Belize n’est pas seulement un petit pays d’Amérique centrale bordé par la mer des Caraïbes. C’est aussi un immense terrain de jeu à ciel ouvert, où le sport se pratique aussi bien sur les terrains poussiéreux des villages que sur les 180 miles de récifs coralliens et les rivières qui serpentent dans la jungle. Ici, le ballon rond côtoie le masque de plongée, le canoë lance un défi au vélo de route, et un jeu de balle vieux de 3 500 ans retrouve une seconde jeunesse.
Les activités sportives pratiquées au Belize reflètent la diversité de sa société multiculturelle. Elles sont profondément liées à son environnement, entre mer et forêt tropicale, et s’ancrent à la fois dans les traditions mayas et dans le développement touristique du pays.
Le football, cœur battant sportif du pays
Dans les villages, sur les plages ou dans les quartiers populaires des villes, le football règne. Le ballon est parfois usé, les crampons rarement dernier cri, mais la passion est totale. Le football est le sport numéro un, celui qui rassemble les foules et monopolise les conversations.
La discipline est organisée autour de la Football Federation of Belize (FFB), créée en 1980 et affiliée à la FIFA depuis 1986. La fédération supervise la sélection nationale masculine, surnommée les « Jaguars », et la ligue principale, la Belize Premier Football League (BPFL), issue de l’ancienne Belize Semiprofessional Football League fondée en 1991. Progressivement, toutes les régions ont intégré ce championnat, y compris Stann Creek et Toledo, initialement absentes.
Malgré des résultats internationaux modestes (aucune phase finale de Coupe du monde et une seule participation à la Gold Cup en 2013, éliminée au premier tour), le football reste un pilier de la vie sociale à Saint-Vincent-et-les-Grenadines. L’agenda sportif est rythmé par les matches de championnat et les tournois régionaux, ainsi que par les ligues pour jeunes. La pratique informelle est également omniprésente, avec des matchs improvisés (« pickup games ») dans les rues et sur les terrains vagues.
Une équipe nationale en quête de reconnaissance
L’histoire de la sélection, longtemps modeste, illustre les ambitions et les limites du pays. Le premier match international d’une équipe représentant le territoire remonte à 1928, sous le nom de British Honduras, avec une victoire 1–0 contre le Honduras. Après l’indépendance de 1981, l’équipe adopte le nom de Belize et dispute ses premiers matches dans les années 1980, mais ce n’est qu’à partir de 1995 que les rencontres internationales deviennent régulières.
Capacité du stade national du Belize, le FFB Stadium à Belmopan, illustrant les moyens limités de la sélection.
Tableau récapitulatif des repères du football à Belize :
| Éléments clés du football à Belize | Détail principal |
|---|---|
| Instance dirigeante | Football Federation of Belize (FFB) |
| Ligue majeure | Belize Premier Football League (BPFL) |
| Surnom de la sélection | Jaguars |
| Stade principal | FFB Stadium (Belmopan, 5 000 places) |
| Première affiliation FIFA | 1986 |
| 1ère participation Gold Cup | 2013 (élimination en phase de groupes) |
Basket, softball et athlétisme : un trio très suivi
Si le football domine, il n’est pas seul. Dans pratiquement chaque quartier urbain ou village, un terrain de basket se dresse à côté du terrain de foot, et le soir, les cercles résonnent autant que les cages.
Le basket, deuxième religion sportive
Le basket est généralement considéré comme le deuxième sport le plus populaire du pays. Il est encadré par la Belize Basketball Federation (BBF), et le haut niveau est structuré sous forme de ligues semi-professionnelles, avec la Belize Basketball Association (BBA) lancée en 1992, puis une ligue plus récente, la National Elite Basketball League (NEBL), autour d’équipes comme les Belize City Defenders.
Le basket se joue à tous les âges : tournois juniors, championnats amateurs, compétitions de lycées, tournois de mini-basket pour les plus jeunes, rencontres « Over-35 » pour les anciens. La balle orange est omniprésente, portée aussi par l’influence de la NBA diffusée à la télévision câblée, très bon marché grâce aux signaux satellitaires venus des États-Unis et du Mexique.
Quelques joueurs ont même poussé la porte des universités américaines et parfois de la NBA. Nigel Miguel a évolué à UCLA et tenté sa chance chez les New Jersey Nets, Milt Palacio a porté plusieurs maillots NBA (notamment celui du Jazz), Kenton Paulino a guidé l’université du Texas jusqu’au fameux Elite Eight du tournoi NCAA 2005, et Charles Burgess a défendu les couleurs de Texas Tech. Ces trajectoires ont renforcé le prestige du basket et inspirent une nouvelle génération.
Joueurs de basket beliziens ayant évolué aux États-Unis
Softball : un palmarès qui force le respect
Moins médiatisé à l’international, le softball est pourtant l’un des sports dans lesquels Belize a obtenu le plus de résultats. Sous la houlette de la Softball Federation, la discipline s’est développée surtout dans les districts de Belize et Cayo, avec une implantation de plus en plus marquée dans le sud.
Les équipes féminines du Belize excellent régulièrement au niveau régional, remportant des médailles en Amérique centrale et dans les Caraïbes. La sélection nationale a dominé la Caraïbe anglophone à la fin des années 1960, gagnant notamment le tournoi CAST et le trophée Hermon Spoerri en 1968. Cette période reste une référence pour les ambitions actuelles du pays.
Athlétisme et Marion Jones Sports Complex
Côté athlétisme, Belize dispose d’un équipement phare : le Marion Jones Sports Complex à Belize City, sur Princess Margaret Drive. Ancien « National Stadium », il a été rebaptisé en hommage à Marion Jones, athlète de niveau mondial d’origine belizienne. Il accueille les compétitions nationales d’athlétisme sous la supervision de l’Amateur Athletics Association (AAA).
Les athlètes du pays participent régulièrement aux championnats régionaux centraméricains et caribéens, et Belize envoie des délégations aux Jeux olympiques depuis 1968. Aucun podium n’a encore été décroché au niveau olympique, mais le pays a su se forger une présence régulière sur la scène régionale.
Tableau synthétique des sports collectifs et d’athlétisme les plus pratiqués :
| Sport | Instance dirigeante | Popularité relative |
|---|---|---|
| Football | Football Federation of Belize | Sport n°1 |
| Basket | Belize Basketball Federation | Sport n°2 |
| Softball | Softball Federation | Très populaire, surtout féminin |
| Athlétisme | Amateur Athletics Association | Présent, ancré dans le système scolaire |
Le cyclisme, des classiques mythiques aux balades touristiques
Sur les routes parfois étroites qui traversent forêts, villages et savanes, les cyclistes ne passent pas inaperçus. Le vélo à Belize, c’est à la fois un moyen de déplacement populaire, une discipline de compétition historique et une activité touristique en plein essor.
Des grandes classiques sur route
Depuis 1928, le Holy Saturday Cross Country Cycling Classic se déroule chaque week-end de Pâques. Cette course sur route, organisée sur les grands axes du pays, est devenue l’un des plus gros événements sportifs annuels, souvent décrite comme la plus grande épreuve d’un jour à Belize. L’édition inaugurale fut remportée par Elston Kerr, figure fondatrice d’une tradition cycliste qui perdure.
Événements amateurs majeurs qui animent la saison cycliste et honorent la mémoire des champions.
Course organisée le 1er janvier pour lancer l’année cycliste.
Le championnat national sur route couronant les meilleurs cyclistes du pays.
Course organisée pour la fête du Travail, attirant un public fidèle.
Course en hommage à l’ancien champion Alpheus Williams, mort du sida.
Le Cycling Federation of Belize (CFB) encadre cette activité et se donne pour mission de pousser davantage de Beliziens à pédaler, que ce soit pour la performance, le loisir ou la santé.
Le vélo comme moyen de découvrir le pays
En parallèle des courses, le cyclisme séduit de plus en plus de voyageurs. La plateforme de planification d’itinéraires komoot recense plus de 70 parcours à travers le pays, pour un total d’environ 16 000 km enregistrés par des utilisateurs. Les régions phares sont les districts de Cayo, Stann Creek, Corozal, Orange Walk et Belize District.
Le Belize offre un réseau de routes cyclables adaptées à tous les niveaux, allant de boucles urbaines tranquilles à Belize City à de longues traversées entre villes et sites archéologiques mayas. Parmi les parcours notables, on trouve le trajet San Ignacio–Belmopan (environ 39 km), Belmopan–Benque Viejo del Carmen (plus de 60 km) et Belize City–Hopkins (environ 129 km). Ces itinéraires permettent de combiner activité physique et immersion culturelle, en traversant des paysages diversifiés : forêts, rivières, villages mennonites, plantations et zones côtières.
Pour les visiteurs, de nombreux loueurs proposent des VTT ou des vélos de ville dans des destinations comme San Pedro (Ambergris Caye), Placencia, Hopkins ou Belize City. Les tarifs restent généralement abordables et s’échelonnent de la location à l’heure à la mise à disposition sur plusieurs jours.
Tableau d’exemples de parcours cyclistes documentés :
| Itinéraire cycliste (exemple) | Distance approximative | Dénivelé cumulatif (ascension) |
|---|---|---|
| Belize City – Hopkins | 129 km | 103 m |
| San Ignacio – Belmopan | 39,4 km | 195 m |
| Belmopan – Benque Viejo del Carmen | 62,2 km | 277 m |
| Hopkins – Dangriga | 30,2 km | 58 m |
| Boucle urbaine à Belmopan | 8,4 km | 43 m |
Canoë et kayak : la rivière comme fil conducteur
Avec plus de 60 % de son territoire recouvert de forêts et un réseau dense de rivières et lagunes, Belize est un paradis pour les sports de pagaie. La navigation se fait aussi bien dans la jungle luxuriante que le long de la barrière de corail, ce qui en fait l’une des activités les plus marquantes à pratiquer sur place.
La Ruta Maya : quatre jours pour descendre le Belize River
Symbole de cette culture du canoë, la La Ruta Maya Belize River Challenge est une course de 180 miles (environ 290 km) en quatre jours sur le Belize River. Elle part de San Ignacio, dans le district de Cayo, et se termine à Belize City, sur la côte caraïbe. Organisée chaque année autour du Baron Bliss Day, elle a un double objectif : offrir une compétition spectaculaire à la fois pour les élites et pour les amateurs, et sensibiliser le public à la protection de la rivière.
Les équipes s’affrontent sur plusieurs étapes quotidiennes, pagayant des heures durant à travers la jungle, puis les plaines et enfin les zones périurbaines. Des dizaines de villages se mobilisent pour encourager les équipages, transformant la course en événement populaire. À côté de cette épreuve marathon, une course plus courte, la « Boom to Belcan », se déroule sur une journée, de Burrell Boom jusqu’au pont Belcan de Belize City.
Une multitude de rivières pour les pagayeurs
Au-delà de la compétition, les rivières de Belize se prêtent parfaitement aux sorties plus paisibles. La plupart sont classées en Classe I à III, avec un courant plutôt doux, ce qui convient bien aux familles et aux débutants. Parmi les plus fréquentées, on retrouve les rivières Macal et Mopan dans le district de Cayo, idéales pour des descentes tranquilles en canoë ou en kayak, avec observation de singes hurleurs, d’iguanes et de nombreux oiseaux.
Plus au sud, la Sittee River descend des montagnes mayas vers la mer des Caraïbes en serpentant au milieu de mangroves parmi les plus hautes du pays. Dans le nord, la New River relie les environs de l’archéosite de Lamanai aux lagunes côtières, offrant une combinaison détonante de nature, faune et vestiges mayas.
Au Belize, il est possible de pratiquer le ‘cave canoeing’ ou ‘cave kayaking’ dans des rivières souterraines comme Barton Creek ou Caves Branch River. L’expérience consiste à naviguer en pirogue à travers des galeries de calcaire, équipé d’une lampe frontale, pour observer des formations géologiques (stalactites, stalagmites) et des vestiges archéologiques mayas, tels que des céramiques, des ossements et d’anciens sites de sacrifices.
Du lagon à la barrière de corail en kayak de mer
Côté mer, le kayak devient une porte d’entrée idéale sur les lagons turquoise qui bordent la barrière de corail. Protégées par le récif et de multiples cayes (ces petites îles coralliennes), ces eaux calmes conviennent à tous les niveaux. Ambergris Caye, Caye Caulker, Hopkins et Placencia sont les principaux points de départ pour des excursions à la journée ou des circuits de plusieurs jours.
Dans les atolls de Turneffe, Lighthouse Reef ou Glover’s Reef, des opérateurs spécialisés comme Island Expeditions ou Slickrock Adventures organisent des séjours en kayak avec camping sur des îlots, snorkeling quotidien sur les récifs et parfois observation de dauphins, raies ou tortues. Ces expéditions s’adressent aux pagayeurs ayant déjà un peu d’expérience en mer, mais de nombreuses sorties plus simples sont proposées autour des lagunes de San Pedro ou Placencia, parfois combinées avec du paddle, de la plongée en apnée ou des sorties nocturnes pour observer la bioluminescence.
Tableau d’aperçu des principaux terrains de jeu pour le canoë-kayak :
| Type de milieu | Lieu emblématique | Particularité principale |
|---|---|---|
| Rivière jungle | Macal, Mopan (Cayo) | Faune abondante, courant doux |
| Rivière mangrove | Sittee River (sud) | Mangroves géantes, liaison montagne–mer |
| Rivière archéo | New River (Lamanai) | Accès aux ruines mayas par bateau |
| Caves en canoë | Barton Creek, Caves Branch | Caves sacrées mayas, spéléologie aquatique |
| Lagons côtiers | Placencia, San Pedro Lagoon | Kayak tranquille, observation de faune |
| Atolls coralliens | Glover’s, Turneffe, Lighthouse | Kayak de mer, snorkeling, camping sur caye |
Snorkeling et plongée : l’autre visage des sports à Belize
Pour beaucoup de visiteurs, les sports à pratiquer à Belize commencent sous l’eau, masques et palmes aux pieds. Le pays possède en effet une partie du deuxième plus grand système récifal de la planète, la barrière mésoaméricaine, longue d’environ 1 000 km de la péninsule du Yucatán jusqu’au Honduras. La portion belizienne s’étire sur près de 180 à 190 miles le long de la côte et abrite trois des quatre seuls atolls coralliens du monde occidental : Turneffe, Lighthouse Reef et Glover’s Reef.
Un terrain de jeu sous-marin hors norme
La barrière de corail de Belize, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, déploie récif barrière, récifs frangeants et patch reefs, entourés de forêts de mangroves et d’herbiers marins. Plus de 500 espèces de poissons et une centaine de coraux y ont été recensés. On y croise régulièrement des tortues vertes, imbriquées ou caouannes, des requins nourrices, des raies pastenagues et aigles, des murènes, des poissons-perroquets multicolores, des tarpons, des dauphins, des lamantins, et parfois des requins-baleines dans certaines zones au large de Placencia.
Créée en 1987 entre Ambergris Caye et Caye Caulker, cette réserve emblématique pour le snorkeling est divisée en plusieurs zones, dont la célèbre Shark Ray Alley où les snorkeleurs peuvent nager entourés de requins nourrices et de raies, malgré la controverse liée aux pratiques d’appâtage.
D’autres spots se distinguent : Mexico Rocks et Tres Cocos près d’Ambergris, Caye Caulker Marine Reserve, South Water Caye Marine Reserve au large de Hopkins (la plus grande réserve marine du pays), Laughing Bird Caye près de Placencia, Gladden Spit et Silk Cayes où viennent se rassembler les requins-baleines entre mars et juin, ou encore Bacalar Chico, au nord d’Ambergris Caye.
Plongée bouteille, Blue Hole et atolls
Pour les plongeurs, Belize est un petit paradis. Le Blue Hole, vaste cenote marin circulaire au cœur de Lighthouse Reef, est probablement le site le plus célèbre. Ce gouffre d’un bleu profond, aux parois tapissées de gorgones et de coraux, attire des plongeurs du monde entier, même si la plongée y est techniquement exigeante et plus appréciée des niveaux avancés.
Autour du Grand Trou Bleu, l’atoll de Lighthouse Reef offre des tombants spectaculaires comme à Half Moon Caye ou Long Caye Wall. Turneffe Atoll, caractérisé par ses mangroves et ses chenaux labyrinthiques, propose des plongées variées sur des jardins de coraux et des tombants exposés. Plus au sud, Glover’s Reef est réputé pour la clarté de ses eaux et la diversité de ses récifs intacts, avec de nombreux cayes inhabités propices à des séjours combinant plongée et kayak.
Les excursions se déclinent en sorties demi-journée, journée complète, croisières à la voile avec nuits à bord ou encore séjours en lodge sur une caye privée. Les prix varient, mais les tours de snorkeling commencent souvent autour de 50–100 USD pour une demi-journée, tandis que les plongées à deux bouteilles se situent plutôt autour de 150–200 USD. Les sorties vers le Blue Hole ou les atolls montent généralement à plus de 250 USD.
Tableau des principaux sites de snorkeling et plongée :
| Zone marine / site | Caractéristique principale |
|---|---|
| Hol Chan Marine Reserve | Première réserve marine, snorkeling accessible |
| Shark Ray Alley | Rencontre avec requins nourrices et raies |
| South Water Caye Marine Reserve | Plus grande réserve marine du pays |
| Gladden Spit & Silk Cayes | Requins-baleines saisonniers |
| Laughing Bird Caye National Park | Îlot classé UNESCO, récifs peu profonds |
| Turneffe Atoll | Jardins de coraux, mangroves, flats de pêche |
| Lighthouse Reef & Blue Hole | Fosse marine iconique, tombants vertigineux |
| Glover’s Reef Atoll | Récifs très préservés, séjours en caye privée |
La pêche sportive, entre conservation et adrénaline
Avec la mer des Caraïbes en façade, d’immenses lagunes côtières et un plateau continental plongé très rapidement dans les grands fonds (les 2 000 pieds de profondeur sont atteints peu après la barrière), Belize s’est imposé comme une destination de pêche sportive de premier plan dans la région.
Un « Grand Slam » possible en une journée
Les eaux peu profondes des flats et lagunes du littoral abritent quatre espèces phares reconnues des pêcheurs à la mouche : bonefish, permit, tarpon et snook. Belize fait partie des rares endroits au monde où l’on peut espérer capturer dans la même journée un bonefish, un permit et un tarpon, un exploit baptisé « Grand Slam » (ou « Super Grand Slam » lorsque d’autres espèces s’ajoutent).
Le Belize est réputé pour ses zones de pêche en eaux peu profondes (flats). Parmi les plus célèbres, on trouve « Permit Alley », un long couloir de bancs de sable entre Placencia et Dangriga, particulièrement dense en permit et en bonefish. Autour d’Ambergris Caye, les mangroves et canaux de Tarpon Caye offrent d’excellentes opportunités pour pêcher le tarpon. Enfin, l’atoll de Turneffe combine des flats adaptés à la pêche à la mouche avec des chenaux profonds abritant d’autres espèces, offrant ainsi une grande diversité de pêche.
Plus au large, au-delà de la barrière, le fameux « Drop » marque la cassure du plateau où l’on traque marlins, voiliers, wahoos, mahi-mahis ou thons. Les récifs eux-mêmes grouillent de snappers, mérous, barracudas ou carangues.
Une réglementation stricte pour préserver la ressource
Belize a été pionnier en matière de conservation halieutique dans la région. La pêche sportive est encadrée par une licence obligatoire délivrée par la Coastal Zone Management Authority and Institute, avec des tarifs journaliers, hebdomadaires ou annuels. Depuis 2009, trois espèces emblématiques – bonefish (Albula vulpes), tarpon (Megalops atlanticus) et permit (Trachinotus falcatus) – sont intégralement protégées et soumises à un strict « catch and release ». Il est illégal de les détenir ou d’en commercialiser des produits.
Le pays a interdit le chalutage de fond depuis 2010 et a instauré un système de gestion participative des pêches à partir de 2016. Dans les réserves marines, les méthodes de pêche destructrices (explosifs, poisons, certains filets, lignes longues) sont interdites. De nombreuses espèces sont protégées, incluant coraux, tortues marines, raies, poissons-perroquets et requins-baleines.
Cette politique s’appuie sur un arsenal de règles de tailles minimales, de saisons de fermeture (par exemple pour la langouste, le lambis, les conques, holothuries ou mérous Nassau) et sur la surveillance des aires protégées comme le Turneffe Atoll Marine Reserve, cogéré par la Belize Fisheries Department et l’association TASA. À Turneffe, différentes zones – usage général, conservation, préservation totale, gestion spéciale – imposent des restrictions spécifiques.
Les études d’impact économique montrent que ces efforts ne sont pas seulement écologiques. Une évaluation de 2007 estimait la valeur de la pêche sportive à plus de 55 millions de dollars beliziens et environ 1 800 emplois. En 2013, ce chiffre atteignait déjà plus de 110 millions de dollars et plus de 2 000 emplois, illustrant l’importance de cette filière pour le tourisme.
Un patrimoine sportif unique : le retour de Pok-ta-pok
Parmi tous les sports populaires à pratiquer à Belize, l’un se distingue par son ancrage historique : le Pok-ta-pok, ancien jeu de balle maya. Connu aussi sous le nom d’ulama ou chajchaay, il est considéré comme le plus vieux sport collectif au monde, apparu il y a plus de 3 500 ans, probablement chez les Olmèques. Longtemps marginalisé voire interdit après la conquête espagnole, il renaît aujourd’hui avec force, et Belize joue un rôle moteur dans ce renouveau.
Un jeu sacré réinventé
Le Pok-ta-pok se pratique sur un terrain allongé – traditionnellement en forme de I – délimité par des parois de pierre. Près de 2 000 anciens terrains de jeu de balle ont été mis au jour à travers la Mésoamérique, y compris à Caracol, Cahal Pech, Xunantunich et Lamanai côté belizien. À Chichén Itzá, au Mexique, le Grand Terrain de jeu, construit entre 800 et 925 de notre ère, mesure plus de 500 pieds de long pour 225 de large.
À l’époque classique, le jeu de balle maya avait une forte dimension religieuse et symbolisait le mouvement du soleil ainsi que le cycle vie-mort-renaissance, comme décrit dans le *Popol Vuh*. Des rituels, parfois sanglants, accompagnaient les rencontres, qui pouvaient aussi servir à régler des conflits politiques ou territoriaux. Les matchs attiraient de nombreux spectateurs et les vainqueurs pouvaient dépouiller les élites de leurs bijoux.
Belize, champion du monde moderne
Aujourd’hui, Belize est l’une des locomotives du retour de ce sport. À partir de 2015, sous l’impulsion de Felicita Cantun, enseignante yucatèque mayatec à la retraite et figure de la préservation culturelle, un premier club baptisé Ek Balam (« jaguar noir ») a vu le jour. Très vite, d’autres équipes se sont formées, et le pays compte désormais des formations masculines seniors, des équipes U17 garçons et filles, un groupe féminin adulte et même des équipes d’enfants entre 8 et 12 ans. Au total, environ 40 athlètes sont engagés dans la pratique régulière.
C’est le coût de construction en dollars de l’aire de jeu moderne Ts’unu’un, inaugurée en 2023 à Orange Walk.
Sur le plan sportif, les résultats sont spectaculaires : Belize a remporté le tournoi international Mundo Maya en 2017, 2019 et 2021, devenant triple champion du monde de Pok-ta-pok. Même si la couronne a été reprise par le Mexique en 2023, le pays reste l’une des grandes nations de ce sport renaissant, et doit accueillir la prochaine édition d’un grand tournoi international à domicile.
Règles modernes et pratique actuelle
La version actuelle du Pok-ta-pok modernise sans trahir l’esprit ancien. Le terrain, appelé taste, mesure généralement environ 200 pieds de long pour à peine plus d’une dizaine de pieds de large. Deux équipes de cinq joueurs s’affrontent, équipés d’une tenue appelée fajado : pagne de cuir, protections de hanches, ceinture et tissu ceinturant la taille. Les hommes jouent torse nu, les femmes en débardeur ou T-shirt.
Poids en kilogrammes de la lourde balle de caoutchouc utilisée, qui doit être frappée uniquement avec les hanches.
Au-delà de la performance physique, la dimension rituelle reste très présente. Chaque match est précédé de cérémonies, de musiques et de danses, réaffirmant la place de ce sport comme pratique culturelle et spirituelle, autant que compétitive.
Nature et aventure : randonner, grimper, glisser
Les sports populaires à pratiquer à Belize ne se limitent ni aux ballons, ni aux palmes, ni aux pagaies. Le pays a misé depuis plusieurs décennies sur l’écotourisme, avec plus de 60 % de sa surface encore forestière, de nombreux parcs nationaux et réserves et des dizaines de sites mayas. Cette géographie se prête à une large gamme d’activités de pleine nature.
Le Mountain Pine Ridge Forest Reserve, dans le district de Cayo, se caractérise par ses paysages de pins, cascades et piscines naturelles, avec des sites emblématiques comme Big Rock Falls et la spectaculaire Rio Frio Cave. Plus au sud, la réserve de Cockscomb Basin, souvent considérée comme le premier sanctuaire de jaguars au monde, s’étend sur plus de 128 000 acres de forêt. Elle est parcourue de sentiers pour randonnées diurnes et nocturnes, où les visiteurs peuvent observer une faune variée incluant tapirs, singes hurleurs, pumas et une multitude d’oiseaux.
Les grottes jouent un rôle majeur dans l’offre d’aventure. L’Actun Tunichil Muknal (ATM), accessible après une marche de près de deux heures, est l’une des expériences les plus marquantes : on y nage ou patauge dans des salles remplies de céramiques, crânes et squelettes laissés tels quels depuis l’époque maya. D’autres systèmes comme Nohoch Che’en ou St. Herman’s se prêtent au « cave tubing », descente souterraine en bouée. À Mayflower Bocawina, non loin d’Hopkins, on peut s’élancer sur l’une des plus longues tyroliennes du pays (plus de 2,5 miles cumulés) ou faire du rappel le long de cascades de plusieurs centaines de pieds.
Les excursions organisées au Belize combinent souvent plusieurs activités dans la même journée, comme la visite de sites archéologiques (Xunantunich, Caracol, Lamanai), la baignade dans un « blue hole », la tyrolienne et le canoë. Ces activités sont accessibles aux enfants, à condition de respecter les critères de taille et d’endurance spécifiques à chaque excursion.
Une pratique sportive encadrée mais en construction
Derrière cette profusion de sports à pratiquer à Belize, la réalité de la politique sportive est plus contrastée. Le pays dispose d’un National Sports Council pour superviser le secteur, et d’un Belize Olympic and Commonwealth Games Association pour les délégations aux Jeux. Une politique nationale du sport pour la période 2016–2025 a été adoptée, après consultation des acteurs sur le terrain, afin de mieux intégrer le sport dans le développement humain, communautaire et économique du pays.
Cette stratégie s’appuie sur trois piliers fondamentaux pour structurer et développer la pratique sportive, en s’inspirant de modèles internationaux et en identifiant des priorités clés.
Pilier visant à garantir un accès large et équitable aux activités physiques pour l’ensemble de la population.
Pilier mettant en avant le rôle social, éducatif et fédérateur du sport dans la société.
Pilier dédié au soutien de la haute performance et à la représentativité internationale des athlètes.
S’inspire du Canadian Model for Long-Term Athlete Development. Priorités : amélioration des infrastructures, formation des cadres, développement des opportunités de pratique et valorisation des parcours scolaires par le sport.
Les défis restent importants. Le financement demeure limité, certaines infrastructures sont vieillissantes ou inachevées, et la culture sportive comme élément de fierté nationale peine parfois à s’imposer face à d’autres urgences socio-économiques. Pourtant, le dynamisme associatif, la diversité des sports pratiqués, la popularité des grands événements cyclistes, la vitalité du football de rue, l’essor des sports de nature et le retour spectaculaire de Pok-ta-pok montrent que Belize possède déjà les ingrédients d’une identité sportive forte.
Pratiquer un sport à Belize : une autre façon de découvrir le pays
Au final, parler des sports populaires à pratiquer à Belize, c’est raconter plusieurs pays en un. Il y a le Belize du foot de quartier, des classiques cyclistes d’Easter, des tournois de softball et des matchs de basket disputés sur des playgrounds flamboyants. Il y a celui des canoës qui dévalent le Belize River, des kayaks glissant entre mangroves et cayes coralliennes, des plongeurs explorant tombants et grottes marines ou des pêcheurs à la mouche traquant le permit sur des flats turquoise. Et il y a enfin le Belize de la mémoire, celui du jeu de balle maya remis au goût du jour, où chaque coup de hanche renoue avec un héritage plurimillénaire.
Pour un voyageur, pratiquer des sports locaux, même modestement, permet une immersion directe dans le pays. Cela peut prendre la forme d’un match improvisé, de la location d’un vélo pour explorer un village voisin, d’une descente en canoë sur une rivière bordée de singes hurleurs, ou d’une séance de snorkeling au-dessus de la barrière de corail. À Belize, le sport n’est pas une simple performance, mais une manière de vivre le territoire, d’en comprendre les cultures et d’en ressentir physiquement la singularité.
Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier supérieur à 1 million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour réduire durablement sa pression fiscale et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 € pour un accompagnement global (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après étude de plusieurs destinations attractives (Belize, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a été de cibler Belize, combinant régime territorial (imposition locale limitée aux revenus de source bélizienne), absence d’impôt sur la fortune, coût de vie inférieur à la France et cadre de vie caribéen anglophone. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, reports d’imposition), obtention de la résidence via un programme dédié aux retraités étrangers, organisation de l’assurance santé internationale, transfert de la résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, fiscaliste, immigration) et intégration patrimoniale internationale (analyse, diversification géographique et ajustements nécessaires).
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