S’installer à Trinité et Tobago avec un chien ou un chat ne s’improvise pas. L’archipel a mis en place, depuis 2013, un système très structuré qui permet l’entrée d’animaux sans quarantaine, mais uniquement à condition de respecter une procédure stricte, centrée surtout sur le risque rabique. À cela s’ajoutent un climat tropical exigeant pour les animaux, des risques sanitaires locaux, mais aussi une vraie culture « pet friendly » avec vétérinaires, pensions, logements acceptant les animaux et boutiques spécialisées.
L’objectif de cet article est de dérouler, de manière claire et concrète, toutes les étapes indispensables pour expatrier votre animal de compagnie à Trinité et Tobago, puis de vous donner des repères pratiques pour vivre sereinement sur place avec lui.
Comprendre le cadre général : un pays très vigilant sur la rage
Trinité et Tobago fait partie des pays qui veulent rester protégés de la rage et d’autres maladies importées. Les règles d’importation des chiens et des chats ont donc une logique simple : permettre l’arrivée d’animaux bien protégés, contrôlés, et traçables sans avoir recours systématiquement à la quarantaine.
Le dispositif repose sur trois grands piliers :
Les principales exigences réglementaires pour l’importation d’animaux de compagnie, visant à prévenir l’introduction de la rage.
Les pays d’origine sont classés en différentes catégories (négligeable, contrôlé, à haut risque) en fonction du niveau de risque de rage.
L’animal doit être identifié par une puce électronique (microchip) et être vacciné contre la rage. Un titrage sérique des anticorps antirabiques peut être exigé.
Une autorisation préalable (permis d’importation) est obligatoire. Elle est contrôlée à l’arrivée sur le territoire par les services vétérinaires officiels.
Tant que tout est conforme, le chien ou le chat entre sans quarantaine. Si quelque chose cloche, les autorités ont le pouvoir de placer l’animal en quarantaine, de l’expulser, voire de le faire euthanasier, tous les frais étant à la charge du propriétaire. Cela donne une idée du sérieux avec lequel il faut préparer le dossier.
Le système de catégories : évaluer le risque rabique du pays de départ
Pour simplifier la gestion du risque, Trinité et Tobago classe les pays en plusieurs catégories, qui déterminent le niveau d’exigence.
Les grandes catégories de pays
On distingue essentiellement trois groupes pour l’importation (plus un quatrième pour les animaux qui reviennent sur l’archipel) :
Les pays sont classés en 4 catégories selon le risque de rage. La catégorie 1 (pays exempts) ne nécessite ni vaccination ni titrage. Les catégories 2 et 3 (rage contrôlée ou risque élevé) exigent vaccination et titrage, avec un délai d’attente plus long pour la catégorie 3. La catégorie 4 concerne spécifiquement les animaux de Trinité-et-Tobago partant à l’étranger avec l’intention de revenir dans les trois ans.
Pour entrer dans une catégorie, il ne suffit pas que le pays figure sur la liste : l’animal doit y être né ou y avoir vécu au moins six mois en continu avant le départ. Pour un expatrié qui a voyagé dans plusieurs pays avec son animal, ce détail peut devenir crucial.
Exemples de pays par catégorie
Parmi les pays catégorie 1, on retrouve par exemple l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Suède, la Suisse, l’Irlande, la Jamaïque, la Barbade, la Guadeloupe ou encore la Martinique. Autant de territoires dont le statut rabique est très favorable.
La catégorie 2, la plus courante pour un expatrié européen ou nord-américain, inclut des pays comme le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, les États‑Unis (continentaux et Hawaii), le Mexique, le Japon, la plupart des pays de l’UE, ainsi que des territoires comme Porto Rico, la Réunion et les îles Canaries.
Tous les autres pays basculent en catégorie 3, avec un protocole plus long et plus lourd (notamment un délai de cinq mois entre vaccination et voyage).
Certaines régions sont explicitement exclues de la catégorie 2 (Kazakhstan, Ukraine, Moldavie, etc.) et tombent donc d’office en catégorie 3.
Étape 1 : le microchip, base de tout le dossier
Impossible de commencer la procédure sans identifier votre animal de manière compatible avec les exigences de Trinité et Tobago.
L’archipel impose l’utilisation d’un microchip à 15 chiffres non crypté, conforme à la norme ISO 11784 ou à l’annexe A de l’ISO 11785. Les marques telles que TROVAN, AVID ou HOMEAGAIN sont expressément acceptées. Si l’animal possède déjà une puce non compatible, il peut être nécessaire d’en poser une nouvelle et de se munir d’un lecteur adapté.
Deux points clés :
– La pose du microchip doit impérativement précéder la vaccination antirabique.
– Le numéro de puce doit figurer sur tous les documents : carnet vaccinal, certificat de vaccination contre la rage, résultats du titrage, certificat de santé, demande de permis, etc.
Pour les autorités trinidadiennes, la puce est le fil conducteur qui relie l’animal à l’ensemble du dossier sanitaire.
Étape 2 : vaccination contre la rage et titrage sérique
Une fois la puce posée, la seconde brique du dossier, pour la plupart des pays, est la vaccination antirabique suivie d’un titrage d’anticorps.
Vaccination : règles générales
Pour les pays de catégorie 2 et 3, la vaccination contre la rage est obligatoire. Le vaccin doit être :
– inactivé ou recombinant,
– approuvé par l’autorité vétérinaire du pays d’origine ou par l’OMS,
– administré sur un animal âgé d’au moins 12 semaines,
– pratiqué après la pose du microchip.
Le vétérinaire doit consigner trois éléments essentiels pour chaque vaccination : le nom commercial du vaccin, le numéro de lot et la date de validité.
Titrage sérique : prouver l’efficacité du vaccin
Pour les animaux venant de catégories 2 et 3, un titrage d’anticorps antirabiques est imposé. Le principe est simple : on prélève un échantillon de sang pour vérifier que le titre d’anticorps est suffisant (au moins 0,5 UI/ml).
Quelques exigences importantes :
Pour être valide, le prélèvement sanguin doit être effectué au moins 30 jours après la vaccination contre la rage. L’analyse doit ensuite être réalisée par un laboratoire agréé, tel que le Kansas Veterinary Diagnostic Laboratory pour la région Caraïbe, en utilisant la méthode FAVN ou RFFIT. Le résultat original, mentionnant la date du prélèvement, le numéro de puce de l’animal ainsi que le nom et l’adresse du laboratoire, doit être envoyé directement au Chief Veterinary Officer de Trinité-et-Tobago (ou transmis avec l’accord des autorités).
Pour les pays de catégorie 3, à ce titrage s’ajoute un délai d’attente de cinq mois à compter de la date de vaccination avant tout départ possible vers Trinité et Tobago. C’est ce délai qui explique pourquoi il faut anticiper très tôt si vous venez d’un pays à risque élevé.
Étape 3 : demander le permis d’importation
Une fois l’identification, la vaccination et, le cas échéant, le titrage réalisés, arrive l’étape administrative centrale : l’obtention du permis d’importation.
À qui s’adresser ?
Le permis est délivré par la Division de la production et de la santé animales du Ministère de l’Agriculture, des Terres et de la Pêche. L’autorité signataire est le Chief Veterinary Officer (CVO), basé au 80 Abercromby Street, à Port of Spain.
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Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers Trinité‑et‑Tobago pour alléger sa fiscalité, diversifier ses investissements internationaux et conserver un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après étude de plusieurs destinations (Grèce, Chypre, Maurice, Caraïbes anglophones), la stratégie retenue a été de cibler Trinité‑et‑Tobago pour son régime territorial (imposition principalement sur les revenus de source locale), l’absence d’impôt sur la fortune, une fiscalité attractive pour certains revenus de capitaux étrangers et un coût de la vie inférieur à la France. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, report d’imposition), obtention du droit de résidence via investissement, organisation couverture santé internationale, transfert de relations bancaires, plan de rupture des liens fiscaux français, mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, comptable) et intégration patrimoniale globale, permettant des économies fiscales significatives et une meilleure diversification internationale.
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