S’installer à Monaco : promesse de paradis ou mirage doré ?

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Quitter son pays pour poser ses valises à Monaco fait rêver beaucoup de cadres, chefs d’entreprise et investisseurs. Entre climat méditerranéen, sécurité hors norme, absence d’impôt sur le revenu et événements de prestige, la Principauté coche beaucoup de cases. Mais derrière la carte postale se cachent aussi des contraintes très lourdes, à commencer par un coût de la vie et de l’immobilier parmi les plus élevés de la planète, des démarches d’installation très sélectives et un espace de vie extrêmement réduit.

Bon à savoir :

Cet article détaille les aspects clés à considérer pour un projet d’expatriation à Monaco, incluant la fiscalité, le coût de la vie, les opportunités d’emploi, le système de santé, l’éducation, les démarches administratives pour obtenir une résidence et la qualité de vie globale.

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Un micro-État au profil unique

Avant de peser le pour et le contre, il faut comprendre à quoi ressemble réellement ce territoire. Monaco est une cité-État nichée sur la Côte d’Azur, coincée entre la mer Méditerranée et la France, sur à peine un peu plus de 2 km², soit l’équivalent de Central Park à New York. C’est le deuxième plus petit pays du monde après le Vatican, mais aussi le plus densément peuplé, avec près de 38 000 à 39 000 résidents… et une armée de travailleurs frontaliers qui font chaque jour la navette depuis la France ou l’Italie.

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Plus de 75 % des habitants de Monaco sont nés hors de la Principauté.

Le pays est une monarchie constitutionnelle dirigée par le Prince Albert II, issu de la dynastie des Grimaldi, au pouvoir depuis la fin du XIIIᵉ siècle. Monaco n’est pas membre de l’Union européenne mais utilise l’euro, applique la TVA alignée sur la France et bénéficie d’accords avec l’UE en matière douanière. Sa défense est assurée par la France.

Une qualité de vie très élevée… pour ceux qui peuvent se la payer

Monaco cultive une image de luxe et de glamour : yachts géants, palaces, boutiques de haute couture, Grand Prix de Formule 1, casino, soirées mondaines. Mais au-delà du décor, la Principauté offre objectivement un niveau de vie extrêmement élevé : taux de pauvreté annoncé à 0 %, chômage autour de 2 %, espérance de vie proche de 90 ans – parmi les plus fortes du monde –, système de santé reconnu, éducation performante et sécurité exceptionnelle.

Astuce :

La région bénéficie d’un climat méditerranéen très clément, avec environ 300 jours de soleil par an. Les étés sont chauds et secs, avec des températures avoisinant souvent 25 °C, tandis que les hivers sont courts et doux, les températures descendant rarement en dessous de 10–12 °C. Ce cadre climatique stable et agréable constitue un argument majeur pour les familles recherchant un environnement sûr et pour les entrepreneurs à la mobilité élevée.

Mais ce « paradis » a un prix, et il est stratosphérique.

L’atout majeur : une fiscalité personnelle quasi inexistante

La première chose qui vient à l’esprit quand on parle d’expatriation à Monaco, c’est la fiscalité. Sur ce point, la Principauté reste l’une des destinations les plus attractives pour les particuliers fortunés.

Pas d’impôt sur le revenu, pas d’ISF, pas de taxe foncière annuelle

Pour la très grande majorité des résidents, il n’existe pas d’impôt sur le revenu. La mesure date de 1869 et demeure aujourd’hui l’un des principaux leviers d’attractivité du pays. Salaires, dividendes, intérêts, plus-values, loyers, jetons de présence : tous ces revenus ne sont pas imposés au niveau monégasque pour les particuliers.

Il n’y a pas non plus d’impôt sur la fortune, ni de taxe foncière annuelle sur les logements. Les plus-values immobilières réalisées par des particuliers ne sont pas taxées au titre d’un impôt équivalent à la plus-value immobilière appliquée dans beaucoup d’autres pays européens.

Côté transmission, les droits de succession et de donation sont inexistants entre époux et en ligne directe (parents, enfants). Pour les autres héritiers, la fiscalité reste modérée comparée à certains pays :

Bénéficiaire du patrimoine situé à MonacoTaux d’imposition approximatif
Conjoint / enfants / parents0 %
Partenaire d’union civile4 %
Frères et sœurs8 %
Oncles, tantes, neveux, nièces10 %
Autres parents plus éloignés13 %
Personnes sans lien de parenté16 %

Les donations à certains organismes d’intérêt général et à l’État monégasque peuvent être exonérées.

Un système qui vise surtout les sociétés tournées vers l’extérieur

Contrairement à une idée parfois répandue, Monaco n’est pas totalement « sans impôts ». Les entreprises commerciales ou industrielles qui réalisent plus de 25 % de leur chiffre d’affaires en dehors du territoire sont soumises à un impôt sur les bénéfices. Le taux standard est de 25 % pour les exercices récents, après une phase de baisse progressive depuis un ancien taux de 33,33 %. Les sociétés qui exercent uniquement à l’intérieur de Monaco restent en principe exonérées.

Attention :

Le système de TVA est aligné sur le modèle français, avec un taux normal de 20% et des taux réduits (10%, 5,5%, 2,1%) applicables selon la nature des produits ou services, comme l’alimentation, la culture, la presse ou les médicaments. Par ailleurs, des droits d’enregistrement et de timbre s’appliquent sur certaines transactions, en particulier dans le secteur immobilier.

Pour les nouveaux entrepreneurs, un dispositif atténue temporairement l’impôt sur les bénéfices les premières années, ce qui contribue à encourager la création de sociétés dans certains secteurs.

Des exceptions et des limites importantes

Toutes les nationalités ne profitent pas de la même manière de ce cadre fiscal. Les ressortissants français résidant à Monaco restent soumis à l’impôt sur le revenu français, en vertu d’un accord bilatéral. Sauf rares exceptions historiques (résidence établie à Monaco antérieurement aux années 1960 et sous conditions strictes), un Français qui déménage dans la Principauté ne « disparaît » donc pas du radar fiscal de Paris.

Exemple :

Les citoyens américains et les détenteurs d’une green card demeurent imposables aux États-Unis sur leurs revenus mondiaux, même s’ils résident à Monaco. Cette obligation inclut la déclaration de comptes étrangers (FBAR) et le paiement de l’impôt fédéral, bien que des dispositifs comme l’exclusion des revenus gagnés à l’étranger ou le crédit d’impôt puissent s’appliquer.

Enfin, Monaco, longtemps critiquée pour son opacité, a considérablement renforcé sa coopération internationale. Elle applique aujourd’hui la norme d’échange automatique d’informations de l’OCDE (CRS), a signé de multiples accords d’échange d’informations et ne figure plus sur les listes officielles de « paradis fiscaux non coopératifs » de l’OCDE ou de l’UE. En revanche, certaines ONG ou pays continuent de la considérer comme une juridiction à fiscalité dommageable. La Principauté figure par ailleurs sur la « grey list » du GAFI, qui surveille de près les efforts en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

Pour un candidat à l’expatriation, cela signifie qu’ouvrir un compte à Monaco ou y devenir résident ne garantit en rien l’anonymat vis‑à‑vis des autorités fiscales de son pays d’origine.

Le revers de la médaille : un coût de la vie hors norme

Les avantages fiscaux et la sécurité ont un coût très concret : la vie quotidienne à Monaco est, de très loin, l’une des plus chères au monde. Les comparaisons internationales sont sans appel.

Un budget mensuel qui explose

Les estimations convergent : en tenant compte du loyer, un célibataire doit généralement disposer d’un budget mensuel autour de 7 000 à 8 000 euros pour vivre à Monaco dans un standard « moyen » local (et non dans l’ultra-luxe). Pour une famille de quatre personnes, les besoins dépassent volontiers 20 000 euros par mois, rien que pour couvrir logement, charges courantes, alimentation, transport et quelques loisirs.

Des comparaisons montrent que le coût de la vie totale (logement inclus) est environ :

Près de 250 % plus élevé qu’aux États‑Unis,

Environ 78 % plus cher qu’en France,

58 % au‑dessus de la Suisse,

Trois fois plus coûteux que l’Allemagne,

Jusqu’à 300 % plus cher que le Royaume‑Uni selon certains paniers comparatifs.

Même hors loyer, l’indice de coût de la vie est très largement supérieur à la moyenne mondiale.

L’immobilier le plus cher de la planète

L’immobilier est le principal facteur de cette inflation. Monaco se dispute régulièrement la première place mondiale pour le prix au mètre carré. Certaines séries de données font état d’une moyenne avoisinant ou dépassant 50 000 euros/m², avec des pointes beaucoup plus élevées dans certains immeubles et quartiers prestigieux.

Pour donner un ordre de grandeur :

Pour donner un ordre de grandeur
Type de bien ou de locationNiveau de prix typique (ordre de grandeur)
Prix moyen de vente au m²~ 50 000–55 000 € / m² (moyenne globale, bien au‑dessus par endroits)
Studio en location (centre)6 000 € / mois et plus
Appartement 1 chambre en centreEnviron 6 400 € / mois
Appartement 3 chambres en centre17 000 à plus de 20 000 € / mois
Studios / petits appartements très haut de gammeJusqu’à 2 000 € / nuit en location courte durée
Grande propriété ou penthousePlusieurs millions d’euros (5 M€ n’a rien d’exceptionnel)

La rareté du foncier explique en partie ces niveaux. Le territoire est minuscule, comprimé entre mer et montagne. Chaque nouvelle opération immobilière est un défi d’ingénierie, souvent sur dalle ou en extension sur la mer, comme à Fontvieille. Les logements se vendent peu souvent : on estime que, en moyenne, un bien change de propriétaire seulement tous les 37 ans.

Le marché locatif est structuré en plusieurs segments :

Un secteur domanial (logements appartenant à l’État), réservé en priorité aux Monégasques et aux résidents de longue date ;

– Un secteur encadré, avec loyers régulés pour certains immeubles anciens ;

– Et un marché libre, où se retrouvent la majorité des expatriés, avec des prix sans plafond autre que celui du marché.

Choix de logement à Monaco

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Obstacle principal

Trouver un logement abordable à Monaco constitue l’un des principaux défis à l’installation pour les nouveaux arrivants.

Solution des communes limitrophes

De nombreux salariés, étudiants et familles optent pour la résidence dans les villes françaises voisines comme Beausoleil, Cap d’Ail, Roquebrune-Cap-Martin, Menton ou Nice.

Avantage financier

Dans ces communes, les loyers, bien qu’élevés pour la région, restent très inférieurs à ceux pratiqués en Principauté.

La vie courante, entre luxe et inflation silencieuse

Au‑delà du logement, tout est plus cher : restaurants, supermarchés, services, loisirs. Un repas simple dans un établissement bon marché peut facilement coûter une vingtaine d’euros, un dîner pour deux dans un restaurant de gamme moyenne tourne fréquemment autour de 110 à 300 euros avec trois plats, les boissons étant facturées au prix fort.

Le panier de courses est lui aussi nettement plus cher que dans la plupart des villes françaises. Café, pain, lait, œufs, fruits, légumes, cosmétiques, tout subit la prime monégasque. Une simple coupe de cheveux pour homme se paie facilement autour de 50–60 euros, une séance de sport en salle peut rapidement coûter cher, même s’il existe des abonnements plus abordables.

Pour une personne qui s’expatrie avec un salaire « moyen supérieur », la combinaison d’un loyer exorbitant, de frais de scolarité et d’un quotidien onéreux peut vite rogner les avantages fiscaux, surtout en l’absence de patrimoine significatif.

Une sécurité quasi absolue, argument clef pour les familles

Si la fiscalité attire les investisseurs, c’est souvent la sécurité qui convainc les familles de franchir le pas. Sur ce point, Monaco fait figure de modèle mondial.

La Principauté affiche l’un des taux de criminalité les plus bas du globe. On estime qu’il y a environ un policier pour 80 habitants, un ratio sans équivalent. Plus de mille caméras de vidéo‑surveillance scrutent en permanence les rues, les accès aux immeubles, les parkings, les zones commerciales. L’objectif assumé des autorités est la « sécurité totale ».

Les comportements jugés indésirables sont strictement encadrés : mendicité interdite, tenue correcte exigée dans l’espace public, nuisances sonores surveillées. Cette rigueur participe à un sentiment d’ordre et de propreté, parfois perçu comme très normatif, mais souvent apprécié par les résidents qui recherchent justement un environnement très maîtrisé.

Pour les parents, la tranquillité d’esprit est réelle : les enfants peuvent se déplacer seuls au parc, à la plage ou à l’école dans un cadre extrêmement sécurisé. Ce facteur est régulièrement cité comme l’un des premiers motifs de satisfaction par les expatriés avec enfants.

Un système de santé au sommet des classements

Monaco est régulièrement présenté comme l’un des pays les mieux dotés en médecins par habitant et l’un des plus performants en matière de santé publique. Les chiffres confirment cette image : plus de 500 médecins pour 100 000 habitants, espérance de vie proche de 90 ans, mortalité infantile très basse.

Le système de santé combine un secteur public puissant et un secteur privé dense.

Hôpitaux et centres spécialisés de niveau international

Le pivot du système est le Centre Hospitalier Princesse Grace (CHPG), grand hôpital public d’environ 600 lits, créé au début du XXᵉ siècle. Il propose un service d’urgences 24 h/24, de nombreuses spécialités (oncologie, cardiologie, gériatrie, pédiatrie, obstétrique, etc.) et sert de référence pour la région. Un vaste projet de reconstruction est en cours pour doter Monaco d’un hôpital encore plus moderne, avec une livraison programmée autour de 2026.

À ses côtés, plusieurs établissements viennent compléter l’offre :

Établissements de santé privés à Monaco

Monaco dispose d’une offre de soins privés spécialisés et reconnus, couvrant des domaines médicaux variés allant de la chirurgie cardiaque à la médecine du sport.

Centre Cardio‑Thoracique de Monaco

Spécialisé en chirurgie cardiaque et thoracique, cet établissement bénéficie d’une reconnaissance internationale.

Institut Monégasque de Médecine du Sport (IM2S)

Centre d’expertise en orthopédie, médecine du sport et rééducation.

Centre de dialyse privé

Établissement dédié à la prise en charge des pathologies rénales.

Cliniques privées polyvalentes

Comme la Clinique de Monte‑Carlo ou la Clinique du Louvre, offrant des services en chirurgie, maternité et consultations spécialisées.

La Principauté consacre environ 8 % de son budget annuel à la santé, ce qui, rapporté à la petite taille du pays, se traduit par des équipements de pointe et un personnel soignant très bien formé, souvent polyglotte (français, anglais, italien).

Assurance maladie obligatoire et complémentaire

Tout travailleur salarié ou indépendant à Monaco doit cotiser à la sécurité sociale locale, gérée par les Caisses Sociales de Monaco. Les employeurs versent une contribution significative sur la masse salariale, les employés contribuent également sur leur rémunération. Le système fonctionne sur un modèle de remboursement : le patient avance les frais et est ensuite remboursé, en général entre 80 et 100 % du tarif de référence, pour un large éventail de soins (médecin généraliste, spécialistes, hospitalisation, médicaments prescrits, maternité, rééducation, etc.).

Bon à savoir :

La plupart des résidents souscrivent une assurance privée (mutuelle) en complément de la couverture de base. Cette complémentaire permet de réduire le reste à charge pour l’assuré, particulièrement pour certains soins comme les soins dentaires ou les actes médicaux qui ne sont pas intégralement pris en charge par le régime principal.

Les expatriés sans activité professionnelle, ou les étudiants non européens, doivent obligatoirement souscrire une assurance santé privée suffisamment large pour obtenir et maintenir leur titre de séjour. Les coûts peuvent être substantiels, d’autant que certains services haut de gamme, comme un check‑up VIP complet au CHPG, sont facturés autour de 4 000 euros.

Un point important : la Carte Européenne d’Assurance Maladie (CEAM), valable dans les États membres de l’UE, n’a pas cours à Monaco. Sauf arrangements spécifiques (notamment pour certains Français et Italiens affiliés à leur régime national), les Européens ne peuvent pas simplement compter sur cette carte pour se faire soigner gratuitement dans la Principauté.

Une éducation solide, très francophone mais ouverte à l’international

Pour les familles qui envisagent l’expatriation, la qualité de la scolarité est un critère central. Sur ce terrain aussi, Monaco affiche un niveau élevé.

Le système éducatif est calqué sur le modèle français, sous la supervision du Département de l’Éducation Nationale, de la Jeunesse et des Sports. La scolarité est obligatoire de 6 à 16 ans, mais la majorité des enfants entrent à l’école maternelle dès 3 ans. Les écoles publiques sont gratuites, avec des effectifs relativement réduits et des taux de réussite au baccalauréat proches de 100 %.

La langue d’enseignement est le français, avec un accent marqué sur les langues étrangères : l’anglais est introduit dès la maternelle, le munegascu est obligatoire du CE2 à la classe de 3ᵉ, et d’autres langues peuvent être proposées au collège et au lycée.

Un réseau d’écoles publiques et privées

Le territoire compte plusieurs écoles maternelles et élémentaires publiques (Carmes, Parc, Stella, Fontvieille, Saint‑Charles, Condamine, Révoires), un collège public (Collège Charles III) et deux lycées : le Lycée Albert Iᵉʳ (général et technologique) et le Lycée Rainier III, aussi appelé Lycée Technique et Hôtelier de Monte‑Carlo, axé sur les formations professionnelles et hôtelières.

Bon à savoir :

Des établissements privés sous contrat, souvent d’inspiration catholique, complètent l’offre scolaire. Ils respectent le programme français et peuvent scolariser de la maternelle au lycée, comme le Cours Saint-Maur ou l’institution François d’Assise – Nicolas Barré (FANB).

Les familles expatriées peuvent par ailleurs se tourner vers des structures entièrement privées, indépendantes du système français, comme l’International School of Monaco (ISM) ou la British School of Monaco.

Des écoles internationales pour les enfants de la mobilité

L’International School of Monaco, fondée au milieu des années 1990, accueille aujourd’hui plusieurs centaines d’élèves de dizaines de nationalités, de la maternelle au lycée. Elle propose un enseignement bilingue français/anglais et prépare à des diplômes internationaux reconnus, comme l’International Baccalaureate (IB) et l’IGCSE. Les frais de scolarité y sont conséquents : de l’ordre de quelques milliers d’euros par an en maternelle à près de 20 000–23 000 euros en fin de secondaire, hors droits d’inscription et frais annexes.

Bon à savoir :

Monaco propose plusieurs options d’enseignement international. La British School of Monaco suit le programme britannique jusqu’aux A-Levels. Pour les jeunes enfants, il existe également une petite école Montessori bilingue.

Pour les familles déjà engagées dans un parcours scolaire international, ces établissements offrent une continuité appréciable. Mais là encore, le coût s’ajoute à un budget logement déjà très lourd, ce qui réserve de facto ces options à des foyers particulièrement aisés.

Résider à Monaco : des conditions d’accès très sélectives

S’installer à Monaco pour plus de trois mois par an suppose d’obtenir une carte de séjour. C’est le sésame qui ouvre l’accès aux droits locaux (santé, bancarisation, scolarisation, etc.). La procédure est exigeante et vise clairement des profils solvables.

Les différentes cartes de séjour

Trois principaux statuts existent pour les étrangers :

Type de carte de séjourDurée de validitéConditions de présence sur le territoire (indicatives)
Carte temporaire (« résidente »)1 an, renouvelable deux foisAu moins 3 mois par an à Monaco
Carte ordinaire3 ans, renouvelableAprès plusieurs années de résidence ; au moins 3 mois/an
Carte privilégiée10 ansAprès environ 10 ans de résidence ; au moins 183 jours/an

Les conjoints de Monégasques bénéficient de dispositions spécifiques, avec une carte valable 5 ans après un an de mariage et de résidence.

La carte de séjour est obligatoire à partir de 16 ans pour toute personne qui réside plus de trois mois par an dans le pays. Elle se demande auprès de la Direction de la Sûreté Publique (section des résidents), après un entretien.

Les frais administratifs associés restent symboliques par rapport à d’autres coûts du quotidien : une dizaine d’euros pour la première carte dans certaines données anciennes, autour de 80 € pour une carte temporaire, 100 € pour une carte triennale et 160 € pour la carte de dix ans selon d’autres sources plus récentes.

Logement, ressources, casier judiciaire : le triple filtre

Pour qu’une demande soit acceptée, les autorités exigent trois preuves majeures :

Attention :

Pour une demande de titre de séjour, le candidat doit justifier d’un logement adapté à Monaco. Il peut être propriétaire, locataire avec un bail d’au moins un an, ou hébergé par une personne titulaire d’un titre de séjour. Les preuves (acte notarié, bail ou attestation d’hébergement) sont systématiquement vérifiées.

– 2. Des ressources financières suffisantes Il faut démontrer qu’on peut subvenir à ses besoins (et à ceux de sa famille) sans devenir une charge pour l’État. Cela peut passer par :

– un contrat de travail local,

– des revenus d’activité indépendante,

– la propriété d’une société,

un patrimoine financier conséquent. Dans ce dernier cas, la pratique veut qu’un établissement bancaire monégasque émette une lettre attestant que le demandeur détient des avoirs suffisants. Le seuil minimum évoqué dans la pratique est souvent autour de 500 000 euros, mais certaines banques exigent plutôt 1 à 2 millions d’euros, surtout pour une relation de banque privée. Pour les très grandes fortunes, certaines banques demandent plusieurs millions, voire plus de 10 millions, comme dépôt minimal.

Attention :

Le candidat doit fournir des extraits de casier judiciaire vierges de son pays d’origine et de tout pays de résidence récente. Une enquête de moralité, incluant un entretien avec la police monégasque, est menée pour vérifier la cohérence du projet de résidence.

À cela s’ajoute l’obligation de disposer d’une assurance maladie, publique ou privée selon la situation professionnelle, et la fourniture de tous les documents d’état civil nécessaires (actes de naissance, mariage, divorce, traduction assermentée le cas échéant).

Les ressortissants non européens : la double étape

Les citoyens de l’Union européenne, de l’Espace économique européen et de la Suisse peuvent s’installer à Monaco sans visa préalable, même s’ils doivent suivre la procédure de carte de séjour. En revanche, les ressortissants hors EEE (y compris désormais les Britanniques) doivent d’abord obtenir un visa long séjour (type D) délivré par les autorités françaises, car l’accès à Monaco se fait physiquement via la France.

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Le délai maximal de traitement pour certaines demandes de carte de séjour à Monaco peut atteindre 20 semaines.

Ce système à deux étages (France puis Monaco) rend l’expatriation nettement plus complexe pour un non‑européen que pour un ressortissant de l’UE.

Résidence fiscale et nationalité : deux choses différentes

Obtenir une carte de séjour ne signifie pas forcément être reconnu comme résident fiscal par tous les pays. Certains États retiennent leurs propres critères (durée de présence, centre d’intérêts économiques, famille, etc.) pour déterminer la résidence fiscale. Monaco délivre, le cas échéant, un certificat de résidence fiscale, mais cela ne suffit pas toujours à convaincre le fisc d’origine.

Quant à devenir citoyen monégasque, c’est une tout autre histoire. La naturalisation est théoriquement possible après au moins 10 ans de résidence adulte, mais reste rare et entièrement discrétionnaire : le Prince décide au cas par cas. Monaco ne reconnaît en principe pas la double nationalité, ce qui impose aux candidats de renoncer à leurs autres passeports. Dans les faits, seuls quelques dizaines de naturalisations sont accordées, souvent à des personnalités ou à des profils jugés particulièrement contribuant à la vie de la Principauté.

Travail et affaires : une économie dynamique mais très ciblée

Monaco affiche l’un des PIB par habitant les plus élevés au monde. L’économie repose principalement sur :

Le tourisme haut de gamme (palaces, congrès, casinos, yachting, événements sportifs et culturels) ;

– La banque privée et la gestion de fortune, avec plus de 100 milliards d’euros d’actifs gérés ;

– L’immobilier de luxe ;

– Des industries de niche non polluantes ;

– Des services à forte valeur ajoutée (conseil, technologies, recherche appliquée, etc.).

Plus de 48 000 à 78 000 personnes viennent y travailler chaque jour, soit bien davantage que le nombre d’habitants. Les Monégasques eux‑mêmes occupent une infime minorité des emplois (quelques pourcents seulement), les postes étant majoritairement tenus par des frontaliers français et italiens, mais aussi par de nombreux expatriés installés.

Marché de l’emploi : des opportunités, mais pas pour tout le monde

Les secteurs offrant le plus de débouchés sont logiquement ceux qui structurent l’économie : finance, banque privée, assurance, patrimoine, luxe, hôtellerie‑restauration de haut niveau, événementiel, yachting, services aux entreprises, et de plus en plus, technologies (cybersécurité, data science, développement logiciel, fintech, IA, etc.).

5500-7000

Le salaire mensuel net moyen en Suisse se situe entre 5 500 et 7 000 euros, dépassant généralement ceux des pays voisins.

Mais ces niveaux doivent être replacés dans le contexte du coût de la vie : un salaire correctement élevé dans un autre pays européen peut se révéler insuffisant pour vivre décemment à Monaco, surtout avec une famille. La plupart des expatriés qui résident réellement dans la Principauté occupent des fonctions de haut niveau (dirigeants, entrepreneurs, top management) ou disposent de revenus de patrimoine conséquents.

Astuce :

L’accès à l’emploi à Monaco est strictement régulé. Les employeurs doivent obtenir une autorisation de travail pour chaque salarié. Le Service de l’Emploi applique un ordre de priorité : 1) les citoyens monégasques, 2) les étrangers mariés à un Monégasque, 3) les personnes déjà résidentes, puis 4) les autres candidats. Par ailleurs, le français est la langue de travail dominante. Bien que l’anglais soit utilisé dans certains milieux internationaux, ne pas maîtriser le français constitue un réel handicap pour trouver un emploi salarié.

Pour un conjoint expatrié suivant son partenaire muté à Monaco, il peut donc être difficile de retrouver un emploi local, d’autant plus si son profil n’entre pas dans les secteurs porteurs.

Mobilité, transports et contraintes du quotidien

Vivre dans un micro‑État très densément bâti présente des avantages pratiques évidents : tout est proche, on peut traverser le pays à pied en moins d’une heure, les services publics, commerces et écoles sont à portée de marche ou de bus. Mais cette compacité a aussi son revers : densité humaine élevée, trafic automobile chargé, urbanisme très minéral.

Transports publics modernes, voiture compliquée

Le réseau de bus urbain couvre bien les différents quartiers, avec des lignes diurnes et une ligne nocturne, et même un bateau‑bus traversant le port. Les tarifs restent raisonnables au regard du reste : quelques euros le ticket, une vingtaine d’euros le pass mensuel, moins de 200 euros pour un abonnement annuel dans les données disponibles. Des services de partage de vélos ou de voitures électriques existent (MonaBike, Mobee), pilotés par une application unique (Monapass) qui centralise aussi l’accès au stationnement et à des billets pour des événements.

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C’est le temps en minutes pour rejoindre l’aéroport de Nice-Côte d’Azur depuis Monaco en hélicoptère.

En revanche, utiliser une voiture personnelle au quotidien peut devenir un casse‑tête : circulation dense, stationnement payant omniprésent, rues étroites, nombreuses fermetures de voies lors de grands événements (Grand Prix de F1, rallye, manifestations sportives). Plus de 40 parkings publics permettent de se garer, souvent avec la première heure gratuite, mais les abonnements et le stationnement longue durée représentent un poste de dépenses non négligeable.

Bon à savoir :

Les services de type VTC comme Uber ne sont pas autorisés à Monaco. Le système de taxis fonctionne sur un modèle traditionnel avec des tarifs spécifiques : forfait fixe pour les courses à l’intérieur de la principauté, supplément en cas d’attente, et des prix élevés pour les trajets vers l’aéroport.

Un espace très dense, peu de « respiration »

La densité bâtie se ressent dès qu’on lève les yeux : tours d’habitation, immeubles de standing, infrastructures en cascade sur la colline, routes en corniche, tunnels, escaliers mécaniques et ascenseurs publics pour gérer le relief. Pour certains, ce paysage urbain extrêmement dense et minéral est un inconvénient afin de s’y projeter à long terme, car il donne parfois le sentiment de manquer d’espace et de nature, malgré quelques parcs et jardins remarquablement entretenus.

La taille réduite du territoire peut également créer un sentiment d’entre-soi très marqué : on recroise souvent les mêmes visages, les cercles sociaux sont restreints, la frontière entre vie privée et vie professionnelle peut s’estomper dans certains milieux.

Culture, loisirs, vie sociale : un concentré d’événements et de luxe

Monaco compense en partie son exiguïté par une profusion d’événements, d’institutions culturelles et d’activités sportives.

La Principauté accueille chaque année des rendez‑vous majeurs : Grand Prix de Formule 1, Monaco Yacht Show, festivals de cirque, printemps des arts, galas de charité, défilés, expositions. L’orchestre philharmonique, l’opéra, les Ballets de Monte‑Carlo, plusieurs théâtres et musées (dont le célèbre Musée océanographique) animent la scène culturelle.

Bon à savoir :

La principauté offre une scène gastronomique riche avec de nombreux restaurants étoilés et des tables renommées, mêlant influences française, méditerranéenne, italienne et internationale. Le Casino de Monte‑Carlo et ses établissements de jeux sont des symboles importants, bien que, par tradition de protection, les citoyens et résidents monégasques n’aient pas le droit d’y jouer.

Une vie sociale structurée, mais un certain entre-soi

Pour les expatriés, l’intégration passe souvent par les clubs et réseaux organisés. De nombreux cercles existent : Club des Résidents Étrangers de Monaco (CREM), International Club of Monaco, associations nationales (britannique, suisse, française, etc.), clubs de sport, de yachting, de bridge, réseaux comme InterNations, groupes sur les réseaux sociaux dédiés aux expatriés, associations de parents d’élèves, etc.

Bon à savoir :

La commune a mis en place un « Welcome Office » pour accueillir les nouveaux arrivants et organiser des réunions d’information, facilitant ainsi la création de liens. Cependant, l’environnement relativement homogène (nombreux foyers à hauts revenus) et la petite taille de la communauté peuvent donner aux nouveaux venus une impression de microcosme parfois fermé, notamment en cas de maîtrise limitée du français ou de non-partage de certains codes sociaux.

La culture locale est décrite comme plutôt conservatrice sur certains aspects, avec un sens marqué des convenances et du paraître. Pour des expatriés en quête d’une scène « alternative » ou d’une grande diversité culturelle, cela peut être perçu comme un frein.

Vie de famille : un environnement très protecteur

Malgré son image de « playground des riches », Monaco se révèle étonnamment adapté à la vie de famille. Outre la sécurité déjà évoquée et la qualité de la santé et de l’éducation, la Principauté a su aménager une offre généreuse en parcs, jardins, plages, activités pour enfants.

Exemple :

Monaco offre divers espaces et activités pour les jeunes, comme le Parc Princesse Antoinette avec ses aires de jeux, mini‑ferme, terrains de sport et mini‑golf ; le jardin exotique ; les jardins Saint‑Martin ; le parc et la roseraie Princesse Grace à Fontvieille ; et la plage du Larvotto, réaménagée avec aires de jeux, promenade, dispositif anti‑méduses et surveillance. Des clubs organisent des activités périscolaires, des colonies de vacances et des sections sportives (foot avec l’AS Monaco, natation, arts martiaux, voile, danse, musique, théâtre).

Pour des parents qui peuvent financer ce mode de vie, le compromis est souvent jugé très favorable : un cocon ultra‑sécurisé, des infrastructures haut de gamme, un encadrement scolaire sérieux, au prix toutefois d’une forte pression financière.

Synthèse : à qui s’adresse vraiment l’expatriation à Monaco ?

D’un point de vue strictement factuel, l’expatriation à Monaco présente des avantages de tout premier plan :

Fiscalité personnelle extrêmement avantageuse (pas d’impôt sur le revenu, ni d’ISF, ni de taxe foncière annuelle, droits de succession très allégés pour la famille proche) pour la plupart des nationalités ;

Sécurité exceptionnelle, police très présente, vidéosurveillance généralisée, criminalité très faible ;

Système de santé de rang mondial, avec équipements de pointe, nombreux spécialistes, forte densité médicale, espérance de vie record ;

Éducation solide, adossée au modèle français avec une ouverture internationale et des écoles bilingues de haut niveau ;

Climat et cadre de vie privilégiés, sur la Méditerranée, à proximité immédiate de grandes métropoles européennes ;

Stabilité politique et économique, monnaie forte, infrastructures modernes, services publics efficaces.

Mais ces atouts sont indissociables de contraintes lourdes :

Attention :

L’installation à Monaco est rendue difficile par un coût de la vie et un marché immobilier parmi les plus élevés au monde, saturé et concurrentiel. Les procédures de résidence exigent des preuves de richesse, de logement et de moralité, sélectionnant de fait les profils à haut pouvoir d’achat. Les opportunités d’emploi sont concentrées sur quelques secteurs (finance, luxe, tech, tourisme haut de gamme), l’espace de vie est restreint avec une forte densité, et la vie sociale est marquée par des codes culturels spécifiques et un certain entre-soi.

En pratique, Monaco constitue un choix pertinent pour :

Exemple :

L’afflux de nouveaux résidents à Monaco se compose principalement de trois profils : des entrepreneurs, investisseurs et dirigeants déjà aisés, attirés par la fiscalité avantageuse, la sécurité et la connectivité européenne ; des familles fortunées qui priorisent la sécurité, la qualité de l’éducation et du système de santé, malgré un coût de la vie élevé ; et des professionnels hautement qualifiés dans les secteurs clés de la principauté, capables d’obtenir des rémunérations alignées sur le niveau local.

Pour un expatrié au revenu confortable mais sans patrimoine important, ou pour un jeune actif sans perspective de salaire à six chiffres, l’équation est beaucoup plus difficile à résoudre. La vie quotidienne risque alors de devenir une course permanente pour suivre le rythme financier imposé par la Principauté, au point de gommer une partie des avantages fiscaux.

Monaco n’est donc pas un eldorado universel, mais un micro‑État aux règles du jeu très claires : un environnement ultra‑sécurisé, politiquement stable, fiscalement doux pour les particuliers, mais réservé de fait à une minorité capable d’en assumer les coûts. L’expatriation y ressemble moins à un simple changement de pays qu’à un changement de ligue économique et sociale.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaite changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Monaco, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue consiste à cibler Monaco pour son absence d’impôt sur le revenu pour les personnes physiques (hors Français exerçant une activité à Monaco), l’absence d’impôt sur la fortune et un environnement économique stable au cœur de l’Europe. La mission inclut : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, report d’imposition), obtention de la résidence monégasque (conditions de séjour, justificatifs de ressources et logement), coordination avec CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre des intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat, banque privée, gestionnaires immobiliers) et intégration patrimoniale. Ce dispositif permet de réaliser des économies fiscales très significatives tout en maîtrisant les risques (contrôles fiscaux français, convention FR‑MC, adaptation au coût de vie et au marché immobilier).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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