Les transports en commun à Trinité et Tobago : le guide pratique pour s’y retrouver

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Naviguer dans les transports en commun à Trinité et Tobago peut sembler déroutant au premier abord. Entre les grands bus publics, les maxi-taxis très populaires, les taxis de route, le ferry entre les deux îles, le water taxi, sans oublier l’« air bridge » de Caribbean Airlines, l’offre est dense, souvent efficace, mais peu centralisée. Ce guide pratique rassemble, en français simple, tout ce qu’il faut savoir pour se déplacer comme un·e local·e, en respectant les règles et en maîtrisant les coûts.

Comprendre le système de transport à Trinité et Tobago

Le réseau de transport repose sur un mélange de services publics et privés. Le pilier officiel est la Public Transport Service Corporation (PTSC), entreprise publique qui exploite les bus dans les deux îles. À côté, un écosystème très dynamique de minibus privés (maxi-taxis), de taxis de route partagés et de taxis privés assure près de 90 % des déplacements en transport collectif.

Bon à savoir :

Le réseau routier est développé, avec des autoroutes reliant Port of Spain aux grandes villes. La conduite se fait à gauche. Les embouteillages sont fréquents aux heures de pointe (6h-8h et 15h-18h). Les limitations de vitesse sont strictes : 80 km/h sur la plupart des autoroutes à Trinité, 50–55 km/h en agglomération, et 50 km/h sur toute l’île de Tobago.

Pour un visiteur, la première chose à savoir est que le pays ne dispose ni de métro, ni de tram, ni de train de banlieue. Le rail a existé, mais le Trinidad Government Railway a été abandonné en 1968, et un ambitieux projet de réseau rapide a été annulé en 2010 malgré de coûteuses études. Aujourd’hui, se déplacer se fait donc en bus, en minibus, en taxi, en bateau… ou en avion pour les liaisons inter-îles.

Les bus publics PTSC : l’épine dorsale officielle

Les bus publics sont gérés par la Public Transport Service Corporation. Cette société d’État opère environ 300 bus par jour, transporte quelque 50 000 passagers quotidiennement et reste largement subventionnée par le gouvernement.

Visuellement, les bus PTSC sont faciles à repérer : ils arborent les couleurs nationales, rouge, blanc et noir, et sont entièrement climatisés. Deux grandes catégories coexistent : un service « régulier » et un service « express » plus confortable.

Types de bus, horaires et fonctionnement

Les bus « réguliers » sont souvent décrits comme des véhicules bleu et blanc, tandis que les cars « express commuter » sont rouges et blancs, plus confortables, plus directs et un peu plus chers. Dans la pratique, ce qui distingue surtout l’express est qu’il effectue moins d’arrêts et vise les déplacements pendulaires domicile–travail.

16.5

C’est la durée approximative, en heures, de la journée de service des bus à Trinité-et-Tobago, de 4h30 à 21h.

Dans les deux îles, les arrêts sont souvent de simples abris en béton ou un panneau sur un poteau. On ne monte pas n’importe où : il faut généralement se tenir à proximité de ces points identifiés.

Tarifs, titres de transport et gratuités

Les prix sont calculés en fonction de la distance et restent très abordables. À Trinité, un trajet coûte généralement entre 2 et 12 dollars TT. À Tobago, les tarifs oscillent plutôt entre 2 et 8 dollars TT.

PTSC ne vend pas de billets à bord : il faut acheter son ticket avant de monter. Cela peut se faire aux guichets des terminaux principaux (par exemple City Gate à Port of Spain, Sangster Hill à Scarborough), ou dans certains petits commerces agréés. Sur une partie des lignes liées à l’aéroport, il est parfois possible de payer auprès du conducteur, mais ce n’est pas la règle générale.

Exemple :

Le réseau de bus PTSC propose plusieurs options tarifaires, dont des cartes hebdomadaires et mensuelles, ainsi qu’une Travel Card (lancée en 1993) pour des trajets illimités sur des axes définis. Cette carte, devenue populaire, utilise un code couleur par municipalité (rose pour Arima, orange pour Chaguanas, gris pour San Fernando). Par ailleurs, les élèves en uniforme bénéficient de la gratuité des bus PTSC, faisant de ce mode de transport un choix privilégié pour les familles.

Un aperçu simplifié des tarifs peut se résumer ainsi :

Zone / ServiceFourchette de prix (aller simple)Remarques principales
Bus PTSC – Trinité2–12 TT$Prix selon distance, express légèrement plus cher
Bus PTSC – Tobago2–8 TT$Réseau couvrant toute l’île
« Know Your Country »50–150 TT$Excursions touristiques, repas non inclus
Air bridge (avion)24 US$ (aller)Vol Piarco–ANR Robinson, billet flexible
Ferry inter-îles50 TT$ (passager)150 TT$ pour un véhicule standard

Pour les personnes âgées et certains bénéficiaires de l’aide sociale, un système de pass gratuit existe, géré par la Social Welfare Division. Sont éligibles : les plus de 65 ans percevant une pension de vieillesse, ainsi que les bénéficiaires de certaines allocations (public assistance ou disability grant). La demande se fait auprès du bureau d’aide sociale du district de résidence.

Principaux hubs et lignes stratégiques

À Trinité, City Gate est le grand centre névralgique. Officiellement Port of Spain Transit Centre, ce terminal occupe l’ancien bâtiment des chemins de fer à South Quay. À cette adresse se trouvent aussi le siège administratif de PTSC et des aires d’embarquement pour certains maxi-taxis.

Attention :

Le réseau de transport public à Trinité-et-Tobago comprend des pôles importants à San Fernando, Chaguanas et Scarborough. Un gain de temps significatif est offert sur l’axe Port of Spain-Arima grâce à la Priority Bus Route (PBR), une voie rapide réservée exclusivement aux bus et maxi-taxis, interdite aux voitures privées et aux taxis ordinaires.

En complément des lignes quotidiennes, PTSC exploite des circuits touristiques, les « Know Your Country ». Ces excursions partent notamment de City Gate et du terminus de San Fernando vers des sites comme Los Iros, Blanchisseuse, le lac de bitume (Pitch Lake) ou la côte sud-est. Un exemple emblématique est le circuit passant par la rivière Ortoire, Manzanilla et Mayaro, qui mêle histoire, paysages de cocoteraies et villages amérindiens anciens.

Service dédié aux personnes en situation de handicap

PTSC propose un service spécialisé pour les adultes et enfants ayant un handicap physique les empêchant d’utiliser les transports ordinaires. Ce dispositif offre du porte-à-porte : les bus viennent chercher l’usager à son domicile pour l’emmener vers des destinations essentielles, comme les bureaux gouvernementaux ou les supermarchés.

Ce service reste limité en capacité et suppose une inscription préalable, mais il illustre un début de prise en compte de l’accessibilité. Parallèlement, des militants regroupés au sein d’un Welfare Committee plaident pour une meilleure signalisation des places prioritaires dans les bus neufs, après des incidents où des voyageurs handicapés ont été contraints de rester debout, avec aggravation de leurs problèmes de santé.

Les maxi-taxis : la vraie colonne vertébrale du quotidien

Si PTSC est le visage officiel du transport public, la réalité quotidienne repose surtout sur les maxi-taxis. Ces minibus privés, généralement climatisés, circulent sur des itinéraires définis avec des tarifs fixes. Ils accueillent entre une douzaine et une trentaine de passagers, selon le modèle.

Ils ne suivent pas d’horaires rigides : en journée, on attend simplement qu’ils soient pleins pour partir. Leur fréquence est maximale pendant les heures de pointe, entre 6 h et 10 h le matin, puis 15 h et 20 h. Sur certains axes, notamment le corridor est-ouest, ils roulent tard dans la nuit.

Système de bandes de couleur à Trinité

À Trinité, l’astuce pour repérer la destination d’un maxi-taxi, c’est la bande de couleur peinte sur sa carrosserie. Chaque couleur correspond à une zone géographique ou à un axe principal.

Couleur de bandeZone desservie (Trinité)Exemple de trajets
JauneOuest de Port of SpainChaguaramas, Diego Martin, Petit Valley, St James, Carenage, Maraval
RougeEstPort of Spain – Sangre Grande, via Arima
VerteCentre / Sud-ouestPort of Spain – Chaguanas, parfois jusqu’à San Fernando
NoireSudSan Fernando – Princes Town, vers Mayaro
BruneSud-ouestSan Fernando – Point Fortin, Cedros, Siparia

À Tobago, tous les maxi-taxis portent une bande bleue. Leur axe le plus constant relie Scarborough à Charlotteville, même si certains véhicules sont affrétés pour des trajets scolaires ou touristiques spécifiques. Après 21 h, il peut être difficile de compter sur ce mode de transport à Tobago, où la desserte nocturne reste aléatoire.

Comment les utiliser, combien ça coûte

Les maxi-taxis peuvent être hélés n’importe où le long de leur route, à condition qu’il reste des places assises. Il est souvent plus efficace de se rendre à un point de départ structuré (City Gate, King’s Wharf, bas de Scarborough) pour avoir davantage de choix, surtout aux heures chargées.

Astuce :

À l’intérieur du véhicule, une sonnette située près des fenêtres permet de signaler son arrêt souhaité. Il suffit de la presser peu avant son point de descente, ou d’annoncer oralement au conducteur le carrefour désiré. Par courtoisie, l’usage veut que l’on salue les autres passagers en montant et que l’on évite de monopoliser plusieurs sièges avec ses bagages.

Les tarifs sont connus localement et parfois affichés dans le véhicule. Ils varient généralement entre 3 et 10 dollars TT à Trinité, ou 4–15 dollars TT pour les plus longues distances. Lorsque l’on ignore le prix exact, une technique courante consiste à tendre un billet de 10 ou 20 dollars TT et à attendre la monnaie. L’écart de prix avec le bus PTSC est faible, mais la fréquence et la souplesse des maxi-taxis en font souvent la solution la plus pratique.

Taxis de route et taxis privés : complément utiles, mais à manier avec prudence

En plus des minibus, Trinité et Tobago disposent d’un vaste réseau de taxis de route, c’est‑à‑dire de voitures particulières utilisées en mode partagé. Ces véhicules portent une plaque d’immatriculation commençant par la lettre « H » (H pour hire). Ils empruntent des itinéraires fixes à partir de « stands » bien identifiés dans les bourgs et villes, attendent de se remplir (4 à 6 passagers) puis démarrent.

Les taxis de route sont plus rapides que les maxi-taxis, car ils multiplient moins les arrêts, et un peu plus chers. Eux aussi peuvent être hélés au bord de la route d’un simple geste de la main. Les habitants utilisent des signaux manuels pour indiquer la direction souhaitée à la prochaine bifurcation.

Pour demander un arrêt, une phrase-clé suffit : « next corner, driver » au bon moment. Là encore, quand on ne connaît pas le tarif exact, on confie un billet de 10 ou 20 dollars TT et on récupère la monnaie.

Conseil pour les passagers de taxi à Trinidad

Les taxis privés, eux, fonctionnent au trajet et non en mode partagé. Ils se trouvent aux aéroports, devant certains hôtels ou se réservent par téléphone. Ils ne sont pas équipés de compteurs, il est donc essentiel de convenir d’un prix ferme avant le départ. À Trinité, un service 24 h/24 appelé Phone-A-Taxi (628‑TAXI) est souvent recommandé. À Tobago, les hôtels disposent en général de chauffeurs de confiance.

Reconnaître les taxis officiels et éviter les risques

Un élément indispensable pour la sécurité : seuls les véhicules avec une plaque « H » sont légalement autorisés à transporter des passagers contre rémunération. De nombreux particuliers utilisent néanmoins des voitures immatriculées en « P » (privé) pour prendre des clients, notamment la nuit ou sur des liaisons rurales. Ces « taxis pirates » ne sont ni assurés pour le transport payant, ni encadrés. En cas d’accident, les passagers risquent de ne bénéficier d’aucune couverture.

Conseils pour des déplacements sûrs

Recommandations pour éviter les risques liés aux transports non officiels, notamment lors de trajets nocturnes ou isolés.

Éviter les véhicules à plaque ‘P’

Ne jamais monter dans un véhicule à plaque ‘P’ avec un inconnu, même s’il se présente comme un taxi.

Privilégier les taxis recommandés

Pour des trajets tardifs ou isolés, utiliser un taxi recommandé par son hébergement ou un service comme Phone‑A‑Taxi.

Utiliser des applications locales sécurisées

Recourir à des applications de réservation tracée comme TT RideShare, Drop ou Reach, qui garantissent des chauffeurs identifiés.

Liaisons inter-îles : ferry, water taxi et pont aérien

Les deux îles principales sont séparées par un bras de mer réputé agité. S’y rendre se fait par bateau ou par avion, selon le temps disponible, le budget et la sensibilité au mal de mer.

Ferry entre Port of Spain et Scarborough

La liaison maritime est exploitée par l’Inter-Island Ferry Service, sous l’égide de la Port Authority of Trinidad and Tobago. Deux catamarans rapides, le T&T Spirit et le T&T Express, assurent la plupart des traversées entre Wrightson Road à Port of Spain et Milford Road à Scarborough.

La durée annoncée se situe entre 2 h 30 et 3 h, même si certains retards techniques peuvent allonger le voyage. La mer peut être forte, avec des courants puissants dans le Bocas. Les habitués conseillent de s’installer au centre du navire pour limiter le mal de mer et, si nécessaire, de prévoir des comprimés anti‑nausée.

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Il y a jusqu’à six rotations quotidiennes en moyenne pour la traversée.

Contrairement à ce qui se pratique ailleurs, les billets ne se réservent ni par téléphone ni en ligne pour un départ le jour même : il faut les acheter sur place, aux guichets des terminaux. En période de pointe (Carnival, Pâques, grandes courses nautiques), les billets à l’avance sont indispensables et doivent être acquis en personne, soit au terminal, soit via des points de vente agréés.

Water taxi entre Port of Spain et San Fernando

À l’intérieur de l’île de Trinité, une navette maritime offre une alternative rapide aux embouteillages routiers entre Port of Spain et San Fernando. Ce service, opéré par la National Infrastructure Development Company (NIDCO), met environ 45 à 50 minutes pour relier les deux villes.

Le tarif est fixé à 15 dollars TT pour un adulte. Les nourrissons de moins d’un an voyagent gratuitement, et les seniors de plus de 65 ans bénéficient de la gratuité sur certaines traversées hors pointe. Les bateaux, comme le HC Katia ou le HC Milancia, partent du terminal de Wrightson Road à Port of Spain, juxtaposé au terminal du ferry vers Tobago.

Une ligne vers Chaguaramas a existé mais a été suspendue. Des études évoquent l’extension du service à d’autres points de la côte ouest (par exemple Mayaro, Toco, Felicity), mais ces projets restent à concrétiser.

Pont aérien Caribbean Airlines

Enfin, pour les déplacements rapides entre les deux îles, Caribbean Airlines assure un « air bridge » très dense. Jusqu’à vingt vols quotidiens relient Piarco International Airport (Trinité) et A.N.R. Robinson International Airport (Tobago). Le vol dure à peine 20 à 24 minutes.

Les tarifs sont attractifs : 24 dollars US l’aller simple, 48 dollars US l’aller-retour, avec des billets flexibles autorisant des changements de date et d’horaire sans pénalité majeure. On peut acheter son billet en ligne, sous forme d’e‑ticket, ou directement aux guichets de la compagnie à Piarco, à Port of Spain (Nicholas Towers) et à Tobago.

L’ensemble de ces liaisons fait de la connexion inter‑îles l’une des plus denses de la Caraïbe, au point que la route Piarco–ANR Robinson est considérée comme la première liaison domestique de la région en sièges offerts.

Se déplacer depuis l’aéroport de Piarco vers Port of Spain

Piarco International Airport se situe dans la ville de Piarco, à une vingtaine de kilomètres de Port of Spain (selon les sources, entre 18 et 30 km, avec une distance routière autour de 24–25 km). Il n’existe pas de train. Les options sont le bus PTSC, les taxis officiels, les transferts privés et la location de voiture.

Bus PTSC Piarco – Port of Spain

PTSC exploite une ligne reliant directement l’aéroport à City Gate, le grand terminal de South Quay à Port of Spain. Le trajet dure environ 30 à 40 minutes, selon la circulation, pour un prix très avantageux : environ 4 dollars TT (équivalent à 1 dollar US).

Le service fonctionne du lundi au samedi, de 5 h 45 à 19 h 05, avec un départ par heure environ, mais des variations existent le week-end. Il n’y a pas de service les jours fériés. Le bus part de la baie 4, juste à l’extérieur du hall des arrivées.

Bon à savoir :

Les billets s’achètent au kiosque à journaux de l’aéroport Piarco, dans son atrium, ou à City Gate. Sur cette ligne, il est parfois possible de payer directement au conducteur, mais uniquement en espèces. Il est donc prudent de disposer de monnaie locale et de vérifier les horaires à jour sur le site internet du PTSC.

Taxis d’aéroport

Des taxis officiels, régulés, sont disponibles 24 h/24 au niveau du terminal nord, en face de l’aire de restauration, sous un auvent dédié. Un répartiteur gère la file et attribue les véhicules, qui peuvent être des berlines ou des minivans. Les tarifs sont encadrés et souvent affichés.

Attention :

Pour un trajet de jour entre Piarco et Port of Spain, prévoyez 45 à 60 US$ (soit 200–300 TT$). Une majoration s’applique la nuit (minuit–5h), portant le tarif à environ 305 TT$. Certains véhicules utilisent un taximètre (prise en charge ~13 TT$, ~1,50 TT$/km, ~1,20 TT$/min). Dans tous les cas, convenez du prix avant le départ.

Beaucoup de taxis n’acceptent pas la carte bancaire, donc il vaut mieux prévoir des dollars TT en liquide. Un pourboire modeste (par exemple 10 %) est apprécié en cas de bon service mais n’est pas strictement obligatoire.

Transferts privés et location de voiture

Plusieurs plateformes, comme Welcome Pickups ou AirportTransfer.com, proposent des transferts prépayés avec accueil personnalisé au hall des arrivées. Ces services sont souvent facturés à prix fixe (par exemple à partir d’une quarantaine d’euros pour un groupe de trois), avec paiement en ligne, possibilité de choisir le type de véhicule et options supplémentaires (siège enfant, transport d’animaux, etc.).

Pour ceux qui souhaitent conduire eux‑mêmes, des loueurs internationaux et locaux sont présents à Piarco. La route vers Port of Spain passe par le Churchill–Roosevelt Highway, puis la Beetham Highway et Wrightson Road. Il faut compter une vingtaine de minutes sans trafic, davantage en heure de pointe.

Accessibilité, sécurité et conseils pratiques

Si le cadre légal fait de l’accessibilité des transports une obligation, la réalité reste contrastée. Beaucoup de bus et de maxi-taxis ne sont pas adaptés aux fauteuils roulants, et les infrastructures (trottoirs, abris-bus) ne sont pas toujours faciles d’accès pour les personnes à mobilité réduite ou malvoyantes.

Accessibilité et droits des personnes handicapées

Les bonnes pratiques internationales en matière d’accessibilité incluent des bus à plancher bas, des rampes ou élévateurs pour fauteuils, des espaces de stationnement sécurisés, des annonces sonores et visuelles des arrêts, une signalétique en braille ou avec relief, ainsi qu’une formation spécifique des conducteurs.

Bon à savoir :

L’accessibilité des bus est encore en développement. En attendant la généralisation des pictogrammes sur les sièges prioritaires, il est recommandé aux personnes handicapées de porter un document attestant de leur statut pour éviter les conflits. Les autres voyageurs sont encouragés à céder spontanément leur place.

Conseils de sécurité dans les transports

La criminalité violente est une réalité dans certains secteurs urbains, notamment dans et autour de Port of Spain. Sans céder à la paranoïa, quelques règles simples permettent de réduire les risques lorsqu’on utilise les transports en commun :

Astuce :

Pour circuler en toute sécurité, il est conseillé d’éviter les déplacements seuls tard dans la nuit, en particulier sur les lignes peu fréquentées. Privilégiez les taxis officiels recommandés par un hôtel, une compagnie reconnue ou une application fiable pour les retours nocturnes. Gardez vos effets personnels (téléphone, portefeuille, passeport) près du corps, dans un sac fermé et visible, et évitez de montrer bijoux, grosses liasses de billets ou équipements électroniques de valeur. Restez attentif dans les grands hubs comme City Gate, les terminaux de ferry et les gares routières de San Fernando et Scarborough. Enfin, tenez-vous informé des zones à éviter en suivant les conseils des locaux, des hôteliers ou des éventuelles alertes officielles.

Dans le cadre d’un état d’urgence ou d’opérations de police renforcées, il est demandé de garder sur soi une pièce d’identité valable à tout moment.

En cas de problème, plusieurs numéros d’urgence existent : 999 ou 911 pour la police, 990 pour les pompiers et ambulances, 811 pour les services médicaux, 634‑4440 pour la garde‑côte. Une unité de police touristique peut aussi être contactée, en particulier à Tobago.

Conduite, location de véhicule et alternatives douces

Malgré la densité du réseau de transport collectif, la voiture reste reine à Trinité et Tobago, avec un taux de possession de véhicules très élevé. Louer une voiture donne une grande liberté, surtout pour explorer les zones rurales de Trinité ou les plages isolées de Tobago.

Conditions pour conduire et louer une voiture

La conduite se fait à gauche, les ceintures sont obligatoires pour tous, et l’alcool au volant est interdit avec des contrôles fréquents. L’utilisation du téléphone portable au volant est également proscrite. Particularité locale, conduire torse nu est interdit pour les hommes.

Bon à savoir :

Les visiteurs peuvent conduire avec un permis étranger ou international valide pendant les trois premiers mois de leur séjour. Passé ce délai, il est obligatoire d’obtenir un permis local en faisant la demande à la Licensing Division située sur Wrightson Road à Port of Spain. Pour louer un véhicule, les agences exigent généralement que le conducteur ait au moins 25 ans, présente un permis de conduire valide et fournisse une carte de crédit pour le dépôt de garantie.

Les tarifs journaliers pour une petite voiture commencent autour de 30 dollars US, souvent entre 46 et 80 dollars US selon le modèle et la période. Le prix inclut en général l’assurance au tiers et le kilométrage illimité. Une garantie, parfois d’environ 170 dollars US à Tobago, est prélevée par empreinte de carte.

Bon à savoir :

Les assurances CDW (Collision Damage Waiver) sont courantes et coûtent généralement entre 5 et 20 USD par jour pour réduire ou annuler la franchise. Il est crucial de vérifier attentivement le contrat de location, l’état du véhicule (en prenant des photos) et de s’assurer que la plaque d’immatriculation est de type « R », ce qui est la norme pour les véhicules de location.

Deux-roues et vélos

La location de motos n’est pas recommandée à Trinité, compte tenu du trafic dense et parfois imprévisible. À Tobago, en revanche, sur des routes plus calmes, un scooter peut être une option séduisante pour des conducteurs expérimentés, à condition de porter un casque (obligatoire) et de respecter les limitations.

Le vélo, lui, reste marginal comme moyen de transport. Quelques loueurs existent à Trinité et Tobago, mais l’absence de pistes cyclables dédiées et la chaleur rendent l’usage du vélo délicat, sauf dans certains secteurs plats et tranquilles, comme la zone de Crown Point à Tobago ou des vallées peu circulées à Trinité. Pour les courts trajets et le loisir, cela peut toutefois être agréable.

Tourisme, excursions et services complémentaires

Au-delà des trajets quotidiens, de nombreux acteurs du tourisme proposent des services de transport intégrés : transferts d’aéroport, tours en bus, excursions en bateau, navettes vers des sites naturels.

Attention :

Les prestations touristiques sont encadrées par des associations professionnelles et les guides officiellement reconnus portent une accréditation. Dans certaines zones protégées, comme le Nariva Swamp ou la Trinity Hills Wildlife Reserve, le recours à un guide agréé est obligatoire.

PTSC lui‑même mise sur ce créneau avec ses circuits « Know Your Country », qui permettent de découvrir des sites majeurs en profitant de la logistique d’un transport collectif structuré, à prix très raisonnable.

Choisir le bon moyen de transport selon son profil

Le choix du mode de transport idéal dépend beaucoup du type de séjour, du budget et du niveau de confort souhaité. On peut résumer les forces et limites principales ainsi :

Moyen de transportAvantages principauxLimites / points de vigilance
Bus PTSCTrès bon marché, climatisé, réseau structuréHoraires parfois espacés, billets à acheter à l’avance
Maxi-taxisTrès fréquents, souples, immersion localeNon accessibles PMR, pas d’horaires fixes, parfois bondés
Taxis de route (« H »)Rapides, bon compromis coût/tempsPas de compteur, prix à connaître ou à négocier
Taxis privés officielsPlus confortables, prise en charge personnaliséeCoût plus élevé, surtout depuis l’aéroport
Ferry inter-îlesTarif bas, transport de véhicule possible, vue sur la merMer parfois très agitée, billets à acheter sur place
Water taxiÉvite les embouteillages, prix modéréHoraires limités, liaisons restreintes
Pont aérien Caribbean AirTrès rapide, billets flexibles, nombreux volsRéservation nécessaire, tarif en dollars US
Location de voitureLiberté totale, idéale pour Tobago et zones ruralesConduite à gauche, trafic dense, assurance à vérifier

Pour un voyageur au budget serré, combiner bus PTSC et maxi-taxis est souvent la meilleure solution, en acceptant une part de flexibilité sur les horaires. Pour un séjour court ou un déplacement professionnel, taxis officiels et pont aérien s’imposent pour gagner du temps. Quant aux familles ou groupes d’amis, la location de voiture à Tobago et l’utilisation du ferry peuvent être économiquement intéressantes.

Vers un système plus durable et plus inclusif ?

Trinité et Tobago fait face à plusieurs défis en matière de transport. La forte motorisation individuelle, les embouteillages récurrents et le rôle majeur de la route dans les émissions de gaz à effet de serre poussent les autorités à envisager des changements. Des plans existent pour convertir une part importante du parc automobile au gaz naturel comprimé (CNG) afin de réduire la consommation de carburants liquides et l’empreinte carbone du secteur. Des ambitions affichent la volonté de déplacer 15 à 20 % des véhicules vers ce carburant plus propre.

Bon à savoir :

La gouvernance des transports doit de plus en plus intégrer les personnes handicapées. Cela passe par la formation des conducteurs, l’installation d’équipements adaptés (rampes, annonces sonores, signalétique claire) et le respect effectif des places prioritaires, reflétant une prise de conscience croissante.

Pour l’instant, le système reste largement informel, flexible, parfois déroutant, mais aussi étonnamment efficace pour qui en comprend les codes. Avec une bonne préparation, quelques numéros utiles notés sur son téléphone et une dose de curiosité, les transports en commun à Trinité et Tobago deviennent un formidable observatoire de la vie locale – et un moyen économique de profiter de la richesse des deux îles.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Portugal, Panama, Île Maurice, Espagne), la stratégie retenue a consisté à cibler Trinité-et-Tobago pour son régime fiscal intéressant sur les revenus de source étrangère, l’absence d’impôt sur la fortune et un coût de vie inférieur à la France, combinant climat tropical et accès facilité à la région Caraïbe. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du titre de séjour via l’achat d’une résidence principale, organisation de la couverture santé, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, notaire) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire), permettant des économies fiscales significatives et une diversification internationale maîtrisée.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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