S’installer au Kenya avec son chien ou son chat, c’est possible, mais ce n’est ni un simple « bagage en plus », ni un détail de dernière minute. Entre les règles sanitaires d’un pays classé « à haut risque rabique », l’obligation de passer par le fret aérien, les formulaires à faire viser par l’administration et les particularités des compagnies aériennes, un projet mal préparé peut vite tourner au cauchemar… pour vous comme pour l’animal.
Ce guide détaille les démarches administratives à anticiper, les documents nécessaires à réunir, les contraintes liées au transport et les aspects de la vie quotidienne sur place avec un animal de compagnie. Il s’appuie sur les règlementations officielles en vigueur et sur des retours d’expérience concrets.
Comprendre le cadre légal : ce que le Kenya exige vraiment
Avant de réserver un billet, il faut partir d’un principe simple : sans conformité aux règles kenyanes, votre animal peut être placé en quarantaine jusqu’à six mois, renvoyé dans le pays de départ, voire euthanasié, le tout à vos frais. Ces règles tirent leur base de l’Animal Disease & Rabies Act (CAPS 364 & 365) et des standards internationaux de l’OIE/WOAH.
Le Kenya considère les chiens et les chats comme les espèces « standard » couvertes par la procédure d’importation des animaux de compagnie. Les animaux d’assistance et chiens-guides suivent en pratique les mêmes exigences sanitaires.
Les autres espèces (oiseaux, reptiles, amphibiens, rongeurs, lapins, poissons tropicaux, etc.) sont soumises à des règles distinctes, souvent liées à la CITES pour les espèces protégées. Avant d’envisager de voyager avec un perroquet ou une tortue, il est impératif de vérifier les obligations de permis spécifiques.
Pas de liste officielle de races interdites, mais des limites
Contrairement à certains pays, les autorités kenyanes ne publient pas de liste de races de chiens interdites : même des pitbulls peuvent être admis, sous réserve de remplir toutes les conditions sanitaires et administratives. En revanche, le propriétaire reste pénalement et civilement responsable du comportement de son animal.
C’est la génération minimale à partir de laquelle certains hybrides comme les chiens-loups peuvent être importés.
Un pays classé à haut risque rabique
Le Kenya est officiellement classé « pays à haut risque de rage » par l’Organisation mondiale de la santé animale. Cela a deux conséquences directes :
– les autorités locales sont particulièrement strictes sur la vaccination antirabique et la traçabilité de l’animal,
– pour un retour ultérieur vers des pays très stricts (États‑Unis, Union européenne, Royaume‑Uni, Australie, etc.), un test sérologique antirabique (titrage) devient souvent incontournable, même s’il n’est pas exigé pour l’entrée au Kenya.
Microchip, vaccins, certificats : le « passeport » sanitaire de votre animal
On parle souvent de « passeport pour animaux de compagnie » pour le Kenya. Il ne s’agit pas d’un document unique comme le passeport européen, mais d’un dossier de pièces obligatoires à présenter à l’arrivée.
Identification par microchip : non négociable
Le Kenya exige que tous les chiens et chats soient identifiés de manière permanente, en pratique par micropuce électronique. Les points clés à respecter sont précis :
– micropuce 15 chiffres conforme aux normes ISO 11784/11785, non chiffrée ;
– pose avant la vaccination antirabique ;
– numéro de puce reporté sur :
– le carnet ou certificat de vaccination,
– le certificat sanitaire international,
– la demande de permis d’importation.
Les tatouages ne sont pas reconnus. Si votre animal porte déjà une micropuce non ISO, il est prudent d’en poser une conforme et/ou de voyager avec votre propre lecteur.
Vaccination antirabique : calendrier à ne pas rater
La rage est la pierre angulaire du dossier. Pour un chien ou un chat :
Pour importer un animal au Kenya, la vaccination contre la rage doit respecter un calendrier strict. La primo-vaccination est possible dès l’âge de 3 mois. Elle doit être administrée au moins 6 mois avant le voyage mais moins de 12 mois avant l’importation. Un rappel (booster) doit ensuite être effectué dans les 12 mois précédant le départ, pendant la période de validité de l’injection précédente. Seuls les vaccins inactivés ou recombinants sont acceptés, comme les produits Zoetis Defensor 3, Nobivac Rabies ou Merial Rabisin.
Le Kenya reconnaît également certains vaccins à longue durée (comme un vaccin avianisé « Flury/Kelev ») pour les chiens, jusqu’à 36 mois, mais en pratique, la règle des 12 mois avant l’arrivée est conservatrice et évite les mauvaises surprises.
La preuve de vaccination se fait via : un document officiel attestant de la vaccination, qui peut être un certificat papier ou numérique.
– un certificat rabique dédié,
– ou un carnet de vaccination officiel,
– ou, pour les Européens, un passeport UE correctement rempli.
Les lettres d’exemption ou les seuls résultats de titrage ne remplacent pas la preuve de vaccination.
Autres vaccins recommandés (et souvent demandés)
Pour limiter les risques d’introduction de maladies et de diffusion sur place, le Kenya attend que les animaux soient correctement vaccinés contre les principales maladies contagieuses :
– pour les chiens : maladie de Carré (distemper), hépatite (adénovirus), leptospirose, parvovirose, parainfluenza, coronavirus canin ;
– pour les chats : panleucopénie féline, rhinotrachéite virale, calicivirose, leucémie féline.
Certaines structures de transit, comme des pensions ou prestataires de transport (ex. Keringa Petwings citée dans les documents), exigent aussi un vaccin contre la toux de chenil (Nobivac Kennel Cough, Bronchicine, Pneumodog) pour les chiens et un vaccin nasal Nobivac BB pour les chats.
Traitements antiparasitaires : un créneau serré avant le départ
Les autorités kenyanes exigent que chiens et chats soient traités :
– contre les parasites internes (nématodes et cestodes),
– et les parasites externes (puces, tiques),
Un test PCR négatif est requis dans les 48 heures précédant l’entrée sur le territoire kényan. Bien que certains documents officiels mentionnent une fenêtre possible de 30 jours, il est impératif de respecter la règle la plus stricte de 48 heures pour éviter tout risque de mise en quarantaine à l’arrivée.
Ce traitement doit être consigné par le vétérinaire sur le certificat de santé ou un formulaire annexe.
Chiots, chatons et cas particuliers
Les très jeunes animaux sont une zone grise dans beaucoup de pays. Pour le Kenya :
– les chiots et chatons non vaccinés de moins de 3 mois peuvent entrer sur la foi de la vaccination antirabique de leur mère, à condition :
– que la mère ait été vaccinée dans les 12 mois précédant la mise bas,
– et que la filiation soit clairement documentée ;
– à partir de 12 semaines, ils doivent recevoir leur première injection antirabique ;
– certains protocoles indiquent qu’après primo‑vaccination, ils ne seraient admis qu’à partir de 9 mois pour respecter les délais de sécurité et de titrage; en pratique, il faut se caler sur les exigences actualisées du permis d’importation et de la compagnie aérienne.
Dans tous les cas, importer un très jeune animal reste plus risqué, tant administrativement que médicalement.
Certificat de santé et permis d’importation : les deux piliers administratifs
Même avec un animal parfaitement vacciné, l’entrée au Kenya sera refusée en l’absence de deux documents fondamentaux : un certificat sanitaire international dûment visé par l’autorité vétérinaire du pays de départ et un permis d’importation délivré par le Kenya.
Certificat sanitaire international : un document officiel, pas un simple « certificat de bonne santé »
Le certificat de santé doit être :
– établi par un vétérinaire habilité pour l’export dans le pays d’origine :
– vétérinaire accrédité USDA/APHIS pour les États‑Unis,
– vétérinaire certifié CFIA pour le Canada,
– vétérinaire d’État pour l’Afrique du Sud, etc. ;
– signé dans un délai très court avant le départ :
– selon les sources, 48 heures ou 5 jours maximum avant l’embarquement ;
– endossé/visé par le service vétérinaire officiel du pays (USDA, CFIA, State Vet, APHA, etc.) ;
– physiquement joint à l’animal pendant tout le transport.
Le contenu doit au minimum attester que :
Pour être importé, un animal doit répondre à plusieurs critères sanitaires stricts : il doit être identifié par une micropuce, être en bonne santé clinique sans signe de maladie contagieuse, et être jugé apte au transport. De plus, il doit avoir reçu toutes les vaccinations et traitements obligatoires, avec mention précise des dates, des produits utilisés et des numéros de lot. Enfin, il est impératif qu’il ne provienne pas d’une zone soumise à des restrictions sanitaires, notamment liées à la rage.
Un certificat illisible, incomplet ou incohérent (dates impossibles, absence de numéro de puce, vaccin après la date de signature, etc.) peut entraîner un refus d’endorsement par l’autorité du pays de départ ou un blocage à l’arrivée.
Permis d’importation : incontournable pour chiens et chats
Quel que soit le pays d’origine, l’importation de chiens et chats vers le Kenya nécessite un permis d’importation délivré par le ministère en charge de l’élevage (Ministry of Livestock and Fisheries ou Ministry of Agriculture, selon la terminologie employée).
Caractéristiques clés :
– demande à déposer avant le voyage, en ligne ou via l’ambassade/haut‑commissariat kenyan compétent ;
– délai de traitement indicatif : de 2 à 3 jours ouvrables à parfois 1–2 semaines selon les postes diplomatiques ;
– validité : en général 90 jours (certains documents plus anciens mentionnent 30 jours), pour un seul envoi (single consignment) ;
– l’original du permis doit accompagner l’animal.
Les ambassades demandent généralement : une série de documents pour traiter les demandes de visa, tels que le passeport, des photos d’identité, une preuve de ressources financières, et d’autres documents spécifiques selon le type de visa demandé.
– une lettre de demande formelle (nom, adresse, téléphone du propriétaire) ;
– le nom et le sexe de l’animal ;
– copie du passeport du propriétaire (page d’identité) ;
– copie du certificat sanitaire/vaccination (y compris rage) ;
– une attestation de « bonne santé pour le voyage » d’un vétérinaire ;
– une preuve de licence d’animal de compagnie (si en vigueur dans le pays de départ) ;
– des frais de dossier, par exemple :
– 50 USD par animal pour la demande via l’ambassade de Washington D.C.,
– 112 CAD à Ottawa,
– 100 ZAR pour la haute commission de Pretoria.
Un courrier de retour pré‑payé et suivi (FedEx, DHL, Xpresspost, etc.) est systématiquement exigé pour l’envoi des documents originaux.
Quand et comment commencer les démarches ?
Les vétérinaires comme les transporteurs recommandent un démarrage au moins 2 à 3 mois avant la date de départ visée. Concrètement :
– les aspects médicaux (vaccins, titrage éventuel, microchip) peuvent prendre plusieurs semaines ;
– le permis d’importation, même théoriquement rapide, peut être ralenti par des dossiers incomplets ou la charge de travail des services ;
– les certificats de santé, eux, ne se font qu’en toute fin de chaîne (48 h–5 jours avant le vol).
Anticiper permet d’ajuster le billet d’avion à la date de disponibilité des documents et non l’inverse.
Choisir son vol : le rôle déterminant des compagnies aériennes
Même si le Kenya impose ses propres règles, les compagnies aériennes ajoutent leurs contraintes, notamment sur la manière dont les animaux sont transportés et les conditions climatiques acceptables.
Un point crucial ressort du rapport : pour entrer au Kenya, l’animal doit voyager comme fret (manifest cargo), avec un Air Waybill (AWB), même si certaines compagnies accepteraient théoriquement les animaux en cabine ou comme bagage enregistré sur d’autres destinations.
Kenya Airways : passage quasi obligé, mais animaux uniquement en cargo
Kenya Airways, basé à l’aéroport international Jomo Kenyatta (NBO), est un acteur central du réseau africain. Sa politique animale est stricte :
– pas d’animaux de compagnie en cabine, sauf chiens d’assistance et éventuellement chiens de soutien émotionnel dans certaines conditions particulières ;
– pas de transport de pets comme bagages enregistrés ;
– chiens, chats et autres animaux uniquement comme fret manifesté.
Pour le cargo, la compagnie impose notamment :
Conditions et exigences pour le transport sécurisé de votre animal en soute, incluant les réservations, les spécifications de la caisse et les matériaux acceptés.
La réservation doit être effectuée au moins 48 heures avant le vol, généralement via un agent de fret agréé. Le poids maximal de l’animal et de sa caisse est de 150 kg (330 lb).
Les dimensions maximales de la caisse sont de 240 × 114 × 76 cm. Elle doit être conforme aux normes IATA, permettant à l’animal de se tenir debout, se retourner et se coucher confortablement.
Les matériaux acceptés sont la fibre de verre, le métal, le plastique rigide, le grillage soudé, le bois plein ou le contreplaqué. La fermeture doit être un système de verrouillage solide avec boulons et écrous métalliques (ou plastiques filetés robustes).
Le sol de la caisse doit être étanche. Les roues, si présentes, doivent être démontées au moment du check-in.
Les caisses doivent porter des mentions précises :
– « LIVE ANIMAL » bien visible,
– nom et coordonnées 24 h/24 du propriétaire/expéditeur,
– nom commun et scientifique, espèce, nombre d’animaux,
– instructions d’alimentation et d’abreuvement,
– étiquetage spécial pour les animaux susceptibles de mordre.
Les documents (certificats de santé, preuve de vaccination, permis d’importation, éventuels permis CITES) sont fixés solidement sur la caisse.
Kenya Airways applique en plus des restrictions de température :
L’embarquement est refusé si la température, réelle ou prévue, dépasse 29,4 °C (85 °F) ou est inférieure à 7,2 °C (45 °F) sur un aéroport de l’itinéraire. Une dérogation entre -6,6 °C (20 °F) et 7,2 °C est possible avec un certificat d’acclimatation, mais jamais en dessous de -6,6 °C. Des restrictions renforcées s’appliquent en été pour les races brachycéphales (ex: bouledogues). Les animaux à sang froid ne sont pas concernés par ces seuils.
Les chiens d’assistance, eux, voyagent en cabine gratuitement, à condition d’être formés par une structure spécialisée, correctement harnachés, propres, calmes et de pouvoir rester aux pieds du passager sans gêner la sécurité ni les autres voyageurs.
Autres grandes compagnies : KLM, Ethiopian, Airkenya, etc.
D’autres transporteurs desservent le Kenya, souvent en partage de code avec Kenya Airways. Quelques exemples issus du rapport :
KLM accepte chiens et chats en cabine (≤8 kg, cage spécifique) et en soute, avec des restrictions importantes : interdiction vers le Royaume-Uni, limitations pour les races brachycéphales et impossibilité sur certains avions (B787-9, A321neo…). Ethiopian Airlines autorise les animaux en cabine (≤8 kg) ou en soute, avec des tarifs variables selon le poids. Airkenya Express, pour les vols intérieurs, interdit les animaux en cabine mais les accepte souvent en soute, moyennant des frais fixes et une autorisation vétérinaire le jour du vol à l’aéroport de Wilson (Nairobi).
Même si certaines de ces compagnies permettent le transport en cabine ou comme bagage, l’entrée sur le territoire kenyan devra se faire, elle, en fret manifesté à NBO avec Air Waybill, pour respecter les règles d’importation.
Cargo vs cabine : pourquoi la différence importe au Kenya
Le Kenya exige qu’un animal importé arrive :
– comme manifest cargo,
– à l’aéroport international Jomo Kenyatta (NBO),
– avec un numéro d’AWB,
– et un certificat du commandant de bord attestant que l’animal :
– n’a pas quitté l’appareil en cours de route,
– a été isolé d’autres animaux pendant le transport.
Même si une compagnie accepte d’acheminer un petit chien sous le siège en cabine sur une partie du trajet, l’entrée effective dans le pays devra se faire suivant ce circuit cargo, sous peine de se heurter à un refus ou à une quarantaine.
Procédure d’arrivée à NBO : ce qui se passe en réalité
À l’atterrissage à Jomo Kenyatta International Airport, votre animal ne vous attendra pas sur le tapis à bagages.
Le parcours type est le suivant :
À l’arrivée d’un animal à l’aéroport Jomo Kenyatta (NBO), celui-ci est d’abord déchargé et transféré vers l’entrepôt de fret de la compagnie aérienne (ex: Kenya Airways Cargo) ou de son partenaire (ex: Swissport Cargo pour les vols depuis Heathrow). L’animal est placé dans une zone dédiée et souvent climatisée en attendant les formalités. Le destinataire ou son transitaire doit se présenter au service cargo avec tous les documents requis : la lettre de transport aérien (AWB), le permis d’importation original, le certificat sanitaire, les preuves de vaccination, les éventuels permis CITES et le certificat du commandant de bord. Un vétérinaire officiel kenyan procède alors à l’inspection : il contrôle l’état général de l’animal pour déceler toute maladie apparente, lit sa micropuce et vérifie la validité des vaccins et traitements antiparasitaires. Si tout est conforme, les documents sont visés et l’animal est libéré sans quarantaine. En cas de doute, le vétérinaire peut exiger des examens complémentaires aux frais du propriétaire.
Les autorités recommandent d’organiser l’arrivée un jour ouvrable, en horaires de bureau pour éviter des frais de garde supplémentaires en dehors des heures d’ouverture des services vétérinaires et douaniers.
Pour les animaux arrivant sans propriétaire (fret non accompagné), une quarantaine à domicile est imposée : l’animal doit rester à l’adresse déclarée pendant une période déterminée, sous la responsabilité du propriétaire.
Les coûts à prévoir : du local à l’international
Les montants varient selon la taille de l’animal, la distance, la compagnie et les services utilisés, mais le rapport permet de dresser des ordres de grandeur.
Estimations pour des déplacements depuis ou vers le Kenya
Pour des transferts gérés par des entreprises de relocalisation basées au Kenya :
| Type de trajet | Fourchette estimative (KES) | Approximation (USD) |
|---|---|---|
| Transport local (ex. Nairobi – Mombasa) | 25 000 – 60 000 | 185 – 445 |
| Kenya → Afrique du Sud | 120 000 – 180 000 | 890 – 1 330 |
| Kenya → Europe | 180 000 – 250 000 | 1 330 – 1 850 |
| Kenya → États‑Unis / Canada | 200 000 – 300 000+ | 1 480 – 2 220+ |
Une société internationale mentionnée facture, pour des déménagements États‑Unis → Afrique, entre 2 795 et 7 995 USD selon la destination, la taille de l’animal et le niveau d’accompagnement.
À cela s’ajoutent :
Les honoraires vétérinaires pour un animal de compagnie au Kenya varient de 5 000 à 30 000 KES (environ 37 à 220 USD).
Exemples de tarifs de compagnies aériennes
– Kenya Airways (via prestataires britanniques) : un envoi de chien depuis le Royaume‑Uni est estimé dans une fourchette de 1 400 à 4 000 £, et pour un chat 1 400 à 1 550 £ ;
– Ethiopian Airlines : pour les tronçons internationaux, 120 EUR pour un animal en cabine (≤ 8 kg), 370 à 500 USD pour un transport en soute selon le poids.
Ces chiffres n’incluent pas toujours les services de relais au sol ou d’assistance aux formalités.
Faut‑il faire appel à un spécialiste du transport animalier ?
La complexité des règles, la multiplicité des acteurs (vétérinaires, autorités du pays de départ et d’arrivée, compagnies aériennes, cargo handlers, douanes) et les conséquences d’une erreur expliquent pourquoi de nombreux expatriés passent par une société de relocation animale.
Le rapport cite plusieurs acteurs actifs au Kenya ou en lien avec le pays, par exemple :
Principaux prestataires spécialisés dans le transport d’animaux de compagnie au Kenya, offrant une gamme complète de services logistiques, vétérinaires et d’assistance.
Basé à Nairobi (+254 735 828 005). Services : fourniture de caisses IATA, organisation des rendez-vous vétérinaires et certificats, gestion des réservations cargo, assistance à l’aéroport et dédouanement.
Situé à Ruaraka, Nairobi. Utilise exclusivement des caisses de transport approuvées IPATA/IATA pour la sécurité des animaux.
Prestataire membre de l’IPATA. Propose des services de transport ainsi que des solutions de boarding (garderie) pour animaux.
Entreprise de déménagement intégrant le transport d’animaux. Bénéficie d’une assurance ‘Goods in Transit’ et d’une couverture de responsabilité professionnelle.
Petsasa, KejaMove, Taylor Movers Kenya, Cube Movers, Pet’s Paradise. Services : conseil, obtention des permis, réservation de vols, transport porte-à-porte et suivi 24/7 en temps réel.
Beaucoup proposent une prise en charge modulaire : de la simple assistance documentaire au service clé en main, intégrant caisses, transferts routiers, formalités et éventuellement pension.
Pour un transfert international, la plupart des compagnies exigent :
– un jeûne alimentaire de 4 heures minimum avant un vol domestique et de 7 heures avant un vol international (eau à disposition) ;
– des caisses dans lesquelles il est possible d’ajouter une couverture ou un jouet familier, sans risque d’étouffement ;
– l’absence de collier/laisse à l’intérieur de la caisse (fixés à l’extérieur uniquement).
Les sédatifs chimiques sont généralement déconseillés, voire interdits par les compagnies et les vétérinaires de transport. Des solutions plus douces (phytothérapie, phéromones, valériane, etc.) peuvent être envisagées après avis du vétérinaire.
Se loger avec des animaux au Kenya : état des lieux et ressources
Une fois l’animal officiellement entré au Kenya, encore faut‑il lui trouver un toit. La bonne nouvelle, c’est que l’offre de logements acceptant les animaux de compagnie augmente, en particulier à Nairobi.
Plateformes et hôtels qui acceptent les animaux
Plusieurs plateformes répertorient des hébergements « pet‑friendly » :
– Booking.com recense :
– 848 hôtels acceptant les animaux dans la région du Grand Nairobi,
– 138 options similaires dans la région centrale du pays ;
– Airbnb met en avant de nombreuses villas, cottages, appartements ou maisons acceptant chiens et chats ;
– BringFido liste spécifiquement des locations de vacances accueillant les chiens, avec 21 annonces pour Nairobi et un système de garantie de la réservation.
Le prix moyen par nuit dans les hôtels kenyans acceptant les animaux de compagnie est d’environ 98 USD.
| Région | Prix moyen/nuit (monnaie source) |
|---|---|
| Grand Nairobi (week‑end) | 93 USD |
| Région centrale (week‑end) | 52 GBP |
Beaucoup d’hébergements qui accueillent les animaux proposent :
– des espaces verts, parfois des parcs ou cheminements à proximité,
– parfois des services spécifiques (gamelles, couchages, voire gardiennage),
– mais appliquent des frais supplémentaires pour animal (nettoyage, garantie, etc.).
Exemples de logements et zones prisées
Le rapport cite une longue liste d’hôtels et de locations, notamment à Nairobi : Nairobi Serena Hotel, Four Points by Sheraton Nairobi Airport, Hilton Garden Inn Nairobi Airport, Windsor Golf Hotel & Country Club, des résidences comme CySuites Apartment Hotel ou Skynest Residences, ainsi qu’une multitude d’appartements meublés à Kilimani, Westlands, Karen, etc.
Certains établissements initialement répertoriés comme acceptant les animaux (Safari Park Hotel, Sarova Panafric, Khweza Bed and Breakfast, Nairobi Serena dans certaines listes) ne le sont plus. Il est donc essentiel de systématiquement vérifier leur politique d’accueil des animaux de compagnie au moment de faire une réservation.
Les quartiers résidentiels les plus prisés des expatriés avec animaux à Nairobi sont notamment :
– Karen, à l’ouest, avec de grands jardins, un environnement plus rural et un climat un peu plus frais ;
– Runda, Rosslyn, Lavington, avec des maisons et compounds spacieux ;
– Kilimani, Westlands, plus denses mais offrant des parcs urbains accessibles en voiture.
En dehors de Nairobi, de nombreuses maisons de vacances, villas ou cottages en bord de mer (Diani, Watamu, Malindi, Tiwi) ou en zone rurale (Laikipia, Nanyuki, Naivasha) acceptent volontiers les animaux, parfois avec de grands terrains ou un accès direct à la plage.
Vétérinaires, réglementation locale et vie quotidienne avec un animal
Le rapport décrit Nairobi comme une ville globalement accueillante pour les animaux de compagnie, avec :
– un réseau vétérinaire de bonne qualité,
– des tarifs en général inférieurs à ceux pratiqués en Amérique du Nord,
– plusieurs espaces verts et forêts urbaines accessibles avec un chien.
Soins vétérinaires au Kenya
Parmi les structures recommandées par la communauté expatriée à Nairobi, on retrouve :
– The Nairobi Veterinary Centre,
– la clinique du KSPCA (Kenya Society for the Protection and Care of Animals),
– Rosslyn Vet Clinic,
– Kabete Veterinary Hospital,
– Karen Veterinary Hospital.
Un vétérinaire, le Dr Z. A. Cockar, est fréquemment cité comme référence pour les expatriés.
Il est recommandé de faire effectuer un bilan sanguin complet (numération formule sanguine et biochimie) avant le départ pour le Kenya. Ce bilan doit être confié au nouveau vétérinaire sur place. Il servira de base de comparaison précieuse en cas de problème de santé ultérieur de l’animal.
Règles locales : licences, laisses et bien‑être
Dans certains comtés, les chiens doivent être licenciés officiellement. Les règles de tenue en laisse dans l’espace public sont généralement en vigueur. Le Kenya Animal Welfare Act fixe des standards de bientraitance et de responsabilité.
Pour les activités de loisirs avec un chien à Nairobi, plusieurs lieux sont cités :
Découvrez des lieux de détente et d’activités en plein air dans la capitale kényane, des forêts aux collines, en passant par des parcs adaptés à vos compagnons à quatre pattes.
Forêt très prisée des joggeurs et des promeneurs de chiens. L’accès est payant et nécessite une permission spécifique pour les chiens.
Idéales pour des randonnées offrant une vue imprenable sur la vallée du Rift.
Un parc urbain arboré, havre de paix au cœur de la ville.
Un espace dédié (dog park) pour que vos chiens puissent se divertir et se socialiser.
Santé et adaptation au climat
Les principaux défis sanitaires pour un animal expatrié au Kenya incluent :
– chaleur parfois intense, surtout dans les zones côtières ou semi‑arides,
– parasites (tiques, puces) et maladies vectorielles (p. ex. ehrlichiose, babésiose) ;
– éventuelles zoonoses locales.
Une prévention antiparasitaire rigoureuse, des visites vétérinaires régulières et une adaptation progressive à la chaleur (sorties aux heures fraîches, eau en permanence, zones d’ombre) sont indispensables.
Pour les chats, un point pratique souvent relevé est la disponibilité plus limitée de litière de qualité homogène : il peut être utile de prévoir une période de transition, ou de se renseigner à l’avance sur les marques disponibles localement.
Conseils pratiques pour un voyage le moins stressant possible
Au‑delà des obligations formelles, plusieurs recommandations reviennent systématiquement chez les spécialistes du transport animalier :
Pour un voyage en avion serein avec votre animal, plusieurs précautions sont essentielles. Acclimatez-le à sa caisse de transport plusieurs semaines avant le départ en la laissant ouverte avec sa couverture, ses jouets et en y servant ses repas pour créer une association positive. Maintenez une routine rassurante en évitant les changements de nourriture et en plaçant dans la caisse un objet familier à votre odeur. Pratiquez un jeûne alimentaire contrôlé : pas de repas copieux 4 heures avant un vol court ou 7 heures avant un long-courrier pour limiter les risques de vomissements, tout en laissant de l’eau disponible jusqu’à l’embarquement. Refusez les sédatifs chimiques, qui augmentent les risques respiratoires en altitude, et privilégiez des alternatives douces sur avis vétérinaire. Étiquetez abondamment la caisse avec vos coordonnées à jour, une photo récente de l’animal, une mention sur son comportement (peureux, mordeur) et des instructions d’alimentation. Enfin, confirmez tous les détails du vol (horaires, lieu de dépôt, conditions) 48 heures avant le départ.
Pour les longues correspondances, il faut garder à l’esprit que l’opérateur du vol, pas le vendeur du billet, impose ses propres règles : un changement de compagnie aérienne en escale peut impliquer de refaire sortir l’animal, de passer les douanes du pays de transit, puis de le réenregistrer, avec toute la paperasse que cela suppose.
Et le retour depuis le Kenya ?
Ce guide se concentre sur l’arrivée au Kenya, mais beaucoup d’expatriés reviendront un jour en Europe, en Amérique du Nord ou ailleurs. Le rapport rappelle que :
Pour les États‑Unis (pays à risque rabique) : formulaire CDC, chien âgé d’au moins 6 mois, microchip posé avant la vaccination antirabique, et certification de bonne santé à l’arrivée. Pour l’UE et le Royaume‑Uni : vaccination antirabique valide, titrage sérique suffisant (≥ 0,5 UI/ml) fait dans un labo agréé plusieurs mois avant le retour, et certificat sanitaire européen ou passeport valide.
Cela signifie que dès l’installation au Kenya, il faut penser au scénario du retour et programmer, au besoin, un titrage antirabique (RNATT) après la vaccination, afin de ne pas se retrouver bloqué sur place au moment de repartir.
En résumé : une expatriation avec animaux au Kenya se prépare comme un projet à part entière
Importer un animal de compagnie au Kenya ne se résume pas à une question sentimentale ou symbolique ; c’est un projet juridique, sanitaire, logistique et financier à planifier avec le même sérieux qu’un déménagement international.
Les jalons principaux sont clairs :
Pour importer un animal au Kenya, plusieurs étapes sont obligatoires : l’animal doit être identifié par micropuce ISO et avoir ses vaccinations à jour, notamment contre la rage. Un permis d’importation kenyan valide est requis. Un certificat sanitaire international, visé par les autorités vétérinaires du pays d’origine, doit être obtenu entre 48 heures et 5 jours avant le départ. Le transport s’effectue obligatoirement en cargo manifesté vers l’aéroport Jomo Kenyatta, dans une caisse conforme aux normes IATA, via une compagnie aérienne respectant les contraintes climatiques. À l’arrivée, un contrôle vétérinaire officiel est effectué ; si tous les documents sont conformes, l’animal est libéré sans quarantaine.
Le rapport montre aussi que la vie au Kenya avec un animal peut être agréable : grands espaces, nombreuses options d’hébergement « pet‑friendly », accès à des vétérinaires compétents et à des parcs pour se promener. À condition d’avoir soigné l’étape la plus délicate : l’entrée sur le territoire.
Prendre le temps, démarrer le processus plusieurs mois à l’avance et, si nécessaire, se faire accompagner par une société spécialisée restent les meilleures garanties pour que votre compagnon arrive sain et sauf… et que votre nouveau départ au Kenya commence sur de bonnes bases pour toute la famille, humains comme animaux.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers le Kenya pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Grèce, Chypre, Maurice, Émirats), la stratégie retenue a consisté à cibler le Kenya pour son régime fiscal favorable aux non‑résidents, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie significativement inférieur à Paris (notamment à Nairobi) et un accès facilité aux marchés d’Afrique de l’Est. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions fiscales), obtention du titre de séjour longue durée, choix et achat de résidence principale, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français, mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, immobilier), et intégration patrimoniale globale (analyse et restructuration si nécessaire), afin de sécuriser les économies fiscales et la diversification géographique.
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