S’installer en Gambie en tant qu’expatrié : le guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Nichée le long du fleuve Gambie et bordée par l’Atlantique, la Gambie est à la fois le plus petit pays du continent africain et l’un de ceux qui intriguent le plus les expatriés. Ancienne colonie britannique, surnommée la « Smiling Coast of Africa », elle attire pour son climat ensoleillé, ses plages, son coût de la vie modéré et l’accueil chaleureux de sa population. Mais s’y installer pour de bon suppose de bien comprendre le cadre administratif, économique, culturel et pratique du pays.

Bon à savoir :

Ce guide couvre les aspects essentiels pour vivre, travailler ou séjourner plusieurs mois en Gambie, incluant les démarches administratives (visas, travail, banques), les conditions de vie (coût de la vie, logement, santé, éducation, sécurité) ainsi que les codes sociaux, la religion et les coutumes locales.

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Comprendre la Gambie avant de partir

Avant de réserver un billet, il est utile de replacer la Gambie dans son contexte géographique, démographique et culturel. Cela permet de mieux anticiper le choc culturel et d’ajuster ses attentes.

Un minuscule pays… mais densément peuplé

La Gambie est un long ruban de terre organisé autour du fleuve Gambie, presque entièrement enclavée dans le Sénégal, avec seulement une courte façade atlantique. Sa superficie est d’environ 10 700 km², pour une population estimée entre 2,2 et 2,7 millions d’habitants, ce qui en fait l’un des pays les plus densément peuplés d’Afrique.

Les principaux centres urbains sont Banjul (la capitale, située sur une île à l’embouchure du fleuve), Serekunda (la plus grande ville), Brikama et Bakau. La population est majoritairement urbaine, mais une part importante vit encore en zone rurale, souvent très attachée aux structures traditionnelles (chefferies de village, clans, hiérarchie des âges).

Bon à savoir :

La langue officielle est l’anglais, utilisée dans l’administration, les tribunaux et l’éducation. Cependant, le pays est multilingue au quotidien, avec le wolof et le mandinka comme principales langues véhiculaires (wolof en ville, mandinka en milieu rural), auxquelles s’ajoutent le fula (pulaar), le jola, le serer et le soninké. La plupart des Gambien·nes sont au moins bilingues, mais la maîtrise de l’anglais peut être limitée en dehors des milieux éduqués et des zones touristiques.

Une société plurielle et largement musulmane

La Gambie est à 90 % musulmane (majoritairement sunnite), environ 9 % chrétienne (surtout catholique) et 1 % seulement se rattache explicitement aux croyances dites traditionnelles. Dans les faits, l’islam local reste souvent mêlé à des pratiques animistes (culte des esprits, lieux sacrés, offrandes, marabouts).

La population est presque entièrement africaine (99 %), mais très diverse sur le plan ethnique : Mandinka (environ 42 %), Fula (18 %), Wolof (16 %), Jola (10 %), Serahuli (9 %), Serer, Aku, Manjago et quelques petits groupes. Malgré cette diversité, le pays est réputé pour sa tolérance religieuse et son harmonie interethnique. Les mariages mixtes sont fréquents, les fêtes religieuses sont souvent célébrées collectivement et le concept de « teranga » ou « tegin » (hospitalité, entraide, solidarité communautaire) structure beaucoup de relations sociales.

Astuce :

Pour un expatrié, le pays offre un environnement globalement accueillant, mais il est essentiel de comprendre et de respecter un système de normes implicites très fort. Cela inclut le respect des aînés, la discrétion, la modestie, et la pratique de salutations prolongées. Il faut également être attentif à certaines règles de conduite spécifiques, comme l’usage privilégié de la main droite, une tenue vestimentaire adaptée, et la réserve sur les sujets sensibles lors des conversations.

Climat, nature et cadre de vie

Le pays bénéficie d’un climat tropical de type soudano-sahélien, avec deux grandes saisons :

une saison des pluies intense de juin à octobre, chaude et humide ;

une saison sèche de novembre à mai, marquée par l’harmattan, un vent sec venu du nord-est.

Les précipitations diminuent du littoral vers l’intérieur, mais l’ensemble du territoire s’organise autour d’un paysage de savane, de mangroves, de zones humides et de parcs naturels (Abuko, Kiang West, River Gambia/Baboon Island, Bijilo Forest Park). On y trouve une faune variée (singes, phacochères, crocodiles, pygmées hippopotames, plus de 500 espèces d’oiseaux), ce qui en fait une destination appréciée des ornithologues et des amoureux de nature.

Cette richesse naturelle contraste toutefois avec des infrastructures encore limitées : routes secondaires souvent en mauvais état, réseau électrique instable, accès inégal à l’eau potable et à l’internet haut débit. La vie à Banjul et dans la bande côtière (Senegambia, Kololi, Bijilo, Fajara, Brufut) n’a donc rien d’une métropole hyper-connectée, même si les quartiers touristiques se modernisent rapidement.

Entrer et rester en Gambie : visas, permis de résidence et de travail

Pour un expatrié, la première barrière est évidemment administrative. Selon sa nationalité et son projet (tourisme long, retraite, emploi salarié, mission humanitaire, investissement…), les démarches ne sont pas les mêmes.

Visas d’entrée : qui a besoin de quoi ?

La politique de visas de la Gambie distingue plusieurs catégories de pays. Certains ressortissants sont exemptés de visa, d’autres obtiennent un visa à l’arrivée, d’autres enfin doivent se présenter à une ambassade avant leur départ.

En pratique :

– environ 104 nationalités peuvent entrer sans visa pour un séjour court ;

– pour certaines nationalités européennes et nord-américaines, un visa à l’arrivée est possible (par exemple pour des citoyens de France, Portugal, Espagne, États-Unis, avec un droit de séjour autour de 28 jours) ;

– d’autres nationalités doivent impérativement demander un visa auprès d’une ambassade ou d’un consulat gambien avant de voyager.

Quelques repères chiffrés (à vérifier avant départ, car les montants évoluent régulièrement) :

Type de visa / frais (exemples)Montant indicatifRemarques principales
Visa touristique à l’arrivée≈ 108 USDSéjour court, généralement autour de 30 jours
Visa touristique via ambassade (ex. USA)≈ 200 USDDélivré avant le départ
Visa court séjour tourisme/affairesValidité 3 moisSéjour max 90 jours (tourisme) ou 30 jours (business)
Visa transitVariableOnward ticket et entrée assurée dans le pays suivant
Taxe de sécurité aéroport (arrivée + départ)20 USD à chaque foisÀ régler en espèces (USD ou Dalasi) à l’aéroport

Le passeport doit disposer d’au moins une page vierge et être valable au moins six mois après la date prévue de retour. Les dépassements de séjour sont sanctionnés : une amende d’environ 15 USD par mois dépassé est prélevée en liquide au moment du départ.

Permis de résidence : rester plus de 90 jours

Au-delà d’un court séjour touristique, il est nécessaire de basculer sur un statut de résident. La gestion relève du Gambia Immigration Department (GID), sous tutelle du Ministère de l’Intérieur. On distingue plusieurs types de permis, émis en lien avec le projet de séjour.

Le système peut varier selon les sources, mais on retrouve de manière générale des catégories couvrant :

les personnes de ressources indépendantes et retraités ;

les travailleurs qualifiés et investisseurs ;

les étudiants ;

les dépendants de titulaires de permis ;

les travailleurs humanitaires ;

les petits commerçants et travailleurs indépendants ;

les personnes en séjour médical.

Une source officielle récente détaille une série de permis (Type A à G) couvrant ces profils. Dans la pratique, de nombreux expatriés passent d’abord par un tampon de séjour (28 ou 90 jours à l’arrivée) puis prolongent au bureau d’immigration de Banjul ou dans les postes de police touristiques. Par exemple, un citoyen britannique se voit tamponner 28 jours, prolonge deux fois (jusqu’à 84 jours), puis doit demander une carte d’étranger (« Alien ID Card ») et un permis de résidence pour continuer à séjourner légalement.

Les frais ont été revus à la hausse en 2023. Quelques ordres de grandeur :

Document / Permis (exemples)Montant indicatif en DalasiEnviron en USDPublic concerné
Permis de résidence Type B (CEDEAO)2 500 GMD~40 USDCitoyens CEDEAO, résidents régionaux
Permis de résidence Type C5 000 GMD~80 USDAutres catégories (ex. non CEDEAO)
Carte d’étranger (Alien ID Card)2 500 GMD~40 USDNon nationaux résidents
Visa d’entrée (ex. long séjour)7 000 GMD~112 USDEntrée avec intention de s’installer

Les ressortissants de certains pays voisins (Mauritanie, Guinée, Mali, Sénégal) sont exemptés de frais de permis de résidence. Dans tous les cas, tout résident doit pouvoir présenter une carte d’identité valable à tout moment.

Travailler en Gambie : permis de travail et statut

Pour exercer une activité salariée, la simple possession d’un visa de séjour ou d’un permis de résidence ne suffit pas. Il faut un permis de travail, généralement lié à un employeur gambien.

Exemple :

Le contenu souligne l’importance de retenir deux grands principes essentiels, sans toutefois en préciser la nature dans le texte fourni. Ces principes servent de base ou de cadre général pour la compréhension du sujet abordé.

il est illégal de travailler en Gambie sans permis de travail, sauf statut d’exception ;

la demande de permis est presque toujours pilotée par l’employeur (sponsor).

Les autorités distinguent :

des permis/car tes de résidence de type B ou C utilisés comme permis de travail pour les employés qualifiés et petits commerçants ;

– des visas de travail spécifiques (temporaire, expatrié, investisseur, compétences spécialisées).

Les pièces exigées pour un permis de travail sont consistantes :

Attention :

L’obtention d’un permis de travail gambien nécessite un dossier complet incluant : un passeport valide (6 mois minimum, 2 pages vierges), un formulaire de demande, une photo, une lettre de responsabilité et un contrat de travail de l’employeur gambien, des preuves de qualifications, un rapport médical, un extrait de casier judiciaire, un CV, la preuve d’une tentative de recrutement local, des justificatifs de vaccination, les documents légaux de la société sponsor et l’attestation de paiement des frais.

Le traitement du dossier prend en général de 3 à 6 semaines, parfois davantage. Les permis sont délivrés pour un an, renouvelables, avec obligation de déposer la demande de renouvellement au moins 60 jours avant l’expiration.

À noter enfin une spécificité fiscale : l’existence d’une « expatriate quota tax », une taxe annuelle sur les expatriés d’environ 10 000 GMD pour les citoyens de la CEDEAO et 50 000 GMD pour les autres étrangers. Un point à intégrer dans toute négociation salariale.

Résidence permanente et regroupement familial

La résidence permanente n’est pas un droit automatique. Elle est généralement accessible après plusieurs années de résidence légale continue (souvent entre 5 et 10 ans selon les cas), avec des critères comme :

bonne conduite et casier judiciaire propre ;

intégration dans la société gambienne ;

revenus stables et suffisants.

Les citoyens de la CEDEAO ont des voies d’accès privilégiées à la résidence de long terme. Les titulaires de permis de travail peuvent en parallèle faire venir conjoint·e et enfants mineurs via des visas de dépendants, liés à la durée du permis principal. Là encore, un dossier complet est demandé : preuve de lien familial, passeports, photos, certificats médicaux, extraits de casier (pour les adultes), preuve de moyens financiers.

Travailler et entreprendre : marché de l’emploi et cadre économique

La Gambie ne figure pas parmi les grands marchés de l’emploi internationaux. Toutefois, certaines niches existent pour les expatriés, dans un contexte d’économie en développement où la main-d’œuvre locale est peu coûteuse mais souvent peu qualifiée.

Portrait économique

Le pays affiche un PIB par habitant autour de 870–900 USD, avec un revenu net moyen après impôt d’environ 4 500 GMD (≈ 63 USD) par mois. L’économie repose largement sur :

– l’agriculture (arachide, riz, manioc) : 23 % du PIB, 75 % de la main-d’œuvre ;

– le tourisme, très concentré sur le littoral atlantique ;

– la pêche et la construction ;

– un secteur des services en croissance mais encore limité (≈ 19 % du PIB).

La main-d’œuvre est jeune, avec un taux de participation autour de 60 % pour les 15-65 ans et un chômage officiel avoisinant les 9–10 % (avec des projections à 6–8 % à moyen terme). Les autorités misent sur des plans de développement et d’infrastructures qui ouvrent des besoins en compétences pointues (ingénierie, informatique, gestion de projets, finances, santé).

Les salaires restent en moyenne très faibles, avec des références comme :

Poste (salaire mensuel approximatif)Salaire en GMDSalaire en USD (approx.)
Manager financier30 500 GMD~491 USD
Directeur général27 100 GMD~436 USD
Responsable développement commercial24 700 GMD~398 USD
Analyste financier / business analyst19 100 GMD~308 USD
Chef de projet17 300 GMD~279 USD
Salaire moyen net (tous secteurs)≈ 4 500 GMD~63 USD

Dans les faits, les expatriés qualifiés négocient des salaires nettement supérieurs à ceux du marché local, parfois alignés sur des grilles internationales (ONG, agences onusiennes, entreprises étrangères).

Secteurs porteurs pour les expatriés

Les principales opportunités se situent dans :

Secteurs d’activité

Découvrez les principaux secteurs professionnels où les compétences en gestion et en leadership sont recherchées.

Tourisme & Hôtellerie

Direction d’établissements, gestion de projets et marketing dans le secteur de l’accueil et des loisirs.

ONG & Développement

Santé, éducation, gouvernance et environnement au sein d’agences internationales et de projets.

TIC & Services Financiers

Banques, fintech et systèmes d’information dans le domaine des technologies et de la finance.

BTP & Ingénieries

Infrastructures routières, énergie et construction dans le secteur du bâtiment et des travaux publics.

Éducation

Enseignement dans les écoles internationales et missions de formation pour divers publics.

La présence d’expatriés dans des postes professionnels reste toutefois modeste. Beaucoup de résidents étrangers sont des retraités, des entrepreneurs individuels, des « digital nomads » ou des familles mixtes (mariages avec des Gambien·nes).

Conditions de travail et droit du travail

Le droit du travail gambien prévoit :

40

La durée hebdomadaire de travail standard en Gambie est généralement de 40 heures, du lundi au vendredi.

Il n’existe pas de salaire minimum national très structuré, mais certaines sources mentionnent un plancher de 50 GMD par jour, soit à peine quelques euros. L’essentiel des salaires est donc négocié au cas par cas ou repose sur des pratiques du secteur. Le 13e mois n’est pas prévu par la loi. En cas de licenciement, on observe en pratique des indemnités équivalentes à un mois de salaire par année de service.

Les congés payés, les congés maladie ou maternité (12 à 14 semaines selon les sources) sont encadrés mais souvent gérés différemment d’un employeur à l’autre, surtout dans le secteur informel.

Fiscalité et charges sociales

Pour un expatrié salarié, les principaux prélèvements sont :

35

Taux d’imposition maximal sur le revenu en Gambie, applicable aux revenus annuels dépassant 64 000 GMD.

Les avantages en nature (logement, voiture, etc.) sont lourdement taxés (environ 27 %). Les contributions employeur à un fonds de retraite approuvé peuvent être déductibles fiscalement jusqu’à 25 % du revenu annuel.

Pour les indépendants et entrepreneurs, les régimes fiscaux et sociaux nécessitent un accompagnement local (expert-comptable, avocat), notamment pour les relations avec la Gambia Revenue Authority.

Monter une affaire ou passer par un « Employer of Record »

Créer une entreprise locale suppose de s’enregistrer auprès du Ministère du Commerce et des organismes fiscaux, ce qui peut être coûteux et chronophage pour une petite structure. De nombreux acteurs étrangers passent par des prestataires d’« Employer of Record » (EOR) qui embauchent légalement les salariés pour le compte de sociétés étrangères, et gèrent :

la paie et les retenues fiscales ;

les cotisations sociales ;

les contrats locaux ;

la conformité avec le droit du travail gambien ;

– parfois les avantages (assurance santé, retraite complémentaire).

Des plateformes internationales opèrent déjà en Gambie et peuvent mettre en place un contrat en quelques jours. Pour un expatrié qui souhaite embaucher localement sans monter immédiatement une société, ou pour une entreprise étrangère qui veut tester le marché, c’est une piste intéressante.

Coût de la vie : que vaut votre budget en Dalasi ?

La Gambie se classe parmi les pays les moins chers du monde. Selon plusieurs comparaisons internationales, son coût de la vie est environ deux fois plus bas que la moyenne mondiale, et autour de 60 à 70 % moins élevé que celui du Royaume-Uni ou des États-Unis, logement compris.

Budget mensuel : ordre de grandeur

Les estimations moyennes donnent :

environ 136 000 GMD par mois pour une famille de quatre, soit autour de 1 600 EUR ;

environ 43 000 GMD pour une personne seule, soit environ 500–550 EUR.

Une autre source, convertie en dollars, évoque :

1 356 USD pour une famille de quatre tout compris (loyer inclus) ;

568 USD pour une personne seule (loyer inclus).

Autrement dit, avec un budget de 1 000 à 1 500 EUR mensuels, un expatrié seul ou un couple peut mener une vie confortable, voire assez aisée, à condition de ne pas adopter un niveau de consommation très occidental (importations massives, restaurants haut de gamme au quotidien).

Logement : de la maison de plage à la villa intérieure

Le poste logement varie énormément selon l’emplacement (front de mer ou intérieur), le standing (villa expatriée, maison locale, meublé ou non) et la durée.

Quelques repères issus de différentes sources :

Type de logement / localisationLoyer mensuel approx.Commentaire
Appartement 1 ch. centre-ville (moyenne)~7 500 GMDPetites surfaces, standard local
Appartement 1 ch. hors centre~5 800 GMDQuartiers plus populaires
3 ch. en centre urbain~18 000 GMDAppartement familial
3 ch. hors centre~7 500 GMDPlus abordable
85 m² meublé, quartier « cher »25 000 GMDStanding expat
85 m² meublé, quartier « normal »15 000 GMDBon rapport qualité/prix
45 m² meublé, quartier cher11 000 GMDStudio/1 ch.
45 m² meublé, quartier normal7 000 GMDStudio de base
Villa 3 ch. front de mer (Kotu, Fajara, Kololi)800–1 600 GBPSegment haut de gamme
Propriété front de mer équivalente à l’achat200 000–400 000 GBPImmobilier de prestige
Villa spacieuse à l’intérieur (Serekunda, Brikama, Bakau)400–650 GBPMaisons confortables, moins touristiques

En pratique, le marché locatif « expatrié » propose fréquemment des loyers en dollars, euros ou livres pour des villas meublées avec piscine, gardiennage et générateur. Un appartement une chambre pour expats peut ainsi être proposé entre 400 et 1 000 USD par mois, et une maison deux chambres entre 800 et 1 500 USD, selon la localisation et les équipements.

Astuce :

Parmi les expatriés, deux conseils principaux reviennent fréquemment pour faciliter l’adaptation et la réussite de l’expérience à l’étranger.

louer d’abord à court terme (Airbnb, guesthouse) un mois ou deux pour se donner le temps de visiter sur place et éviter les arnaques ;

privilégier des agences ou agents reconnus, vérifier les titres de propriété avant tout achat et éviter de payer de gros montants longtemps à l’avance.

Nourriture et restaurants : local bon marché, importé cher

La vie quotidienne est très abordable si l’on consomme local (riz, poisson, poulet, légumes de saison) et que l’on fréquente les « canteens » et petits restaurants gambien.

On peut ainsi tabler sur :

1,60 à 4 GBP pour une assiette locale copieuse (riz, poisson, poulet) ;

– environ 500 GMD pour un déjeuner simple dans un quartier d’affaires ;

– environ 400–450 GMD pour un repas dans un restaurant bon marché ;

– autour de 5 500 GMD pour un dîner pour deux dans un restaurant de gamme moyenne.

Les produits frais de base sont bon marché :

Produit (supermarché ou marché)Prix approx. en GMDCommentaire
1 kg de riz blanc~86 GMDAliment de base
1 kg de tomates~100 GMD
1 kg de pommes~200 GMDProduit importé
1 kg de pommes de terre~120 GMD
500 g de blanc de poulet~161 GMD
1 kg de bœuf~410 GMD
12 œufs~200 GMD
0,5 kg de fromage local~600 GMDFromage souvent importé/cher
Pain quotidien pour 2 personnes~28 GMD0,5 kg

Les boissons suivent la même logique :

2800

Le prix maximum d’une bouteille de vin rouge de qualité moyenne en Gambie, en Dalasi gambiens.

Plus on s’oriente vers des produits importés (fromages européens, charcuterie, céréales de marque, vins, produits bio), plus la facture grimpe. Pour un expatrié, un équilibre à trouver consiste à adopter progressivement l’alimentation locale (domoda, benachin, yassa…) tout en se réservant quelques « luxes » importés.

Transports, services et loisirs

Les transports publics sont très bon marché : un trajet de bus ou minibus local tourne autour de 20 GMD, un abonnement mensuel autour de 480 GMD. Les taxis urbains affichent un tarif de départ autour de 50 GMD, puis environ 80 GMD par kilomètre. Entre quartiers touristiques, les prix officiels peuvent se compter en livres sterling (2,50 à 4 GBP la course).

64

Le prix du carburant en Gambie est d’environ 64 GMD par litre, soit l’équivalent de 0,75 EUR.

Côté services :

électricité et eau pour une maison vaste peuvent atteindre 120 à 240 GBP par mois, surtout si l’on utilise la climatisation la nuit ;

– l’eau reste bon marché (quelques dollars par mois), mais l’électricité est le gros poste (système « cash power » prépayé) ;

– l’internet haut débit est encore cher et parfois peu fiable : environ 3 800 GMD pour un forfait fixe performant, et certains expats cumulent plusieurs fournisseurs pour sécuriser la connexion (compter jusqu’à 100 USD par mois).

Les loisirs coûtent peu : un abonnement en salle de sport autour de 1 750 GMD, une heure de tennis ~1 000 GMD, un cinéma 250 GMD. Le plus gros budget « plaisir » reste souvent la restauration en zone touristique et les escapades (excursions nature, week-ends en lodge, voyages régionaux).

Enfin, de nombreux expatriés emploient du personnel de maison (femme de ménage, jardinier, gardien, cuisinier, pool boy) à des tarifs sans commune mesure avec ceux d’Europe ou d’Amérique du Nord : de 80 à 150 USD par personne et par mois, voire 200 à 400 GBP pour un personnel à temps plein qualifié. Cela fait partie du mode de vie expatrié, mais interroge aussi sur les écarts de niveau de vie avec la population locale.

Se loger : où et comment trouver un toit

La façade atlantique regroupant la plupart des hôtels et des résidences d’expatriés, plusieurs zones reviennent dans les témoignages :

Kololi, Bijilo, Senegambia Strip : épicentre touristique, avec bars, restaurants, boîtes de nuit, plages et résidences de vacances ;

– Fajara, Kotu, Kerr Sering, Brufut Heights, Brusubi : quartiers résidentiels appréciés des expats pour leur tranquillité relative et leur proximité de la mer ;

Serekunda, Bakau, Brikama : villes plus densément peuplées, mixant habitat local et quelques enclaves résidentielles.

Les options de logement couvrent l’éventail complet :

Types de logements disponibles

Découvrez les différentes catégories d’habitations pour votre séjour en Gambie, adaptées à tous les besoins et durées.

Appartements

Studios, T1 ou T2, disponibles en version meublée ou non-meublée.

Maisons & Villas

Maisons classiques ou villas spacieuses de 3 à 6 chambres, certaines équipées d’une piscine.

Compounds familiaux

Hébergements traditionnels à partager avec des familles gambiennes pour une immersion culturelle.

Hébergements touristiques

Guesthouses, Bed & Breakfast et éco-lodges, idéaux pour des séjours prolongés.

Les plateformes comme Airbnb, Booking.com ou Holidu listent une multitude de biens, souvent destinés d’abord à la location saisonnière mais négociables en long terme. Des agences spécialisées comme The Gambia Property Shop, Songhai Properties ou d’autres agences locales de la bande côtière gèrent aussi des portefeuilles de logements pour expatriés (et parfois de bureaux).

Deux mises en garde sont récurrentes :

Bon à savoir :

Les arnaques sont fréquentes, notamment via les annonces en ligne ou sur les réseaux sociaux. Méfiez-vous des demandes de paiement intégral à distance, des faux propriétaires et des titres fonciers inexistants. Il est également essentiel de vérifier les prix en Dalasi ou en devises dès l’annonce pour éviter des surenchères abusives lorsque le propriétaire ne mentionne pas de tarif et demande un contact direct.

Pour limiter les risques, beaucoup conseillent :

d’utiliser les groupes Facebook d’expatriés et de résidents gambiens (réactivité élevée, retours d’expérience) ;

– de privilégier les annonces avec prix clairement indiqué ;

– de refuser de payer des grosses sommes d’avance avant d’avoir visité et signé un contrat ;

– de passer par une agence enregistrée pour les logements haut de gamme, surtout pour les expatriés en mission (ONG, ambassades, entreprises).

Santé : système, risques et assurances

Vivre en Gambie implique d’accepter un environnement sanitaire très différent des standards occidentaux. Le système public couvre plus de 80 % de la population en théorie, mais les moyens sont limités (médecins, lits, médicaments). Les expatriés se tournent donc presque toujours vers le secteur privé et souscrivent une assurance internationale.

Organisation des soins

Le système repose sur trois niveaux :

primaire : postes de santé et centres de soins de proximité (infirmiers, agents de santé) ;

secondaire : hôpitaux régionaux ;

tertiaire : grands hôpitaux et centres spécialisés (par exemple l’Edward Francis Small Teaching Hospital à Banjul).

Parmi les structures publiques, on peut citer :

Edward Francis Small Teaching Hospital (Banjul) ;

Kanifing General Hospital ;

Serekunda General Hospital ;

Bansang, Farafenni, Brikama, Bundung Maternal & Child Hospital, etc.

Côté privé, l’offre se renforce avec des cliniques comme Africmed International Hospital, Bafrow Medical Center, Banjul Private Hospital, Bijilo Medical Center, Kololi Clinic, Lamtoro Medical Center, Swedent pour les soins dentaires, ou encore des laboratoires comme MediLab.

La réalité néanmoins :

Attention :

Le système de santé est confronté à un manque de personnel qualifié (quelques centaines de médecins et moins de 1,1 lit pour 1 000 habitants), à un plateau technique limité pour les soins lourds, la réanimation ou certaines chirurgies, et à une disponibilité inégale des médicaments (bon nombre de pharmacies, mais ruptures fréquentes).

Pour les urgences graves ou certains traitements, la solution reste souvent l’évacuation vers un autre pays (Sénégal, Europe, etc.), d’où l’importance d’une assurance incluant le rapatriement sanitaire.

Maladies et vaccination

Le paludisme est endémique, particulièrement en saison des pluies. La prévention repose sur :

une chimioprophylaxie adaptée prescrite avant le départ ;

l’usage de répulsifs, moustiquaires imprégnées, vêtements couvrants le soir ;

une vigilance clinique : fièvre = consultation rapide.

D’autres pathologies fréquentes incluent :

fièvre jaune (vaccin recommandé et parfois exigé à l’entrée depuis une zone à risque) ;

– typhoïde, hépatites A et B, diarrhées bactériennes et parasitaires ;

méningite (la Gambie est dans la « ceinture de la méningite » africaine) ;

– schistosomiase (eaux douces contaminées), rage, dengue, chikungunya, tuberculose ;

– plus récemment, la circulation de poliovirus dérivé de souche vaccinale, signalée par le CDC.

Bon à savoir :

Les autorités sanitaires conseillent de mettre à jour plusieurs vaccins avant le départ, notamment : DTaP/Tdap, ROR, polio, hépatites, typhoïde, varicelle, et selon la destination, le BCG, ceux contre la méningite, la rage ou la fièvre jaune.

L’eau du robinet n’est pas potable pour un étranger : il est indispensable de boire de l’eau filtrée ou en bouteille, de surveiller l’hygiène alimentaire et de se méfier des glaçons d’origine inconnue.

Assurances et accès aux soins pour expatriés

La Gambie a mis en place un système national d’assurance maladie (NHIS), mais il est destiné d’abord aux résidents locaux. Pour les expatriés, la norme reste :

une assurance santé internationale couvrant les soins privés en Gambie ;

une garantie d’évacuation médicale vers un pays mieux équipé ;

une couverture responsabilité civile, parfois exigée pour certains emplois.

Des assureurs locaux (Star Health Insurance, Atlantic Health Insurance, Trust Health Insurance) et des assureurs internationaux (April International, AXA Global, GeoBlue, etc.) sont présents sur le marché. Il est recommandé de vérifier la liste des établissements partenaires, les plafonds de remboursement et les exclusions (grossesse, affections préexistantes, psychiatrie, etc.).

Éducation : options scolaires pour les familles expatriées

Pour les familles qui s’installent en Gambie, l’un des points déterminants est l’accès à une éducation de qualité. Le système national, inspiré du modèle britannique, comporte six années de primaire, trois de collège (upper basic) puis trois de lycée (senior secondary), avec un examen final de type WASSCE.

Mais pour les enfants d’expatriés, les écoles internationales sont souvent privilégiées, pour plusieurs raisons :

enseignement en anglais ou français ;

programmes reconnus (US, UK, Cambridge, parfois IB) ;

continuité possible avec d’autres écoles internationales en cas de nouvelle mutation.

Panorama des écoles internationales

Plusieurs établissements se détachent :

Bon à savoir :

Fondée en 1984, la BAIS est une très petite école américaine accréditée (Middle States Association). Elle propose un programme américain de la maternelle au lycée, aligné sur les standards AERO, Common Core et Next Generation Science. Les frais de scolarité annuels varient considérablement, de 6 000 à plus de 25 000 USD, selon le niveau scolaire et le statut de prise en charge (famille ou employeur). Des frais d’inscription et une contribution de développement s’ajoutent à ces montants.

Marina International School : école ancienne (années 1950), grande structure dépassant les 1 000 élèves, suivant le curriculum britannique et délivrant les examens Cambridge IGCSE, AS et A-Level. Elle scolarise de la maternelle au post-bac. Les frais (pour non-résidents) avoisinent plusieurs centaines de dollars par trimestre, auxquels se rajoutent uniforme, livres, cantine, etc. L’école propose aussi de nombreuses activités extrascolaires (robotique, sports, langues…).

SBEC International School (Shiloh Bilingual Education Centre) : première école bilingue anglais-français du pays, située à Bijilo. Elle combine programme britannique et exigences du système français, de la crèche jusqu’au lycée (Form 1 à 6) avec des filières arts, sciences et commerce. Accréditée par Cambridge et membre d’AISA, elle s’adresse aussi aux familles francophones qui veulent maintenir un niveau en français.

Bon à savoir :

L’École Française de Banjul fait partie du réseau AEFE. Elle est entièrement francophone et suit le programme de l’Éducation nationale française. Elle accueille les élèves de 2 ans jusqu’au collège (16 ans). Pour certaines classes, l’établissement a recours au CNED.

S’y ajoutent plusieurs écoles privées anglophones ou bilingues (Rainbow Early Development Centre, Zenith Preparatory School, Young Explorers Montessori, Fojanga Primary, West African International School, etc.) qui offrent des alternatives moins onéreuses que les grandes écoles internationales, mais avec des standards variables.

Coût et logistique scolaire

Les frais de scolarité dans les écoles internationales représentent souvent le poste le plus lourd du budget des familles expatriées. Pour des écoles américaine ou britannique de haut niveau, il faut compter aisément entre 4 000 et 12 000 GBP par an et par enfant, voire davantage dans certains cas. Les écoles privées gambiennes sont en revanche beaucoup plus abordables (quelques centaines de livres par an).

La plupart des établissements proposent :

des transports scolaires payants ;

des repas de cantine ;

une large palette d’activités extrascolaires (sports, musique, arts, clubs académiques).

Pour les familles en télétravail ou en séjour de moyen terme, certaines choisissent l’école à domicile (homeschooling) avec des plateformes en ligne (Time4Learning, cours particuliers), complétées par quelques matières suivies localement (langues, sports, activités artistiques).

Banques, argent et pratique quotidienne

La Gambie est une économie très largement basée sur le cash. La monnaie locale est le Dalasi (GMD). Dollars US, euros et franc CFA sont acceptés dans certains hôtels, bureaux de change et commerces, mais le quotidien se fait en Dalasi.

Ouvrir un compte bancaire

Plus d’une douzaine de banques opèrent dans le pays, régulées par la Banque Centrale de Gambie. Parmi les plus connues :

GTBank ;

Trust Bank ;

Ecobank ;

ACCESS Bank ;

FirstBank ;

– et diverses banques régionales ou islamiques.

La plupart offrent :

comptes d’épargne et comptes courants ;

– comptes à terme ;

services de banque en ligne et mobile ;

cartes de débit (parfois sur réseau Mastercard) ;

– distributeurs automatiques (ATMs), concentrés dans la bande côtière.

Pour ouvrir un compte en tant qu’expatrié, les documents classiques sont exigés :

Bon à savoir :

Pour ouvrir un compte bancaire en Gambie, il faut présenter une pièce d’identité officielle (passeport), un numéro d’identification fiscale (TIN) délivré par la Gambia Revenue Authority (obtenable en 1 à 2 jours pour moins de 200 GMD), des photos d’identité et un justificatif de domicile (facture d’eau ou d’électricité, contrat de location ou lettre de l’employeur). Les étrangers doivent également fournir un permis de résidence ou de travail. Pour certains comptes courants, une lettre de référence d’une personne titulaire d’un compte courant en Gambie peut être exigée.

Une fois le dossier validé, l’ouverture d’un compte peut prendre de quelques heures à deux jours. Certaines banques réclament un dépôt initial minimum. Les comptes épargne sont souvent gratuits pour les dépôts et retraits, mais des frais s’appliquent sur les virements, surtout internationaux.

Bon à savoir :

Pour une entreprise ou une ONG, l’ouverture d’un compte professionnel requiert plusieurs documents, tels que les statuts, les certificats d’immatriculation, une résolution du conseil d’administration et les pièces d’identité des dirigeants. Des solutions existent pour les investisseurs étrangers, certaines sociétés de conseil proposant d’effectuer cette démarche à distance.

Gérer son argent au quotidien

Les guichets automatiques existent mais restent concentrés dans les zones touristiques et au centre des grandes villes. Ils sont parfois hors service et les incidents (fraudes, erreurs) ne sont pas inexistants. Les cartes de crédit sont acceptées par quelques hôtels, restaurants et supermarchés, mais cela reste l’exception.

Les expatriés combinent généralement : une vie professionnelle enrichissante et des découvertes culturelles. Ils apprennent à s’adapter à de nouveaux environnements, à développer des compétences linguistiques et à rencontrer des personnes de diverses origines. Cela leur permet de s’enrichir personnellement et professionnellement tout en découvrant les spécificités de leur pays d’accueil.

un compte bancaire local en Dalasi (pour les dépenses courantes) ;

un compte multi-devises et une carte internationale (via des services comme Wise) pour limiter les frais de change ;

des transferts par Western Union ou autres services lorsque nécessaire.

Il est illégal de changer de la monnaie en dehors des bureaux de change et des banques, même si le marché noir existe. Par précaution, il est conseillé d’éviter les plateformes non officielles.

Codes sociaux, religion et vie quotidienne : s’adapter à la culture gambienne

Au-delà des aspects administratifs et matériels, la réussite d’une installation dépend largement de la capacité à s’intégrer dans le tissu social local. La Gambie est réputée pour sa chaleur humaine, mais aussi pour des codes sociaux parfois déroutants pour un Occidental.

Salutations, respect et communication

La salutation (« Salaam Alaikum » – « Alaikum Salaam ») est un rituel incontournable. On ne rentre pas dans le vif du sujet sans avoir pris des nouvelles de la personne, de sa famille, de sa santé. Ne pas saluer est perçu comme un manque de respect, voire un affront.

On serre la main (toujours de la main droite) fréquemment, mais :

les femmes, surtout en milieu rural, ne serrent pas toujours la main des hommes ;

– certaines personnes très pratiquantes évitent le contact physique avec le sexe opposé (on peut alors placer la main sur son cœur en signe de salut) ;

les jeunes saluent les aînés en premier, souvent la tête un peu baissée, en évitant le contact visuel prolongé.

Astuce :

Dans la société, fortement structurée par l’âge et le statut, il est essentiel de marquer le respect. Pour cela, on utilise couramment des termes de parenté tels que « uncle », « auntie », « father », « mother », « brother », « sister » ou des titres honorifiques comme Alhaji/Alhaja. Il est important d’adopter une communication mesurée : les conversations trop bruyantes, un ton agressif ou l’emploi d’un langage cru sont très mal perçus et doivent être évités.

Vêtements, pudeur et espace public

La Gambie est majoritairement musulmane et conservatrice sur la question de la pudeur. Les règles implicites :

couvrir épaules et genoux dans les villages et hors des zones balnéaires ;

éviter les vêtements moulants ou très décolletés en dehors des plages touristiques ;

– pour les hommes, rester torse nu uniquement à la plage ou à la piscine.

Les maillots de bain et bikinis sont acceptés sur les plages des hôtels et stations comme Kotu ou Cape Point, mais pas dans les villages ou en ville. Les Gambiennes portent souvent des tenues colorées (boubous, « warambas », « haftaans », foulards assortis), les hommes des tuniques ou des tenues occidentales. La coiffure (tresses élaborées, extensions) tient une grande place dans l’esthétique féminine.

Les démonstrations publiques d’affection (baisers, étreintes) sont très mal vues. En revanche, voir deux hommes ou deux femmes se tenir la main est courant et n’a pas de connotation romantique.

Repas, hospitalité et tabous

L’hospitalité est une valeur cardinale : si vous arrivez chez quelqu’un à l’heure du repas, il est quasi certain que l’on vous invitera à partager le plat. On mange souvent dans un grand plat collectif posé au centre, assis sur un tapis, après s’être lavé les mains dans une bassine. La main droite est la seule utilisée pour porter la nourriture à la bouche.

Quelques règles implicites :

attendre que l’hôte prononce « Bismillah » avant de commencer ;

– ne pas « piocher » dans la portion d’un autre convive, on mange « devant soi » ;

– accepter au moins de « goûter » même si on n’a pas faim, par politesse ;

– ne pas regarder quelqu’un manger si l’on refuse de partager le repas, pour ne pas susciter la crainte du « mauvais œil ».

L’alcool est largement disponible dans les hôtels et supermarchés pour les touristes, et il existe même une brasserie locale, mais il est malvenu d’apporter de l’alcool dans un compound musulman ou d’en proposer ouvertement à des musulmans pratiquants.

Plus globalement, certains sujets restent très sensibles dans la conversation :

politique, surtout les clivages tribaux ou les critiques frontales du pouvoir ;

islam, polygamie, homosexualité (illégale et fortement stigmatisée) ;

mutilations génitales féminines (pratique encore répandue malgré l’interdiction, sujet hautement polémique).

Sécurité, comportements et choses à éviter

Les autorités étrangères décrivent la Gambie comme un pays globalement sûr, mais avec un niveau de criminalité non négligeable : vols à la tire, cambriolages, agressions, surtout dans le Grand Banjul. Quelques bonnes pratiques pour un expatrié :

Attention :

Pour un séjour en toute sécurité, il est conseillé d’éviter de se promener seul la nuit, particulièrement sur les plages isolées ou dans les zones mal éclairées. Il est également important de ne pas exhiber de signes extérieurs de richesse (bijoux, appareils photo coûteux, grosses sommes d’argent). Pensez à verrouiller portes et fenêtres, même de jour, et à sécuriser vos effets dans votre hébergement. Enfin, soyez vigilant face aux « bumsters », ces jeunes hommes qui abordent les touristes sous couvert d’aide ou d’amitié, mais qui attendent ensuite une rémunération.

Les transports posent aussi des questions de sécurité : routes parfois défoncées, véhicules surchargés, absence de ceintures de sécurité dans les taxis, ferries Banjul-Barra surpeuplés. Conduire de nuit hors des grandes routes est vivement déconseillé (piétons, animaux, manque d’éclairage, véhicules sans phares).

Dans le cadre légal, il faut garder à l’esprit : la conformité aux lois et règlements en vigueur.

la tolérance zéro envers les drogues, y compris le cannabis ;

– l’interdiction stricte des relations homosexuelles, assortie de peines de prison très lourdes ;

– la prohibition des photos d’infrastructures sensibles (aéroports, casernes, ponts, bâtiments officiels) ;

– les restrictions sur certains produits (crèmes éclaircissantes contenant certaines substances, médicaments spécifiques).

Respecter ces lignes rouges et adopter une posture humble, patiente (on parle volontiers de « Gambia Maybe Time » pour moquer la souplesse des horaires) et curieuse facilite grandement l’intégration.

Conclusion : la Gambie, pour qui et à quelles conditions ?

S’installer en Gambie en tant qu’expatrié, c’est choisir une vie dans un pays à taille humaine, où l’on apprend à composer avec la lenteur administrative, les coupures d’électricité, les routes cahoteuses et les infrastructures limitées. Mais c’est aussi bénéficier d’un coût de vie bas, d’une population chaleureuse, d’un climat ensoleillé et d’un environnement culturel riche.

Le pays convient particulièrement : les paysages, la culture, et la gastronomie en font une destination unique.

Exemple :

Le contenu identifie quatre profils principaux susceptibles de s’installer dans la région : les retraités ayant des revenus réguliers externes et cherchant un cadre de vie paisible au bord de l’océan ; les professionnels du secteur des ONG, de la coopération et des organisations internationales ; les entrepreneurs désireux d’investir dans des domaines comme le tourisme, l’agroalimentaire ou les services ; et enfin, les télétravailleurs capables de composer avec une connexion internet parfois aléatoire et une certaine rusticité des conditions de vie.

La réussite d’un projet d’installation repose sur quelques clés : bien préparer ses démarches de visa et de permis, prévoir une bonne assurance santé internationale, se documenter en profondeur sur les quartiers et le marché locatif, ouvrir un compte bancaire local, et surtout, prendre le temps de comprendre la culture gambienne – son sens de l’hospitalité, sa religiosité tranquille, ses hiérarchies familiales, ses non-dits et ses tabous.

La Gambie porte bien son surnom de « Smiling Coast » : un pays où l’on sourit facilement, mais où l’installation durable exige d’arriver informé, lucide et respectueux.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable, diversifier ses investissements et garder un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Portugal, Maroc, Île Maurice, Grèce), la stratégie retenue a consisté à cibler la Gambie pour sa fiscalité généralement légère sur les revenus étrangers, son coût de vie très bas (Banjul nettement moins cher que Paris), et la possibilité d’y établir une résidence tout en restant proche de l’Europe. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence via permis de séjour de long terme, organisation de la couverture santé internationale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français, mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, notaire, interlocuteurs francophones) et intégration patrimoniale. Cet accompagnement permet des économies fiscales substantielles tout en maîtrisant les risques (contrôles français, double imposition via convention FR‑GM, adaptation culturelle et juridique).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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