S’installer à Belize attire de plus en plus de retraités, de télétravailleurs et d’investisseurs qui cherchent un pays anglophone, en climat tropical, avec une fiscalité légère. Mais derrière la carte postale, combien coûte vraiment la vie quotidienne pour un expatrié à Belize ? À partir de données chiffrées, de comparaisons internationales et de budgets réels d’expats, on peut dessiner un portrait beaucoup plus précis – et parfois surprenant – du coût de la vie à Belize.
Globalement, la vie à Belize est au moins 50 % moins chère qu’aux États-Unis, ce qui peut offrir un niveau de vie confortable pour un expatrié avec un budget inférieur à celui de son pays d’origine. Cependant, le pays reste l’un des plus onéreux d’Amérique centrale, avec des prix 30 à 60 % plus élevés que chez ses voisins comme le Guatemala ou le Honduras. Pour bien gérer son budget, il est essentiel de comprendre les postes de dépenses clés et les grands écarts de coût entre les différentes régions et styles de vie.
Comprendre le contexte économique et monétaire
Belize est un petit pays d’un peu plus de 400 000 habitants, avec une densité très faible (environ 19 habitants au km²). Le PIB par habitant tourne autour de 8 340 USD et le revenu mensuel net moyen dépasse légèrement 1 000 USD, alors que le revenu moyen d’un foyer bélizien de quatre personnes se situe aux environs de 700 USD par mois. Autrement dit, un couple d’expatriés qui arrive avec un budget mensuel de 1 500 à 2 000 USD vit déjà nettement au‑dessus de la moyenne locale.
Le dollar bélizien est indexé au dollar américain à un taux fixe de 2 BZD pour 1 USD.
Les expatriés doivent aussi composer avec une structure fiscale atypique : régime territorial (seuls les revenus de source bélizienne sont imposés), pas d’impôt sur les plus‑values ni sur les successions, et une TVA (GST) de 12,5 % sur la plupart des biens et services. En revanche, les droits d’importation peuvent grimper jusqu’à 80–100 % de la valeur des produits, surtout pour les biens de consommation importés. Cela pèse directement sur le coût de la vie dès qu’on s’éloigne des produits locaux.
Combien faut‑il réellement pour vivre à Belize ?
Les chiffres varient fortement selon le lieu, le mode de logement (propriétaire ou locataire), l’utilisation de la climatisation, la fréquence des sorties et le niveau de confort recherché. Mais plusieurs repères solides ressortent des études et témoignages d’expatriés.
Un couple peut vivre confortablement avec un budget mensuel compris entre 1 500 et 2 000 USD, en particulier s’il choisit une zone continentale comme le district de Cayo ou Corozal et qu’il adopte un mode de vie plutôt local (peu de sorties touristiques, achats de produits béliziens ou mexicains, climatisation modérée). Un célibataire peut survivre avec 1 000 USD, mais la plupart des expats considèrent 1 500 USD comme un minimum raisonnable pour ne pas se priver.
La moyenne des dépenses mensuelles relevée auprès de 97 expatriés au Belize est d’environ 5 161 BZD.
Pour mesurer ces écarts de style de vie, on peut comparer trois profils :
| Profil d’expatrié | Situation de logement | Localisation typique | Budget mensuel plausible (USD) |
|---|---|---|---|
| Retraité propriétaire, mode « local » | Maison payée, peu de sorties | Corozal, Cayo (San Ignacio) | ≈ 1 050 à 1 500 |
| Couple locataire, confort modéré | Location inland ou village côtier | Placencia village, Cayo | ≈ 1 500 à 2 500 |
| Couple locataire, zone touristique | Condo ou maison près de la plage | Ambergris Caye, Caye Caulker | ≈ 2 500 à 3 500+ |
Les témoignages concrets confirment ces ordres de grandeur. Un propriétaire vivant seul dans une maison avec piscine près de Corozal a ainsi détaillé 12 671 USD de dépenses de base sur une année entière, soit environ 1 056 USD par mois, sans alcool, avec très peu de restaurants, peu de trajets en voiture et sans assurance santé privée.
Logement : le poste qui fait exploser le budget… ou le calme
Le logement est la variable la plus déterminante du coût de la vie à Belize. Les écarts entre une maison basique à l’intérieur des terres et un condo de bord de mer dans un hotspot touristique peuvent être considérables.
À l’échelle du pays, environ 68 % des habitants sont propriétaires et seulement 22 % louent leur logement. Parmi les expatriés, la tendance est inverse : beaucoup arrivent en tant que locataires, au moins les premières années, avant d’envisager un achat.
Les loyers selon les zones et les types de biens
Les îles et stations balnéaires – Ambergris Caye, Placencia, Caye Caulker – concentrent l’essentiel de la population expatriée… et des loyers les plus élevés. Ambergris Caye est clairement la destination la plus chère, avec une proportion estimée de 90 % d’acheteurs étrangers sur le marché résidentiel.
Sur la base des données disponibles :
| Type de logement (location long terme) | Localisation | Loyer mensuel typique (USD) |
|---|---|---|
| Maison 2 chambres simple | San Ignacio (Cayo) | ≈ 600 |
| Maison basique sur le continent | Divers districts inland | 500–700 |
| Maison 2 chambres, Maya Beach (Placencia) | Côté mer, hors village central | 850 |
| Condo 1 chambre sur la côte (Placencia, Hopkins, Ambergris Caye) | Bord de mer | ≥ 1 200 |
| Appartement 2 chambres près de la plage (San Pedro, Placencia) | Zones très demandées | 1 200–1 500 |
| Unité en front de mer (San Pedro) | Première ligne mer | ≥ 2 000 |
| Studio meublé 45 m², quartier « normal » (estimation urbaine type) | Hors zones touristiques premium | ≈ 400 BZD (≈ 200 USD) |
| Studio meublé 45 m², quartier cher | Quartier « expat » ou business | ≈ 1 800 BZD (≈ 900 USD) |
Une enquête auprès d’expats donne une moyenne de 1 491,94 BZD de loyer mensuel, soit autour de 746 USD, avec de fortes disparités régionales : dans le district de Belize (Belize City et environs), la moyenne atteint près de 1 914 BZD, alors qu’elle tombe à environ 712 BZD dans le Cayo.
Pour les budgets les plus serrés, il est possible de trouver une location à Corozal pour environ 250 USD par mois, comme en témoignent certains expatriés ayant loué une petite maison à ce tarif. Cependant, ce type d’opportunité reste rare et son accès dépend largement de la constitution de réseaux de contacts locaux.
Acheter ou construire : un arbitrage à moyen terme
Belize autorise pleinement les étrangers à acheter, détenir et revendre de l’immobilier, y compris en bord de mer, sans restrictions particulières. La plupart des transactions se font en espèces, et les prix varient beaucoup selon la localisation.
En dehors des zones les plus chères, on trouve des maisons modernes entre 75 000 et 200 000 USD. Dans le district de Cayo, un pavillon de 2 ou 3 chambres avec jardin peut se négocier sous les 150 000 USD. Par ailleurs, le coût de construction, hors zones premium, se situe couramment entre 30 et 60 USD par pied carré.
Les îles, elles, ont vu les prix grimper rapidement. Sur Ambergris Caye, le prix moyen affiché pour un condo atteignait plus de 460 000 USD en 2024, et près de 940 000 USD pour une maison individuelle, avec des hausses annuelles de l’ordre de 9 à 14 % dans certains secteurs. Dans ces conditions, la décision d’acheter n’est plus qu’une question de budget mais aussi de stratégie patrimoniale.
À ces prix d’achat modestes comparés à l’Amérique du Nord s’ajoute un avantage puissant : la fiscalité foncière est extrêmement basse, souvent de 100 à 400 USD par an, et parfois calculée uniquement sur la valeur du terrain en zone rurale. Un propriétaire d’une maison avec terrain dans le Cayo a ainsi rapporté une taxe annuelle de… 5 USD. Le contraste est frappant pour un expatrié qui vient, par exemple, d’un État américain où une maison modeste peut générer 8 000 USD de taxe foncière par an.
Utilities : l’électricité chère, l’eau bon marché, Internet en progrès
Les dépenses de base – électricité, eau, gaz, télécoms – pèsent nettement moins qu’en Amérique du Nord, sauf dans un domaine : l’électricité.
Le tarif résidentiel tourne autour de 0,45 USD par kWh, soit un niveau élevé à l’échelle mondiale. Les montants de factures, eux, dépendent surtout de deux facteurs : la climatisation et l’utilisation de piscines (pompes).
Un couple dans une maison de deux chambres sans climatisation dépense généralement autour de 50 USD par mois. En ajoutant une clim dans deux chambres la nuit, la note grimpe fréquemment aux environs de 150 USD. Certains résidents de San Pedro qui font tourner la climatisation en continu durant la saison chaude voient leurs factures approcher 500 USD par mois.
Une enquête auprès d’expatriés au Belize révèle une facture moyenne de 335 BZD, mais avec des médianes et modes plus bas, indiquant une grande diversité de profils de consommation. Par exemple, un propriétaire d’une maison avec piscine à Corozal, qui utilise sa pompe 6 à 8 heures par jour, paie environ deux fois plus que lorsqu’il vivait sans piscine à San Pedro.
En revanche, l’eau de ville est peu chère. Une facture typique pour un couple se situe entre 20 et 50 USD par mois, avec un prix d’environ 0,01 USD le gallon dans les zones desservies par la compagnie nationale. À Placencia, le litre d’eau du robinet revient à environ 0,005 USD. Beaucoup de maisons sont aussi équipées de systèmes de récupération d’eau de pluie, ce qui limite encore la facture, surtout en dehors des villes.
Dépense annuelle en butane pour la cuisine d’un foyer à Corozal, soit environ 48 USD par mois.
Les télécommunications, longtemps point faible du pays, se sont nettement améliorées. On trouve des abonnements Internet de base (20 Mbps) autour de 25 USD par mois, des offres fibre plus rapides atteignant 80 à 100 USD. Dans une étude, le coût moyen constaté parmi les expats était d’environ 115 BZD mensuels pour Internet. Les forfaits mobiles restent abordables : un plan illimité voix/SMS avec 8 Go de données coûte aux alentours de 28 USD, et certaines personnes se contentent de recharges prépayées à quelques dollars par mois.
Un exemple concret de budget annuel montre une dépense moyenne mensuelle de 98,47 USD pour l’électricité, 56,25 USD pour Internet, 47,92 USD pour le gaz et 1,25 USD pour le téléphone mobile, soit environ 204 USD de « utilities » au total.
Se déplacer : voiture chère, bus très bon marché, golf-carts sur les îles
La géographie de Belize – routes limitées, nombreuses îles, longues distances sur certains axes – impose des choix clairs en matière de transport. Pour un expatrié, la voiture n’est pas toujours indispensable, mais elle change radicalement le budget.
L’essence oscille autour de 5 à 7 USD le gallon, soit deux fois, voire plus, le prix nord‑américain. Importer une voiture depuis l’étranger revient très cher, les droits de douane pouvant atteindre 75 % de la valeur, si bien qu’un marché parallèle de véhicules accidentés ou de récupération venus des États‑Unis s’est développé. L’assurance au tiers obligatoire tournera autour de 250 USD par an, la licence du véhicule 100 USD et le permis 30 USD par an.
Dépense mensuelle moyenne en BZD d’un propriétaire de voiture au Belize pour le carburant, l’entretien, l’assurance et l’immatriculation.
Pour ceux qui choisissent de vivre sans voiture, les bus publics – souvent d’anciens bus scolaires américains – constituent une solution extrêmement économique. Les trajets courts coûtent 1 à 3 USD, un trajet plus long (par exemple Belize City–San Ignacio) entre 4 et 6 USD, et les trajets les plus longs jusqu’à 15 USD. Un abonnement mensuel de transport a été chiffré autour de 21,20 BZD (un peu plus de 10 USD) dans certains relevés urbains.
Sur les îles comme Ambergris Caye ou Caye Caulker, les voitures sont rares. Les déplacements quotidiens se font principalement à pied, à vélo ou en golf‑cart. La location d’un golf‑cart coûte généralement entre 25 et 37,50 USD par jour. L’achat d’un véhicule neuf peut dépasser 20 000 USD (environ 6 500 USD pour un modèle d’occasion). Pour les taxis, reconnaissables à leurs plaques d’immatriculation vertes, sachez qu’ils ne sont pas équipés de compteur : il est donc essentiel de négocier et de convenir du prix de la course avant de monter à bord. Les tarifs en ville sont souvent compris entre 2,50 et 5 USD par trajet.
Pour rallier les îles, les water‑taxis sont incontournables : compter 17,50 à 22,50 USD l’aller simple entre Belize City et Caye Caulker ou San Pedro, avec de petites remises sur les billets aller‑retour. Les vols domestiques, opérés par deux compagnies principales, coûtent plus cher mais font gagner du temps : un aller‑retour Belize City–San Pedro se facture généralement entre 55 et 90 USD.
Se nourrir : local et frais, ou importé et cher
L’alimentation est un autre poste où les choix de consommation ont un impact énorme. D’une manière générale, la nourriture à Belize est plus chère que dans les pays voisins, mais reste plus abordable que dans de nombreuses destinations caribéennes. En revanche, si l’on s’entête à retrouver ses marques préférées d’Amérique du Nord, la note grimpe vite.
C’est le budget mensuel moyen pour l’alimentation, les produits ménagers, l’hygiène et les fournitures pour animaux d’un expatrié vivant seul au Belize.
Les marchés et les épiceries locales permettent de limiter la facture. À San Ignacio, par exemple, on trouve du riz blanc à 0,50 USD la livre, de la farine à 0,60 USD, un poulet entier à 1,25 USD la livre, du pain entre 1,50 et 2,50 USD la miche, des bananes (7 pièces) à 0,50 USD, des œufs à 4,50 USD le plateau et du poisson (filets de vivaneau ou de mérou) à 8 USD la livre. Le kilo de tomates se situe autour de 3,33 BZD, celui de pommes à 12 BZD, les pommes de terre à 10 BZD, une bière locale en supermarché à 4 BZD et une bonne bouteille de vin à 22 BZD.
Sur les îles, on observe une surtaxe de 20 à 30 % sur de nombreux produits de base à cause du transport. Dans les supermarchés axés sur la clientèle étrangère, les marques nord‑américaines sont nettement plus chères, leur prix intégrant droits de douane et frais logistiques.
| Produit de base (San Ignacio / données moyennes) | Prix indicatif (USD) |
|---|---|
| Riz blanc (1 lb) | 0,50 |
| Poulet entier (1 lb) | 1,25 |
| Pain blanc (miche) | 1,50 |
| Pain de blé (miche) | 2,50 |
| Lait (1 gallon) | 3,50 |
| Œufs (plateau) | 4,50 |
| Bananes (7 pièces) | 0,50 |
| Filets de poisson (1 lb) | 8,00 |
Les repas au restaurant reflètent ces mêmes contrastes. Dans un quartier d’affaires, un déjeuner simple ou un menu de fast‑food tourne autour de 12 BZD (≈ 6 USD). Dans un restaurant local, un dîner revient fréquemment à 15–25 USD par personne. Les stands de bord de route, qui servent souvent le plat national – poulet mijoté, riz et haricots – proposent des assiettes à 6–8 USD, voire 6–10 USD pour de la vente à emporter.
Dans les zones touristiques comme Ambergris Caye et certaines parties de Placencia, les prix des restaurants et des boissons peuvent atteindre des niveaux comparables à ceux des États-Unis. Par exemple, un burger peut coûter 15 USD, un plat de crevettes 20 USD et des ribs 25 USD. Pour les boissons, la bière locale Belikin se vend entre 2,50 et 4 USD dans un bar de quartier, mais son prix peut monter jusqu’à 5-9 USD dans les établissements touristiques. Une bouteille de vin de milieu de gamme se trouve généralement autour de 14-15 USD.
Une estimation de « panier » alimentaire pour une personne suggère qu’il faut prévoir au minimum environ 9,50 USD par jour, ou 296 USD par mois, pour couvrir des besoins en nourriture de base en mangeant principalement à domicile.
Santé : soins abordables, mais système perfectible
Le système de santé bélizien combine un secteur public, supervisé par le ministère de la Santé, et un secteur privé concentré dans les villes. Les hôpitaux et cliniques publics sont souvent sous‑dotés, avec des délais d’attente longs et un niveau de soins jugé basique, surtout hors de Belize City. Les cliniques privées offrent une qualité supérieure, mais restent en deçà des standards nord‑américains pour les soins les plus complexes.
Pour un expatrié, les soins médicaux courants restent étonnamment abordables. Une consultation générale coûte entre 10 et 25 USD dans le public, et entre 25 et 80 USD dans le privé. Soigner une infection bactérienne comme la Salmonella, incluant visite, examens et médicaments, peut revenir à moins de 35 USD. Les soins dentaires sont également compétitifs, avec un détartrage autour de 30 USD et des extractions bien moins chères qu’aux États‑Unis.
En revanche, les analyses plus pointues et les interventions lourdes sont vite plus coûteuses : environ 200 USD pour certains examens de laboratoire avancés, jusqu’à 2 500 USD pour une opération de la hernie, voire 2 500 USD par œil pour une chirurgie de la cataracte. Un séjour en clinique privée peut coûter près de 200 USD par jour. L’évacuation médicale vers le Mexique ou les États‑Unis, en cas d’urgence grave, se chiffre facilement à 15 000 USD ou plus.
Dépenses médicales annuelles en dollars d’une expatriée vivant seule à Corozal, incluant le suivi de problèmes chroniques et des soins ponctuels.
Les enquêtes chiffrées présentent une grande variabilité, avec des dépenses moyennes de santé d’environ 198 BZD mensuels pour une personne seule, mais beaucoup plus élevées pour certains couples ou foyers avec problèmes de santé chroniques. Dans tous les cas, il est conseillé de souscrire une assurance internationale, surtout pour les plus de 60 ans ou les personnes présentant des pathologies lourdes, même si certains retraités préfèrent « s’auto‑assurer » en raison du coût modéré des soins courants à Belize et dans les pays voisins comme le Mexique.
Autres dépenses du quotidien : services, loisirs, éducation
La vie quotidienne à Belize comporte un certain nombre de frais récurrents souvent sous‑estimés avant le départ, mais qui restent, pour un expatrié venu de pays développés, plutôt modérés.
Dépense annuelle pour l’entretien d’une piscine et d’un grand jardin près de Corozal, soit environ 139 USD par mois.
Les petits plaisirs urbains restent abordables : un billet de cinéma coûte environ 9 à 10 USD, un abonnement mensuel à une salle de sport dans un quartier d’affaires environ 60 BZD, soit 30 USD, une coupe de cheveux « simple » peut se négocier autour de 5,20 USD, et une coupe masculine standard en zone expatriée environ 20 BZD (10 USD). Un cappuccino dans un café apprécié des expats tourne autour de 8 BZD, une bière de 0,5 L dans un pub de quartier autour de 2,50 BZD (1,25 USD), un cocktail en centre‑ville environ 4 BZD (2 USD).
Coût mensuel moyen en BZD de la scolarité pour les enfants d’expatriés au Belize, selon une enquête.
Résidence, visas et fiscalité : des coûts administratifs à intégrer
S’installer durablement à Belize implique de choisir un statut migratoire : prolonger son visa touristique, demander la résidence permanente, ou entrer dans un programme dédié comme le Qualified Retirement Program (QRP) ou un dispositif pour investisseurs ou nomades numériques.
Le visa touriste nécessite un renouvellement mensuel à 100 USD par personne, soit 1 200 USD par an pour un couple. La résidence permanente, accessible après un an de présence quasi continue (max. 14 jours d’absence), est plus avantageuse sur la durée. Ses frais administratifs varient de 1 000 à 6 000 BZD selon la nationalité, avec des délais de traitement pouvant aller jusqu’à un an.
Pour les retraités étrangers, le QRP est souvent mis en avant. Il s’adresse aux personnes d’au moins 40–45 ans (selon les sources), capables de prouver un revenu de 2 000 USD par mois (24 000 USD par an) provenant de l’étranger. Les frais de dossier et de traitement avoisinent 1 350 USD, auxquels s’ajoutent 750 USD par personne à charge et 200 USD pour chaque carte d’identification, plus une petite redevance annuelle (25 USD). En échange, les bénéficiaires obtiennent une exonération totale d’impôt sur les revenus de source étrangère, les plus‑values et les successions, ainsi que la possibilité d’importer en franchise de droits un véhicule, un bateau, un avion léger et jusqu’à 15 000 USD de biens ménagers.
Ces avantages permettent de réduire fortement le coût initial d’installation, car les droits d’importation sur les véhicules et de nombreux biens de consommation peuvent atteindre 80–100 % de la valeur. Ils sont conditionnés à un capital de départ et au respect de contraintes comme l’impossibilité de travailler localement et l’obligation de séjourner un nombre minimum de jours par an dans le pays.
Vivre selon les régions : îles chères, intérieur plus abordable
Au‑delà des chiffres globaux, l’expérience quotidienne d’un expatrié à Belize dépend beaucoup de la région où il s’installe.
Ambergris Caye, avec San Pedro comme centre névralgique, est la destination la plus prisée – et la plus chère. Les loyers y sont les plus élevés, les biens immobiliers largement détenus par des étrangers, et les prix alimentaires majorés par rapport au continent. Caye Caulker est un peu moins coûteuse (15 à 25 % moins cher sur l’hébergement et la restauration), mais reste plus chère que la plupart des villes continentales. Placencia, station balnéaire au sud, combine plages de carte postale et tarifs touristiques, même si le village lui‑même peut offrir des options plus raisonnables que certaines zones de resorts.
Dans les régions comme Corozal ou le district de Cayo, proches de la frontière mexicaine, le coût de la vie est significativement plus bas. Les loyers y sont moins chers, les produits mexicains sont accessibles à prix attractifs, et l’ambiance y est décrite comme plus authentiquement bélizienne. Un expatrié résidant à Corozal a démontré qu’avec une maison déjà payée, une voiture peu utilisée et un mode de vie simple, il est possible de vivre avec un budget d’environ 1 050 USD par mois, incluant même l’entretien d’une piscine.
Les frais annuels de propriété, déjà faibles à l’échelle du pays, y sont parfois presque symboliques. Dans certaines communes rurales, la taxe ne porte que sur le terrain et non sur les bâtiments, ce qui explique des cas extrêmes comme une maison avec terrain taxée 5 USD par an.
Comparaisons internationales : moins cher que les États‑Unis, plus cher que les voisins
Pour un expatrié américain ou canadien, la question n’est pas seulement « combien coûte la vie à Belize ? », mais « combien y gagne‑t‑on par rapport à mon pays d’origine ? ». Les comparaisons disponibles sont éclairantes.
Les prix à la consommation, logement compris, à New York City seraient environ 150 % plus élevés qu’à Belize City. La nourriture y coûterait 90 % de plus, les utilities presque deux fois plus cher. Vivre à Belize reviendrait donc, globalement, 50 % moins cher que dans une grande métropole américaine de ce type, en particulier pour le logement et certains services.
En comparaison avec ses voisins d’Amérique centrale, Belize est considéré comme le pays le plus cher pour les voyageurs. Son niveau de prix est 30 à 60 % supérieur à celui du Guatemala, du Honduras ou du Salvador, et peut être comparable à certaines régions du Mexique, sans toutefois offrir la même infrastructure ou diversité. Cet écart s’explique en partie par ses atouts : l’anglais comme langue officielle, une stabilité monétaire et un cadre juridique de type common law.
Construire son budget : postes à surveiller et marges de manœuvre
Pour un futur expatrié, la clé est de comprendre sur quels leviers jouer pour ajuster son niveau de vie à ses ressources. Trois grands postes concentrent la majorité des dépenses : logement, transport et alimentation. Viennent ensuite les utilities, la santé et éventuellement la scolarité des enfants.
Les exemples chiffrés suggèrent que :
Principaux postes de dépenses pour un couple vivant en zone touristique, avec des fourchettes de budget mensuel.
Peut représenter de 25 à plus de 50 % du budget, selon le statut de propriétaire ou locataire.
Entre 300 et 700 USD par mois pour un couple, sensible au prix des produits importés.
Les coûts augmentent rapidement avec une utilisation intensive de la climatisation ou la possession d’une piscine.
Poste significatif, surtout avec une utilisation fréquente, dû au prix du carburant et des pièces importées.
Les marges de manœuvre sont réelles : renoncer à la climatisation permanente peut faire gagner 100–300 USD par mois, acheter une maison modeste dans le Cayo plutôt qu’un condo sur Ambergris Caye peut réduire de plusieurs centaines de dollars le coût mensuel global (loyer ou remboursement, plus charges). Choisir des restaurants locaux plutôt que des établissements orientés touristes, privilégier les produits béliziens ou mexicains plutôt que les marques nord‑américaines, et se déplacer en bus ou à vélo plutôt qu’en voiture, permet de rester dans la fourchette basse des budgets constatés.
À l’inverse, si l’on souhaite avoir la plage à quelques mètres de sa porte, la climatisation dans toutes les pièces, des sorties régulières dans les bars et restaurants fréquentés par les expatriés, des activités payantes (comme la plongée, les excursions ou les tours organisés) et importer de nombreux biens de consommation, le budget mensuel peut rapidement se rapprocher de celui d’une grande ville nord-américaine.
En résumé : un coût de la vie modulable, mais rarement « bradé »
Belize offre une combinaison relativement rare : pays anglophone, fiscalité douce, climat tropical, proximité des États‑Unis et d’un grand voisin comme le Mexique, et possibilité pour les étrangers d’acheter librement de l’immobilier. Ce cocktail en fait une destination attractive pour de nombreux expatriés, mais pas nécessairement une « aubaine » financière si l’on la compare à d’autres pays de la région.
C’est le budget mensuel en USD permettant à un couple d’expatrié de vivre confortablement au Belize, surtout en étant propriétaire ou en résidant hors des zones touristiques.
Le coût de la vie à Belize n’est donc ni dérisoire ni prohibitif. Il est ajustable, à condition de bien comprendre ce qui se cache derrière les moyennes : un pays où l’on peut, si l’on accepte de vivre « à la bélizienne », réduire de moitié son budget par rapport à une grande ville américaine, mais où la tentation de recréer un style de vie nord‑américain, surtout sur les îles, ramène très vite les dépenses à des niveaux familiers. Pour un expatrié bien informé, la différence se joue précisément là.
Un retraité de 62 ans, doté d’un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour réduire sa pression fiscale et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien avec la France. Budget : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, relocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après étude de plusieurs destinations (Portugal, Panama, Costa Rica, Belize), la stratégie retenue a été de cibler Belize pour sa fiscalité territoriale (exonération des revenus de source étrangère), l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie plus faible qu’en France et l’usage courant de l’anglais. La mission a compris : audit fiscal pré-expatriation (exit tax, conventions fiscales FR–Belize), obtention du statut de résident retraité qualifié, choix et achat de résidence principale, transfert de la résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (séjour >183 jours hors de France, centre des intérêts économiques déplacé), mise en relation avec un réseau local (avocats, immigration, agents immobiliers) et intégration patrimoniale globale.
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