Les sports populaires à pratiquer à Trinité et Tobago

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Dans l’imaginaire collectif, Trinité et Tobago rime souvent avec Carnival, steelpan et plages bordées de cocotiers. Pourtant, sur les terrains vagues, dans les stades flambant neufs comme sur les plages reculées, le sport occupe une place tout aussi centrale. Sur ces deux îles, on joue, on court, on nage et on pagaie presque partout, du petit terrain de quartier jusqu’aux enceintes qui ont accueilli des Coupe du monde et des compétitions mondiales.

Bon à savoir :

Le paysage sportif local est dominé par le cricket et le football, mais inclut aussi le basketball en croissance, un netball féminin bien structuré et un athlétisme de haut niveau. On y pratique également le golf, les sports nautiques et la randonnée dans les forêts du nord. L’ambiance est marquée par le ‘liming’, une convivialité où musique et nourriture accompagnent toujours les événements sportifs.

Cricket, sport-roi et terrain de jeu permanent

Dire que le cricket est omniprésent à Trinité et Tobago n’a rien d’une exagération. Introduit par les Britanniques au XIXᵉ siècle, le sport est devenu peu à peu un véritable ciment social, joué aussi bien dans les académies structurées que sur les savanes publiques, les terrains de villages et les plages.

Cette passion s’appuie sur une structure solide. Le Trinidad and Tobago Cricket Board (TTCB) dirige la discipline et la sélection nationale, connue en domestic comme Trinidad and Tobago Red Force, domine souvent les tournois régionaux organisés par Cricket West Indies. L’équipe a accumulé plus d’une dizaine de titres régionaux en format un jour et plusieurs sacres en quatre jours, tout en marquant l’histoire du T20 caribéen avec des victoires en Caribbean T20 et même en Stanford 20/20, anciennes compétitions emblématiques du format court.

Exemple :

Le cricket à Trinité-et-Tobago se pratique à tous les niveaux, des matchs improvisés sur une savane aux ligues de club compétitives. Le Queen’s Park Oval à Port of Spain, siège du Queen’s Park Cricket Club, est considéré comme l’un des plus beaux terrains des Caraïbes. Le Brian Lara Cricket Academy, près de San Fernando, illustre quant à lui la modernisation rapide des infrastructures dédiées à ce sport.

On mesure aussi la profondeur de la culture cricket à travers l’impact du format T20. Trinité et Tobago est devenu un vivier de spécialistes : Dwayne Bravo, Kieron Pollard, Sunil Narine, Denesh Ramdin ou Lendl Simmons font partie des noms qui ont empilé les matchs et les titres dans les ligues du monde entier. Le pays a fourni plusieurs des meilleurs preneurs de guickets et gros marqueurs de l’histoire du T20, tandis que des franchises comme les Trinbago Knight Riders en Caribbean Premier League attirent un public bouillant au rythme du soca.

Le cricket n’est pas seulement un sport à pratiquer, c’est un langage partagé, un sujet central de calypso et de soca, et un outil de cohésion, parfois même utilisé dans des programmes sociaux pour lutter contre la violence juvénile.

Brian Lara, légende mondiale du cricket

Pour avoir un aperçu synthétique de l’empreinte compétitive du Red Force, on peut observer quelques repères majeurs.

CompétitionNombre de titres de Trinité et TobagoPériodes marquantes
Inter-Colonial Tournament (pré-1939)121901–02 à 1938–39
Championnat régional 4 jours51969–70, 1970–71, 1975–76 (partagé), 1984–85, 2005–06
Compétitions régionales un jour15Vagues de titres entre 1978–79 et 2023–24
Tournois T20 caribéens (Caribbean T20)32011, 2012, 2013

Pour un passionné de cricket en visite, assister à un match au Queen’s Park Oval ou au Brian Lara Cricket Academy est presque un passage obligé. Mais pour pratiquer, rien de plus simple : en fin d’après-midi, il suffit souvent de se joindre à une partie sur une savane de quartier, où les équipes improvisées mêlent enfants, adultes et parfois vétérans de clubs.

Football, entre ferveur populaire et structures professionnelles

Si le cricket règne souvent en maître, le football n’est jamais très loin derrière dans le cœur des Trinidadiens et Tobagoniens. Des “small-goal” sur la plage aux rencontres de championnat dans les stades de Couva ou Marabella, la balle au pied fait partie du paysage quotidien.

Le football organisé repose sur un écosystème complet. La Trinidad and Tobago Football Association (TTFA), fondée dès 1908, chapeaute les championnats seniors, les compétitions de jeunes, le football féminin et les sélections nationales. Au sommet de la pyramide se trouve la TT Premier Football League (TTPFL), héritière de l’ancienne TT Pro League, qui fonctionne comme une ligue professionnelle, ou semi-professionnelle selon les clubs, associée à une structure de type société détenue par ses membres.

1927

Année de création de la FA Trophy, la plus ancienne compétition de football de Trinité-et-Tobago.

La dynamique compétitive du football local se devine aussi à travers sa pyramide.

Niveau de compétitionType de ligueRôle principal pour la pratique
TT Premier Football League (TTPFL)Division élite professionnelleAccès au haut niveau et aux compétitions CONCACAF
National Super LeagueDivision semi-professionnelleTremplin vers le haut niveau
Ligues régionales (Central, Eastern, etc.)Amateurs, niveaux 3 et 4Large base de pratique et clubs communautaires
Ligues scolaires et de jeunesScolaire / jeunesDétection, formation et grande participation

L’un des jalons majeurs de l’histoire du sport à Trinité et Tobago reste la qualification de l’équipe masculine, les “Soca Warriors”, pour la Coupe du monde 2006. Le pays est alors devenu le plus petit État par la population à accéder à ce niveau. Le souvenir des matchs contre la Suède et l’Angleterre reste vif, notamment le match nul héroïque face aux Scandinaves et les 83 minutes sans concéder de but face aux Anglais.

Attention :

L’épopée de l’équipe nationale et le succès de joueurs expatriés historiques (Dwight Yorke, Kenwyne Jones, Carlos Edwards) ont donné une visibilité nouvelle au football de Trinité-et-Tobago. Aujourd’hui, de nombreux joueurs locaux tentent leur chance à l’étranger (Asie, Europe, Amérique du Nord), créant un flux permanent entre les terrains locaux et les stades internationaux.

Pour la pratique quotidienne, les options sont multiples. Les infrastructures sont solides, avec cinq grands stades construits ou rénovés pour les Coupes du monde U-17 masculines (2001) et féminines (2010) : le Hasely Crawford Stadium à Port of Spain, l’Ato Boldon Stadium à Couva, le Larry Gomes Stadium à Arima, le Manny Ramjohn Stadium à Marabella, sans oublier le Dwight Yorke Stadium à Tobago. À cela s’ajoutent les terrains de clubs, les surfaces synthétiques comme au Marvin Lee Stadium, les terrains de village et les plages où s’improvisent des “fete matches” très animés.

Le football féminin progresse, porté par la sélection des “Soca Princesses” et des ligues dédiées, avec des projets en cours pour structurer un véritable championnat professionnel féminin. Quant aux jeunes, ils disposent de ligues nationales comme le Republic Bank National Youth League ou de compétitions scolaires très suivies, où la pratique rime souvent avec rivalités régionales et ambiances électriques en tribunes.

Athlétisme : un petit pays, de grands champions

Dans l’ADN sportif de Trinité et Tobago, l’athlétisme tient une place à part. Les sprinters et lanceurs ont hissé le drapeau rouge, blanc et noir tout en haut des podiums olympiques et mondiaux, faisant du pays une référence globale en sprint, relais et javelot.

Le premier moment fondateur remonte à 1976, lorsque Hasely Crawford remporte l’or olympique sur 100 mètres. Cette victoire, première médaille d’or de l’histoire du pays aux Jeux, a changé la perception nationale du sport et donné son nom à l’un des principaux stades : le Hasely Crawford Stadium, à Port of Spain, aujourd’hui cœur de nombreuses compétitions.

L’héritage olympique de Trinité-et-Tobago

Une lignée impressionnante d’athlètes qui ont marqué l’histoire du sport trinidadien sur la scène internationale.

Ato Boldon

Quadruple médaillé olympique, a détenu les records nationaux sur 50 m, 60 m et 200 m.

Richard Thompson

Champion olympique du 4×100 m (après réallocation) et vice-champion du 100 m en 2008, a porté le record national à 9,82 s.

Keshorn Walcott

Issu de la côte nord de Trinité, a remporté l’or du javelot en 2012 et le bronze en 2016, détenant le record national au-delà de 90 mètres.

Les performances ne se limitent pas aux sprinters et lanceurs masculins. Michelle-Lee Ahye détient les records nationaux féminins sur 100 m et 200 m, tandis que des athlètes comme Cleopatra Borel-Brown (poids), Tonya Nero (fond) ou Andwuelle Wright (longueur) dominent les listes de records. Plus récemment, Jereem Richards a fait entrer le pays dans une nouvelle dimension sur 400 m, avec un record national en 43,78 s et une médaille d’argent mondiale.

Cet élan s’appuie sur une organisation structurée. La National Association of Athletics Administrations of Trinidad and Tobago (NAAATT) chapeaute 45 clubs répartis sur les deux îles. Les secondaires sont intégrées via la Trinidad and Tobago Secondary Schools Track and Field Association (TTSSTFA) et des championnats scolaires zonaux, qui constituent souvent la première vitrine pour les talents. Des évènements comme les Hampton Games au Hasely Crawford Stadium ou les Southern Games à Guaracara Park rassemblent clubs, écoles et parfois stars internationales – Usain Bolt et Maurice Greene y ont déjà couru.

Astuce :

Le succès de l’athlétisme trinidadien repose en partie sur une myriade de coaches de haut niveau. Des figures emblématiques comme John ‘Slim’ Andalcio, mentor du champion olympique Keshorn Walcott, ou Reynold Porter-Lee, spécialiste des sprints et haies, illustrent le rôle crucial du coaching dans la progression des athlètes. Ce développement est souvent facilité par l’obtention de bourses vers des universités américaines prestigieuses telles que Texas A&M, South Plains College ou LSU.

Pour un pratiquant, l’offre est large : courses sur route, sprints, demi-fond, sauts, lancers ou même marche athlétique. Le pays participe à un calendrier international dense (Jeux olympiques, Championnats du monde, CARIFTA Games, NACAC, Diamond League…) et organise des championnats nationaux très compétitifs. Courir un 10 km sur route, s’initier au sprint en club ou participer à un meeting scolaire est à la portée de nombreux jeunes, encouragés par la présence d’officiers d’éducation physique au sein du Ministère de l’Éducation.

Pour mieux saisir l’ampleur des performances, quelques records nationaux emblématiques méritent d’être mis en avant.

ÉpreuveRecord national (approx.)Détenteur / détentrice
100 m hommes9,82 sRichard Thompson
400 m hommes43,78 sJereem Richards
400 m haies hommes47,69 sJehue Gordon
110 m haies hommes13,17 sMikel Thomas
Longueur hommes8,25 mAndwuelle Wright
Triple saut hommes16,87 mLeJuan Simon
Poids femmes19,42 mCleopatra Borel-Brown
100 m femmes10,82 sMichelle-Lee Ahye
200 m femmes22,25 sMichelle-Lee Ahye
5000 m femmes16:19,17Tonya Nero
Marathon femmes2:42:58Tonya Nero

Au-delà des chiffres, la pratique de l’athlétisme est omniprésente dans les écoles, les clubs de quartier, les stades régionaux et même les parcs, où footing matinal et séances de fractionné se mêlent aux sessions des clubs de football ou de rugby.

Basketball : un sport en plein décollage

Là où le cricket et le football reposent sur plus d’un siècle de tradition, le basketball incarne plutôt une vague plus récente, portée par l’influence mondiale de la NBA, des réseaux sociaux et des ligues américaines. Introduit vers le milieu du XXᵉ siècle, le basket est passé du simple loisir de cour d’école à un système structuré, avec fédération, ligues, championnats et équipes nationales ambitieuses.

Le développement de la discipline s’est d’abord appuyé sur les écoles et les initiatives communautaires. Dès les années 1970–1980, des enseignants et entraîneurs passionnés ont monté des compétitions interscolaires, sur les deux îles. Aujourd’hui, la Secondary Schools Basketball League (SSBL) reste le premier tremplin vers le haut niveau pour de nombreux jeunes, qui y sont repérés avant de rejoindre des clubs ou obtenir des bourses à l’étranger.

Au niveau fédéral, le Trinidad and Tobago Basketball Federation (TTBF) – parfois désigné également comme NBFTT dans certaines sources – coordonne les ligues régionales et les compétitions de clubs. La National Basketball League (NBL) propose des championnats structurés pour équipes masculines et féminines, avec des clubs connus comme Defence Force, Police Service, Trailblazers ou Maloney Pacers. Le niveau est actuellement semi-professionnel, mais l’organisation est solide, et l’activité se déploie toute l’année entre NBL, ligues zonales (sept au total) et tournois nationaux comme le Super Ten ou le National Club Championship.

Les terrains publics jouent un rôle déterminant. À Port of Spain, San Fernando, Scarborough ou Point Fortin – où un terrain aux couleurs du Miami Heat a été inauguré à Fanny Village – on joue littéralement tous les soirs. Le Sport and Physical Education Centre de l’Université des West Indies à St. Augustine, le Jean Pierre Complex à Port of Spain ou encore les salles de Maloney et Pleasantville accueillent matchs, stages d’arbitres, cliniques d’entraîneurs et camps de jeunes.

Bon à savoir :

La Trinidad & Tobago Female Basketball League (TTFBL), créée et dirigée par des femmes sous le slogan ‘Her Time Now’, vise à réduire les inégalités entre hommes et femmes dans le sport. Elle offre aux joueuses, entraîneuses, arbitres et dirigeantes des opportunités équitables en se concentrant sur la formation, le financement et la médiatisation. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de la FIBA et bénéficie de soutiens internationaux.

L’inclusion ne s’arrête pas au genre. Sous l’impulsion de la présidente Claire Mitchell, la fédération a signé un accord avec Deaf Sports of Trinidad and Tobago (DSTT), devenant la première fédération sportive nationale de la Caraïbe à intégrer formellement la communauté sourde et malentendante dans sa structure. Ce partenariat facilite la participation des joueurs sourds à la compétition, jusqu’aux tournois reconnus par la Deaf International Basketball Federation, et s’appuie sur l’exemple de joueurs comme Kushiah King, déjà sélectionné dans une équipe U16 entendante.

Pour un amateur, le basket est donc très accessible : entre les terrains de quartier bondés chaque soir, les clubs de ligue régionale et les programmes pour jeunes, il est possible de pratiquer à peu près à tous les niveaux. La perspective de bourses universitaires aux États-Unis, de contrats en Europe ou en Amérique latine, voire de carrière en NBA G League ou ligues FIBA, agit comme un puissant moteur de motivation pour la nouvelle génération.

Netball : une tradition féminine forte et victorieuse

Moins connue du grand public international, le netball est pourtant l’un des sports collectifs les plus titrés de Trinité et Tobago. Ce cousin du basketball, qui se joue à sept contre sept sans dribble, est à l’origine un sport importé d’Angleterre avec une dimension d’émancipation féminine dès le début du XXᵉ siècle dans les Caraïbes.

Introduit sur les îles peu après l’abolition de l’esclavage, il était d’abord pratiqué par les enfants des anciens maîtres, au sein de clubs comme Malvern, Maple ou Queens Park. Dans les années 1930, les filles issues des classes populaires et des descendants d’esclaves entrent dans le jeu, transformant progressivement le netball en discipline de masse. Les années 1950 à 1980 marquent son âge d’or, avec l’émergence de figures charismatiques et de résultats internationaux exceptionnels.

Bon à savoir :

L’équipe nationale féminine, surnommée les ‘Calypso Girls’, est entrée dans l’histoire en devenant co-championne du monde en 1979 avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Trinité-et-Tobago reste à ce jour le seul autre pays à avoir remporté un titre mondial. L’équipe a ensuite enchaîné plusieurs podiums dans les années 1980 avant de connaître un recul dans la hiérarchie mondiale.

Derrière ces résultats se cache une architecture institutionnelle très organisée. La Trinidad and Tobago Netball Association (TTNA) gère la discipline, tandis que la COURTS All Sectors Netball League joue un rôle central dans la compétition domestique. Cette ligue, sponsorisée par une grande enseigne de distribution, rassemble des équipes issues d’institutions publiques, de services (Police, Fire Service, Defence Force), d’entreprises et d’universités. Elle est structurée en plusieurs divisions (Premiership, Championship, Alternative, Retro), avec des compétitions en poule, des coupes, des tournois Fast5 et un programme de développement U16.

La diversité des clubs engagés montre à quel point le netball irrigue la société trinidadienne.

Type d’équipe participanteExemples de clubs / institutions
Forces de l’ordre et services publicsPolice (X, Y), Fire Service, Defence Force
Entreprises privées ou parapubliquesBermudez United, TSTT, Unit Trust Corporation
Universités et établissements supérieursUWI, UTT, University of the Southern Caribbean
Clubs indépendantsJabloteh, MIC, TT Post, clubs communautaires

Les matchs se déroulent principalement dans des enceintes comme l’Eastern Regional Indoor Sports Arena (ERISA), le Centre of Excellence, le Maloney Indoor Sports Arena ou le complexe Jean Pierre, baptisé en l’honneur de Jean Pierre, grande joueuse et ensuite ministre des Sports. La ligue poursuit des objectifs clairs : augmenter le nombre de joueuses, renforcer le corps arbitral, améliorer la qualité de jeu, développer la couverture médiatique et maintenir une discipline stricte par un code de conduite.

Bon à savoir :

Le netball offre aux jeunes filles un espace de développement sportif et de leadership. Des programmes financés par le Ministère des Sports et la Sports Company of Trinidad and Tobago soutiennent les équipes nationales U16 et leur participation à des tournois régionaux comme le Jean Pierre Youth Netball Tournament. L’entraînement met l’accent sur les fondamentaux (passes, réceptions, placement, tir), en privilégiant la rapidité de décision, la vision de jeu et la précision technique plutôt que le contact physique.

Pour un visiteur curieux ou une résidente désireuse de pratiquer, il est relativement facile de rejoindre un club d’entreprise ou communautaire, surtout à Port of Spain et dans les grands centres urbains. Les séances s’organisent souvent en soirée, dans une ambiance très sociale, fidèle à la culture “liming” du pays, où la compétition sportive se prolonge volontiers en discussions et musique au bord du terrain.

Sports nautiques, plongée, surf et kayak : le terrain de jeu maritime

Avec des eaux chaudes toute l’année et une topographie où se mêlent baies abritées, récifs coralliens et courants puissants sur certaines côtes, Trinité et Tobago est un terrain de jeu idéal pour les sports nautiques. Pour qui aime bouger en milieu marin, les possibilités sont multiples : snorkeling, plongée sous-marine, kayak de mer, stand-up paddle, planche à voile, kitesurf, voile, pêche sportive, ski nautique, wakeboard ou encore surf.

Bon à savoir :

Tobago est réputée pour ses exceptionnels fonds marins. Sur la côte au vent, autour de Speyside, les sites de plongée sont parmi les meilleurs des Caraïbes, permettant des rencontres avec raies manta, requins, barracudas, mérous et tortues. Au large de Pigeon Point et Store Bay, le récif de Buccoo, classé aire marine protégée, est idéal pour les bateaux à fond de verre, les snorkelers et les plongeurs débutants, qui peuvent y observer coraux, poissons-anges, poissons-perroquets et demoiselles.

Sur Trinité, la zone de Chaguaramas concentre une grande partie de l’activité nautique : kayak de mer dans la baie de Williams, paddleboard, petits voiliers, sorties de ski nautique ou de wakeboard au large de Port of Spain, yachting et courses à la voile au départ des nombreuses marinas. La Trinidad and Tobago Sailing Association organise chaque saison une quinzaine de régates, tandis que des événements comme l’Angostura Tobago Sail Week attirent des voiliers de toute la région.

Exemple :

Les sports nautiques en version nature incluent le kayak dans les mangroves du Caroni Swamp ou du Nariva Swamp à Trinité. Cette activité, proposée par des agences locales via des excursions guidées, combine un effort physique modéré avec l’observation de la faune, comme l’ibis rouge (l’oiseau national), et la découverte de cet écosystème unique.

Pour ceux qui préfèrent les sensations du surf, les plages de la côte nord de Trinité – Sans Souci, Las Cuevas, Grande Rivière, Roughside, Salybia – offrent des vagues consistantes entre novembre et mars. À Tobago, Mount Irvine est la référence, notamment pour les débutants. La Surfing Association structure les compétitions, dont un évènement majeur à Sans Souci et des championnats nationaux. Entre deux sessions, la vie de village autour des spots mélange surfeurs, pêcheurs et familles venues profiter des plages.

La pêche sportive est un autre volet important. Marlins, voiliers, thons, dorades coryphènes et tarpons attirent des pêcheurs du monde entier. Des tournois sont organisés tout au long de l’année, encadrés par la Trinidad and Tobago Game Fishing Association, tandis que les sorties “big game fishing” au départ de Chaguaramas ou de Tobago permettent de joindre endurance physique et adrénaline sur l’océan.

Golf et sports de plein air : golfer, pédaler, randonner

Entre deux matchs de cricket ou une session de surf, Trinité et Tobago séduit aussi par une offre de sports de plein air plus “classiques” comme le golf, la randonnée, le VTT ou l’équitation.

Le golf s’est fortement structuré, avec huit parcours actifs sur l’ensemble du pays. Trinité compte plusieurs 18 trous bien établis, comme le St Andrew’s Golf Club à Maraval (souvent appelé Moka), le Millennium Lakes Golf & Country Club à Trincity ou encore le parcours de Pointe-à-Pierre, anciennement lié à l’industrie pétrolière. Tobago aligne deux 18 trous réputés en zone sud-ouest : le Mount Irvine Bay Resort Golf Course et le Tobago Plantations Golf Club, tous deux intégrés à des complexes hôteliers, avec vue sur la mer, cocotiers et fairways ondulés.

Bon à savoir :

À Tobago, le parcours de Mount Irvine est distingué régionalement et accueille des tournois internationaux, garantissant un entretien et un design de qualité. À Trinité, le parcours public historique de Chaguaramas, à l’ouest, a été construit par les forces américaines durant la Seconde Guerre mondiale sur une ancienne plantation de fèves tonka.

Pour les amateurs, la pratique du golf est accessible à travers des green fees variables, la possibilité de louer clubs et voiturettes, ainsi que des cours dispensés sur place. L’environnement tropical exige de gérer chaleur et humidité, mais offre en échange des panoramas marins et des rencontres fréquentes avec la faune locale (oiseaux, iguanes, petits mammifères).

Bon à savoir :

Au-delà des greens de golf, la randonnée sportive et le VTT sont très populaires. Dans la Northern Range, de nombreux sentiers mènent à des cascades (Rio Seco, Avocat, Paria Falls, Turure) ou longent des gorges, avec parfois des sections proches du canyoning. Des clubs organisent des sorties hebdomadaires à prix modique. Le Trinidad and Tobago Field Naturalists’ Club propose quant à lui une excursion mensuelle alliant marche et observation naturaliste.

Le VTT trouve ses terrains de jeu à Chaguaramas, dans la vallée de Santa Cruz ou sur le littoral nord entre Matura et Matelot, offrant des traces tantôt roulantes, tantôt techniques, souvent avec des vues spectaculaires sur la mer. À Tobago, des opérateurs spécialisés proposent des circuits combinant single tracks, baignades sur des plages isolées et découverte de villages de pêcheurs.

Les activités équestres complètent ce tableau. À Trinidad, des centres comme Bays & Greys, Jericoe Stables ou Goodwin Heights offrent des cours de dressage et de saut d’obstacles, tandis que des randonnées à cheval sont possibles à Hidden Valley (Chaguaramas) ou Bonanza Stud Farm (Arima). À Tobago, des structures comme Being With Horses associent balades sur la plage et programmes de médiation animale, notamment pour les enfants.

Une mosaïque de sports à découvrir

Si cricket, football, athlétisme, basketball, netball, sports nautiques et golf constituent le socle le plus visible, Trinité et Tobago présente une mosaïque encore plus large pour qui souhaite pratiquer d’autres disciplines.

Exemple :

Le pays présente une forte présence des sports de combat et arts martiaux, incluant des disciplines communes comme le karaté, le judo, le jujitsu, l’aikido, le kung-fu et la kickboxing, ainsi que des formes locales comme le Don Jitsu Ryu, développé par l’école Purple Dragon. Parallèlement, le rugby à XV, structuré par la Trinidad and Tobago Rugby Football Union, dispose d’une sélection nationale active en rugby classique et à 7, ayant remporté un titre de champion NACRA (Rugby Americas North) et participé à des tournois de qualification pour la Coupe du monde.

Le cyclisme sur piste et sur route connaît un retour en force, porté par des événements comme l’Easter International Grand Prix, le Beacon Cycling Series ou des confrontations “West Indies vs the World”, souvent organisés sur des infrastructures modernes comme le National Cycling Centre de Couva ou le vélodrome d’Arima. Des champions comme Nicholas Paul ont positionné le pays sur la carte mondiale du sprint sur piste.

Bon à savoir :

L’archipel propose diverses activités de sports mécaniques. Les rallyes, comme Rally Trinidad et Rally Tobago, font partie du championnat Caribbean Speed Stages Rally Championship. Des courses de dragster et du karting sont organisées sur des sites tels que Wallerfield et les tracés de Couva. Enfin, des événements d’autocross et de dragster peuvent également être observés ou pratiqués sur des parkings aménagés en circuits temporaires.

Le tennis dispose de clubs, de courts publics (par exemple à Port of Spain ou Tacarigua) et d’un vivier junior actif ; le hockey sur gazon se pratique sur un terrain synthétique dédié à Tacarigua ; la natation compétitive et la natation loisir bénéficient du National Aquatic Centre à Couva et de nombreuses piscines publiques.

Enfin, la randonnée sportive s’imbrique dans des pratiques hybrides comme le “hashing”, ces courses/trails conviviales organisées par des groupes comme les Port of Spain Hash House Harriers, où l’effort se conclut toujours par un moment social.

Une culture sportive vivante, entre haute performance et pratique populaire

Ce panorama montre à quel point, à Trinité et Tobago, la frontière entre sport de haut niveau et pratique populaire est poreuse. Les mêmes stades qui accueillent des Championnats du monde, des compétitions régionales ou des rencontres internationales voient défiler, le lendemain, des clubs de quartier, des écoliers ou des joggeurs du dimanche. Les héros olympiques ou professionnels restent proches de leurs communautés d’origine, inspirant les jeunes des mêmes villages ou quartiers.

Bon à savoir :

La vitalité sportive de Trinité-et-Tobago est soutenue par des institutions comme le Comité Olympique, la Sports Company et les Organisations Sportives Nationales. La politique publique (cadre 2017–2027) lie explicitement le développement du sport à son utilisation comme outil pour la santé, l’éducation, l’inclusion et la cohésion nationale.

Pour le visiteur qui souhaite pratiquer sur place, la meilleure approche consiste souvent à se laisser guider par cette énergie : rejoindre un “fete match” de football ou de cricket sur une plage, s’inscrire à une plongée à Tobago, tester un match de basket sur un playground de quartier, participer à un 5 km caritatif ou réserver une session de kayak à Chaguaramas. Il suffit généralement de très peu de temps pour que l’on vous propose d’entrer dans le jeu.

Qu’il s’agisse de lancer une balle de cricket sur la savane, de tenter un trois points devant le Jean Pierre Complex, de sprinter sur la piste du Hasely Crawford Stadium, de shooter au netball au sein d’un club d’entreprise, de surfer à Sans Souci ou de jouer un 18 trous face à la mer à Mount Irvine, les sports populaires à pratiquer à Trinité et Tobago racontent toujours la même histoire : celle d’un petit pays où l’on vit le sport avec intensité, créativité et un sens rare de la fête partagée.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers Trinité‑et‑Tobago pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Trinité‑et‑Tobago, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler Trinité‑et‑Tobago pour sa fiscalité avantageuse sur les revenus étrangers effectivement rapatriés, l’absence d’impôt sur la fortune et un coût de la vie sensiblement inférieur à celui de Paris, tout en offrant un environnement anglophone dynamique dans la Caraïbe. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec achat ou location longue durée d’une résidence principale, couverture santé internationale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec réseau local (avocat, immigration, notaire, agents immobiliers) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire), permettant des économies fiscales significatives sur retraites, placements et transmission tout en réduisant les risques de double imposition France–Trinité‑et‑Tobago.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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