Étudier à l’étranger au Kenya attire de plus en plus d’étudiants internationaux, en particulier en Afrique, mais aussi en Asie et ailleurs. Entre un coût de la vie nettement plus bas que dans de nombreux pays occidentaux, un enseignement en anglais, un système universitaire en expansion et un contexte unique autour des enjeux climatiques, le pays s’impose comme une destination à la fois abordable, exigeante et riche en expériences humaines.
Ce guide couvre les aspects essentiels pour une expérience d’études réussie au Kenya : le système éducatif, le coût de la vie, l’adaptation culturelle, l’impact du changement climatique sur l’enseignement, les démarches de visa, la santé, la sécurité, les perspectives d’emploi et les opportunités de bourses. Il vise à fournir une vision réaliste et concrète aux futurs étudiants.
Un paysage universitaire en pleine expansion
Le système d’enseignement supérieur au Kenya s’est considérablement développé ces dernières années, aussi bien en volume qu’en diversité d’établissements. Plusieurs systèmes de classement recensent aujourd’hui des dizaines d’universités kényanes, publiques comme privées.
Les données issues de différents classements permettent de se faire une idée structurée du paysage :
| Indicateur | Donnée clé |
|---|---|
| Nombre d’universités vérifiées (UNIRANKS® 2026) | 47 |
| Universités considérées comme « top » au Kenya | 8 |
| Universités considérées comme « top » dans leur région | 6 |
| Universités répertoriées par l’AD Scientific Index | 72 |
| Dont universités publiques (AD Scientific Index) | 34 |
| Dont universités privées (AD Scientific Index) | 38 |
| Autres entités de recherche listées | 14 instituts + 2 entreprises |
| Universités évaluées par uniRank (2025) | 69 |
| Universités listées par EduRank | 63 |
Même si aucune université kényane ne figure encore dans le top 200 mondial, plusieurs établissements se dégagent nettement au niveau national et régional. L’Université de Nairobi, par exemple, est régulièrement classée comme première du pays et meilleure institution d’Afrique de l’Est, avec plus de 84 000 étudiants répartis sur plusieurs campus.
Parmi les grandes universités souvent citées figurent notamment : Harvard, Stanford, MIT, Oxford, et Cambridge.
– University of Nairobi
– Kenyatta University
– Jomo Kenyatta University of Agriculture and Technology
– Moi University
– Egerton University
– Strathmore University
– Maseno University
– Technical University of Kenya
– Mount Kenya University
– United States International University-Africa (USIU-Africa)
La majorité des universités sont concentrées dans les centres urbains, particulièrement à Nairobi, mais des campus régionaux se sont développés dans de nombreux comtés (Eldoret, Meru, Thika, Nakuru, etc.) afin d’élargir l’accès à l’enseignement supérieur.
Un système éducatif structuré et tourné vers les compétences
Historiquement, le pays a fonctionné sur un schéma 8:4:4 (8 ans de primaire, 4 de secondaire, 4 d’université). Aujourd’hui, une transition est en cours vers un curriculum basé sur les compétences, connu sous le nom de Competency-Based Curriculum (CBC), introduit en 2017. Ce virage pédagogique vise à former des diplômés plus autonomes, capables de résoudre des problèmes concrets et d’innover.
Les contenus liés au changement climatique et au développement durable sont intégrés au programme dès le primaire, principalement à travers les matières de sciences et d’études sociales, avec un approfondissement scientifique en Grade 8. Cette approche se prolonge au niveau supérieur avec :
Le Kenya s’est doté d’une loi-cadre, le Climate Change Act (2016), rendant obligatoire l’intégration des enjeux climatiques dans les programmes scolaires. Cette approche est soutenue par plusieurs stratégies nationales, dont le National Climate Change Response Strategy, le National Climate Change Action Plan (NCCAP), et le Kenya Climate Change Learning Strategy (2021–2031), qui vise spécifiquement à renforcer les compétences des enseignants et des étudiants. En parallèle, l’initiative Kenya Green University Network, lancée en 2016, encourage les établissements universitaires à adopter des pratiques durables dans la gestion de leurs campus, leurs cursus et leur gouvernance.
Concrètement, le pays cherche à faire de ses étudiants des acteurs du développement durable, en cohérence avec Vision 2030 et l’objectif gouvernemental de planter 15 milliards d’arbres d’ici 2032.
Au niveau universitaire, l’offre est large : licences, masters, MBA, Executive MBA, doctorats, ainsi que des certificats et diplômes professionnalisants. Certaines institutions se sont spécialisées dans l’enseignement à distance et les formats hybrides, comme KCA University ou Mount Kenya University, qui font figure de pionniers de l’e-learning dans le pays.
Étudier au Kenya à l’ère du changement climatique
L’une des particularités majeures des études au Kenya aujourd’hui est la manière dont le changement climatique façonne la vie quotidienne, l’économie… et l’école. Le pays fait partie des États les plus exposés aux catastrophes naturelles, avec 58 % de son territoire classé comme semi-aride. Inondations, sécheresses prolongées, vents violents, dégradation des ressources en eau et des pâturages entraînent chaque année des pertes estimées entre 2 et 2,4 % du PIB.
Cette vulnérabilité a des répercussions directes et indirectes sur l’éducation :
Les phénomènes climatiques extrêmes endommagent les écoles et perturbent l’enseignement. La perte des récoltes compromet les revenus familiaux, affectant le paiement des frais scolaires. La raréfaction des ressources dans les zones pastorales génère des conflits et des fermetures d’établissements. De plus, des changements environnementaux, comme les nouvelles trajectoires des éléphants, peuvent rendre les trajets scolaires dangereux.
Dans les régions arides et semi-arides (ASALs), on estime qu’environ 1,5 million d’enfants scolarisables risquent l’abandon scolaire, en plus des 1,9 million déjà hors du système. Même si ces chiffres concernent surtout l’enseignement de base, ils illustrent un contexte où l’accès à l’éducation reste fragile.
Pour les étudiants internationaux, étudier au Kenya offre une immersion dans un pays où l’adaptation climatique est intégrée aux sphères politique, académique et communautaire. Les universités locales proposent des programmes spécialisés.
Propose des masters et doctorats en Climate Change and Adaptation, formant des experts dans ce domaine crucial.
Offre des certificats en Education for Sustainable Development, axés sur la pédagogie du développement durable.
Délivre également des certificats en gestion des terres arides et semi-arides, adressant un défi environnemental local spécifique.
Les campus eux-mêmes peuvent devenir des laboratoires vivants : jardins scolaires, clubs environnementaux, projets de compostage, tri des déchets, fresques murales de sensibilisation, etc. Dans le bidonville de Kibera à Nairobi, des écoles comme Shammah Splendid Centre ont lancé des initiatives de recyclage, de compostage et même de fabrication de briquettes à partir de déchets papier et sciure.
Pour un étudiant en environnement, développement durable, agronomie, sciences sociales ou urbanisme, au Kenya offre ainsi un terrain d’étude direct sur l’articulation entre politique publique, vulnérabilité sociale, éducation et résilience climatique.
Coût de la vie et budget étudiant au Kenya
Un des principaux atouts du pays réside dans son coût de la vie nettement plus bas que celui de nombreuses destinations d’étude occidentales. Les chiffres comparatifs sont parlants :
| Comparaison | Différence de coût de la vie (hors loyer) | Différence de coût de la vie (avec loyer) | Écart de loyer seul |
|---|---|---|---|
| Kenya vs États-Unis | -56,6 % | -64,8 % | -81,3 % |
| Kenya vs Australie | -54,4 % | -60,1 % | -74,9 % |
| Kenya vs Royaume-Uni | Environ -46,6 % | n.d. | n.d. |
| Nairobi vs Londres (hors loyer) | -53,41 % | n.d. | n.d. |
À l’échelle nationale, le coût moyen de la vie pour une personne (loyer compris) tourne autour de 721 USD par mois, avec un salaire moyen net avoisinant 234 USD. Nairobi, la capitale, est plus chère que la moyenne nationale, mais reste dans le tiers des villes les moins coûteuses du monde selon certaines études.
Pour un étudiant international, les estimations disponibles montrent une fourchette entre 400 et 600 USD par mois, logement compris, en mode de vie raisonnable. Des budgets plus serrés sont possibles, notamment en colocation ou en résidence étudiante.
Un exemple de budget mensuel en shillings kényans (KSh) donne une bonne référence, en particulier pour un étudiant originaire d’Inde, mais transposable à d’autres nationalités :
| Poste de dépense | Fourchette mensuelle (KSh) | Approx. USD |
|---|---|---|
| Logement (colocation) | 10 000 – 20 000 | 80 – 160 |
| Nourriture | 6 000 – 10 000 | 48 – 80 |
| Transport | 3 000 – 5 000 | 24 – 40 |
| Internet & mobile | 2 000 – 4 000 | 16 – 32 |
| Divers | 2 000 – 4 000 | 16 – 32 |
| Total indicatif | 23 000 – 43 000 | 184 – 344 |
Les dépenses peuvent varier fortement selon le style de vie, le quartier, le type de logement (campus vs appartement privé) et l’usage des loisirs.
Logement : campus, résidences privées, colocation
Le logement constitue le poste le plus variable. Les options sont nombreuses, surtout à Nairobi :
Le loyer mensuel minimum pour une chambre partagée dans une résidence universitaire au Kenya.
– Résidences étudiantes privées comme Qwetu Student Residences (Ruaraka, Parklands, Hurlingham, Karen) : chambres meublées, Wi-Fi haut débit, salle de sport, espaces d’étude sécurisés. Les loyers s’échelonnent entre 15 000 et 30 000 KSh par mois.
– Auberges et hostels proches des campus : autour du centre-ville de Nairobi (Ngara, Ziwani, Pangani) ou près de certaines universités (Kahawa West, Kahawa Sukari autour de Kenyatta University, etc.), avec des loyers fréquemment compris entre 3 000 et 12 000 KSh par mois selon le standing et la localisation.
– Studios (“bedsitters”) et appartements en colocation : dans des quartiers comme Kasarani, South B/C, Embakasi, Donholm, Githurai, les loyers peuvent descendre à 5 000–10 000 KSh pour un petit logement basique partagé.
Sur le marché général, les loyers d’un appartement d’une chambre à Nairobi sont très variables :
| Type de logement à Nairobi | Loyer moyen mensuel (USD) |
|---|---|
| 1 chambre en centre-ville | 399 – 414 |
| 1 chambre bon marché (hors hyper-centre) | ≈ 179 |
| 3 chambres en centre-ville | ≈ 726 |
| 3 chambres bon marché | ≈ 322 |
Pour les expatriés travaillant dans les quartiers huppés proches des Nations Unies (Runda, Gigiri, Muthaiga, Lavington, etc.), les loyers grimpent de façon spectaculaire, parfois entre 90 000 et plus de 250 000 KSh pour un appartement ou une maison. Ce type de budget dépasse largement les besoins d’un étudiant, sauf cas particulier (stage hautement rémunéré, financement d’entreprise ou de bourse très généreuse).
En règle générale, les locataires doivent s’acquitter d’un dépôt de garantie équivalent à un à trois mois de loyer et régler le loyer à l’avance. La plupart des logements étudiants sont peu ou pas meublés, notamment hors des résidences spécialisées. Cela implique de prévoir l’achat d’éléments de base comme un lit, quelques meubles et du matériel pour la cuisine.
Transport, alimentation, loisirs : des coûts maîtrisables
Dans les grandes villes, la mobilité repose sur un réseau dense de matatus (minibus privés), de taxis-motos (boda boda), d’autobus classiques et de services de VTC (Uber, Bolt, etc.). Les tarifs restent abordables :
– Ticket de bus ou de matatu : entre 30 et 100 KSh selon la distance et l’heure.
– Ticket mensuel de transport en commun : autour de 3 600–4 240 KSh.
– Course de taxi (démarrage) : environ 180–200 KSh.
Côté alimentation, cuisiner soi-même est la meilleure stratégie pour garder un budget serré. Les prix moyens en supermarché ou au marché se situent par exemple autour de :
| Produit | Prix moyen (KSh) |
|---|---|
| Repas dans un petit restaurant | 500–700 |
| Repas pour deux en resto moyen | 4 000–5 000 |
| Lait (1 L) | 100–112 |
| Pain blanc (1 lb) | 61–64 |
| Riz (1 lb) | 82–101 |
| 12 œufs | 200–210 |
| Filets de poulet (1 lb) | 348–389 |
| Bouteille d’eau 1,5 L | 84–98 |
Les dépenses en loisirs (cinéma, salle de sport, sorties) restent abordables en comparaison internationale, mais peuvent peser sur un budget étudiant modeste. À titre indicatif, un abonnement de gym tourne autour de 5 000–5 600 KSh par mois, et un ticket de cinéma coûte environ 800–950 KSh.
Frais de scolarité et offres de formation
Les frais de scolarité au Kenya varient largement d’une université à l’autre et selon le niveau d’étude. Pour un étudiant international, il faut compter en moyenne :
| Niveau d’étude | Fourchette annuelle (USD) |
|---|---|
| Licence (Bachelor) | 2 000 – 3 500 |
| Master | 2 500 – 4 000 |
| Doctorat (PhD) | 3 000 – 5 000 |
| Fourchette globale mentionnée | 1 380 – 5 000 |
Ces montants restent, dans bien des cas, inférieurs aux frais pratiqués par les universités nord-américaines, britanniques ou australiennes. Les domaines de formation sont très variés : ingénierie, santé, sciences sociales, théologie, business, informatique, communication, pédagogie, etc.
Parmi les programmes de master mis en avant par différentes institutions figurent, par exemple :
Découvrez les principaux domaines de formation de niveau Master proposés par nos universités partenaires.
MBA, Master of Procurement and Supply Chain Management, Finance, Business Administration, etc. à Esami Business School, KCA University, Adventist University of Africa, University of Nairobi…
Master of Public Health, programmes de santé publique, formations pointues en sciences de la santé au KEMRI Graduate School, etc.
Data Science, Applied Computer Science, Cybersecurity and Digital Forensics, Artificial Intelligence, Digital Services Management.
Education Leadership and Management, Curriculum and Policy Studies, Counselling Psychology, Theology, Marriage and Family Therapy…
À cela s’ajoute un éventail croissant de programmes en ligne ou hybrides, souvent plus flexibles et économes en logement et transport. Certaines plateformes répertorient plusieurs dizaines de masters en enseignement à distance proposés depuis le Kenya, ou accessibles à partir du pays.
Il faut également prévoir un budget pour les livres et fournitures, estimé entre 5 000 et 10 000 KSh par semestre, ainsi que les coûts de dossier, d’examens éventuels et de traduction de documents pour les candidatures.
Assurances santé, système de soins et vaccinations
Pour tout étudiant étranger, la couverture santé est une obligation. Les autorités comme les universités exigent une assurance médicale valide, qui doit être conforme à la fois à la loi kényane, aux conditions d’inscription académique et aux exigences d’immigration.
Le système de santé est mixte :
– Secteur public : financé en partie par le National Health Insurance Fund (NHIF), avec des dispensaires et centres de santé primaire principalement tenus par des infirmiers, et des hôpitaux de district pour les cas plus lourds. Il existe plusieurs hôpitaux nationaux de référence, comme Kenyatta National Hospital à Nairobi ou Moi Teaching and Referral Hospital.
– Secteur privé : concentré dans les grandes villes (Nairobi, Mombasa), avec des établissements réputés comme Aga Khan University Hospital, The Nairobi Hospital, MP Shah Hospital, etc. Les soins y sont de qualité supérieure mais plus coûteux.
L’Organisation mondiale de la santé classe l’efficacité du système de santé du pays relativement bas. Les hôpitaux publics souffrent souvent de sous-effectifs, d’équipements datés et de pénuries de matériel. Il est donc recommandé pour la plupart des expatriés et étudiants internationaux de souscrire à une assurance privée internationale.
– D’accéder aux hôpitaux privés de haut niveau.
– De couvrir les hospitalisations, les consultations spécialisées, les médicaments et, idéalement, l’évacuation sanitaire vers un autre pays (Afrique du Sud ou Royaume-Uni par exemple) en cas de pathologie grave.
Plusieurs grands assureurs (Cigna, AXA, Allianz, Bupa Global, Jubilee, APA, etc.) opèrent au Kenya, ainsi que des organisations comme AMREF Flying Doctors pour l’évacuation d’urgence. Il est recommandé de vérifier dans son contrat :
– La prise en charge des soins hospitaliers et ambulatoires.
– Les plafonds et franchises.
– La couverture des maladies chroniques, des urgences, de la santé mentale.
– L’inclusion ou non de l’évacuation médicale internationale.
En parallèle, les voyageurs doivent tenir compte des risques sanitaires locaux : paludisme dans certaines régions, dengue, chikungunya, VIH/SIDA, diarrhées du voyageur. Les autorités sanitaires de plusieurs pays recommandent des vaccinations à jour contre la fièvre jaune (avec certificat exigé selon l’origine), l’hépatite A et B, la typhoïde, le tétanos, la diphtérie, la polio, la rougeole, les oreillons, la rubéole, et un vaccin antigrippal annuel. Une prophylaxie antipaludique peut être nécessaire selon la zone de résidence et de voyage.
Enfin, il est prudent de consommer de l’eau en bouteille et de respecter des règles d’hygiène alimentaire stricte (aliments bien cuits, fruits lavés ou pelés, etc.).
Conditions de sécurité et précautions au quotidien
Les gouvernements américain, canadien et britannique recommandent à leurs ressortissants de faire preuve d’une grande vigilance en voyage dans le pays, en raison de risques d’attentats et de criminalité, notamment à Nairobi, Mombasa et dans certaines zones frontalières (Somalie, Éthiopie, Soudan du Sud).
Pour un étudiant, cela ne signifie pas qu’il soit dangereux de vivre au Kenya, mais qu’il est essentiel d’adopter des comportements prudents :
Pour voyager en toute sécurité, il est conseillé d’éviter les déplacements à pied de nuit dans les grandes villes, de ne pas exhiber d’objets de valeur (bijoux, smartphones haut de gamme, espèces), et d’utiliser une ceinture porte-billets ou un sac discret. Soyez vigilant face aux faux policiers ou agents tentant des arnaques. Enfin, conservez toujours des copies de votre passeport, à la fois dans vos bagages et en version numérique.
Côté logement, de nombreux immeubles sont équipés de grilles de protection, de portails sécurisés, voire de gardiens 24h/24 dans les quartiers résidentiels. Les étudiants doivent privilégier des zones non isolées, éviter les maisons adossées à des forêts ou des zones vides, vérifier la présence de clôtures, de bonne lumière extérieure, de portes solides et éventuellement de systèmes d’alarme.
Le numéro d’urgence dans le pays est le 999.
Processus de visa étudiant et Student Pass
Pour étudier au Kenya, un simple visa de tourisme ne suffit pas. Il est obligatoire d’obtenir un Student Pass, document d’immigration spécifique pour les études, quelle que soit la durée du programme et le niveau (de la maternelle à l’université).
Ce titre de séjour est régi par le Kenya Citizenship and Immigration Regulations 2012, section 30(1). Il est délivré aux étrangers admis dans un établissement d’enseignement agréé. Dans certains cas spécifiques (stages, projets de recherche), il existe des passes distincts, avec des exigences documentaires propres.
Le Student Pass est, en général :
– Valide pour un à deux ans, renouvelable.
– Délivré après un processus de demande basé sur le Form 30, à remplir par l’étudiant et signé/tamponné par l’établissement d’accueil.
– Payant pour les non-ressortissants de la Communauté d’Afrique de l’Est (environ 100 USD par an), gratuit pour les citoyens de cette communauté.
Les étapes clés de la demande incluent notamment :
– Admission préalable dans une université ou un établissement reconnu, avec lettre d’acceptation officielle.
– Dépôt d’un dossier complet via la plateforme en ligne des services d’immigration (
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 € pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Kenya, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler le Kenya, combinant fiscalité personnelle modérée, absence d’impôt sur la fortune, coût de vie nettement inférieur à la France (Nairobi ~40% moins cher que Paris selon le niveau de vie choisi) et environnement dynamique pour l’investissement (immobilier, tourisme, fintech). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence de long séjour, affiliation à une couverture santé locale privée, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, prestataires bilingues) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire), tout en gérant les risques de double imposition via la convention FR‑KE et d’adaptation culturelle.
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