La vie nocturne en Tanzanie : où sortir le soir

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

La Tanzanie attire d’abord pour ses safaris, ses plages et ses volcans. Pourtant, une fois le soleil couché, le pays révèle une autre facette : une scène nocturne étonnamment riche, qui mélange rythmes africains, influences internationales, street food, bars de plage, rooftops élégants et clubs où l’on danse jusqu’à l’aube.

Bon à savoir :

De Dar es Salaam à Zanzibar, en passant par Arusha, Michamvi ou Paje, les nuits sont dépaysantes. Pour profiter des meilleurs quartiers et ambiances, il est essentiel de connaître les codes culturels locaux et de prendre certaines précautions pour une expérience sereine.

Dar es Salaam : la métropole qui ne dort presque jamais

Dar es Salaam, plus grande ville du pays et capitale économique, est le cœur urbain de la vie nocturne tanzanienne. Posée sur l’océan Indien, elle combine clubs très urbains, bars de plage populaires, rooftops sophistiqués et petits spots locaux où l’on écoute du Bongo Flava ou du Taarab jusqu’à tard dans la nuit.

Les quartiers à connaître pour sortir

La nuit, les lieux les plus animés sont concentrés dans quelques zones bien identifiées. Cela permet de structurer facilement ses soirées tout en limitant les déplacements nocturnes.

Quartier / zoneAmbiance principalePour qui ?
Masaki / MsasaniBars branchés, clubs, restaurants chicsExpats, touristes, noctambules en quête de confort
Oyster Bay / Coco BeachPlage urbaine, bars ouverts, street foodSorties décontractées, musique, foule locale
City Center / KivukoniRooftops avec vue, restaurants historiquesCocktails au coucher du soleil, dîners en ville
Sinza / KinondoniBars très locaux, prix basVoyageurs cherchant une expérience “brute”
KigamboniBars de plage plus calmes, côté campagneEscapade en bord de mer, soirée plus posée

La presqu’île de Msasani, et surtout Masaki, concentre une bonne partie des adresses plébiscitées par les voyageurs : on y trouve de tout, du bar sportif bon enfant au club très habillé où le dress code est strictement smart-casual.

Rooftops et lounges avec vue sur l’océan

Dar es Salaam offre plusieurs adresses parfaites pour débuter la soirée avec un coucher de soleil sur l’océan Indien.

Parmi les plus emblématiques, Level 8, situé au sommet du Hyatt Regency, permet de prendre un verre avec panorama sur le port et la ligne de côte. Ce rooftop est réputé pour ses cocktails, son ambiance chic et ses playlists mêlant sons internationaux et musique locale. Dans le même registre, High Spirit Lounge Bar, perché sur l’IT Plaza, propose une atmosphère ouverte sur le ciel, avec vue dégagée et esprit lounge.

Exemple :

Situé dans l’enceinte du Sea Cliff Hotel sur la presqu’île, le Karambezi Café est l’un des meilleurs endroits pour dîner ou prendre un verre, offrant une expérience unique avec sa terrasse surplombant directement l’océan, où les vagues viennent se briser à ses pieds.

Au Slipway, The Waterfront Sunset Restaurant & Beach Bar allie restaurant de bord de mer, bar et ambiance de fin de journée très appréciée : on y vient pour la vue, le poisson grillé, un verre de vin ou une bière Serengeti, et les concerts live ponctuels.

Bars, clubs et “pre-game” à Masaki

Masaki est le quartier où l’on enchaîne généralement dîner, premier verre et sortie club. La palette est large, de la brasserie conviviale au night-club très rythmé.

Samaki Samaki, par exemple, fait figure de point de départ classique. C’est un restaurant-lounge connu pour ses plats de fruits de mer, ses grillades et son ambiance de pré-soirée. Ouvert sept jours sur sept, il programme des soirées karaoké et attire autant les locaux aisés que les expatriés. On y commande du steak, des ribs, du poisson, on boit une Kilimanjaro ou un cocktail à base de Konyagi, le gin local.

Astuce :

Pour danser jusque tard, Elements Nightclub est un club phare situé à Masaki/Oyster Bay. Ce club au format plutôt intime et au décor soigné fonctionne sur le modèle d’un club urbain occidental, avec un contrôle à l’entrée et une tenue correcte exigée. On y danse sur des sons Afrobeat, Bongo Flava, Amapiano et des hits internationaux. L’ambiance monte généralement après 23h et atteint son pic après minuit.

D’autres clubs complètent ce paysage : Havoc Nightspot, avec toit-terrasse et grande piste de danse ; Ambiance Bar & Night Club, positionné sur un créneau plus luxueux ; Maison ou encore BLOCKHOUSE Bar and Night Club, plus industriel dans la déco mais tout aussi festif. Mi Casa Lounge et Next Door Lounge s’adressent davantage à ceux qui cherchent un endroit pour boire un verre, shisha pour certains, et discuter dans des espaces avec jardins ou terrasses.

Coco Beach : mix de plage, musique et street food

Coco Beach, connue aussi sous le nom d’Oysterbay Beach, est la grande plage urbaine de Dar es Salaam. En journée, on y vient pour se balader, jouer au foot ou boire un soda. Le soir, l’ambiance change : les stands se multiplient, les enceintes crachent du Bongo Flava, du reggae ou du Mchiriku, et des milliers de personnes se pressent, surtout les week-ends et nuits de fête.

Des lieux comme Wavuvi ou Makuti Beach Bar servent de repères : sonorisation, DJ, parfois groupes live, grillades de poissons et fruits de mer, nyama choma (viande grillée), mishkaki (brochettes) et chips mayai (omelette aux frites). Les prix restent très abordables : une bière locale se paye souvent entre 3 000 et 5 000 TSh, les cocktails tournant plutôt entre 8 000 et 15 000 TSh.

Attention :

Situé sur la plage de Kigamboni, le Kijiji Beach Resort Bar offre une atmosphère plus calme et moins fréquentée que Coco Beach. On y sert une cuisine tanzanienne classique, avec de la musique et parfois des soirées à thème.

Adresses plus locales et live music

Pour un contact plus direct avec la culture populaire de Dar es Salaam, Sinza et certains secteurs de Kinondoni ou Mikocheni constituent de bons terrains de découverte. Kitamba Cheupe, par exemple, est un bar de quartier qui illustre bien cette ambiance “raw” décrite par certains voyageurs : prix très bas (les bières peuvent descendre à 2 000 TSh), musique locale à plein volume, clientèle majoritairement tanzanienne, accueil souvent chaleureux.

Toujours côté musique live, Mango Garden, Triniti Bar à Oyster Bay ou encore Q Bar mélangent concerts, DJ sets et soirées animées. Q Bar, notamment, fait figure d’institution de la nuit daroise, avec rooftop, musique live et un public très divers. Ailleurs, Samaki Samaki ou Cape Town Fish Market programment régulièrement des groupes jouant Taarab, reggae, soul, jazz ou Bongo Flava.

Mlimani City Conference Centre, Leaders Club ou Maisha Basement accueillent de grands concerts et festivals. Les soirs de gros événements Bongo Flava, l’énergie est spectaculaire : des milliers de personnes chantent en chœur sur les tubes de Diamond Platnumz, Ali Kiba ou Harmonize, dans une atmosphère qui en dit long sur l’importance de la musique dans la vie nocturne tanzanienne.

Zanzibar : entre beach parties, rooftops et marchés nocturnes

Face à Dar es Salaam, Zanzibar offre un tout autre décor nocturne. Ici, les nuits de fête se déroulent les pieds dans le sable ou sur des toits au-dessus des ruelles de Stone Town, au son du Taarab, du reggae et des musiques électroniques, dans un environnement profondément marqué par la culture swahilie et l’islam.

Stone Town : rooftops, cocktails et Taarab

Stone Town, cœur historique de la ville de Zanzibar, est célèbre pour ses rooftops. La tradition est presque un rite : monter sur les terrasses pour observer les toits de corail, l’océan Indien et le soleil disparaître derrière les voiles des boutres.

Parmi les adresses incontournables, Emerson on Hurumzi domine la baie et Forodhani Gardens depuis le toit d’une ancienne demeure de marchand du XIXe siècle. Dîner sur coussins à la lueur des lanternes, menu fixe en plusieurs plats et parfois performances de Taarab traditionnels : l’expérience unit gastronomie zanzibarite, poésie musicale et vue exceptionnelle.

Emerson Spice, autre établissement du même groupe, propose aussi un rooftop intime, avec menu unique et programmation régulière de musique. Taarab Restaurant & Bar au DoubleTree by Hilton, Maru Maru Rooftop, Lulu Rooftop au Seyyida Hotel ou encore la terrasse de Jafferji House déclinent chacun, à leur façon, ce mélange de cuisine swahilie, de cocktails aux épices et de panoramas ouverts sur la ville et la mer.

L’Africa House Hotel Sunset Bar, situé dans l’ancien ‘English Club’, reste l’un des spots mythiques pour regarder le soleil tomber dans l’océan. Sur le front de mer, Mercury’s Bar rend hommage à Freddie Mercury, enfant de Stone Town, avec cocktails, concerts de rock ou de reggae, et une clientèle très internationale.

L’Africa House Hotel Sunset Bar et Mercury’s Bar

Clubs, bars flottants et beach lounges

Lorsqu’on cherche une vraie nuit de clubbing à Stone Town, Garage Club prend le relais. Cette boîte de nuit fermée et insonorisée, près de la Clock Tower, joue Afrobeats, EDM, reggae, Bongo Flava et hits d’Afrique de l’Est. L’ambiance grimpe le vendredi et le samedi, jusqu’au petit matin. Dharma Lounge, avec ses coussins au sol, ses lumières colorées et ses DJ sets, propose une version plus “lounge-club” de la sortie nocturne.

Autre curiosité, Dreamer’s Island, parfois appelée Floating Bar : une sorte de bar-île amarré au large de Forodhani, accessible en pirogue gratuite. On y boit des bières, des cocktails simples, on grignote fruits de mer et, pour les plus courageux, on se jette dans l’eau sous les étoiles. L’ambiance est plus bohème que clubbing, mais c’est l’un des lieux les plus originaux pour passer une partie de la soirée.

Livingstone’s Zanzibar

Un restaurant-bar de plage unique, alliant dîner face à la mer, musique live et ambiance festive.

Restaurant les pieds dans le sable

Profitez d’un dîner face à la mer dans un cadre idyllique et décontracté, directement sur la plage.

Scène musicale éclectique

Découvrez des groupes de reggae, des formations afro-jazz ou des ensembles jouant des standards italiens en live.

Ambiance dansante

Après le dîner et le concert, l’expérience se prolonge souvent par des danses dans le sable.

Forodhani Gardens : temple du street food nocturne

Impossible d’évoquer les soirées à Stone Town sans parler de Forodhani Gardens. Dès le coucher du soleil, ce jardin du front de mer se transforme en immense marché nocturne, où les stands de street food s’alignent à perte de vue.

Au menu : brochettes de poisson, calamars, poulpes, “Zanzibar pizza” (sorte de crêpe fourrée, salée ou sucrée), jus de canne à sucre pressés sous vos yeux, chapati, samosas… L’endroit est autant un spectacle qu’un repas. On mange sur des tables de fortune, entouré de familles zanzibarites, de voyageurs et de jeunes qui viennent flâner.

Ce marché devient souvent le pivot de la soirée : on y dîne, puis on enchaîne sur un bar rooftop ou un club, ou l’inverse.

Nungwi, Kendwa, Paje, Jambiani : où faire la fête sur la plage

Hors de Stone Town, la vie nocturne se concentre sur quelques villages côtiers.

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Nungwi et Kendwa forment un duo de plages complémentaires au nord de Zanzibar.

Kendwa, plus posé au quotidien, se transforme lors des mythiques Full Moon Parties de Kendwa Rocks : feux de joie, cracheurs de feu, DJ locaux et internationaux, foule en transat ou pieds dans l’eau. Le reste du temps, la vie nocturne y est plus tranquille mais reste active les samedis soirs.

Sur la côte sud-est, Paje est devenue le repaire des kitesurfeurs… et des fêtards. B4 Beach Club organise des soirées techno et deep house sur le sable le samedi, Oxygen aligne house et techno plus underground le mercredi, tandis que Summer Dream mise sur des pool parties et Vuvuzela sur des soirées du dimanche très orientées musiques est-africaines.

New Jambo Beach Bungalows, Demani Lodge ou Paje By Night orchestrent un calendrier quasi continu de barbecues swahilis, soirées karaoké, thèmes 70’s ou 80’s et DJ nights. À Paje, il y a pratiquement toujours une fête quelque part.

Plus au sud, Jambiani joue la carte d’une vie nocturne plus intimiste, à base de jam sessions : Red Monkey Lodge propose chaque dimanche une scène ouverte où musiciens locaux et voyageurs se retrouvent, tandis que Coral Rock fait vibrer sa terrasse le lundi avec des sets live mêlant influences du monde et sonorités locales. Masai Mara, établissement voisin, signe des dîners-party chics avec DJs le mercredi, et des après-midis “day-clubbing” autour de la piscine le samedi.

Arusha : la capitale du safari version nocturne

Arusha, souvent décrite comme la “capitale du safari” du pays, ne s’endort pas pour autant avec les 4×4. Sous la silhouette du Mont Meru, la ville s’anime le soir dans une ambiance plus compacte que Dar ou Zanzibar, mais étonnamment variée : restaurants, bars, lounges, concerts, karaokés, sports bars, comédies… et même des tours organisés pour explorer cette vie nocturne avec un guide local.

L’axe du Clock Tower et les grandes adresses

Le monument du Clock Tower, symbole de la position géographique d’Arusha au milieu de l’axe Le Caire–Le Cap, sert de repère central. Tout autour, des rues pleines de bars, de cafés-restaurants et de lounges attirent autant les touristes de retour de safari que les habitants.

Via Via Cultural Café, situé près de la Clock Tower, est l’un de ces lieux hybrides : café culturel, bar, restaurant, scène pour concerts et événements. Ouvert jusqu’à minuit, il sert bières locales, cocktails et plats comme le chicken grillé au citron ou le nyama choma, et organise régulièrement des soirées live qui mêlent voyageurs et Arushais.

Aces Lounge, Bar and Restaurant joue davantage la carte club : décor moderne, musique très présente, mélange de cuisines africaine et américaine, et fermeture autour de minuit. Zeze Lounge, ouvert 24 heures sur 24, offre pour sa part une expérience plus orientée “jeux de nuit” : tables de billard, baby-foot, cartes, mais aussi piste de danse et musique locale au fil de la soirée.

Kipong Bar and Lounge, récompensé comme “meilleur bar” sur 2022–2023, se trouve sur Makongoro Road, près du commissariat. On y retrouve DJ sets, karaoké, cuisine locale et fermeture vers 23 h, dans une ambiance à la fois festive et relativement contrôlée, ce qui plaît aux voyageurs.

Semaine type d’un noctambule à Arusha

La scène d’Arusha a la particularité d’être très structurée par jours de la semaine. On peut sans difficulté y construire un “planning” nocturne sur plusieurs jours.

JourIdée de sortie principaleType d’ambiance
LundiDîner calme dans un resto local, musique en fondDécompression après safari
MardiBars à bières pour découvrir les lagers localesSocialisation, discussion avec les locaux
Mercredi“Whiskey Wednesday” au Hub Sports BarDJ, sports bar, cocktails et whisky
JeudiSoirées karaoké (Rafiki Juice Bar, The Hub, etc.)Participation active, ambiance bon enfant
VendrediClubbing (Rafiki, The Pillars, The Hub)Piste de danse, DJ, gros son
SamediNuits culturelles, danses traditionnelles, pizza à ZezeCulture et fête mêlées
DimancheArusha Comedy ClubSpectacle, humour local, détente

Rafiki Juice Bar, par exemple, est un lieu atypique : ouvert 24h/24, connu pour ses smoothies, jus frais et snacks sains, mais aussi pour ses bières, vins, cocktails et mocktails. Le soir, la musique monte, et des soirées karaoké ou dansantes s’y organisent régulièrement.

The Hub Sports Bar and Lounge, comme son nom l’indique, est à mi-chemin entre bar sportif et lounge élégant. On y mange burgers, pizzas, sandwichs ou brochettes, on suit les matchs sur écrans géants, et on danse lors des soirées DJ, notamment le fameux “Whiskey Wednesday”.

The Pillars Bar and Lounge, du côté de Njiro, attire les fans de live bands : le Pioneer Band y joue fréquemment, surtout le vendredi, tandis que les jours de match voient les retransmissions sportives envahir les écrans.

Gastronomie du soir et expériences culturelles

Au-delà des bars, la nuit arushaise est aussi gourmande. Andrews Arusha Restaurant sert par exemple de la viande grillée (nyama choma), des barbecues variés et possède un bar complet, dans une ambiance très locale. Nyumbani et Karibu Restaurant sont réputés pour leurs plats typiques : ugali (bouillie de maïs), bananes cuites, mishkaki, mchicha, mandazi, etc.

Bon à savoir :

Le Kitamu House and Restaurant organise chaque vendredi une « African Night » avec un buffet de cuisine africaine, un défilé de mode et des performances live de son groupe. Ces soirées se déroulent dans un jardin, parfois sur la « Macadamia Garden Terrace ». L’établissement propose également des soirées jazz dans un cadre verdoyant, parfaites pour une ambiance plus détendue.

Les amateurs de gastronomie internationale ne sont pas oubliés : Mr Wang Arusha, au sein du TFA Shoppers Supermarket, propose spécialités taïwanaises et chinoises (poulet, fish balls, dumplings), ouvert jusqu’en début de soirée.

Sortir avec un guide : le tour “Arusha Town Night Life & meet the Locals”

Pour ceux qui hésitent à découvrir la ville de nuit seuls, un tour organisé baptisé “Arusha Town Night Life & meet the Locals” offre un cadre rassurant. Facturé autour de 60 dollars par personne, il dure environ six heures, de 18 h 30 à 00 h 30, avec :

transport en van privé avec chauffeur,

dîner barbecue dans un resto local, boissons incluses,

entrée dans un lieu nocturne comme The Hub pour danser, discuter et rencontrer des habitants.

Ce type de sortie est déconseillé aux moins de 12 ans, ainsi qu’aux personnes ayant certains problèmes de santé, mais constitue une manière efficace d’explorer la ville, surtout à l’arrivée, avant de prendre ses marques.

Entre musique, danse et street food : ce qui fait l’âme des nuits tanzaniennes

Quelle que soit la ville, la vie nocturne tanzanienne repose sur quelques socles communs : la musique, omniprésente ; la cuisine, très conviviale ; et une sociabilité qui privilégie la conversation et le temps long.

Bongo Flava, Taarab et autres sons de la nuit

Sur les dancefloors comme dans les bars, quelques genres dominent :

– le Bongo Flava, pop urbaine née à Dar es Salaam dans les années 1990, mélange de hip hop, reggae, R&B et influences traditionnelles. Les paroles, souvent en swahili, parlent d’amour, de vie quotidienne mais aussi de corruption ou de pauvreté. Des artistes comme Diamond Platnumz, Ali Kiba ou Vanessa Mdee sont omniprésents dans les playlists nocturnes.

Exemple :

Le Taarab est la musique emblématique de Zanzibar. Il s’agit d’une fusion d’influences arabes, africaines et indiennes, chantée en swahili. L’orchestration typique mêle des instruments comme l’oud, les violons, le qanun et des percussions. Cette musique se retrouve principalement dans des ambiances calmes, par exemple sur les rooftops de Stone Town ou lors de concerts dédiés.

– les musiques de danse urbaines : Afrobeat, Amapiano, house, techno, EDM, très présentes dans les clubs de Paje, Nungwi ou Dar es Salaam. Elles assurent la transition entre culture locale et tendances globales.

– les styles plus traditionnels comme ngoma, dansi, Mchiriku ou Singeli, qu’on entend plus souvent dans les quartiers populaires, les festivals ou certains bars très locaux.

Cette diversité musicale contribue à faire de chaque soirée une immersion culturelle, même dans un club à la déco très occidentale.

Ce qu’on boit et ce qu’on mange le soir

La nuit tanzanienne est aussi un paradis pour amateurs de street food et de plats conviviaux. On retrouve, de Dar à Arusha en passant par Zanzibar, de grands classiques :

Exemple :

La cuisine de rue et les accompagnements tanzaniens incluent des spécialités comme le **nyama choma** (viande grillée au feu de bois servie en morceaux à partager), les **mishkaki** (brochettes de viande marinée vendues en snack), et les **chips mayai** (omelette aux frites, très populaire la nuit). On trouve aussi des **samosas**, des **mandazi** (beignets légèrement sucrés), et l’incontournable **ugali** (accompagnement à base de farine de maïs). Les plats sont souvent complétés par des bananes cuites, des plantains frits, des soupes de tomates (nyanya) ou des légumes à base d’amarante (mchicha).

Les prix restent très bas dès qu’on sort des restaurants touristiques. Dans certains stands de rue, un chips mayai coûte autour de 2 500 TSh, une brochette 1 500 TSh et une “pizza tanzanienne” environ 1 000 TSh.

Côté boissons, les bières locales dominent : Safari Lager, Kilimanjaro, Serengeti, Castle Lite, ou encore des classiques importés comme Heineken ou Guinness Smooth. Les cocktails, eux, jouent volontiers la carte des jus de fruits frais (mangue, passion, ananas) et des alcools locaux, notamment Konyagi. On trouve aussi des vins sud-africains ou européens dans les lieux plus haut de gamme.

Codes culturels et sécurité : bien se comporter et rester prudent

Pour profiter pleinement de la vie nocturne en Tanzanie, il est essentiel de garder en tête deux dimensions : le respect des normes sociales locales – la société est globalement conservatrice – et quelques règles simples de sécurité.

Respecter la culture locale

Le pays est majoritairement religieux (christianisme et islam), et Zanzibar est quasi totalement musulmane. Dans ce contexte, la règle générale est la modestie vestimentaire, surtout dans les rues, les marchés et les quartiers non touristiques.

– À Dar es Salaam ou Arusha, le code vestimentaire est plus souple mais on évite les vêtements très courts ou transparents en dehors des clubs.

– À Stone Town ou dans les villages de Zanzibar, les femmes sont invitées à couvrir épaules et genoux ; les hommes, à ne pas se promener torse nu ou en tenue de plage hors des resorts.

Attention :

Certaines autorités locales peuvent imposer des amendes pour les vêtements jugés trop courts en public. Sur la plage, maillots et bikinis sont autorisés, mais il est vivement recommandé de se couvrir avec un paréo (kanga) ou une tenue adaptée dès que l’on quitte le sable.

Les démonstrations d’affection en public (baisers, étreintes) sont mal vues, surtout à Zanzibar et dans les zones rurales. Même pour un couple hétérosexuel marié, ces gestes sont à réserver aux espaces privés. Pour les personnes LGBTQ+, la prudence est encore plus importante, la loi interdisant les relations entre personnes du même sexe.

Enfin, les salutations sont primordiales. Dire “Jambo” ou “Habari ?” en entrant quelque part, remercier (“Asante”), laisser les personnes âgées initier la poignée de main, tout cela contribue à des échanges plus fluides et agréables.

Sécurité : les bonnes pratiques la nuit

Comme dans de nombreuses grandes villes, la nuit augmente le risque d’agressions et de vols, en particulier à Dar es Salaam et dans certains secteurs d’Arusha ou de Zanzibar.

Quelques réflexes simples permettent de limiter les ennuis :

Astuce :

Pour vos déplacements, évitez de marcher seul tard dans la nuit, surtout dans les zones peu éclairées ou isolées. Privilégiez les taxis officiels (souvent repérables à leurs plaques blanches à bande colorée) ou les applications de VTC comme Bolt ou Uber dans les grandes villes. Si le taxi n’a pas de compteur, négociez toujours le prix de la course avant de monter. Ne montez jamais dans un véhicule ‘informel’ proposé par un inconnu à la sortie d’un bar ou d’un club. Pour vos affaires, gardez vos objets de valeur discrets, laissez passeport et grosses sommes d’argent dans un coffre et sortez avec de petites coupures. Portez votre sac devant vous et ne laissez jamais votre téléphone sans surveillance, en particulier sur les plages ou dans les marchés bondés.

Les “express kidnappings”, où une victime est forcée de retirer de l’argent au distributeur, ont été signalés à Dar es Salaam, notamment avec des taxis non officiels. D’où l’importance de passer par des chauffeurs recommandés par l’hôtel ou via une application.

Dans les lieux nocturnes, comme partout, on évite de laisser ses boissons sans surveillance ou d’accepter des verres d’inconnus. Mieux vaut boire modérément, rester avec son groupe et prévoir son retour à l’avance.

Comment organiser ses soirées en Tanzanie

Entre visas, transports et assurances, la préparation du voyage influe aussi sur la manière dont on profitera de la vie nocturne.

Formalités et assurances

La plupart des visiteurs ont besoin d’un visa pour entrer en Tanzanie, obtenable à l’arrivée ou via un e-visa. Les ressortissants américains paient en général plus cher que d’autres nationalités ; il est conseillé de vérifier les modalités sur le portail officiel et de faire la demande en ligne au moins une semaine avant le départ.

Pour Zanzibar, une particularité : l’archipel impose une assurance voyage obligatoire via la Zanzibar Insurance Corporation, facturée environ 44 dollars pour un séjour jusqu’à 92 jours. Ce produit vient en plus d’une assurance internationale classique, qui doit impérativement couvrir les soins médicaux, l’hospitalisation et, idéalement, une éventuelle évacuation sanitaire.

Bon à savoir :

Certaines vaccinations (hépatites A/B, typhoïde, tétanos) sont recommandées. Un certificat de vaccination contre la fièvre jaune peut être exigé pour les voyageurs en provenance de zones à risque. La protection contre le paludisme est essentielle et implique une médication préventive, l’utilisation de répulsifs et le port de vêtements longs, notamment lors de retours tardifs de soirées en extérieur.

Transports de nuit

La façon la plus simple d’enchaîner les bars à Dar es Salaam ou Paje reste :

les taxis officiels réservés via l’hôtel ou le bar,

les VTC dans les grandes villes,

– ou, sur les côtes, les taxis privés organisés par les guesthouses.

Les bus locaux (“dala dala”) sont très peu recommandés la nuit : surcharge, conduite aléatoire, vols et agressions ont été signalés. De même, les taxis-motos (“boda boda”, “piki piki”) et tuk-tuks (“bajaj”) sont fréquents mais peu sûrs, surtout après la tombée du jour.

Astuce :

Sur Zanzibar, les liaisons entre villages sont souvent très limitées une fois la nuit tombée. Il est donc recommandé de planifier son hébergement dans le village où l’on prévoit de passer la soirée (comme Paje pour une semaine d’animation) et d’organiser des transferts privés à la demande pour les autres trajets.

Budget d’une soirée

Il est difficile de proposer un budget unique tant les écarts sont grands entre un bar de quartier et un rooftop d’hôtel international. Mais, globalement :

une bière locale : 1,2 à 2 dollars, parfois moins dans les spots très locaux,

– un cocktail dans un bar chic : 3 à 6 dollars,

– un plat de street food (chips mayai, mishkaki, “pizza tanzanienne”) : souvent moins d’1 dollar à 2 dollars,

– une soirée organisée type tour nocturne à Arusha : autour de 60 dollars, repas et transport inclus.

Le rapport qualité-prix reste très avantageux comparé à de nombreuses capitales africaines ou occidentales, surtout dès que l’on consomme local.

En conclusion : des nuits aussi riches que les jours

Explorer la vie nocturne en Tanzanie, c’est découvrir un autre visage du pays : celui des bars de Coco Beach où résonne le Bongo Flava, des rooftops de Stone Town où l’on écoute du Taarab en regardant les minarets s’illuminer, des clubs de Masaki où l’Amapiano rencontre les sonorités locales, ou encore des lounges d’Arusha où les voyageurs de retour de safari côtoient les habitants le temps d’un concert ou d’une soirée karaoké.

Bon à savoir :

Pour profiter pleinement et en sécurité des soirées, il est recommandé de respecter les codes culturels locaux (tenue sobre, discrétion dans les gestes d’affection, salutations polies) et d’appliquer des règles de sécurité simples (privilégier les taxis officiels, garder ses objets de valeur discrets et se déplacer en groupe). Les soirées sont l’occasion de découvrir la cuisine de rue et la musique locale, transformant la nuit en une aventure à part entière.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Tanzanie, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler la Tanzanie pour sa fiscalité intéressante sur certains revenus étrangers, son coût de vie nettement inférieur à la France (Dar es Salaam souvent 40–50 % moins chère que Paris), son potentiel immobilier et son environnement stable pour les retraités. La mission a inclus : audit fiscal pré-expatriation (exit tax ou non, conventions fiscales FR-TZ), obtention d’un permis de séjour de long terme, accompagnement pour l’achat ou la location de résidence principale, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, comptable) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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