S’installer en Egypte avec son animal de compagnie : démarches, risques et vie quotidienne

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’expatrier avec un chien ou un chat en Egypte ne se résume pas à réserver un vol et acheter une cage. Le pays accepte bien les animaux de compagnie, mais impose des règles sanitaires strictes, interdit certains types d’animaux, et expose surtout les animaux à un climat extrêmement chaud qui peut être dangereux si l’on n’anticipe pas. À cela s’ajoutent les politiques parfois complexes des compagnies aériennes, les spécificités de la vie quotidienne sur place, et les formalités à prévoir aussi pour un futur retour ou un changement de pays.

Bon à savoir :

Seuls les chiens et les chats sont admis comme animaux de compagnie en Égypte. Une préparation rigoureuse des démarches et le respect des bonnes pratiques sont essentiels pour réussir leur expatriation.

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Comprendre le cadre général : ce qu’accepte (et refuse) l’Egypte

Avant même de parler vaccins ou réservation d’avion, il est indispensable de vérifier si votre animal est autorisé dans le pays. L’Egypte a choisi de limiter très fortement l’entrée d’animaux autres que les chiens et les chats.

En pratique, les règles sont claires : les autorités égyptiennes considèrent comme animaux de compagnie importables les chiens et les chats domestiques, y compris les animaux d’assistance. En revanche, d’autres espèces sont purement et simplement interdites d’importation.

Voici une synthèse des animaux autorisés ou interdits à l’arrivée en Egypte :

Catégorie d’animauxStatut à l’import en Egypte
Chiens domestiquesAutorisés (sous conditions sanitaires strictes)
Chats domestiquesAutorisés (sous conditions sanitaires strictes)
Chiens d’assistance / de serviceAutorisés comme chiens, soumis aux mêmes exigences santé
Hybrides de loup (wolfdog)Non acceptés, sauf au moins 5 générations du sauvage
Chats Savannah / BengalNon acceptés, sauf au moins 5 générations du sauvage
Oiseaux (de compagnie ou autres)Importation interdite
Reptiles, amphibiensImportation interdite
Poissons tropicauxImportation interdite
Rongeurs (lapins, hamsters, etc.)Importation interdite
Autres mammifères non listésGénéralement interdits ; vérifier CITES le cas échéant

Un point souvent mal compris par les expatriés européens : le terme de « passeport pour animal » en Egypte ne désigne pas le passeport européen bleu, mais un ensemble de documents (certificat de santé, carnet de vaccination, preuve de puce, etc.) qui, ensemble, jouent le rôle de « passeport » aux yeux des autorités.

Attention :

Bien qu’aucune quarantaine systématique ne soit imposée, les vétérinaires de l’aéroport peuvent ordonner des examens, une quarantaine de 15 jours si l’animal est malade, ou, en cas de non-conformité grave (documents ou vaccins manquants), le retour dans le pays d’origine ou l’euthanasie, aux frais du propriétaire.

Démarches vétérinaires avant le départ : microchip, vaccins et certificat de santé

Pour un chien ou un chat, l’essentiel des démarches se joue dans le pays de départ. L’Egypte n’exige pas de permis d’import pour un animal voyageant avec son propriétaire, mais contrôle de très près l’identification et l’état sanitaire.

Microchip : la base de tout le dossier

La forme d’identification reconnue par les autorités égyptiennes est la puce électronique conforme aux normes ISO 11784/11785, en 15 chiffres, fonctionnant à 134,2 kHz. Les tatouages ne sont pas acceptés comme moyen d’identification.

La chronologie est capitale : la puce doit être posée avant la vaccination antirabique, et tous les documents (certificat de santé, carnet de vaccination, formulaires officiels) doivent mentionner le numéro de puce. Si votre animal a plusieurs puces (cas rare mais possible), il faut en informer le vétérinaire et l’agent de transport, et s’assurer que la puce principale est bien lisible avec un lecteur compatible.

Vaccination antirabique et autres vaccins obligatoires

Le vaccin contre la rage est non négociable. Les règles sont les suivantes :

le vaccin doit avoir été administré plus de 30 jours avant l’arrivée en Egypte ;

il ne doit pas dater de plus de 11 à 12 mois (selon la source) au moment de l’entrée.

Exemple :

Les autorités sanitaires acceptent, par exemple, les vaccins Zoetis Defensor 3, Nobivac Rabies ou Merial Rabisin pour la rage. D’autres vaccins équivalents sont généralement admis à condition que leur nom commercial soit clairement indiqué sur le certificat de vaccination officiel.

Pour les chiens, on attend également une couverture contre plusieurs maladies classiques :

maladie de Carré (distemper)

hépatite

leptospirose

parvovirose

parainfluenza

Pour les chats, on vise au minimum : 5 heures d’interactions sociales par semaine.

panleucopénie féline (distemper félin)

rhinotrachéite virale

calicivirus

leucose féline (souvent recommandée)

Tous ces vaccins doivent être administrés par un vétérinaire habilité à réaliser des actes à des fins d’exportation, et consignés dans un carnet ou livret officiel.

Âge minimum des chiots et chatons

L’Egypte n’admet pas les très jeunes animaux. Chiots et chatons doivent :

avoir au moins 4 mois au moment du départ ;

avoir reçu leur propre vaccin antirabique (à partir de 12 semaines) et un rappel 30 jours plus tard si nécessaire.

Ils ne peuvent en aucun cas « voyager sur la vaccination de la mère ». C’est un motif classique de refus à l’arrivée.

Traitements antiparasitaires

Pour les chiens, un traitement contre les parasites internes (vers) et externes (puces, tiques) est exigé dans les 5 jours précédant le départ. Même si ce délai précis n’est pas toujours rappelé pour les chats, un protocole complet de lutte contre puces et tiques est fortement recommandé pour tous.

Astuce :

Le certificat de santé requis pour l’exportation d’un animal doit généralement attester qu’il est exempt de parasites apparents. Il est recommandé de procéder à un traitement préventif 3 à 5 jours avant le départ, en utilisant un produit prescrit par un vétérinaire.

Test sérologique antirabique : obligatoire ou pas ?

Pour entrer en Egypte, le test de titrage antirabique n’est pas exigé, quels que soient le pays d’origine ou la classification de risque. Pourtant, ce test mérite d’être envisagé pour deux raisons :

– si votre itinéraire comprend un transit dans l’Union européenne, un titrage est requis au moins 3 mois avant le voyage ;

– si vous prévoyez un éventuel retour vers un pays strict (Union européenne, Royaume‑Uni, certains pays d’Asie ou d’Océanie), disposer d’un titrage déjà réalisé peut vous faire gagner des mois.

Les pays membres de l’UE (et assimilés comme la Norvège ou la Suisse) appliquent leurs propres règles même en simple transit. Concrètement, si vous passez par un aéroport européen, les autorités exigent les mêmes documents que si l’animal entrait dans l’UE.

Le certificat de santé vétérinaire : document pivot

Le certificat de santé international est le document clé que les vétérinaires égyptiens vérifieront à l’aéroport. Il doit :

Bon à savoir :

Le certificat de santé pour un animal voyageant doit être rédigé par un vétérinaire diplômé et agréé. Il doit être daté entre 7 et 14 jours avant le départ (généralement valable 10 jours à l’arrivée). Il doit attester que l’animal est en bonne santé, indemne de maladies contagieuses, ne provient pas d’une zone en quarantaine pour la rage et n’a mordu personne dans les 10 jours précédant l’examen. Il doit également récapituler les données d’identification (espèce, race, sexe, âge, numéro de puce), les vaccins (noms, dates, numéros de lot), les traitements antiparasitaires, ainsi que le pays d’origine et la destination.

Ce certificat doit ensuite être validé (signé et tamponné) par l’autorité vétérinaire d’Etat du pays d’origine : USDA pour les Etats‑Unis, services vétérinaires officiels pour les pays européens, etc. Dans certains cas (par exemple depuis les Etats‑Unis), une légalisation supplémentaire par le Ministère des Affaires étrangères et le consulat égyptien peut être demandée.

Pour clarifier les principales échéances, on peut résumer ainsi :

Étape sanitaireDélai recommandé / imposé par rapport au départ
Pose de la puce électroniqueAvant toute vaccination antirabique
Vaccin antirabiqueEntre 30 jours et 11–12 mois avant l’arrivée
Autres vaccins (DHPP, FVRCP, etc.)21 jours à 12 mois avant le départ
Traitement antiparasitaireDans les 5 jours précédant le départ (chiens)
Test sérologique (si UE en transit)Prélèvement ≥ 3 mois avant le voyage
Certificat de santéÉmis 7 à 14 jours avant le voyage (valide 10 jours env.)

Voyager en avion vers l’Egypte avec un animal : cabine, soute ou cargo ?

Une fois les volets sanitaires réglés, reste à organiser le trajet. La plupart des expatriés arrivent par avion, souvent via Le Caire. Les règles dépendent à la fois du pays de départ, du type d’animal, de sa taille, et surtout de la compagnie qui opère chaque segment de vol.

Comprendre le rôle de la compagnie « opératrice »

Un point souvent négligé : ce n’est pas la compagnie qui vend le billet, mais celle qui opère physiquement le vol qui fixe la politique pour les animaux. En cas de correspondance avec changement de compagnie, vos animaux devront parfois être récupérés, passer la douane et être enregistrés à nouveau, avec les formalités du pays de transit.

On distingue généralement trois modes de transport :

en cabine (petit animal dans sac homologue, sous le siège) ;

en bagage enregistré (en soute, accompagné par un passager) ;

en fret (cargo aérien, sur manifeste, souvent via un transitaire agréé).

L’accès à ces options varie selon la compagnie, l’itinéraire, la saison, la taille et parfois la race.

Exemple détaillé : EgyptAir

EgyptAir, compagnie nationale dont le hub principal est l’aéroport du Caire, dessert de nombreux pays européens (France, Allemagne, Italie, Autriche, Grèce, etc.), le Canada, les Etats‑Unis, ainsi que le Moyen‑Orient et l’Afrique. Sa politique animaux est relativement structurée.

Animaux acceptés

En cabine ou en soute, EgyptAir accepte :

chiens ;

chats ;

– et, cas particulier, faucons (principalement sur certaines lignes régionales).

Les autres espèces (y compris animaux de ferme, NAC, etc.) doivent voyager en cargo via le terminal fret et un agent agréé.

Transport en cabine

Pour voyager en cabine sur EgyptAir, plusieurs conditions s’appliquent :

Attention :

Les petits chiens, chats et faucons sont admis en cabine sous conditions : poids animal + sac ≤ 8 kg, sac aux dimensions max 55×40×20 cm. Un seul contenant par passager, avec un quota global de 2 animaux par classe. Réservation obligatoire 48h à l’avance. L’animal doit rester dans son sac durant tout le vol. Les passagers concernés ne peuvent occuper les sièges aux rangées de secours ou de cloison. Un certificat de santé datant de moins de 10 jours est requis.

Certains itinéraires interdisent totalement les animaux en cabine (ou en bagage enregistré). EgyptAir ne permet aucun animal en cabine ni en soute sur les vols vers ou depuis :

Royaume‑Uni ;

Afrique du Sud ;

Chine ;

Bahreïn ;

Yémen ;

Nairobi (Kenya) ;

Emirats arabes unis.

Sur ces destinations, la seule option possible (si la législation locale le permet) est le transport en fret, ou le passage par une autre compagnie.

Transport en soute comme bagage enregistré

Pour les chiens et chats trop grands pour la cabin ou lorsque le quota cabine est atteint, EgyptAir propose le transport en soute, sous certaines conditions :

poids combiné animal + caisse jusqu’à 23 kg pour la tranche de base ;

– au‑delà, certains animaux jusqu’à 32 kg voire 45 kg peuvent être pris, avec surcoût, mais au‑delà de 45 kg, le transport doit se faire en cargo ;

– une seule bête par caisse, sauf exception : deux chiots/chatons de la même portée (<6 mois) ou deux adultes du même foyer, à condition de rester sous la limite de 23 kg au total ;

– caisse rigide conforme aux normes IATA (plastique solide, métal, bois), avec serrure sécurisée, plancher étanche, espace suffisant pour se lever, se tourner et s’allonger ;

– ventilation conforme aux recommandations IATA ;

– pas de roues ;

– étiquettes « LIVE ANIMAL » et fiche d’instruction d’eau/nourriture.

Les animaux ne sont pas acceptés en soute sur les mêmes destinations que pour la cabine (Royaume‑Uni, EAU, etc.), ni sur certains appareils (par exemple Embraer 170 d’EgyptAir Express). De plus, la compagnie impose des limites de poids pour certaines destinations : les animaux de plus de 23 kg ne sont pas acheminés vers la Tunisie ou la Tanzanie en tant que bagage enregistré.

300

Majoration maximale des frais pour les bagages les plus lourds sur les lignes vers le Canada et les États‑Unis par rapport au tarif standard d’une pièce excédentaire.

Transport en fret (cargo)

Lorsque l’animal est très volumineux, voyage sans son propriétaire, ou que la réglementation le requiert, le transport se fait en fret sur manifeste. Dans ce cas :

l’enregistrement et la récupération se font au terminal cargo et non au comptoir passagers ;

la réservation doit être effectuée via un agent agréé ;

– la compagnie est responsable de l’animal durant les escales ;

– les exigences en matière de caisse suivent strictement les normes IATA.

Température et races brachycéphales : un volet crucial vers l’Egypte

Toutes les compagnies, pas seulement EgyptAir, appliquent des restrictions de température pour le transport en soute. Les risques les plus sérieux se situent sur le tarmac, pendant l’embarquement, le roulage et les éventuelles attentes.

Les seuils fréquemment cités sont :

pas de transport en soute si la température réelle ou prévue dépasse 29,4 °C (85 °F) ou descend sous 7,2 °C (45 °F) dans un des aéroports de l’itinéraire ;

une dérogation sous 7,2 °C est parfois possible avec certificat d’acclimatation, mais jamais en dessous de –6,6 °C (20 °F).

Or, l’Egypte connaît régulièrement des épisodes de plus de 40 °C, particulièrement en été, ce qui peut rendre le transport en soute impossible sur certaines périodes. Les races brachycéphales (museau écrasé) sont soumises à des précautions supplémentaires, voire des interdictions saisonnières, car elles tolèrent très mal la chaleur et la moindre difficulté respiratoire.

De nombreuses compagnies, ou certaines autorités, établissent une liste de races à risque : Bulldogs, Pugs, Shih Tzu, Bouledogues français et anglais, Pékinois, Boxers, Chow‑chow, certaines races de Mastiffs, mais aussi des chats comme le Persan, l’Himalayan, l’Exotic Shorthair ou le Burmese. EgyptAir dispose ainsi d’une liste de races brachycéphales interdites ou restreintes.

Expatriation avec un animal de compagnie

Les démarches essentielles pour préparer le départ à l’étranger avec votre chien ou votre chat

Vérifier la réglementation du pays d’accueil

Consulter les exigences spécifiques en matière de vaccination, de quarantaine et de documents officiels pour l’importation d’animaux.

Mettre à jour les vaccins et les traitements

S’assurer que les vaccins (notamment la rage) et les traitements antiparasitaires sont à jour et conformes aux normes internationales.

Obtenir un passeport européen ou un certificat de santé

Faire établir par un vétérinaire habilité un passeport pour animaux de compagnie (UE) ou un certificat sanitaire d’exportation.

Choisir une compagnie aérienne adaptée

Sélectionner une compagnie acceptant les animaux en cabine ou en soute, et se renseigner sur les conditions de transport.

Préparer l’animal au voyage

Habituer progressivement l’animal à sa cage de transport et envisager des solutions pour réduire son stress pendant le trajet.

Anticiper l’arrivée sur place

Prévoir les équipements nécessaires (gamelle, couchage) et identifier un vétérinaire local dès l’installation.

éviter absolument les mois les plus chauds ;

privilégier le voyage en cabine (si le poids le permet) ;

consulter un service spécialisé de relocalisation d’animaux pour choisir la meilleure route ;

accepter que certaines compagnies refusent purement et simplement la prise en charge en soute.

Service dogs et assistance

Les chiens d’assistance (guides d’aveugles, chiens d’alerte sonore, etc.) peuvent voyager en cabine gratuitement avec EgyptAir, sous réserve d’un préavis de 48 heures, d’une attestation sur le handicap et d’une formation adéquate du chien. Sur les vols impliquant les Etats‑Unis, la définition de handicap inclut également des troubles psychiatriques ou cognitifs, et jusqu’à deux chiens de service peuvent être admis par passager.

Les chiens doivent :

être tenus en laisse ou harnais ;

rester aux pieds du passager sans gêner le passage ;

être propres, non agressifs et bien éduqués.

Ces animaux restent tout de même soumis aux exigences sanitaires d’entrée en Egypte (vaccins, certificat, puce, etc.).

Cages, préparation et sédation

Les caisses doivent respecter les standards IATA : matériau solide, bonne ventilation, plancher étanche, fermeture sûre, taille suffisante. Il est vivement conseillé d’habituer l’animal à cette caisse plusieurs semaines, voire mois, avant le voyage afin de réduire le stress. Un objet familier portant votre odeur (tissu, vêtement, couverture) peut être placé à l’intérieur.

Les sédatifs chimiques sont déconseillés par l’IATA et de nombreuses associations vétérinaires. Ils peuvent perturber l’équilibre, la régulation de la température, voire la respiration, surtout en altitude. L’usage est parfois interdit par les compagnies. Certaines préparations douces d’origine végétale (type Rescue, CalmEze, spray de cataire pour les chats) sont tolérées, mais toujours après avis de votre vétérinaire.

Arrivée en Egypte : contrôle vétérinaire et formalités de douane

L’aéroport principal d’entrée pour les animaux est Le Caire. À l’atterrissage, la procédure type se déroule ainsi :

récupération de l’animal (cabine ou soute) ;

présentation au poste de contrôle vétérinaire du Ministère de l’Agriculture ;

– vérification des documents : certificat de santé, carnet de vaccination, preuve de puce, éventuellement copies légalisées ;

– examen clinique rapide de l’animal.

Bon à savoir :

Aucune quarantaine formelle n’est requise si l’animal est sain et que tous les documents sont conformes. Il peut alors rejoindre directement votre domicile. Cependant, si des signes de maladie (fièvre, toux, diarrhée, léthargie, plaies) sont détectés, les autorités peuvent imposer des examens complémentaires ou une mise en observation pouvant durer jusqu’à 15 jours, aux frais du propriétaire.

En cas de non‑respect manifeste des règles (vaccin manquant, certificat expiré, incohérences de dates ou de numéros de puce), les options sont beaucoup plus brutales : retour de l’animal vers le pays de départ ou euthanasie, là encore à vos frais. D’où l’importance de vérifier plusieurs fois l’ensemble du dossier avant le départ et d’avoir des copies supplémentaires de tous les documents.

Vivre avec un animal en Egypte : climat, risques et adaptations nécessaires

Une fois votre chien ou votre chat arrivé, le vrai défi commence : l’adaptation au climat égyptien, particulièrement rude pour les animaux. Les températures à Cairo ou Gizeh dépassent fréquemment les 40 °C en été, avec un air souvent très sec, et des zones urbaines qui fonctionnent comme de véritables « îlots de chaleur » à cause du béton, de l’asphalte et du manque d’ombre.

Comment les chiens et les chats gèrent (mal) la chaleur

Les chiens, en particulier, régulent très mal leur température. Ils ne transpirent pas par la peau comme les humains : leur refroidissement repose presque uniquement sur le halètement et un peu de transpiration par les coussinets. Au‑delà d’une certaine chaleur, ces mécanismes saturent rapidement.

On sait qu’un chien en bonne santé commence à être en danger lorsque sa température interne dépasse environ 40,5 °C. Au‑delà, le risque de coup de chaleur (heatstroke) est majeur, avec possible atteinte des organes vitaux. À l’inverse, une température corporelle qui chute sous 37,2 °C traduit une hypothermie grave, mais dans le contexte égyptien, c’est surtout la surchauffe qui préoccupe.

Beaucoup de chiens supportent mal des températures supérieures à 29–30 °C, surtout lorsque l’humidité est élevée ou en l’absence de ventilation. Les chats ne sont pas immunisés non plus : ils peuvent souffrir de déshydratation, de suffocation par chaleur ou de brûlures solaires (notamment les chats blancs, très sensibles des oreilles et du museau).

Certaines catégories sont particulièrement vulnérables :

Bon à savoir :

Plusieurs types d’animaux sont particulièrement sensibles aux fortes températures et nécessitent une vigilance accrue : les races brachycéphales (comme les Bulldogs ou les Persans), les animaux à poil très dense (Huskies, Malamutes), ceux en surpoids, les seniors, les jeunes (chiots/chatons), les animaux cardiaques, ainsi que les chiens à pelage foncé (qui absorbent plus la chaleur) ou à robe claire (sensibles aux coups de soleil).

Signes à surveiller pour éviter le coup de chaleur

Les signes annonciateurs de stress thermique, chez le chien comme chez le chat, incluent :

halètement intense, même au repos ;

– hypersalivation ;

faiblesse, prostration, refus de se lever ;

– battements cardiaques accélérés ;

– désorientation, agitation anormale ;

– gencives rouge vif, bouche et truffe très sèches ;

– yeux enfoncés (déshydratation) ;

– vomissements, diarrhée ;

– tremblements musculaires, spasmes ;

– démarche titubante, chute, perte de conscience ;

– recherche compulsive de recoins frais ou ombragés, perte d’appétit.

En cas de suspicion de coup de chaleur, il faut agir immédiatement : déplacer l’animal à l’ombre ou dans un intérieur frais, mouiller le corps avec de l’eau tempérée (non glacée) en insistant sur le cou, le ventre, l’aine et les pattes, ventiler (ventilateur, courant d’air) et proposer de l’eau fraîche à petites gorgées. Un appel ou une visite immédiate chez un vétérinaire est indispensable.

Organisation quotidienne : horaires, sorties et environnement

En Egypte, sortir un chien à midi en été est tout simplement dangereux. La plage horaire entre 12h et 16h est considérée comme la plus critique. Le bon réflexe est de décaler toute activité extérieure :

Astuce :

Pour assurer le bien-être de votre chien par temps chaud, privilégiez les promenades très tôt le matin et en fin de soirée. Évitez les efforts physiques intenses (course, jeux de balle prolongés) dès que la température s’élève. Veillez en permanence à lui laisser un accès à de l’eau fraîche. Restez attentif aux surfaces comme l’asphalte, le sable ou les revêtements synthétiques (gazon artificiel), qui peuvent dépasser 50 °C et brûler les coussinets. Appliquez cette règle simple : si vous ne pouvez pas tenir votre main sur le sol pendant 7 secondes, c’est trop chaud pour ses pattes.

Quand les promenades sur trottoir sont inévitables, des chaussons pour chiens peuvent aider, mais l’idéal est de chercher des espaces verts, des sols en terre ou en herbe. Le Wadi Degla Protectorate, par exemple, offre un terrain plus naturel pour promener les chiens dans la région du Caire, même si les heures fraîches restent de mise.

À la maison, l’animal doit disposer :

– d’un intérieur ventilé, idéalement climatisé, avec rideaux ou volets pour couper le soleil direct ;

– de plusieurs points d’eau, avec possibilité d’ajouter des glaçons si besoin ;

– de zones de repos sur carrelage, marbre ou autres surfaces refroidissantes ;

– d’ombre permanente s’il a accès à un extérieur (balcon, jardin), en tenant compte du déplacement du soleil.

Pour un chien vivant beaucoup dehors, les niches fermées offrent une mauvaise ventilation : l’ombre d’un arbre ou d’une pergola, associée à un courant d’air, est bien plus efficace.

Toelettage, alimentation et occupation

Le toilettage ne doit pas conduire à raser complètement l’animal. Le pelage, même dense, joue un rôle isolant contre la chaleur et protège de certains coups de soleil. En revanche :

Bon à savoir :

Un brossage régulier pour éliminer le sous-poil améliore la circulation d’air. Pour certains chiens à poil long, une coupe professionnelle légère peut être envisagée. Il est parfois conseillé de tondre partiellement le ventre et l’aine pour faciliter le refroidissement par contact avec des surfaces fraîches.

Sur le plan alimentaire, les grandes rations lourdes sont à éviter en période de forte chaleur. Des repas plus légers, fractionnés, et éventuellement plus riches en eau (croquettes humidifiées, pâtées, friandises glacées adaptées) sont préférables, sous le contrôle de votre vétérinaire si votre animal a des besoins spécifiques.

Lorsque la chaleur rend les sorties longues impossibles, surtout en plein été au Caire, il est utile de miser sur l’enrichissement intérieur : jeux d’intelligence, séances de dressage, cache‑cache, tapis de fouille, etc. Cela aide à compenser la baisse d’activité physique extérieure et à gérer le stress lié au changement d’environnement.

Le risque voiture : à proscrire

Le danger de laisser un animal dans une voiture, même quelques minutes, est particulièrement extrême en Egypte. Les études montrent qu’un habitacle peut atteindre plus de 50 °C en moins de 10 minutes, même par une température extérieure modérée (23 °C). À 32 °C dehors, la voiture atteint 43 °C en 10 minutes, et dépasse 54 °C en une demi‑heure. Laisser un chien ou un chat dans une voiture, fenêtres entrouvertes ou non, doit être considéré comme interdit.

Choisir où vivre : quartiers, services vétérinaires et pensions

L’expatriation avec un animal ne se joue pas seulement au niveau des démarches d’entrée : la qualité de vie sur place dépend beaucoup du quartier et des services accessibles.

Quartiers réputés plus « pet‑friendly »

Au Caire, plusieurs quartiers sont plébiscités par les expatriés avec animaux :

Maadi : atmosphère plus résidentielle, rues arborées, présence d’expatriés, vétérinaires installés, location d’appartements avec jardins possibles ;

New Cairo (Fifth Settlement, First Settlement, Madinaty, quartiers proches d’AUC) : urbanisation récente, résidences sécurisées avec jardins, nombreuses cliniques vétérinaires modernes, services de toilettage, pensions ;

Zamalek : île plus verte au cœur du Caire, forte présence d’expatriés, cliniques vétérinaires et services pour animaux, densité de logements offrant parfois des balcons ou terrasses.

Bon à savoir :

La ville d’Alexandrie propose également des cliniques vétérinaires compétentes et bénéficie d’une offre de services pour animaux en constante augmentation.

Cliniques et vétérinaires : un réseau en croissance

Le développement de la « pet culture » en Egypte a entraîné une forte augmentation des cliniques vétérinaires, notamment dans les grandes villes. Le Caire et Alexandrie regroupent un grand nombre de structures offrant :

consultations générales et spécialisées ;

vaccinations et démarches de voyage (certificats, documents de sortie) ;

imagerie (radiographie numérique, échographie) ;

chirurgie ;

soins dentaires ;

hospitalisation et pension ;

toilettage ;

implantation de puces électroniques ;

aide pour licences canines locales.

Bon à savoir :

Plusieurs cliniques au Caire, comme American Veterinary Center, Pet Cure Veterinary Clinics, Vet‑Trust (British Animal Hospital – Zamalek), Nile Veterinary Clinic, Maadi Veterinary Center, Egy Vet, Dr Paws et Advance Care Vet Clinic, sont régulièrement recommandées par les expatriés. Elles sont souvent appréciées pour la présence de vétérinaires anglophones et leur bonne compréhension des procédures d’exportation et d’importation d’animaux.

Pensions, garderies et pet‑sitting

Les expatriés amenés à voyager en laissant leur animal en Egypte peuvent trouver :

hôtels pour chiens et chats ;

garderies journalières ;

pensions en environnement climatisé ;

services de promenade de chiens ;

garde à domicile (cat‑sitting, dog‑sitting) via plateformes internationales ou réseaux locaux.

Certaines structures mettent en avant un hébergement sans cage, une surveillance 24/7, des espaces de jeux, et parfois un suivi vétérinaire. Il est important de vérifier :

les conditions de température et de ventilation ;

les exigences vaccinales (beaucoup demandent des vaccins supplémentaires type toux de chenil) ;

les avis d’autres clients ;

les pratiques en matière de socialisation (chiens qui cohabitent ou séparés).

Logement et hébergements : trouver un toit qui accepte votre animal

Au‑delà de la résidence principale, de nombreux expatriés souhaitent voyager à l’intérieur du pays avec leur chien ou leur chat : mer Rouge, Sinaï, Haute‑Egypte, etc. L’offre « pet‑friendly » existe, mais elle reste limitée et très variable selon les lieux.

Locations longue durée

Des plateformes comme Airbnb ou des sociétés de location meublée (type Blueground) proposent un filtre « animaux acceptés ». Les appartements et villas acceptant les animaux disposent souvent de :

balcon ou jardin ;

climatisation ;

proximité de parcs ou d’espaces plus calmes.

Il est fortement conseillé de :

discuter avec le propriétaire avant de réserver pour clarifier les règles (taille de l’animal, nombre, restrictions de race, espaces interdits) ;

obtenir un accord écrit sur l’acceptation de l’animal ;

s’engager à assumer le nettoyage et les éventuels dommages.

Courts séjours et tourisme interne

Des sites comme BringFido ou certains blogs spécialisés recensent des hôtels, résidences et campings acceptant les chiens dans des destinations comme Le Caire, Gizeh, Alexandrie, Hurghada, Gouna, Dahab, Marsa Alam, Aswan ou Luxor. Les conditions varient énormément d’un établissement à l’autre :

Bon à savoir :

Les politiques varient : certaines locations acceptent les chiens éduqués, d’autres imposent des restrictions de taille ou interdisent les animaux dans les parties communes. Sur les plages, la tolérance est souvent limitée à des zones ou des horaires spécifiques.

Le cadrage général reste le même : prévenir l’établissement, respecter les règles, tenir le chien en laisse, ramasser systématiquement les déjections et ne jamais laisser l’animal seul dans un lieu non climatisé.

Aménager un logement « pet‑friendly » en Egypte

Dans des villes comme Hurghada, où l’ensoleillement est permanent, il est judicieux de penser dès l’achat ou la location à la configuration idéale pour un animal. Quelques principes :

Astuce :

Pour le bien-être de votre animal, privilégiez un espace extérieur (jardin, cour ou terrasse) avec une ombre fixe, et non pas uniquement en plein soleil. Choisissez des plantes non toxiques pour éviter tout risque d’intoxication. Évitez le gazon artificiel en plein soleil, car il peut chauffer énormément et brûler les coussinets. Pour créer de l’ombre, installez si nécessaire un auvent, une voile d’ombrage ou une pergola. Aménagez des zones de repos intérieures sur des surfaces fraîches comme le carrelage ou la pierre. Enfin, sécurisez les balcons élevés et les fenêtres avec des moustiquaires solides pour prévenir les chutes.

Sur le plan pratique, penser aussi à : évaluer les ressources disponibles, définir un calendrier réaliste, identifier les parties prenantes, et prévoir des solutions de repli.

un coin repas facilement nettoyable (carrelage, revêtement lavable) ;

des housses de canapé lavables ;

un placard dédié aux croquettes, médicaments et accessoires ;

– des patins ou tapis antidérapants si le sol est très lisse.

Gérer le stress de l’expatriation pour l’animal

Un déménagement international change brutalement l’environnement du chien ou du chat : nouvelles odeurs, nouveaux bruits, climat différent, rythme de vie modifié, présence d’animaux errants dans la rue. Beaucoup d’animaux manifestent un stress d’adaptation :

apathie ou, à l’inverse, agitation inhabituellement forte ;

isolement, tendance à se cacher ;

perte d’appétit ;

vocalises inhabituelles (aboiements, miaulements) ;

malpropreté passagère.

Bon à savoir :

Les études montrent que les chiens perçoivent la chaleur différemment des relevés météo. Les températures qu’ils subissent, mesurées par des thermomètres portés, peuvent être plus élevées que celles perçues par leurs propriétaires, surtout la nuit. Les animaux vivant à l’extérieur subissent de plus grandes variations de température et un stress thermique plus intense que les animaux d’intérieur.

Pour faciliter l’adaptation :

maintenir autant que possible des routines (heures de repas, promenades) ;

– offrir des coins refuges calmes, où l’animal peut se retirer ;

– consacrer du temps à des activités positives (jeux, entraînement, câlins) ;

– rester soi‑même calme : les animaux ressentent fortement le stress de leur propriétaire ;

– consulter un vétérinaire si le comportement reste très perturbé au‑delà de quelques semaines.

Prévoir la sortie d’Egypte : ne pas se laisser surprendre

Beaucoup d’expatriés ne pensent au retour ou à un futur déménagement qu’au dernier moment, ce qui complique énormément la logistique avec un animal. Or l’Egypte est classée comme pays à haut risque pour la rage canine par l’Organisation mondiale de la santé animale et par le CDC américain. De nombreux pays appliquent donc des règles renforcées pour les animaux venant d’Egypte.

Procédure locale de sortie

Pour quitter l’Egypte avec son chien ou son chat, il faut passer par le Département de la quarantaine de l’Autorité générale des services vétérinaires, généralement à l’aéroport :

présentation de l’animal ;

certificat de santé établi par un vétérinaire égyptien ;

carnet de vaccination antirabique ;

passeport du propriétaire.

Bon à savoir :

Cette démarche doit être effectuée idéalement la veille du départ, ou au minimum 4 à 5 heures avant le vol au bureau de l’aéroport. Une taxe est perçue et un certificat sanitaire d’export, valable 30 jours, est ensuite délivré.

Exigences des pays de destination

Chaque pays d’arrivée applique ses propres règles. Quelques exemples :

Bon à savoir :

Le Canada interdit l’entrée des chiens « commerciaux » en provenance de pays à haut risque (comme l’Égypte) mais autorise les animaux de compagnie privés sous conditions de l’ACIA. Les États-Unis ont renforcé leurs règles : quota de ports d’entrée, vaccination antirabique documentée et parfois certificat additionnel du CDC. L’Union européenne exige pour les chiens et chats : puce, vaccination valide, titrage antirabique en laboratoire agréé et un délai de 3 mois après le prélèvement avant l’entrée.

Ces exigences imposent de penser au moins 4 à 6 mois à l’avance à un projet de départ, surtout si vous visez l’Europe, le Royaume‑Uni, l’Australie, la Nouvelle‑Zélande ou certains pays asiatiques.

Aide professionnelle : quand recourir à un service de relocalisation animale

Les procédures administratives, la multiplicité des normes et les restrictions saisonnières expliquent l’essor de sociétés spécialisées dans le transport international d’animaux. Ces services :

Astuce :

Un prestataire spécialisé assure une multitude de services essentiels pour le voyage de votre animal. Il coordonne les rendez‑vous vétérinaires et prépare les certificats nécessaires. Il vérifie la conformité aux réglementations du pays de départ, de transit et d’arrivée. Il conseille sur le choix des vols et des compagnies aériennes en fonction de la taille et de la race de l’animal. Il se charge des réservations cargo lorsque cela est requis. Il peut aussi effectuer un transport porte‑à‑porte, en prenant l’animal à domicile pour le livrer directement à son nouveau logement. Enfin, il gère les imprévus tels que les annulations de vol, les embargos liés à la chaleur ou les changements de réglementation.

Pour un expatrié avec un grand chien ou une race brachycéphale, ou encore pour des trajets complexes avec escales, recourir à un transitaire spécialisé peut réduire fortement le risque de blocage à la frontière, tout en diminuant le stress logistique.

En résumé : une expatriation possible, mais qui se prépare au millimètre

Emmener son chien ou son chat en Egypte est parfaitement réalisable, à condition de respecter quelques grands principes :

Attention :

La réussite du déménagement en Égypte avec un chien nécessite une préparation sanitaire rigoureuse (identification, vaccins, certificat), un choix minutieux du transport en tenant compte de la race et de la température, une anticipation des conditions climatiques extrêmes (chaleur, sols brûlants) pour organiser le séjour, la sélection d’un logement adapté avec accès à un vétérinaire, et la prise en compte du bien-être psychologique de l’animal ainsi que des futures exigences sanitaires pour d’éventuels autres pays.

En Egypte, la population d’animaux de compagnie augmente fortement, avec environ 5 millions de chats et 3 millions de chiens recensés dans les foyers. Le réseau vétérinaire se densifie, l’offre en alimentation spécialisée existe (même si coûteuse), et certains quartiers urbains deviennent progressivement plus accueillants pour les animaux. En prenant au sérieux les risques climatiques et en respectant scrupuleusement les procédures, l’expatriation avec un animal de compagnie peut se dérouler dans de bonnes conditions, et offrir à votre chien ou votre chat une nouvelle vie au cœur de cette destination.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Égypte, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler l’Égypte pour son régime fiscal favorable aux revenus étrangers (pensions et placements), l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie très bas (Le Caire ~50 % moins cher que Paris) et sa position géostratégique entre Europe, Afrique et Moyen-Orient. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence de longue durée via investissement immobilier, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français, mise en relation avec réseau local (avocat, immigration, francophones) et intégration patrimoniale. Ce type d’accompagnement permet de générer économies fiscales significatives, de développer des revenus immobiliers en Égypte et d’optimiser la transmission, tout en maîtrisant les risques (contrôles fiscaux français, double imposition via convention FR‑EG, adaptation culturelle).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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