S’installer en tant qu’expatrié en Tanzanie : atouts, limites et angles morts à connaître

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer en Tanzanie fait rêver autant qu’il inquiète. Entre plages de l’océan Indien, savanes de la Serengeti, pentes du Kilimandjaro et effervescence de Dar es Salaam, le pays offre un décor spectaculaire. Mais derrière la carte postale, la réalité quotidienne d’un expatrié reste celle d’un pays pauvre, en développement, avec des infrastructures encore fragiles, une administration tatillonne et des règles du jeu parfois déroutantes.

Bon à savoir :

Cet article offre une analyse équilibrée des atouts et des défis de s’installer en Tanzanie, en intégrant des données clés sur la situation économique, sociale, fiscale et pratique du pays, issues d’un rapport de recherche détaillé.

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Un pays à fort potentiel… mais parmi les plus pauvres du monde

La Tanzanie est classée parmi les nations les plus pauvres de la planète, avec un PIB par habitant qui tourne autour de 1 186 dollars américains. Plus de la moitié de la population est considérée comme pauvre sous l’angle multidimensionnel, et une partie importante vit sous le seuil de pauvreté monétaire. Pourtant, le pays figure aussi parmi les économies africaines à la croissance la plus rapide, tirée par l’agriculture, les mines, le tourisme, l’énergie, les télécoms et les TIC.

Le contraste est frappant : d’un côté, un État officiellement encore « moins avancé », de l’autre, une économie dynamique, passée en quelques années du statut de pays à faible revenu à celui de pays à revenu intermédiaire inférieur.

Une structure économique qui façonne la vie des expatriés

L’économie tanzanienne repose en grande partie sur l’agriculture, qui occupe environ 67 à 80 % de la population active et pèse un quart du PIB. L’essentiel de la production agricole est pluviale, avec une part infime de terres irriguées malgré un potentiel considérable. Viennent ensuite l’industrie (environ un quart du PIB) et les services (près de 44 % du PIB), avec des secteurs porteurs comme les télécoms, l’IT, la finance, l’assurance, le transport et le stockage.

Exemple :

La Tanzanie est un producteur majeur d’or en Afrique et exploite également des métaux de base et des diamants. Son secteur minier attire des investissements massifs de groupes internationaux, notamment australiens, canadiens et sud-africains. Parallèlement, le secteur de l’énergie offre des débouchés diversifiés, avec des activités dans le pétrole, le gaz et les énergies renouvelables comme le solaire, l’éolien, l’hydroélectricité et la biomasse.

Pour un expatrié, ce tissu économique se traduit par un environnement où les opportunités existent, mais dans un pays où la majorité de la population reste très pauvre. Cela a des effets directs sur les salaires, le coût du travail domestique, la perception des étrangers (assimilés à des « riches ») et la pression sociale et sécuritaire.

Une croissance réelle, mais inégalement ressentie

Après un ralentissement dû à la crise financière mondiale autour de 2009–2011, la croissance est repartie, avoisinant 5,5 % en 2016, notamment grâce aux cours élevés de l’or. Toutefois, les bénéfices de cette croissance ne se diffusent pas à la même vitesse dans toutes les couches de la population. Le pays affiche encore un indice de liberté humaine moyen (6,38) et des indicateurs sociaux fragiles, comme une espérance de vie d’environ 67 ans et des taux élevés de mortalité infantile et de malnutrition.

Pour un expatrié, cela signifie évoluer dans un environnement où coexistent grands projets d’infrastructures, immeubles ultramodernes et bidonvilles, hôpitaux flambant neufs et dispensaires sans matériel.

Où vivent les expatriés et à quoi ressemble le quotidien ?

L’expatriation en Tanzanie se concentre surtout dans quelques villes clés, chacune offrant un visage différent du pays.

Dar es Salaam, capitale économique et cœur de la vie expat

Dar es Salaam, littéralement la « Cité de la paix », est la plus grande ville et le principal centre économique. Avec plus de 4 millions d’habitants sur le continent, elle concentre plus de 10 % de la population du pays. Elle s’organise autour de trois districts :

District de Dar es SalaamRôle principalAttraits / réalité pour les expatriés
IlalaCentre administratif et quartier d’affaires, aéroport, garesAccès aux institutions, bureaux, transports, mais trafic dense
KinondoniDistrict le plus peuplé, quartiers aisés, majorité des expatriésVillas sécurisées, écoles internationales, restaurants, vie nocturne
TemekeZone industrielle, principal port du paysOpportunités dans la logistique et l’industrie, environnement plus rude

La ville connaît un boom immobilier, mais environ 70 % de ses habitants vivent dans des logements informels ou bidonvilles. Le contraste entre quartiers d’expatriés (Masaki, Oyster Bay, Mikocheni ou Salasala) et zones défavorisées est très marqué. Transports publics vieillissants, embouteillages chroniques, rationnements ponctuels de l’électricité et de l’eau font partie du quotidien.

En 2020, j’ai loué un appartement de luxe en bord de mer avec piscine pour 600 dollars par mois, un prix monté à 800 dollars quelques années plus tard, tandis que la majorité des Tanzaniens vit avec des revenus moyens après impôts autour de 626 000 TSh, soit environ 229 dollars par mois.

Témoignage d’une expatriée américaine à Dar es Salaam

Arusha, hub diplomatique et porte des safaris

Arusha, troisième ville du pays avec plus de 400 000 habitants, est le deuxième pôle d’expatriation. Elle est idéalement située près de nombreux parcs emblématiques (Serengeti, Ngorongoro, Manyara, Kilimandjaro), et accueille plusieurs institutions internationales (Cour africaine des droits de l’homme, siège de la Communauté d’Afrique de l’Est, ancien Tribunal pénal international pour le Rwanda).

Attention :

La ville attire une population internationale (diplomates, employés d’ONG, professionnels du tourisme et de la conservation). Son cadre de vie est décrit comme plus provincial et au climat plus tempéré que Dar es Salaam, mais ses infrastructures sont moins développées.

Autres villes et îles appréciées

Au-delà de ces deux pôles, plusieurs villes accueillent des communautés expatriées de taille plus modeste :

Ville / régionParticularités pour les expatriés
MwanzaDeuxième plus grande ville, grand centre commercial sur les rives du lac Victoria
DodomaCapitale politique, ville planifiée en développement, région viticole
MoshiVille paisible au pied du Kilimandjaro, région caféière, base pour les ascensions
Zanzibar CityCapitale de l’archipel, Stone Town classée UNESCO, forte identité musulmane
MbeyaVille montagneuse du sud-ouest, cadre rural et frais

Chaque lieu impose un arbitrage entre confort d’infrastructures, niveau de services (santé, écoles), proximité avec la nature et immersion culturelle.

Un coût de la vie double-face : très bas pour les locaux, raisonnable pour un expatrié

Pour un expatrié doté de revenus étrangers ou d’un salaire qualifié, la Tanzanie peut paraître très abordable, à condition d’accepter un certain « décalage » avec le niveau de vie local. Les chiffres montrent pourtant une situation plus nuancée.

Coût mensuel, salaires et pouvoir d’achat

Les estimations indiquent un coût mensuel moyen incluant le loyer autour de 805 à 709 dollars pour une personne seule, et de 1 800 à un peu plus de 2 000 dollars pour une famille de quatre. Le pays est environ 1,6 fois moins cher que la moyenne mondiale et se situe au 145ᵉ rang sur 197 en termes de coût de la vie.

626250

Le salaire net moyen après impôt en Tanzanie, soit environ 229 dollars, illustrant le décalage avec le coût de la vie pour les expatriés.

Une expatriée installée à Dar es Salaam considère qu’un budget annuel de 12 000 dollars (soit environ 1 000 dollars mensuels) permet un niveau de vie « classe moyenne » confortable pour une personne seule : loyer de 300 à 400 dollars, quelques sorties, cuisine maison, loisirs ponctuels.

Logement : largement accessible pour les étrangers

Les loyers restent modérés à l’échelle internationale, notamment en comparaison des grandes villes occidentales :

Type de logementZone chère (moyenne mensuelle)Zone « normale » (moyenne mensuelle)
Appartement 85 m² meublé~1 300 940 TSh (526–530 USD)~487 138 TSh (195–200 USD)
Studio 45 m² meublé~869 187 TSh (350 USD)~507 522 TSh (205 USD)

À Dar es Salaam, un appartement une chambre en centre-ville tourne en moyenne autour de 942 000 à 1 324 000 TSh, tandis qu’un trois pièces peut atteindre près de 3 millions de TSh. Dans les quartiers recherchés en bord de mer, les prix montent, mais restent souvent bien en deçà des loyers de grandes métropoles internationales.

Astuce :

À Dubaï, les propriétaires exigent fréquemment un paiement anticipé du loyer, pouvant aller de plusieurs mois à une année entière. Cette pratique, bien que courante, peut peser lourdement sur la trésorerie. Pour un expatrié disposant d’un bon salaire, il s’agit surtout d’une contrainte logistique. En revanche, pour un jeune travailleur ou un freelance aux revenus moins réguliers, cette somme importante peut constituer un obstacle majeur à l’installation.

Nourriture, services et transports

En consommant local, la vie quotidienne reste bon marché : fruits et légumes sur les marchés, viande, ugali, riz, plats simples dans les « local restaurants ». Les services comme le ménage ou la garde d’enfants sont très abordables, ce qui explique qu’un grand nombre de familles expatriées emploient une aide domestique.

En revanche, les produits importés, la gastronomie occidentale, certains loisirs ou équipements de sport peuvent vite faire grimper la facture. Un abonnement de salle de sport en quartier d’affaires, par exemple, se situe autour de 150 000 TSh par mois, soit plus de 60 dollars, parfois plus cher qu’aux États‑Unis à prestation comparable.

Côté transports, le contraste est également net : les « dala-dala » (minibus) coûtent une poignée de shillings, mais offrent une sécurité et un confort limités. Les taxis ou voitures de type VTC sont nettement plus chers mais restent bon marché pour un expatrié, avec des courses urbaines longues autour de 15 à 20 dollars par jour pour une utilisation intensive.

Opportunités d’emploi : des niches intéressantes, un accès de plus en plus restreint

Pour travailler légalement en Tanzanie, l’expatrié doit composer avec un marché de l’emploi paradoxal : d’un côté, un besoin réel de compétences qualifiées, de l’autre, une politique de plus en plus protectionniste visant à réserver les postes aux ressortissants tanzaniens.

Où se trouvent les emplois pour expatriés ?

Les secteurs porteurs pour les étrangers se concentrent autour de quelques domaines :

Industrie manufacturière et construction

Technologies de l’information et de la communication

– Tourisme et hôtellerie (safaris, plongée, séjours balnéaires)

– Mines, pétrole, gaz, énergie

– Éducation (enseignants d’anglais, professeurs en écoles internationales)

– ONG, organisations internationales et projets de développement (santé, éducation, microfinance, conservation)

Postes d’expatriés au Cameroun

Les métiers les plus recherchés pour les expatriés, avec des salaires confortables rapportés au coût de la vie local.

Chef de projet IT

Encadrement des projets informatiques et gestion des équipes techniques.

Développeur

Conception et programmation de solutions logicielles et applications.

Ingénieur pétrolier

Expertise dans l’exploration, la production et la gestion des ressources pétrolières.

Pilote de ligne

Prise en charge des vols commerciaux pour les compagnies aériennes.

Consultant en télécoms

Conseil et mise en œuvre de stratégies et d’infrastructures de télécommunications.

Professeur d’université

Enseignement supérieur et recherche académique dans les établissements camerounais.

À titre indicatif, certaines professions de pointe (chirurgien, avocat d’affaires, directeur marketing, directeur informatique, pilote, ingénieur pétrolier) font partie du haut du panier salarial local, tout en restant nettement en dessous des standards occidentaux.

Des règles d’immigration qui se durcissent

Les autorités tanzaniennes estiment que la présence de travailleurs étrangers est trop importante, surtout dans les postes de direction. Bien que les expatriés ne représentent officiellement qu’environ 0,8 % de la main-d’œuvre, près de 90 % des directeurs généraux seraient étrangers, faute de compétences techniques suffisantes dans la population locale, selon certains diagnostics.

Pour inverser cette tendance, le pays a mis en place plusieurs garde‑fous :

Mesure / règleEffet sur les expatriés
Quota de 5 expatriés maxi pour une entreprise en phase de démarrageLimite le nombre d’employés étrangers dans les nouveaux projets
Obligation que le directeur adjoint soit tanzanien si le DG ne l’est pasImposée pour favoriser le transfert de compétences et la promotion d’un « numéro 2 » local
Hausse des frais de permis de travailRenchérit le coût de l’emploi étranger pour l’employeur
Loi sur les permis des travailleurs étrangers (2015)Centralise et contrôle davantage les autorisations de travail
Expulsions de travailleurs non en règle (ex. enseignants étrangers en 2013)Signal très clair de tolérance zéro pour les permis expirés ou irréguliers

Pour obtenir un permis de travail de type B (salariat), l’employeur doit prouver que le poste ne peut pas être occupé par un Tanzanien. Les professions très qualifiées ou rares, comme certaines spécialités médicales ou techniques, restent plus accessibles, mais les recrutements d’expatriés généralistes se heurtent à un filtrage plus strict.

Trouver un emploi : entre réseau, plateformes et vigilance

Les recherches d’emploi peuvent se faire à distance ou sur place. Plusieurs plateformes en ligne, comme Zoom Tanzania, Brighter Monday ou Careers in Africa, constituent de bons points de départ. Utiliser LinkedIn, des groupes WhatsApp ou Facebook spécialisés, et les réseaux d’expatriés (type InterNations) permet aussi de repérer des offres non publiées.

Attention :

Deux stratégies existent : obtenir un contrat avant d’arriver, ce qui facilite le visa et apporte une sécurité, ou venir sur place pour sonder le terrain et ajuster son projet. Cette seconde approche expose davantage aux arnaques, comme les agences factices réclamant des frais. Tout employeur ou intermédiaire demandant de l’argent doit être considéré avec suspicion.

Cadre fiscal et protection sociale : un système simple, mais potentiellement lourd

Sur le plan fiscal, la Tanzanie applique un système d’imposition relativement simple, mais qui peut peser sur les expatriés, surtout ceux qui cumulent des obligations fiscales dans leur pays d’origine.

Quand devient‑on résident fiscal en Tanzanie ?

Est considéré comme résident fiscal toute personne qui :

– a un foyer permanent en Tanzanie et s’y trouve à un moment quelconque de l’année fiscale ; ou

– séjourne au moins 183 jours dans le pays au cours de l’année ; ou

– passe en moyenne plus de 122 jours par an en Tanzanie sur l’année en cours et les deux précédentes.

Les résidents sont imposables sur leurs revenus mondiaux, tandis que non‑résidents et « résidents de court terme » (moins de deux ans au total au cours de leur vie) ne sont taxés que sur leurs revenus de source tanzanienne. Pour ces derniers, les revenus étrangers restent exonérés pendant deux ans.

Barème de l’impôt sur le revenu

L’impôt sur le revenu des particuliers est progressif, avec un taux marginal à 30 % pour les résidents. Les tranches mensuelles en shillings tanzaniens sont les suivantes :

Tranche mensuelle (TZS)Taux appliqué
0 – 270 0000 %
270 001 – 520 0008 % sur la partie au‑dessus de 270 000
520 001 – 760 00020 000 + 20 % sur la partie au‑dessus de 520 000
760 001 – 1 000 00068 000 + 25 % sur la partie au‑dessus de 760 000
> 1 000 000128 000 + 30 % sur la partie au‑dessus de 1 000 000

Les non‑résidents, eux, subissent une retenue à la source de 15 % sur les salaires, et un taux de 30 % sur leurs autres revenus de source tanzanienne.

30

Taux d’imposition des plus-values immobilières pour les non-résidents en Tanzanie.

Cotisations sociales et charges patronales

Tous les salariés, expatriés compris, doivent cotiser à un régime de sécurité sociale. Dans le privé, la Caisse nationale de sécurité sociale (NSSF) est alimentée par une contribution totale de 20 % du salaire brut : 10 % à la charge du salarié, 10 % pour l’employeur. Dans le secteur public, la répartition diffère légèrement (15 % employeur, 5 % salarié via le PSSSF).

À cela s’ajoutent :

– une taxe employeur « Skills and Development Levy » de 3,5 % sur la masse salariale pour les entreprises d’au moins 10 employés ;

– une contribution au fonds d’indemnisation des travailleurs de 0,5 % des salaires bruts.

Bon à savoir :

Pour un expatrié, les cotisations sociales réduisent le salaire net. L’enjeu principal est de savoir s’il pourra bénéficier de ces droits sociaux à long terme, notamment en cas de retour dans son pays d’origine.

Double imposition et cas particuliers

La Tanzanie a signé des conventions de non‑double imposition avec quelques pays (Canada, Inde, Italie, Scandinavie, Afrique du Sud, Zambie, etc.). Pour les ressortissants de ces États, il est parfois possible de réduire la charge fiscale globale.

Les Américains, par exemple, restent tenus de déposer une déclaration aux États‑Unis, même en vivant à l’étranger, avec possibilité de bénéficier d’exonérations (foreign earned income exclusion) et de crédits d’impôt pour les taxes payées en Tanzanie, mais au prix d’une certaine complexité administrative.

Pour les cadres expatriés employés « net d’impôt », les contrats prévoient souvent que l’employeur prend à sa charge la fiscalité locale. La jurisprudence tanzanienne rappelle toutefois que ces impôts payés pour le compte du salarié constituent eux-mêmes un avantage imposable, justifiant un « gross‑up » (brutalisation) complexe du revenu.

Culture, codes sociaux et rapport au temps : à la fois atout et source de malentendus

S’adapter à la culture tanzanienne constitue l’un des grands avantages, mais aussi l’un des défis majeurs de l’expatriation.

Une société chaleureuse, hiérarchisée et conservatrice

Les Tanzaniens sont souvent décrits comme chaleureux, hospitaliers et ouverts. Les salutations tiennent une place centrale : on prend le temps de demander des nouvelles de la famille, du travail, de la santé. Ne pas saluer ou expédier la politesse est très mal vu. Le respect des aînés est particulièrement marquant : on les salue en premier, parfois avec un terme spécifique (« shikamoo »).

La poignée de main, prolongée, se fait toujours de la main droite ; la main gauche est considérée comme impure pour manger, donner ou recevoir un objet. Les gestes du quotidien sont codifiés, y compris la manière d’appeler quelqu’un (jamais la paume tournée vers le haut, réservé aux animaux).

Attention :

La société étant patriarcale et traditionnelle, une tenue modeste (épaules et genoux couverts) est requise, surtout à Zanzibar où l’islam est ultra-majoritaire. Les shorts sont très mal perçus en dehors des plages touristiques fermées. À Zanzibar, des amendes peuvent sanctionner une tenue jugée indécente dans l’espace public.

Communication indirecte et « Pole Pole »

La devise officieuse « Pole Pole » (« doucement, doucement ») reflète un rapport au temps plus souple qu’en Europe ou en Amérique du Nord. La ponctualité n’est pas une priorité absolue, même en affaires ; les retards sont fréquents, rarement dramatisés. Couplé aux embouteillages massifs, cela complique la tenue d’agendas serrés. Pour un expatrié occidental, cela nécessite un véritable ajustement mental.

Bon à savoir :

La communication privilégie l’indirect, évitant les ‘non’ frontaux et l’expression directe des émotions négatives au profit de l’humour et des détours. Éviter de faire perdre la face, surtout en public, est crucial. En entreprise, la hiérarchie est strictement respectée, avec un processus décisionnel vertical qui valorise statuts et titres, même si cela peut ralentir les opérations.

Religion, mœurs et tabous

Le pays est presque à parts égales chrétien, musulman et adepte de religions traditionnelles, avec une dominante musulmane à Zanzibar. Pendant le Ramadan, manger, boire ou fumer en public en journée est déconseillé et perçu comme un manque de respect.

L’homosexualité est fortement taboue et pénalement réprimée, avec des lois très dures pouvant aller jusqu’à la prison à vie. Les personnes LGBT+ font face à un risque accru de harcèlement, d’arrestation, voire d’examens médicaux intrusifs. Les démonstrations d’affection entre personnes du même sexe peuvent entraîner violence ou intervention des forces de l’ordre. Pour les expatriés concernés, ce cadre juridique et social constitue un inconvénient majeur, parfois rédhibitoire.

Enfin, la perception selon laquelle « tous les étrangers sont riches » est très répandue. Elle alimente demandes d’argent, tentatives de corruption (parfois même de la part de policiers), escroqueries et attentes exagérées, qu’il faut apprendre à gérer sans rompre la relation.

Santé : un point noir majeur de l’expatriation

La situation sanitaire fait partie des principaux inconvénients d’une installation en Tanzanie, notamment pour les familles avec enfants ou les personnes ayant des pathologies chroniques.

Un système public sous-doté et inégal

Les hôpitaux publics souffrent d’un manque chronique de moyens, de personnels formés et d’équipements modernes. Les établissements sont souvent surchargés, surtout en dehors des grandes villes. Pour la majorité de la population, l’accès aux soins reste difficile, en particulier en zone rurale. Les maladies infectieuses (paludisme, typhoïde, choléra, hépatites, tuberculose) sont fréquentes, tout comme le VIH/sida (environ 4,7 % de la population).

Les infrastructures se concentrent dans les villes comme Dar es Salaam, Arusha, Mwanza ou Moshi. Des hôpitaux de référence existent (Muhimbili à Dar es Salaam, Bugando à Mwanza, KCMC à Moshi), mais globalement, le niveau reste inférieur aux standards occidentaux, surtout pour les cas lourds ou la traumatologie complexe.

Certains services d’urgence sont quasi inexistants ou très limités, les ambulances rares, et le paiement en liquide avant traitement est souvent exigé.

Une offre privée meilleure, mais toujours imparfaite

Les expatriés se tournent presque systématiquement vers le secteur privé, qui offre des conditions nettement plus acceptables : infrastructures plus modernes, meilleurs ratios patients/médecins, personnel souvent anglophone, délais d’attente plus courts.

Bon à savoir :

Plusieurs établissements privés en Tanzanie (comme l’hôpital Aga Khan à Dar es Salaam, le Regency Medical Centre, ou des cliniques à Moshi et Arusha) peuvent traiter les pathologies courantes, réaliser des examens avancés (scanner, IRM) et des chirurgies programmées. Cependant, en cas de pathologie grave, d’accident majeur ou de besoin de soins très spécialisés, une évacuation sanitaire vers Nairobi ou Johannesburg est souvent nécessaire pour les expatriés.

Assurance santé et évacuation : indispensables

L’accès au système public (NHIF) est théoriquement ouvert aux citoyens, mais rares sont les étrangers à pouvoir en bénéficier à un niveau satisfaisant. De fait, une assurance privée internationale solide, incluant une couverture d’évacuation médicale aérienne, est considérée comme indispensable.

Les grandes compagnies internationales (Cigna Global, Allianz, William Russell, etc.) et quelques assureurs locaux (Jubilee, UAP, Resolution) proposent des polices adaptées, dont il faut examiner en détail :

Critères de choix d’une assurance santé internationale

Principaux éléments à examiner pour sélectionner une couverture médicale adaptée à l’expatriation.

Réseau de soins

Évaluez l’étendue et la qualité du réseau de professionnels et d’établissements de santé partenaires de l’assureur.

Tiers payant

Vérifiez l’existence et la facilité d’utilisation des systèmes de tiers payant (direct billing) pour éviter les avances de frais.

Plafonds de garantie

Examinez attentivement les plafonds de remboursement, en particulier pour les coûteuses évacuations sanitaires ou rapatriements.

Soins chroniques & maternité

Assurez-vous que les soins de longue durée (maladies chroniques) et les frais liés à la maternité sont bien couverts.

Santé mentale

Contrôlez l’étendue de la prise en charge des consultations et traitements en psychologie ou psychiatrie.

Prévention

Recherchez les formules incluant la couverture des médecines préventives, comme les vaccins ou les check-ups réguliers.

Sans cette protection, un séjour prolongé en Tanzanie représenterait un risque sanitaire et financier considérable.

Risques infectieux et précautions

Le paludisme est endémique dans la quasi-totalité du pays en dessous de 1 800 mètres d’altitude, avec un pic de transmission autour de mai–juillet. L’usage de moustiquaires imprégnées, de répulsifs, de vêtements longs le soir, ainsi qu’une chimioprophylaxie adaptée sont vivement recommandés, en plus de la lutte contre les moustiques au domicile (spray, fumigation).

L’eau du robinet n’est pas potable. Filtres, eau minérale ou systèmes de purification sont incontournables dans les foyers expatriés. De nombreuses maladies hydriques (choléra, typhoïde, bilharziose) circulent.

Avant l’installation, un passage par un centre de vaccination international est indispensable. Parmi les vaccins recommandés figurent : hépatites A et B, typhoïde, tétanos, poliomyélite, diphtérie, rougeole–oreillons–rubéole, rage (dans certains cas), fièvre jaune (obligatoire en provenance de zones endémiques), méningite, et bien sûr la vaccination contre la COVID‑19.

Sécurité : nettement meilleure que chez certains voisins, mais loin d’être anodine

La Tanzanie bénéficie d’une meilleure réputation sécuritaire que certains pays d’Afrique de l’Est, mais les risques ne sont pas négligeables, surtout dans les grandes villes.

Criminalité : des vols à la tire aux enlèvements express

Les grandes agglomérations, notamment Dar es Salaam et Zanzibar, connaissent une hausse des délits :

pickpockets et vols de sacs dans les marchés, bus, gares routières ;

agressions à moto (snatching de sacs ou téléphones depuis un deux‑roues) ;

– cambriolages de domiciles ;

– agressions parfois violentes sur les plages urbaines (Coco Beach, Toure Drive) ;

– « enlèvements express », où des taxis ou véhicules de VTC complices emmènent leurs victimes retirer d’importantes sommes aux distributeurs, voire effectuer des virements bancaires.

Bon à savoir :

Les complexes résidentiels destinés aux expatriés offrent une sécurité renforcée grâce à des dispositifs comme des enclos clôturés, des gardiens présents 24h/24 et des systèmes d’alarme. Ces mesures compensent les risques liés à l’installation dans un nouveau pays. De plus, il est fréquent que les employeurs prennent en charge les coûts de ces logements sécurisés pour leurs cadres étrangers.

À Zanzibar, des incidents d’agressions et de vols ont été signalés dans Stone Town ou sur certaines plages touristiques. Toujours là aussi, une conduite discrète, la limitation des objets de valeur visibles, l’usage de taxis officiels et la prudence nocturne restent de mise.

Terrorisme et instabilité ponctuelle

Le pays n’est pas épargné par la menace terroriste, notamment en raison de sa proximité avec des zones d’activité djihadiste comme le nord du Mozambique ou la Somalie via le réseau Al‑Shabaab. Des attaques ont déjà visé la région de Mtwara, à la frontière avec Cabo Delgado, entraînant des mises en garde de la part de plusieurs chancelleries.

Bon à savoir :

Des élections peuvent dégénérer en manifestations violentes, avec usage de la force par les autorités, coupures d’Internet, couvre-feux ou blocages de routes. Les expatriés sont généralement invités par leurs ambassades et employeurs à limiter leurs déplacements et à éviter les rassemblements.

Une relative stabilité politique, mais des libertés encadrées

La Tanzanie est souvent présentée comme l’un des États les plus stables d’Afrique de l’Est. Toutefois, cette stabilité se paie par une certaine restriction des libertés publiques : médias indépendants sous pression, lois sévères sur les contenus jugés sensibles, interdiction de filmer des manifestations, possibilité pour la police de fouiller les téléphones à la recherche de contenus politiques ou « inappropriés ».

Pour l’expatrié, cela signifie évoluer dans un environnement où la critique ouverte du pouvoir, notamment sur les réseaux sociaux, peut entraîner des ennuis, un élément à garder en tête si l’on est très politisé.

Éducation : de sérieux compromis pour les familles

Pour les familles expatriées, la question scolaire est centrale. Le système public tanzanien, bien que prioritaire dans les politiques nationales depuis l’indépendance, reste largement sous‑doté et inadapté aux standards occidentaux.

Un enseignement public accessible, mais de faible qualité

Distances importantes jusqu’à l’école, classes surchargées, manque de matériel, enseignants peu formés : la scolarité dans les établissements publics demeure difficile pour de nombreux enfants tanzaniens. Les taux de scolarisation chutent drastiquement entre le primaire (environ 83 % de taux net) et le secondaire (autour de 28 %), et seule une infime minorité atteint l’enseignement supérieur.

Attention :

Pour un enfant expatrié, suivre le système éducatif local est théoriquement possible mais rarement conseillé. La langue d’enseignement (swahili au primaire, anglais au secondaire), les programmes spécifiques, l’approche pédagogique et les infrastructures rendent une transition ultérieure vers un système scolaire étranger particulièrement complexe.

Les écoles internationales : un atout… coûteux

La solution la plus fréquente consiste à inscrire les enfants dans une école internationale. Dar es Salaam, Arusha, Moshi, Zanzibar, Mwanza, Morogoro ou Iringa disposent d’établissements reconnus (International School of Tanganyika, écoles Aga Khan, Haven of Peace Academy, International School Moshi/UWC East Africa, St. Constantine’s à Arusha, International School of Zanzibar, etc.) proposant des cursus IB, britannique ou Cambridge avec l’anglais (et parfois le français) comme langue principale.

Attention :

Les frais sont très élevés pour l’échelle locale.

Niveau / type d’école internationaleOrdre de grandeur des frais annuels
Maternelle / primaireEnviron 4 900 à 9 900 USD, parfois plus
Secondaire / IB / A‑LevelsJusqu’à 20 000 à 30 000 USD dans certains établissements de référence

Dans la capitale économique, certains établissements facturent plus de 27 millions de TSh par an en primaire, et à Zanzibar ou Arusha, les meilleurs internats tournent aussi à plusieurs milliers de dollars annuels.

Autrement dit, pour une famille d’expatriés, la scolarité représente souvent l’un des postes de dépense les plus lourds, parfois plus que le logement. De nombreuses offres d’emploi d’ONG ou de multinationales incluent d’ailleurs une prise en charge partielle ou totale des frais de scolarité internationale, ce qui fait toute la différence dans la décision d’expatriation.

Procédures de visa, permis de travail et résidence : une lourdeur administrative à anticiper

Sur le plan administratif, la Tanzanie n’est pas un enfer bureaucratique, mais il faut s’attendre à des démarches longues, techniques et coûteuses.

Un système de permis sophistiqué

Les séjours de longue durée nécessitent un permis de résidence, en plus du permis de travail. Trois grandes classes existent :

Classe A : pour les investisseurs et travailleurs indépendants (création d’entreprise, activité économique autonome) ;

Classe B : pour les salariés employés par une entreprise ou institution locale à un poste de spécialiste ;

– Classe C : pour les étudiants, chercheurs, volontaires, missionnaires, retraités, patients en traitement, etc.

300000

Montant des actifs requis pour certains investisseurs dans le cadre de la preuve de fonds pour une demande de permis de travail à Dubaï.

Les entreprises doivent souvent obtenir d’abord un permis de travail auprès du ministère du Travail (via le système OWAIS), puis le permis de résidence émis par le service d’immigration. Dans certains cas, un « Special Pass » temporaire permet au candidat d’être présent sur le territoire pendant le traitement de la demande.

Bon à savoir :

Les délais officiels d’émission sont d’une semaine après l’enrôlement biométrique, mais ils peuvent être plus longs en pratique. Faire appel à un avocat ou à un consultant spécialisé est recommandé pour éviter les pièges de la procédure.

Résidence de long terme et naturalisation

Pour obtention d’un statut de résident permanent, il faut généralement :

résider et travailler légalement une dizaine d’années en Tanzanie, ou

être marié à un citoyen tanzanien depuis au moins cinq ans.

Il est aussi nécessaire de démontrer une bonne maîtrise du swahili et de l’anglais, un casier judiciaire vierge, et un métier jugé utile au développement technologique et économique du pays.

La naturalisation reste rare, coûteuse et encadrée, d’autant que la double nationalité n’est pas reconnue pour les adultes. Pour la plupart des expatriés, l’horizon réaliste est donc le renouvellement régulier de permis de travail et de résidence, plus que l’acquisition d’un passeport tanzanien.

Bilan : pour qui la Tanzanie est-elle une bonne idée d’expatriation ?

Derrière la diversité de situations, quelques lignes de force se dégagent.

Les principaux avantages

Un coût de la vie globalement inférieur à l’Occident, surtout pour le logement, les produits locaux, les services domestiques et les transports publics.

Un cadre naturel exceptionnel, avec un accès direct à certains des plus beaux parcs et paysages d’Afrique (Serengeti, Ngorongoro, Kilimandjaro, lacs, îles de l’océan Indien).

Des opportunités professionnelles réelles dans certains secteurs (mines, énergie, ICT, tourisme, ONG, éducation internationale), notamment pour les profils rares ou très qualifiés.

Les principaux inconvénients

Un système de santé très en dessous des normes occidentales, exposant à un risque sanitaire réel en l’absence d’assurance privée solide et de possibilité d’évacuation.

Un système éducatif public faible, imposant quasiment aux familles l’inscription en écoles internationales, avec des frais très élevés.

Une criminalité urbaine non négligeable (vols, agressions, enlèvements express), qui oblige à adopter des réflexes de sécurité au quotidien.

– Un cadre légal très hostile aux personnes LGBT+, avec des risques importants de harcèlement et de poursuites.

– Des procédures d’immigration lourdes, coûteuses, et de moins en moins favorables aux expatriés pour protéger l’emploi local.

– Des infrastructures encore fragiles (routes, électricité, eau, Internet), surtout hors des grandes villes, avec coupures régulières et réseaux routiers dégradés.

– Une culture hiérarchique, conservatrice et peu directe, qui peut frustrer les expatriés habitués à la transparence et à la rapidité de décision.

En définitive, l’expatriation en Tanzanie convient davantage :

Exemple :

L’expatriation au Congo concerne principalement trois profils distincts. Premièrement, les professionnels envoyés par des organisations solides comme des multinationales, des ONG ou des institutions internationales, qui bénéficient d’un package complet incluant assurance santé internationale, scolarité et logement sécurisé. Deuxièmement, les entrepreneurs ou investisseurs prêts à affronter des démarches administratives lourdes en échange de perspectives dans des secteurs économiques en croissance. Enfin, les individuels en quête d’un changement de vie radical, tels que des retraités ou des freelances internationaux disposant de revenus externes stables. Ce dernier profil doit être conscient des limites médicales et éducatives locales et capable de financer des solutions de repli, comme des soins à l’étranger ou des écoles privées coûteuses.

Pour les familles avec jeunes enfants, les personnes LGBT+, les profils très dépendants d’un système de santé de haut niveau ou ceux qui recherchent un environnement institutionnel très stable et prévisible, la Tanzanie exige une réflexion plus approfondie, voire un plan B dans un pays voisin mieux doté en infrastructures.

L’attrait du « rêve africain » ne doit pas faire oublier que la Tanzanie reste un pays en transition, où le quotidien d’un expatrié est fait tout autant de safaris et de couchers de soleil à couper le souffle que de coupures de courant, de courrier administratif opaque et d’équilibres sociaux délicats à respecter. Comprendre cet équilibre, l’assumer et s’y préparer, c’est sans doute la meilleure façon de transformer une expatriation en Tanzanie en aventure réussie plutôt qu’en désillusion.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un ancrage en France. Budget alloué : 10 000 € pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Tanzanie, Maurice, Émirats, Grèce), la stratégie retenue a consisté à cibler la Tanzanie pour son régime fiscal plus léger sur les revenus étrangers effectivement rapatriés, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie nettement inférieur à la France (Dar es Salaam ou Zanzibar) et un potentiel de diversification immobilière et touristique. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, report d’imposition), obtention d’un titre de séjour de long terme et achat de résidence principale, couverture santé internationale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques), coordination avec des partenaires locaux (avocat, immigration, fiscaliste bilingue) et restructuration patrimoniale internationale pour limiter les risques de double imposition (convention FR‑TZ).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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