Les sites touristiques incontournables en Egypte

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Parler de voyage en Egypte, c’est forcément évoquer des images de pyramides, de temples couverts de hiéroglyphes, de felouques glissant sur le Nil et de récifs coralliens aux couleurs irréelles. Le pays concentre certains des sites archéologiques et naturels les plus spectaculaires au monde, répartis entre la vallée du Nil, le désert occidental, la Méditerranée et la Mer Rouge. Impossible de tout voir en un seul séjour, mais certains lieux forment un socle quasi obligatoire pour comprendre l’histoire et l’âme du pays.

Bon à savoir :

Un voyage en Égypte est considéré comme incomplet sans la visite des temples d’Abu Simbel et de ses colosses de Ramsès II au lever du jour. Ce site majeur s’intègre dans un itinéraire incluant également les Pyramides de Gizeh, Karnak, la Vallée des Rois, les musées du Caire, une croisière sur le Nil et les plages de la Mer Rouge.

Cet article propose un tour d’horizon structuré des grands sites touristiques incontournables en Egypte, avec un accent particulier sur Abu Simbel, tout en donnant des repères concrets sur l’accès, l’organisation des visites et les meilleurs moments pour découvrir ces lieux sans se laisser écraser par la foule ou la chaleur.

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Abu Simbel : le chef‑d’œuvre absolu au bout du Nil

Difficile de commencer ailleurs que par Abu Simbel lorsqu’on parle de monuments majeurs en Egypte. Perdu aux confins du sud du pays, presque à la frontière soudanaise, ce complexe de deux temples creusés dans la roche, sur la rive ouest du lac Nasser, cumule tous les superlatifs : prouesse architecturale pharaonique, défi d’ingénierie moderne, site UNESCO, scène d’un phénomène solaire unique au monde.

Où se trouve Abu Simbel et comment y aller

Abu Simbel est situé dans le gouvernorat d’Assouan, en Haute-Egypte, dans le village du même nom. Les temples dominent la rive occidentale du lac Nasser, immense retenue formée par le Haut Barrage d’Assouan. En ligne droite, le site se trouve à environ 230 km au sud-ouest d’Assouan, mais la route qui longe en grande partie le lac porte la distance routière à environ 300 km.

Pour les voyageurs, plusieurs options existent, chacune avec ses avantages :

Moyen d’accèsDurée approximativeParticularités pratiques
Route depuis Assouan3 à 3h30Départ très matinal, trajet en convoi touristique pour les étrangers
Vol Assouan → Abu Simbel~30 minutesNavettes Egypt Air, bus gratuit entre l’aéroport et le site
Vol Le Caire → Abu SimbelVariable (avec escale)Pratique pour un combiné rapide nord–sud

La grande majorité des visiteurs optent pour l’excursion d’une journée au départ d’Assouan. Les départs se font généralement autour de 4h du matin pour arriver sur place vers 7h–7h30, profiter de la fraîcheur et repartir en fin de matinée. Pour des raisons de sécurité, les véhicules transportant des touristes étrangers circulent en convoi sur cette portion isolée du désert.

Il est aussi possible de passer la nuit sur place, dans de petites maisons d’hôtes nubiennes très appréciées, comme Kabara Nubian House ou Eskaleh Nubian House. Cette option intéresse surtout ceux qui souhaitent assister au spectacle sons et lumières du soir ou profiter du lever de soleil sur les colosses sans la foule des groupes.

Un complexe de deux temples creusés dans la falaise

Abu Simbel se compose de deux sanctuaires monumentaux, taillés directement dans une ancienne falaise de grès au XIIIe siècle av. J.-C., à l’apogée du règne de Ramsès II, figure majeure de la XIXe dynastie. Les travaux auraient débuté vers 1264 av. J.-C. et se seraient étalés sur une vingtaine d’années, s’achevant aux alentours de 1244 av. J.-C. L’ensemble s’inscrit dans un programme ambitieux de construction en Nubie destiné à afficher la puissance égyptienne au sud et à renforcer l’égyptianisation de la région.

Le grand temple, parfois appelé « Temple de Ramsès bien-aimé d’Amon », est dédié à un panthéon rassemblant Amon-Rê, Rê-Horakhty, Ptah, ainsi qu’à Ramsès II divinisé lui-même. Il commémore notamment la victoire – réelle ou largement amplifiée – du pharaon lors de la bataille de Qadech. À ses côtés, le temple plus petit est consacré à la déesse Hathor et à la reine Nefertari, épouse favorite du roi.

La façade du Grand Temple : un décor de cinéma, mais bien réel

Arriver face à la façade du Grand Temple est un moment qui marque durablement. Taillée dans la masse, la paroi mesure environ 33 mètres de haut pour 38 mètres de large. Quatre statues colossales de Ramsès II y sont assises, drapées de l’habit royal et coiffées du némès. Chacune culmine autour de 20 mètres de hauteur. L’une d’elles porte encore les stigmates d’un séisme ancien : une partie de la statue s’est effondrée et gît au sol, rappel saisissant de la vulnérabilité du monument avant sa sauvegarde par l’UNESCO.

Exemple :

À la base des colosses, une série de petites statues représente des membres de la famille royale : la reine Nefertari, la reine-mère Touy, ainsi que plusieurs fils et filles de Ramsès II. Parallèlement, le socle des trônes est orné de hiéroglyphes, de cartouches et de reliefs figurant des ennemis vaincus, symboles visant à affirmer la domination du pharaon sur ses adversaires.

Tout en haut de la façade, une frise de 22 babouins lève les bras vers le soleil levant, comme pour saluer chaque aube. Au-dessus de l’entrée, un Rê-Horakhty à tête de faucon trône dans une niche, symbolisant le soleil et l’horizon oriental.

Une fois franchie la petite porte au centre de cette paroi titanesque, l’espace intérieur s’organise selon un plan triangulaire, les pièces se réduisant progressivement jusqu’au sanctuaire final.

À l’intérieur du Grand Temple : salles hypostyles et sanctuaire solaire

La première salle, ou pronaos, est une vaste salle hypostyle d’environ 18 mètres de profondeur sur 16,7 de large. Huit piliers massifs, sculptés en forme de Ramsès-II-Osiris, soutiennent le plafond. Ces piliers donnent une impression de forêt minérale. Les murs sont littéralement recouverts de scènes en relief : la bataille de Qadech y tient une place spectaculaire, avec ses chars, ses ennemis asiatiques ou libyens, ses soldats égyptiens. D’autres tableaux relatent les campagnes en Libye et en Nubie. On a presque l’impression d’assister à un reportage de propagande militaire de l’époque.

Après cette première salle, un deuxième espace à piliers, plus petit, montre des scènes d’offrandes du roi aux dieux. Plus on s’avance, plus l’atmosphère devient intime, jusqu’au sanctuaire situé au cœur du rocher. Là se trouvent quatre statues assises, taillées dans la paroi du fond : Ptah, Amon-Rê, Ramsès II divinisé et Rê-Horakhty. C’est ce quatuor qui est au centre du phénomène astronomique le plus célèbre d’Abu Simbel.

Le plan du temple se distingue par la présence de six pièces latérales s’ouvrant sur la première salle hypostyle. Ces annexes servaient probablement de magasins cultuels et renforcent le caractère labyrinthique du parcours.

Le Petit Temple : Hathor et Nefertari à égalité avec le pharaon

Juste à côté, le Petit Temple frappe surtout par sa façade de six statues debout, hautes d’environ 10 mètres chacune. Trois représentent Ramsès II, trois sa reine Nefertari. Fait exceptionnel dans l’iconographie égyptienne, la souveraine y apparaît à la même taille que le pharaon. Comme pour le Grand Temple, de petites figures de princes et princesses se tiennent à leurs pieds.

Attention :

L’intérieur du monument est caractérisé par une salle hypostyle dont les piliers sont ornés de chapiteaux à têtes de vache stylisées, représentant Hathor, déesse de l’amour, de la musique et de la joie. Des scènes murales montrent la reine Nefertari agitant un sistre, instrument de son culte, ou faisant des offrandes. Le sanctuaire abrite une représentation de la déesse sous la forme d’une vache divine émergeant d’un fourré de papyrus.

Le miracle solaire : le festival du soleil d’Abu Simbel

Le Grand Temple n’est pas seulement un exploit de sculpture, c’est aussi un chef-d’œuvre d’astronomie. Deux fois par an, les rayons du soleil se frayent un chemin jusqu’au sanctuaire pour illuminer successivement les statues d’Amon-Rê, de Ramsès divinisé et de Rê-Horakhty, tandis que Ptah, divinité liée aux profondeurs et à l’ombre, reste dans la pénombre. De nos jours, le phénomène se produit autour du 22 février et du 22 octobre.

Ces deux dates sont souvent présentées comme correspondant à la naissance et au couronnement de Ramsès II, même si aucune preuve directe ne le confirme. Quoi qu’il en soit, l’événement est fêté aujourd’hui comme le « Sun Festival » d’Abu Simbel : avant l’aube, des centaines de personnes se massent devant l’entrée, puis, quand le premier rayon touche les visages du sanctuaire, un murmure parcourt la foule. Le spectacle se prolonge par des chants et des danses nubiennes à l’extérieur.

Lors du déplacement des temples dans les années 1960, l’axe a été scrupuleusement recalculé afin de préserver ce phénomène. La précession des équinoxes et le léger changement de position lié au chantier font que les dates ont peut-être glissé d’un jour par rapport à l’Antiquité, mais l’alignement fonctionne encore aujourd’hui.

Un sauvetage hors norme : quand l’UNESCO découpe une montagne

Abu Simbel tel qu’on le voit aujourd’hui est le résultat d’un chantier titanesque de sauvetage. La construction du Haut Barrage d’Assouan dans les années 1950–1960 a provoqué la montée des eaux du lac Nasser, menaçant d’engloutir les temples. Devant ce risque, l’UNESCO a lancé une campagne internationale sans précédent pour les sauver.

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Nombre de blocs de pierre dans lesquels les monuments ont été découpés pour être déplacés entre 1964 et 1968.

Ce chantier, auquel ont participé des équipes d’ingénieurs, d’architectes et d’ouvriers venus de plus de 50 pays, reste l’un des plus grands exploits d’ingénierie archéologique du XXe siècle. L’inauguration officielle des temples à leur nouvel emplacement a eu lieu en 1968. Leur sauvetage a contribué à l’émergence de la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Abu Simbel figure depuis 1979 sous l’intitulé « Monuments de Nubie d’Abou Simbel à Philae ».

Visiter Abu Simbel : horaires, billets et conseils

Le site est ouvert tous les jours, généralement de très tôt le matin (5h ou 6h) jusqu’en fin d’après-midi (17h ou 18h selon la saison). Les portes ferment ensuite avant la première séance du spectacle sons et lumières, qui se tient en soirée, souvent vers 18h, 19h et 20h, pour une durée d’environ 45 minutes. Le spectacle n’est assuré que si un nombre minimum de billets (par exemple 7) a été vendu.

Pour les billets, les tarifs évoluent régulièrement. Il existe un tarif réduit pour les étudiants (par exemple 445,5 EGP mentionnés dans certaines grilles). Les prix augmentent pendant le festival du soleil, où la demande explose. On trouve ainsi des différences notables entre un billet classique (par exemple 822 EGP) et un billet pour les jours d’alignement solaire (par exemple 1 272 EGP). Il est toujours prudent de vérifier les prix actualisés auprès des agences ou du site officiel.

La photographie avec smartphone à l’intérieur est en général autorisée sans supplément, à condition de désactiver le flash. En revanche, l’usage d’un appareil photo type reflex à l’intérieur des temples nécessite un ticket spécifique (de l’ordre de 300 EGP), et un permis distinct (environ 20 EGP) est demandé pour utiliser un trépied.

Même si les allées principales sont pavées, la zone autour des temples reste sablonneuse et légèrement rocheuse, ce qui complique l’usage de poussettes. Le site reste toutefois considéré comme adapté aux familles. Les conditions peuvent être très chaudes, même au petit matin en été : vêtements légers mais couvrants, chapeau, lunettes, crème solaire et eau en quantité s’imposent.

L’affluence est forte en haute saison, d’où l’intérêt de viser les plages horaires les plus agréables. En pratique, les mois les plus confortables pour visiter Abu Simbel s’étendent d’octobre à avril. Sur la journée, les premières heures (6h–9h) et la fin d’après-midi (à partir de 15h) permettent d’échapper au soleil le plus dur et au gros des groupes.

Les Pyramides de Gizeh : la carte postale éternelle

Impossible d’évoquer les sites touristiques incontournables en Egypte sans se rendre au plateau de Gizeh, à une quinzaine de kilomètres du centre du Caire. C’est là que se dressent la célèbre trilogie de pyramides – Khéops, Khéphren, Mykérinos – entourée de pyramides secondaires, de tombes et dominée par le regard silencieux du Sphinx.

Un complexe funéraire hors norme

Le complexe de Gizeh compte en réalité neuf pyramides : les trois grandes dédiées aux pharaons Khéops, Khéphren et Mykérinos, et plusieurs pyramides satellites réservées aux reines et à d’autres membres de la famille royale. La pyramide de Khéops, construite autour de 2 560 av. J.-C., reste l’icône absolue : haute à l’origine de 146 mètres, elle atteint aujourd’hui environ 138–139 mètres, l’érosion ayant fait disparaître une partie du revêtement et du sommet. Elle a conservé pendant plus de 3 800 ans le titre de plus haute structure construite par l’homme.

La pyramide de Khéphren, posée sur un socle rocheux plus élevé, semble presque plus imposante que sa voisine, même si elle est légèrement plus petite. Son sommet arbore encore un fragment de parement en calcaire poli, qui donne une idée de l’éclat originel du monument. Mykérinos, avec ses 65 mètres de hauteur, paraît modeste à côté des deux géantes, mais l’ensemble forme un alignement saisissant surtout depuis les points de vue panoramiques du plateau.

Description des pyramides de Gizeh

Devant ces masses géométriques, le Sphinx se détache, corps de lion, tête humaine taillée dans un seul bloc calcaire. Il gardait à l’origine le temple de la vallée de Khéphren. Sa datation fait débat, mais il est généralement rattaché à la IVe dynastie, autour de 4 500 ans avant notre époque.

Organisation de la visite et billets

L’accès au plateau nécessite un billet d’entrée général, dont le prix varie selon les sources entre environ 120 et 700 EGP pour un adulte, avec des réductions pour les étudiants (en général moitié prix). À cela s’ajoutent des billets spécifiques pour pénétrer à l’intérieur de chaque pyramide ou visiter certaines tombes.

Un résumé de quelques fourchettes tarifaires relevées dans les guides récents :

Site / optionFourchette de prix citée (EGP)Remarques
Entrée plateau de Gizeh~120 à 700Adulte, hors réductions
Intérieur Grande Pyramide (Khéops)~360 à 1 500Billet très limité, expérience claustrophobe
Intérieur pyramides Khéphren / Mykérinos~100 à 280Selon la pyramide ouverte ce jour-là
Tombe de la reine Meresankh III~50 à 200Très richement décorée
Nécropole des ouvriers / « Labour Tombs »~700Tombes des artisans
Son & Lumière pyramides~300 à 450Tarifs plus élevés en VIP

Les horaires d’ouverture fluctuent selon la saison : en général de 7h ou 8h jusqu’à 16h ou 17h, parfois davantage en été. Pendant le Ramadan, la fermeture peut être anticipée (vers 15h30). Les intérieurs des pyramides ne sont pas accessibles en continu : par exemple, la Grande Pyramide ferme chaque jour environ une heure à midi pour entretien, et les pyramides de Khéphren et Mykérinos alternent leurs jours d’ouverture.

Astuce :

Les billets pour le site peuvent être achetés de deux manières : sur place, aux guichets situés près de l’entrée principale sur la route d’Al Haram, ou en ligne via le portail officiel egymonuments.com. Notez que certaines billetteries sur place n’acceptent que les paiements en espèces (en livres égyptiennes), tandis que d’autres acceptent également les cartes bancaires. L’entrée est gratuite pour les enfants de moins de 6 ans, les Égyptiens de plus de 60 ans et certaines catégories de personnes handicapées locales.

La photographie avec smartphone est autorisée, mais l’usage d’un trépied suppose une autorisation spécifique (souvent autour de 20 EGP). Les photos professionnelles peuvent être soumises à des règles supplémentaires.

Circuler sur le plateau : entrées, navettes, points de vue

Le plateau de Gizeh compte deux grands accès pour les visiteurs :

– L’entrée principale, dite « Great Gate », proche de la pyramide de Khéops et équipée d’un centre de visiteurs, de guichets, de toilettes et de cafés, accueille la plupart des autocars et taxis.

– L’entrée du Sphinx, plutôt utilisée par les piétons et les visiteurs provenant de la zone des hôtels comme le Marriott Mena House. Ici, pas de billetterie : il faut déjà disposer d’un billet (acheté en ligne ou à l’autre entrée).

À l’intérieur, l’espace est vaste et globalement aride. Des navettes électriques circulent entre les principaux points, notamment les pyramides et les belvédères. Beaucoup de visiteurs se laissent aussi tenter par les balades à dos de chameau, à cheval ou en calèche, dont les prix doivent être négociés fermement avant le départ.

Points de vue panoramiques

Découvrez plusieurs emplacements offrant des vues spectaculaires et des panoramas à couper le souffle.

Vue panoramique

Un point de vue offrant un panorama spectaculaire et une perspective unique sur les environs.

Point d’observation

Un emplacement privilégié pour admirer des paysages grandioses et des vues à perte de vue.

Point de vueParticularité
Panorama PointVue dégagée sur six des neuf pyramides, idéal pour les photos de groupe
Colline au sud-ouestPermet de capturer les trois grandes pyramides sur un même axe
9 Pyramids LoungeRestaurant panoramique avec vue directe sur le plateau
Toits de restaurants près de la sortie du SphinxTerrasses de chaînes type Pizza Hut ou KFC donnant sur le Sphinx et Khéphren

La meilleure plage horaire pour visiter reste le tout début de matinée, à l’ouverture : la lumière est douce, la chaleur supportable et les groupes encore rares. Les vendredis et samedis, correspondant au week-end égyptien, sont plus chargés.

Conseils pratiques et petites arnaques

Sur ce site très touristique, la vigilance est de mise face à une multitude de « services » plus ou moins sollicités. De faux guides peuvent se présenter comme personnels officiels avant de réclamer un pourboire substantiel ; certains chameliers annoncent un tarif symbolique puis multiplient le prix une fois le client en selle. Les vendeurs de souvenirs, très insistants, proposent parfois de faux billets antiques ou des « cadeaux » qui se transforment rapidement en vente forcée.

Quelques réflexes simples permettent de visiter sereinement : garder son billet sur soi en permanence, refuser poliment mais fermement les offres non souhaitées (« La, shukran », « Non, merci »), fixer le prix d’un chameau ou d’un cheval avant de monter, garder en tête qu’un pourboire est la norme après un service rendu, mais qu’il reste à votre appréciation.

Sur le plan vestimentaire, des vêtements couvrant épaules et genoux sont conseillés, autant par respect des usages que pour se protéger du soleil. De bonnes chaussures fermées, un chapeau, des lunettes de soleil et beaucoup d’eau sont indispensables. Les sacs volumineux sont mal tolérés par la sécurité ; mieux vaut laisser sa valise à l’hôtel.

Karnak et Luxor : le grand théâtre des dieux

Si Gizeh symbolise la puissance des pharaons de l’Ancien Empire, la région de Louxor incarne l’apogée religieuse et politique du Nouvel Empire. Sur quelques dizaines de kilomètres le long du Nil se concentrent des temples, nécropoles et monuments qui justifient à eux seuls une croisière ou un séjour complet.

Karnak : la cathédrale de pierre de l’Egypte antique

Sur la rive est du Nil, à environ 2,5 km au nord du temple de Louxor, le complexe de Karnak se présente comme un véritable « mille-feuille » architectural accumulé sur plus de 1 500 ans de travaux. Dédié principalement à Amon-Rê, mais aussi à la déesse Mout et à leur fils Khonsou – le « triade de Thèbes » – le site couvre près de 250 acres, dont 61 pour le seul enclos d’Amon-Rê.

Karnak est souvent décrit comme le plus grand ensemble religieux jamais construit dans l’Antiquité. Trente pharaons, de la XIIe dynastie jusqu’à l’époque ptolémaïque, y ont laissé leur marque, que ce soit par un pylône, une cour, un obélisque ou une chapelle.

Exemple :

Parmi les éléments marquants du temple de Karnak, la Grande Salle Hypostyle impressionne par ses dimensions : elle couvre environ 6 000 m² et est soutenue par 134 colonnes de grès disposées en 16 rangées. Les colonnes centrales atteignent 21 mètres de haut. Leurs fûts, évoquant des tiges de papyrus, conservent des traces des pigments rouges, bleus, verts et jaunes qui recouvraient autrefois l’ensemble, rappelant sa polychromie originelle. L’effet visuel de cette ‘forêt de colonnes’ est saisissant.

En dehors de cette salle, le visiteur traverse successivement des pylônes monumentaux (au nombre de dix), une vaste cour, de petits temples comme celui de Ramsès III, des obélisques – notamment celui, monolithique, de la reine Hatshepsout, 29,5 mètres de granit rose, plus haut obélisque encore debout en Egypte – et un lac sacré où les prêtres se purifiaient avant les rituels. Une statue de scarabée, offerte par Amenhotep III à son épouse, est devenue un petit rituel pour les visiteurs, nombreux à tourner autour dans l’espoir d’attirer la chance ou la fertilité.

Karnak n’était pas un lieu de culte ouvert au peuple : l’accès se réservait aux prêtres, au pharaon et aux processions officielles, notamment lors de la grande fête d’Opet, lorsque les statues divines rejoignaient en barque le temple de Louxor via l’Avenue des Sphinx, un dromos de près de 3 km alors bordé de sphinx à tête de bélier portant des statuettes de Ramsès II entre leurs pattes.

Aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de l’ensemble de Thèbes, Karnak reste l’un des sites les plus visités d’Egypte, immédiatement après les Pyramides de Gizeh.

Infos pratiques pour Karnak

Le temple ouvre généralement à l’aube (vers 6h ou 6h30) et ferme entre 16h et 18h selon la saison. Il faut au minimum 2 à 3 heures sur place, mais une demi-journée permet d’explorer plus sereinement les cours, l’open-air museum et les enclos secondaires dédiés à Mout ou Montou. Les tarifs d’entrée varient selon les périodes, avec des exemples récents autour de 200–220 EGP pour les adultes et des demi-tarifs étudiants. Certaines sources mentionnent aussi des tickets plus onéreux (600 EGP) dans le cadre de packages ou de visites nocturnes.

Un spectacle sons et lumières, d’environ 1h15, est proposé le soir en plusieurs langues et se termine au bord du lac sacré, le temple illuminé se détachant dans la nuit. Comme à Abu Simbel, il faut un nombre minimum de spectateurs pour que la séance soit maintenue.

Bon à savoir :

La quasi-totalité du parcours principal est accessible en fauteuil roulant ou avec une poussette, malgré quelques sols irréguliers. Pour éviter les températures extrêmes, il est recommandé de visiter entre novembre et février, de préférence tôt le matin ou en fin de journée.

Temple de Louxor, Vallée des Rois et rive ouest

Le temple de Louxor, en aval de Karnak, occupe une place plus urbaine, au cœur de la ville moderne. Dédié à la renaissance du pouvoir royal, il est intimement lié aux grandes processions religieuses qui partaient de Karnak. Ses colosses de Ramsès II, ses obélisques (l’un d’eux se trouve aujourd’hui place de la Concorde, à Paris) et ses rangées de sphinx forment une sorte de théâtre à ciel ouvert, particulièrement beau de nuit.

En face, sur la rive ouest, se déploie tout le versant funéraire de Thèbes : la Vallée des Rois avec plus de 60 tombes de pharaons du Nouvel Empire (dont celles de Toutankhamon, Séthi Ier, Ramsès VI), la Vallée des Reines, le temple de la reine Hatshepsout à Deir el-Bahari, les colosses de Memnon, les temples funéraires de Ramsès III à Medinet Habou ou de Ramsès II au Ramesseum, sans oublier les tombes des Nobles, plus confidentielles mais d’une fraîcheur picturale remarquable.

Une montgolfière au lever du soleil au-dessus de ces paysages désertiques, entre falaises calcaires et ruban vert du Nil, fait partie des expériences que beaucoup classent dans la catégorie « une fois dans une vie ».

Aswan, Philae et la Nubie : porte d’entrée vers Abu Simbel

Assouan, à l’extrémité sud de la plupart des croisières sur le Nil, offre une ambiance plus paisible que Le Caire. Les rives du fleuve se fragmentent ici en îles granitiques, les felouques glissent entre les rochers, et les villages nubiens colorent les berges.

Philae : l’île d’Isis sauvée des eaux

Autre grand symbole du sauvetage patrimonial en Nubie, le temple d’Isis à Philae se dresse aujourd’hui sur l’île d’Agilkia, après avoir été démonté pierre par pierre dans les années 1960 pour échapper à la montée des eaux du lac Nasser. Les sanctuaires originaux, édifiés à partir de 280 av. J.-C. sous Ptolémée II, se trouvaient sur l’ancienne île de Philae, désormais submergée.

Bon à savoir :

L’île est accessible en bateau depuis un embarcadère près du barrage. Le site présente un mélange architectural remarquable (colonnes, kiosques ptolémaïques, reliefs romains, traces coptes) témoignant d’une longue histoire religieuse, notamment dédiée à Isis après l’avènement du christianisme. Un spectacle son et lumière, similaire à ceux de Gizeh ou Karnak, est proposé le soir pour admirer le temple reflété dans l’eau.

Assouan : barrage, obélisque inachevé et villages nubiens

Dans la région, plusieurs étapes complètent le tableau :

Exemple :

Le Haut Barrage d’Assouan, une prouesse d’ingénierie, a créé le lac Nasser et transformé l’économie égyptienne ; il est visitable (ex. 7h-17h). L’obélisque inachevé, toujours dans sa carrière de granit, révèle les méthodes de taille et de transport de ces monolithes ; il aurait été le plus grand jamais érigé. Enfin, les villages nubiens, comme sur l’île Éléphantine, offrent un contact direct avec la culture locale (maisons colorées, cuisine, musique), complété par le Musée nubien d’Assouan qui retrace l’histoire de cette région marquée par les barrages.

Assouan est aussi le point de départ privilégié pour rejoindre Abu Simbel, soit par la route, soit par avion.

Le Caire et ses musées : déchiffrer 5 000 ans d’histoire

Si les temples et pyramides sont les stars des brochures, une grande partie de la compréhension de l’Egypte antique se joue derrière les vitrines des musées, principalement au Caire.

Le Musée égyptien de la place Tahrir

Installé depuis 1902 sur le côté nord de la place Tahrir, en plein centre-ville, le Musée égyptien – souvent désigné simplement comme « Musée du Caire » – est l’un des plus anciens musées archéologiques du Moyen-Orient. L’édifice, conçu par l’architecte français Marcel Dourgnon et construit par une entreprise italienne, abrite des dizaines de milliers de pièces, couvrant l’histoire égyptienne de la période prédynastique jusqu’à l’époque gréco-romaine.

On y trouve des œuvres majeures comme la palette de Narmer, considérée comme la première « page » historique de l’humanité, racontant l’unification de la Haute et de la Basse-Egypte, des statues de Djéser, Khéphren, des chefs-d’œuvre comme le Scribe assis ou les couples Rahotep et Nofret, les masques funéraires de Yuya et Touya, ou encore la statue du nain Seneb entouré de sa famille. Les salles consacrées à l’art du Moyen et du Nouvel Empire offrent un panorama saisissant de l’évolution stylistique sur près de deux millénaires.

Bon à savoir :

Longtemps exposée au Musée égyptien du Caire, la majeure partie du trésor de Toutankhamon a été transférée vers son nouveau lieu d’exposition permanent : le Grand Egyptian Museum (GEM).

Le Grand Egyptian Museum : un temple XXL pour Toutankhamon et les autres

Situé à Gizeh, à environ deux kilomètres des pyramides, le Grand Egyptian Museum (GEM) est présenté comme le plus grand musée du monde consacré à une seule civilisation. Conçu par l’agence dublinoise Heneghan Peng Architects, il s’étend sur près de 500 000 m², avec un coût de construction avoisinant le milliard de dollars, et est dimensionné pour accueillir jusqu’à huit millions de visiteurs par an.

On y accède par une esplanade dominée par un obélisque « suspendu » de Ramsès II, assemblé à partir de deux fragments retrouvés à Tanis. À l’intérieur, un hall monumental accueille la colossale statue de Ramsès II, haute de 11 mètres et pesant plus de 75 tonnes. Une vaste « Grand Staircase » alignée de statues, sphinx, obélisques tronqués et sarcophages mène aux galeries chronologiques.

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Nombre d’objets découverts dans la tombe de Toutankhamon et exposés dans l’aile qui lui est dédiée.

L’accès au GEM implique quelques règles pratiques : achat anticipé de billets en ligne obligatoire pour certaines journées (comme le vendredi et le samedi), paiement exclusivement par carte bancaire, interdiction des appareils photo reflex (la photographie au smartphone restant autorisée), parkings payants (par exemple 50 EGP). Les horaires habituels tournent autour de 8h30–18h, la dernière visite guidée commençant dans l’après-midi.

Le Musée national de la civilisation égyptienne (NMEC)

À Fostat, dans le vieux Caire, un autre musée joue un rôle clé : le NMEC, qui retrace l’histoire de l’Egypte de la préhistoire à l’époque contemporaine. Il accueille notamment la salle des momies royales, transférées du Musée de Tahrir, où reposent des souverains emblématiques comme Ramsès II ou Hatshepsout, dans une scénographie feutrée.

Avec ces trois grandes institutions – Musée de Tahrir, GEM, NMEC – le Caire se positionne comme un hub muséal mondial, offrant plusieurs jours de découvertes à quiconque souhaite dépasser la simple contemplation des monuments pour entrer dans le détail des objets, des techniques funéraires, de l’art et de l’écriture.

Croisières sur le Nil : relier les grands sites du sud

Entre Louxor et Assouan, un ruban d’environ 200 km concentre une densité exceptionnelle de temples : Karnak et Louxor au nord, Kom Ombo et Edfou au milieu, Philae et Assouan au sud. D’où le succès des croisières sur le Nil, qui permettent de relier ces sites en profitant du rythme lent du fleuve.

Astuce :

La plupart des bateaux de croisière naviguent uniquement entre Louxor et Assouan, car le Nil n’est pas navigable partout pour les gros navires entre Le Caire et Louxor. De nombreuses compagnies internationales proposent des itinéraires de 3-4 nuits à 7 nuits et plus. Un voyage typique combine souvent quelques jours de visite au Caire avec 4 ou 5 nuits de croisière, pour un séjour total de 8 à 11 jours en Égypte.

Pour ceux qui cherchent une expérience plus intimiste, les dahabiyas – bateaux à voile traditionnels à deux mâts – offrent une alternative plus lente, avec peu de cabines, des escales plus flexibles et une navigation quasiment silencieuse. Les felouques, voiliers plus petits et plus dépouillés, accueillent des séjours encore plus rustiques, avec nuit sur le pont à la belle étoile.

Bon à savoir :

Le séjour sur le bateau alterne visites de temples majeurs (comme Edfou, dédié à Horus, et Kom Ombo, double sanctuaire pour Sobek et Horus), moments de navigation pour observer la vie paysanne sur les berges, et animations telles que les soirées galabeya (robe traditionnelle) ou les dîners copieux sur le pont.

Les prix varient considérablement selon le niveau de confort. Des croisières d’entrée de gamme sur 4 jours peuvent démarrer autour de 400–500 dollars, quand certains opérateurs haut de gamme facturent plutôt 500–600 dollars par jour et par personne en formule tout compris.

Mer Rouge : les rivages modernes de l’Egypte

À côté des sites archéologiques, la Mer Rouge constitue l’autre pilier incontournable du tourisme en Egypte. Les côtes qui s’étendent sur plus de 1 000 km de part et d’autre du golfe de Suez et du golfe d’Aqaba attirent chaque année plus de 14 millions de visiteurs étrangers. Sable clair, eau translucide, récifs coralliens, stations balnéaires all inclusive : le contraste avec les temples millénaires de la vallée du Nil est saisissant, mais complémentaire.

Hurghada, El Gouna, Marsa Alam… une mosaïque de stations

Sur la rive africaine, la bande littorale concentre une trentaine de destinations balnéaires, parmi lesquelles :

Principales stations de la Mer Rouge

Découvrez les destinations phares de la côte égyptienne de la Mer Rouge, des stations balnéaires animées aux havres de paix éco-responsables et aux spots de plongée d’exception.

Hurghada

Ancien village de pêcheurs devenu une métropole touristique animée, point de départ idéal pour des excursions en mer : plongée, snorkeling vers les îles Giftoun ou croisière en bateau à fond de verre.

El Gouna

Complexe éco-conçu étalé sur un chapelet de lagons, reconnu pour ses efforts environnementaux, ses hôtels design et son festival de cinéma annuel.

Sahl Hasheesh, Makadi & Soma Bay

Ensemble de stations offrant des combinaisons d’hôtels, de plages privées, de clubs de plongée et d’activités familiales (parcs aquatiques, sorties quad ou à dromadaire dans le désert).

Marsa Alam et au-delà

Plus au sud, ces sites (Hamata, Wadi Lahami) offrent des récifs presque vierges et des spots légendaires comme Elphinstone pour rencontrer requins-marteaux, raies manta et parfois des dugongs.

Sur la péninsule du Sinaï, Sharm el-Sheikh et ses environs (ras Mohammed, île de Tiran), Dahab, Nuweiba ou Taba composent un autre versant, plus proche de la Jordanie et d’Israël, tout aussi prisé pour la plongée et le snorkeling.

Pourquoi combiner Mer Rouge et vallée du Nil

Le principal intérêt de ces stations balnéaires dans un itinéraire « Egypte classique » est de permettre de souffler après un enchaînement dense de visites culturelles. Beaucoup de circuits combinent ainsi quelques jours au Caire, une croisière sur le Nil entre Louxor et Assouan, puis un séjour repos à Hurghada ou Sharm el-Sheikh. La Mer Rouge se prête également parfaitement aux voyages en famille, le climat étant agréable de l’automne au printemps, avec des températures d’eau oscillant entre 22 et 28 °C selon la saison.

Bon à savoir :

L’Égypte est une destination majeure pour la plongée, offrant environ 50 récifs accessibles, une visibilité de 20 à 40 mètres toute l’année et une large offre hôtelière et de centres spécialisés. Il est recommandé de privilégier des opérateurs engagés dans une démarche durable, qui respectent les règles de mouillage, limitent l’impact sur les coraux et sensibilisent à l’utilisation de crèmes solaires « reef-safe ».

Comment articuler ces incontournables dans un voyage

Face à une telle concentration de sites majeurs, la question n’est pas de savoir quoi voir, mais quoi garder pour un prochain voyage. Quelques combinaisons reviennent souvent dans les programmes, qu’ils soient organisés ou faits maison.

Exemple :

Un premier voyage de 8 à 10 jours peut s’articuler ainsi : arrivée au Caire pour visiter les Pyramides de Gizeh, le Musée égyptien (ou GEM) et le souk Khan el-Khalili. Ensuite, un vol pour Louxor permet d’embarquer pour une croisière sur le Nil jusqu’à Assouan, avec des escales aux sites majeurs comme les temples de Karnak, la Vallée des Rois, les temples d’Edfou et de Kom Ombo, ainsi que l’île de Philae. L’itinéraire se conclut par une excursion au temple d’Abou Simbel avant un vol retour vers le Caire. Pour un séjour plus long, un rallongement de 3 ou 4 jours permet d’ajouter une étape balnéaire à Hurghada ou Sharm el-Sheikh.

Pour les voyageurs disposant de plus de temps, s’ajoutent des options comme Alexandrie (Bibliotheca Alexandrina, Qaitbay, catacombes), les oasis du désert occidental (Siwa, White Desert), ou le Sinaï (Montagne de Moïse, monastère Sainte-Catherine, parcs marins). Chacun de ces volets demande cependant plusieurs jours pour être vécu autrement qu’en coup de vent.

Meilleure période pour voir les grands sites

Globalement, les périodes les plus agréables pour un voyage axé sur les visites en plein air s’étendent d’octobre à avril. Les journées sont plus tempérées, les soirées parfois fraîches, notamment au Caire ou à Alexandrie en hiver, mais la marche au milieu des temples est bien plus supportable qu’en été, où le thermomètre dépasse couramment les 40 °C dans le sud.

Astuce :

Pour profiter des températures les plus agréables, privilégiez la période de novembre à février à Louxor, Assouan et Abou Simbel. Sur une journée, les meilleurs moments sont le très tôt le matin et la fin d’après-midi. Arriver à l’ouverture sur le plateau de Gizeh, visiter Karnak à la première heure ou rejoindre Abou Simbel avec les premiers convois permet de découvrir les sites avec une lumière rasante magnifique et une affluence encore modérée.

En conclusion : un pays de « must-see » qui exige des choix

Les sites touristiques incontournables en Egypte forment un réseau dense, qui va bien au-delà du trio Pyramides – Louxor – Abu Simbel. Il faudrait y ajouter Alexandrie et ses réminiscences grecques et romaines, les monastères du Sinaï, les dunes de Siwa, les temples moins médiatisés mais splendides d’Abydos ou Dendérah, les bazars animés du Caire islamique ou les ports colorés de la Mer Rouge.

Bon à savoir :

Un voyage classique en Égypte suit le Nil de Gizeh à Abu Simbel, en visitant les grands temples et les musées du Caire. Le site d’Abu Simbel, avec ses colosses de Ramsès II et son sanctuaire sauvé par l’UNESCO, en est souvent le point d’orgue. Ce qui rend ce voyage unique est la cohérence entre l’Antiquité, l’ingénierie moderne et les paysages naturels.

Qu’on vienne pour une croisière, un séjour balnéaire ou un voyage archéologique au long cours, le pays offre suffisamment de « must-see » pour donner envie de revenir – ne serait-ce que pour revoir Abu Simbel au lever du soleil, lorsque les babouins sculptés sur la façade du Grand Temple accueillent une nouvelle fois le jour naissant, comme ils le font depuis plus de trois millénaires.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, doté d’un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaite transférer sa résidence fiscale en Égypte pour optimiser sa charge imposable, diversifier ses investissements et conserver un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, relocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après comparaison de plusieurs destinations (Grèce, Chypre, Maurice, Égypte), la stratégie retenue consiste à cibler l’Égypte pour son coût de vie très inférieur à la France, sa fiscalité personnelle globalement modérée, ses opportunités immobilières locatives (Le Caire, Alexandrie, zones touristiques) et son positionnement géographique entre Europe, Afrique et Moyen-Orient. La mission inclut : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions France‑Égypte), obtention du titre de séjour (notamment via investissement immobilier), organisation du transfert de résidence bancaire, plan de rupture maîtrisée des liens fiscaux français, coordination avec un réseau local (avocats, immigration, comptables bilingues) et intégration patrimoniale internationale (analyse, restructuration et stratégie de transmission).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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