Les sports populaires à pratiquer en Gambie

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Entre plages de l’Atlantique, villages de brousse et quartiers animés de Banjul ou Serrekunda, la Gambie vit au rythme du sport. Ici, jouer, courir, lutter ou pagayer n’est pas seulement un loisir : c’est un langage commun, un outil d’éducation informelle et, de plus en plus, un levier de développement. Pour un visiteur qui souhaite bouger et partager le quotidien des habitants, le pays offre une palette étonnamment large de disciplines à pratiquer, du football de plage au surf, en passant par la lutte traditionnelle, le basket de quartier ou la course à pied.

Bon à savoir :

Cet article présente les sports les plus pratiqués en Gambie, en détaillant les infrastructures disponibles, les initiatives locales et l’importance de chaque discipline dans la société gambienne.

Football : la passion nationale à portée de tous

Il est presque impossible de traverser une ville gambienne sans tomber sur un terrain de football. Parfois, ce n’est qu’une parcelle sablonneuse délimitée par des pierres, parfois un mini-stade rénové avec gradins et éclairage. Le ballon rond est la véritable langue commune du pays.

Le football s’est enraciné dès la période coloniale britannique, à la fin du XIXe siècle, et la création de la Gambia Football Federation (anciennement Gambia Football Association) dès 1952 montre à quel point le sport s’est structuré tôt. Aujourd’hui, il reste le sport le plus populaire du pays, au point que beaucoup le qualifient de « passion nationale ».

Dans les quartiers, les enfants improvisent des matches avec des ballons parfois rafistolés, tandis que les adolescents rêvent de rejoindre un club de la Gambia Premier League, le championnat d’élite. Des équipes comme Real de Banjul, Wallidan, Brikama United, Armed Forces FC ou Steve Biko disposent de supporters fidèles, et les derbys locaux remplissent les mini-stades de Serrekunda ou Brikama.

Exemple :

Pour un amateur de football séjournant en Gambie, des rencontres informelles sont régulièrement organisées sur des plages comme Leybato Beach. Ces matches rassemblent expatriés, volontaires et locaux, sont ouverts à tous les niveaux et servent également de point de rencontre social, mêlant discussions, partage de thé attaya et parties de football.

Où jouer et où voir du football

Le réseau de stades et mini-stades s’est enrichi malgré des infrastructures encore jugées « grossièrement sous-développées » par la fédération. De nombreux terrains sont en rénovation ou en extension, souvent cofinancés par la Gambia Football Federation, la FIFA, l’État et des partenaires privés.

Quelques lieux emblématiques pour pratiquer ou regarder du football :

Lieu / StadeLocalisationUsage principalCapacité approximative
Independence StadiumBakau (Grande Banjul)Équipe nationale, grands événements~20 000 sièges
Serrekunda East Mini StadiumSerrekunda EastLigue locale, clubs de D1~5 000
Banjul Mini Stadium (KG5)BanjulClubs de l’élite (Hawks, Real de Banjul…)~3 000
Box Bar Mini StadiumBrikamaBrikama United, Greater Tomorrow~2 000
Father Gough Sports ComplexManjai / environsClubs de ligue~2 000
Bakau ParkBakauClub Fortune, compétitions locales~1 000

La fédération projette en parallèle des terrains modernes à Gunjur, Busumbala, Old Yundum et Bakau, avec pelouses en gazon ou turf artificiel, cloisons de sécurité et vestiaires standards. Elle finance aussi l’éclairage de certains parcs (Banjul, Brikama, Serrekunda East, Serrekunda West) pour autoriser des matches nocturnes, très prisés en saison chaude.

450

La Medina United Football Academy forme gratuitement plus de 450 jeunes garçons et filles âgés de 6 à 25 ans.

Programmes de détection et pratique pour les plus jeunes

La Gambia Football Federation, appuyée par la FIFA, a lancé un Talent Development Scheme pour repérer des garçons et des filles de moins de 13 et 15 ans dans toutes les régions. À Bansang, Sukurr Kunda, Sololu ou Dumasu, des séances de sélection réunissent des dizaines d’enfants autour d’exercices de passes, de maîtrise du ballon et de petits matches. Les meilleurs intègrent ensuite des sélections U‑13, U‑15 puis, éventuellement, U‑17 et U‑20.

Pour un visiteur intéressé par le football éducatif ou associatif, il est possible de rencontrer des structures comme Football Gambia ou Kids Are The World, qui organisent tournois, formations de coaches et sessions de sensibilisation (hygiène, nutrition, santé mentale) via le sport.

Lutte traditionnelle : le sport identitaire à découvrir

À côté du foot, un autre spectacle attire les foules : la lutte traditionnelle, appelée localement « Borreh » ou « Bantaba ». Souvent décrite comme le « sport national », elle occupe une place unique dans l’imaginaire gambien, à mi-chemin entre compétition physique, cérémonie initiatique et fête villageoise.

Historiquement, ce type de lutte est pratiqué depuis des siècles dans la région sénégambienne. Des sources évoquent des origines remontant au XIIIe siècle. À l’époque, tous les jeunes hommes apprenaient à lutter ; vaincre sur le sable équivalait à prouver sa bravoure, sa force et, selon la croyance mandingue, son « nyamo », une force spirituelle intime. Certains chefs influents, comme Sader Manneh de Kuntaur ou Moriba Krubally de Georgetown, étaient eux-mêmes d’anciens lutteurs réputés.

Comment se déroule un combat

Le principe semble simple : faire toucher le sol à l’adversaire. Dès qu’un lutteur tombe, même partiellement, il perd. Les prises autorisées reposent sur les projections, les balayages et les ceinturages ; les coups de poing, de pied, les gifles ou tout jet de sable sont interdits. Autrefois, il n’existait pas de catégories de poids, mais aujourd’hui certains tournois introduisent des divisions pour équilibrer les affrontements.

La technique se décline en mouvements aux noms évocateurs : Kuyateh (projection par l’épaule avec balayage de jambe), Ngalabi (amenée aux jambes), Jabang (projection de hanche) ou Kombo Fenda (ceinturage frontal). Souvent, les deux lutteurs se saisissent d’abord mutuellement par le pagne ou le short, dans une sorte de corps à corps très statique avant l’explosion d’un mouvement décisif.

Une expérience à vivre comme spectateur… ou pratiquant

Assister à une soirée de lutte, c’est plonger dans un bain de musique, de danse et de rituels. Les tambours résonnent, les chanteurs haranguent les supporters, les lutteurs entrent en scène avec leurs accompagnateurs en exécutant des danses guerrières. Beaucoup portent des amulettes en cuir (terrehs) ou s’aspergent de « saafaras », des préparations rituelles censées les protéger.

Astuce :

Bien que la pratique organisée reste très masculine, la lutte inspire désormais des programmes de fitness pour les jeunes. Pour un voyageur intéressé, l’option la plus accessible est de contacter un club ou une académie locale. Avec l’accord des entraîneurs, il est possible de participer à des séances d’initiation, axées sur la posture, les chutes et quelques projections de base.

Les grandes rencontres se déroulent dans des lieux comme le Serrekunda West Mini-Stadium, le Serrekunda East Mini-Stadium, le Buffer Zone de Tallinding ou certains terrains transformés en arènes. Le calendrier n’est pas toujours formel, mais la saison sèche après les récoltes concentre traditionnellement les grands rendez-vous.

Athlétisme et course à pied : du sprint au marathon de quartier

L’athlétisme occupe une place grandissante en Gambie. Des sprinteuses comme Gina Mariam Bass, médaillée et titrée sur 100 m et 200 m dans des compétitions africaines, ont offert au pays une visibilité nouvelle. Mais au-delà du haut niveau, courir fait partie du quotidien de nombreux jeunes.

Attention :

L’histoire du marathonien gambien Samba Bah illustre le lien entre vie rurale et performance sportive. Originaire d’un petit village, il a commencé à courir pour se rendre à l’école, située à plusieurs kilomètres. Malgré le manque d’infrastructures, l’absence de pistes dédiées et la nécessité de s’entraîner dans le trafic routier, il a remporté des courses nationales et intégré un club sportif. Son parcours met en lumière à la fois le potentiel et les limites du développement sportif dans un contexte où les équipements sont rares.

Pour les épreuves de piste, l’Independence Stadium sert de lieu de référence, même s’il a longtemps été jugé non conforme par la Confédération africaine de football et a dû être rénové à plusieurs reprises. Les championnats inter-scolaires d’athlétisme rassemblent chaque année des centaines d’élèves, avec des séries organisées par zones régionales (Basse, Bansang, Farafenni, Kanifing/Banjul…).

Courir en Gambie quand on est visiteur

Pour quelqu’un qui souhaite continuer à courir pendant son séjour, les options dépendent essentiellement du lieu d’hébergement. En milieu urbain, beaucoup suivent le littoral : les plages de Kotu, Kololi ou Bijilo offrent des kilomètres de sable, particulièrement agréables au lever du jour ou en fin d’après-midi. Il n’existe pas de réseau officiel de « parkruns », mais les habitants sont habitués à voir des joggeurs sur le front de mer.

Sur route, il faut redoubler de prudence : le trafic dense et l’absence de trottoirs sur certains axes rendent les séances plus risquées. Le matin tôt reste le moment le plus sûr pour courir en ville.

Samba Bah, coureur expérimenté

Pour ceux qui s’intéressent davantage à la dimension communautaire, l’athlétisme scolaire gambien constitue une vitrine fascinante. Lors des grands championnats inter-écoles, plus de 900 jeunes athlètes issus de 70 établissements se retrouvent, encouragés par des tribunes pleines. L’ambiance ressemble davantage à un festival qu’à un simple meeting sportif.

Basket : des terrains extérieurs aux ligues urbaines

Si le football domine largement, le basket gagne du terrain, surtout dans les quartiers urbains. La Gambia Basketball Federation, membre de FIBA Afrique depuis 1972, supervise une ligue nationale dont la particularité est de se jouer quasi exclusivement sur des terrains extérieurs. Une bonne partie des matches ont lieu dans des mini-stades comme Serrekunda West ou sur des parquets aménagés dans des complexes multisports.

La Division I, plus haut niveau du pays, rassemble des équipes comme YMCA, Serrekunda East, Serrekunda West, Gambia Armed Forces, Brikama ou Lamin. Les scores élevés – par exemple YMCA marquant plus de 100 points à plusieurs reprises – témoignent d’un jeu rapide, très porté sur le drive et la transition, dans des conditions souvent difficiles (chaleur, vent, éclairage inégal).

Une pratique très accessible pour les voyageurs

Pour qui veut jouer, le basket gambien est particulièrement accueillant. Beaucoup de terrains sont en accès libre, notamment dans les écoles, les parcs de quartiers ou certains mini-stades. En soirée, surtout à Serrekunda, il n’est pas rare de voir des groupes improviser des pick-up games. La présence d’un ballon et quelques échanges suffisent généralement pour être invité à rejoindre une équipe.

Le Basket 3×3 en Afrique

Un format réduit et dynamique du basket-ball qui connaît un véritable engouement sur le continent, se traduisant par une participation nationale active et une vitalité au niveau local.

Popularité Continentale

Le basket 3×3 est un format réduit très populaire en Afrique, bénéficiant d’un vrai engouement auprès des publics.

Équipes Nationales

Les équipes nationales masculine et féminine participent régulièrement aux tournois 3×3 officiels organisés par FIBA Afrique.

Vitalité Locale

Cet engouement se concrétise par un foisonnement de tournois de quartier, souvent organisés les week-ends sur des terrains publics.

Quelques clubs structurés, comme Banjul United ou Youzou Elite Basketball, disposent de sections juniors et mettent en place des académies pour former les enfants. À Banjul, une académie multi-catégories a déjà remporté plusieurs compétitions interrégionales. Pour un voyageur qui séjourne un peu longtemps, se greffer à ces structures pour quelques séances d’entraînement est souvent envisageable.

Un basket qui s’inscrit dans une dynamique africaine

Même si la Gambie reste encore loin des grandes puissances du continent, son basket évolue dans un environnement panafricain en pleine transformation, notamment depuis la création de la Basketball Africa League (BAL), fruit d’un partenariat entre la NBA et FIBA. À terme, l’espoir de voir un club gambien participer à la « Road to BAL » nourrit l’ambition des dirigeants. Pour l’instant, l’essentiel du jeu reste local, mais plusieurs jeunes Gambiens évoluent déjà dans des clubs en Europe ou en Amérique du Nord, ce qui renforce l’attrait de la discipline auprès des adolescents.

Sports de plage et nautiques : surfer, pêcher, naviguer

La Gambie est surnommée « The Smiling Coast of Africa » pour une raison simple : une grande partie de son attractivité touristique repose sur un littoral atlantique généreux, doublé d’un estuaire de fleuve large et poissonneux. Cette configuration fait des activités nautiques un volet majeur de la pratique sportive locale.

Surf, bodyboard et sports de glisse

Le surf est encore jeune en Gambie, mais les conditions sont étonnamment favorables. La côte offre des vagues régulières, peu de rochers saillants, pas de requins ni de grands prédateurs marins, et une eau agréable presque toute l’année. Des spots comme Sanyang Beach, Kotu Beach, Tanji, l’Atlantic Boulevard entre Bakau et Kololi, Palma Rima, Tujereng ou les plages vers Gunjur permettent de surfer à différents niveaux.

Bon à savoir :

La meilleure période pour surfer se situe entre novembre et mars. Pour les débutants, il est possible de louer une planche et de suivre une courte initiation, notamment via des académies locales en développement comme Kinteh Water Sports. Le bodyboard est une option populaire et abordable pour les enfants et adolescents, avec des sessions de plusieurs heures.

Outre le surf, la côte gambienne se prête au kitesurf, à la planche à voile et au jet-ski. Des opérateurs comme Gambino Watersports à Kotu Point ou Nino & Kodeh Watersport proposent jets-skis, bananes tractées, parasailing ou kayaks. Sur les plages, les moniteurs insistent sur l’importance de surveiller les courants et les drapeaux de sécurité : quand le drapeau rouge est hissé, la baignade est strictement interdite.

Pêche sportive : fleuve et océan

La Gambie est un petit paradis pour les amateurs de pêche sportive, aussi bien en mer que sur le fleuve. Des dizaines d’Européens viennent chaque année spécialement pour taquiner barracudas, tarpons, snappers ou cassava fish. Des sorties quotidiennes se réservent facilement autour de Denton Bridge ou à l’embouchure du fleuve, où plusieurs opérateurs affrètent des pirogues modernisées ou de petites vedettes avec matériel fourni.

Bon à savoir :

Des sorties de quelques heures en mer ou sur le fleuve sont proposées, pouvant inclure un déjeuner à bord, une baignade ou l’observation d’oiseaux. Les guides locaux, experts de leur zone, fournissent tout le matériel (cannes et appâts) ainsi que des conseils précieux, idéaux pour les pêcheurs peu expérimentés.

Voile, croisières et activités combinées

La Gambia Sailing Club, à Banjul, accueille ceux qui souhaitent naviguer à la voile. Elle organise des régates ponctuelles, dont une course réputée vers Dog Island, au large de l’estuaire. D’autres programmes mêlent navigation et découverte du fleuve : les croisières « lazy day » au départ de Denton Bridge embarquent les visiteurs sur des pirogues de 15 à 20 mètres pour une journée de détente rythmée par la pêche, l’observation des oiseaux, les baignades et un repas à bord.

Certaines entreprises projettent même d’installer des restaurants flottants ou des pontons festifs pour des sorties au coucher du soleil, associant musique, barbecue et kayak.

Tennis, tennis de table et sports de raquette

Le complexe de l’Independence Stadium ne sert pas qu’au football ou aux cérémonies officielles : il abrite aussi des courts de tennis et des tables de tennis de table. De temps à autre, des tournois et des cours sont organisés, notamment pour les jeunes.

Astuce :

Dans la plupart des grands hôtels de la côte (comme le Kololi Beach Resort ou les complexes de Kotu et Senegambia), vous trouverez des courts de tennis extérieurs et des tables de ping-pong. Le matériel (raquettes, balles) est parfois disponible à la location, parfois gratuitement pour les clients. Il est cependant conseillé de noter que l’équipement sportif vendu localement est souvent cher pour sa qualité. Par conséquent, de nombreux visiteurs préfèrent apporter leur propre matériel.

Pour les voyageurs, ces sports de raquette représentent une option pratique : ils se pratiquent sans grande logistique, souvent à deux pas de la chambre, et permettent de garder un bon niveau d’activité quand les fortes chaleurs rendent plus difficiles les efforts prolongés en plein soleil.

Volleyball et beach-volley : l’autre sport de plage

Le volleyball a connu une progression spectaculaire en Gambie. Bénéficiant de l’appui du programme Volleyball Empowerment de la Fédération internationale (FIVB), la fédération gambienne a pu installer un revêtement synthétique pour accueillir de grandes compétitions. Le président du pays cite même régulièrement le volley aux côtés du football dans ses discours, signe de son importance nouvelle.

Exemple :

Sur les plages, l’installation de filets permanents ou temporaires permet l’organisation de nombreuses parties de beach-volley en fin de journée. Cette pratique rassemble des profils variés comme de jeunes Gambiens, des touristes et des membres de clubs locaux. Le beach-volley est ainsi présenté comme une discipline idéale, car elle est conviviale, mixte, peu coûteuse et facile d’accès.

Les équipes nationales de beach-volley se sont fait remarquer au niveau africain, et la sélection masculine a obtenu sa qualification pour des compétitions comme les Jeux du Commonwealth en remportant un tournoi de la zone ouest-africaine. Pour un amateur qui passe quelques semaines sur la côte, il est courant d’être invité à participer à un match amical une fois le filet planté dans le sable.

Cyclisme, équitation et autres activités de plein air

Au-delà des sports structurés, la Gambie se prête bien à une pratique plus libre du sport, en particulier le long du littoral et dans certaines régions rurales.

Bon à savoir :

De nombreux hôtels et agences proposent la location de VTT ou de vélos de ville. Le vélo permet de découvrir les villages en retrait de la côte, longer les rizières près de Brufut ou Gunjur, et explorer les pistes de latérite reliant les petites communautés. Des courses cyclistes ou randonnées guidées pourraient être organisées.

L’équitation constitue une autre option originale : quelques écuries proposent des balades à cheval, parfois même des promenades au pas sur la plage au coucher du soleil. Des offres de balade à dos de chameau existent également, davantage pour l’expérience touristique que pour un véritable entraînement sportif, mais elles témoignent de la diversité des propositions d’activités physiques.

La marche sportive ou la randonnée légère se pratiquent enfin dans les réserves naturelles comme Bijilo Forest Park ou Abuko Nature Reserve, où le mouvement se combine à l’observation de singes, d’oiseaux et d’une flore variée.

May Day Sports et culture du sport en entreprise

Le 1er mai, la Gambie célèbre la fête du Travail d’une manière très particulière : une grande journée de sport à l’Independence Stadium. Ce May Day Sports rassemble des équipes de ministères, d’entreprises privées, d’ONG et d’agences publiques autour d’un programme éclectique : football, athlétisme, volleyball, basketball, tir à la corde, lutte traditionnelle, cyclisme.

Bon à savoir :

Cet événement sportif illustre deux rôles clés du sport en Gambie : promouvoir la santé par un mode de vie actif au travail et servir de plateforme de rencontres dans une ambiance festive mêlant compétition et convivialité. Les touristes peuvent y assister gratuitement, ce qui en fait une vitrine de la culture sportive locale.

Infrastructures et soutien institutionnel : un terrain en construction

Si la Gambie reste un pays modeste par sa taille et ses moyens, elle a engagé un effort significatif pour structurer son paysage sportif. La création du Ministry of Youth and Sports (MOYS) et du National Sports Council vise précisément à coordonner la politique sportive et à soutenir les fédérations dans leurs projets.

Bon à savoir :

L’État a instauré un prélèvement (Youth and Sports Development Levy) pour financer une feuille de route sportive alignée sur le plan national de développement. Un plan stratégique 2024‑2028, élaboré avec l’UNFPA suite à des consultations nationales, vise principalement l’autonomisation des jeunes, la création d’emplois et la promotion de l’entrepreneuriat dans le secteur sportif.

Concrètement, des millions de dalasis sont injectés dans les comités sportifs communautaires pour améliorer terrains, mini-stades et équipements. Des zones comme Serrekunda East, Serrekunda West, Brikama, Gunjur ou des villages ruraux (Jenoi, Demba Kunda Kasseh, Badari…) bénéficient de dotations dédiées. Certaines sommes sont versées en plusieurs tranches pour assurer un suivi et responsabiliser les comités locaux. Le discours officiel insiste sur l’appropriation communautaire des projets : les infrastructures appartiennent d’abord aux habitants, qui sont encouragés à en assurer la gestion et l’entretien.

Pour le visiteur, ces investissements se traduisent progressivement par des installations plus sûres, mieux éclairées et plus accueillantes, que ce soit pour un match de football, un tournoi de basket ou une séance de volley sur un terrain multi-sport.

Comment choisir son sport à pratiquer en Gambie

Face à cette offre foisonnante, chacun peut trouver un sport adapté à ses envies, à sa forme physique et à la durée de son séjour.

Un passionné de football pourra rejoindre une équipe de quartier ou participer à des matches informels sur la plage, tout en assistant à une rencontre de championnat dans un mini-stade bouillonnant. Un adepte de glisse pourra alterner sessions de surf matinal à Sanyang, bodyboard à Kotu et sorties en kayak sur le fleuve. Les amateurs de sports de combat seront fascinés par la lutte traditionnelle et pourront, au minimum, observer de près l’entraînement des lutteurs.

Exemple :

Les coureurs pourront maintenir leur routine sur le sable ou les petites routes à l’aube. Les joueurs de basket et de volley découvriront une culture de jeu de rue à la fois intense et conviviale. Pour les activités plus douces, des options comme le golf, la natation en piscine, la marche sportive dans les parcs naturels ou le vélo en bord de mer seront accessibles.

Pour entrer en contact avec les clubs, académies ou opérateurs, les points de départ les plus simples restent les hôtels, les offices de tourisme et certaines plateformes locales comme DiscoverGambia, qui collaborent avec des structures comme Kinteh Water Sports ou les associations de football et de basket.

La Gambie n’est pas seulement une destination où l’on regarde le sport : c’est un pays où l’on joue, où l’on court, où l’on lutte et où l’on rame avec les habitants. Pour peu qu’on accepte de sortir de la zone balnéaire et de s’immerger dans la vie de quartier, chaque jour peut devenir l’occasion d’une nouvelle découverte sportive.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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