Les soins de santé pour les expatriés à Antigua-et-Barbuda

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer sous les tropiques ne signifie pas faire une croix sur des soins médicaux sérieux. À bien des égards, le système de santé d’Antigua-et-Barbuda est considéré comme solide pour la région caraïbe, avec un hôpital principal moderne, un réseau dense de cliniques publiques et une offre privée en croissance. Pour un expatrié, la question n’est pourtant pas “y a‑t‑il des médecins ?”, mais plutôt “comment m’organiser pour être bien pris en charge, sans mauvaises surprises financières ni logistiques ?”.

Bon à savoir :

Le système de santé comprend un secteur public et un secteur privé. Il est essentiel de souscrire une assurance santé adaptée, de connaître les infrastructures médicales disponibles et les risques sanitaires locaux, et de savoir comment gérer les urgences et préparer son installation sur place.

Comprendre le système de santé d’Antigua-et-Barbuda

Le système de santé du pays est petit à l’échelle mondiale, mais relativement bien structuré pour un État de 90 000 habitants. Il repose sur trois niveaux : soins primaires (cliniques communautaires et généralistes), soins secondaires (consultations spécialisées) et soins hospitaliers.

La grande majorité de l’offre est publique et financée par l’État, via le ministère de la Santé, du Bien-être et de l’Environnement, avec un financement assuré par le ministère des Finances. Environ 3 % du PIB national sont consacrés à la santé et les dépenses publiques de santé représentent plus de 12 % des dépenses publiques totales selon l’OMS.

Attention :

Les autorités nationales déploient une politique active structurée autour de plusieurs plans (santé, MNT, santé mentale, vieillissement, sécurité alimentaire, tabac), soutenue par l’OPS/OMS dont la stratégie de coopération vise l’universalisation des soins, la lutte contre les maladies non transmissibles et l’intégration de la santé mentale dans les soins primaires.

Pour un expatrié, cela se traduit par une base de système organisée, mais avec des limites : faible taille, capacités spécialisées restreintes, et nécessité fréquente d’évacuation pour certains cas complexes.

Sir Lester Bird Medical Centre : le pilier hospitalier du pays

Au cœur du dispositif se trouve le Sir Lester Bird Medical Centre, anciennement Mount St. John’s Medical Centre, situé à St. John’s. Cet hôpital universitaire de 185 lits est souvent présenté comme l’un des établissements les plus modernes et technologiquement avancés de la Caraïbe orientale, accrédité par la Caribbean Medical Council Association.

Il offre un large éventail de services :

Services Médicaux

Découvrez l’ensemble des services spécialisés offerts par notre établissement pour une prise en charge complète et adaptée à chaque patient.

Urgences

Service d’urgences (casualty) pour une prise en charge immédiate des situations critiques.

Réanimation et Soins Intensifs

Unités dédiées à la surveillance et au traitement des patients en état grave.

Maternité et Soins Prénataux

Accompagnement complet pour la grossesse, l’accouchement et le suivi postnatal.

Pédiatrie et Néonatalogie

Soins spécialisés pour les enfants et unité dédiée aux grands prématurés.

Chirurgie

Bloc opératoire pour interventions chirurgicales, y compris la chirurgie reconstructrice.

Imagerie Médicale

Radiologie numérique, échographie et électrocardiogrammes pour un diagnostic précis.

Laboratoire et Banque du Sang

Analyses biologiques et stock de produits sanguins sécurisés.

Néphrologie et Dialyse

Diagnostic et traitement des maladies rénales, incluant les séances de dialyse.

Oncologie

Prise en charge et traitement spécialisé des patients atteints de cancer.

Physiothérapie et Réadaptation

Programmes de rééducation pour retrouver mobilité et autonomie après un traumatisme ou une maladie.

Promotion de la Santé

Programmes de prévention et d’éducation, notamment pour le diabète et l’hypertension.

Le site emploie plus de 600 personnes, dont plus de 200 professionnels de santé. Pour un expatrié, c’est le principal lieu vers lequel convergent les cas graves, les accouchements et une grande partie des soins spécialisés.

Un petit établissement associé de 8 lits est implanté sur l’île sœur Barbuda, offrant des soins de base et servant de relais vers l’hôpital principal en cas de besoin d’évacuation vers Antigua.

Détails pratiques utiles pour les expatriés

ÉtablissementLocalisationCapacité / RôleContact principal
Sir Lester Bird Medical CentreMichael’s Mount, Queen Elizabeth Hwy, St. John’sHôpital public de référence, 185 lits+1 (268) 484‑2700
Extension BarbudaBarbudaPetite structure, 8 litsVia Sir Lester Bird MC
Fiennes InstituteQueen Elizabeth Highway, St. John’sÉtablissement gériatrique, 100 lits, 6 services+1 (268) 562‑9420
Adelin Medical Centre (privé)Fort Rd, St. John’sHôpital privé 24h/24+1 (268) 462‑0866

La plupart des expatriés basés à Antigua se tournent vers Sir Lester Bird Medical Centre pour les urgences ou certains diagnostics lourds, tout en s’appuyant sur le secteur privé pour le suivi courant et les consultations spécialisées à court délai.

Un réseau dense de cliniques publiques et de polycliniques

L’un des atouts d’Antigua-et-Barbuda est son maillage de soins de premier recours. Le pays est divisé en six districts médicaux, chacun placé sous la responsabilité d’un médecin de district. On compte environ 25 centres de santé publics sur le territoire, localisés à moins de trois kilomètres de chaque grand village ou agglomération.

Deux polycliniques récentes, construites avec l’appui de la coopération chinoise, incarnent cette montée en gamme de la médecine de proximité :

Villa Polyclinic (structure à deux niveaux)

Glanvilles Polyclinic (plain-pied)

Exemple :

Ces établissements offrent, dans un même lieu, des consultations de médecine générale, de soins infirmiers, de dentisterie, d’ophtalmologie, de physiothérapie, un service de radiologie, un laboratoire, une pharmacie, ainsi que des salles de conférence ou d’éducation sanitaire. Des services spécialisés, comme la chirurgie orale ou la consultation de stomatologie, y sont programmés à des horaires précis (par exemple, chirurgie orale le jeudi matin, consultations enfants et adultes échelonnées du lundi au vendredi).

D’autres centres communautaires plus complets, comme ceux de St. John’s et St. Philip, intègrent en plus des services de psychiatrie, de santé environnementale, de nutrition, de rééducation, une zone d’observation, un parking pour ambulance, et même parfois des infrastructures sociales (salles de lecture, auditorium, équipements sportifs).

Pour un expatrié, ces structures constituent une ressource intéressante pour les soins de premier recours, les vaccins ou le suivi de maladies chroniques, à condition d’être éligible au système public ou de s’acquitter de petits frais.

Public vs privé : comment les expatriés utilisent le système

Dans la pratique, la plupart des étrangers non résidents ou nouvellement installés ne bénéficient pas d’emblée de la gratuité des soins publics. Le dispositif central, le Medical Benefits Scheme (MBS), est avant tout destiné aux résidents légaux, travailleurs, pensionnés, étudiants et à leurs ayants droit.

Le Medical Benefits Scheme en bref

Le MBS est un mécanisme de couverture quasi universelle pour la population locale. Il est financé par une taxe sur les salaires : 7 % du salaire brut, partagée à 3,5 % entre employé et employeur. Après 26 semaines de cotisations, les assurés ont accès à :

Consultations de médecine générale

Hospitalisations

Soins d’urgence

Maternité

Vaccinations et prévention

Soins dentaires de base

Médicaments remboursés via le National Drug Formulary (380 molécules disponibles)

Bon à savoir :

Les maladies chroniques non transmissibles (diabète, maladies cardiovasculaires, cancers, pathologies respiratoires chroniques) font l’objet d’une attention particulière. Cette prise en charge inclut la fourniture gratuite de médicaments et de consommables, ainsi que la mise en place de programmes de prévention, y compris pour les enfants.

Pour un expatrié qui obtient un statut de résident et qui travaille localement, il est possible de s’enregistrer au MBS dès lors qu’il remplit les conditions (titre de séjour, carte de sécurité sociale, preuve de résidence, etc.). La démarche aboutit à une carte intelligente avec photo, utilisée dans les structures publiques.

Ce que voient la plupart des expatriés : le secteur privé

La majorité des expatriés, surtout au début de leur séjour ou lorsqu’ils résident à mi‑temps, fréquentent principalement : les expatriés, les événements sociaux et les services locaux.

Les cliniques privées (Joseph John’s Medical Centre, Winter’s Medical Centre, Island Health and Wellness Center, Urgent Care, Bowen Medical…)

Les cabinets de spécialistes à St. John’s (cardiologues, urologues, dermatologues, ophtalmologues, orthopédistes, pédiatres, dentistes, etc.)

– Les services privés au sein d’hôpitaux comme Adelin Medical Centre

Le profil type est le suivant : recours au public pour les urgences majeures si nécessaire, mais préférence pour le privé pour obtenir un rendez-vous rapide, des créneaux plus flexibles et parfois un environnement plus confortable.

En termes de coûts, une consultation dans le public, pour un non affilié, reste généralement modeste (souvent moins de 25 USD pour une visite de base), mais les expatriés se tournent souvent vers le privé, où les consultations varient plutôt entre 50 et 150 USD pour un généraliste ou un spécialiste. Les actes dentaires de routine, comme un détartrage, peuvent débuter autour de 55 USD, tandis que les interventions plus lourdes ou la chirurgie endoscopique seront beaucoup plus coûteuses.

Comparaison simplifiée pour un expatrié

Type de servicePublic (sans MBS)Privé
Consultation de baseTarif modeste (< 25 USD env.)50–150 USD selon spécialité
Délai moyen pour un généralisteCourt à modéré, selon la cliniqueCourt, souvent rendez-vous sous quelques jours
Urgences vitalesAccessibles à tous, gratuitesPossibles mais souvent sur paiement ou assurance
Soins spécialisés pointusDisponibles mais limitésPlus large choix à St. John’s, mais reste limité
Confort / temps d’attenteVariable, files possiblesEn général plus rapide et confortable
Facturation / paiementFrais modérés, parfois subventionnésPré-paiement fréquent, assurance à vérifier

Les professionnels de santé et les spécialistes

Pour un pays de cette taille, Antigua-et-Barbuda dispose d’un panel non négligeable de généralistes et de spécialistes, particulièrement concentrés à St. John’s. On y trouve des médecins dans presque tous les grands domaines : cardiologie (Dr Georgette Meade), urologie (Dr Dwayne Thwaites), orthopédie (Dr K.K. Singh), dermatologie (Dr Ronnie Cooper), ORL et chirurgie tête et cou (Dr George Roberts), gynécologie-obstétrique (Dr Dane Abbott, Dr Gwendolyn Fevrier-Roberts), pédiatrie (Dr Linda Roberts), ophtalmologie (Dr Alvin Edwards, Dr Ian Waywyn), chirurgie générale (Dr Steve Richards), médecine de famille (Dr Leslie Walwyn), et bien d’autres.

Bon à savoir :

L’hôpital principal couvre un large éventail de disciplines, incluant notamment l’anesthésie, la médecine d’urgence, la gynécologie, la pédiatrie, la radiologie, la pathologie, la santé publique et la chirurgie.

Côté dentaire, plusieurs praticiens bien implantés sont recensés à St. John’s et dans des centres comme Woods Centre ou Village Walk. La dentisterie privée est largement utilisée par les expatriés, en complément du service public qui offre surtout prévention et soins d’urgence pour les enfants de 0 à 16 ans, les plus de 65 ans et quelques actes d’urgence pour le reste de la population.

Pharmacies et accès aux médicaments

Une fois installé, l’expatrié se rend vite compte que les pharmacies – appelées aussi “drugstores” – sont nombreuses, surtout à St. John’s et dans les zones touristiques comme Jolly Harbour, Nelson’s Dockyard ou Cedar Grove.

La majorité ouvrent du lundi au samedi, en général de 8 ou 9 h à 17 ou 21 h, avec un système de rotation pour les soirées et jours fériés. Ceco Pharmacy, au centre de St. John’s, est un point clé : elle fonctionne 24h/24 et 7j/7, un repère précieux en cas de besoin nocturne de médicaments.

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L’officine intégrée au supermarché Epicurean sur Friar’s Hill Road ferme à 22h, offrant une amplitude horaire exceptionnelle.

Le système public dispose en parallèle d’un réseau de pharmacies dans les structures de santé, y compris à Barbuda et dans les nouvelles polycliniques de Glanvilles et Villa. L’accès à ces pharmacies se fait souvent moyennant un faible droit administratif et en bénéficiant du National Drug Formulary, qui garantit la disponibilité d’environ 380 types de médicaments, notamment pour les maladies chroniques.

Astuce :

Pour un expatrié, plusieurs précautions restent incontournables : il est crucial de bien préparer son départ, de s’informer sur le pays d’accueil (culture, lois, coût de la vie), de sécuriser ses documents administratifs (passeport, visa, permis de travail), de souscrire une assurance santé internationale adaptée, et d’anticiper la gestion de ses finances et impôts dans les deux pays.

Venir avec une provision suffisante de médicaments personnels, dans leurs boîtes d’origine avec étiquettes.

Emporter une ordonnance détaillée mentionnant les DCI (noms génériques) plutôt que les seules marques, qui peuvent différer.

– Avoir une lettre, datée et signée, de son médecin traitant décrivant le problème de santé et la liste des traitements.

En cas de rupture de stock d’une marque donnée, les pharmaciens locaux sont en général capables de proposer un équivalent.

Urgences médicales, secours et évacuations

Les numéros d’urgence principaux sont le 911 et le 999, qui centralisent les demandes pour la police, les pompiers et les ambulances. L’Antigua Barbuda Emergency Medical Services (ABEMS) est le service officiel de prise en charge préhospitalière. Il fournit :

Stabilisation sur place

Transport en ambulance vers l’hôpital

Formations (secourisme, premiers secours, cours EMT de base)

L’ABEMS peut aussi être appelé directement au +1 (268) 562‑2434 ou au +1 (268) 462‑0251 pour une ambulance. Un point important pour les expatriés habitant en zones plus rurales : le service est disponible 24h/24, mais les délais peuvent être plus longs qu’en centre urbain.

Bon à savoir :

En mer, l’organisme ABSAR (Antigua Barbuda Search & Rescue) est responsable des missions de recherche et sauvetage, de la lutte contre les incendies et des urgences médicales pour la communauté nautique. Il dispose d’un poste de soins au Falmouth Harbour (sous l’Antigua Yacht Club Marina Resort), d’un bateau semi-rigide et d’ambulances terrestres. Le numéro d’urgence à retenir pour les plaisanciers est le +1 (268) 562‑1234.

Hyperbare et plongée : un maillon faible

Un point de vigilance majeur pour les amateurs de plongée : il n’y a pas de caisson hyperbare opérationnel sur l’île. Un équipement a été donné par une fondation en 2018, mais il n’est pas fonctionnel. En cas d’accident de décompression, l’évacuation doit se faire vers Saba ou la Guadeloupe. Cela suppose :

Une assurance couvrant spécifiquement la plongée et l’évacuation hyperbare

Une bonne organisation avec son club de plongée et son assureur

La conscience que les délais et les coûts peuvent être significatifs

Assurance santé : un pilier incontournable pour les expatriés

Même si les soins publics sont gratuits ou très peu coûteux pour les résidents affiliés au MBS, les expatriés ne peuvent pas compter sur ce filet de sécurité tant qu’ils ne remplissent pas toutes les conditions administratives. Par ailleurs, certaines prises en charge (comme une évacuation vers un autre pays ou un traitement très spécialisé) ne relèvent pas du champ habituel du système local.

La recommandation est donc claire : souscrire une assurance santé internationale avec couverture d’évacuation médicale avant même son arrivée.

Types de couverture possibles

On distingue globalement trois grandes familles de produits :

Type d’assuranceProfil d’usageLimites principales
Assurance voyageTouristes, séjours courtsNe couvre que l’urgence, durée limitée, pas de suivi long terme
Assurance localeRésidents, parfois via banques ou assureurs locauxRéseau et plafonds souvent restreints, peu de couverture internationale
Assurance santé internationale (expat)Expatriés moyen/long terme, retraitésPrime plus élevée mais couverture mondiale, évacuation incluse, soins courants et chroniques

Les grandes compagnies internationales présentes sur le marché des expats incluent notamment Allianz Care, Cigna Global, Bupa Global, AXA, April International, IMG, MSH International, William Russell, etc. Côté régional, Sagicor Life et Nagico Insurances sont souvent cités, de même que certaines banques qui proposent des couvertures santé.

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C’est le coût mensuel en dollars d’un contrat d’assurance santé complet Allianz Care pour un Américain de 65 ans.

Ce qu’un expatrié devrait vérifier dans son contrat

Dans le contexte d’Antigua-et-Barbuda, plusieurs points sont particulièrement sensibles :

Bon à savoir :

Une bonne couverture santé pour Antigua doit inclure : l’évacuation médicale (coûts élevés, de 25 000 à 100 000 USD), les soins à l’hôpital local Sir Lester Bird et dans des établissements de référence régionaux, ainsi que les consultations spécialisées, l’imagerie et les médicaments. Elle doit offrir de la flexibilité pour une double résidence et préciser les modalités de paiement (tiers payant ou remboursement sur facture).

De nombreux courtiers spécialisés dans l’expatriation (Pacific Prime, Expat Financial, HealthForExpats, Moncey Assurances) peuvent aider à comparer des milliers d’options et à sélectionner une couverture adaptée au profil et au budget.

Principaux risques sanitaires et épidémiologiques

Pour un expatrié habitué aux standards d’Europe ou d’Amérique du Nord, Antigua-et-Barbuda ne présente pas un profil sanitaire alarmant, mais certains risques spécifiques sont à intégrer dans sa routine et son assurance.

Maladies non transmissibles : le poids du mode de vie

Le pays est confronté, comme beaucoup de voisins caraïbes, à une épidémie de maladies non transmissibles (MNT) :

Diabète : autour de 12–13 % de la population adulte

Hypertension : environ un tiers des adultes

Obésité : taux élevés, avec plus de 60 % de surpoids et obésité selon certaines sources

Ces pathologies sont une priorité nationale, avec un département dédié aux MNT, coordonné par des spécialistes et soutenu par des programmes de dépistage et de suivi dans les cliniques de proximité. Pour un expatrié déjà diabétique ou hypertendu, il est possible de mettre en place un suivi local, à condition de vérifier la disponibilité des médicaments spécifiques et la compatibilité avec ses traitements habituels.

Maladies infectieuses et vectorielles

Même si les grandes endémies sont relativement bien contrôlées (tuberculose et VIH touchent chacune moins de 1 % de la population), certains risques subsistent :

Attention :

La dengue est endémique toute l’année dans la région. Pour le Zika, Antigua-et-Barbuda est classée zone à risque, nécessitant une évaluation sérieuse du voyage pour les femmes enceintes. Des cas de chikungunya sont confirmés. Bien qu’il n’y ait pas de transmission locale significative de paludisme ou de fièvre jaune, un certificat de vaccination contre la fièvre jaune est requis pour les voyageurs en provenance de pays à risque.

Les recommandations pour les expatriés se concentrent sur la prévention des piqûres de moustiques : répulsifs (DEET, picaridine), vêtements couvrants le soir, moustiquaires, climatisation, suppression des eaux stagnantes autour du domicile.

Santé maternelle, infantile et vaccination

Les indicateurs de base – mortalité maternelle, néonatale ou des moins de cinq ans – sont globalement corrects pour un petit État insulaire : mortalité des moins de 5 ans autour de 7 pour 1 000 naissances, mortalité néonatale de 5 pour 1 000, ratio de mortalité maternelle avoisinant 59,3 pour 100 000 naissances vivantes.

La couverture vaccinale est très élevée, avec presque 100 % de vaccination pour les maladies évitables du calendrier de base. Les recommandations pour les voyageurs et expatriés incluent en général :

Bon à savoir :

Avant de voyager, il est essentiel de vérifier que vos vaccins de routine (comme DTaP/Tdap, ROR, polio, hépatite B) sont à jour. Les vaccins contre l’hépatite A et la typhoïde sont fortement recommandés pour de nombreuses destinations. En fonction de vos activités sur place, des vaccins supplémentaires peuvent être nécessaires, par exemple contre la rage si vous prévoyez des activités en pleine nature ou des contacts avec des animaux.

Il est conseillé de consulter un médecin 4 à 6 semaines avant le départ pour ajuster ce calendrier.

Environnement, climat et catastrophes naturelles

Le pays se situe en zone cyclonique, avec environ 33 % de probabilité d’être touché par un ouragan une année donnée. Des événements majeurs comme Hugo (1989) ou Irma (2017) ont causé des dégâts considérables, Irma ayant même entraîné l’évacuation complète de Barbuda vers Antigua.

Pour un expatrié, cela signifie : s’adapter à une nouvelle culture, souvent éloignée de ses habitudes familiales et de ses repères sociaux. Cela implique une compréhension et une acceptation des différences, que ce soit au niveau de la langue, des coutumes, ou des modes de fonctionnement au travail. L’expatriation peut offrir des opportunités d’évolution professionnelle, mais peut également engendrer des défis, notamment le sentiment d’isolement, la nostalgie du pays d’origine, et des difficultés d’intégration.

– Prévoir un plan d’urgence (logement résistant, trousse de premiers secours, eau, nourriture, médicaments en réserve).

– Vérifier que son assurance couvre les dégâts liés aux catastrophes naturelles et les éventuelles évacuations.

– Tenir compte de la saison cyclonique (généralement de juin à novembre) dans ses déplacements.

Les autres risques environnementaux à ne pas sous-estimer sont plus classiques sous les tropiques : insolation, déshydratation, coups de soleil, risques en mer (courants, méduses, oursins), et, plus rarement, leptospirose via les eaux contaminées.

Mise en pratique : conseils pour bien se préparer comme expatrié

Au-delà des infrastructures et des statistiques, la question clé est : que doit faire concrètement un expatrié pour se sentir en sécurité sur le plan médical à Antigua-et-Barbuda ?

1. Avant le départ Faire un point avec son médecin traitant sur ses antécédents, ses traitements, ses vaccins. Demander une lettre médicale en anglais, signée et datée, listant les pathologies et les médicaments par DCI. Prévoir au moins quelques mois de stock de traitements essentiels.

– 2. Choisir une assurance adaptée Opter pour une police d’assurance internationale couvrant au minimum :

– hospitalisation,

– soins ambulatoires,

– médicaments,

– évacuation et rapatriation,

– éventuellement dentaire, optique, maternité si pertinent.

Vérifier la zone de couverture (Antigua-et-Barbuda est généralement dans une zone caraïbe / Monde hors USA pour certains contrats), les franchises et les plafonds.

Astuce :

Lorsque vous vous installez, particulièrement hors de St. John’s, il est essentiel de repérer les structures médicales proches de votre domicile. Identifiez : la clinique publique la plus proche, un cabinet de médecin généraliste ou une clinique privée, la pharmacie de garde, et planifiez le trajet vers l’hôpital principal, le Sir Lester Bird Medical Centre.

4. S’inscrire dans le système local si l’on devient résident En cas d’emploi local et de résidence à long terme, se renseigner sur l’inscription au Medical Benefits Scheme, qui peut alléger fortement le coût des soins chroniques.

5. Adopter les bons réflexes au quotidien Protection anti-moustiques, hydratation, prudence en mer et sur les routes (conduite à gauche, animaux errants, chaussée parfois dégradée), surveillance de sa tension et de sa glycémie pour les personnes à risque, consommation d’eau potable sûre (bouteille ou eau traitée).

Maternité, enfance et santé mentale : des domaines clés pour les familles expatriées

Pour les familles qui s’installent à Antigua-et-Barbuda, trois dimensions reviennent souvent dans les préoccupations : grossesse, pédiatrie, et santé mentale.

Maternité et grossesse

Les soins de maternité sont jugés de bonne qualité, avec :

suivi prénatal (consultations, examens, échographies),

accouchements principalement en milieu hospitalier ou en clinique de naissance,

prise en charge néonatale, y compris pour les bébés à risque dans l’unité de soins intensifs dédiée.

Les femmes travaillant localement bénéficient de prestations de maternité pouvant aller jusqu’à 13 semaines, avec environ 60 % du salaire assurantiel moyen, dans le cadre de la sécurité sociale locale.

Attention :

L’avortement est illégal sauf en cas de danger pour la vie de la mère, et la présence du virus Zika dans la région nécessite une vigilance particulière pour les femmes enceintes ou envisageant une grossesse.

Pédiatrie et santé des enfants

Les enfants bénéficient d’une bonne couverture de vaccination et d’une offre pédiatrique structurée, entre les cliniques de quartier, l’hôpital principal et des pédiatres en ville. Le pays surveille également la nutrition et la croissance, avec des taux de retard de croissance, de maigreur ou de surpoids chez les moins de cinq ans relativement modestes mais non négligeables.

Bon à savoir :

Pour une famille expatriée, le suivi de santé des enfants (vaccinations, visites médicales annuelles, soins dentaires préventifs) est tout à fait réalisable sur place. Il est essentiel de s’organiser à l’avance en trouvant un pédiatre et un cabinet dentaire locaux.

Santé mentale

Antigua-et-Barbuda s’est doté d’une politique nationale de santé mentale et intègre progressivement ces services dans la première ligne de soins. On trouve à la fois des services publics (consultations psychiatriques dans certaines cliniques, prise en charge dans l’hôpital) et un tissu privé de psychologues, thérapeutes et groupes de soutien.

Pour les expatriés, souvent confrontés à l’isolement, au choc culturel ou à la pression d’un projet professionnel ou immobilier, il peut être utile de repérer ces ressources en amont, voire de négocier avec son assurance la prise en charge de séances avec un psychologue, en présentiel ou en téléconsultation.

Immobilier et localisation : penser santé en choisissant où vivre

Le marché immobilier d’Antigua-et-Barbuda attire de plus en plus d’acheteurs étrangers, notamment pour des résidences secondaires, des retraites ou des investissements locatifs. Or l’accès aux soins est un facteur de plus en plus déterminant dans le choix de la localisation.

Bon à savoir :

Près des grandes localités comme St. John’s, l’accès aux médecins et aux pharmacies est rapide. En revanche, dans les baies isolées ou sur l’île de Barbuda, les distances et les délais d’intervention des ambulances sont beaucoup plus longs, ce qui rend essentielle la souscription d’une assurance santé et la préparation d’un plan d’urgence.

Certaines agences immobilières spécialisées dans la clientèle internationale, comme Chestertons Antigua, intègrent d’ailleurs désormais un volet “santé” dans leurs conseils : information sur le système médical, présentation des hôpitaux et cliniques, estimation des temps de trajet, aide à la mise en relation avec des assureurs.

Un système globalement solide, mais qui exige une vraie préparation

Antigua-et-Barbuda offre à ses résidents une base de soins honorable par rapport à sa taille et à la région : un hôpital central moderne, un maillage serré de cliniques, une politique active contre les maladies chroniques, des pharmacies bien fournies et une langue officielle – l’anglais – qui simplifie les échanges avec les soignants.

Astuce :

Pour un expatrié, la clé est de comprendre que la solidité du système de santé suisse repose sur un modèle public avant tout conçu pour les résidents légaux intégrés au Medical Benefits Scheme. Tant que l’on reste en dehors de ce cadre, la prudence est de mise.

– une assurance santé internationale robuste, incluant l’évacuation,

– une anticipation médicale (stocks de médicaments, lettres médicales),

– une bonne connaissance des structures de soins à proximité,

– et une adaptation à certains risques sanitaires tropicaux et climatiques.

En combinant ces éléments, vivre à Antigua-et-Barbuda ne signifie pas renoncer à une prise en charge médicale sérieuse, mais plutôt apprendre à naviguer dans un système différent, à taille humaine, où la préparation personnelle et l’assurance jouent un rôle plus central qu’en Europe occidentale ou en Amérique du Nord.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour s’expatrier à Antigua-et-Barbuda, optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités de résidence, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Grèce, Chypre, Maurice, Caraïbes), la stratégie retenue a consisté à cibler Antigua-et-Barbuda pour son régime sans impôt sur le revenu local, l’absence d’impôt sur la fortune et la possibilité d’obtenir une résidence fiscale stable via investissement ou long séjour, tout en profitant d’un cadre de vie caribéen. La mission a inclus : audit fiscal pré-expatriation (exit tax, conventions de non-double imposition), obtention de la résidence, transfert de banques et contrats, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours hors de France, centre d’intérêts économiques déplacé), liaison avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, immobilier) et restructuration patrimoniale internationale pour sécuriser la transmission et réduire le risque de redressement fiscal.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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