S’installer au Kenya ne se résume pas à réserver un billet d’avion et à rêver de safaris. Entre autorisations de séjour, choix du bon visa, permis de travail, inscription aux organismes publics, ouverture d’un compte bancaire ou encore conversion de permis de conduire, le volet administratif est dense et parfois déroutant. Pourtant, bien préparé, il devient gérable, et permet de profiter pleinement d’un pays à la fois dynamique, relativement abordable et tourné vers l’innovation.
Cet article détaille les démarches à anticiper pour vivre au Kenya, applicables aux salariés expatriés, entrepreneurs, retraités, nomades digitaux et membres de famille rejoignant un résident. Les informations sont basées sur des rapports récents et la réglementation kenyane en vigueur.
Comprendre le cadre général avant de partir
Le Kenya compte environ 54 à 56 millions d’habitants, une économie en croissance (en moyenne 4,8 % par an avant la pandémie, puis 5,5 % de croissance du PIB en 2022) et un positionnement affirmé comme hub régional pour les start-up et l’industrie internationale. Nairobi, sa capitale, fait figure de “Silicon Savannah” avec de nombreux incubateurs, espaces de coworking et entreprises technologiques.
L’indice des prix en Malaisie est 1,58 fois plus bas que la moyenne mondiale.
Pour réussir son installation, il faut donc combiner trois dimensions : bien choisir son statut migratoire, sécuriser ses démarches administratives (visas, permis, enregistrement, santé, permis de conduire…) et anticiper les aspects pratiques du quotidien (logement, banque, fiscalité, sécurité).
Entrer légalement au Kenya : eTA, visas et exemptions
Avant toute installation longue durée, la porte d’entrée passe quasi systématiquement par une autorisation électronique de voyage ou un visa. Depuis le 1er janvier 2024, le Kenya a basculé sur un système généralisé d’Electronic Travel Authorization (eTA).
L’Electronic Travel Authorization (eTA)
L’eTA est désormais obligatoire pour la plupart des visiteurs étrangers. La demande se fait en ligne sur le portail officiel dédié (https://www.etakenya.go.ke) et non plus sur l’ancienne plateforme d’eVisa.
L’eTA n’est valable que pour une seule entrée, pour un voyage devant avoir lieu dans les 90 jours suivant son obtention. La durée du séjour est déterminée par l’agent d’immigration à l’arrivée. Il est impératif de présenter un passeport valable au moins 6 mois après la date d’arrivée, une preuve d’hébergement (réservation ou invitation) et, le cas échéant, un certificat de vaccination contre la fièvre jaune si vous voyagez depuis une zone à risque.
Le tableau ci‑dessous résume les grandes caractéristiques de l’eTA :
| Élément | Détail principal |
|---|---|
| Portail de demande | https://www.etakenya.go.ke |
| Frais eTA standard | 32,50 USD (montant indicatif) |
| Validité pour voyager | 90 jours à compter de la délivrance |
| Type d’entrée | En général, entrée unique |
| Délai conseillé | Demande au moins 3 jours avant le départ (jusqu’à 90 jours avant le voyage) |
| Documents clés | Passeport 6 mois de validité, preuve d’hébergement, certificat fièvre jaune si nécessaire |
Certaines nationalités bénéficient d’exemptions partielles ou totales. Les ressortissants des pays de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC : Burundi, RDC, Rwanda, Soudan du Sud, Tanzanie, Ouganda) peuvent entrer avec une simple carte d’identité nationale et séjourner jusqu’à 180 jours sans eTA. D’autres États africains ou caribéens disposent également de régimes allégés pour des séjours de 60 à 90 jours, et les titulaires de permis de travail, de résidences permanentes ou de laissez‑passer spécifiques (ONU, UA, Banque mondiale…) sont dispensés d’eTA.
Visas touristiques et de court séjour
Pour de nombreux pays, l’eTA a purement remplacé le visa de tourisme classique, et les visas à l’arrivée ne sont plus délivrés depuis 2021. Certaines nationalités, comme les citoyens indiens, peuvent toutefois continuer à solliciter un eVisa touristique, généralement valable 90 jours, via les canaux prévus par l’administration kenyane, avec des frais calibrés par rapport à leur pays d’origine.
Pour un projet d’installation, le visa de court séjour permet d’effectuer les repérages nécessaires sur place. Cela inclut la visite de quartiers, la prise de rendez-vous avec des agences immobilières, la conduite d’entretiens avec des employeurs potentiels, ainsi que des rencontres avec des avocats spécialisés en immigration ou des cabinets de conseil.
Choisir son statut pour vivre au Kenya : permis de travail, retraite, digital nomad, résidence permanente
Vivre au Kenya au‑delà des 90 jours d’un séjour touristique nécessite un statut officiel : permis de travail, permis de résident ordinaire, visa de digital nomad, voire résidence permanente à plus long terme. La loi de référence est le Kenya Citizenship and Immigration Act de 2011, complété par ses règlements.
Toutes les démarches se font via le portail électronique eFNS (Electronic Foreign Nationals Services), accessible par la plateforme eCitizen.
Panorama des principaux statuts de long séjour
On distingue plusieurs catégories adaptées à des situations différentes :
| Statut / Permis | Public visé | Durée typique | Droit de travailler pour une entité kenyane ? |
|---|---|---|---|
| Permis de travail Class D (emploi) | Salariés recrutés par une entreprise au Kenya | 1 à 2 ans, renouvelable | Oui, pour l’employeur désigné uniquement |
| Permis Class G (investisseur / business) | Entrepreneurs et investisseurs | 2 ans, renouvelable | Oui, dans sa propre société |
| Permis Class K (résident ordinaire / retraité) | Personnes financièrement indépendantes (pension, rente) | 2 ans, renouvelable | Non |
| Permis Class N (digital nomad) | Télétravailleurs pour entreprises étrangères, freelances | 1 ou 2 ans, renouvelable | Non pour des clients kenyans |
| Résidence permanente (PR, catégories A–D) | Anciens citoyens, conjoints, enfants, détenteurs de permis | Illimitée (endossement 5 ans) | Oui, sous modalités spécifiques |
D’autres classes existent (mines, agriculture, missions religieuses, ONG, réfugiés…), mais ces cinq catégories couvrent la majorité des situations de résidents étrangers qui souhaitent vivre au Kenya dans la durée.
Le permis de travail Class D : pour les salariés expatriés
Le Class D est le permis “classique” pour un emploi au Kenya. Il suppose un contrat avec un employeur légalement enregistré dans le pays, et l’administration exige que le poste ne puisse être facilement pourvu par un ressortissant kenyan. L’entreprise doit démontrer que les compétences de l’expatrié sont spécifiques et que son arrivée profitera à l’économie locale.
Les conditions essentielles incluent :
– Passeport valide au moins six mois
– Offre d’emploi détaillée, contrat de travail
– Diplômes, qualifications et expérience professionnelle
– Lettre motivée de l’employeur adressée au Directeur général de l’immigration
– Justificatifs fiscaux de l’entreprise (PIN KRA, certificat de conformité fiscale)
– Preuve que l’entreprise a tenté de recruter localement
– Désignation d’un “understudy” kenyan pour le transfert de compétences (CV, contacts à l’appui)
Les frais sont élevés : un dossier de Class D se traduit par un droit de traitement non remboursable, puis un droit d’émission pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers de shillings par an. Le permis est généralement valable un à deux ans, renouvelable, et lié à un employeur précis. Changer de société implique une nouvelle demande complète.
L’administration recommande de déposer une demande de permis de travail 6 à 8 semaines avant la date de prise de poste, et au moins 3 mois avant son expiration en cas de renouvellement. En pratique, les délais observés varient entre 2 et 6 mois. Pendant la période d’instruction, travailler sans permis valide est techniquement illégal, sauf si l’on dispose d’un ‘Special Pass’ temporaire.
Les permis d’investissement et d’entrepreneuriat (Class G, F…)
Pour les entrepreneurs étrangers souhaitant diriger leur propre société au Kenya, la voie habituelle est le permis Class G, destiné à ceux qui investissent dans le commerce, la consultance ou certaines activités spécifiques. L’exigence centrale est une capacité financière minimale, souvent fixée à 100 000 USD d’investissement.
Ce permis se combine avec la création d’une structure locale (généralement une Private Limited Company), enregistrée auprès du Business Registration Service via eCitizen. Le titulaire du Class G peut ensuite légalement gérer son entreprise, signer des contrats et obtenir les identifiants fiscaux (PIN) nécessaires.
Dans certains secteurs (agriculture, élevage, industrie), d’autres catégories (Class B, F) sont plus appropriées, avec également des exigences de capital, de terrain ou d’autorisations sectorielles.
Le permis Class K : vivre au Kenya sans y travailler
Le permis Class K s’adresse aux personnes souhaitant résider au Kenya sans y exercer de profession rémunérée, typiquement des retraités ou des individus vivant de revenus de source étrangère (pension, rente, dividendes…).
Les critères sont clairs :
– Être âgé d’au moins 35 ans
– Justifier d’un revenu annuel garanti d’au moins 24 000 USD provenant de l’étranger
– Ne pas exercer d’emploi ni d’activité professionnelle au Kenya
– Fournir un extrait de casier judiciaire vierge, des copies de passeport et des pièces justificatives d’origine des revenus
Les frais sont conséquents : 20 000 KSh de frais de dossier non remboursables, puis 250 000 KSh de frais par année de permis approuvé (exonérés pour les ressortissants de la Communauté d’Afrique de l’Est). Un dépôt de garantie de 100 000 KSh est également demandé. Les délais de traitement tournent autour de 2 à 3 mois.
Ce permis n’octroie pas directement la citoyenneté. Cependant, la période de résidence avec ce permis est prise en compte dans le calcul des années requises pour déposer une demande de résidence permanente. Ultérieurement, cette résidence permanente peut éventuellement permettre d’engager une procédure de naturalisation.
Le visa / permis de digital nomad (Class N)
Récemment, le Kenya a introduit un permis spécifique pour les télétravailleurs étrangers, officiellement intégré dans le cadre juridique des Kenya Citizenship and Immigration (Amendment) Regulations, 2024. Ce “Digital Nomad Work Permit” (Class N) cible les salariés distants, freelances et entrepreneurs en ligne travaillant exclusivement pour des clients ou employeurs situés hors du Kenya.
Les critères combinent plusieurs exigences :
– Être employé par une société immatriculée à l’étranger ou exercer en freelance pour une clientèle étrangère
– Fournir la preuve d’un revenu stable provenant de l’extérieur du pays (avec un plancher annuel estimé entre 24 000 et 55 000 USD selon les sources)
– S’engager par écrit à ne pas travailler pour des entreprises kényanes ni prester de services rémunérés pour des clients locaux
– Présenter un casier judiciaire vierge, une preuve d’assurance santé, une réservation d’hébergement ou un bail, et parfois une lettre de non‑objection de l’ambassade du pays d’origine
La demande se fait via le formulaire 25 sur le portail eFNS, avec un droit de traitement de 200 USD non remboursable et une redevance annuelle de 1 000 USD à l’émission. Le permis est généralement accordé pour un à deux ans et peut être renouvelé si les critères restent remplis. Le délai annoncé se situe entre 2 et 4 semaines, même si, en pratique, il est prudent de prévoir une marge.
Fiscalement, le principe est que les revenus de source étrangère des digital nomads ne sont pas imposés au Kenya tant qu’ils ne créent pas d’établissement stable ni ne travaillent pour des clients kenyans. Mais si la présence dépasse 183 jours par an, la question du statut de résident fiscal peut se poser, d’où l’intérêt de se faire conseiller en fiscalité internationale.
La résidence permanente : un statut à long terme
Le Kenya propose un statut de résident permanent (Permanent Residence, PR) pour ceux qui remplissent certains critères. Il ne s’agit pas d’une citoyenneté : le titulaire ne vote pas, ne détient pas de carte d’identité kényane et ne bénéficie pas automatiquement de la pleine propriété foncière (toujours limitée au bail emphytéotique pour les étrangers). En revanche, il n’a plus besoin de renouveler en permanence un permis de séjour, même si une mise à jour de l’endossement est requise tous les cinq ans.
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– Catégorie A : anciens citoyens kényans ayant perdu ou renoncé à leur nationalité
– Catégorie B : étrangers ayant détenu des permis de travail valides pendant au moins sept ans et résidé sans interruption les trois dernières années
– Catégorie C : enfants de citoyens kenyans nés à l’étranger et ayant une autre nationalité
– Catégorie D : conjoints étrangers de citoyens kenyans mariés depuis au moins trois ans
Pour la catégorie B (la plus fréquente pour les expatriés), il faut prouver une contribution tangible au développement socio‑économique du pays, être à jour de ses obligations fiscales, ne pas avoir été déclaré en faillite ni représenter un risque pour la sécurité nationale. Les frais sont élevés : 50 000 KSh de traitement non remboursable, puis 750 000 KSh à l’émission pour un adulte dans cette catégorie.
Les délais de traitement peuvent atteindre 8 à 12 mois, voire davantage, avec des vérifications complémentaires par les services de renseignement (NIS). Une fois le certificat de résidence permanente obtenu, il faut entrer au Kenya dans l’année qui suit si l’on se trouvait à l’étranger lors de la demande.
Vers la citoyenneté : un objectif lointain
Le Kenya ne propose pas de “citoyenneté par investissement”, mais la résidence permanente peut, après au moins sept ans de détention, ouvrir la voie à une demande de naturalisation. La naturalisation requiert notamment une bonne connaissance du swahili, ainsi qu’une compréhension des lois et de la culture du pays. Le Kenya accepte la double nationalité, sous réserve que le pays d’origine du demandeur la tolère également.
Travailler au Kenya : permis, obligations et contraintes
Au‑delà du choix du bon statut, travailler légalement au Kenya suppose de respecter des procédures strictes. Le gouvernement privilégie l’emploi local, et chaque permis est examiné à l’aune de l’intérêt économique pour le pays.
Le portail eFNS et la procédure standard
Toutes les demandes de permis de travail (classes A à R) passent par le portail en ligne eFNS. Le processus type comporte plusieurs étapes :
1. Création d’un compte eCitizen et enregistrement sur eFNS 2. Remplissage du formulaire adapté (souvent le Form 25 pour les permis) 3. Téléversement des pièces justificatives (passeport, diplômes, justificatifs d’emploi ou d’investissement, casier judiciaire, documents de l’employeur) 4. Paiement en ligne des frais de dossier (via mobile money M‑Pesa, carte, virement) 5. Examen par le comité de détermination des permis 6. Notification en ligne (acceptation, demande de compléments, ou refus) 7. Paiement des frais d’émission et dépôt de la caution de sécurité si applicable 8. Endossement du permis sur le passeport dans un bureau d’immigration
Le traitement est surtout documentaire, sans entretien dans la grande majorité des cas. Des avocats spécialisés, comme Njaga & Co. Advocates ou d’autres cabinets d’immigration, accompagnent fréquemment les entreprises et les candidats dans la constitution des dossiers, la rédaction des lettres de motivation et la gestion des recours.
Le Special Pass : pour débuter une mission à court terme
Lorsqu’un étranger doit commencer à travailler rapidement avant l’obtention du permis de travail définitif, les autorités peuvent délivrer un “Special Pass”. Ce titre temporaire autorise des activités professionnelles pour une durée maximale de six mois (souvent émis pour 1 à 3 mois, renouvelables une seule fois). Il reste toutefois strictement limité dans le temps et ne se substitue pas à un permis de long séjour.
Statut des conjoints et des enfants
Les membres de famille (conjoints, enfants de moins de 21 ans) d’un titulaire de permis de travail ou de résidence peuvent demander un Dependent Pass. Celui‑ci permet de rester légalement dans le pays sans autorisation de travail. Un conjoint souhaitant exercer une activité professionnelle doit, lui aussi, obtenir un permis de travail en son nom.
Créer une entreprise au Kenya : démarches et liens avec l’immigration
De nombreux étrangers envisagent le Kenya comme base régionale pour des activités commerciales, technologiques ou de services. Le pays permet à un non‑ressortissant de détenir à 100 % une entreprise, à l’exception de certains secteurs réglementés ou de la propriété foncière en pleine propriété.
Structures juridiques et enregistrement
Plusieurs formes d’entités sont disponibles :
– Sole Proprietorship (entreprise individuelle)
– Private Limited Company (société à responsabilité limitée – forme la plus courante)
– Public Limited Company
– Limited Liability Partnership
– Limited Partnership
– Company Limited by Guarantee
– Succursale d’une société étrangère
L’enregistrement se fait via le Business Registration Service (BRS) sur la plateforme eCitizen. La procédure débute par une recherche et réservation de nom d’entreprise, généralement valable 30 jours. Les formulaires à compléter varient selon la structure (BN2 pour une entreprise individuelle, LLP1 pour une LLP, CR1/CR2/CR8 pour une Limited Company, FC1–FC4 pour une succursale).
Le coût gouvernemental standard pour l’enregistrement d’une société au Kenya s’élève à 10 650 KSh.
Une fois immatriculée, l’entreprise devra :
– Obtenir un PIN fiscal auprès de la Kenya Revenue Authority (KRA)
– S’enregistrer pour la TVA si son chiffre d’affaires dépasse 5 millions de KSh par an
– S’enregistrer auprès du NSSF (retraite) et de l’Assurance santé (SHA, ex‑NHIF) pour les salariés
– Demander les licences sectorielles ou permis d’exploitation nécessaires auprès du comté ou de régulateurs nationaux
Lien avec le permis de travail
Posséder une société ne donne pas automatiquement le droit de travailler au Kenya. Le dirigeant étranger doit obtenir un permis d’investisseur (souvent Class G), en démontrant qu’il apporte un capital suffisant (au moins 100 000 USD pour certains types d’activité) et que son projet contribue à l’économie locale (emplois, transfert de technologie, exportations…).
Pour un directeur étranger, la signature de comptes bancaires et la perception d’une rémunération nécessitent l’obtention d’un PIN fiscal personnel. Cette démarche est elle-même conditionnée à la détention préalable d’un permis de travail valide.
Régime fiscal des entreprises
Les sociétés résidentes (immatriculées au Kenya ou contrôlées localement) paient l’impôt sur les sociétés au taux de 30 %. Les succursales de sociétés étrangères sont considérées comme non‑résidentes et imposées à 37,5 %. La TVA est fixée à 16 % pour la plupart des biens et services taxables. Les entreprises doivent aussi pratiquer la retenue à la source sur les salaires (PAYE), et s’acquitter de leurs déclarations annuelles auprès de la KRA.
Ouvrir un compte bancaire et gérer ses finances
Le Kenya dispose d’un secteur bancaire assez développé, avec de grandes banques locales (Equity Bank, KCB Bank, Absa Bank Kenya, Stanbic…) et des filiales de groupes internationaux comme Standard Chartered.
Conditions pour ouvrir un compte en tant qu’étranger
En pratique, l’ouverture d’un compte exige souvent :
– Une présence physique au Kenya, en particulier pour un premier compte
– Un document d’identité valide (passeport)
– Une preuve de statut migratoire (visa de long séjour, permis, Foreigners’ Certificate / Alien Card)
– Une adresse locale (bail, facture de services)
– Parfois, un numéro de téléphone kenyan, une photo d’identité et un certificat PIN KRA
Les règles KYC de la Banque centrale du Kenya (CBK) compliquent l’ouverture de compte pour les touristes et visiteurs de court séjour, qui doivent généralement recourir à des services pour la diaspora ou à des produits mobiles spécifiques.
Certaines banques proposent des ouvertures en ligne ou via application mobile (par exemple KCB M‑Benki ou des solutions de Standard Chartered), mais même dans ces cas, une vérification en face‑à‑face peut être exigée. Pour les résidents de longue durée, il est recommandé de se renseigner directement auprès de plusieurs banques et de comparer frais et conditions.
Frais bancaires et alternatives
La plupart des banques facturent :
Les principaux frais appliqués par les banques sur les comptes courants, pouvant impacter votre budget.
Des frais mensuels facturés pour la gestion du compte, parfois supprimés si un certain solde minimum est maintenu.
Des frais appliqués sur les retraits aux distributeurs automatiques, particulièrement élevés hors du réseau de votre banque.
Des commissions sur les transferts internationaux et des marges appliquées sur le taux de change des devises.
Pour les transferts internationaux, des services spécialisés comme Wise (ex‑TransferWise) permettent souvent de bénéficier du taux de change réel (mid‑market) et de coûts plus faibles que les banques traditionnelles. Wise offre également des coordonnées locales (IBAN, compte GBP, USD…) utiles pour percevoir salaires ou pensions étrangères tout en payant ses dépenses au Kenya.
Se loger à Nairobi et ailleurs : cadre légal, bail et budget
Le logement fait partie des postes centraux — et parfois des plus complexes — pour un expatrié au Kenya, en particulier à Nairobi où les loyers sont parmi les plus élevés du continent africain.
Droit au logement et achat de propriété
Les étrangers peuvent louer librement un logement. Pour l’achat, le cadre est plus restreint :
– Les non‑citoyens ne peuvent pas détenir de terrain en pleine propriété
– Ils peuvent obtenir un bail (leasehold) de 99 ans renouvelable
– Des restrictions existent pour les acquisitions de terres agricoles ou destinées à certains usages commerciaux
Les frais annexes à l’achat incluent :
– Droits de timbre : 4 % en zone municipale, 2 % en dehors
– Honoraires d’avocat : 1 à 2 % du prix
– Commission d’agent immobilier : plafonnée à 3 %
– Frais d’enregistrement divers
La plupart des expatriés se tournent vers la location, d’autant qu’une grande partie travaille sous contrat à durée déterminée, avec la possibilité de bénéficier d’allocations logement quand ils sont employés par des entreprises internationales ou des ONG.
Marché locatif à Nairobi : repères et quartiers
Nairobi est la ville la plus chère du pays en matière de loyers. Les chiffres disponibles donnent une moyenne d’environ 130 000 KSh par mois pour un appartement, avec une fourchette allant de 25 000 à plus de 500 000 KSh selon la taille, l’emplacement et le standing.
Quelques ordres de grandeur représentent une échelle de valeurs allant jusqu’à cent mille.
| Type de logement / dépense | Nairobi (approx.) |
|---|---|
| Loyers 1 chambre centre‑ville | 37 272 KSh / mois |
| Loyers 1 chambre hors centre | 18 163 KSh / mois |
| Appartement 85 m² meublé – quartier cher | 170 729 KSh / mois (≈ 1 318 USD) |
| Appartement 85 m² meublé – quartier standard | 100 390 KSh / mois (≈ 775 USD) |
| Charges (2 personnes, 85 m²) | 9 097 KSh / mois (≈ 70 USD) |
| Internet fixe (8 Mbps) | 3 064 KSh / mois (≈ 24 USD) |
Les quartiers prisés des expatriés à Nairobi sont notamment :
– Karen, Runda, Muthaiga, Lavington, Gigiri, Kitisuru, Spring Valley : zones résidentielles verdoyantes, maisons individuelles ou villas dans des résidences sécurisées, loyers élevés, bonne qualité de vie
– Westlands, Parklands, Kilimani, Hurlingham, Riverside, Kileleshwa : quartiers urbains avec immeubles modernes, commerces, restaurants, bureaux, vie nocturne active, adaptés aux jeunes actifs
– Lang’ata, South B, South C, Ruaka, Syokimau, Tatu City (Ruiru) : options intermédiaires avec des compounds sécurisés, plus abordables et souvent bien connectés
Certaines zones comme Eastlands, Kayole ou Kariobangi sont connues pour des taux de criminalité plus élevés, ce qui incite de nombreux étrangers à les éviter pour un premier séjour, au moins le temps de se familiariser avec la ville.
Procédure de location et aspects contractuels
La recherche de logement peut s’appuyer sur :
Plusieurs canaux sont disponibles pour trouver un logement, des agences traditionnelles aux plateformes numériques et réseaux communautaires.
Pour une recherche accompagnée par des professionnels, contactez des agences internationales comme Knight Frank ou des agences locales spécialisées.
Consultez les grands sites de petites annonces et de mise en relation : Property24, BuyRentKenya, PigiaMe, Hao Finder et NairobiRents (qui vérifie les propriétaires).
Rejoignez les groupes d’expatriés sur Facebook ou d’autres réseaux pour bénéficier de recommandations et d’annonces de particuliers.
Pour un hébergement temporaire ou meublé, explorez les plateformes de serviced apartments, les locations saisonnières ou Airbnb.
Il est conseillé de lancer la recherche au moins 60 jours avant le déménagement, car les biens les plus recherchés partent souvent en début de mois.
Les baux sont généralement conclus pour un an, parfois plus ou moins selon l’accord avec le bailleur. La réglementation récente (projet de loi Landlord and Tenant) vise à renforcer la transparence et l’encadrement des augmentations de loyer : une hausse n’est possible qu’au bout de 12 mois de location, puis à intervalles réguliers de 12 mois minimum.
Les points d’attention dans le contrat :
– Durée du bail et conditions de renouvellement
– Clause de résiliation anticipée et préavis (tant pour le locataire que pour le propriétaire)
– Répartition des charges (eau, électricité, internet, service de sécurité, entretien des parties communes)
– Modalités de restitution du dépôt de garantie
Le dépôt de garantie, équivalent à un à trois mois de loyer, doit être strictement lié aux états des lieux d’entrée et de sortie. Pour éviter tout litige, il est fortement conseillé de documenter l’état du logement avec des photos datées. En cas de désaccord sur sa restitution, des recours sont possibles auprès des tribunaux ou des commissions spécialisées.
Charges et services
Les loyers n’incluent que rarement les charges :
– Électricité : fournie par Kenya Power, paiement fréquent via M‑Pesa (Paybill 888888), avec des tarifs progressifs selon la consommation
– Eau : assurée par Nairobi City Water and Sewerage Company, qualité variable et risques de coupures ; certains immeubles disposent de réservoirs et pompes de secours
– Gaz de cuisine : par bonbonnes LPG distribuées par différents acteurs (Total, Shell, K‑Gas…) ; paiement cash ou mobile money, encadré par des règles de sécurité en hausse
– Internet : principaux fournisseurs Safaricom, Zuku, Faiba, avec des offres fibre allant jusqu’à 100 Mbps et plus
Les déchets sont souvent pris en charge par des entreprises privées mandatées par la ville. Le recyclage se développe au travers d’initiatives locales et d’ONG.
La sécurité est un poste de dépense à part entière : dans les compounds, le coût des gardiens, barrières et caméras est intégré dans les “service charges”. Pour les maisons individuelles, il faut souvent contracter son propre service de gardiennage 24 h/24 ou installer systèmes d’alarme, CCTV et éclairage de sécurité.
Santé et couverture médicale : ce qu’il faut faire en arrivant
Sur le plan sanitaire, le Kenya combine un système public encore fragile et un secteur privé performant mais coûteux. Pour un expatrié, l’une des démarches essentielles consiste à mettre en place une couverture médicale solide, incluant l’évacuation d’urgence.
Organisation du système de santé
Le système repose sur trois piliers :
– Public (environ 48 % des structures) : dispensaires, centres de santé, hôpitaux publics gérés par le ministère de la Santé. Les soins de base (rhume, grippe, paludisme simple, soins infantiles) sont souvent gratuits ou très subventionnés pour les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes et certaines pathologies prioritaires (HIV, tuberculose).
– Privé non lucratif : hôpitaux confessionnels, ONG médicales, missions, représentant une part non négligeable de l’offre.
– Privé lucratif (environ 41 % des structures) : cliniques et hôpitaux modernes, surtout à Nairobi et Mombasa, proposant des standards proches de ceux des pays occidentaux.
Le classement de l’OMS situe le système kényan à un niveau modeste en termes d’efficacité, notamment à cause du manque de personnel et de ressources dans le public, surtout en zone rurale.
Hôpitaux et cliniques de référence
Dans les grandes villes, plusieurs hôpitaux privés se distinguent :
Une sélection d’établissements de santé de renom au Kenya, offrant des soins spécialisés et généraux dans plusieurs villes.
Présent à Nairobi et Mombasa, cet hôpital universitaire est un centre de référence pour des soins spécialisés et la formation médicale.
Un des plus grands hôpitaux privés de Nairobi, offrant une vaste gamme de services médicaux et chirurgicaux.
Hôpital généraliste réputé situé à Nairobi, connu pour ses services cliniques et son personnel qualifié.
Établissement moderne situé dans le quartier de Karen à Nairobi, fournissant des soins de qualité dans un environnement serein.
Hôpital pédiatrique de pointe à Nairobi, spécialisé dans les soins médicaux et chirurgicaux pour les enfants.
Dédié à la santé des femmes, cet hôpital offre des services gynécologiques, obstétriques et de bien-être féminin.
Important hôpital privé de la côte kényane, desservant la région de Mombasa avec des soins généraux et spécialisés.
Hôpital de mission situé à Kijabe, reconnu pour ses soins abordables et sa formation en santé communautaire.
Côté public, on trouve des établissements de référence comme Kenyatta National Hospital ou Moi Teaching and Referral Hospital, mais leurs services sont soumis à des tensions capacitaires et à des temps d’attente importants.
Assurances santé : NHIF/SHA et couverture privée
Le Kenya a longtemps fonctionné avec la NHIF (National Health Insurance Fund), qui a récemment évolué vers un cadre appelé Social Health Authority (SHA). L’adhésion à la NHIF était obligatoire pour les fonctionnaires et encouragée pour les travailleurs du privé ; les expatriés disposant d’un emploi local sont, en principe, éligibles et souvent obligés de cotiser.
Néanmoins, la couverture de la NHIF/SHA reste limitée pour des soins spécialisés ou en établissements privés haut de gamme. C’est pourquoi la quasi‑totalité des expatriés se tournent vers une assurance santé privée internationale.
Les grandes compagnies présentes ou reconnues incluent : Cigna, AXA, Allianz, April International, Bupa Global, William Russell, IMG, Jubilee, APA Insurance, entre autres. Ces polices couvrent généralement :
– Soins hospitaliers et ambulatoires
– Examens et imagerie
– Chirurgie et maternité (souvent après périodes de carence)
– Santé mentale, parfois en option
– Soins dentaires et optiques (en supplément)
– Médicaments prescrits
– Évacuation médicale (aérienne) vers Nairobi, Mombasa, voire un autre pays
C’est le coût annuel en livres sterling que peuvent atteindre les plans d’assurance santé les plus complets pour expatriés.
En cas d’urgence, les numéros 999, 112 ou 911 permettent d’alerter les secours, mais les ambulances publiques sont parfois peu réactives. Les hôpitaux privés disposent souvent de leurs propres services d’ambulance. Dans les zones rurales, de nombreux expatriés souscrivent en complément à un service de “flying doctors” (comme AMREF) pour pouvoir être héliportés vers un hôpital équipé.
Vaccins et risques sanitaires
Pour entrer au Kenya, un certificat de vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire si l’on vient d’un pays où la maladie est endémique. D’autres vaccins recommandés comprennent l’hépatite A et B, la typhoïde, la diphtérie‑tétanos‑polio, la rougeole‑rubéole‑oreillons, la rage, la méningite à méningocoque et la grippe saisonnière.
Le paludisme reste un problème majeur, notamment dans certaines zones (côtes, régions lacustres). Une prophylaxie antipaludique peut être recommandée selon les zones de résidence et de déplacement. L’eau du robinet n’est généralement pas potable : il est conseillé de consommer de l’eau en bouteille ou filtrée.
Permis de conduire : conduire légalement au Kenya
Conduire est quasi incontournable pour s’installer durablement hors du centre de Nairobi ou pour voyager dans le pays. Le Kenya applique un régime assez strict pour les conducteurs étrangers.
Utiliser son permis étranger à court terme
Un ressortissant étranger peut conduire au Kenya avec son permis national valide pendant 90 jours après son arrivée. Si le permis n’est pas en anglais, il doit être accompagné d’une traduction officielle ou d’un permis de conduire international (IDP). Au‑delà de ces 90 jours, il est obligatoire de convertir le permis ou de passer un permis kényan.
Les touristes de court séjour peuvent donc louer une voiture avec leur permis national + IDP dans la plupart des agences internationales (Avis, Europcar, etc.), mais une installation durable nécessite un permis local.
Conversion de permis étranger
La conversion se fait via le système TIMS (Transport Integrated Management System) de la NTSA (National Transport and Safety Authority), accessible à partir d’un compte eCitizen.
Conditions principales :
Pour conduire au Luxembourg avec un permis de conduire étranger, vous devez être âgé de plus de 18 ans, détenir un permis étranger valide et avoir un statut d’immigration légal (comme un visa de long séjour). Vous devez également fournir une lettre d’authentification de l’autorité émettrice et être médicalement apte à conduire, notamment au niveau visuel.
Les documents à fournir incluent :
– Permis étranger original et copie
– Passeport + copie
– Permis de travail ou Dependant Pass le cas échéant
– 2 photos d’identité
– Lettre d’authentification
– Carte d’étranger (Alien Card) ou lettre d’exemption
Après dépôt en ligne et paiement (environ 1 050 KSh de frais de conversion, auxquels s’ajoutent 3 050 KSh pour la carte de permis “smart”), la NTSA traite le dossier en 5 à 21 jours ouvrables selon les cas. Une visite dans un centre NTSA ou un Huduma Centre est ensuite nécessaire pour la prise d’empreintes biométriques. Le permis “smart” est valable trois ans et renouvelable en ligne.
Certains profils, comme les diplomates ou certains personnels techniques exemptés, bénéficient de procédures spécifiques avec des frais réduits ou exonérés.
Obtenir un nouveau permis kényan
Pour ceux qui n’ont pas de permis à convertir ou qui souhaitent une autre catégorie (poids lourds, moto, etc.), il faut :
Pour obtenir un permis de conduire au Kenya, il faut d’abord suivre une formation de 4 à 6 semaines dans une auto‑école agréée par la NTSA. Ensuite, l’apprenti conducteur doit réussir un examen théorique, payant environ 1 000 KSh, via la plateforme TIMS. Vient ensuite l’examen pratique, supervisé par des examinateurs de la NTSA. Enfin, une fois ces étapes validées, la demande de permis est déposée sur TIMS, avec le paiement des frais : environ 750 KSh pour le traitement et 3 050 KSh pour la carte smart.
Les permis sont strictement catégorisés (A pour les motos, B pour les voitures, etc.), et un changement de catégorie requiert souvent un nouvel examen.
Règles de conduite et sécurité routière
Au Kenya, on conduit à gauche. Les limitations de vitesse sont en général de 50 km/h en zone urbaine et 100 km/h sur route. La ceinture est obligatoire, le taux maximal d’alcoolémie autorisé est de 0,08 %, le téléphone au volant est interdit sauf en mains libres, et le port du casque est obligatoire pour les motocyclistes (conducteur et passager).
Le permis “smart” intègre un système de points pour suivre le comportement des conducteurs, et les autorités renforcent progressivement les contrôles.
Autres démarches clés : enregistrement, fiscalité, éducation, sécurité
Vivre au Kenya implique enfin quelques démarches complémentaires variables selon la situation familiale et professionnelle.
Enregistrement des étrangers et Alien Card
Tout étranger âgé de plus de 18 ans qui reste plus de 90 jours dans le pays doit demander un Foreign Nationals Certificate (Alien Card) auprès du Département de l’Immigration via eFNS. Cette carte biométrique sert d’identifiant interne, est nécessaire pour de nombreuses démarches (ouverture de compte bancaire, enregistrement de ligne téléphonique, etc.) et doit être renouvelée régulièrement.
Fiscalité personnelle : où payer ses impôts ?
Le Kenya impose les revenus de source kenyane. Le taux d’imposition sur le revenu des personnes physiques peut atteindre 30 %, tandis que la TVA standard est de 16 %. En pratique :
Pour les salariés travaillant au Kenya, le régime fiscal dépend de leur situation. Les salariés payés par un employeur local sur un compte kényan sont imposés au Kenya, avec retenue à la source (PAYE) par l’employeur. Les salariés à distance pour une entreprise étrangère, payés sur un compte étranger, sont en principe imposés dans le pays de l’employeur, sauf si leur activité crée un établissement stable au Kenya. Enfin, pour les télétravailleurs payés sur un compte kényan, les autorités fiscales peuvent considérer ces revenus comme imposables localement.
Un séjour de plus de 183 jours par an sur le territoire soulève la question du statut de résident fiscal. Chaque situation nécessite un conseil personnalisé, en particulier pour les détenteurs de permis de digital nomad ou les entrepreneurs.
Scolarité des enfants
Le système éducatif kényan comporte quatre niveaux : maternelle (4‑5 ans), primaire (6‑14 ans), secondaire (14‑18 ans) et université. L’école publique est gratuite, mais souffre souvent de sous‑financement et de classes surchargées, surtout en zone rurale. La majorité des expatriés choisissent donc les écoles privées ou internationales (programme britannique avec GCSEs et A‑Levels, baccalauréat international, etc.).
Le coût annuel pour un enfant de 12 ans dans une école internationale au Kenya peut dépasser 32 000 USD.
Sécurité et précautions
Les zones touristiques (parcs nationaux, côtes) sont en général bien sécurisées, mais les grandes villes, en particulier Nairobi et Mombasa, connaissent des niveaux de criminalité élevés (vols, agressions, cambriolages). À Nairobi, plus de la moitié de la population aurait été victime d’un vol ou d’une agression dans l’année.
Les précautions conseillées pour un résident :
– Éviter de marcher seul la nuit et de montrer des objets de valeur
– Préférer les taxis de plateforme (Uber, Bolt) ou un chauffeur privé plutôt que les matatus et boda‑bodas, réputés dangereux
– Vivre dans un logement sécurisé (compound avec gardiennage, alarme, contrôles d’accès)
– Suivre les recommandations des ambassades concernant les zones à risque, notamment près de certaines frontières
Les numéros d’urgence sont 999, 112 ou 911 pour joindre la police, les ambulances ou les pompiers. Il est recommandé de conserver sur soi une copie de son passeport et de son permis de séjour, les originaux étant à garder en sécurité à domicile.
Conclusion : une installation exigeante mais accessible avec une bonne préparation
Vivre au Kenya suppose de naviguer entre procédures en ligne, justificatifs à rassembler, délais administratifs et exigences de conformité. De l’eTA initial à la demande de permis, en passant par l’enregistrement de sa société, l’ouverture d’un compte bancaire, la souscription à une assurance santé internationale et la conversion de son permis de conduire, chaque étape requiert rigueur et anticipation.
Malgré des démarches administratives initiales exigeantes, le pays compense par un cadre de vie très attractif : coût de la vie relativement bas, climat agréable et une population majoritairement anglophone (près de 80%). Il présente également une scène tech dynamique, des espaces naturels exceptionnels et d’importantes possibilités d’entrepreneuriat. Ces efforts initiaux constituent ainsi un investissement pour un projet de vie ou de carrière dans l’un des pôles les plus prometteurs d’Afrique de l’Est.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Kenya, Maurice, Émirats, Grèce), la stratégie retenue a consisté à cibler le Kenya pour sa fiscalité potentiellement avantageuse pour les revenus étrangers correctement structurés, l’absence d’impôt sur la fortune et un coût de vie nettement inférieur à celui de Paris (Nairobi ~35–40% moins chère), avec accès facilité à une main-d’œuvre qualifiée et à une forte croissance régionale. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence via visa de résident ou « retiree scheme », organisation de la couverture santé internationale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français, mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, comptable bilingue) et intégration patrimoniale. Ce type d’accompagnement permet de réduire fortement la pression fiscale tout en maîtrisant les risques (contrôle, double imposition potentielle, adaptation culturelle).
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