S’installer en Islande en tant qu’expatrié : le guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Poser ses valises en Islande, c’est choisir un pays minuscule par la taille, mais immense par la qualité de vie. Entre paysages lunaires, société égalitaire, sécurité record et économie dynamique, le pays attire de plus en plus d’expatriés. Mais le choc peut être rude : coût de la vie très élevé, marché du logement tendu, climat exigeant, démarches administratives particulières. Ce guide rassemble, de façon pratique, les informations essentielles pour préparer un projet d’installation en Islande en connaissance de cause.

Comprendre le pays dans lequel vous arrivez

L’Islande est le pays le moins densément peuplé d’Europe, avec moins de trois habitants au km². La population dépasse à peine les 360 000 habitants, dont plus de 60 % vivent dans la région de Reykjavík. La capitale est la plus septentrionale du monde et concentre l’essentiel de la vie économique, culturelle et universitaire.

La société, longtemps très homogène, se diversifie rapidement : environ 19 à 20 % des habitants sont aujourd’hui d’origine étrangère, et plus de 20 % des habitants de Reykjavík sont nés à l’étranger. Le pays figure régulièrement dans le trio de tête du World Happiness Report et occupe les premières places de l’Indice de développement humain de l’ONU.

Bon à savoir :

Le climat islandais est océanique, tempéré par le Gulf Stream, mais très changeant : étés frais (10-12°C à Reykjavík) et hivers longs avec seulement 4 à 5 heures de jour en décembre-janvier. L’été, la lumière quasi permanente peut perturber le sommeil. Le pays est fortement engagé dans les énergies renouvelables et la protection de l’environnement, ce qui implique des attentes élevées en matière de respect de la nature pour tous.

La langue officielle est l’islandais, dérivé de l’ancien norrois, remarquablement conservé au fil des siècles. L’anglais est cependant très bien maîtrisé, en particulier à Reykjavík, ce qui facilite les débuts pour les expatriés, même si l’apprentissage de quelques bases d’islandais est un vrai plus pour l’intégration et l’emploi.

Coût de la vie et budget réaliste pour expatriés

L’Islande fait partie des pays les plus chers du monde. Le coût de la vie y est supérieur de 42 % à celui du Royaume-Uni, jusqu’à 64 % plus élevé qu’en France, et Reykjavík coûterait en moyenne 25 % de plus que Paris. Comparée à d’autres villes, la capitale est environ 70 % plus chère qu’Helsinki, 69 % plus chère que Boise (Idaho) et même 10 % plus chère que Bâle en Suisse.

Les estimations globales donnent un ordre de grandeur parlant :

ProfilEstimation mensuelle basse*Estimation mensuelle “confort”*
Personne seule≈ 2 300 USD4 600 à 6 600 USD
Famille de 4≈ 5 700 USDjusqu’à 10 000 USD et plus

hors extravagances, en incluant logement, nourriture, transports, assurances et dépenses courantes.

5700

Budget mensuel estimé pour une famille de quatre personnes s’expatriant à Singapour, nécessitant des compromis sur le logement et les loisirs.

Le niveau de salaire moyen permet toutefois de relativiser ces chiffres. Le salaire brut moyen tourne autour de 758 000 à 808 000 ISK par mois (environ 6 000 USD), pour un net moyen entre 560 000 et 600 000 ISK. Le salaire de base pour un poste peu qualifié à temps plein se situe autour de 351 000 ISK. Il n’existe pas de salaire minimum légal, les rémunérations étant encadrées par les conventions collectives.

La fiscalité est progressive, avec trois tranches d’impôt sur le revenu et un crédit d’impôt personnel qui allège la note, mais le coût de la vie reste la principale difficulté mentionnée par les expatriés.

Se loger : un marché restreint et cher

L’un des plus gros chocs, pour les nouveaux arrivants, vient du logement. La majorité des Islandais sont propriétaires (environ 80 % du parc), ce qui laisse un marché locatif réduit, tendu, et très onéreux. À Reykjavík, les prix explosent, en partie à cause de la demande touristique et de la rareté des biens.

En 2025, un appartement d’une chambre dans le centre de Reykjavík se loue facilement autour de 200 000 à 300 000 ISK par mois, parfois davantage. Pour trois chambres en centre-ville, on dépasse généralement 350 000 ISK, avec des plafonds fréquents à 500 000 ISK. En périphérie, les tarifs baissent un peu, mais restent élevés. Dans une ville comme Akureyri, un T2 peut encore dépasser 1 700 USD par mois.

Un aperçu des fourchettes courantes à Reykjavík aide à se faire une idée :

Type de logementEmplacementLoyer mensuel moyen
Studio (30–40 m²)Zones variées1 300–1 800 USD
1 chambreCentre1 800–2 300 USD (≈ 200 000–300 000 ISK)
1–2 chambresHors centre1 500–2 000 USD
3 chambresCentre2 600–3 700 USD (350 000–500 000 ISK)
3 chambresHors centre2 200–2 700 USD (300 000–370 000 ISK)
Coliving (chambre avec parties communes)Reykjavík900–1 400 USD
Airbnb longue duréeReykjavík1 700–2 800 USD

Les locations incluent en général les équipements de base (réfrigérateur, cuisinière, four, lave-linge) et parfois lave-vaisselle, micro-ondes et quelques meubles. Les charges de chauffage et d’eau restent relativement raisonnables grâce à la géothermie.

Astuce :

Dans un marché immobilier tendu, l’approche la plus réaliste est de planifier une période de transition. Cette étape peut consister à séjourner dans un logement temporaire, comme une guesthouse, une colocation ou un Airbnb au mois, le temps de trouver une solution de logement plus stable et permanente.

Où habiter dans la région de Reykjavík ?

La capitale est compacte et se parcourt facilement à pied ou à vélo l’été. Mais tous les quartiers n’offrent pas le même équilibre entre prix, services et ambiance.

– Le code postal 101 correspond à l’hyper-centre (Miðborg), entre le Harpa Concert Hall et l’église Hallgrímskirkja : c’est le secteur le plus vivant, mais aussi le plus cher.

– Les quartiers 105 et 107 restent proches du centre tout en étant un peu plus abordables.

– Plus loin, les codes 103, 104, 108, puis 109, 110, 112, 113 désignent des zones résidentielles ou des banlieues, bien desservies par les bus.

Des municipalités périphériques comme Garðabær, Kópavogur, Hafnarfjörður ou Mosfellsbær offrent souvent des logements un peu plus grands et plus abordables, dans des environnements plus calmes et proches de la nature.

Plusieurs quartiers se distinguent auprès des expatriés :

Exemple :

Miðborg (101) est le cœur historique et touristique, très animé mais avec des loyers élevés. Hlíðar (105) et Laugardalur (104) offrent un bon compromis entre prix, accessibilité en bus et vie de quartier, ce dernier étant souvent recommandé aux familles pour ses écoles et équipements sportifs. Vesturbær est un secteur résidentiel à l’ouest du centre, recherché pour sa qualité de vie et ses piscines de quartier. Seltjarnarnes, à l’extrémité de la presqu’île, est entouré par la mer avec vue sur le phare de Grótta, et l’accès au centre prend environ trente minutes.

L’offre locative passe surtout par les particuliers. Les annonces se trouvent principalement en ligne et sur Facebook. Chercher les mots-clés « leiga » ou « rent » donne accès à de nombreux groupes. Le site leigjendur.is, géré par l’Association des consommateurs, fournit des informations utiles (contrat, dépôt de garantie, état des lieux) en islandais, anglais et polonais.

Un bail écrit est obligatoire, avec dépôt de garantie restituable dans les quatre semaines suivant la remise des clés si aucun dégât n’est constaté. La sous-location est interdite sans accord du propriétaire. En immeuble, les espaces communs sont gérés par une association de copropriétaires, à laquelle les locataires peuvent assister (sans droit de vote).

Pour les ressources plus limitées, louer une chambre en colocation est souvent la meilleure porte d’entrée : moins chère, plus facile à trouver, et très utile pour créer un réseau social local.

Culture et codes sociaux : s’expliquer le quotidien

La culture islandaise mêle un héritage viking très ancien à des influences nordiques contemporaines. Un principe revient souvent dans les témoignages : « þetta reddast », une expression difficile à traduire, qui signifie globalement « ça s’arrangera ». Ce fatalisme optimiste cohabite avec un sens aigu de l’efficacité et de la responsabilité individuelle.

La communication est directe, sans détours inutiles. Les Islandais valorisent la modestie et n’aiment pas trop qu’on se mette en avant. On se tutoie rapidement et on s’appelle par son prénom, y compris dans les échanges professionnels, les patronymes étant en réalité des patronymes (Eriksson, Jónsdóttir…) et non des noms de famille au sens classique.

Attention :

Lors d’une première rencontre, une poignée de main ferme avec contact visuel est attendue. Il est d’usage d’apporter un petit présent (fleurs, chocolat, vin) lorsqu’on est invité et de retirer ses chaussures à l’entrée. La ponctualité est prise très au sérieux, tant au travail que dans la sphère privée. À table, bien que l’ambiance soit décontractée, on doit attendre que l’hôte donne le signal pour commencer à manger.

Les pourboires ne sont pas une obligation : les services sont généralement inclus, mais un petit extra pour récompenser un service exceptionnel ne choque pas.

Bon à savoir :

Le pays est considéré comme l’un des plus sûrs au monde, avec une criminalité très faible. Toutefois, soyez vigilant face aux vols opportunistes dans les zones touristiques. La législation est extrêmement sévère concernant la conduite en état d’ivresse et la consommation de stupéfiants, pouvant entraîner de lourdes amendes et des peines de prison.

La société met en avant l’égalité et la non-discrimination. La communauté LGBTQ+ y est particulièrement bien acceptée, le mariage entre personnes de même sexe étant légal depuis 2010. Le rapport au travail est marqué par un fort souci d’équilibre vie professionnelle – vie privée : horaires flexibles, fins de semaine anticipées le vendredi, congés familiaux généreux.

Les piscines publiques chauffées (sundlaugar) sont un élément central de la vie sociale, plus encore que les cafés. Aller aux bains chauds pour discuter dans les bassins est une habitude presque quotidienne pour beaucoup. La seule règle à ne jamais transgresser : la douche nue, savonnée de la tête aux pieds avant d’entrer dans l’eau, est obligatoire et strictement surveillée.

Démarches administratives : visas, résidence, kennitala

La première différence majeure pour les expatriés tient au statut migratoire.

Citoyens de l’UE/EEE/EFTA et Îles Féroé

Les ressortissants de ces pays peuvent venir vivre et travailler en Islande sans permis de travail spécifique. Au-delà de trois mois de séjour (ou six mois en cas de recherche d’emploi), ils doivent cependant enregistrer leur droit de résidence auprès de Registers Iceland (Þjóðskrá) et déclarer leur adresse.

Ressortissants hors UE/EEE/EFTA

Pour travailler, s’installer durablement ou rejoindre un conjoint en Islande, un permis de séjour est nécessaire, souvent lié à un permis de travail. L’employeur islandais doit proposer un contrat écrit, et le dossier combinant demande de permis de séjour et de travail doit être déposé auprès de la Direction de l’immigration avant l’arrivée dans le pays.

En pratique, pour un poste classique, la procédure peut prendre de 3 à 8 mois selon la catégorie de permis :

Types de permis de travail en Islande

Différents permis de travail existent pour les ressortissants hors Espace Économique Européen (EEE), chacun répondant à des critères spécifiques liés au profil du travailleur et aux besoins du marché islandais.

Permis pour travailleur qualifié

Destiné aux personnes possédant des compétences spécifiques difficiles à trouver dans l’EEE (diplôme universitaire ou au moins sept ans d’expérience). L’employeur doit prouver l’absence de candidat local.

Permis pour pénurie de main-d’œuvre

Concerne des secteurs d’activité en tension identifiés, tels que la santé, le bâtiment, les technologies de l’information (IT) ou le tourisme.

Permis pour sportifs ou entraîneurs

Ce permis est spécifiquement encadré par l’association olympique nationale islandaise.

Permis lié à un contrat de service

Pour les salariés employés par une société étrangère qui exécute un contrat temporaire sur le territoire islandais.

Un permis de travail lie l’employé à un employeur précis ; changer d’entreprise impose une nouvelle demande. Travailler sans permis valide expose à des amendes lourdes, voire à de la prison pour l’employeur et l’employé. Le dépôt de la demande de permis de séjour coûte 80 000 ISK, somme non remboursable en cas de refus ou d’annulation.

Visa long séjour pour télétravailleurs (remote workers)

L’Islande a créé un dispositif spécifique pour les nomades numériques hors UE/EEE/EFTA. Ce visa de long séjour permet de rester jusqu’à 180 jours dans le pays en travaillant à distance pour un employeur étranger ou en freelance.

Les conditions sont strictes :

Bon à savoir :

Pour obtenir un visa Vacances-Travail (PVT) pour l’Islande, vous devez : être citoyen d’un pays dispensé de visa Schengen pour les courts séjours, ne pas avoir déjà obtenu ce visa au cours des 12 derniers mois, et ne pas chercher à vous installer de façon permanente. Vous devez également justifier d’un revenu mensuel d’au moins 1 000 000 ISK (personne seule) ou 1 300 000 ISK si accompagné de votre conjoint, et souscrire une assurance santé couvrant au moins 2 000 000 ISK par personne, valable en Islande et dans l’espace Schengen.

Ce visa ne donne pas droit à un numéro d’identification islandais (kennitala), ne rend pas résident fiscal et n’autorise pas à travailler pour un employeur islandais. Les conjoints et enfants mineurs issus de pays également exemptés de visa peuvent accompagner, sous conditions.

Kennitala et enregistrement

Pour quiconque envisage de rester plus de trois mois, obtenir une kennitala (numéro d’identification à dix chiffres) est primordial. Sans ce sésame, impossible d’ouvrir un compte bancaire local, de signer un contrat de travail, de s’inscrire auprès de la sécurité sociale, d’obtenir un abonnement de téléphone mobile avec e-ID, ou même de s’abonner à une salle de sport.

Les ressortissants de l’EEE/EFTA peuvent faire la demande directement auprès de Registers Iceland. Les autres doivent en général se présenter en personne, souvent après l’obtention du permis de séjour. Le délai de traitement tourne autour d’une dizaine de jours ouvrés.

Une fois la kennitala obtenue, la prochaine étape consiste à demander une identité électronique (rafræn skilríki), généralement associée à une carte SIM islandaise. Cet e-ID, fourni via les opérateurs ou les banques, permet de signer des documents en ligne, d’accéder aux services publics (santé, impôts), et, par exemple, d’ouvrir un compte bancaire en quelques minutes.

Toute personne prévoyant de rester plus de trois mois doit en parallèle s’enregistrer comme résident auprès de Registers Iceland dans les sept jours suivant son arrivée. Un hôtel ou une guesthouse peuvent servir d’adresse temporaire, mais pour un séjour supérieur à six mois, il faudra prouver une adresse de domicile stable (bail, attestation d’hébergement).

Système de santé : ce qui attend les expatriés

Le système de santé islandais est public, universel et très bien classé au niveau international. Il est financé majoritairement par l’impôt (environ 84–85 % du coût global), les patients participant à hauteur de 15–16 % via des tickets modérateurs plafonnés.

L’Islande est découpée en sept districts de santé, couverts par des centres de soins primaires (heilsugæslustöð) et des hôpitaux publics comme le grand hôpital universitaire Landspítali à Reykjavík ou l’hôpital d’Akureyri pour le nord.

Accès pour les nouveaux arrivants

L’accès aux tarifs publics n’est pas immédiat. Pour bénéficier de l’assurance maladie islandaise (Sjúkratryggingar Íslands) et des soins subventionnés, il faut :

avoir une résidence légale enregistrée,

avoir vécu de façon continue en Islande pendant six mois,

s’enregistrer auprès de l’Assurance maladie via le formulaire en ligne dédié.

Bon à savoir :

Pendant les six premiers mois, les expatriés paient le plein tarif pour les consultations et médicaments, sauf s’ils disposent d’une assurance privée ou d’une carte européenne d’assurance maladie (pour les citoyens EEE/AELE en séjour temporaire). Pour les non-Européens, une assurance privée est pratiquement obligatoire pour obtenir le premier permis de séjour.

Une visite chez un médecin généraliste coûte, sans couverture locale, aux alentours de 90 à 130 USD. Avec l’assurance islandaise, le ticket modérateur tombe à environ 500 à 1 000 ISK. Les consultations de spécialistes sont un peu plus chères, et les urgences hospitalières facturent un forfait autour de 5 000 ISK.

Le système repose sur des plafonds mensuels et annuels pour éviter les restes à charge excessifs. Une fois un certain montant de co‑paiement atteint, la participation du patient baisse fortement, puis s’annule.

Ce qui est couvert… et ce qui ne l’est pas

Les résidents enregistrés ont droit à :

la majorité des soins hospitaliers et des consultations,

les urgences,

le suivi de grossesse et l’accouchement (quasiment gratuits),

de nombreux médicaments remboursés selon un système de paliers,

une grande partie des soins pour les enfants (souvent gratuits).

En revanche, plusieurs postes sont peu ou pas pris en charge :

soins dentaires pour les adultes (un simple contrôle tourne autour de 9 000 ISK, et les interventions lourdes coûtent cher),

la psychothérapie ou la psychiatrie libérale pour les adultes, souvent à la charge intégrale du patient,

certaines thérapies physiques, interventions esthétiques ou de confort.

Avant d’arriver, il est recommandé de venir avec un stock initial de traitements au long cours et d’anticiper des coûts de santé plus élevés pendant les six premiers mois, le temps de l’accès au régime public.

Assurance privée : utile même après 6 mois

Beaucoup d’expatriés choisissent de conserver ou de souscrire une assurance santé privée internationale (AXA, Allianz, Cigna, SafetyWing, IMG, etc.) pour compléter la couverture publique, réduire les délais d’attente sur certaines spécialités, ou couvrir des postes peu remboursés (optique, dentaire, psychiatrie, évacuation médicale).

Les primes évoquées vont de 75 à 110 USD par mois pour une couverture de base, et de 140 à 210 USD pour un contrat plus complet, selon l’âge et les garanties.

Travailler en Islande : marché de l’emploi, salaires et impôts

L’économie islandaise s’est transformée : longtemps centrée sur la pêche, elle tire aujourd’hui une large part de son PIB du tourisme (jusqu’à un tiers avant la pandémie), mais aussi de l’énergie renouvelable, de la tech, de l’industrie et des industries créatives.

Le marché de l’emploi est compétitif, avec une priorité quasi systématique aux candidats islandais et EEE/AELE avant d’ouvrir un poste à des ressortissants de pays tiers. Les domaines où les opportunités sont le plus fréquentes pour les étrangers restent :

Secteurs à fort potentiel de recrutement

Découvrez les principaux domaines professionnels offrant des perspectives d’emploi dynamiques et des opportunités variées.

Tourisme & Hôtellerie-Restauration

Secteur en constante recherche de profils pour l’accueil, la gestion et les services, alliant savoir-faire et relation client.

Informatique & Technologies

Recherche active de développeurs, data scientists et ingénieurs pour innover et accompagner la transformation numérique.

Énergies Renouvelables

Besoins croissants en ingénieurs et scientifiques pour développer et optimiser les solutions énergétiques durables.

Santé

Demande soutenue pour les profils médicaux et paramédicaux, essentiels aux soins et au bien-être de la population.

Industrie & Métiers Créatifs

Secteurs variés recherchant des compétences techniques, artisanales et créatives pour concevoir et produire.

Une étude qualitative menée en 2015 auprès d’expatriés indique que les professionnels venus d’Europe ou d’Amérique du Nord s’adaptent relativement facilement à la culture de travail locale, même si la création de liens personnels avec des Islandais peut prendre du temps.

Fiscalité et salaire net : ce qu’il reste à la fin du mois

Le système d’imposition sur le revenu est progressif et se combine avec un impôt communal. À titre indicatif, les trois tranches mensuelles d’imposition se situent, pour un résident, autour de :

Tranche mensuelle (revenu imposable)Taux global (État + commune moyenne)
0 – ≈ 498 000 ISK31,49 %
≈ 498 000 – 1 398 000 ISK37,99 %
Au-dessus de ≈ 1 398 000 ISK (sur la part excédentaire)46,29 %

À cela s’ajoute une cotisation de retraite obligatoire de 4 % à la charge du salarié (généralement déductible), tandis que l’employeur verse au moins 11,5 %. Un dispositif encourage aussi l’épargne retraite supplémentaire : si le salarié verse jusqu’à 4 % de plus, l’employeur ajoute 2 % supplémentaires.

70000

Montant mensuel du crédit d’impôt personnel en Islande pour tout résident de plus de 16 ans.

Pour les expatriés hautement qualifiés, un dispositif spécifique existe : pendant les trois premières années, sous certaines conditions, seuls 75 % du salaire sont soumis à l’impôt islandais, ce qui revient à un abattement fiscal de 25 %. Il faut toutefois solliciter ce statut dans les trois mois suivant la prise de poste via le centre de recherche Rannís.

Les travailleurs non résidents présents moins de 183 jours paient généralement l’impôt sur leurs revenus islandais au même barème, mais ne sont pas considérés comme résidents fiscaux.

Transports, voiture et mobilité au quotidien

Reykjavík et sa région disposent d’un réseau de bus bien développé (Strætó). Un trajet simple coûte environ 550 à 670 ISK, et un abonnement mensuel adulte tourne autour de 9 000 à 11 200 ISK. En dehors de la capitale, l’offre de transport public se raréfie considérablement, au point que posséder une voiture devient presque indispensable.

Il n’existe pas de système de vélos en libre-service, mais une application, Hopp, propose des trottinettes électriques en libre-service. Uber, Lyft et autres plateformes similaires n’opèrent pas en Islande, et les taxis restent chers, avec un tarif de départ proche de 700–1 000 ISK et un coût au kilomètre de 460 à 770 ISK.

300

Le prix de l’essence dépasse 300 ISK par litre dans de nombreuses stations-service en Islande.

La location de voiture exige, en général :

un âge minimum de 20 ans pour les petites voitures 2 roues motrices,

23 à 25 ans pour certains 4×4, SUV, vans et camping-cars,

– au moins un an de permis.

Les permis européens et nord-américains sont valables dès lors qu’ils sont lisibles en alphabet latin, valides et détenus depuis au moins un an. Un permis international est exigé pour les permis rédigés dans d’autres alphabets (arabe, cyrillique, chinois…).

Les limitations de vitesse sont strictes et les amendes très salées :

50 km/h en zone urbaine,

80 km/h sur route en gravier,

90 km/h sur route goudronnée (Route 1, Ring Road).

Attention :

Les feux doivent être allumés en permanence, de jour comme de nuit. La ceinture de sécurité est obligatoire pour tous les occupants. L’usage du téléphone au volant est interdit sans kit mains libres. La conduite sous l’emprise de l’alcool est réprimée avec une tolérance quasi nulle.

Les routes de montagne marquées d’un « F » sont strictement réservées aux 4×4 et n’ouvrent souvent qu’en été. La conduite hors piste est rigoureusement interdite, sous peine de lourdes sanctions, pour protéger un environnement très fragile.

Pour importer temporairement un véhicule personnel avec plaques étrangères, la réglementation douanière est détaillée : formulaire E‑9, durée maximale de 12 mois, obligation d’assurance (carte verte pour les véhicules hors EEE), éventuel paiement de frais kilométriques, etc. Au-delà du délai autorisé, il faut soit réexporter le véhicule, soit le dédouaner avec paiement des droits et de la TVA.

Banque, argent et paiements

L’Islande est quasiment une économie sans cash. Cartes bancaires et paiements mobiles sont acceptés partout, jusque dans les petites stations-service reculées. Il est possible de vivre plusieurs mois sans voir un billet de banque.

Pour les séjours prolongés, ouvrir un compte bancaire islandais est quasiment indispensable : salaires, loyers, factures, impôts passent par ce canal. Les trois grandes banques de détail sont Íslandsbanki, Landsbankinn et Arion Bank. Des banques et néobanques étrangères (N26, Revolut, Wise…) peuvent être utiles en complément, mais ne remplacent pas complètement un compte local, notamment pour l’emploi et la relation avec l’administration.

L’ouverture d’un compte demande : un justificatif d’identité, un justificatif de domicile, un numéro de téléphone, et éventuellement un justificatif de revenus.

Bon à savoir :

Pour ouvrir un compte bancaire en Islande, il faut généralement fournir une kennitala (numéro d’identification national) et une identité électronique (e-ID) pour une ouverture en ligne. Si cette procédure en ligne n’est pas possible, une visite en agence est requise avec un passeport, une photo d’identité, le numéro d’identification et parfois un titre de séjour.

Les cartes de débit (Visa ou Mastercard) sont la norme. Elles donnent accès aux paiements sans contact, aux retraits DAB et aux services en ligne. Les banques facturent souvent des frais annuels pour la carte (environ 790 à 950 ISK) et quelques commissions pour certains paiements ou retraits.

Les transferts au sein de la zone SEPA sont simplifiés, l’Islande faisant partie de ce système, même si elle n’est pas dans la zone euro. Les comptes multi‑devises comme ceux de Wise peuvent réduire sensiblement les frais de change pour les expatriés qui gardent des revenus ou des engagements financiers à l’étranger.

Se repérer dans l’éducation et les solutions pour les enfants

Le système éducatif islandais repose sur quatre niveaux : playschool (éducation préscolaire), école obligatoire (6–16 ans), enseignement secondaire (16–20 ans) et enseignement supérieur. L’école obligatoire et le secondaire public sont gratuits, hormis manuels et quelques frais d’inscription. Le pays est fier de son taux d’alphabétisation universel atteint dès la fin du XVIIIe siècle.

Les familles expatriées se retrouvent souvent face à un choix : intégrer leurs enfants dans le système islandais, ou les inscrire dans une école internationale.

Les écoles publiques islandaises imposent l’islandais comme langue principale. Les enfants d’expatriés bénéficient de dispositifs d’accueil, mais l’apprentissage de la langue est incontournable. Pour les plus jeunes, c’est souvent l’option la plus intégratrice à long terme.

Écoles internationales à Reykjavík

Plusieurs établissements ou sections proposent un enseignement international ou bilingue dans la région de la capitale islandaise.

École Internationale de Reykjavík

École proposant un programme d’études international complet, de la maternelle au lycée, avec un enseignement en anglais.

Sections bilingues

Certaines écoles publiques et privées de la région offrent des sections ou programmes bilingues, combinant islandais et anglais.

International School of Iceland (Garðabær) : école privée non lucrative de la maternelle au grade 10 (≈ 16 ans). Elle propose une filière anglophone pour les séjours temporaires et une filière bilingue islandais/anglais pour les familles installées durablement. Elle est école du Monde IB et membre de plusieurs réseaux internationaux. Les frais de scolarité tournent autour de 19 000 USD par an.

International Department of Landakotsskóli (Reykjavík) : département international d’une école privée, accueillant des élèves de la maternelle à la 10e année, avec enseignement en anglais et sections bilingues.

Reykjavik International School (RIS) : école privée proposant un cursus international en anglais de 5 à 16 ans, accréditée par le ministère de l’Éducation islandais et des instances internationales (NEASC, Nordic Network). Les frais annuels sont d’environ 2,2 millions ISK.

Menntaskólinn við Hamrahlíð (MH) : lycée public proposant un programme du Baccalauréat International (IB) sur deux ans, ainsi qu’une année de pré‑IB en anglais.

3700000

Les frais de scolarité annuels peuvent dépasser 3,7 millions d’ISK pour certaines écoles privées ou internationales haut de gamme en Islande.

Pour la petite enfance, les playschools (leikskóli) municipaux sont subventionnés, avec des frais parentaux couvrant environ 30 % des coûts. Les crèches privées coûtent 10 à 20 % plus cher. Les enfants y vont généralement 4 à 9 heures par jour. L’accès peut être difficile dans certains quartiers, et les familles monoparentales ou étudiantes sont souvent prioritaires.

Les garderies et écoles maternelles internationales offrent une alternative pour les familles qui souhaitent un environnement anglophone, mais à des tarifs bien plus élevés que le public islandais.

Apprendre l’islandais : un investissement stratégique

Même si l’anglais suffit pour survivre, apprendre l’islandais est un levier puissant pour accéder à plus d’offres d’emploi, mieux comprendre la société, et éviter de rester confiné dans un “bulle expat”.

La langue a la réputation d’être difficile : déclinaisons, genres, cas, vocabulaire très spécifique. Néanmoins, la prononciation est assez régulière et les Islandais se montrent généralement bienveillants envers les apprenants.

Les nouveaux arrivants peuvent souvent bénéficier de financements pour des cours :

via leur syndicat (remboursement partiel ou total),

via les services sociaux ou le service public de l’emploi pour les chômeurs ou les réfugiés.

Plusieurs structures proposent des cours :

Où apprendre l’islandais ?

Plusieurs institutions en Islande proposent des cours d’islandais langue seconde, adaptés à différents niveaux et formats d’apprentissage.

Université d’Islande

Programme complet de BA en islandais langue seconde, cours pratiques pour étudiants internationaux et plateforme en ligne « Icelandic Online » gratuite (niveaux A1 à C1).

Centres de formation pour adultes

Cours du soir ou intensifs à plusieurs niveaux, proposés par des organismes comme Mímir Símenntun, SÍMEY ou MSS à Reykjanesbær.

Écoles privées

Forte orientation sur l’oral et cours en petits groupes, comme à Múltí Kúltí ou The Tin Can Factory à Reykjavík.

University Centre of the Westfjords

Stages intensifs d’été et d’hiver en immersion (niveaux A1 à B2) avec forte interaction avec la communauté locale à Ísafjörður.

Côté ressources en ligne, des plateformes comme Icelandic Online, Loecsen, LingoHut, Pimsleur, LingQ ou encore des chaînes YouTube spécialisées peuvent aider à démarrer avant même l’arrivée.

Intégration et vie sociale : s’ancrer dans la communauté

Beaucoup d’expatriés décrivent l’Islande comme accueillante mais un peu « fermée » au premier abord. Les Islandais ont des cercles sociaux très stables, souvent remontant à l’enfance, et ne se dévoilent pas facilement. Les liens se construisent sur la durée, à travers des activités communes plutôt que des rencontres de surface.

Pour tisser un réseau, plusieurs pistes fonctionnent bien :

Astuce :

Pour créer du lien et rencontrer des Islandais, plusieurs pistes sont efficaces : s’inscrire à un club (sportif, chorale, randonnée, jeux de rôle, musique) ; fréquenter assidûment les piscines de quartier et leurs bassins chauds, lieux de sociabilité privilégiés ; participer aux événements communautaires (fêtes de quartier, festivals nationaux comme la Þjóðhátíð, le week-end de Verslunarmannahelgi, ou la Réttir, la transhumance des moutons) ; rejoindre des groupes d’expatriés sur les réseaux sociaux (Facebook, InterNations) qui organisent des rencontres ; et, si vous avez des enfants, vous impliquer dans les activités de leur école.

La mairie de Reykjavík met à disposition des ressources pour les nouveaux arrivants, dont un guide « New in Reykjavík » et des services d’interprétariat. Dans l’ensemble, la capitale s’inscrit dans plusieurs réseaux internationaux pour les villes interculturelles, les villes sûres et les cités-refuges pour artistes.

Vie quotidienne : alimentation, loisirs, dépenses courantes

La nourriture est chère, essentiellement parce que le pays importe une grande part de ce qu’il consomme. Trois grandes chaînes dominent :

Bónus : la moins chère,

Krónan : milieu de gamme,

Nettó : plus de choix, plus onéreuse.

Les prix donnent une idée des habitudes à ajuster :

lait : 220–300 ISK le litre,

douzaine d’œufs : 696–1 080 ISK,

poulet : 1 800–2 900 ISK le kilo,

agneau : 3 000–6 000 ISK le kilo,

pain (500 g) : environ 400 ISK.

Un budget courses mensuel raisonnable pour une personne seule se situe entre 30 000 et 50 000 ISK (≈ 235–400 USD), soit souvent 350–500 USD pour un style de vie plus “confort”.

Bon à savoir :

Manger dehors représente une dépense importante et revient généralement très cher.

Type de repasFourchette de prix
Café + croissant6–9 USD
Déjeuner simple en café/bar15–22 USD
Fast‑food type combo2 400–3 300 ISK
Dîner complet (restaurant local)30–45 USD
Repas pour deux dans un restaurant moyen (3 plats)10 000–30 000 ISK

Les loisirs suivent la même logique, avec par exemple :

cinéma : 1 650–2 500 ISK le billet,

abonnement à une salle de sport : 7 000–16 000 ISK par mois,

bain thermal touristique (Blue Lagoon, Sky Lagoon) : 56–70 USD l’entrée,

sortie baleines : 90–110 USD pour 3 heures.

Les piscines municipales restent un luxe abordable et très local : l’entrée adulte à Reykjavík coûte autour de 1 380 ISK.

Internet fixe haut débit (60 Mbps ou plus) revient entre 6 500 et 16 000 ISK par mois, et un forfait mobile avec au moins 10 Go de données se situe vers 2 500–6 000 ISK. Les principaux opérateurs sont Síminn, Nova, Vodafone et Hringdu.

Fiscalité, retraite et protections sociales : ce que les expatriés doivent savoir

Au-delà de l’impôt sur le revenu, la vie en Islande implique d’autres contributions obligatoires :

cotisation de retraite (pension) minimale de 15,5 % du salaire brut (4 % salarié, 11,5 % employeur au minimum),

– contributions sociales patronales (autour de 6,35 % de la masse salariale),

– taxe de radiodiffusion nationale (environ 22 200 ISK par an au-delà d’un certain revenu),

– contribution au fonds d’habitat pour les seniors (environ 14 600 ISK par an).

24

Le taux normal de la TVA en France est de 24 %.

Les gains en capital (intérêts, dividendes, plus-values) sont imposés à 22 %, avec quelques franchises sur de petites sommes. Les revenus locatifs de particuliers bénéficient d’abattements spécifiques dans certains cas.

Les conventions fiscales signées par l’Islande avec de nombreux pays (États-Unis, France, Canada, États nordiques, etc.) permettent d’éviter la double imposition via des crédits d’impôt. Les Américains doivent néanmoins continuer à déposer une déclaration fiscale aux États-Unis, même s’ils paient l’impôt en Islande.

Bilan : à qui l’Islande convient‑elle vraiment ?

L’Islande n’est pas une terre d’expatriation « facile » au sens financier. Les loyers sont parmi les plus hauts d’Europe, les produits du quotidien sont chers, les restaurants et bars restent des plaisirs coûteux. Le climat, la lumière, l’isolement géographique et la petite taille du marché peuvent aussi peser à la longue.

En contrepartie, le pays offre : le soutien nécessaire pour le développement des projets, des infrastructures adaptées, ainsi qu’une main-d’œuvre qualifiée pour garantir le succès des initiatives.

Bon à savoir :

Le pays offre une sécurité exceptionnelle, un système de santé et d’éducation de haut niveau, et un environnement naturel spectaculaire. La société est égalitaire, très tolérante et attachée au bien‑être, avec une culture du travail qui respecte largement la vie privée.

Pour les profils qualifiés capables de décrocher un poste bien rémunéré, pour les familles cherchant un cadre sûr et structuré, pour les amateurs de nature et de plein air prêts à composer avec l’obscurité hivernale, l’Islande peut s’avérer un choix extrêmement enrichissant.

La clé, pour réussir son installation, consiste à :

Astuce :

Pour réussir son installation en Islande, il est crucial de préparer minutieusement son budget et de viser un salaire net en cohérence avec le coût de la vie élevé. Il faut anticiper la question du logement, en acceptant si nécessaire une phase de transition. Pour les ressortissants hors UE/EEE/AELE, il est impératif de lancer les démarches de permis de séjour et de travail bien avant le départ. L’apprentissage progressif de l’islandais est recommandé pour sortir de la bulle anglophone et mieux s’intégrer. Il est conseillé de s’appuyer sur les ressources locales (syndicats, services municipaux, centres de formation) et les réseaux d’expatriés. Enfin, il faut accepter que l’intégration sociale prenne du temps et se donner les moyens de s’ancrer dans la vie locale, en fréquentant par exemple les piscines communales et les associations de quartier.

Pour celles et ceux prêts à franchir ce pas, l’Islande ne sera jamais un simple lieu de passage, mais une expérience de vie radicalement différente, à la hauteur des efforts qu’elle demande pour s’y sentir chez soi.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour s’installer en Islande, optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Islande, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler l’Islande, combinant fiscalité claire, environnement économique stable, système de santé performant, niveau de vie élevé et accès facilité à l’espace Schengen. La mission a inclus : audit fiscal pré-expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec location ou achat de résidence principale, coordination avec le système de santé islandais, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, fiscaliste, intermédiaires bilingues) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration ciblée si nécessaire).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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