Expatriation avec son animal de compagnie à Antigua-et-Barbuda : procédures, pièges et conseils pratiques

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer à Antigua-et-Barbuda avec son chien ou son chat ne s’improvise pas. Le pays applique des règles sanitaires strictes, des contrôles vétérinaires encadrés par la loi et des restrictions de race très claires. En parallèle, l’archipel offre un cadre de vie plutôt accueillant pour les animaux, un réseau de vétérinaires, de structures de protection animale et une offre croissante de logements « pet-friendly ».

Bon à savoir :

Cet article compile en français toutes les données réglementaires et pratiques issues de sources officielles et spécialisées. Il permet de préparer votre départ avec vos animaux sans mauvaise surprise, en s’appuyant sur un rapport de recherche détaillé.

Comprendre le cadre général : qui décide quoi pour votre animal

Dès que l’on parle d’entrée d’animaux à Antigua-et-Barbuda, une administration revient systématiquement : la Veterinary & Livestock Division (VLD), rattachée au ministère de l’Agriculture. C’est elle qui délivre les permis d’importation, définit les conditions de santé, coordonne les inspections à l’aéroport et peut imposer une quarantaine ou refuser l’entrée de votre animal.

Attention :

Pour l’expatriation d’un chien ou d’un chat, toutes les démarches (permis via la VLD par téléphone, fax ou e-mail) doivent être effectuées avant le départ dans le pays d’origine. À l’arrivée, un animal sans permis valide risque un refus d’entrée, la quarantaine, un retour forcé ou l’euthanasie, aux frais du propriétaire.

Les douanes considèrent d’ailleurs les animaux comme des biens importés. Outre la partie vétérinaire, il faut donc anticiper des droits d’importation, même si leur montant précis n’est pas détaillé dans les documents consultés.

Permis d’importation vétérinaire : la « clé d’entrée » obligatoire

Le premier réflexe à adopter une fois votre projet d’expatriation confirmé est de demander un Veterinary Import License. Sans ce document, les autorités frontalières ne permettront pas à votre animal de poser la patte sur le sol d’Antigua-et-Barbuda.

Astuce :

La demande de permis pour voyager avec un animal doit être initiée au moins deux semaines avant le départ. Il est toutefois recommandé de s’y prendre plusieurs mois à l’avance, notamment si un titrage sérique des anticorps antirabiques (test FAVN) est nécessaire. Le dossier soumis à la VLD (Veterinary and Livestock Department) doit être complet et inclure : l’historique médical, les certificats de vaccination, les résultats des tests spécifiques (comme ceux pour Ehrlichia, Lyme, FIP, FeLV, FIV) et, le cas échéant, le résultat du titrage rabique.

L’autorisation qui en résulte est valable pour une fenêtre de voyage précise. Cela signifie que si vos dates changent, il faut rediscuter avec la VLD. L’animal doit arriver dans la plage mentionnée, faute de quoi les autorités peuvent considérer que le permis n’est plus valide.

Voici un résumé des principaux prérequis associés à ce permis.

Élément clé du dossierExigence principaleRemarques importantes
Permis d’importationObligatoire avant l’arrivéeDélivré par la Veterinary & Livestock Division
Délai de demandeMinimum 2 semaines avant départConseillé : plusieurs mois si titrage FAVN nécessaire
ValiditéPériode de voyage déterminéeToute modification de date doit être signalée
Absence de permisRefus, quarantaine, retour ou euthanasieTous les frais à la charge du propriétaire

Microchip, vaccinations et identifications : le socle sanitaire

Avant même de remplir les formulaires de permis, il faut vérifier que l’identification de votre animal est conforme aux normes du pays. À Antigua-et-Barbuda, les chiens et les chats doivent être pucés avec un microchip ISO 11784/11785 à 15 chiffres. Si votre puce n’est pas compatible avec cette norme, vous devrez fournir un lecteur adapté. Dans les faits, mieux vaut faire implanter une puce ISO standard avant de lancer toute autre démarche.

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Âge minimum en mois pour vacciner un chiot ou un chaton contre la rage avant un voyage.

Le certificat de vaccination antirabique peut prendre plusieurs formes : certificat vétérinaire dédié, carnet officiel ou passeport pour animaux (par exemple, passeport européen) à condition qu’il soit signé et tamponné par le vétérinaire.

Tests complémentaires selon l’origine et l’espèce

Au-delà de la rage, les autorités exigent un niveau d’information sanitaire relativement poussé. Les autorités distinguent les pays réputés indemnes de rage avec contrôles stricts (comme la Barbade ou la Jamaïque) des pays considérés à risque rabique (États-Unis, Canada, la plupart des Amériques, plusieurs îles voisines, etc.). Depuis un pays à risque rabique, un titrage sérique des anticorps antirabiques (test FAVN) est obligatoire.

Exemple :

Pour exporter un animal vers certains pays, un titrage d’anticorps antirabiques est exigé. Ce test doit être effectué plus de 30 jours après la vaccination, dans un laboratoire agréé par l’Organisation mondiale de la santé animale (WOAH). Les listes des laboratoires autorisés sont publiées par les autorités britanniques (APHA/DEFRA) ou par des institutions spécialisées comme la Kansas State University. Cette exigence est généralement levée pour les animaux provenant de pays officiellement reconnus indemnes de rage avec un contrôle strict des frontières.

Par ailleurs, le dossier médical soumis avec la demande de permis doit inclure, pour les chiens, des tests pour Ehrlichia et la maladie de Lyme, ainsi que les preuves de vaccinations classiques (distemper, hépatite, leptospirose, parvovirus, parainfluenza). Pour les chats, les autorités demandent des informations détaillées sur FIP (péritonite infectieuse féline), FeLV (leucose féline), FIV (sida du chat), ainsi que les vaccinations contre la rhinotrachéite virale féline, la panleucopénie et la leucémie féline.

Un traitement antiparasitaire interne et externe dans les sept jours précédant le départ est également exigé, avec mention des produits utilisés et de la date sur le certificat de santé.

Ce schéma complexe peut être résumé ainsi.

Exigence sanitaireDétailApplicabilité
Puce électroniqueMicrochip ISO 11784/11785, 15 chiffresTous chiens et chats
Rage (vaccin)30 jours min. – 12 mois max. avant entréeTous chiens et chats
Titrage FAVN> 30 jours après vaccination, labo WOAH agrééAnimaux venant de pays à risque rabique
Tests chiensEhrlichia, Lyme + vaccins de baseTous les chiens
Tests chatsFIP, FeLV, FIV + vaccins de baseTous les chats
AntiparasitairesInterne + externe, dans les 7 jours avant exportTous animaux concernés
Âge minimum3 mois pour vaccin rage + 30 jours, donc env. 4 moisChiots et chatons

Le certificat de bonne santé : un document officiel, pas un simple « papier de veto »

En complément du permis d’importation et de la vaccination, Antigua-et-Barbuda exige un certificat sanitaire officiel, délivré par un vétérinaire agréé par l’autorité compétente du pays d’origine. Ce document doit être établi dans les sept jours précédant l’arrivée sur l’île et déclarer que l’animal est en bonne santé, exempt de symptômes de maladies transmissibles, à jour de ses traitements antiparasitaires et de ses vaccinations.

Attention :

Dans certains pays comme les États-Unis, le certificat vétérinaire doit être contresigné par l’administration nationale (ex: APHIS pour l’USDA). Les autorités antillaises exigent une parfaite lisibilité, exactitude et exhaustivité du document. Toute lacune ou imprécision peut bloquer l’approbation par la VLD ou entraver la reconnaissance du certificat à l’arrivée.

Il incombe au vétérinaire qui signe le certificat de vérifier que toutes les exigences du pays de destination sont respectées avant de certifier. En pratique, il est utile d’apporter la liste officielle des conditions d’importation à son vétérinaire pour vérifier point par point.

Races interdites, hybrides et espèces spécifiques : qui peut entrer, qui reste à la porte

Les règles d’Antigua-et-Barbuda sont très fermes sur certains types de chiens. Les pitbulls — ainsi que les croisements comprenant cette race — sont interdits d’entrée. La réglementation va même plus loin : tout chien ressemblant physiquement à un pitbull doit être accompagné d’un certificat d’un club de race reconnu confirmant qu’il ne s’agit pas d’un pitbull ni d’un croisement de ce type. Sans ce document, les autorités peuvent refuser le débarquement.

Bon à savoir :

Les chiens-loups, Savannah cats et Bengals ne sont acceptés qu’à partir de la cinquième génération éloignée de leurs ancêtres sauvages. Une preuve généalogique est obligatoire pour ces animaux.

Pour les autres espèces (oiseaux, reptiles, rongeurs, lapins, poissons tropicaux, invertébrés), la vaccination antirabique n’est pas exigée. En revanche, un permis d’importation et un certificat sanitaire restent obligatoires. Les propriétaires doivent aussi vérifier si leur espèce est protégée par la convention CITES sur le commerce international des espèces menacées (tortues, certains perroquets, etc.), auquel cas des autorisations supplémentaires sont nécessaires.

L’arrivée à Antigua-et-Barbuda : aéroport, inspection et frais

Les animaux qui entrent par avion doivent débarquer à l’aéroport international V.C. Bird, situé à St. John’s. C’est là que se déroule l’inspection vétérinaire obligatoire à l’arrivée. Le propriétaire doit préalablement informer la VLD de la date et de l’heure prévue d’arrivée, avec un délai minimum qui varie selon les sources entre 48 et 72 heures. Par précaution, il est judicieux de prévenir au moins trois jours avant.

Inspection vétérinaire à l’importation

Lors du contrôle à l’arrivée, l’agent vétérinaire procède à une vérification complète de l’animal et de sa documentation.

Vérification de l’identité

Contrôle de la puce électronique (microchip) pour identifier l’animal de manière unique.

Cohérence des documents

Vérification du permis, du certificat de santé, des certificats de vaccination et du résultat de titrage le cas échéant.

Examen clinique

Évaluation de l’état général et recherche de l’absence de symptômes de maladies transmissibles.

Examen complémentaire

Si l’animal paraît malade, il peut être soumis à un examen vétérinaire approfondi, aux frais du propriétaire.

Cette inspection est facturée. Le tarif communiqué est de 130 dollars des Caraïbes orientales (EC$) ou 50 dollars américains. Si l’animal arrive en dehors des horaires de travail de l’administration (lundi au vendredi, 8 h 30–16 h 30), ou pendant le week-end ou un jour férié, des frais supplémentaires d’heure supplémentaire s’appliquent. Mieux vaut donc choisir, si possible, un vol arrivant dans les plages horaires standards.

Les animaux sont également soumis aux droits de douane, en tant que biens importés. Les montants précis peuvent varier, il convient donc de se renseigner auprès des douanes ou via un agent local avant le départ.

Quarantaine et sanctions en cas de non-conformité

Contrairement à certains territoires insulaires très restrictifs, Antigua-et-Barbuda n’impose pas systématiquement de quarantaine si toutes les conditions sont remplies. Quand le dossier est complet, la santé de l’animal jugée satisfaisante et les documents en règle, le chien ou le chat peut entrer sans période d’isolement.

Attention :

En cas de non-respect des exigences d’importation (vaccination, titrage, permis, certificat, race), les autorités peuvent imposer une quarantaine, un renvoi vers le pays d’origine ou l’euthanasie de l’animal. Tous les frais associés (quarantaine, transport) sont à la charge du propriétaire.

Cette rigueur s’explique par la volonté du pays de se protéger des maladies animales, en particulier des foyers de rage ou de pathologies vectorielles. Elle impose aux expatriés une préparation rigoureuse, sous peine de conséquences extrêmement lourdes, autant sur le plan émotionnel que financier.

Formalités après installation : enregistrement et vie locale avec un animal

L’entrée sur le territoire ne marque pas la fin des obligations. Une fois installé à Antigua-et-Barbuda, tout résident doit enregistrer son chien auprès de la Dog Registration & Control Authority (DRCA) dans les 7 à 10 jours suivant l’arrivée. Il s’agit d’une obligation prévue par la législation nationale, le Dogs Registration and Control Act de 2006. La DRCA dispose d’un numéro de contact (562‑7277) pour les démarches et renseignements.

Par ailleurs, il est fortement recommandé de s’inscrire rapidement auprès d’un vétérinaire local. Cela permet d’assurer le suivi vaccinal, la gestion des antiparasitaires et la prise en charge en cas d’urgence. Dans le paysage antillais, plusieurs structures jouent également un rôle majeur en matière de bien-être animal.

Cliniques et initiatives locales

Une clinique baptisée The Ark Veterinary Clinic + Kennels propose des soins vétérinaires et des services de pension. À ses côtés, l’Antigua Spay & Neuter Clinic, association à but non lucratif fondée en 2016, se consacre à la stérilisation à faible coût des chiens et des chats pour lutter contre la surpopulation et la misère animale. Elle travaille en collaboration avec un vétérinaire (Dr Francis) de The Ark pour réaliser les interventions, tout en fournissant son propre matériel de chirurgie.

Bon à savoir :

Les tarifs de stérilisation sont de 75 EC$ pour les chiens de moins de 60 livres et de 100 EC$ pour les plus lourds. Des opérations gratuites sont disponibles pour les personnes âgées, les familles avec plusieurs animaux ou les personnes en difficulté financière. La clinique organise également le transport des animaux vers le lieu de chirurgie, démontrant un fort engagement communautaire pour le bien-être animal.

Une autre organisation, Dogs and Cats of Antigua, Inc., association enregistrée à St. John’s, mène des actions de sauvetage, de nourrissage, de soins vétérinaires, de stérilisation, de familles d’accueil et d’adoption pour les chiens et chats errants ou maltraités. Elle s’emploie aussi à sensibiliser la population sur la maltraitance et la responsabilité des propriétaires. Pour un expatrié, il est possible de s’impliquer via le bénévolat, les dons ou l’accompagnement de chiens et chats adoptés vers l’étranger.

Ces initiatives montrent qu’Antigua-et-Barbuda n’est pas un désert vétérinaire. Le pays dispose d’un tissu d’acteurs engagés, ce qui est rassurant pour un propriétaire d’animal qui s’installe sur le long terme.

Transport aérien : politiques de compagnies et contraintes climatiques

Si Antigua-et-Barbuda définit les règles d’entrée, chaque compagnie aérienne applique ses propres politiques de transport d’animaux. Le rapport fait référence notamment à WestJet et American Airlines, qui desservent V.C. Bird International Airport.

Attention :

WestJet n’accepte pas les animaux en soute pour Antigua-et-Barbuda, la Barbade, Hawaï, l’Irlande, la Jamaïque et le Royaume-Uni, ni sur les vols de partenaires en partage de code. Sur ses Boeing 737, le poids combiné animal + cage est limité à 45 kg, avec des dimensions de kennel strictes. L’animal doit avoir au moins 8 semaines, être nourri/abreuvé dans les 4h avant l’enregistrement, et ne pas être agressif ou en détresse.

American Airlines autorise en général les petits animaux en cabine sur ses lignes vers/depuis les Caraïbes, sous réserve de conformité avec les exigences du pays de destination. Les animaux de compagnie en cabine doivent rester dans leur sac sous le siège, dans un contenant de dimensions maximales précises, les sacoches souples étant recommandées. Les animaux sédatés ou tranquillisés ne sont pas acceptés par la compagnie, en raison des risques médicaux. S’ajoutent des contraintes de température : en-dessous de certains seuils (45°F, voire 20°F sans lettre d’acclimatation) ou au-dessus de 85°F sur une partie de l’itinéraire, le transport peut être interdit pour des raisons de bien-être animal.

Astuce :

Les réglementations d’importation, combinées à celles d’Antigua-et-Barbuda, nécessitent une planification minutieuse de l’itinéraire et de la date de voyage, particulièrement pour les animaux brachycéphales (au nez écrasé), les femelles gestantes ou les animaux fragiles. Il est fortement conseillé d’obtenir un avis vétérinaire avant le vol. L’administration de sédatifs ne doit jamais être effectuée sans consultation préalable d’un vétérinaire.

Passer par un professionnel du déménagement animalier : avantages et limites

Au vu du nombre de paramètres à maîtriser — permis d’importation, microchip, vaccins, FAVN, certificat officiel, exigences des compagnies, transits éventuels par l’Union européenne, réglementations CITES, obligations pour le retour éventuel vers les États-Unis ou le Canada — certains expatriés choisissent de confier la logistique à un spécialiste du « pet relocation ».

Exemple :

Des sociétés comme Air Animal Pet Movers, fondée en 1977 par un vétérinaire américain, proposent des services spécifiques pour ce pays. Leurs prestations incluent la fourniture de puces compatibles, l’obtention des permis d’importation, l’organisation des certificats de santé (origine et destination), des explications détaillées sur les protocoles de vaccination et les traitements antiparasitaires, la réservation de l’acheminement aérien en fret, et la coordination d’une éventuelle quarantaine. Leurs offres sont structurées par niveaux de service, allant de la formule complète « porte-à-porte » (VIP Origin Residence to Destination Residence) à des formules plus limitées comme le « Book & Fly ».

Les prix observés pour des trajets États-Unis–Caraïbes se situent dans une fourchette de 1 495 à 6 295 dollars américains, incluant généralement puce, certificat, transport et services de transit. Pour les familles débordées ou les propriétaires peu à l’aise avec les démarches internationales, ce type de service peut offrir une certaine tranquillité d’esprit. Cela n’exonère pas pour autant le propriétaire de vérifier que les dernières exigences d’Antigua-et-Barbuda sont bien respectées, car les règles peuvent évoluer sans préavis.

Se loger avec un animal : un marché locatif de plus en plus « pet-friendly »

Au-delà des contraintes d’entrée, la vie quotidienne à Antigua-et-Barbuda avec un animal dépend aussi de la possibilité de trouver un logement adapté. Les plateformes de location saisonnière et de séjours longue durée indiquent une offre non négligeable d’hébergements acceptant les animaux.

Selon les données agrégées par les sites de vacances, on trouve plusieurs dizaines de logements admettant les animaux de compagnie, dans des catégories variées : appartements, villas, maisons, cottages, bungalows, petites cabanes écologiques, suites privées, gîtes en bord de mer ou maisons nichées dans la végétation tropicale. De nombreux biens mentionnent des jardins clos, des cours entièrement clôturées ou des abords naturels propices aux promenades.

Exemple :

L’exemple suivant donne une idée de la diversité de l’offre.

Type de bien « pet-friendly »Exemples de caractéristiques relevées
AppartementsVue sur la mer ou la marina, proximité des commerces, accès plage en quelques minutes
VillasPiscine privée, jardins clôturés, vues panoramiques, proximité des plages de Jolly Beach, Valley Church, Ffryes, Darkwood, etc.
CottagesEnvironnement calme, intégration dans des domaines naturels, proximité d’English Harbour ou Turtle Bay
Maisons avec jardinPropriétés entièrement clôturées, espace extérieur sûr pour les chiens
Hôtels et guesthousesCertains établissements acceptent les chiens sans frais supplémentaires, parfois avec limite de poids

Des établissements comme Ellen Bay Inn ou Bluff House, par exemple, acceptent les chiens de toutes tailles sans surcoût (mais pas forcément les chats), tandis que d’autres, comme Blue Bay Antigua, autorisent un animal de petite taille (jusqu’à 9 kg) sans frais. Il est donc crucial de lire attentivement les politiques animaux pour chaque hébergement, y compris les éventuelles limitations de nombre ou de taille et les restrictions sur les chats.

Les commentaires des voyageurs soulignent souvent l’importance de louer une voiture pour se déplacer librement avec son animal, notamment pour accéder aux plages les plus calmes ou aux sentiers de promenade. Quelques avis mentionnent la nécessité d’un véhicule à quatre roues motrices pour atteindre certains logements situés en hauteur ou dans des zones plus isolées.

Climat tropical, risques environnementaux et bien-être de l’animal

La vie à Antigua-et-Barbuda se déroule sous un climat tropical maritime, avec des températures généralement comprises entre 24–28°C en saison dite « fraîche » et 25–29°C en saison chaude. Pour un animal, la principale difficulté n’est pas tant la température que l’humidité élevée, qui réduit l’efficacité du halètement pour dissiper la chaleur. Les chiens, en particulier, sont vulnérables au coup de chaleur. Leur température corporelle peut grimper de la norme (autour de 38–39°C) à des niveaux dangereux (au-delà de 40–43°C) en peu de temps.

Attention :

Les signes d’alerte de la surchauffe chez le chien sont le halètement excessif, le pouls accéléré, la perte d’équilibre, les vomissements, les gencives rouge vif, pouvant aller jusqu’à l’effondrement. Pour la prévenir, privilégiez les sorties aux heures fraîches, évitez les surfaces brûlantes, fournissez ombre et eau fraîche, et habituez progressivement l’animal à la chaleur. Une vigilance accrue est requise pour les races à face plate (bouledogues, carlins…), les animaux âgés, très jeunes ou malades.

Il ne faut jamais laisser un animal dans une voiture stationnée, même quelques minutes, la température intérieure pouvant atteindre rapidement des niveaux extrêmes, bien supérieurs à la température ambiante.

Attention :

L’environnement naturel des îles présente divers risques sanitaires : piqûres de moustiques (vecteurs de maladies), parasites dans les eaux douces, et contacts potentiels avec des animaux (chauves-souris, chiens sauvages) pouvant transmettre la rage. D’autres animaux comme certaines araignées, mille-pattes ou serpents peuvent aussi être problématiques. À Antigua-et-Barbuda, il est recommandé de se renseigner localement, notamment sur la mouche à myiases (screwworm fly), dont les larves infestent les plaies des animaux dans certaines zones des Caraïbes.

Pour limiter les risques, une protection antiparasitaire régulière et un contrôle fréquent du pelage et de la peau sont fortement recommandés.

Préparation aux ouragans : intégrer l’animal au plan d’urgence

La saison cyclonique, généralement concentrée entre juin et novembre, impose de penser la sécurité des animaux de compagnie dans le plan d’urgence familial. À Antigua-et-Barbuda, il est conseillé de prévoir une trousse spéciale pour son animal, comprenant nourriture sèche et eau pour plusieurs jours, médicaments de routine, copies des documents vétérinaires (certificat de vaccination antirabique à jour, permis, coordonnées du vétérinaire local), laisse solide, caisse de transport, collier avec médaille et numéro local.

Astuce :

Il est conseillé d’identifier à l’avance les hébergements acceptant les animaux et de connaître les procédures des refuges ou cliniques vétérinaires en période de crise. Il faut également anticiper des perturbations prolongées des services (électricité, télécommunications, aéroport) après un ouragan. Pour faciliter une évacuation rapide, former son chien aux ordres de base et habituer son chat à voyager dans une caisse de transport est très utile.

Anticiper un éventuel retour ou un transit par d’autres pays

Si vous envisagez de revenir un jour aux États-Unis, au Canada ou de transiter par l’Union européenne, il est indispensable de prendre en compte ces règles dès la préparation de votre départ vers Antigua-et-Barbuda. Les autorités américaines (CDC) ont par exemple renforcé les conditions d’entrée des chiens, en fonction de leur historique de voyage sur les six mois précédents et du lieu de vaccination antirabique. Les chiens doivent être identifiés, paraître en bonne santé, avoir au moins six mois et disposer d’un formulaire d’importation CDC. Pour les chiens vaccinés aux États-Unis et venant de pays à haut risque rabique, un certificat de vaccination ou un certificat de santé endossé par le USDA est aussi exigé.

Bon à savoir :

Le Canada interdit l’entrée des chiens considérés comme « commerciaux » en provenance de pays à haut risque de rage. De plus, si votre itinéraire comprend un transit par l’Union européenne en route vers Antigua-et-Barbuda, un certificat de transit conforme aux normes de l’UE est obligatoire. Ces exigences ajoutent des démarches administratives à prendre en compte dans la planification du déplacement familial.

En résumé : rigueur administrative, vigilance sanitaire, mais vraie possibilité de vivre avec ses animaux

S’expatrier avec un animal à Antigua-et-Barbuda demande une préparation plus poussée que pour un simple voyage de loisir. Les conditions d’entrée — permis vétérinaire, microchip ISO, vaccination antirabique dans des délais stricts, titrage FAVN pour de nombreux pays, certificat de santé officiel dans les sept jours précédant l’arrivée, tests complémentaires pour certaines maladies — exigent d’anticiper plusieurs mois à l’avance. La moindre faille peut entraîner quarantaine, refus d’entrée ou mesures extrêmes, qui resteraient à la charge du propriétaire.

Bon à savoir :

Malgré des formalités d’entrée strictes, le pays dispose d’un cadre légal pour l’enregistrement des chiens, de cliniques vétérinaires, d’une association pour des stérilisations à coût réduit et d’une organisation de sauvetage. Le marché immobilier propose de nombreuses villas, appartements et cottages acceptant les animaux, souvent avec jardin ou accès à la nature.

En conjuguant rigueur dans les démarches, choix judicieux de l’itinéraire aérien, adaptation progressive de l’animal au climat tropical et intégration dans le réseau vétérinaire et associatif local, il est tout à fait possible de réussir son expatriation à Antigua-et-Barbuda avec ses compagnons à quatre pattes et de leur offrir, comme à soi-même, une vie insulaire de qualité.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour s’installer à Antigua-et-Barbuda, optimiser sa fiscalité et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités de résidence, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après étude de plusieurs destinations (Caraïbes, Europe du Sud, Océan Indien), la stratégie retenue a consisté à cibler Antigua-et-Barbuda pour son régime favorable aux non-résidents, absence d’impôt sur la fortune, taxation limitée des revenus de source locale et possibilités de résidence ou citoyenneté par investissement. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions fiscales applicables), obtention du statut de résident via investissement immobilier ou contribution au fonds national, transfert de résidence bancaire vers des établissements caribéens, plan de rupture des liens fiscaux français, et coordination avec un réseau local (avocats, immigration, gestionnaires de patrimoine). Résultat : économies fiscales substantielles, diversification géographique du patrimoine et sécurisation des risques de double imposition et de contrôle français.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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