S’installer à Antigua-et-Barbuda, ce n’est pas seulement choisir une île de carte postale au milieu des Caraïbes. Pour les expatriés, le plus important reste souvent le choix du quartier: ambiance, sécurité, accès aux services, style de vie, potentiel immobilier ou encore proximité des plages et des marinas. Or, sur un territoire de seulement 108 miles carrés, les atmosphères peuvent être très différentes d’une baie à l’autre.
Antigua-et-Barbuda, politiquement stable et anglophone, offre une grande diversité de paysages et de modes de vie, des marinas modernes aux retraites sauvages. Avec 365 plages, une fiscalité douce et une population d’environ 100 000 habitants (dont 5% d’expatriés), le pays attire retraités, investisseurs, nomades digitaux et familles en quête de soleil et de sécurité.
Dans cet article, on explore en détail les quartiers les plus prisés par les expatriés à Antigua-et-Barbuda, en s’appuyant sur les données de marché, les coûts, les services disponibles et le profil de chaque zone.
Un pays caribéen taillé pour les expatriés et investisseurs
Antigua-et-Barbuda est une monarchie constitutionnelle membre du Commonwealth, dont le système juridique s’inspire du droit anglais. L’anglais est la langue officielle, ce qui simplifie grandement les démarches pour la majorité des expatriés nord-américains et européens. La monnaie, le dollar des Caraïbes orientales (XCD), est solidement indexée sur le dollar américain (2,7 XCD pour 1 USD), ce qui limite le risque de change.
Le pays accueille plus de 1,2 million de visiteurs par an, principalement d’Europe et d’Amérique du Nord.
La fiscalité, quant à elle, est l’un des grands arguments pour les candidats à l’expatriation: pas d’impôt sur le revenu des personnes physiques, pas de taxe sur la fortune, pas de droits de succession, pas de taxation des plus-values pour les résidents fiscaux, et pas d’impôt sur les loyers pour les propriétaires. Les non-résidents qui louent des biens sont en revanche soumis à un impôt de 25 % sur le revenu locatif net.
Malte propose plusieurs programmes d’accueil. Le programme de citoyenneté par investissement (CBI) permet d’obtenir un passeport en échange d’un investissement, par exemple dans un bien immobilier approuvé (à partir de 300 000 USD, à conserver au moins cinq ans) ou dans un fonds public. Le pays offre également un programme de résidence pour nomades digitaux (NDR), valable deux ans, ainsi qu’un statut de résident fiscal, soumis à la justification d’un revenu suffisant et au paiement d’une taxe forfaitaire annuelle.
Sur cette toile de fond favorable, certains quartiers sortent nettement du lot pour les expatriés. Ils se répartissent grosso modo en quatre catégories: les marinas et villages portuaires, les grandes baies touristiques, la capitale et ses quartiers résidentiels, puis les enclaves de luxe ou plus reculées.
Jolly Harbour : le village-marina pensé pour les expatriés
Difficile de parler d’expatriation à Antigua sans mentionner Jolly Harbour. Situé sur la côte ouest, à environ 10 km au sud-ouest de St. John’s et à 25 minutes de l’aéroport international, ce quartier est un cas à part: une marina artificielle et un complexe résidentiel entièrement planifiés dans les années 1980-1990 pour attirer propriétaires de bateaux, retraités fortunés et investisseurs étrangers.
Une communauté internationale très structurée
Officiellement, Jolly Harbour est un quartier de la paroisse de Saint Mary, au sein de la localité de Bolans. L’ensemble couvre près de 3,84 km² et se divise en plusieurs secteurs, dont les célèbres “North Finger” et “South Finger”, des langues de terre bordées de villas et de quais privés. Lors du recensement de 2011, la population permanente tournait autour de 400 habitants, mais le nombre de résidents temporaires et de touristes augmente fortement en haute saison.
La communauté d’Antigua-et-Barbuda est caractérisée par sa diversité : moins de la moitié des résidents y sont nés. Une part importante de la population est originaire du Royaume-Uni, d’autres pays européens, des États-Unis, du Canada, de Guyana et de Jamaïque. Cette diversité crée une ambiance anglo-internationale où se côtoient retraités britanniques, familles nord-américaines, équipages de yachts et investisseurs européens.
Services, sécurité et confort du quotidien
Jolly Harbour séduit avant tout par son côté “tout sur place”. À l’intérieur même de la communauté, on trouve un grand supermarché (Epicurean), des banques et distributeurs, une pharmacie, des restaurants, des bars, des agences immobilières, une marina moderne de plus de 200 postes, un parcours de golf 18 trous, un club de tennis, une salle de sport et divers services de bien-être.
La gestion du site inclut la sécurité 24/7, l’entretien des routes internes, la collecte des ordures, la lutte anti-moustiques et même l’entretien des plages. Pour de nombreux expatriés, en particulier les retraités ou les familles avec enfants, ce niveau de services et de contrôle rassure et simplifie la vie.
L’électricité y est fournie par le réseau privé de la communauté, réputé plus fiable, même si plus cher que le réseau national. Les déplacements internes se font en voiture, à pied ou en voiturette de golf, pratique très répandue.
Plages familiales et activités nautiques
Côté nature, Jolly Harbour coche presque toutes les cases: deux belles plages directement accessibles, la proximité immédiate de Jolly Beach, et, à quelques minutes de route, des spots réputés comme Ffryes Beach, Darkwood Beach ou Valley Church Beach. Ces plages de la côte ouest sont connues pour leurs eaux calmes et peu profondes, idéales pour les familles et la baignade tranquille.
La marina est une destination prisée des plaisanciers, plongeurs et navigateurs pour ses clubs d’activités nautiques ouverts toute l’année et son plan d’eau abrité, offrant une alternative plus calme qu’English Harbour en haute saison.
Immobilier et coût de la vie à Jolly Harbour
Sur le plan immobilier, Jolly Harbour est l’un des marchés les plus dynamiques et les plus liquides du pays. L’offre va de la petite villa attenante au quai à des propriétés beaucoup plus luxueuses, sans oublier quelques parcelles encore disponibles. De nouveaux développements, comme NIKI Beach ou des résidences haut de gamme, renforcent cette dynamique.
Aperçu des tendances de prix pour la location et l’achat de biens, offrant une perspective nationale et caribéenne.
Une villa de deux chambres en bord de canal se loue typiquement à partir d’environ 3 800 XCD par mois.
Pour l’achat, la fourchette courante s’étend de l’ordre de 250 000 USD à plus de 3 millions USD selon l’emplacement.
Les prix restent élevés à l’échelle du pays mais relativement compétitifs à l’échelle caribéenne.
Le prix à l’achat varie selon des critères comme l’emplacement (North/South Finger, front de mer, vue dégagée, etc.).
Le marché de la location saisonnière est très porteur. Les rendements bruts pour les propriétés de vacances oscillent généralement entre 4 % et 8 % par an, avec des taux d’occupation élevés entre décembre et avril. Les propriétaires qui combinent location de courte durée en haute saison et location plus longue en basse saison peuvent parfois atteindre des rendements à deux chiffres.
Les comparaisons de coût de vie montrent que Jolly Harbour est légèrement plus cher qu’English Harbour: un budget mensuel moyen y est estimé aux alentours de 4 565 USD contre 4 075 USD à English Harbour. Les loyers suivent la même logique: un appartement d’une chambre se situerait autour de 900 USD par mois, soit un peu plus que dans le sud.
Le tableau suivant synthétise quelques écarts entre Jolly Harbour et English Harbour.
| Indicateur | Jolly Harbour | English Harbour |
|---|---|---|
| Coût de la vie (mensuel moyen) | ~4 565 USD | ~4 075 USD |
| Coût journalier moyen | ~152 USD | ~136 USD |
| Loyer 1 chambre (mensuel) | ~900 USD | ~850 USD |
| Vitesse Internet moyenne | ~25 Mbps | ~17 Mbps |
| Indice de sécurité | 72 | 78 |
Jolly Harbour se distingue donc par un environnement extrêmement pratique, une communauté internationale stable, des infrastructures modernes et un marché immobilier structuré. C’est souvent le choix “sécurisé” pour un premier investissement ou une première expatriation à Antigua-et-Barbuda.
English Harbour et Falmouth : le cœur historique et nautique
À l’extrémité sud de l’île, English Harbour et Falmouth Harbour forment un ensemble portuaire unique, à la fois site historique, capitale du yachting caribéen et haut lieu de la vie sociale internationale.
Une ambiance de port de légende
English Harbour abrite Nelson’s Dockyard, arsenal naval britannique du XVIIIe siècle classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’ensemble a été restauré et accueille aujourd’hui marinas, hôtels de charme, restaurants, bars et boutiques dans un cadre architectural préservé. On y ressent à la fois le poids de l’histoire coloniale et l’énergie d’une scène nautique ultramoderne.
Falmouth, juste à côté, complète le tableau avec d’autres marinas, des quais adaptés aux méga-yachts et une ribambelle de cafés, bars et restaurants en front de mer. C’est officiellement le deuxième pôle d’activité de l’île après St. John’s, et la capitale officieuse de la voile à Antigua.
Durant la haute saison, le quartier vibre au rythme des grands événements: Antigua Sailing Week, régates internationales, salons de yachts, soirées à Shirley Heights avec vue panoramique sur les baies… La population locale se mêle à un public international d’armateurs, d’équipages, de régatiers, de touristes haut de gamme et d’expatriés installés à l’année.
Description du quartier durant la haute saison
Une communauté expatriée très présente
English Harbour compte l’une des plus fortes concentrations d’expatriés de l’île. Beaucoup sont liés directement ou indirectement à la filière nautique: chantiers navals, marinas, charter, restauration, gestion immobilière, services aux équipages, etc. On y trouve aussi des nomades digitaux attirés par le dynamisme culturel et par une scène sociale dense, même si plus saisonnière qu’à Jolly Harbour.
L’ambiance y est très internationale, avec une forte présence britannique et européenne, mais aussi nord-américaine. Les résidents décrivent souvent une communauté soudée, où l’on se connaît rapidement, surtout hors saison lorsque le flot touristique ralentit.
Immobilier haut de gamme et investissement
Sur le plan immobilier, English Harbour et Falmouth se positionnent clairement sur le segment premium. Villas à flanc de colline surplombant les baies, maisons avec vue panoramique, appartements de standing en front de marina: la qualité du paysage se paie. Les prix se situent typiquement entre 500 000 USD et plus de 5 millions USD pour les biens les plus exclusifs.
Certaines résidences, comme South Point, proposent des appartements contemporains en bord d’eau avec services hôteliers. Le gouvernement a investi lourdement pour moderniser les infrastructures nautiques: près de 7 millions USD pour la marina de Falmouth Harbour dédiée aux méga-yachts, et environ 40 millions USD prévus pour renforcer l’ensemble de la filière yachting sur la zone.
Ces investissements, couplés à la renommée internationale du site, alimentent une perspective de hausse des prix de 3 à 7 % par an dans les prochaines années. Le potentiel locatif est très élevé en haute saison: les locations saisonnières se remplissent aisément lors des régates et grands événements, puis connaissent un repli plus marqué que Jolly Harbour en basse saison.
Style de vie : intensité saisonnière et culture
English Harbour se distingue par une vie nocturne et culturelle plus intense que Jolly Harbour. Les restaurants y sont plus nombreux, souvent gastronomiques ou fusion, le live music est régulier, les bars affichent parfois une ambiance jusqu’à tard dans la nuit lors des grandes semaines nautiques.
En revanche, pour les services de base (gros supermarchés, certains services administratifs ou médicaux), il faut accepter de prendre la voiture: la zone est très bien dotée en lieux de sortie, un peu moins en grandes surfaces et commerces du quotidien.
C’est donc un quartier idéal pour ceux qui cherchent un melange d’histoire, d’énergie sociale, de prestige nautique et d’immobilier de caractère, quitte à accepter une certaine volatilité saisonnière.
Dickenson Bay : plage animée et vie balnéaire
Sur la côte nord-ouest, à proximité de St. John’s, Dickenson Bay est l’une des plages les plus célèbres et les plus fréquentées de l’île. Pour les expatriés, elle représente un compromis intéressant entre station balnéaire animée, proximité de la capitale et accès à une belle plage.
Une baie très touristique, mais pas seulement
Dickenson Bay s’étire sur environ un demi-kilomètre de sable blanc, bordé de bars de plage, restaurants, hôtels et complexes tout compris, dont des établissements emblématiques comme Sandals Grande Antigua Resort & Spa ou Bucaneer Beach Club. Les prix des services de plage (transats, restauration) sont plutôt élevés à l’échelle locale, reflet du positionnement touristique.
Un récif corallien d’environ un mile protège la baie, créant de bonnes conditions pour le snorkeling et la plongée avec tuba. Des petites îles inhabitées sont accessibles en bateau. Les eaux, bien que moins calmes que dans certaines criques fermées de la côte ouest, restent généralement sûres pour la baignade.
Un point de chute apprécié des expatriés actifs
Pour les expatriés, Dickenson Bay plaît par son atmosphère “vivante”: nombreux restaurants de plage, bars à cocktails, casinos, offres variées de sports nautiques (jet-ski, kayak, voile, parasailing, sorties en bateau à fond de verre…). Les soirées peuvent être animées, avec musique et événements dans certains bars.
La localisation offre un accès rapide (quelques minutes en voiture ou taxi) aux commodités essentielles : centres commerciaux, hôpital principal, bureaux, écoles et aéroport. C’est une base pratique pour les personnes travaillant dans la capitale ou voyageant fréquemment.
Sur le plan immobilier, l’offre se concentre surtout sur les résidences de bord de plage ou très proches de la mer: condos, villas et appartements dans ou près des complexes hôteliers. Les biens avec vue mer et accès à la plage se vendent à des prix élevés, soutenus par une forte demande en location de vacances.
Le tableau ci-dessous illustre quelques caractéristiques clés des trois grands pôles balnéaires les plus prisés par les expatriés à Antigua.
| Zone | Profil principal | Style de vie dominant | Potentiel locatif saisonnier |
|---|---|---|---|
| Jolly Harbour | Retraités, familles, boaters | Calme, structuré, familial | Élevé, mais assez stable |
| English Harbour | Marins, investisseurs, nomades | Festif, historique, saisonnier | Très élevé en haute saison |
| Dickenson Bay | Actifs, investisseurs locatifs | Balnéaire, animé, touristique | Fort sur le court terme |
St. John’s et ses quartiers résidentiels : la vie urbaine à l’antiguaise
Même si l’imaginaire caribéen évoque d’abord les plages, de nombreux expatriés choisissent de vivre à proximité de St. John’s, la capitale et principal centre économique du pays. C’est là que se concentre une grande partie des services: commerces, administrations, hôpitaux, écoles, banques, stades, etc.
Une capitale compacte mais centrale
St. John’s, située dans la paroisse de Saint John, abrite environ un tiers de la population nationale. On y trouve le principal port de croisière, des centres commerciaux (notamment autour de Heritage Quay et Redcliffe Quay), des marchés locaux et une offre diverse de restaurants, bars et boutiques.
Nombre de lits du Sir Lester Bird Medical Centre, l’hôpital public le mieux équipé de la région caribéenne.
Des quartiers résidentiels variés
Autour du centre-ville, plusieurs quartiers se distinguent par leur attractivité pour les expatriés et classes moyennes locales. Parmi eux, on peut citer:
– Crosbies: quartier résidentiel calme, plutôt aisé, apprécié pour sa sécurité relative et sa proximité des plages du nord et de la ville.
– Cedar Valley: secteur en pente douce autour d’un parcours de golf, offrant des vues dégagées et une ambiance verdoyante.
– Hodges Bay: zone côtière au nord de la capitale, relativement huppée, avec hôtels et résidences en bord de mer.
– Herbert’s Village, Paynters, Mount Pleasant, Villa: quartiers plus variés, qui combinent habitat local et projets résidentiels plus récents, certains en lotissements sécurisés.
Le loyer mensuel estimé pour un appartement de trois chambres en centre-ville.
Avantages et limites de la vie urbaine
Choisir St. John’s ou ses environs, c’est privilégier la praticité: accès rapide aux écoles (y compris internationales dans la grande région de St. John’s), à l’hôpital, aux grands supermarchés, aux services professionnels, au port et à l’aéroport. Pour des familles avec enfants scolarisés, ou des actifs ayant un bureau en ville, cet ancrage est souvent logique.
En revanche, le quotidien est un peu moins “carte postale”: moins de vue mer systématique, plus de trafic aux heures de pointe, proximité de zones commerciales parfois animées. Certaines rues du centre ou des marchés peuvent aussi être plus exposées aux petits vols, en particulier aux heures d’affluence ou lorsqu’affluent les croisiéristes. La prudence de base s’impose, comme dans toute petite capitale touristique.
Nonsuch Bay, Half Moon Bay et les enclaves de luxe plus discrètes
Au-delà des “grands classiques” que sont Jolly Harbour, English Harbour ou Dickenson Bay, plusieurs zones plus discrètes attirent une expatriation plus sélective, souvent portée par des projets immobiliers haut de gamme ou par la recherche de calme et de nature brute.
Nonsuch Bay : l’est, sauvage et sportif
Nonsuch Bay, sur la côte est d’Antigua, fait face à l’Atlantique. Le décor est plus sauvage: collines couvertes de verdure, petites criques, mer souvent plus formée qu’à l’ouest. Le quartier attire des amateurs de sports nautiques plus engagés (kitesurf, voile par vent soutenu) et des résidents en quête de tranquillité et d’un relatif isolement.
La zone est décrite comme un petit bourg balnéaire offrant un mode de vie décontracté et reclus. Quelques développements résidentiels et touristiques structurent l’offre immobilière, souvent sous la forme de villas et condos surplombant la baie. Les prix s’alignent sur un segment moyen à haut de gamme, mais avec un ressenti d’exclusivité lié à l’environnement.
Éloignée des centres urbains, la vie à Nonsuch Bay nécessite d’anticiper les courses, les déplacements médicaux et scolaires. Cette localité convient mieux aux personnes déjà familières avec l’île et recherchant un cadre intimiste, plutôt qu’aux expatriés nouvellement arrivés.
Half Moon Bay : la nouvelle frontière du très haut de gamme
Half Moon Bay, sur la côte sud-est, s’impose progressivement comme l’un des nouveaux pôles ultra-luxe d’Antigua. Sa grande plage en arc de cercle, longtemps préservée, a attiré des projets d’hôtellerie et de résidences très haut de gamme, tels que Rosewood Half Moon Bay, avec villas et cottages en front d’océan.
Le marché immobilier y affiche des prix élevés et en hausse: le prix médian d’une maison a récemment été estimé autour de 1,71 million USD, en progression d’un peu plus de 7 % sur un an. Les propriétés y sont pensées pour une clientèle internationale fortunée, recherchant à la fois un investissement patrimonial et une retraite balnéaire très exclusive.
Pour les expatriés, Half Moon Bay concerne donc surtout les gros budgets, qu’ils visent une résidence principale de prestige ou une propriété de vacances assortie d’un potentiel locatif haut de gamme, via les programmes de gestion hôtelière.
Galley Bay Heights, Runaway Bay et autres niches
D’autres poches résidentiellement attractives, quoique moins connues du grand public, complètent la carte des quartiers d’expatriés:
Découvrez une sélection de quartiers clés à Antigua, chacun offrant une atmosphère et des avantages distincts pour l’investissement ou la résidence.
Enclave de villas de luxe avec vues panoramiques sur la mer, piscines privées et accès direct à la plage. Idéal pour les acheteurs en quête de discrétion, de sécurité et de prestige.
Secteur plus abordable en front de mer, avec des biens à partir d’environ 255 000 USD. Offre un bon potentiel de location saisonnière grâce à sa proximité avec la zone touristique nord (Dickenson Bay, St. John’s).
Zone de villégiature côtière convoitée, faisant également partie de St. John’s. Connue pour ses hôtels et résidences en front de mer.
Quartiers résidentiels de l’axe nord-ouest, souvent choisis par des expatriés pour leur compromis entre confort, sécurité et accessibilité urbaine.
Ces micro-marchés répondent à des profils plus spécifiques: ultra-luxe discret à Galley Bay Heights, rapport qualité-prix et potentiel locatif à Runaway Bay, vie “pavillonnaire” avec vue sur un golf à Cedar Valley, etc.
Jolly Harbour vs English Harbour : deux modèles pour expatriés
On oppose souvent Jolly Harbour et English Harbour lorsqu’il s’agit de recommander un quartier à un expatrié ou à un investisseur. Les deux zones concentrent une grande partie de l’immobilier haut de gamme pour étrangers, mais offrent des styles de vie sensiblement différents.
Jolly Harbour, à Antigua, est perçu comme un port « pratique, familial et maîtrisé », structuré autour d’une communauté sécurisée et d’un supermarché. Il attire principalement les retraités en quête de tranquillité et les familles. À l’inverse, English Harbour est décrit comme « intense, historique et saisonnier », organisé autour de marinas d’exception, de bars et d’événements comme des régates. Cette marina séduit plutôt les passionnés de voile, les investisseurs attirés par le prestige et les nomades numériques recherchant une scène sociale animée.
Le tableau suivant résume quelques différences clés perçues entre les deux quartiers.
| Critère | Jolly Harbour | English Harbour |
|---|---|---|
| Ambiance générale | Calme, résidentielle, familiale | Festive, historique, orientée yachting |
| Saison touristique | Activité assez constante, peu d’“off season” | Très marquée (saison des régates, hiver) |
| Services quotidiens | Supermarché, banque, pharmacie sur place | Basique sur place, grandes courses en voiture |
| Communauté expatriée | Nombreuse, plutôt retraités et familles | Nombreuse, très internationale, marins |
| Immobilier | Villas en marina, condos, lots de terrain | Villas de colline, front de mer de prestige |
| Prix moyens d’achat | Moyen à élevé | Élevé à très élevé |
| Potentiel locatif | Stable toute l’année | Très élevé mais saisonnier |
Le choix entre les deux se fait donc moins sur un critère de “meilleur quartier” que sur le style de vie recherché et la stratégie d’investissement.
Coût de la vie, santé, éducation : l’arrière-plan qui compte
Au-delà du choix du quartier, les expatriés à Antigua-et-Barbuda doivent composer avec un niveau de vie globalement supérieur à celui de certains autres pays de la Caraïbe, même s’il reste en moyenne légèrement inférieur à celui des États-Unis ou du Royaume-Uni. Les biens importés, notamment alimentaires ou technologiques, augmentent la facture, tandis que les produits locaux (fruits, légumes, poisson) restent relativement abordables.
Budget mensuel estimé pour vivre confortablement à Antigua-et-Barbuda, pour un couple ou une famille, hors loyer.
Les charges (eau, électricité, internet, déchets) pour un appartement de taille moyenne tournent autour de 150 à 300 USD par mois. L’internet haut débit, précieux pour les nomades digitaux, se facture en général autour de 70 à 100 USD mensuels pour une connexion correcte; certaines zones, comme Jolly Harbour, bénéficient d’une meilleure qualité de service.
Le pays dispose d’un système public (Medical Benefits Scheme) et d’acteurs privés, dont le grand hôpital public Sir Lester Bird Medical Centre à St. John’s, une clinique privée (Adelin) et une vingtaine de centres de santé. Pour les pathologies complexes, une évacuation vers d’autres îles ou les États-Unis est souvent nécessaire. Il est donc recommandé aux expatriés de souscrire une assurance santé internationale couvrant l’évacuation médicale.
L’accès aux soins influence directement le choix du quartier pour certains profils, notamment les retraités ou les familles avec enfants présentant des besoins médicaux spécifiques. Vivre près de St. John’s, d’English Harbour (qui compte des cliniques de proximité) ou de Jolly Harbour (où existe une offre médicale de base) est alors un critère important.
Côté éducation, plusieurs écoles privées et internationales de bon niveau sont implantées autour de St. John’s et dans certaines zones résidentielles (Cedar Grove, Buckleys, etc.), suivant souvent des programmes britanniques ou internationaux (IB, OSSD). Les familles expatriées privilégient donc les quartiers permettant un accès raisonnable à ces établissements, ce qui renforce l’attrait de la région nord-ouest de l’île et des grands pôles comme Jolly Harbour ou St. John’s.
Comment choisir son quartier d’expatriation à Antigua-et-Barbuda ?
Au final, les quartiers les plus prisés par les expatriés à Antigua-et-Barbuda se dessinent assez clairement:
Découvrez les différentes régions d’Antigua, chacune offrant une atmosphère et des avantages distincts pour l’investissement ou la résidence.
Environnement sécurisé avec services intégrés, marina et une forte communauté internationale.
Riche histoire, rôle central dans le yachting mondial, vie sociale intense et prestige immobilier.
Plage iconique, animation touristique et proximité avec la capitale, St. John’s.
Crosbies, Cedar Valley, Hodges Bay : proximité des services, écoles et soins.
Nonsuch Bay, Half Moon Bay, Galley Bay Heights, Runaway Bay : projets haut de gamme pour résidence principale ou secondaire.
La décision dépendra surtout du profil et des priorités : retraité cherchant calme et facilité du quotidien, famille focalisée sur les écoles et la santé, nomade digital captivé par la vie nocturne et la voile, investisseur à la recherche de haut rendement saisonnier ou de plus-value à long terme.
Dans un pays où les plages sont innombrables, où l’anglais est la langue commune et où la fiscalité reste très avantageuse, c’est surtout le dosage entre animation, services, budget et intimité qui orientera le choix du quartier. Antigua-et-Barbuda a beau être un petit État insulaire, pour les expatriés, l’éventail de modes de vie offerts par ses différents quartiers est étonnamment vaste.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Antigua-et-Barbuda, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler Antigua-et-Barbuda pour son environnement fiscal très favorable (absence d’impôt sur la fortune, absence d’impôt sur les plus-values et sur les successions pour les non-résidents fiscaux français, régimes de résidence par investissement), combinant cadre de vie caribéen, coût de vie maîtrisé et accès facilité aux marchés internationaux. La mission a inclus : audit fiscal pré-expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence par investissement immobilier, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, notaire) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire).
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