Les sites touristiques incontournables au Cambodge

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Pays de temples géants noyés dans la jungle, de plages encore sauvages et de mémoire tragique assumée, le Cambodge concentre sur un territoire relativement modeste une densité impressionnante de lieux à voir au moins une fois dans sa vie. Impossible de tout couvrir en un seul voyage, mais certains sites s’imposent clairement comme des passages obligés, qu’on soit passionné d’histoire, amateur de nature ou en quête de plages loin de la foule.

Bon à savoir :

Ce guide fournit un aperçu détaillé des sites touristiques majeurs du Cambodge, incluant des données récentes sur la fréquentation, les prix et les conditions de visite. Il aborde également les enjeux de conservation, le contexte historique et culturel, permettant de planifier un itinéraire riche qui va au-delà des sites emblématiques comme Angkor Wat.

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Angkor Wat et le parc archéologique d’Angkor : le cœur battant du Cambodge

Impossible de parler des sites touristiques incontournables au Cambodge sans commencer par le parc archéologique d’Angkor, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO et considéré comme l’un des plus grands complexes religieux du monde. Situé à quelques kilomètres de Siem Reap, il s’étend sur environ 400 km² et abrite plus de 1000 structures : temples, bassins, canaux, anciennes capitales de l’Empire khmer.

Angkor Wat, le géant de pierre

Angkor Wat n’est pas seulement le symbole du pays, imprimé sur le drapeau national : c’est aussi le plus grand édifice religieux du monde, avec un complexe de 162,6 hectares. Construit au XIIᵉ siècle par le roi Suryavarman II, initialement dédié au dieu hindou Vishnou, il s’oriente à l’ouest – une exception dans l’architecture khmère, généralement tournée vers l’est.

Le temple combine deux grands modèles architecturaux khmers : le temple-montagne, figurant le mont Meru (demeure des dieux hindous et bouddhistes), et le temple à galeries. Ses cinq tours centrales évoquent les cinq sommets de cette montagne mythique, entourés d’un large fossé de 1,5 km sur 1,3 km, assimilé à l’océan primordial.

300000

Nombre estimé d’ouvriers ayant participé à la construction du monument.

Les bas-reliefs d’Angkor Wat couvrent près de 1000 m² de murs. Ils racontent les grandes épopées hindoues – Ramayana, Mahabharata – mais aussi des processions royales. Plus de 1700 devatas (divinités féminines célestes) ont été recensées, chacune avec une coiffure et des bijoux propres. L’ensemble forme un livre de pierre géant, qu’un guide local permet vraiment de « lire ».

De temple hindou à sanctuaire bouddhiste vivant

Au fil des siècles, Angkor Wat a changé de visage religieux. Né comme temple d’État hindou, il est progressivement devenu un haut lieu bouddhiste, surtout après le règne du roi Jayavarman VII, grand promoteur du bouddhisme mahayana puis de la tradition theravada. De nombreuses sculptures hindoues ont été remplacées ou complétées par des statues et peintures bouddhiques.

Contrairement à d’autres temples d’Angkor, Angkor Wat n’a jamais été totalement abandonné. Des moines et des pèlerins, notamment japonais au XVIIᵉ siècle, y ont perpétué une présence religieuse continue. Les Européens le « redécouvrent » au XVIᵉ siècle, mais ce sont surtout les récits du naturaliste français Henri Mouhot, au XIXᵉ siècle, qui le feront connaître en Occident.

Aujourd’hui encore, c’est un site religieux vivant, où se déroulent des cérémonies bouddhistes, des processions et de grands événements comme le Bon Om Touk, la fête de l’Eau.

Conservation, foules et stratégies de visite

Classé en péril par l’UNESCO entre 1992 et 2004, Angkor Wat a fait l’objet de vastes programmes de restauration par la France (EFEO), l’Inde, le Japon, la Chine, l’Allemagne et d’autres partenaires. Des études récentes ont révélé sous le sol des tours enfouies et des traces d’habitat diffus, montrant que le temple s’insérait dans une ville-jardin beaucoup plus étendue qu’on ne l’imaginait.

398531

Nombre de touristes étrangers ayant visité le parc d’Angkor Wat au premier trimestre 2025, marquant une reprise de 14,6% par rapport à l’année précédente.

Quelques chiffres illustrent la pression :

Indicateur (Angkor Wat / parc d’Angkor)Valeur indicative
Superficie du parc archéologique~400 km²
Superficie d’Angkor Wat162,6 ha
Visiteurs 19937 650
Visiteurs 2018> 2,6 millions
Visiteurs T1 2025 (parc Angkor)398 531 étrangers
Part des visiteurs le matin (5 h-11 h)73 %
Part l’après-midi (14 h-18 h)27 %

Les levers de soleil depuis les bassins de réflexion sont devenus un rituel – parfois aux dépens de l’expérience : plus de 500 personnes peuvent s’y entasser au pic d’affluence. Pourtant, les données de fréquentation montrent que l’après-midi, et même la mi-journée, restent nettement moins chargées, avec une lumière souvent plus favorable pour les détails sculptés.

L’Angkor Pass est obligatoire pour entrer dans le parc. En 2025, les tarifs sont les suivants :

Durée du pass AngkorPrix (USD)
1 jour37 $
3 jours62 $
7 jours72 $

Les billets s’achètent au centre de tickets d’Angkor, à environ 4 km de Siem Reap, ou en ligne. Ils permettent l’accès à l’ensemble des temples majeurs, y compris les sites plus éloignés comme Banteay Srei ou Beng Mealea (hors quelques exceptions particulières).

Astuce :

Pour optimiser votre visite du site d’Angkor Wat, plusieurs stratégies sont recommandées. Privilégiez les après-midis pour votre exploration, car la lumière y est souvent plus favorable. Utilisez l’entrée Est, qui est beaucoup moins fréquentée que la principale porte Ouest, pour éviter la foule. Enfin, adoptez un parcours de visite inversé par rapport aux circuits classiques des grands groupes touristiques pour profiter d’une expérience plus paisible.

Angkor Thom, la « Grande Cité »

À quelques kilomètres à peine d’Angkor Wat, Angkor Thom n’est pas un temple mais une véritable ville fortifiée de 9 km², dernière capitale majeure de l’Empire khmer. Fondée à la fin du XIIᵉ siècle par Jayavarman VII, elle était entourée d’un mur de 8 m de haut et de 12 km de long, ceint d’un fossé de 100 m de large. On estime qu’un million de personnes y vivaient à son apogée.

Angkor Thom marque le tournant bouddhiste de l’empire. La ville est pensée comme une représentation cosmique, où chaque porte, chaque chaussée, chaque tour à visage a une portée symbolique liée au bouddhisme mahayana et aux mythes hindous.

Au sud, la porte principale, le South Gate, offre l’une des images les plus marquantes du parc : une chaussée bordée de 54 statues de dieux et de démons tenant un naga (serpent) – évocation directe du mythe du Barattage de la mer de lait. D’autres portes (Nord, Victoire…) reprennent ce modèle, avec des tours ornées de visages géants.

Angkor Thom concentre plusieurs sites incontournables, qui justifient à eux seuls une journée de visite.

Bayon, le temple aux visages

Au centre exact d’Angkor Thom se dresse Bayon, temple d’État de Jayavarman VII et chef-d’œuvre du style « baroque khmer », en contraste avec le caractère plus classique d’Angkor Wat. Construit à la fin du XIIᵉ ou au début du XIIIᵉ siècle, ce sanctuaire bouddhiste à l’origine a ensuite été remanié par des rois hindous et theravada, ce qui explique la cohabitation d’éléments iconographiques différents.

Une forêt de tours et plus de 200 visages

Bayon est célèbre pour ses tours coiffées de visages souriants, aux yeux mi-clos, aux lèvres fines. On en dénombre traditionnellement 54, mais seules 37 sont encore debout. Ces tours portent plus de 200 visages (certains parlent de 216), parfois interprétés comme des représentations du bodhisattva de la compassion Avalokiteshvara (Lokeshvara), parfois comme des portraits idéalisés de Jayavarman VII lui-même.

Exemple :

Le temple d’Angkor Vat s’élève sur trois niveaux labyrinthiques. Son sanctuaire central culmine à 43 mètres. Ses murs sont ornés de deux galeries de bas-reliefs qui relatent des batailles et des épisodes mythologiques, mais offrent aussi un témoignage unique de la vie quotidienne au XIIᵉ siècle, avec des scènes de marchés, de pêche, de jeux d’enfants et de processions.

À la différence d’Angkor Wat, Bayon n’est pas entouré d’un large fossé ni d’un mur de périmètre, ce qui renforce l’impression de surgissement de la jungle. Il fait partie du « petit circuit » (Small Circuit), l’itinéraire d’une trentaine de kilomètres qui englobe également Angkor Wat et Ta Prohm.

Attention :

Pour éviter la foule et la chaleur, il est recommandé de visiter le site dès l’ouverture (vers 7h30) ou en fin d’après-midi (après 15h30). Le milieu de journée cumule en effet une affluence plus importante, une lumière dure et des températures élevées.

Autres sites phares d’Angkor Thom

Au-delà de Bayon, plusieurs monuments d’Angkor Thom sont des étapes incontournables pour comprendre la sophistication politique et religieuse de la capitale khmère.

Parmi eux :

Site d’Angkor ThomParticularité principale
BaphuonTemple-montagne massif, remonté pierre par pierre, avec Bouddha couché
Terrasse des ÉléphantsEsplanade de 350 m décorée d’éléphants et de gardiens
Terrasse du Roi LépreuxPlateforme de 7 m, statuette énigmatique liée à la mort ou à la lèpre
PhimeanakasPyramide au sein de l’ancien palais royal
Preah PalilayPetit temple très atmosphérique, dans le nord-ouest de la cité
Palais Royal (vestiges)Bassins, structures en latérite, plan du pouvoir royal
Tours de Sour Prat, KhleangsTours et bâtiments cérémoniels alignés le long de la place centrale

L’ensemble forme un tableau très lisible depuis la Terrasse des Éléphants, d’où les rois observaient parades militaires et cérémonies.

Ta Prohm, le temple englouti par les racines

Parmi les sites touristiques incontournables au Cambodge, Ta Prohm est le plus photogénique, au point de devenir une icône pop sous le nom de « temple Tomb Raider », en référence au film tourné sur place en 2001. Son nom originel, Rajavihara (« monastère royal »), rappelle sa fonction : un immense monastère bouddhique et centre de savoir, construit par Jayavarman VII en 1186 et dédié à sa mère.

Une ville-monastère dans la jungle

Ta Prohm adopte un plan plat, organisé autour d’un sanctuaire central entouré de cinq enceintes rectangulaires. L’enceinte extérieure, de 1000 m sur environ 600 à 650 m, enfermait non seulement le temple mais une véritable agglomération, aujourd’hui noyée dans la forêt.

Une stèle fondatrice mentionne une population impressionnante : plus de 12 500 personnes affectées au temple, dont 18 grands prêtres et 615 danseuses, et 80 000 habitants dans les villages environnants pour assurer la logistique. L’institution possédait des trésors considérables : or, perles, soies, diamants, gemmes. Ta Prohm formait un couple symbolique avec Preah Khan, dédié par le même roi à son père.

Bon à savoir :

Après son abandon au XVᵉ siècle, le site d’Angkor a été envahi par la jungle. Au début du XXᵉ siècle, les archéologues français ont fait le choix de ne pas le dégager entièrement, mais de préserver l’enchevêtrement caractéristique des arbres et des pierres, tout en stabilisant les structures menaçant de s’effondrer. Cet équilibre fragile est aujourd’hui ce qui contribue à la magie du lieu.

Les arbres qui dévorent la pierre

Deux grandes espèces dominent le paysage : de gigantesques fromagers (Ceiba pentandra ou Tetrameles nudiflora) et des figuiers étrangleurs (Ficus gibbosa) ou pommiers d’or (Diospyros decandra). Leurs racines serpentent sur les murs, se glissent entre les blocs, enlacent frontons et galeries. Certains arbres sont devenus des stars, comme celui surnommé « Tomb Raider Tree ».

Cette cohabitation spectaculaire est toutefois un casse-tête pour les conservateurs. L’Autorité APSARA, qui gère Angkor, travaille avec l’Archaeological Survey of India (ASI) sur un vaste programme mêlant archéologie, ingénierie, géologie et arboriculture. En 2025, 131 arbres critiques sont suivis de près, parfois avec des outils de pointe comme le radar géologique pour comprendre l’étendue des systèmes racinaires. Des passerelles en bois, des cordes et des plateformes sont installées pour canaliser les flux et limiter l’érosion.

62

En 2025, environ 62 % du programme total de conservation du temple de Ta Prohm est achevé, pour un budget de 4,3 millions de dollars.

Visiter Ta Prohm sans suffoquer

Ta Prohm fait partie des trois « grands » avec Angkor Wat et Bayon, et sa popularité explose sur les réseaux sociaux, avec une hausse de 35 % des mentions. Mieux vaut donc cibler les créneaux les plus calmes : tôt le matin (avant 9 h) ou en fin d’après-midi (après 14-15 h), en prévoyant environ 1 h 30 sur place.

Comme pour tout le parc, une tenue couvrant épaules et genoux est requise. L’accès se fait via le même Angkor Pass. Des toilettes et des vendeurs de nourriture se trouvent près de l’entrée est. Les zones les plus ensablées et chaotiques restent difficiles d’accès pour les personnes à mobilité réduite, malgré quelques passerelles.

Au-delà d’Angkor : temples secondaires, lacs et montagnes sacrées

Le parc d’Angkor ne se résume pas à Angkor Wat, Angkor Thom et Ta Prohm. Une part de la magie consiste justement à mêler sites iconiques et temples plus discrets, souvent moins fréquentés, mais tout aussi remarquables.

Parmi les incontournables :

Temples d’Angkor et sites environnants

Découvrez une sélection de temples et de sites historiques majeurs autour du complexe d’Angkor, offrant des expériences variées, de l’art raffiné à la jungle envahissante.

Banteay Srei

Petit temple du Xᵉ siècle en grès rose, célèbre pour la finesse inégalée de ses sculptures. Situé plus au nord, il nécessite un trajet spécifique.

Preah Khan

Immense complexe monastique dédié par Jayavarman VII à son père, partiellement envahi par la végétation. Considéré comme une ancienne université de médecine.

Beng Mealea

Temple effondré et envahi par la jungle, éloigné de la zone centrale. Illustre l’état des ruines avant les grandes campagnes de restauration.

Temples forestiers

Ta Som, Ta Nei et Banteay Kdei : temples plus petits, nichés dans la forêt, idéals pour s’éloigner de la foule à certaines heures.

Phnom Bakheng

Temple-montagne sur une colline, très prisé pour ses couchers de soleil. L’accès au sommet est soumis à des quotas.

Phnom Kulen

Chaîne de montagnes sacrées au nord-est, considérée comme le berceau de l’empire khmer et source des blocs de grès pour les temples.

En complément des pierres, le Tonlé Sap, immense lac au sud de Siem Reap, mérite aussi une journée : villages flottants, réserves ornithologiques et inversion saisonnière du courant en font un écosystème unique.

Phnom Penh : entre fastes royaux et mémoire du génocide

La capitale cambodgienne n’est pas qu’un point de transit vers Angkor ou la côte. Elle concentre à la fois l’un des ensembles royaux les mieux préservés d’Asie du Sud-Est et des lieux de mémoire parmi les plus forts de la région.

Le Palais Royal et la Pagode d’Argent

Construit à partir de 1866 après le transfert de la capitale depuis Oudong, le Palais Royal de Phnom Penh reste la résidence officielle du roi, aujourd’hui Norodom Sihamoni. L’ensemble se déploie le long du Tonlé Sap sur des jardins impeccablement entretenus, dans un style khmer classique mêlé à des influences régionales.

Le complexe est divisé en plusieurs zones : le secteur du palais proprement dit, la Pagode d’Argent (Wat Preah Keo) et des espaces d’exposition. Le bâtiment le plus impressionnant est sans doute la salle du trône, surmontée d’une flèche de 59 m ornée de quatre visages de Brahma.

5000

Plus de 5 000 dalles d’argent, pesant plus de 5 tonnes, recouvrent le sol de la Pagode d’Argent.

Les règles de visite sont strictes : tenue couvrant épaules et genoux, interdiction des débardeurs, jupes ou shorts au-dessus du genou, refus des simples foulards utilisés pour camoufler les épaules, contrôle après l’achat du billet (10 dollars en espèces). Les photos sont autorisées dans les jardins mais interdites à l’intérieur de la salle du trône et de la Pagode d’Argent. Il faut aussi retirer ses chaussures avant d’entrer dans la pagode.

Astuce :

Les horaires d’ouverture (généralement 8h-11h et 14h-17h avec une fermeture à la mi-journée) créent des pics de fréquentation. Pour éviter la foule, il est conseillé d’arriver peu avant l’ouverture. De plus, pour pallier le manque d’explications en langues étrangères sur place, le recours à un guide est recommandé (coût d’environ 10 dollars pour un groupe).

Tuol Sleng et les Killing Fields de Choeung Ek : tourisme de mémoire

Parmi les sites touristiques incontournables au Cambodge, certains ne sont pas « beaux », mais essentiels pour qui veut comprendre le pays contemporain : le musée du génocide de Tuol Sleng (S‑21) et le centre d’extermination de Choeung Ek.

L’ancien lycée Tuol Svay Prey, transformé par les Khmers rouges en centre de détention S‑21 entre 1975 et 1979, est devenu en 1980 le musée de Tuol Sleng. Environ 20 000 personnes y ont été emprisonnées, torturées, forcées de dénoncer proches et collègues. Seule une douzaine de survivants ont été formellement identifiés, dont quelques-uns viennent encore témoigner certains après-midi.

Les salles de classe ont été subdivisées en cellules ou converties en salles de torture. Les bâtiments A à D accueillent aujourd’hui lits ferrés, chaînes, instruments de supplice, milliers de portraits de victimes, peintures réalisées par le rescapé Vann Nath, mémorials et archives. Les documents conservés ont été inscrits au registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO, et le site est désormais reconnu au patrimoine mondial comme « lieu de mémoire cambodgien ».

Site de mémoire cambodgien, ancienne prison S-21

À une quinzaine de kilomètres au sud de Phnom Penh, à Choeung Ek, se trouvait l’un des principaux centres d’exécution. Plus de 17 000 détenus de Tuol Sleng y auraient été assassinés, généralement à l’arme blanche pour économiser les munitions. Près de 9 000 corps ont été exhumés de fosses communes, tandis que d’autres tombes restent volontairement intactes. Un stupa vitré rassemble des centaines de crânes, au cœur d’un ancien verger et cimetière chinois.

Là encore, un code vestimentaire sobre est requis. Les deux sites se visitent souvent ensemble sur une demi-journée, avec audio-guides multilingues et possibilité de passer par une agence locale ou un tuk-tuk. Les droits d’entrée sont de l’ordre de 5 dollars pour Tuol Sleng et 6 dollars pour Choeung Ek (audio-guide inclus). Les audiences du tribunal spécial pour les Khmers rouges (ECCC), installé en 2006, ont renforcé la dimension pédagogique de ces visites, notamment pour la population cambodgienne elle-même via des « study tours ».

Mondulkiri : éléphants, forêts et tourisme éthique

À l’opposé géographique et symbolique des bains de foule d’Angkor, la province de Mondulkiri, dans le nord-est montagneux, incarne un Cambodge plus secret. Plus grande province du pays mais l’une des moins peuplées, elle se distingue par ses paysages de collines, ses forêts denses, ses cultures de café et d’avocat, ses cascades, et surtout la présence de nombreuses communautés autochtones, principalement bunong.

Un territoire bunong tourné vers la forêt et les éléphants

À Mondulkiri, les Khmers ne sont pas majoritaires. Les Bunong, aussi appelés Phnong, représenteraient environ 30 000 personnes sur quelque 43 000 habitants dans la province. Leur langue et leurs pratiques animistes structurent la vie locale : la forêt est un espace spirituel, et l’éléphant y occupe une place particulière.

Les Bunong domestiquent des éléphants depuis plus d’un siècle. Les animaux appartiennent souvent à plusieurs familles (jusqu’à cinq ou six), qui en partagent la charge et les bénéfices. Le lien entre mahout et éléphant est profond, parfois fusionnel ; des rituels mensuels, impliquant le sacrifice d’animaux comme des cochons ou des poulets, visent à protéger et honorer ces géants.

400

Nombre d’éléphants d’Asie vivant encore à l’état sauvage au Cambodge.

Sanctuaires d’éléphants : nouvelles formes de tourisme

Mondulkiri est en train de devenir un laboratoire de tourisme communautaire et de sanctuaires d’éléphants dits « éthiques ». Plusieurs projets se sont structurés autour d’une double ambition : offrir une retraite décente aux anciens éléphants de travail et créer des revenus alternatifs pour les villages bunong, y compris via la protection des forêts communautaires.

Elephant Valley Project : laisser les éléphants redevenir des éléphants

Situé au bord du Keo Seima Wildlife Sanctuary (300 000 hectares), l’Elephant Valley Project (EVP) est souvent présenté comme le premier grand sanctuaire d’éléphants du Cambodge, lancé au milieu des années 2000 par l’ONG E.L.I.E. (Elephant Livelihood Initiative Environment). Il protège environ 1 500 hectares de forêt communautaire bunong, sur des terres légalement reconnues à la communauté.

« No rides. No tricks. No feeding. No swimming. Just elephants. » L’approche est stricte : pas de balade sur le dos, pas de spectacle, pas de bain avec les animaux. Les visiteurs observent les éléphants à distance dans leur environnement semi-naturel et participent à des actions de soutien comme la plantation d’arbres ou l’entretien des structures.

EVP (Elephant Valley Project)

Le projet emploie 54 personnes, dont près de 90 % issues des communautés bunong. Un comité indigène cogère le sanctuaire, et la moitié des bénéfices serait reversée à des actions caritatives. En 2025, l’Asian Ecotourism Network lui a décerné un prix international pour son modèle d’écotourisme innovant et communautaire.

Les offres vont de la demi-journée à plusieurs semaines de volontariat. Les tarifs, autour de 47,50 dollars pour une demi-journée à plus de 300 dollars pour plusieurs jours avec nuitées en bungalow, incluent généralement le transport depuis Sen Monorom (la petite ville principale située à environ 800 m d’altitude), les repas et l’hébergement en huttes simples ou dortoirs. L’électricité est limitée à quelques heures le soir, ce qui renforce le sentiment de rupture avec le monde urbain.

Mondulkiri Project : sanctuaire 100 % cambodgien

Autre acteur majeur, le Mondulkiri Project (aussi appelé Elephant Community Project) se revendique comme un sanctuaire entièrement géré et possédé par des Cambodgiens, via l’organisation Cambodia Elephant Rescue Organization. Fondé en 2013 avec l’appui d’anciens guides et spécialistes de la région, il a conclu dès le départ un accord avec des anciens bunong pour geler l’abattage forestier sur une zone de 30 ans.

Bon à savoir :

Le projet repose sur l’achat ou la location d’éléphants pour les retirer de situations d’exploitation (forestière, tourisme intensif, zoos). Ces éléphants sont confiés à leurs mahouts, qui bénéficient d’un revenu stable. Le financement est assuré par des séjours touristiques incluant randonnée, rencontres villageoises, observation, nourrissage et parfois participation aux bains. Le projet s’engage à respecter les « 5 libertés » fondamentales du bien-être animal.

Les excursions d’une ou plusieurs journées comprennent transport depuis Sen Monorom, repas, guide local anglophone, et hébergement en lodge pour les séjours plus longs. Les prix – de 50 dollars la journée à 130 dollars pour trois jours avec nuit en jungle – restent abordables au regard de l’infrastructure engagée.

Un enjeu : distinguer le véritable sanctuaire du faux

L’essor de ces lieux rend toutefois la situation complexe pour le voyageur : certains opérateurs se revendiquent « sanctuaires » tout en maintenant des pratiques contestables (spectacles, contacts forcés, sur-sollicitation des animaux). D’autres, comme des parcs zoologiques proches de Phnom Penh, cherchent à acheter des éléphants pour des shows.

Quelques critères aident à trier : présence d’une ONG sérieuse, implication réelle des communautés locales, refus des balades et shows, règles strictes de distance et d’interaction, transparence sur l’utilisation des fonds, acreage de forêt réellement protégé. Mondulkiri, encore peu fréquentée par les touristes internationaux, est l’un des meilleurs terrains pour expérimenter un tourisme plus responsable.

Battambang : charme colonial, train de bambou et collines hantées par l’histoire

Deuxième ville du pays mais longtemps restée à l’écart des grands flux, Battambang séduit par son atmosphère douce, ses bâtiments coloniaux bien conservés, ses rizières à perte de vue et un ensemble de sites très variés.

La ville, traversée par la rivière Sangker, raconte à la fois la prospérité rizicole de la région (l’une des grandes greniers du pays), la période coloniale française et la tragédie khmère rouge.

Le train de bambou, entre folklore et modernisation

Impossible de séjourner à Battambang sans entendre parler du « Bamboo Train », ou norry. Ce système ingénieux, né après la destruction du réseau ferré national, consiste en une plateforme de bambou montée sur un châssis à roulettes, propulsée par un petit moteur récupéré de voiture ou de bateau. En cas de croisement avec un autre train, la règle est simple : le plus léger est démonté en quelques secondes pour laisser passer le plus chargé, puis remonté.

Bon à savoir :

Le train circule sur une voie réhabilitée à quelques kilomètres du centre. La balade dure environ 20 minutes par sens avec un arrêt dans un village pour boissons et souvenirs. Le billet coûte environ 5$ par personne en collectif ou 10$ pour privatiser la plateforme. La vitesse maximale est de 40 à 50 km/h, offrant une vue sur les rizières, les étangs de pêche et les villages.

Une version plus récente, près du temple de Wat Banan à 20 km de la ville, propose une expérience plus « parc d’attraction », sur rails en béton, avec jardin aménagé au terminus et tarifs légèrement supérieurs. Les puristes préfèrent le train originel, plus rustique, mais les deux restent des attractions très appréciées, notamment des familles cambodgiennes.

Phnom Sampeau, grottes des massacres et nuée de chauves-souris

À une douzaine de kilomètres de Battambang, la colline de Phnom Sampeau cumule pagode panoramique, sanctuaires dans les grottes, mémoire des massacres khmers rouges et spectacle naturel quotidien.

Au sommet, un wat domine la plaine. Dans les flancs de la montagne, les « Killing Caves » témoignent des exécutions commises par le régime : ossements recueillis, monuments commémoratifs, statues bouddhiques forment un ensemble douloureux mais nécessaire pour prendre la mesure de l’histoire récente. Une autre grotte, Pkarslar ou Pka Sla, abrite autels et un Bouddha couché.

Bon à savoir :

Vers 17h30, des millions de chauves-souris à lèvres plissées sortent en continu pendant plus de 20 minutes d’une ouverture naturelle, créant un spectacle aérien. Pour profiter du phénomène, il est conseillé d’arriver vers 17h pour trouver un bon point de vue, à proximité des cafés improvisés au pied de la falaise.

Temples et cirque social

La région de Battambang abrite aussi plusieurs temples angkoriens secondaires, comme Phnom Banan, ruine du XIᵉ siècle perchée au sommet d’un escalier de plus de 350 marches, ou Wat Ek Phnom, plus au nord. Si leur échelle n’a rien à voir avec Angkor, leur cadre rural en fait des haltes très agréables.

En ville, le Phare Ponleu Selpak Circus offre une autre facette du Cambodge : celle d’une école d’arts soutenant des enfants et jeunes adultes issus de milieux fragiles. Les spectacles de cirque contemporain, proposés plusieurs soirs par semaine pour une quinzaine de dollars l’entrée, mêlent acrobatie, théâtre, musique et histoires inspirées de la vie cambodgienne.

Une base pour explorer la campagne

Battambang est aussi un excellent point de départ pour des tours à vélo dans les villages (fabrication de galettes de riz, de vin de riz, de prahok, de riz gluant au bambou), des cours de cuisine, ou encore des visites des « Killing Fields » locaux comme Wat Samrong Knong et son « Puits des Ombres ». Tout cela à des prix bien inférieurs à ceux de Siem Reap, ce qui en fait une destination prisée des voyageurs au budget serré.

Siem Reap by night : Apsara, cirque et culture vivante

Siem Reap n’est pas seulement la porte d’entrée vers les temples : c’est aussi une scène culturelle dynamique, où se jouent chaque soir des spectacles qui remettent en vie des arts longtemps menacés.

La danse Apsara, du bas-relief à la scène

Les danseuses Apsara sculptées sur les murs d’Angkor Wat ont longtemps inspiré une tradition chorégraphique de cour. Sous certains rois, on comptait plus de 3 000 danseuses dédiées au service royal. Ce ballet raffiné, fait de postures codifiées et de gestes de mains (kbach) symboliques, s’est presque éteint sous les Khmers rouges, qui ont décimé artistes et intellectuels. Il renaît dans les années 1990, notamment grâce à la princesse Bopha Devi, ancienne danseuse principale, qui reconstitue les chorégraphies à partir des bas-reliefs.

Exemple :

Aujourd’hui, la danse Apsara est un élément central des dîners-spectacles à Siem Reap. Des établissements comme l’Apsara Theatre (fondé en 1997 à l’Angkor Village Hotel), les terrasses de grands hôtels historiques, ou des restaurants-buffets tels que le Koulen ou le Crystal Angkor, offrent des formules associant cuisine khmère et spectacle d’environ une heure. Ces représentations mêlent danse classique Apsara, danses masquées, théâtre d’ombres et danses folkloriques illustrant des scènes de la vie quotidienne comme la pêche ou la récolte.

Les prix varient de la gratuité (avec consommation) à une trentaine de dollars ou plus selon le cadre, avec souvent un repas inclus. Derrière ce volet « touristique » se cachent néanmoins de longues années de formation pour les danseuses, parfois commencée dès l’âge de 7 ans, au sein d’institutions comme l’Université royale des Beaux-Arts à Phnom Penh.

Phare, le cirque cambodgien

Autre incontournable à Siem Reap, le Phare, The Cambodian Circus, installé sous un chapiteau fixe. Né d’une ONG basée à Battambang (Phare Ponleu Selpak), il propose des spectacles mêlant acrobatie, théâtre, musique live et humour, portés par d’anciens enfants des rues ou jeunes issus de milieux précaires. Chaque show raconte une histoire – parfois très contemporaine – du Cambodge, dans une esthétique qui n’a rien à envier aux productions internationales.

18-35

Le prix des billets, en dollars, qui contribue au financement des écoles et programmes sociaux de l’ONG.

Plages et îles : un littoral encore préservé

L’autre grande surprise du Cambodge pour de nombreux visiteurs, ce sont ses îles et plages du golfe de Thaïlande. Loin des stations sur-fréquentées voisines, le pays compte une soixantaine d’îles, souvent peu développées, aux eaux claires et sable blanc.

Koh Rong et Koh Rong Samloem, du backpacker au lagon tranquille

Au large de Sihanoukville, Koh Rong et Koh Rong Samloem dominent l’offre balnéaire. La première, deuxième plus grande île du pays avec 78 km² et 61 km de côtes, abrite plus de 40 km de plages. Des émissions comme Survivor y ont tourné plusieurs saisons, notamment près du village de Sok San.

Bon à savoir :

Koh Rong est réputée pour son ambiance festive autour du village de Koh Touch, mais elle propose également de longues plages plus tranquilles comme Long Set (4K Beach), Sok San Beach, Coconut Beach et Lonely Beach (accessible uniquement par bateau). Une partie de l’île est intégrée à un parc marin créé en 2018 et son développement est soumis à des concessions touristiques privées à long terme.

Plage de Koh RongAmbiance et particularités
Koh Touch BeachCentre animé, bars, hébergements bon marché
Long Set / 4K BeachGrande plage, eau claire, possible ambiance festive ponctuelle
Sok San BeachPlage de sable blanc, hébergements type resort
Lonely BeachTrès isolée, un seul écolodge, idéale pour se couper du monde
Coconut / Nature BeachCriques tranquilles, snorkelling, plancton bioluminescent

Sa voisine Koh Rong Samloem est plus paisible. Saracen Bay, grande anse en forme de croissant, concentre quelques dizaines de bungalows et resorts, dans une atmosphère encore relativement tranquille. Lazy Beach, une plage privée accessible à pied par la jungle, a été citée parmi les plus belles du monde par National Geographic. M’Pai Bay, avec son village de pêcheurs et ses hébergements simples, attire plutôt backpackers et plongeurs.

Les deux îles sont accessibles en 45 à 60 minutes de ferry rapide depuis Sihanoukville, pour un coût modéré. Il faut prévoir du liquide, car les distributeurs automatiques sont inexistants ou rares, et l’électricité et le wifi peuvent être limités, surtout sur Koh Rong Samloem.

Autres îles et côtes : du luxe au totalement rustique

Au-delà de ce duo, le littoral cambodgien propose un éventail très large :

Îles du Cambodge

Découvrez la diversité des îles cambodgiennes, des havres de paix rustiques aux resorts de luxe, pour tous les types de voyageurs.

Koh Ta Kiev

Une île encore rustique avec des hébergements basiques, une électricité limitée, des plages désertes et la magie du plancton fluorescent.

Koh Russey, Koh Krabey, Song Saa

Des îles abritant des resorts de luxe, orientés bien-être et développement durable, avec villas et services haut de gamme.

Koh Kong Island

La plus grande île du pays, quasi inhabitée. Accessible par excursions depuis Koh Kong, elle offre sept longues plages encore peu fréquentées.

Koh Tonsay (Rabbit Island)

Au large de Kep, cette île propose des bungalows simples, des hamacs et une cuisine de fruits de mer pour une parenthèse sans prétention.

Sur le continent, Kep et Kampot offrent une autre version du balnéaire : petites plages, marchés de crabe, champ de poivriers, balades en rivière. À l’inverse, la ville de Sihanoukville, en plein boom immobilier, a perdu beaucoup de son charme de station balnéaire d’antan, même si elle reste le principal hub pour rejoindre les îles.

Quand et comment explorer les sites incontournables du Cambodge

Avec un climat de mousson bien marqué, le Cambodge alterne saison sèche (novembre à avril) et saison humide (mai à octobre). Les mois les plus agréables pour enchaîner temples et balades restent ceux de la « fraîcheur » relative, de novembre à février, où les températures oscillent grosso modo entre 19 et 30 °C. À l’inverse, mars à mai peuvent dépasser 35-40 °C, ce qui rend les ascensions de temples-montagnes éprouvantes.

Attention :

La saison des pluies, notamment en septembre, offre des paysages verdoyants et une faible fréquentation des sites grâce aux averses courtes en fin de journée. Cependant, elle rend certains itinéraires reculés (ex: Mondulkiri) difficiles d’accès avec des routes boueuses, et augmente la présence de moustiques et les risques de maladies comme le paludisme dans certaines régions.

Côté logistique, Siem Reap demeure la base pour Angkor et les spectacles culturels, Phnom Penh pour le Palais Royal, Tuol Sleng et Choeung Ek, Battambang pour la campagne de l’ouest et le train de bambou, Mondulkiri pour les sanctuaires d’éléphants, et Kep/Kampot/Sihanoukville pour la côte et les îles.

Le développement touristique a été spectaculaire : en 2024, le pays a reçu 6,7 millions de visiteurs internationaux, dépassant les niveaux pré-pandémiques, et les infrastructures touristiques se sont nettement améliorées (nouvelles routes, aéroport de Siem Reap, billetterie digitale à Angkor, etc.). Reste à trouver un équilibre entre cette croissance et la préservation de ce qui fait précisément l’attrait des sites : leur authenticité, leur dimension sacrée, leur silence parfois.

Un pays qui se découvre aussi par ses contrastes

De la démesure d’Angkor Wat aux visages sereins de Bayon, des racines de Ta Prohm aux stèles anonymes de Tuol Sleng, des plages de Koh Rong aux forêts de Mondulkiri, les sites touristiques incontournables au Cambodge composent un puzzle complexe. Chaque lieu raconte un morceau d’histoire : conquêtes et chutes de l’Empire khmer, colonisation, génocide, renaissance culturelle, mais aussi mutations contemporaines, avec un tourisme devenu pilier majeur de l’économie.

Exemple :

L’exemple illustre la diversité des expériences offertes par le Cambodge : un lever de soleil sur les temples d’Angkor, un coucher de soleil sur la Terrasse des Éléphants, un spectacle d’Apsara à Siem Reap, une nuit sur une île sans électricité, une marche silencieuse derrière un éléphant dans la région de Mondulkiri, et la visite d’une salle de classe transformée en prison à Phnom Penh. Cette succession d’activités montre la richesse culturelle, historique et naturelle du pays.

À condition de se laisser le temps, de sortir des circuit trop balisés et de regarder les sites non comme des décors, mais comme des espaces vivants – religieux, mémoriels, naturels –, le Cambodge offre l’une des expériences de voyage les plus fortes d’Asie du Sud-Est.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour s’installer au Cambodge, optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Portugal, Grèce, Maurice, Cambodge), la stratégie retenue a consisté à cibler le Cambodge pour sa fiscalité territoriale (imposition principalement sur les revenus de source locale), l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie nettement inférieur à la France (Phnom Penh ~40–50 % moins cher que Paris) et un environnement favorable aux investissements immobiliers et entrepreneuriaux. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du visa et du statut de résident de longue durée, coordination couverture santé privée, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français, et intégration patrimoniale globale. Résultat : économies fiscales substantielles, meilleure diversification et maîtrise des risques (contrôles français, double imposition, choc culturel).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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