S’installer à Belize ne se résume pas à acheter un billet d’avion et louer une maison en bord de mer. Le pays a mis en place un ensemble de dispositifs très précis pour encadrer l’entrée, la résidence, la retraite, le travail, la fiscalité ou encore l’importation de biens personnels. Bien maîtriser ces règles avant de partir permet d’éviter les mauvaises surprises, de limiter les coûts et de sécuriser son projet de vie.
Pour vivre à Belize, plusieurs dispositifs officiels existent, incluant le visa de visiteur, la résidence temporaire ou permanente, le programme de retraite (QRP), et l’obtention d’un permis de travail. Il est également nécessaire de considérer les aspects fiscaux, bancaires, de santé, ainsi que les procédures pour l’importation de biens et l’immobilier (location ou achat).
Comprendre le cadre général pour vivre à Belize
Belize est un petit pays d’Amérique centrale, anglophone, issu du Commonwealth, au système juridique inspiré du droit britannique. La monnaie locale est le Belize Dollar (BZD), arrimé au dollar américain au taux fixe de 2 BZ$ pour 1 US$. Les US$ sont largement acceptés, ce qui facilite la vie des expatriés nord-américains et européens.
Le pays fonctionne avec plusieurs statuts distincts pour les étrangers :
Le Costa Rica propose plusieurs options de résidence légale pour les étrangers, adaptées à différents profils et projets de vie.
Permis renouvelable mois par mois, idéal pour un séjour temporaire sans démarche de résidence formelle.
Statut de résident permanent, pour s’installer durablement au Costa Rica.
Souvent utilisée par les investisseurs, cette option offre un statut légal pour une durée déterminée.
Programme de retraite très attractif fiscalement, mais réservé à un certain profil de retraités.
Permis temporaires ou permanents pour les étrangers souhaitant exercer une activité rémunérée au Costa Rica.
À cela s’ajoutent des règles douanières particulières, une fiscalité territoriale (seuls les revenus produits à Belize sont imposés localement) et une forte exigence en matière de lutte contre le blanchiment pour l’ouverture de comptes bancaires.
L’enjeu, pour un projet de vie à Belize, consiste à choisir la bonne combinaison : par exemple, commencer en visa touristique, basculer en QRP pour la retraite, ou viser directement la résidence permanente si l’on veut pouvoir travailler et plus tard demander la citoyenneté.
Entrer à Belize : visa de visiteur et prolongation du séjour
Pour de nombreux ressortissants (États-Unis, Union européenne, Canada, pays du Commonwealth, CARICOM…), l’entrée à Belize se fait sans visa préalable. À l’arrivée, les voyageurs reçoivent un permis de séjour touristique de 30 jours.
Ce statut de visiteur peut être prolongé mois par mois auprès d’un bureau d’immigration. La prolongation comporte des frais qui, pour les Nord-Américains, tournent autour de 200 BZ$ (environ 100 US$) pour chaque tranche de 30 jours. L’administration peut demander des justificatifs complémentaires : preuve d’adresse (bail, facture de services publics), preuve de moyens financiers (relevé bancaire).
En tant que touriste, il est interdit de travailler (même bénévolement) et il est obligatoire de louer un logement disposant d’une licence hôtelière (BTB). Le propriétaire prélève une taxe d’hébergement de 9%. Ces règles, désormais mieux contrôlées par le Belize Tourism Board, peuvent entraîner des amendes allant jusqu’à 10 000 BZ$ et des ordres de cessation d’activité pour les loueurs en infraction.
Le visa touristique est une bonne porte d’entrée pour tester la vie sur place pendant quelques mois, repérer les zones où vous aimeriez vivre et commencer à monter un dossier de résidence ou de retraite.
Devenir résident permanent : conditions, procédure et coûts
Pour ceux qui envisagent Belize comme nouveau pays de résidence à long terme, le statut central est la résidence permanente. Il permet de vivre et de travailler à Belize sans limite de temps et ouvre la voie à la citoyenneté.
Conditions de base pour la résidence permanente
Plusieurs exigences sont communes à tous les candidats :
Pour obtenir la résidence permanente à Belize, il faut remplir plusieurs conditions : résider légalement dans le pays pendant au moins une année continue (généralement avec des prolongations mensuelles de visa de visiteur), ne pas quitter le territoire plus de 14 jours au total durant cette année de référence, et justifier de moyens financiers suffisants (revenus, activité professionnelle, retraite ou sponsor). Il est également requis d’avoir un casier judiciaire vierge de toute condamnation grave (passible de plus de 12 mois de prison), de passer une visite médicale auprès d’un médecin agréé à Belize (incluant des tests VIH, VDRL et tuberculose pour l’adulte et les enfants à partir de certains âges), et de fournir un extrait de casier judiciaire obtenu auprès de la Police de Belize pour les personnes âgées de 16 ans et plus.
Les enfants mineurs résidant à Belize depuis longtemps peuvent, dans certains cas, être éligibles de manière autonome, mais dans la pratique, les demandes se font généralement en famille.
Dossier et entretien
Le dossier de résidence permanente se dépose auprès du Département de l’Immigration. Il comprend notamment :
– passeport valide avec tampon d’entrée et preuves de prolongations de séjour sur au moins un an ;
– formulaires officiels de demande pour le demandeur principal et chaque dépendant ;
– certificats médicaux et résultats de tests ;
– casiers judiciaires ;
– justificatifs de revenus ou de moyens financiers (contrat de travail, bilan d’entreprise, preuve de retraite, lettres de soutien financier) ;
– photos d’identité au format passeport.
Pour obtenir un visa, deux entretiens distincts sont organisés : l’un avec les services de l’Immigration et l’autre avec la Special Branch de la Police. Ces entretiens visent à évaluer la crédibilité de votre projet, votre capacité d’intégration et à s’assurer que vous ne représentez aucun risque pour la sécurité nationale.
Un dépôt de garantie (security bond) de l’ordre de 1 200 BZ$ est exigé, garanti par deux citoyens beliziens. Ce montant est remboursable trois ans après l’octroi de la résidence.
Frais de résidence permanente
Les frais varient selon la nationalité, et sont exprimés en Belize dollars :
| Nationalité du demandeur | Frais de résidence permanente (BZD) | Équivalent approximatif (USD) |
|---|---|---|
| Citoyens CARICOM | 1 000 | 500 |
| Amérique centrale, Mexique, R.D. | 1 500 | 750 |
| Pays du Commonwealth | 3 000 | 1 500 |
| Pays européens | 6 000 | 3 000 |
| Autres pays | 4 000 | 2 000 |
Les frais pour les dépendants sont généralement d’environ 50 % du montant appliqué au demandeur principal. À cela s’ajoutent des coûts annexes : prolongations de visa pendant l’année de qualification, traductions, légalisations, visites médicales.
Le traitement du dossier peut prendre entre quelques mois et près d’un an. Une fois approuvé, un tampon et une carte de résident sont délivrés. À partir de ce moment, vous pouvez vivre et travailler à Belize sans permis de travail supplémentaire.
Le Qualified Retirement Program : la voie royale pour les retraités étrangers
Pour les profils disposant d’un revenu de retraite stable à l’étranger et ne souhaitant pas travailler localement, le Qualified Retirement Program (QRP) est l’un des dispositifs les plus attractifs de la région, tant sur le plan fiscal que pratique.
Qui peut bénéficier du QRP ?
Le QRP, géré par le Belize Tourism Board, s’adresse aux personnes d’au moins 40 ans (certaines sources évoquent encore 45 ans, mais les mises à jour indiquent un abaissement à 40 ans). Les conditions clés sont les suivantes :
– Avoir au minimum 40 ans au moment de la demande.
– Justifier d’un revenu de retraite d’au moins 2 000 US$ par mois, soit 24 000 US$ par an.
– Ce revenu doit provenir exclusivement de l’étranger (pension, annuités, sécurité sociale, placements, héritage, épargne, plan de retraite, etc.).
– Le revenu doit être versé dans une devise étrangère approuvée : USD, livre sterling, euro ou dollar canadien.
– S’engager par écrit à déposer ce revenu dans une banque ou institution financière agréée à Belize.
– Réussir un contrôle de sécurité mené par le ministère belizien de la Sécurité nationale.
– Passer au moins 30 jours consécutifs par an sur le territoire.
– Ne pas avoir de dossiers judiciaires en cours.
Nombre d’années après lesquelles des Beliziens de retour au pays peuvent entrer dans le programme.
Les dépendants peuvent être inclus : conjoint et enfants de moins de 18 ans, voire jusqu’à 23 ans s’ils poursuivent des études universitaires. Ces derniers conservent d’ailleurs davantage de latitude pour travailler, comme on le verra plus loin.
Dossier de demande QRP
La demande se fait auprès du Belize Tourism Board, à Belize City, et peut être en partie préparée à distance grâce aux formulaires téléchargeables.
Le dossier initial comprend, pour le demandeur principal et chaque dépendant :
– formulaire de demande complété, daté et signé ;
– copie certifiée ou notariée de l’acte de naissance ;
– copie certifiée du certificat de mariage le cas échéant ;
– casier judiciaire ou certificat de police du dernier pays de résidence, de moins de six mois ;
– copie certifiée de l’intégralité du passeport (y compris pages vierges) ;
– preuve de revenu : certificat détaillant la somme mensuelle ou annuelle perçue en devise approuvée ;
– relevés bancaires originaux ou certifiés montrant les dépôts de ce revenu ;
– lettre d’engagement signée, dans un format fourni par le BTB, promettant le dépôt des fonds dans une banque belizienne ;
– certificat médical complet avec examen physique et test VIH, de moins de trois mois ;
– deux photos type passeport 2″ x 2″, dont l’une certifiée, par personne.
Les paiements doivent être effectués exclusivement en dollars américains, en espèces ou par chèque de banque établi à l’ordre du Belize Tourism Board. Le délai de traitement de la demande est généralement compris entre un et deux mois.
Pour le renouvellement annuel, la liste de pièces est allégée : formulaire de renouvellement, copies certifiées des passeports, relevé bancaire annuel d’une banque locale montrant les dépôts requis, et deux nouvelles photos par personne.
Coût du programme QRP
Les frais sont non remboursables et libellés en dollars US :
| Poste de frais | Montant (USD) |
|---|---|
| Frais de programme (dossier) | 150 |
| Frais finaux – demandeur principal | 1 000 |
| Frais finaux – par dépendant | 750 |
| Carte de résident QRP (émission) | 200 par carte |
| Renouvellement annuel de carte QRP | 25 par carte |
Certains documents mentionnent des montants globaux légèrement différents, intégrant la carte dans le forfait, mais l’ordre de grandeur reste similaire.
Avantages concrets du QRP
Une fois accepté, le bénéficiaire reçoit une carte de résident QRP, valable un an et renouvelable. Cette carte :
– confère un droit de résidence renouvelable ;
– permet des entrées multiples à Belize sans visa ;
– contient des informations biométriques reprises du passeport ;
– doit être présentée aux services d’immigration pour être reliée à leurs systèmes.
Elle sert de pièce d’identité sur le territoire, mais ne remplace pas le passeport pour traverser les frontières : le passeport reste indispensable et reçoit les tampons d’entrée et de sortie.
Le QRP apporte plusieurs avantages majeurs :
Le Belize offre une exonération totale de l’impôt sur les revenus de source étrangère, incluant les gains en capital et les successions. De plus, les résidents qualifiés bénéficient, au cours de leur première année, du droit d’importer en franchise de droits : un volume illimité de biens domestiques et effets personnels (sous réserve de présenter une liste d’expédition globale trois semaines avant l’arrivée), un véhicule automobile de moins de cinq ans (renouvelable tous les trois à quatre ans), un avion léger de moins de 17 000 kg, et un bateau à moteur de plaisance. Ils ont également le droit d’acheter un terrain pour construire ou d’acquérir un logement existant pour y résider.
Attention toutefois, ces franchises ne s’appliquent pas aux outils professionnels, matériels de construction ou équipements destinés à une activité commerciale.
Limitations du QRP
Le très gros avantage fiscal du QRP s’accompagne de contraintes importantes :
– Le bénéficiaire principal n’a pas le droit de travailler à Belize. Le bénévolat est encouragé, mais aucune rémunération locale n’est autorisée.
– Le temps passé sous QRP ne compte pas pour la résidence permanente ou la citoyenneté : vous ne progressez pas, en principe, vers un passeport belizien en restant uniquement sous ce statut.
– Les obligations sont annuelles : dépôt de relevé bancaire prouvant les fonds, renouvellement de la carte, mise à jour des informations auprès du BTB.
Les dépendants, en revanche, disposent d’une certaine marge : ils peuvent obtenir des permis pour exercer une activité en lien avec des pays étrangers ou pour investir à Belize, voire travailler dans certaines conditions.
Travailler ou investir : permis d’emploi, résidence temporaire, QRP investisseur
Vivre à Belize en ayant besoin d’un revenu local implique d’entrer dans le champ des permis de travail et, souvent, de la résidence permanente ou temporaire.
Le permis de travail temporaire
Le principal outil d’autorisation d’emploi pour les étrangers est le Temporary Employment Permit. Il est délivré par le ministère du Travail, après examen du dossier, puis finalisé par le Département de l’Immigration.
Les catégories sont très variées :
– travailleurs professionnels (diplômés universitaires) : managers, ingénieurs, experts ;
– techniciens : mécaniciens, superviseurs, caissiers, etc. ;
– ouvriers agricoles généraux (banane, sucre, agrumes) ;
– travailleurs saisonniers pour une campagne agricole ;
– travailleurs généraux dans d’autres secteurs ;
– travailleurs indépendants (self-employed) dans divers domaines, y compris agricole ;
– artistes et groupes d’animation (entertainers) ;
– religieux, éducatifs, bénévoles (pasteurs, missionnaires, enseignants de musique) ;
– commerçants import-export, colporteurs ;
– employées de maison et serveuses (accordées de manière exceptionnelle).
Les frais, en Belize dollars, varient selon la catégorie et la durée (généralement un an) :
| Catégorie de permis de travail | Frais annuels (BZD) |
|---|---|
| Professionnels / techniciens / travailleurs autonomes | 3 000 |
| Autonomes agricoles | 2 000 |
| Ouvriers banane/sucre/agrumes (année) | 1 500 |
| Ouvriers saisonniers (une campagne) | 150 |
| Ouvriers généraux autres secteurs (année) | 750 |
| Artistes (2–5 personnes, < 1 semaine) | 1 000 |
| Artistes (6+ personnes, < 1 semaine) | 1 500 |
| Artiste solo (< 1 semaine) | 600 |
| Volontaires religieux/éducatifs (année) | 200 |
| Commerçants import/export (année) | 1 500 |
| Colporteurs (année) | 1 000 |
| Domestiques / serveuses (année) | 1 000 |
L’obtention nécessite un dossier solide : lettre d’offre d’emploi ou plan d’affaires, justificatifs de l’entreprise locale, preuves de recherche de candidats beliziens infructueuse, certificats médicaux et de police, preuves de moyens de subsistance. La procédure complète peut prendre de quatre à huit semaines.
Après avoir renouvelé son permis de travail une ou deux fois, le titulaire peut devenir éligible à une demande de résidence permanente.
Résidence temporaire pour investisseurs
Belize propose également un statut de résidence temporaire pour les étrangers réalisant un investissement significatif dans le pays. Il s’adresse à ceux qui ne peuvent pas passer l’année quasi continue exigée pour la résidence permanente classique.
Les grandes lignes :
– investissement minimal d’environ 500 000 BZ$ (environ 250 000 US$), dans l’immobilier, un commerce, une entreprise ou un projet approuvé ;
– statut valable un an, renouvelable tant que l’investissement est maintenu ;
– les frais sont proportionnels aux frais de résidence permanente (environ un cinquième) ;
– plus grande souplesse sur la présence physique dans le pays.
Ce statut est prisé des entrepreneurs qui veulent développer une activité tout en gardant une base dans un autre pays.
Piste QRP investisseur
Pour les retraités déjà inscrits au QRP mais souhaitant lancer un projet économique local, une variante existe : le QRP Investor, parfois appelé « Retire & Invest ».
Le programme QRP est avant tout un dispositif de retraite. Cependant, il est possible d’obtenir une autorisation pour exercer une activité commerciale à Belize. Cette autorisation est conditionnelle et nécessite une contribution économique significative de la part du membre.
– présenter un business plan détaillé prévoyant l’embauche d’au moins cinq citoyens beliziens ;
– prouver un capital d’investissement d’au moins 1 million BZ$ (500 000 US$) ;
– justifier d’une présence à Belize d’au moins 90 jours non consécutifs (certains textes évoquent 180 jours) ;
– soumettre au Belize Tourism Board les preuves d’embauche des cinq Beliziens dans les 12 mois ;
– démontrer le fonctionnement effectif de l’entreprise dans les 18 mois.
Dans ce cadre, l’investisseur paie l’intégralité des droits de douane et taxes sur l’activité, mais peut, après cinq ans en QRP avec activité approuvée, devenir éligible à la résidence permanente. Ce mécanisme transforme potentiellement un statut de retraite en tremplin vers une intégration plus complète, au prix d’un investissement conséquent.
De la résidence à la citoyenneté : naturalisation et passeport belizien
Pour les personnes qui ont opté pour la résidence permanente, la voie vers la citoyenneté belizienne passe par la naturalisation.
Les conditions classiques sont :
– cinq années de résidence permanente légale à Belize ;
– ne pas s’absenter plus de 30 jours consécutifs ni plus de 90 jours cumulés par an, sauf motif médical ou professionnel justifié ;
– continuer à respecter les conditions de bonne conduite et de moyens d’existence.
La procédure de naturalisation au Belize dure généralement six mois après le dépôt du dossier.
Ce passeport donne accès sans visa ou avec visa à l’arrivée à une centaine de pays approximativement, notamment le Royaume-Uni et l’espace Schengen pour des séjours de courte durée. Il permet de voyager librement vers environ un tiers des destinations mondiales en termes de nombre de pays, même si son « pouvoir » reste modeste comparé aux passeports nord-américains ou européens.
Belize reconnaît la double nationalité, ce qui permet, par exemple, de conserver sa citoyenneté française, canadienne ou américaine.
Vivre à Belize sans travailler : statut, fiscalité et QRP
De nombreux expatriés choisissent Belize pour y vivre de revenus extérieurs (pensions, loyers à l’étranger, placements) sans travailler localement. Le pays, avec son système fiscal territorial, se prête bien à ce type de stratégie.
Fiscalité personnelle
Le système repose sur une idée simple : seuls les revenus produits à Belize sont susceptibles d’être imposés dans le pays. Les revenus de source étrangère (pensions, dividendes, loyers d’un bien situé à l’étranger, etc.) ne sont pas taxés localement.
Pour les résidents fiscaux (séjour de 183 jours ou plus dans l’année), le barème de l’impôt sur le revenu prévoit :
Seuil annuel d’exonération totale de l’impôt sur le revenu produit localement au Belize.
Il n’existe pas de taxe sur la fortune, pas de droit de succession, ni d’impôt sur les plus-values. Les taxes indirectes (General Sales Tax à 12,5 %, droits de timbre sur les transactions immobilières) jouent un rôle plus important.
Les bénéficiaires du QRP bénéficient d’une protection renforcée : tous leurs revenus de source étrangère sont explicitement exonérés, y compris pour l’héritage et les gains en capital.
Statut fiscal et statut migratoire
Il faut distinguer la résidence au sens de l’immigration (carte de résident, QRP, permis de travail) et la résidence fiscale (183 jours ou plus de présence). On peut vivre à Belize plusieurs mois par an en visa touristique ou QRP sans automatiquement devenir résident fiscal, tant que la durée de présence annuelle reste en deçà du seuil. L’inverse est également vrai : un résident permanent absent trop longtemps risque de perdre certains avantages, mais peut rester résident fiscal si le critère de présence est satisfait.
Les citoyens américains vivant à Belize doivent continuer à déclarer leurs revenus mondiaux aux États-Unis chaque année. Si la valeur totale de leurs comptes financiers étrangers dépasse 10 000 $US à un moment de l’année, ils doivent également déposer une déclaration FBAR. Pour réduire leur double imposition, ils peuvent utiliser l’exclusion de revenu étranger (Foreign Earned Income Exclusion) ou le crédit d’impôt étranger (Foreign Tax Credit).
Ouvrir un compte bancaire à Belize : exigences et précautions
Pour vivre à Belize, et particulièrement sous le QRP, il est souvent indispensable d’ouvrir un compte local. Le secteur bancaire est réglementé, avec un respect élevé des normes internationales de conformité (KYC, AML, FATCA, CRS).
Types de banques et comptes
Le pays compte des banques commerciales locales et des banques internationales (offshore) tournées vers la clientèle non résidente. Parmi les établissements cités dans les rapports :
– Belize Bank International, branche internationale d’une banque historique ;
– Caye International Bank, basée à San Pedro, sur Ambergris Caye ;
– Heritage Bank Limited, banque locale avec licence internationale ;
– d’autres acteurs locaux comme Atlantic Bank pour les opérations courantes en BZD.
Les comptes peuvent être libellés en plusieurs devises : USD, CAD, EUR, GBP, CHF, BZD. Certains établissements proposent des comptes d’épargne, comptes courants, dépôts à terme, voire cartes de débit ou de crédit internationales.
Documents demandés
Les exigences sont plus strictes qu’en Europe ou en Amérique du Nord, notamment pour les non-résidents. Un dossier standard inclut :
L’ouverture d’un compte bancaire à Belize nécessite plusieurs documents justificatifs. Il faut fournir une copie certifiée ou notariée d’un passeport valide, parfois complétée par un second document d’identité comme un permis de conduire. Un justificatif de domicile de moins de trois mois (facture, relevé bancaire) est exigé ; si le document n’est pas au nom du demandeur, un formulaire spécifique signé par le titulaire et une copie de sa pièce d’identité sont requis. Les références bancaires, sous forme d’une lettre de la banque actuelle attestant de l’historique du compte, sont indispensables. Selon les cas, une lettre de recommandation personnelle, un CV ou des justificatifs du lien économique avec Belize (propriété, projet d’investissement, statut QRP) peuvent être demandés. Il faut également prouver la provenance des fonds (relevés, contrat de travail, vente d’actif). Les ressortissants américains doivent fournir un formulaire fiscal W-9, et tous les demandeurs doivent présenter leur numéro d’identification fiscale du pays de résidence.
Les montants de dépôt minimum varient fortement selon la banque et le type de compte : de quelques centaines à plusieurs milliers de dollars US. Les frais de tenue de compte mensuels, eux aussi variables, s’échelonnent typiquement entre 14,50 US$ et 30 US$ pour certains comptes internationaux.
L’ouverture d’un compte bancaire peut se faire à distance dans plusieurs établissements. Le processus s’effectue via des échanges électroniques et une visioconférence. Il faut prévoir un délai d’analyse de conformité de deux à trois semaines.
Contrainte pour les non-résidents
Les règles de change imposent que certains comptes en BZD pour non-résidents nécessitent l’approbation de la Banque centrale. Une demande formelle doit alors être adressée à celle-ci, avec justificatifs de l’origine des fonds et de l’objet du compte.
Les établissements refusent la clientèle de pays sanctionnés et se montrent très prudents vis-à-vis de certains secteurs (crypto-actifs, industries sensibles, etc.). Pour un retraité ou un investisseur classique, un dossier bien ficelé et transparent facilite grandement le processus.
S’installer dans un pays où l’infrastructure médicale est moins développée qu’en Europe ou en Amérique du Nord suppose de bien préparer la partie santé : inscription aux systèmes locaux, choix d’une assurance internationale, connaissance des hôpitaux et des procédures.
Le réseau public, piloté par le ministère de la Santé et du Bien-être, comprend une poignée d’hôpitaux et une soixantaine de cliniques de proximité (polycliniques). Les soins de base y sont gratuits ou peu coûteux pour les résidents, mais le système souffre souvent d’un manque de personnel et de matériel.
Pour accéder aux services publics au Belize, l’obtention d’une carte du Belize Health Information System (BHIS) est nécessaire. Cette carte s’obtient via l’inscription à la Social Security Board (SSB), qui est obligatoire pour tous les résidents.
– citoyens beliziens ;
– résidents permanents ;
– titulaires d’un permis de séjour ou de travail ;
– enfants résidant à Belize.
Les contributions sociales sont prélevées sur les salaires des employés ou payées directement par les indépendants. Le système couvre principalement les maladies professionnelles, la maternité, l’invalidité et la retraite, avec une dimension santé limitée.
Un régime d’assurance santé nationale (National Health Insurance) est en cours d’extension, avec l’ambition de couvrir l’ensemble de la population à terme. Certains résidents permanents ayant une carte de Sécurité sociale peuvent déjà y être inscrits.
Assurance santé privée et évacuation médicale
Pour un expatrié, la pratique la plus courante consiste à combiner :
Coût maximum en dollars d’une consultation dans le secteur public de santé au Belize.
Un vol sanitaire peut facilement dépasser 15 000 US$, d’où la nécessité d’une police prévoyant explicitement la prise en charge de ces évacuations. Plusieurs assureurs spécialisés dans l’expatriation couvrent Belize ; certains hôpitaux privés du pays proposent également leurs propres produits d’assurance.
Les retraités américains ne peuvent pas utiliser Medicare à Belize et doivent soit conserver une assurance américaine complémentaire pour se soigner lors de séjours réguliers aux États-Unis, soit opter pour une assurance internationale.
Importer ses biens, sa voiture ou ses animaux : cadre douanier et exemptions
Une partie essentielle du projet de vie concerne souvent l’importation de ses effets personnels, de mobilier, voire d’un véhicule ou d’un bateau. Belize applique des droits de douane significatifs, mais ménage des exemptions pour certaines catégories, en particulier via le QRP.
Effets personnels et mobilier
Pour les personnes s’installant à Belize en dehors du QRP, le régime général prévoit des allégements sous conditions :
– les biens ménagers et effets personnels usagés, détenus et utilisés depuis plus d’un an, peuvent être exempts de droits de douane, à condition d’être destinés à l’usage du propriétaire et non à la revente ;
– pour les citoyens beliziens de retour au pays, une valeur maximale de 20 000 BZ$ en biens neufs peut être admise en franchise de droits, des taxes s’appliquant au-delà selon le tarif douanier ;
– les biens doivent généralement arriver dans un délai proche de celui de l’installation de l’intéressé (quelques mois avant ou après).
Dans le cadre du régime du Qualifié Résident à Permanence (QRP), les membres bénéficient d’un avantage douanier important. Durant la première année suivant l’acceptation de leur dossier, ils peuvent importer leurs effets domestiques sans aucune restriction de valeur. Pour en bénéficier, ils doivent soumettre au Bureau du Tourisme et des Affaires Étrangères (BTB) une liste détaillée des biens à expédier, et ce, au moins trois semaines à l’avance. Cette procédure permet d’obtenir une lettre officielle d’exonération des droits de douane.
Dans tous les cas, il est obligatoire d’avoir recours à un transitaire ou courtier en douane pour accomplir les formalités ; ces frais restent à la charge du particulier.
Véhicules, bateaux, avions légers
Hors QRP, l’importation d’un véhicule se fait au tarif normal, calculé en fonction de la valeur, de l’année de fabrication et de l’état. Les taxes sur les voitures neuves ou récentes peuvent être élevées. Le véhicule doit être accompagné de son titre de propriété, du certificat d’immatriculation, d’une facture de vente et, s’il arrive des États-Unis, du cachet « Investigation for Theft » des douanes américaines.
Le détenteur d’un QRP peut importer en franchise un véhicule de moins de 5 ans, une fois, avec possibilité de renouvellement tous les 3 ou 4 ans après cession du précédent (export, vente avec droits payés, destruction). Ces mêmes règles s’appliquent pour un avion léger (< 17 000 kg) et un bateau à moteur de plaisance. Pour toute importation, les documents (titre, certificat d'enregistrement, facture) doivent être transmis au BTB 3 semaines avant pour obtenir la lettre de franchise.
Animaux de compagnie
Chiens et chats peuvent être amenés à Belize sans quarantaine, mais la procédure est encadrée :
– obtention préalable d’un permis d’importation délivré par la Belize Agricultural Health Authority (BAHA) ou le ministère de l’Agriculture ;
– certificat de vaccination, incluant la rage, daté de moins de six mois ;
– certificat de bonne santé émis dans les 48 heures précédant le départ (certains textes évoquent deux semaines) ;
– à l’arrivée, contrôle par un agent de quarantaine.
D’autres animaux ou espèces peuvent être soumis à des règles plus strictes ; il est alors indispensable de vérifier avec les autorités concernées.
Se loger : règles spécifiques pour les étrangers selon leur statut
Le cadre administratif touche également à la location et à l’achat immobilier. À Belize, le tourisme et l’expatriation longue durée se croisent, et certains statuts imposent des obligations particulières.
Location pour les touristes
Les personnes en simple statut de visiteur (visa de 30 jours renouvelable) sont, juridiquement, assimilées à des touristes. Elles doivent donc louer un logement disposant d’une licence BTB, c’est-à-dire un hébergement officiellement reconnu comme hôtel, guesthouse, appartement touristique, etc. Le propriétaire est censé :
– collecter une taxe d’hébergement de 9 % sur le loyer ;
– reverser cette taxe au Belize Tourism Board.
Cette règle s’applique quel que soit la durée de la location. Dans la pratique, certains particuliers louent encore « au noir », mais le risque de sanctions s’accroît.
Location pour résidents, QRP et autres statuts
Les personnes détenant : Les droits de propriété intellectuelle
– une résidence permanente ;
– un statut QRP ;
– un permis de travail ou de résidence temporaire ;
– la citoyenneté belizienne
Les personnes qui ne sont plus considérées comme touristes ne sont pas tenues de louer un hébergement sous licence BTB. Elles peuvent signer un bail classique avec un propriétaire privé et sont exemptées du paiement de la taxe d’hébergement.
Les baux d’un an sont fréquents, avec dépôt de garantie d’un mois de loyer. Certains propriétaires exigent un garant belizien. Les frais d’avocat pour vérifier un contrat locatif varient en général entre 150 et 300 US$.
Acheter un bien immobilier
L’achat immobilier n’est pas réservé aux citoyens ou résidents permanents : les étrangers peuvent acquérir librement des terrains et des maisons, y compris dans le cadre du QRP (avec restriction à l’usage résidentiel).
Les opérations impliquent :
– vérification du titre de propriété auprès du Lands Registry ;
– obtention d’un certificat fiscal (tax clearance) confirmant que les taxes foncières sont à jour ;
– paiement d’un droit de timbre (stamp duty) d’environ 8 % pour les étrangers, sur la valeur du bien au-delà d’un certain seuil ;
– enregistrement de la transaction, procédure pouvant prendre plus d’un mois.
Un conseil récurrent dans les expériences d’expatriés : louer au moins six mois à un an dans la région visée avant d’acheter. L’absence de MLS centralisé et la forte hétérogénéité des standards de construction (bois vs béton, présence ou non de climatisation, qualité de la connexion Internet, nuisances sonores) rendent l’observation in situ très précieuse.
Articuler tous ces dispositifs dans un projet de vie
En pratique, un parcours typique pour s’installer à Belize peut ressembler à ceci :
Un visiteur peut d’abord séjourner dans un hébergement BTB, puis prolonger mensuellement. Ensuite, il est conseillé d’ouvrir un compte bancaire (plus simple en tant que résident ou QRP), de souscrire une assurance santé internationale et de s’enregistrer à la Sécurité sociale si éligible. Selon son profil, il faut préparer un dossier de résidence permanente (pour intégration complète et citoyenneté), un dossier QRP (pour retraités avec avantages fiscaux) ou un permis de travail. Une fois le statut obtenu, on peut louer ou acheter un logement en comparant les régions comme Ambergris Caye ou Placencia. Après cinq ans de résidence permanente, la naturalisation est possible pour obtenir un passeport belizien.
Belize est un pays attirant par son climat, sa langue anglaise, son coût de la vie relativement modéré et son régime fiscal avantageux. Mais c’est aussi un État de droit qui prend au sérieux la lutte contre la criminalité, le blanchiment et les fraudes. Les démarches administratives, parfois longues et exigeantes, sont le prix à payer pour bénéficier d’un cadre stable.
Pour concrétiser durablement et légalement votre projet de vie au Belize via le Qualified Retired Persons (QRP) Program, une préparation minutieuse est essentielle. Cela implique une compréhension précise de toutes les exigences : la condition de résidence physique, les montants d’investissement ou de dépôt requis, les interdictions de travail liées au statut, ainsi que les obligations fiscales et bancaires spécifiques. Une telle rigueur dans la préparation garantit la sécurité et la conformité avec la loi locale.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 € pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Belize, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler Belize pour sa fiscalité territoriale (imposition principalement sur les revenus de source locale), l’absence d’impôt sur la fortune, son coût de vie inférieur à celui de la France et son environnement en anglais, utile pour l’accès aux marchés nord-américains. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence à Belize (visa de résident, achat ou location long terme), détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, banque) et intégration patrimoniale globale (analyse et restructuration si nécessaire).
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