La vie nocturne au Cambodge : où sortir le soir

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

La nuit tombée, le Cambodge change de visage. Derrière l’image des temples et des rizières, le pays révèle une scène nocturne foisonnante, qui va des bars à bières artisanales aux marchés de nuit populaires, en passant par les clubs électrisants, les rooftops avec vue sur le Mékong et les spectacles d’Apsara à la lueur des projecteurs. De Phnom Penh à Siem Reap, de Kampot à Sihanoukville et jusqu’aux îles, il y a mille façons de vivre la nuit cambodgienne, que l’on soit plutôt cocktails sophistiqués, bière fraîche en terrasse, musique live, street food ou culture traditionnelle.

Phnom Penh, capitale de la bière artisanale et des nuits éclectiques

Phnom Penh concentre à elle seule presque toutes les facettes de la vie nocturne au Cambodge. La ville est à la fois capitale politique et véritable laboratoire de nouvelles adresses : microbrasseries, bars à cocktails, rooftops, clubs, salles de concert, marchés de nuit. Le brassage commercial y a commencé dès le début du XXᵉ siècle, et pendant longtemps le marché a été dominé par quelques grandes lagers nationales comme Anchor, Angkor ou Cambodia. Depuis une quinzaine d’années pourtant, une révolution silencieuse s’est opérée autour de la bière artisanale.

Une scène craft beer parmi les plus dynamiques d’Asie du Sud‑Est

Phnom Penh est aujourd’hui considérée comme la capitale de la bière artisanale au Cambodge. En une quinzaine d’années, environ vingt microbrasseries ont vu le jour dans la ville, créées aussi bien par des Cambodgiens que par des expatriés. Beaucoup de brasseurs ont commencé dans une chambre libre ou un coin de maison avant d’ouvrir de véritables taprooms. Le mouvement en est encore à ses débuts, mais la qualité des bières produites est déjà citée parmi les meilleures de la région.

Les taxes sur l’alcool moins élevées qu’en Thaïlande et des règles plus souples ont favorisé l’émergence de ce secteur. Des marques locales comme Riel Brewing, Botanico Brewing Company (anciennement Cerevisia), TwoBirds Craft Beer, Stone Head Brewery ou encore Himawari Microbrewery composent un paysage très varié, soutenu par une communauté soudée. Les brasseries coopèrent, s’entraident, se partagent les conseils techniques et organisent même des événements communs par le biais de la Cambodian Craft Beer Association.

Pour le visiteur, cela se traduit par une constellation de bars et de jardins à bière disséminés dans la ville. On peut y déguster des IPA, des sours, des stouts ou des lagers aux ingrédients locaux, tout en échangeant avec les brasseurs eux‑mêmes. Le défi, pour ces artisans, est souvent de convaincre les voyageurs de payer quelques dollars pour une bière de caractère, quand les lagers industrielles locales se négocient facilement entre 0,50 et 1 dollar. Mais une nouvelle clientèle se dessine : des Cambodgiens urbains, souvent dans la vingtaine ou la trentaine, curieux de saveurs différentes même s’ils ont tendance à privilégier des styles plus maltés, plus doux, moins amers.

Où boire de la bière artisanale à Phnom Penh

On peut passer plusieurs soirées à naviguer d’un bar à l’autre sans s’ennuyer. Voici un aperçu de quelques lieux emblématiques, avec une synthèse de leurs caractéristiques.

Principaux bars et brasseries artisanales de Phnom Penh

LieuTypeQuartier / AdresseParticularités
Botanico Craft Beer Garden / Botanico Brewing CompanyTaproom & jardin à bièreTonle Bassac, St 29Hub communautaire avec expositions, musique live, nouveaux nom et bières Cerevisia
The Box OfficeBar à bières & petite salle de spectacleSt 244Large choix de craft beers, cuisine type pub, soirées open mic, stand‑up, quiz
EmbargoBar à bières artisanalesBKK1, St 51Huit bières cambodgiennes à la pression ou en bouteille, rotation régulière
CRAFT (Palace Lane)Bar & musique liveSt 244, Palace LaneOuvert jusqu’à tard, concerts les vendredis et samedis
Duplex Belgian TavernBar belgeSt 278, Wat LangkaSpécialisé dans les bières en bouteille belges
Riel Brewing Taproom / Noisy ChiliTaproomTTP (St 464)Brasserie reconnue pour ses ales, stouts et sours, ambiance de quartier
5 Drunk MenRooftop barSisowath QuayVue sur le fleuve, choix de bières régionales
Sak PubMicrobrasserie khmèreSt 51, ruelle derrière Patio HotelBrasserie locale avec pizzas, ambiance très cambodgienne
The Chug LabNanobrasserie heavy metalBKK3, St 376Décor rock, brassins en petite quantité
Hops Craft Beer GardenBrasseries & beer gardens4 sites en villeBière selon tradition allemande, grands jardins
Kingdom Breweries TaproomTaproom & visitesNational Road 5IPA, Mango IPA, Wit belge; visite de la brasserie et bière pression à volonté payante
TwoBirds Craft Beer (The Factory)Taproom & espace événementielThe Factory Phnom PenhDégustations, jeux, évènements, boutique
Himawari MicrobreweryMicrobrasserie d’hôtelSisowath Quay, Himawari HotelBières consommées surtout sur place, terrasse sur le fleuve

Ces adresses couvrent à la fois des jardins ombragés où l’on écoute un concert acoustique, des rooftops avec vue sur le Tonlé Sap, des bars plus intimistes nichés dans des ruelles et des brasseries intégrées à des hôtels de standing.

Quartiers nocturnes : du Riverside à Bassac Lane

La vie nocturne de Phnom Penh ne se limite pas à la bière. La ville est découpée en zones très marquées, chacune avec sa personnalité.

Exemple :

Le long du fleuve, sur Sisowath Quay, les bars et restaurants proposent des happy hours et des concerts live. Ce secteur très touristique est idéal pour une première découverte de la ville : dîner face au Mékong, prendre un verre en terrasse, ou accéder à un rooftop comme Le Moon pour une vue à 270° sur la confluence des rivières.

Plus au sud, le quartier de Bassac Lane, dissimulé derrière l’Independence Monument, est devenu l’un des spots les plus courus de la capitale. Une ruelle étroite, rebaptisée Palace Lane, concentre des mini‑bars thématiques serrés les uns contre les autres. On y trouve, par exemple, un bar inspiré d’Alice au pays des merveilles (White Rabbit), un micro‑bar très britannique (Welsh Embassy, dont l’ouverture a même attiré l’ambassadeur du Royaume‑Uni), ou encore un bar de bikers (Hangar 44) décoré de motos customisées. L’ambiance est bohème, branchée, et se prête parfaitement au “bar hopping”. Par respect pour les riverains, la plupart des établissements ferment vers 23 heures.

BKK1, de son côté, joue la carte du chic décontracté. C’est le quartier des expatriés aisés, des cafés design et des bars à cocktails travaillés. On y sirote un gin tonic dans un skybar, on découvre des whiskies rares dans un bar spécialisé, ou l’on profite d’un bar de backpackers sur un toit avec piscine et table de beer‑pong.

Bon à savoir :

La zone de Street 51, aussi appelée Pasteur Street, est le cœur électrique de la vie nocturne avec des clubs historiques comme le Heart of Darkness et des grandes boîtes comme le Pontoon. La fête se prolonge tard dans la nuit dans les bars des alentours, notamment sur Street 136.

En périphérie, le quartier de Tuol Tom Poung, autour du Russian Market, offre une atmosphère plus détendue. Des bars comme Sundown Social Club, sur un toit trois étages au-dessus du marché, mélangent cocktails colorés, DJs le samedi et vues sur les toits de tôle et les pagodes. C’est un bon compromis pour ceux qui veulent une soirée animée sans se retrouver au cœur de la frénésie des clubs.

Rooftops : cocktails au‑dessus de la ville

Avec la multiplication des tours et des hôtels, les bars en hauteur se sont imposés comme un incontournable des soirées à Phnom Penh. Ils permettent de dominer la silhouette de la ville, de repérer la ligne du Mékong et, parfois, de profiter de piscines à débordement ou de jacuzzis.

Quelques rooftops marquants à Phnom Penh

RooftopLocalisationAtouts principaux
Sora Sky BarVattanac Capital Tower, 37ᵉ étageProbablement le plus haut, vue panoramique, whisky library intérieure
Eclipse Sky BarPhnom Penh Tower, 23ᵉ étage360°, happy hour, ambiance lounge
Le Moon RooftopRiverside, au-dessus de l’AmanjayaTerrasse spacieuse, vue sur le fleuve et le Palais royal
Juniper Gin BarPoint Boutique Hotel, 12ᵉ étageSpécialisé dans le gin, happy hour au coucher du soleil
HighGround Sky BarAmass Tower, BKK1Terrasse à 360°, deux niveaux (intérieur et extérieur)
Lantern Rooftop BarBaitong Hotel & ResortDaybeds, cabanas, soirées tango, concerts, événements spéciaux
Sundown Social ClubAu‑dessus du Russian MarketBar coloré, DJ le week‑end, ambiance très détendue
FiveFive Rooftop BarHyatt Regency Phnom PenhLive music, service soigné
Organic SkybarPalace Gate HotelVue sur le Palais royal et le fleuve, ambiance plus intimiste
The Winds Rooftop Bar & LoungeChip Mong Tower, étages 44‑45L’un des plus hauts de la ville, panorama spectaculaire

Arriver une trentaine de minutes avant le coucher du soleil est généralement conseillé, la lumière dorée mettant en relief les dômes de pagodes, les façades art déco et les tours modernes comme le Vattanac Capital.

Musique live, scènes alternatives et culture

Phnom Penh est également un haut lieu de la musique live. Avant la pandémie, des groupes jouaient chaque soir dans de nombreux bars ; après une période de fermeture, la scène a repris de plus belle. Une plateforme en ligne, Leng Pleng, s’est imposée comme le guide de référence des concerts, recensement quasi exhaustif des gigs du pays.

Dans le quartier de Wat Botum, non loin du Palais royal, un petit “village” de bars et restaurants a émergé avec concerts réguliers. Des lieux comme The Vine, qui combine bar à cocktails, burgers et même salon de coiffure, accueillent des sessions acoustiques dans une cour arborée. Box Office, déjà cité pour ses bières, a agrandi son offre avec un Speakeasy Theatre proposant concerts, soirées stand‑up et projections de films.

D’autres adresses, comme Little Susie, misent sur l’acoustique intimiste et les open mics, tandis que des hôtels haut de gamme comme le Raffles (Elephant Bar) ou le Hyatt Regency (lounge Metropole Underground, The Attic) privilégient le jazz feutré et les formations professionnelles. Au Sofitel sur Sothearos Boulevard, des événements multi‑artistes baptisés “Secret Garden” se présentent comme de véritables mini‑festivals familiaux, avec food stalls et buvettes.

Astuce :

Dans le quartier de Tuol Tom Poung, deux établissements offrent des expériences nocturnes distinctes. Le Sunset Boulevard, conçu par un musicien, propose des cocktails élaborés et une programmation musicale régulière. Le Tin Hat, sur la rue 123, est un bar de quartier animé avec des concerts fréquents, des spectacles de cracheurs de feu, une heure de bière pression gratuite chaque vendredi en début de soirée, suivie d’un groupe ou d’un karaoké. Récemment rénové, il attire à la fois les voyageurs de passage et les habitués locaux.

Pour ceux qui cherchent un contact direct avec la culture khmère, des institutions comme le Palais royal, le Musée national ou le théâtre Chaktomuk organisent des représentations de musique et danse traditionnelles : ensembles pin peat, spectacles de danse classique, démonstrations pour les grandes fêtes nationales. Ces soirées offrent un contraste saisissant avec le tumulte des clubs : instruments anciens, costumes chatoyants, atmosphères quasi cérémonielles.

Marchés de nuit : manger, flâner, écouter de la musique

La vie nocturne de Phnom Penh se joue aussi au ras du sol, sur les marchés de nuit. Psar Reatrey, le Night Market de la capitale, s’étire le long du fleuve entre les rues 106 et 108. On y accède directement depuis Sisowath Quay par une grande porte éclairée. A partir de la fin d’après‑midi, des dizaines d’échoppes déploient vêtements, bijoux fantaisie, contrefaçons de grandes marques, petits souvenirs, peintures et artisanat. On peut s’y faire tirer le portrait par un artiste ou dégustater une glace à la noix de coco assis sur une natte.

Au fond du marché, une vaste zone de restauration concentre les stands de street food. Les prix sont très accessibles — souvent entre 1 et 2 dollars le plat — et la variété impressionnante : nouilles sautées (mie char, lort cha), riz frit, brochettes de porc grillé, saucisses cambodgiennes, poissons cuits dans des feuilles de bananier, amok de poisson, poulet barbecue. Boissons fraîches (jus de canne à sucre, smoothies de fruits, bière Angkor) et desserts locaux — flans au potiron, riz gluant à la mangue, gâteaux colorés au lait de coco — complètent l’expérience.

Une scène accueille régulièrement des chanteurs et orchestres khmers, parfois très kitsch, parfois plus traditionnels. Le marché est fréquenté par les familles locales, les adolescents, les couples, autant que par les voyageurs, créant une ambiance bon enfant. L’accès est gratuit, et il suffit de venir en tuk‑tuk, en taxi ou en cyclo. Des applications comme PassApp ou Grab sont très utilisées pour sécuriser les trajets.

Siem Reap : entre Pub Street, marchés de nuit et spectacles d’Apsara

Siem Reap est surtout connue pour les temples d’Angkor, mais la ville possède une vie nocturne étonnamment riche. Le centre nerveux de cette animation est Pub Street, officiellement Street 8, une centaine de mètres de bars, restaurants et clubs piétonnisés en soirée, complétés par une toile d’araignée d’allées parallèles comme The Lane, The Passage ou Alley West. L’endroit s’est peu à peu imposé comme un Khaosan Road version cambodgienne, en plus mesuré.

Pub Street : bars, clubs et street food

À la nuit tombée, Pub Street s’illumine de néons, d’enseignes colorées et de guirlandes suspendues. La circulation y est coupée, ce qui en fait un terrain de jeu à ciel ouvert pour les noctambules. Les prix y sont attractifs : la bière pression se trouve couramment à 0,50 dollar en début de soirée, les cocktails tournent entre 3 et 5 dollars, et certaines adresses proposent des tours de bière à prix cassés.

Des établissements historiques jalonnent la rue. Angkor WHAT? Bar, premier club du secteur à avoir ouvert à la fin des années 1990, est devenu une véritable institution avec ses murs couverts de graffitis et ses cocktails servis dans des seaux détournés. Non loin, Temple Club, vaste complexe sur plusieurs niveaux, combine restaurant, bar et dancefloor, avec parfois des shows de danse traditionnelle dans la partie restaurant.

Attention :

Le Red Piano doit sa célébrité au tournage de ‘Tomb Raider’, avec un cocktail dédié et des promotions originales, tandis que le X-Bar sur les toits propose une rampe de skate spectaculaire ayant accueilli des figures renommées.

Les ruelles adjacentes, comme Alley West ou The Lane, abritent des bars à cocktails plus intimistes (Picasso Bar, Miss Wong avec son décor inspiré du Shanghai d’antan), des restaurants de spécialités variées (mexicain, grec, fusion asiatique), des boutiques indépendantes de vêtements et de bijoux, et même des tuk‑tuks transformés en bars mobiles qui se garent tard le soir pour servir gin tonic et mojitos directement sur le trottoir.

Sur le plan culinaire, l’offre va du simple bao cuit à la vapeur au barbecue cambodgien plus spectaculaire, parfois surnommé “fire mountain BBQ”, où un appareil en forme de volcan permet de griller viande et poissons (y compris crocodile, grenouille ou serpent) tout en faisant mijoter un bouillon périphérique.

Marchés de nuit : artisanat, massages et musique

Au‑delà de Pub Street, Siem Reap se distingue par ses nombreux marchés en soirée. Le plus iconique est l’Angkor Night Market, considéré comme le premier night market de la ville et même du pays, créé au milieu des années 2000 pour préserver l’artisanat khmer et offrir des revenus aux communautés locales. Installé dans un jardin aménagé, il se compose de centaines de stands en bambou vendant soieries, sculptures sur bois et pierre, peintures, marionnettes, bijoux en argent, sacs et accessoires fabriqués à partir de matériaux recyclés.

Exemple :

Une petite place centrale propose une expérience culinaire complète avec des plats khmers classiques comme l’amok de poisson et le lok lak, ainsi que des snacks audacieux comme des insectes grillés (araignées, criquets, grillons). L’expérience est enrichie par des massages traditionnels, des soins aux herbes locales et parfois des performances musicales en soirée.

Le Made in Cambodia Market s’adresse à un public en quête de produits 100 % locaux et traçables. Les stands, situés près de Pub Street, mettent l’accent sur le design, la cosmétique naturelle, les jouets, les vêtements de créateurs et les spiritueux artisanaux comme le Sombai, un vin de riz infusé aux épices, fruits et piments. L’ambiance est plus feutrée, et des concerts acoustiques ou danses traditionnelles se tiennent régulièrement en début de soirée.

D’autres marchés, comme le Noon Night Market, le Siem Reap Art Center Night Market (sur la rive opposée de la rivière par rapport à l’Old Market) ou encore le Street Night Market, complètent l’offre avec leur lot de lanternes en soie, de massages, de stands de souvenirs et d’animations musicales.

Spectacles d’Apsara : la nuit côté culture

Impossible d’évoquer la vie nocturne à Siem Reap sans parler des spectacles de danse Apsara, considérés comme une expérience quasi obligatoire pour qui découvre le Cambodge. Ces performances, souvent couplées à un dîner sous forme de buffet ou de menu fixe, mettent en scène la danse classique khmère, inspirée des apsaras sculptées sur les bas‑reliefs d’Angkor Wat, mais aussi des danses populaires de village, des théâtres d’ombres ou des masques.

10

L’apprentissage des gestes codifiés de la danse classique khmère peut s’étendre sur près d’une décennie à la Royal University of Fine Arts de Phnom Penh.

Plusieurs lieux de Siem Reap proposent ces dîners-spectacles :

LieuVilleConceptPrix indicatif
Kanell RestaurantSiem ReapDîner fine dining khmer par une cheffe renommée + spectacle Apsara et Bokator dans un jardinMenus à partir d’environ 29–36 USD, avec avantages via agences partenaires
Apsara Terrace (Raffles Grand Hotel d’Angkor)Siem ReapBuffet pan-asiatique en plein air + danses khmères et arts martiauxÀ partir d’environ 46 USD++
Apsara Theatre & Restaurant (Angkor Village)Siem ReapThéâtre climatisé, menu khmer, livret explicatif, 3 danses classiques et 2 danses de villageEnviron 25–37 USD selon formule
Koulen RestaurantSiem ReapGrand buffet local + spectacle de danseTarif accessible, cuisine khmère variée
Alliance CafeSiem ReapMarionnettes d’ombre + danse traditionnelle, dîner en salleEnviron 20 USD pour menu + show, ou 7 USD le spectacle seul
La Noria HotelSiem ReapSoirées mêlant théâtre d’ombres et danse, avec jeunes artistes d’une ONGEnviron 6 USD le spectacle
Temple BalconySiem Reap (Pub Street)Spectacle gratuit avec dîner à la cartePrix selon consommation

Les horaires tournent souvent autour de 19h–21h, et il est recommandé de réserver à l’avance en haute saison pour avoir une bonne vue sur la scène.

Bars de toit et hostels festifs

Siem Reap possède également sa petite collection de rooftops, plus modestes qu’à Phnom Penh mais souvent très conviviaux. Des lieux comme Temple Bar Sky Lounge, au-dessus d’un restaurant sur Pub Street, offrent bières à 0,50 dollar en happy hour, deux créneaux d’Apsara par soir et vue plongeante sur la rue piétonne. D’autres, tels que les skybars de certains hostels (Mad Monkey, Funky Flashpacker), prennent des allures de beach party avec hamacs, beer‑pong, DJ et cocktails bon marché.

Enfin, pour ceux qui souhaitent prolonger la nuit loin de la bande sonore des clubs, les quartiers de Wat Bo ou Wat Damnak abritent des bars plus discrets, des lounges à cocktails et quelques adresses tenues par des expatriés qui misent sur la musique sélectionnée avec soin, les spiritueux de qualité et une ambiance plus adulte.

Kampot, Battambang et les marchés de nuit de province

En dehors des deux grandes villes touristiques que sont Phnom Penh et Siem Reap, plusieurs destinations régionales développent leur propre manière de vivre la nuit.

Kampot : rivière, musique et microbrasseries

Kampot, petite ville au bord d’une rivière, s’est fait un nom grâce à son poivre, mais aussi par une scène musicale surprenante. Le soir, cafés et bars du centre, notamment autour de l’Old Market, accueillent des groupes presque tous les jours. Des guesthouses installées sur une rive particulière de la rivière organisent des soirées DJ ou des concerts entre novembre et mai, période plus fréquentée.

Vie nocturne et brasseries artisanales à Koh Phangan

Découvrez les lieux de musique live et les nanobrasseries qui animent la scène alternative de l’île, entre ambiance décontractée et découvertes gustatives.

Lieux de musique live

Tiki Garden, Madi Bar et Karma Traders programment régulièrement des groupes ou des DJ sets, dans une ambiance oscillant entre backpacker chill et petite communauté alternative.

Nanobrasseries artisanales

La région compte des brasseries comme Flowers Nanobrewery, Freak Brothers, Baby Bird Brewing Co. et Projekt Brews, proposant des IPAs ou des saisons de petite production dans des espaces intimistes.

Le night market de Kampot, installé près de la promenade fluviale, offre une version provinciale des marchés de la capitale : snacks, vêtements, souvenirs, produits au poivre local conditionnés pour être rapportés en cadeau.

Battambang : petit marché de nuit et arts de la scène

Battambang, connue pour ses initiatives artistiques, aligne également un petit marché de nuit au bord de la rivière. On y trouve vêtements, snacks, glaces khmères, bananes frites, dans une atmosphère beaucoup plus calme que dans les grandes villes. La soirée peut se poursuivre dans des lieux culturels comme Phare Ponleu Selpak, école d’arts qui présente des spectacles mêlant cirque contemporain, danse et musique, souvent en soirée.

Sihanoukville et les îles : fêtes sur la plage et casinos

La côte cambodgienne a beaucoup changé ces dernières années, notamment Sihanoukville, où de nombreux anciens bars de plage ont été remplacés par des complexes de casinos orientés vers une clientèle régionale. La ville conserve toutefois une vie nocturne très active, répartie entre clubs, bars de plage, marchés nocturnes et salles de jeux ouvertes 24 heures sur 24.

Autour de Serendipity Beach et d’Otres Beach, boissons à prix cassés, happy hours agressifs, soirées à thème et fêtes de pleine lune coexistent avec des adresses plus posées. Des bars comme The Big Easy ou certains beach clubs mélangent écrans géants pour suivre des matchs, musique live plusieurs soirs par semaine et menus internationaux.

Le samedi soir, le marché d’Otres, installé près d’un lac, prend des allures de festival : food trucks, stands de cuisine du monde, cocktails, concerts et sets de DJs attirent à la fois expatriés, voyageurs et Cambodgiens venant spécialement pour l’ambiance.

Plus au large, les îles de Koh Rong et Koh Rong Samloem accueillent leurs propres fêtes nocturnes, notamment des full moon parties sur certaines plages, qui combinent musique électronique, cracheurs de feu et baignades nocturnes. Il faut toutefois garder à l’esprit l’isolement relatif de ces îles : services de secours limités, connexions téléphoniques aléatoires et trajets de nuit en bateau ou en tuk‑tuk plus risqués.

Les marchés de nuit, colonne vertébrale de la vie nocturne cambodgienne

Au‑delà des bars et des clubs, les night markets constituent peut‑être la manière la plus authentique de vivre la nuit au Cambodge. Ils sont présents dans toutes les grandes villes et dans nombre de petites localités, et combinent en un même lieu street food, shopping, musique et sociabilité.

Ce que l’on y trouve, partout dans le pays

D’un marché à l’autre, on retrouve un socle commun. Côté assiette, les spécialités récurrentes incluent l’amok (souvent considéré comme plat national), le lok lak, les nouilles sautées (mie char, lort cha), les brochettes de viande, les gâteaux de riz, les chive cakes (num kachay), les banh bao cambodgiens, les fruits frais (mangue verte, mangoustan, ramboutan, noix de coco, longanes) et parfois des stands d’insectes grillés pour les plus curieux.

Les boissons vont des jus de canne à sucre pressés sous vos yeux aux smoothies de fruits, en passant par la bière à la pression et, dans certains marchés plus touristiques, les cocktails improvisés. Les desserts khmers — gâteaux en couches au lait de coco, riz gluant à la mangue, crèmes de potiron, beignets de banane — ponctuent ces déambulations.

Bon à savoir :

Les marchés proposent une large gamme d’articles : textiles, souvenirs, bijoux fantaisie, sacs, écharpes, statues et gravures. Certains, comme à Siem Reap, sont labellisés ‘commerce équitable’ et offrent des pièces certifiées provenant de coopératives d’artisans. Il est parfois possible de participer à des ateliers de tissage ou de sculpture.

La plupart des marchés de nuit ne pratiquent pas le paiement par carte. Il faut prévoir du liquide, en dollars américains ou en riel, en ayant en tête que la négociation fait partie du jeu. Sans agressivité, marchander est perçu comme normal et attendu.

Quelques marchés de nuit remarquables

VilleMarchéAmbiance / Particularités
Phnom PenhPhnom Penh Night Market (Psar Reatrey)Familial, au bord du fleuve, grande aire de pique‑nique sur nattes, musique live
Phnom PenhKoh Norea Night Market, Koh PichAlternatives plus récentes, boutiques, restaurants, événements ponctuels
Siem ReapAngkor Night MarketPremier night market du pays, artisanat khmer, massages, food court
Siem ReapSiem Reap Art Center Night MarketOrientation arts et spectacles, Apsara quotidienne annoncée, massages
Siem ReapMade in Cambodia MarketProduits 100 % locaux, prestations live, vins de riz infusés
KampotKampot Night MarketEn bord de rivière, produits au poivre de Kampot, petite foire locale
BattambangBattambang Night MarketModeste, calme, idéal pour flâner au bord de l’eau
Sihanoukville (Otres)Saturday Night MarketAtmosphère de festival, live music, stands internationaux

Ces marchés ont en commun d’être des espaces de vie partagés entre locaux et visiteurs, bien loin de l’image de “piège à touristes” que l’on peut craindre. Ils offrent aussi une façon plus douce et intergénérationnelle de vivre la nuit, adaptée aux familles autant qu’aux petits budgets.

Musique, festivals et grands rendez‑vous nocturnes

Le Cambodge ne se contente pas d’additionner les bars : le pays cultive également des rendez‑vous nocturnes plus ponctuels autour de la musique et de la culture.

À Phnom Penh, des concerts d’ampleur variable se tiennent régulièrement, parfois sur Koh Pich, île urbanisée où ont déjà défilé groupes indie, artistes urbains ou stars régionales. Le calendrier de concerts, qui couvre aussi des villes de province, est désormais accessible via des plateformes spécialisées permettant de filtrer par genre musical ou par artiste.

Exemple :

Le Water Festival en novembre combine pendant plusieurs jours courses de bateaux, feux d’artifice et animations sur les berges la nuit. L’Angkor Festival of Sacred Music, organisé annuellement dans les temples de Siem Reap, propose des concerts au crépuscule et en soirée, mêlant musiques sacrées du monde entier au cadre monumental des anciennes pierres.

Dans l’ensemble du pays, des fêtes comme le Nouvel An khmer, Pchum Ben ou Bon Om Touk donnent lieu à des spectacles de musique et de danse jusque tard dans la nuit, qu’il s’agisse de scènes montées dans les villages ou de manifestations plus institutionnelles devant les grands monuments.

Questions de sécurité : profiter de la nuit sans naïveté

La réputation festive du Cambodge ne doit pas faire oublier quelques réalités. Comme dans la plupart des destinations où la nuit est très animée, certains risques existent, en particulier dans les zones les plus tournées vers le tourisme de masse ou la fête à outrance.

Astuce :

Les vols à l’arraché depuis des motos sont fréquents, notamment dans les grandes villes. Pour réduire les risques, évitez d’utiliser votre téléphone en marchant le long des grands axes, portez votre sac en bandoulière du côté du mur (et non de la rue), et laissez vos objets de valeur (passeport, grosses sommes d’argent, cartes de crédit supplémentaires) en sécurité à votre hôtel.

Les problèmes liés aux drogues sont une autre zone de vigilance, notamment dans certains bars très festifs de Sihanoukville ou sur les îles. Des comprimés vendus comme “ecstasy” ou “speed” peuvent en réalité contenir des produits beaucoup plus dangereux, voire des opioïdes en poudre. Le cadre légal cambodgien est strict, et les conséquences d’une arrestation pour possession, même en petite quantité, peuvent être lourdes. La meilleure attitude consiste simplement à s’abstenir.

Attention :

Des cas de boissons droguées ont été rapportés. Pour diminuer le risque : achetez vos propres verres, surveillez constamment votre boisson, évitez les shots d’inconnus et les ‘buckets’ partagés. En cas de sensation anormalement forte (somnolence extrême, accélération cardiaque inhabituelle) après un ou deux verres, demandez immédiatement de l’aide à un ami, au personnel du bar ou aux autorités locales.

Enfin, la prudence est de mise pour les déplacements nocturnes. Les applications de réservation de tuk‑tuks et taxis (PassApp, Grab, Tada, selon les régions) permettent de s’assurer que la plaque et le conducteur correspondent à la commande, avec un trajet et un tarif enregistrés. Voyager à plusieurs, rester dans les zones éclairées et éviter de s’aventurer seul(e) sur des routes isolées à la sortie des plages ou des clubs éloignés réduisent encore les risques.

Une mosaïque de nuits pour tous les goûts

La vie nocturne au Cambodge ne se résume donc ni aux clubs de Phnom Penh ni aux seaux d’alcool de Pub Street. Elle se décline en une mosaïque d’expériences : dégustation de bières artisanales brassées à quelques rues du fleuve, concert de rock khmer dans un bar de quartier, soirée jazz dans le lounge d’un grand hôtel, balade gourmande dans un marché de nuit, spectacle d’Apsara au milieu des frangipaniers, coucher de soleil depuis un rooftop en haut d’une tour, promenade familiale au milieu des stands de jouets et de street food.

Ce qui fait la force de cette scène, c’est aussi le tissage entre pratiques locales et influences internationales. Les bars sont tenus indifféremment par des Cambodgiens, des expatriés d’Asie, d’Europe ou d’Australie, et la clientèle mélange volontiers touristes de passage, travailleurs étrangers et classes moyennes urbaines émergentes. Dans les marchés, les familles khmères dînent sur des nattes à quelques mètres de voyageurs en short, tous partagent les mêmes brochettes et les mêmes desserts.

Pour qui prend le temps de sortir des sentiers battus — d’oser un concert de musique traditionnelle dans une salle municipale, de goûter une bière sour brassée dans une ruelle de BKK3, de flâner le soir à Kampot plutôt que de filer directement vers les îles — la nuit cambodgienne se révèle bien plus riche qu’une simple succession de bars bon marché. Elle devient un terrain d’exploration culturelle à part entière, où l’on comprend peut‑être mieux comment un pays marqué par l’histoire a su réinventer ses soirées, entre mémoire et modernité, entre temples millénaires et rooftops éclairés aux néons.

Pour l’explorateur curieux
Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Cambodge, Thaïlande, Portugal, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler le Cambodge pour son régime d’imposition territorial (faible taxation des revenus de source étrangère correctement structurés), son coût de vie très bas (Phnom Penh ~50 % moins cher que Paris) et la possibilité de séjours longue durée via des visas adaptés aux seniors. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du visa longue durée avec location/achat de résidence principale, gestion CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français, mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, francophones) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire).

Vous souhaitez vous expatrier à l'étranger : contactez-nous pour des offres sur mesure.

Décharge de responsabilité : Les informations fournies sur ce site web sont présentées à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils financiers, juridiques ou professionnels. Nous vous encourageons à consulter des experts qualifiés avant de prendre des décisions d'investissement, immobilières ou d'expatriation. Bien que nous nous efforcions de maintenir des informations à jour et précises, nous ne garantissons pas l'exhaustivité, l'exactitude ou l'actualité des contenus proposés. L'investissement et l'expatriation comportant des risques, nous déclinons toute responsabilité pour les pertes ou dommages éventuels découlant de l'utilisation de ce site. Votre utilisation de ce site confirme votre acceptation de ces conditions et votre compréhension des risques associés.

RETROUVEZ-MOI RÉGULIÈREMENT DANS LA PRESSE

Découvrez mes dernières interventions dans la presse écrite, où j'aborde divers sujets.

A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

Retrouvez-moi sur les réseaux sociaux :
  • LinkedIn
  • Twitter
  • YouTube
Nos guides :