‑ressortissants nauruans ont besoin d’un visa avant d’embarquer. Il n’existe pas de visa systématiquement délivré à l’arrivée, sauf pour certains pays du Pacifique ou des cas très spécifiques.

Parmi les principaux statuts à connaître pour un projet d’expatriation durable :

Catégories de visas pour Nauru

Présentation des différents types de visas disponibles pour entrer et séjourner à Nauru, avec leurs caractéristiques principales.

Visa de Visiteur

Pour le tourisme ou un court séjour (1 à 3 mois). Doit être obtenu avant le voyage. Ne permet pas de travailler ou de s’installer.

Visa d’Affaires

Pour activité professionnelle ou commerciale. Nécessite un sponsor local et souvent une licence. Durée : 3 mois (entrée unique) ou 12 mois (multiples), renouvelable.

Visa de Travail

Autorise l’exercice d’un emploi à Nauru pour une durée maximale de deux ans. Destiné aux expatriés recrutés localement.

Visa d’Affaires Local (Emploi)

Pour combler les besoins en main-d’œuvre dans les entreprises nauruanes. Renouvelable sous conditions.

Visa de Dépendant

Pour le conjoint, les enfants mineurs ou autres membres de la famille à charge d’un titulaire de visa principal. Permet la réunification familiale.

Visa de Résidence

Principalement pour les dépendants d’un citoyen nauruan. Permet de résider et de travailler avec entrées multiples.

Visa à Objet Spécial

Pour des activités spécifiques non touristiques : journalisme, recherche, missions religieuses, etc.

Visa de Long Séjour

Statut de séjour d’au moins 30 ans avec entrées/sorties illimitées. Lié à des accords inter-étatiques (frais : 1 000 AUD/an).

Certaines catégories très spécifiques, comme les visas liés à l’ancien Regional Processing Centre, ne concernent plus les nouveaux expatriés : les derniers réfugiés ont été transférés en 2023 vers l’Australie.

Procédure et coûts : à quoi s’attendre ?

Les dossiers de visa exigent généralement :

Astuce :

Pour constituer un dossier de demande de visa complet, il est impératif de fournir : un formulaire de demande dûment rempli ; une copie numérisée du passeport, qui doit être valide au moins trois mois après la date de la demande (et souvent davantage en pratique) ; une lettre de l’employeur ou du sponsor local justifiant le déplacement ; ainsi que des justificatifs complémentaires selon le type de visa sollicité, tels qu’un contrat de travail, une preuve de ressources, un extrait de casier judiciaire, un certificat de naissance ou un certificat médical.

Pour certaines nationalités et certaines catégories, des pièces comme le casier judiciaire ou l’attestation médicale peuvent être dispensées en première intention, dans le cadre de procédures simplifiées.

Les frais varient selon le type de visa. À titre indicatif :

Type de visa (sélection)Frais indicatifs (AUD)
Visitor Visa 1 mois50
Visitor Visa 2 mois150
Visitor Visa 3 mois250
Business Visa (général, entrées multiples 12 mois)6 000
Business Visa (media, 3 mois)8 000
Business Visa (research)100 à 200 selon le type
Business Visa (employment)8 000
Local Business (Employment) – personne seule300
Local Business (Employment) – famille400
Dependant Visa1 000
Residence Visaexempt de frais
Long Term Stay Visa1 000 / an (payé par un État)
Frais de traitement de dossier Business50
Pénalité de dépassement de séjour50 par jour de dépassement
Recours gracieux (appel au ministre/président)20

Les délais de traitement tournent en pratique autour de une à trois semaines pour des dossiers simples, mais mieux vaut anticiper largement, la capacité administrative du pays étant réduite.

Les autorités ont déjà mis en place des périodes d’amnistie pour régulariser les « overstayers » : ces personnes disposent alors d’un délai pour régler les pénalités, déposer une nouvelle demande de visa ou quitter le territoire, faute de quoi elles risquent poursuites et expulsion.

Une alternative radicale : la citoyenneté par investissement

Pour certains profils fortunés, Nauru propose un programme de citoyenneté par investissement, l’Economic and Climate Resilience Citizenship Program (ECRCP). L’idée : contribuer à la résilience économique et climatique du pays via un don non remboursable au Trésor, en échange d’un passeport nauruan.

Les grandes lignes sont les suivantes :

Attention :

La participation nécessite une contribution minimale de 105 000 USD sous forme de don non remboursable. Les candidats doivent être majeurs, en bonne santé, avec un casier judiciaire vierge, et soumis à des contrôles de sécurité. La famille proche peut être incluse. Des frais de dossier s’appliquent (à partir de 25 000 USD), et la procédure oblige le recours à un intermédiaire agréé, incluant un entretien et une collecte biométrique.

Pour un expatrié souhaitant s’ancrer dans le pays, cette option peut ouvrir la voie à des avantages réservés aux citoyens : accès aux subventions publiques, meilleure intégration dans le tissu local, suppression de contraintes de visas et – point crucial – possibilité d’ouvrir un compte bancaire puisqu’actuellement seuls les citoyens peuvent en ouvrir un directement.

Fiscalité : un environnement très léger… mais à bien comprendre

Nauru est souvent citée parmi les paradis fiscaux. Il n’existe pas d’impôt sur la fortune, pas de droits de succession, pas d’impôt sur les gains en capital, et tradition­nellement pas d’impôt sur les revenus des particuliers. Le pays a longtemps misé sur ce statut pour attirer des activités financières, avant de resserrer nettement sa régulation sous la pression internationale et de fermer ses banques offshore.

Aujourd’hui, le régime a évolué : les salariés d’entreprises nauruanes et les résidents exerçant une activité indépendante sur le territoire sont soumis à un impôt sur le revenu à 20 % au‑delà d’un seuil de 9 241 AUD. Il est indispensable de vérifier sa situation avec un fiscaliste familier de Nauru et de son pays d’origine pour éviter toute double imposition ou méprise sur les obligations déclaratives.

Entrer et sortir de l’île : transport aérien et isolement logistique

Nauru est l’archétype du pays difficilement accessible. L’unique porte d’entrée est Nauru International Airport, près de Yaren, dont la piste coupe littéralement la boucle routière qui encercle l’île.

La seule compagnie régulière est Nauru Airlines (ex Air Nauru, ex Our Airline), avec une petite flotte dont plusieurs appareils sont réservés au fret. Les liaisons passagers desservent typiquement :

Brisbane (Australie) ;

Nadi (Fidji) ;

Tarawa (Kiribati) ;

Majuro (Îles Marshall) ;

– et quelques autres destinations régionales selon les périodes.

Bon à savoir :

Les rotations sont peu fréquentes, souvent limitées à quelques vols par semaine, avec un schéma courant type : arrivée depuis Brisbane en début de semaine, retour en milieu de semaine. Les horaires et jours peuvent changer, et des annulations de dernière minute peuvent survenir, l’offre étant très dépendante de la maintenance de la flotte et de la demande régionale. Il est donc indispensable de réserver tôt, de garder une marge dans son planning et de surveiller les communications de la compagnie.

Sur place, aucun service de ferry international n’existe. La couronne corallienne et l’absence de port hauturier pleinement opérationnel compliquent l’accueil de navires de croisière ou de lignes régulières. Un port en eaux profondes est en chantier mais a connu plusieurs retards.

Coût de la vie : un petit pays, un budget à grande échelle

Les données de coût de la vie pour Nauru varient selon les sources et les méthodes de calcul. Deux réalités cohabitent :

– d’un côté, des index globaux indiquent que la vie quotidienne coûte en moyenne 1,56 fois moins cher que la moyenne mondiale et environ 11 % de moins qu’aux États‑Unis ;

– de l’autre, les témoignages d’expatriés et les analyses détaillées soulignent un niveau élevé, voire très élevé, pour tout ce qui est logement, transport, nourriture importée et services.

Cette apparente contradiction vient du fait que les habitants bénéficient souvent de logements subventionnés, de salaires adaptés au contexte pacifique et d’un mode de vie très local ; tandis que l’expatrié devra généralement payer plein tarif un logement rare, importer une partie de ses effets ou de son matériel, se déplacer fréquemment en avion, et se couvrir avec une assurance santé internationale.

Voici quelques ordres de grandeur pour se repérer.

Revenus et rapport salaire‑dépenses

Les salaires moyens locaux restent modestes, avec des estimations qui varient (et que les différences de sources rendent difficiles à harmoniser) :

Indicateur de revenu mensuel (net)Montant estimatif (USD)
Salaire net moyen (source basse)580 – 700
Salaire net moyen (source haute)2 150 (plage 720 – 4 700)
Couverture des dépenses par salaire moyen~0,9 mois de dépenses

Pour un expatrié salarié par une organisation internationale ou un État partenaire (Australie, etc.), la rémunération est généralement calée sur des grilles spécifiques, très supérieures au revenu moyen local et intégrant des primes d’éloignement.

Dépenses mensuelles : scénarios types

Les estimations varient selon qu’elles incluent ou non le loyer, et selon le niveau de confort visé.

Profil et niveau de vieFourchette mensuelle (USD, logement inclus)
Personne seule – budget « serré »~1 300 à 1 500
Personne seule – estimations hautes~2 500 à 4 900
Couple – budget modéré~1 964 à 4 000
Couple – niveau confortable~4 000 à 7 200
Famille de 4 – budget de base~2 800 à 3 000
Famille de 4 – niveau confortable~5 800 à 10 000

Pour un projet d’expatriation, viser le haut de la fourchette est prudent, particulièrement si l’employeur ne fournit pas de logement, de véhicule ni de couverture santé.

Logement : rareté et loyers élevés

L’offre immobilière est extrêmement réduite. La majorité des Nauruans occupe des logements subventionnés par l’État ; il existe peu d’appartements « haut de gamme » et pratiquement pas de marché immobilier structuré. La propriété pour les étrangers n’est possible qu’en bail emphytéotique (leasehold), jamais en pleine propriété, et le secteur n’a ni indices de prix détaillés ni grande profondeur.

Bon à savoir :

Les loyers indicatifs présentent souvent un écart significatif avec les prix réels du marché. Pour un expatrié, il est conseillé de se baser sur les montants les plus élevés pour une estimation plus réaliste.

Type de logementEstimation basse (USD/mois)Estimation haute (USD ou AUD/mois)
Appartement 1 ch. centre320 – 350~1 450 USD / 2 590 AUD
Appartement 1 ch. hors centre230 – 250~246 AUD
Appartement 3 ch. centre600 – 660~4 667 AUD
Appartement 3 ch. hors centre430 – 480~3 893 AUD

Pour des locations de type maison ou studio touristiques (Buada, Anibare, Yaren), les plateformes indiquent :

studio à Anibare : environ 175 AUD / nuit ;

maison 3 chambres à Buada : 350 AUD / nuit ;

maison 3 chambres à Yaren : 333 AUD / nuit.

Astuce :

Pour maîtriser son budget lors d’un séjour prolongé, il est indispensable de négocier un contrat de location longue durée. Cette négociation peut se faire directement avec un propriétaire, par l’intermédiaire de son employeur ou via un contact local sur place.

Se nourrir : île importatrice et prix volatils

Avec plus de 80 % de la surface terrestre dégradée par le phosphate, l’agriculture locale est quasi inexistante. L’essentiel des aliments – fruits, légumes, produits laitiers, viandes – arrive par bateau ou avion, avec un impact immédiat sur les prix et la disponibilité.

Quelques exemples de prix au détail (en USD) :

Produit (quantité)Fourchette de prix (USD)
Lait (1 L)1,5 – 4,7
Pain blanc (500 g)1,4 – 2,8
Riz (1 kg)~1,3
Œufs (12)~2,0
Fromage local (1 kg)10,4 – 12,9
Blanc de poulet (1 kg)5,3 – 12,9
Bœuf (1 kg)9,4 – 10,0
Pommes (1 kg)2,1 – 12,9
Bananes (1 kg)1,6 – 19,3
Oranges (1 kg)1,9 – 12,9
Eau en bouteille (1,5 L)0,5 – 1,6
Bouteille de vin milieu de gamme10,9 – 16,9

Les restaurants restent abordables relativement à d’autres micro‑États, mais les choix sont limités, avec une forte présence de restaurants chinois (on en recense plus d’une centaine).

Sorties et boissonsFourchette de prix (USD)
Repas simple au restaurant6,7 – 9,7
Menu fast‑food type combo6,5 – 9,7
Dîner 3 plats pour 226,7 – 43,6
Bière pression locale (0,5 L)2,2 – 6,5
Cappuccino~2,8 – 5,0 AUD
Soda (33 cl)~1,0 – 1,5 AUD

Pour limiter la facture, il est conseillé d’acheter en vrac lorsque les cargaisons arrivent, de privilégier les rares produits locaux (poisson, quelques fruits tropicaux, noix de coco, bananes) et de cuisiner chez soi.

Transport : pas de bus, peu de voitures… mais des coûts cachés

L’île est ceinturée par une route d’environ 19 km, doublée de quelques pistes intérieures. Il n’y a ni réseau de transports en commun structuré ni flotte de taxis au sens classique. Un bus communautaire tourne, et certains hôtels ou structures proposent des navettes, mais la plupart des déplacements se font :

– en véhicule personnel (pour les résidents) ;

– en « stop » indemnisé (donner une petite somme pour partager un trajet avec un local) ;

– à pied ou à vélo sur de courtes distances.

Pour un expatrié, acheter ou importer une voiture peut sembler logique, mais les coûts sont redoutables :

acheminement par avion (faute de port en eau profonde fonctionnel) : 2 000 à 5 000 USD de fret ;

droits d’importation pouvant aller jusqu’à 40 % de la valeur du véhicule.

Le carburant, lui, se situe dans une fourchette haute pour la région.

Poste de transport localOrdre de grandeur (AUD)
Ticket local (bus ou équivalent)0,6 – 2,0
Carte mensuelle (si disponible)22 – 124
Course taxi 8 km (si trouvable)~9,5
Essence (1 L)1,0 – 2,5
Trajet informel 5 miles en voiture~7,7 (payé à un local)

Pour la plupart des expatriés, la solution la plus rationnelle est la location longue durée ou le partage d’un véhicule avec des collègues, alliée à beaucoup de marche et des trajets organisés.

Services, internet et électricité

Produire de l’électricité sur un îlot isolé coûte cher. L’essentiel vient de groupes électrogènes au diesel, avec des coûts élevés et une fiabilité parfois perfectible. Les factures de services (électricité, eau, déchets) s’en ressentent.

ServicesFourchette (USD / mois)
Électricité + eau + ordures80 – 260
Internet fixe 50+ Mbps illimité21 – 41
Forfait mobile 10 Go6 – 10 AUD

Les pannes de courant et les micro‑coupures internet ne sont pas rares. Pour un travail à distance, il est prudent de prévoir du matériel redondant (batteries externes, double connexion si possible, travail « offline » quand nécessaire).

Se loger : hôtels, lodges et locations de longue durée

Avec seulement deux hôtels principaux, quelques lodges et maisons de vacances, le marché de l’hébergement reflète l’échelle réduit du pays.

Panorama des options d’hébergement

Plusieurs établissements sont régulièrement cités :

Hébergement à Nauru

Un aperçu des principales options d’hébergement disponibles sur l’île, allant des grands hôtels aux solutions plus économiques.

Menen Hotel

Le plus grand hôtel de l’île (environ 119 chambres), situé à 3 km de l’aéroport. Dispose d’un restaurant apprécié, d’un bar, d’une boutique et de courts de tennis. La piscine peut être hors service. Vente de cartes SIM sur place. Montre des signes d’usure.

Od’n Aiwo Hotel

Auberge en plein Aiwo, accessible à pied depuis l’aéroport. Chambres simples offrant un bon rapport qualité-prix, souvent occupées sur le long terme. Une solution budgétaire idéale pour un premier pied-à-terre.

Capelle & Partner – Ewa Lodge

Lodge moderne situé près du complexe commercial Capelle. Offre un bon Wi-Fi. L’étage est accessible sans ascenseur. Des transferts depuis l’aéroport sont possibles.

Goodworks Accommodation

Hébergement simple avec une ambiance familiale. Permet de louer des voitures et des vélos, et d’organiser des visites sur l’île.

Hotel Budapest (Anabar)

Petit hôtel au style chaleureux, proposant des chambres confortables à un tarif abordable. Bien situé à proximité de plusieurs points d’intérêt.

Pour des séjours de plusieurs semaines ou mois, des maisons et appartements sont parfois proposés via des plateformes ou des réseaux locaux, avec des exemples à Buada (maisons 3 chambres avec jardin, climatisation), Anibare (studios proches de la plage) ou Yaren (maisons familiales autour de 8 couchages). Les prix à la nuit, souvent autour de 175 à 350 AUD, laissent présager des loyers mensuels largement au‑dessus des barèmes théoriques des comparateurs internationaux.

Stratégie de logement pour un expatrié

Un schéma réaliste de recherche consiste à : définir clairement la question de recherche, choisir une méthode appropriée, collecter les données, analyser les résultats et tirer des conclusions.

Bon à savoir :

Pour une installation durable, il est conseillé de réserver d’abord un hôtel ou un lodge (comme Menen, Od’n Aiwo ou Ewa Lodge) pour les premières semaines. Ensuite, sollicitez l’aide de votre employeur ou de contacts locaux pour identifier un logement hors des circuits touristiques. Enfin, négociez le bail directement avec les propriétaires, sachant que ces accords reposent souvent sur des relations personnelles plutôt que sur des contrats très formalisés.

Un contact gouvernemental peut parfois orienter vers les disponibilités, notamment via le standard du gouvernement, même si cela reste à la discrétion des services.

Le système bancaire et la gestion de l’argent

Nauru a connu une histoire bancaire tumultueuse. La Bank of Nauru et la Republic of Nauru Finance Corporation ont fait faillite au début des années 2000, au milieu des critiques internationales sur le manque de supervision et l’usage de l’île comme centre financier offshore peu transparent. En 2004, toutes les licences de banques offshore ont été révoquées.

De Bendigo Bank à Commonwealth Bank of Australia

Pour restaurer des services bancaires de base, le gouvernement a confié, en 2015, une agence à Bendigo Bank (filiale de Bendigo and Adelaide Bank Limited), sous forme de Bendigo Bank Agency opérée depuis le bureau de poste, avec un premier guichet à Aiwo. C’était alors la première véritable banque fonctionnelle sur l’île depuis quinze ans.

Bon à savoir :

Bendigo Bank a établi deux agences et des services bancaires à Nauru (distributeurs, comptes courants, épargne) après avoir formé du personnel local. Cependant, dans le cadre d’un recentrage stratégique, la banque mettra fin à toutes ses activités sur l’île en juin 2025.

Le relais est assuré par la Commonwealth Bank of Australia (CommBank), plus grande banque australienne, dans le cadre d’un accord entre Canberra et Yaren. CBA reprend les activités de Bendigo à partir de juin 2025, avec notamment :

– une agence à Boe et des points de service dans les principaux centres (Aiwo, Ewa) ;

– des comptes personnels et professionnels, des cartes de débit/crédit et des opérations guichet sans frais ;

– l’accès à la banque en ligne NetBank et à l’application mobile CommBank.

Tous les produits de CommBank ne seront toutefois pas accessibles aux résidents de Nauru, et le pays restera un « marché de base » en termes de services financiers.

Ouvrir un compte : citoyenneté et démarches

Un point crucial pour l’expatrié : seuls les citoyens nauruans peuvent, en l’état des textes, ouvrir directement un compte. Les autorités présentent même la citoyenneté par investissement comme un moyen de bénéficier du système bancaire et des subventions. Pour un étranger en séjour temporaire, la gestion de l’argent passe donc souvent par :

Services Bancaires pour Expatriés

Options de comptes et de gestion financière adaptées aux besoins des personnes travaillant à l’étranger.

Compte Bancaire Principal

Ouverture d’un compte dans votre pays d’origine ou directement en Australie, avec la possibilité d’effectuer des retraits en espèces localement.

Compte Professionnel ou de Mission

Possibilité de mettre en place un compte bancaire au nom de votre employeur ou dédié à votre mission spécifique à l’étranger.

Transferts Internationaux

Accès à des solutions de transfert de fonds à l’international, bien que les options puissent être limitées selon la destination et le montant.

Pour les citoyens (ou nouveaux citoyens), la procédure CBA est relativement simple :

se présenter à une agence CBA (Boe, Aiwo ou Ewa) ;

– fournir une pièce d’identité primaire avec photo (permis de conduire, passeport nauruan, etc.) et, pour les mineurs, des documents spécifiques ;

– remplir un formulaire d’ouverture (compte courant de base, compte épargne NetBank Saver, compte professionnel, etc.) ;

– finaliser l’inscription à NetBank et à l’application CommBank.

Les résidents sont fortement encouragés à réaliser cette transition avant la fermeture complète des comptes Bendigo afin d’éviter des interruptions de salaires, d’allocations ou d’autres paiements publics.

Santé : un système basique, l’évacuation comme filet de sécurité

Le Republic of Nauru Hospital (RONH), à Yaren, est le seul hôpital public du pays. Créé en 1999 par la fusion de l’ancien hôpital général public et de celui de la société phosphatière, il offre gratuitement aux citoyens (et, de fait, aux résidents) des soins médicaux et dentaires de base :

services de médecine générale et pédiatrique ;

obstétrique et gynécologie ;

chirurgie simple et anesthésie ;

unité de soins intensifs ;

imagerie de base (radiologie) ;

services de laboratoire (analyses courantes) ;

pharmacie.

80

Plus de 80 % de la population de Nauru est en surpoids ou obèse, ce qui explique la priorité donnée à la lutte contre les maladies non transmissibles.

Cependant, le système présente des limites majeures :

Attention :

Le système de santé se caractérise par l’absence d’imagerie lourde (scanner, IRM), un laboratoire aux capacités restreintes (cultures bactériologiques complexes et sérologies avancées non disponibles), des pénuries fréquentes de médicaments dus à une dépendance aux importations (principalement d’Australie et des Pays-Bas), et des infrastructures fragilisées, illustrée par la destruction de stocks et de dossiers médicaux lors d’un incendie en 2013.

Les cas graves (traumatologie complexe, cardiologie interventionnelle, chirurgie lourde, cancérologie, etc.) nécessitent un transfert par avion à Brisbane ou en d’autres centres régionaux. Les évacuations médicales sont extrêmement coûteuses.

Pour un expatrié, la conclusion est nette : une assurance santé internationale robuste, incluant le rapatriement et l’évacuation médicale, est incontournable. Des assureurs comme MSH International ou AXA Global Healthcare couvrent Nauru, avec des primes mensuelles qui peuvent débuter autour de 400 USD pour une couverture décente.

Éducation : système inspiré de l’Australie, options limitées

L’enseignement est gratuit et obligatoire, en gros, de 5/6 à 15/16 ans. Le curriculum s’inspire largement du modèle australien. On recense :

400

Capacité de la Nauru Primary School reconstruite en 2016, un établissement moderne et climatisé financé par l’Australie.

Au niveau supérieur, le pays accueille un campus de l’University of the South Pacific (USP), désormais situé dans le Nauru Learning Village à Yaren. Ce campus propose des formations en éducation, gestion, comptabilité, anglais, bibliothéconomie, ainsi que des cours de formation continue et des programmes à distance en lien avec le campus principal de Fidji.

Pour les familles expatriées, il n’existe pas de grande « international school » de style occidental. Les parents doivent arbitrer entre l’inscription dans le système local (souvent avec un certain soutien pédagogique individuel) et un enseignement à distance/école en ligne, en tenant compte d’un coût de la vie global pour un étudiant estimé entre 400 et 900 AUD par mois (logement, nourriture, transports inclus).

Culture, société et vie quotidienne : immersion dans une micro‑communauté

Vivre à Nauru, c’est intégrer un tissu social dense, organisé en 12 clans matrilinéaires, où la famille élargie et les relations communautaires sont essentielles. La société est :

conservatrice, fortement marquée par le christianisme (protestantisme majoritaire, catholicisme important) ;

gerontocratique : le respect des aînés est central ;

patriarcale dans les structures politiques et économiques, même si les femmes disposent d’une influence significative dans la sphère familiale et communautaire.

Les codes sociaux à intégrer pour éviter les faux pas :

Astuce :

Pour une visite harmonieuse, il est recommandé d’adopter une tenue modeste (épaules et genoux couverts dans la plupart des situations) et de retirer ses chaussures avant d’entrer dans une maison. Il convient d’éviter de pointer du doigt, geste perçu comme agressif. Lorsque vous êtes invité, apporter un petit présent est apprécié. En public, restez discret sur les marques d’affection, en particulier pour les couples de même sexe, malgré la dépénalisation de l’homosexualité. Enfin, soyez prêt à accepter les prières en ouverture de réunions ou de repas, la pratique religieuse étant très vivace.

La vie quotidienne est calme : très peu de circulation, quasiment pas de vie nocturne structurée, pas de centres commerciaux massifs, mais des moments forts autour du sport (Australian rules football en tête, avec une ligue locale solide, ainsi que basket, football, tennis, voile, natation, haltérophilie) et des fêtes communautaires (mariages, célébrations religieuses, Angam Day, fête de l’Indépendance).

Bon à savoir :

Les activités principales sont maritimes : plongée, snorkeling et pêche sur le récif. À terre, on peut se promener autour du Buada Lagoon, explorer le plateau minier central et voir des vestiges de la Seconde Guerre mondiale comme des canons japonais. Anibare Bay est idéale pour la détente en bord de mer. Les infrastructures sportives sont limitées et parfois vétustes ; des projets de stade moderne ont été lancés mais ralentis par un manque de financement.

Douanes, importations et gestion de ses effets personnels

Entrer sur un micro‑État suppose des règles strictes pour protéger un environnement fragile et un système financier sous surveillance. Le Customs Act 2014 encadre l’ensemble des importations et exportations.

À l’arrivée, tout passager doit présenter ses bagages aux agents des douanes, dans des zones contrôlées des aéroports désignés. À la sortie, même logique. Les services de douane disposent de pouvoirs étendus pour contrôler, interroger, fouiller et saisir en cas de suspicion d’infraction, avec possibilité de détention, de perquisitions sur mandat et d’arrestation.

Sur le plan pratique, les franchises personnelles incluent, pour les adultes :

200 cigarettes et 500 g de tabac à partir de 16 ans ;

2 litres de vin ou spiritueux à partir de 21 ans.

Bon à savoir :

Certains produits, comme les denrées alimentaires, les animaux ou les contenus pornographiques, sont soumis à des restrictions ou des interdictions strictes à l’importation. De plus, les importateurs doivent obligatoirement accomplir les formalités douanières, qui comprennent la déclaration en douane, la présentation d’une facture, la détermination de la valeur en douane et le paiement des droits applicables.

Un dispositif spécifique encadre les flux de liquidités et valeurs mobilières, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment :

Attention :

Toute personne entrant ou sortant de Nauru avec plus de 5 000 AUD (ou équivalent) en espèces, instruments négociables au porteur, ou métaux/précieux (or, argent, diamants, saphirs) doit le déclarer. Pour exporter ces capitaux, une autorisation préalable du Chef des Douanes est requise. Les sanctions pour non-déclaration, fausse déclaration ou exportation non autorisée peuvent atteindre 20 000 AUD d’amende et/ou 2 ans de prison, et jusqu’à 300 000 AUD d’amende pour exportation illégale.

Pour l’expatrié, la conclusion est claire : planifier le transfert de fonds par des canaux bancaires ou de change formels, respecter les limites de cash en déplacement et conserver soigneusement tous les justificatifs.

Travailler à Nauru : un marché minuscule, des opportunités ciblées

Le marché du travail nauruan est étroit, très dépendant de l’État, du secteur minier, de l’éducation, des transports et de quelques activités privées. Historiquement, le chômage a atteint des niveaux extrêmes (près de 90 % en 2004), avant de redescendre autour de 23 % en 2011. Dans un tel contexte, les autorités privilégient logiquement l’emploi local.

Pour un expatrié, les possibilités existent, mais elles visent des qualifications spécifiques et des missions limitées dans le temps :

Opportunités d’emploi à Nauru

Principaux secteurs et postes disponibles, souvent soutenus par des partenaires internationaux.

Santé

Postes de médecins, infirmiers spécialisés, techniciens de laboratoire et gestionnaires de projet santé publique. Ces postes sont souvent financés par l’Australie, l’OMS ou la Banque asiatique de développement (ADB).

Éducation

Postes d’enseignants, conseillers pédagogiques, formateurs techniques et coordinateurs de projets éducatifs, sur le campus de l’USP ou au sein du ministère de l’Éducation.

Gouvernance et finances

Postes d’experts en finances publiques, audit et restructuration sectorielle, généralement appuyés par l’ADB ou d’autres bailleurs de fonds.

Technologie et infrastructures

Postes d’ingénieurs et techniciens en énergies renouvelables, IT et infrastructure numérique, dans le cadre de programmes comme Digital Nauru 2030 ou des investissements de l’ADB.

Dans ces configurations, le contrat est généralement négocié avant l’arrivée, avec package de rémunération, logement, billets d’avion et assurance santé prévus. Il est fortement déconseillé de venir sur l’île avec l’espoir de « chercher sur place » : le réseau informel, les besoins limités et la priorité aux Nauruans rendent cette approche illusoire.

Conseils pratiques pour préparer son installation

S’installer à Nauru, ce n’est pas simplement changer de pays, c’est basculer dans un environnement très restreint, parfois imprévisible, où chaque erreur administrative ou logistique peut coûter cher. Quelques lignes de force se dégagent à partir des données disponibles :

Bon à savoir :

Anticipez tous les aspects administratifs (billets, visa, logement) avec des plans B. Sécurisez vos revenus à l’avance, le marché du travail étant très fermé. Prévoyez un budget élevé, notamment pour le logement et la santé. Effectuez un check-up médical complet et souscrivez une assurance avec évacuation. Respectez les codes culturels locaux (modestie, respect des aînés). Planifiez vos transferts d’argent en tenant compte des restrictions douanières et de la difficulté à ouvrir un compte bancaire local. Restez informé des évolutions réglementaires auprès des autorités officielles.

S’installer à Nauru n’est pas une aventure pour tout le monde. L’isolement, l’étroitesse du marché, la dépendance aux importations et la simplicité parfois déroutante des infrastructures rebuteront plus d’un candidat à l’expatriation classique. Mais pour ceux dont le projet professionnel ou patrimonial s’inscrit clairement dans ce contexte – mission d’expertise, poste au sein d’une agence internationale, désir de seconde citoyenneté dans un micro‑État pacifique –, Nauru offre une expérience unique : celle d’une communauté insulaire soudée, d’un environnement fiscal léger et d’un quotidien à échelle humaine, loin des standards urbains mondialisés.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, disposant de plus d’un million d’euros de patrimoine financier bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers Nauru pour alléger sa fiscalité, diversifier ses investissements internationaux et conserver un lien avec la France. Budget : 10 000 € pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après étude de plusieurs destinations (Grèce, Chypre, Maurice, pays baltes), la stratégie a ciblé Nauru pour son environnement à très faible fiscalité directe, l’absence d’impôt sur la fortune, la possibilité de structurer des revenus financiers à l’international et un coût de vie inférieur à la France. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, reports d’imposition), obtention d’un droit de séjour avec achat ou location longue durée d’une résidence principale, détachement CNAS/CPAM, transfert de la résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration) et intégration patrimoniale globale (analyse, restructuration internationale, préparation de la transmission).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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