Créer son entreprise à l’étranger en Lettonie : le guide complet de l’entrepreneur expatrié

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’implanter en Lettonie, c’est entrer par une porte d’entrée stratégique sur tout le marché européen, tout en profitant d’un écosystème startup en pleine accélération, d’une fiscalité atypique en Europe et de coûts bien plus bas que dans la plupart des pays d’Europe de l’Ouest. Pour un expatrié, c’est à la fois une base opérationnelle efficace et un cadre de vie relativement abordable.

Bon à savoir :

Ce guide détaille les aspects essentiels pour un entrepreneur étranger souhaitant s’installer en Lettonie : analyse de l’environnement économique, choix de la forme juridique, fiscalité, procédures administratives, obtention des visas entrepreneuriaux, options de financement, identification des secteurs porteurs, estimation des coûts à prévoir et conseils pour la vie d’expatrié sur place.

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Pourquoi la Lettonie attire de plus en plus d’entrepreneurs étrangers

La Lettonie coche plusieurs cases que recherchent les fondateurs mobiles : appartenance à l’Union européenne, à la zone euro et à Schengen, forte digitalisation des démarches, fiscalité pro‑investissement, niveau de vie correct mais coûts encore modérés, main‑d’œuvre qualifiée et multilingue, écosystème startup qui explose.

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Le PIB de la Lettonie, pays de plus de 2 millions d’habitants, s’élève à environ 23,4 milliards de dollars.

Les autorités ont fait de l’accueil des startups une priorité. La Lettonie a été classée pays le plus “startup‑friendly” au monde par Index Ventures en 2021, et son écosystème n’a cessé de se renforcer depuis. La valeur totale des startups lettones a été multipliée par 5,3 entre 2019 et 2024, la croissance la plus rapide des pays baltes. On compte désormais plus de 500 startups actives, dont près d’un quart fondées par des étrangers, créant déjà plus de 4 000 emplois directs.

Astuce :

Pour un fondateur expatrié, s’installer en France ne signifie pas être un cas isolé. Le système est entièrement préparé : le cadre juridique, bancaire et fiscal est rodé pour accueillir des entrepreneurs non-résidents. Ceci inclut les personnes hors de l’Union Européenne, qui bénéficient d’un traitement légal identique à celui des investisseurs locaux.

Avantages clés pour un fondateur étranger

Plusieurs éléments structurants expliquent l’attractivité du pays pour une création de société :

AtoutDescription
Accès au marchéMembre de l’UE, de la zone euro et de Schengen, accès direct au marché unique européen
Position géographiqueHub logistique reliant Scandinavie, Europe de l’Ouest et Russie, avec trois ports en eau profonde (Riga, Liepaja, Ventspils)
Climat businessPays classé dans le top 30 mondial pour la facilité de faire des affaires ; réglementation considérée comme simple et pro‑entreprise
FiscalitéImpôt sur les sociétés à 20 % uniquement lors de la distribution des bénéfices ; profits réinvestis non taxés
CoûtsCoût de la vie et du travail plus bas que dans l’Europe de l’Ouest ; salaires et loyers d’entreprise encore compétitifs
Main‑d’œuvrePopulation jeune, instruite, multilingue (letton, anglais, russe, souvent allemand, français ou langues nordiques)
DigitalisationProcédures d’enregistrement fortement numérisées, e‑signature généralisée, e‑adresse officielle obligatoire pour les nouvelles sociétés
ÉcosystèmePlus de 500 startups, 1 licorne (Printful), de nombreux fonds et accélérateurs, loi spécifique de soutien aux startups

À cela s’ajoute un point souvent négligé : l’État letton alterne soutien financier direct (subventions, cofinancement, programmes européens) et allègements fiscaux ciblés (zones économiques spéciales, régimes pour micro‑entreprises, incitations pour les startups), le tout dans un cadre légal aligné sur la législation européenne.

Comprendre les structures juridiques : choisir la bonne forme pour son projet

La Lettonie propose plusieurs formes d’exercice pour une activité économique. Pour un expatrié, une forme domine très nettement : la société à responsabilité limitée, appelée “SIA”.

La SIA classique : la forme reine pour les fondateurs étrangers

La SIA (société à responsabilité limitée) est la structure la plus utilisée pour les PME et les startups. Elle présente plusieurs caractéristiques :

Responsabilité limitée des associés à leurs apports

Possibilité d’un seul associé et d’un seul gérant

Aucun besoin d’associé ou de directeur de nationalité lettone

Inscription rapide au registre des entreprises

Attention :

Le capital social minimum d’une SIA standard est de 2 800 €. Au moins 50 % (soit 1 400 €) doit être libéré lors de l’immatriculation, le solde pouvant être versé ultérieurement. Un capital d’au moins 2 800 € permet d’éviter certaines limitations légales et renforce la crédibilité de l’entreprise auprès des banques et des partenaires.

La micro‑SIA (capital réduit) : vendre petit mais penser grand

La Lettonie a introduit une variante de la SIA à “micro‑capital”, avec un capital compris entre 1 € et 2 799 €. Très populaire (près de 80 % des sociétés nouvellement créées en 2024 relevaient de ce format ou d’une SIA à un seul fondateur), ce modèle permet d’entrer sur le marché avec très peu de fonds propres.

Cette souplesse s’accompagne de restrictions : limitations sur la structure actionnariale, sur le nombre de fondateurs et parfois sur la distribution des bénéfices. Pour un expatrié qui vise rapidement la levée de fonds ou des marchés internationaux, la micro‑SIA peut être une marche intermédiaire, mais la SIA classique reste plus confortable à moyen terme.

Autres formes possibles, plus spécifiques

D’autres structures existent mais concernent plutôt des cas particuliers :

Exemple :

Pour s’implanter en Lettonie, plusieurs structures sont possibles. La SIA (société à responsabilité limitée) est la plus courante pour les PME, avec un capital minimum de 2 800 €. L’AS (société par actions) est adaptée aux grands projets ou aux entreprises cotées, avec un capital d’au moins 35 000 €. L’IK (entrepreneur individuel) offre une fiscalité simplifiée mais une responsabilité illimitée, ce qui ne protège pas le patrimoine personnel. Les sociétés de personnes (PS et KS) sont plus rares pour les étrangers. Une entreprise étrangère peut aussi opter pour une succursale (sans personnalité juridique distincte) ou créer une filiale locale (SIA ou AS). Enfin, un bureau de représentation permet de tester le marché sans effectuer d’actes commerciaux.

Dans la plupart des scénarios d’expatriation entrepreneuriale (startup, agence de services, e‑commerce, activité de conseil, etc.), la SIA s’impose comme le meilleur compromis souplesse/protection/ crédibilité.

Les grandes étapes de création : de l’idée au numéro fiscal

Même si les délais administratifs sont courts (souvent 1 à 3 jours ouvrables pour l’immatriculation une fois le dossier complet), il faut compter 2 à 4 semaines pour que tout soit opérationnel (banque, comptabilité, TVA, éventuelles licences, etc.). Le processus suit une logique assez standard en Europe, mais avec quelques spécificités locales.

Étape 1 – Préparation : nom, activité, adresse

Avant d’entrer dans la mécanique administrative, trois éléments doivent être verrouillés.

1. Définir un nom de société Le nom doit être unique et comporter la mention “SIA” (avant ou après). Il doit respecter quelques contraintes (pas de termes trompeurs, de noms d’institutions publiques, ni de vocabulaire grossier) et peut être vérifié en ligne dans la base du registre du commerce.

2. Préciser l’activité avec les codes NACE Comme dans le reste de l’UE, les activités sont classées selon la nomenclature NACE 2.0. Il est crucial de choisir des codes cohérents avec le business réel, car les autorités fiscales examinent désormais de près toute incohérence entre ce qui est déclaré et ce qui est effectivement réalisé (notamment pour l’enregistrement TVA).

Adresse juridique en Lettonie

Chaque société doit disposer d’une adresse légale sur le territoire letton. Voici les différentes options disponibles pour répondre à cette obligation légale.

Locaux propres

Utiliser vos propres locaux commerciaux ou personnels comme adresse légale de l’entreprise.

Bureaux loués

Louer des bureaux professionnels qui serviront de siège social officiel de votre société.

Espace de coworking

Opter pour un espace de coworking offrant un service de domiciliation légale en plus des postes de travail.

Bureau virtuel

Choisir un service de ‘virtual office’ fournissant une adresse postale légale sans nécessiter la présence physique de locaux.

Les offres de domiciliation tournent généralement entre 100 et 500 € par an. Cette adresse servira de point de contact officiel avec les autorités ; une e‑adresse électronique est aussi attribuée automatiquement aux nouvelles sociétés.

Étape 2 – Rédaction des statuts et préparation du dossier

Le cœur du dossier d’immatriculation repose sur la documentation juridique. Tous les documents destinés au registre doivent être en letton. Concrètement, il faut préparer :

– les statuts (Articles of Association),

– la décision de constitution ou le protocole de l’assemblée fondatrice,

– la liste des associés,

– la preuve de jouissance de l’adresse légale (bail, attestation de mise à disposition),

– les copies des passeports des associés et dirigeants (avec notarisation et apostille pour certains documents étrangers),

– la preuve du dépôt de capital,

– le justificatif du paiement des frais d’État et de la publication au journal officiel.

Depuis 2024, l’Enterprise Register propose un service en ligne automatisé capable de générer certains documents types en quelques minutes pour les cas les plus simples (un seul fondateur). Mais la langue reste le letton, ce qui incite la plupart des fondateurs étrangers à passer par un avocat ou un prestataire spécialisé.

Enterprise Register

Étape 3 – Dépôt du capital et ouverture d’un compte temporaire

Avant l’immatriculation, il est obligatoire d’ouvrir un compte bancaire temporaire pour y déposer le capital social. Toute banque de l’UE peut convenir, mais la plupart des fondateurs choisissent une banque lettone ou une solution fintech avec une présence européenne reconnue.

Au moins 50 % du capital de la SIA standard doit être versé (100 % pour une micro‑SIA). La banque émettra un certificat de dépôt qui sera joint au dossier.

Pour un non‑résident, il faut prévoir un niveau de contrôle renforcé (vérification KYC/AML, justification de l’origine des fonds, clarifications sur le business model). Une visite physique en Lettonie est souvent demandée par les banques traditionnelles pour l’ouverture d’un compte, surtout hors UE.

Étape 4 – Dépôt de la demande au registre des entreprises

L’inscription se fait auprès du Uzņēmumu reģistrs (Enterprise Register), soit :

en ligne, via le portail officiel, avec une signature électronique qualifiée (eID, Smart‑ID, etc.),

– par courrier, avec signatures légalisées chez un notaire letton.

Les frais d’État dépendent du type de SIA et de la rapidité souhaitée. Les données varient légèrement selon les sources, mais on retrouve les ordres de grandeur suivants :

Poste de coûtMontant indicatif
Frais d’enregistrement SIA standard~30 à 150 € selon la source et les options
Enregistrement micro‑SIA~20 €
Traitement express (1 jour)jusqu’à ~450 €
Publication au journal officiel~27 €
Frais de notaire (certification signatures, etc.)~50 à 100 €
Honoraires juridiques / préparation des documents~150 à 450 € voire plus

Une fois le dossier complet réceptionné par l’Enterprise Register, le délai normal annoncé est de 1 à 3 jours ouvrables. En urgence, l’inscription peut être réalisée en 24 heures, moyennant des frais majorés.

Étape 5 – Numéro fiscal, TVA et obligations comptables

Après immatriculation, votre société obtient un numéro d’identification fiscale auprès du Service des impôts (VID). L’enregistrement à la TVA devient :

obligatoire au‑delà de 50 000 € de chiffre d’affaires annuel,

optionnel en dessous, mais souvent conseillé pour les structures B2B ou tournées vers l’international.

Bon à savoir :

Le taux standard de TVA en Belgique est de 21 %, avec un taux réduit de 12 % applicable à certains biens et services. L’administration fiscale (VID) renforce sa vigilance sur les enregistrements TVA et demande désormais des preuves concrètes d’une activité économique réelle, telles que des contrats, des locaux ou un site web, pour lutter contre les sociétés fantômes.

Dès les premières opérations, il est impératif de faire appel à un comptable local. Les services externalisés commencent aux alentours de 70 à 100 € par mois pour une petite structure et montent ensuite en fonction du volume d’opérations. Un comptable salarié, lui, coûte plutôt entre 1 000 et 2 500 € brut par mois.

Un budget réaliste pour un lancement “clé en main” d’une SIA, en s’appuyant sur des prestataires locaux, se situe généralement entre 1 000 et 3 000 € (hors capital social).

Fiscalité : un impôt sur les sociétés pensé pour la ré‑investissement

C’est l’un des atouts les plus séduisants du pays pour un fondateur : tant que vous ne distribuez pas vos bénéfices, l’impôt sur les sociétés est neutre. Autrement dit, les profits réinvestis sont exonérés d’impôt.

Comment fonctionne l’impôt sur les sociétés en pratique

Le taux nominal de l’impôt sur les sociétés est de 20 %, mais il s’applique à une base ajustée. Concrètement, lorsque vous distribuez 100 € de dividendes, la base taxable est considérée comme 100/0,8, soit 125 €. L’impôt de 20 % sur 125 € équivaut alors à 25 € pour 100 € de bénéfices nets distribués. On parle parfois d’un taux “effectif” de 25 % sur la distribution nette.

Tant que les bénéfices restent dans la société (réinvestissements, réserves, acquisition d’actifs productifs, etc.), aucun impôt sur les sociétés n’est dû. Cette logique est particulièrement intéressante pour les startups qui brûlent du cash au début puis, lorsqu’elles deviennent rentables, continuent de tout réinvestir.

Régimes simplifiés pour les très petites structures

Pour des micro‑activités, il existe un régime de micro‑entreprise basé sur le chiffre d’affaires, avec un taux de 25 % si certaines conditions sont réunies (plafond de chiffre d’affaires, nombre d’employés limité, rémunérations plafonnées). Ce régime permet de simplifier la gestion pour de très petits volumes.

Cependant, pour un expatrié qui vise une croissance ou qui envisage de lever des fonds, la SIA classique au régime normal reste en général préférable, surtout avec le système de non‑imposition des bénéfices non distribués.

TVA, charges sociales et fiscalité personnelle

Du côté de la TVA, les règles sont conformes aux standards européens :

21 % de taux normal,

12 % pour certains produits et services,

seuil d’enregistrement obligatoire à 50 000 € de chiffre d’affaires annuel.

Les charges sociales sont, elles, relativement élevées, mais cohérentes avec les systèmes européens :

environ 23,59 % à la charge de l’employeur,

environ 10,5 % à la charge du salarié,

impôt sur le revenu des personnes physiques à 25,5 % selon une source (d’autres sources indiquent un barème progressif, mais l’ordre de grandeur reste celui‑ci pour un indépendant).

La Lettonie a signé plus de 60 conventions de non‑double imposition. Pour un expatrié, c’est un point essentiel à vérifier avec un fiscaliste, afin d’optimiser la situation entre pays d’origine et Lettonie.

Focus : avantages fiscaux sectoriels et zones spéciales

Certaines zones géographiques (ports francs de Riga, Ventspils, Liepaja, zones économiques spéciales de Rezekne et Latgale) offrent des allègements d’impôts significatifs pour les entreprises qui y investissent, avec des réductions pouvant atteindre 80 % de l’impôt sur les sociétés et de la taxe foncière, dans des limites calculées en pourcentage du montant investi (entre 30 et 60 % de l’investissement).

Pour un projet industriel ou logistique, ces régimes méritent d’être étudiés de près.

Visas entrepreneuriaux et permis de séjour : de la startup visa à l’investisseur

Créer une société n’ouvre pas automatiquement un droit de séjour. Pour un expatrié non‑européen, la question du titre de séjour est donc centrale. La Lettonie a mis en place plusieurs options avantageuses pour les fondateurs.

Le Startup Visa : la porte d’entrée pour les fondateurs innovants

La Lettonie propose un dispositif dédié aux fondateurs de startups non‑UE : un permis de séjour temporaire souvent appelé “startup visa”. Il s’agit d’un titre de séjour (et non d’un simple visa Schengen) valable jusqu’à trois ans.

Principales caractéristiques :

– réservé à des projets innovants et scalables, généralement techno,

– jusqu’à cinq fondateurs peuvent en bénéficier pour la même startup,

– le projet doit être au-delà de la simple idée : preuve de clients, flux financiers, produit en développement ou déjà sur le marché,

– possibilité d’inclure le conjoint et les enfants,

– traitement du dossier en environ un mois,

– le plan d’affaires doit être validé par l’Agence d’investissement et de développement (LIAA) ou un organisme habilité.

Le dossier comporte notamment :

8800

Montant minimum requis sur un compte bancaire par adulte pour justifier de moyens de subsistance lors d’une demande de visa entrepreneur, selon certaines sources.

Pour un fondateur étranger qui porte un vrai projet de startup et veut s’intégrer à l’écosystème local, ce programme est particulièrement compétitif, d’autant qu’il permet au conjoint de travailler librement.

Le permis de séjour par investissement : l’option “business / golden visa”

En parallèle, la Lettonie dispose d’un programme de résidence par investissement introduit en 2010. Plusieurs options existent :

Option d’investissementMontant minimalNature de l’investissement
Participation dans une société lettone (petite entreprise)50 000 €Investissement en capital + contribution au budget de 10 000 € selon certains schémas
Participation dans une plus grande société100 000 €Capital de société, conditions financières renforcées
Immobilier250 000 €Achat d’un bien immobilier, avec frais et contributions complémentaires
Dépôt bancaire280 000 €Dépôt sur cinq ans dans une banque lettone
Obligations d’État250 000 €Investissement dans des titres publics

Chaque option s’accompagne de frais de l’État pouvant aller de 10 000 à 38 000 €. Ce permis, souvent valable cinq ans, est plutôt destiné aux profils patrimoniaux. Il peut conduire à la résidence permanente puis à la nationalité, sous conditions de présence et de tests de langue/histoire.

Digital Nomad Visa : travailler à distance depuis la Lettonie sans client local

Pour les freelances et salariés à distance, la Lettonie propose aussi un visa de travailleur à distance (“digital nomad”) depuis 2022. Il s’adresse aux personnes travaillant pour une entreprise ou une structure basée dans un pays membre de l’OCDE.

Quelques éléments clés :

Attention :

Le visa pour télétravailleurs en Lettonie est valable un an, renouvelable une fois. Il exige de maintenir un contrat avec une entreprise située dans un pays de l’OCDE et interdit strictement de travailler pour des clients lettons. Le revenu minimum requis est indexé sur le salaire moyen letton (environ 2,5 fois le salaire brut moyen, soit plus de 3 000 € par mois). Une assurance santé internationale est obligatoire.

Ce dispositif n’est pas un visa entrepreneur au sens strict, mais peut servir de sas pour vivre sur place, tester le pays, préparer un projet entrepreneurial local tout en gardant ses clients à l’étranger.

EOR : créer une présence locale sans entité, pour tester le marché

Si vous voulez embaucher en Lettonie avant même d’y immatriculer une société, il existe une alternative : passer par un Employer of Record (EOR) comme Multiplier.

Concrètement, l’EOR devient l’employeur juridique de vos salariés lettons, gère pour vous contrats de travail, paie, charges sociales, et assure la conformité avec le droit du travail local. Vous conservez le pilotage opérationnel. C’est une solution idéale pour tester un marché ou recruter une première équipe commerciale/tech avant d’ouvrir une SIA.

En revanche, cette formule ne permet pas de vendre directement en Lettonie en votre nom, ni de détenir des actifs immobiliers ou d’opérer dans des secteurs réglementés. Elle ne remplace donc pas une véritable implantation pour un projet structuré.

Secteurs porteurs : où un expatrié a de vraies cartes à jouer

Au‑delà du “macro” favorable, l’essentiel pour un entrepreneur reste le terrain : quels secteurs sont réellement porteurs et accueillants ?

Technologies et numérique : un écosystème jeune, mais déjà riche

Les technologies de l’information et de la communication représentent un pilier majeur de l’économie lettone, avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 4,6 milliards de dollars (environ 6 % du PIB). Le pays se classe 3e en Europe pour le nombre d’étudiants en informatique par million d’habitants.

Les sous‑secteurs clé incluent :

télécoms,

logiciels,

solutions cloud,

intelligence artificielle,

automatisation et robotique,

IT support.

Un grand nombre de startups emblématiques y sont nées :

Printful : première licorne du pays, spécialisée dans le print‑on‑demand,

Printify : autre géant du print‑on‑demand, qui fusionne avec Printful,

Mintos : plateforme d’investissement à long terme fondée en 2014,

4finance : fintech ayant levé plus de 734 millions d’euros,

Naco Technologies, SummarizeBot, LightSpace Technologies, Longenesis, Tilde (IA linguistique)…

Bon à savoir :

L’écosystème tech est solide mais de taille modeste comparé aux grands hubs européens, permettant de s’intégrer et de se faire une place relativement vite, surtout avec un réseau ou une expérience préalable acquise à l’étranger.

Fintech : un cadre réglementaire collaboratif

Le secteur fintech est décrit comme mature et bien encadré, avec un environnement réglementaire co‑construit avec l’Association de l’industrie financière lettone. Les autorités ne se positionnent pas uniquement en “gendarme”, mais comme partenaires pour sécuriser les innovations.

Pour un entrepreneur dans la finance digitale (prêts en ligne, plateformes d’investissement, paiements, crypto, assurtech), la Lettonie offre donc un cadre à la fois exigeant et relativement prévisible, ce qui n’est pas le cas dans tous les pays.

Industrie, ingénierie et deeptech

La Lettonie dispose d’une longue tradition industrielle :

fabricant mondial de référence en technologies de fibre optique,

secteurs forts dans la métallurgie légère, la transformation du bois, l’agroalimentaire.

Des structures comme Commercialization Reactor, ESA BIC Latvia ou des incubateurs spécialisés (VEFRESH Urban Mobility Incubator, BioCatalyst) accompagnent des projets deeptech (photonique, smart materials, énergie intelligente, biotechnologies, etc.).

Les priorités gouvernementales incluent notamment :

biomedecine / technologies médicales / pharmacie,

bioéconomie à forte intensité de connaissance,

énergie intelligente et mobilité,

photonique, matériaux intelligents, systèmes d’ingénierie avancés.

Bon à savoir :

Pour les expatriés aux profils scientifiques, industriels ou en R&D, la Lettonie offre un environnement plus accessible et réactif que certains grands pays d’Europe occidentale. De plus, ils peuvent bénéficier des subventions européennes, gérées localement par l’agence LIAA (Investment and Development Agency of Latvia).

Forêt, bois, énergie verte : la Lettonie verte et exportatrice

Plus de 50 % du territoire est couvert de forêts. La filière bois (exploitation, transformation, construction bois) représente environ 20 % des exportations nationales, dont 80 % partent à l’étranger.

En parallèle, la Lettonie se classe 3e dans l’UE pour l’utilisation des énergies renouvelables, avec des opportunités dans :

le solaire,

l’éolien,

l’hydroélectricité,

l’hydrogène,

des solutions innovantes (ammoniac comme vecteur d’énergie, etc.).

Pour un expatrié positionné sur les cleantech, la construction durable, les matériaux innovants ou la valorisation de la biomasse, le pays offre un terrain d’expérimentation particulièrement riche.

Tourisme, loisirs, santé et bien‑être

Avant la pandémie, le tourisme connaissait une croissance marquée, attirant des grands noms de l’hôtellerie (Accor, Kempinski, Hilton, Marriott…). Riga, son centre historique classé UNESCO, le parc national de la Gauja et le littoral de la mer Baltique sont des aimants pour city‑trips et séjours nature.

Bon à savoir :

Malgré l’impact de la pandémie et de la guerre en Ukraine sur le secteur, il existe encore un espace significatif pour le développement de concepts à valeur ajoutée.

agences d’expériences locales (nature, gastronomie, histoire),

hébergements thématiques,

séjours bien‑être, retraites yoga, centres de remise en forme,

services santé et bien‑être (coaching nutritionnel, psychologie, fitness).

Les coûts plus faibles permettent de créer des offres compétitives pour une clientèle européenne tout en maintenant une marge confortable.

Services professionnels et créativité

La demande progresse en :

conseil en affaires, finance, droit, RH,

services créatifs (design, mode, cinéma, arts visuels),

contenu digital, publicité en ligne, SEO/SEA, gestion de réseaux sociaux,

services B2B d’export (marketing, sales externalisées, support client multilingue).

Pour un expatrié venant d’un grand marché et apportant un positionnement niche (par exemple, conseil pour les entreprises francophones qui veulent exporter dans les pays nordiques via la Lettonie), il est possible de combiner avantages de coûts locaux et facturation en standard occidental.

Financement, aides et écosystème : qui peut vous aider concrètement

La force de la Lettonie ne tient pas seulement dans ses lois et sa fiscalité, mais aussi dans un écosystème coordonné entre État, recherche et secteur privé. On parle souvent de modèle “triple hélice” : industrie – recherche – pouvoirs publics.

Institutions publiques et parapubliques

Plusieurs acteurs clés sont à connaître :

LIAA (Investment and Development Agency of Latvia) : gère de nombreux programmes financés par l’UE (vouchers d’innovation, subventions à l’export, soutien à la digitalisation, incubateurs…),

Ministère de l’Économie : pilote les grandes orientations et organise des événements de mise en réseau entre startups et entreprises,

ALTUM : institution publique de financement du développement, qui co‑gère des fonds de capital‑risque (par exemple BADideas.fund, Outlast Fund, Buildit VC),

Chambres de commerce (notamment la Chambre de commerce et d’industrie de Lettonie) : réseau d’affaires, lobbying, événements.

Bon à savoir :

Pour les expatriés fondateurs, le programme Magnetic Latvia Startup de la LIAA (Investment and Development Agency of Latvia) constitue un guichet unique pratique. Il fournit des informations sur l’environnement juridique, facilite le raccordement avec des incubateurs et met en contact avec des prestataires de services.

Incubateurs, accélérateurs et fonds

Riga concentre l’essentiel de l’activité, avec :

L’écosystème startup de Riga

Riga offre un environnement dynamique et complet pour les entrepreneurs, avec des espaces de travail collaboratifs, des programmes de soutien spécialisés et une attention particulière portée à la diversité.

Startup House Riga

Espace physique dédié de plus de 1 100 m², réservé aux startups, investisseurs et acteurs de l’écosystème. Il propose des bureaux, flex desks, salles de réunion, phone booths et organise des événements réguliers.

Coworkings actifs

Des espaces comme Double9, TEIKUMS, Workland ou Magnēts accueillent les freelances, petites équipes et startups, offrant une alternative communautaire et flexible.

Incubateurs & Accélérateurs

Une panoplie de programmes, dont certains adossés à des universités (Université de Lettonie, Riga Technical University, Rīga Stradiņš University), soutiennent les projets naissants et en croissance.

Initiatives Deeptech

Des structures spécialisées comme le Commercialization Reactor, l’ESA BIC Latvia et BioCatalyst accompagnent les projets innovants dans les technologies de pointe.

Programmes d’inclusion

Riga TechGirls est un exemple de programme visant à accroître la part des femmes dans la tech. Actuellement, 26,4% des startups de Riga sont dirigées par des femmes.

Côté financement, en plus des business angels rassemblés dans le réseau LatBAN (plus de 75 membres, plus de 15 millions d’euros investis dans plus de 150 startups), plusieurs fonds interviennent sur le marché local et régional :

ActeurPositionnement
BADideas.fundEarly stage, venture capital, géré avec ALTUM
Buildit VCFocus hardware/IoT, tickets jusqu’à 1,5 M€
Draugiem CapitalCible les sociétés tech et e‑commerce déjà en revenus
Outlast FundFonds VC baltique‑nordique
LatBANRéseau de business angels, co‑investissement initial

Événements et networking

Pour un expatrié qui arrive, se connecter rapidement passe par la participation à des événements phares :

TechChill (Riga) : grande conférence tech et startup,

Deep Tech Atelier : focalisé deeptech, recherche, industrie,

Latitude59 (Tallinn), Slush (Helsinki) : événements balto‑nordiques très fréquentés par les lettons,

– forums spécialisés comme le Latvian Fintech Forum.

Des communautés comme TechHub Riga (à présent intégrée à Startup House), de nombreux meetups et groupes (Meetup.com, InterNations, associations sectorielles) permettent de construire un réseau en quelques mois, à condition d’être proactif.

Budget, coûts de vie et d’implantation : à quoi s’attendre vraiment

L’un des attraits majeurs de la Lettonie, en particulier en comparaison avec l’Europe de l’Ouest, reste le rapport coût / qualité.

Coûts de création et de fonctionnement d’une SIA

En agrégeant les différentes données, on peut dresser un tableau des coûts typiques au démarrage :

PosteFourchette indicative
Capital social SIA (minimum)2 800 € (jusqu’à plusieurs dizaines de milliers selon le projet)
Frais d’enregistrement & publication50 à 200 € (plus si traitement express)
Notaire et traductions100 à 500 €
Services juridiques / “package” clé en main800 à 1 500 € pour les étrangers
Domiciliation (adresse légale / virtual office)100 à 500 € / an
Ouverture de compte bancaire (frais AML possibles)0 à 700 € selon la banque et la situation du fondateur
Comptabilité externalisée (première année)500 à 2 000 € au total (70 à 300 €/mois)

Au total, en dehors du capital social, un budget de 1 000 à 3 000 € couvre en général l’essentiel des frais d’implantation d’une SIA standard à distance, en s’appuyant sur des professionnels.

Coût de la vie pour un fondateur expatrié

Le coût de la vie reste sensiblement plus bas que dans beaucoup de capitales de l’Ouest. Les estimations disponibles suggèrent qu’un digital nomad ou fondateur peut vivre correctement à Riga avec environ 1 200 € par mois (hors loyer d’un grand logement familial).

Exemple :

Exemple de prix relevés : ces données illustrent concrètement les valeurs observées sur le marché pour le produit ou service évoqué dans l’article. Elles servent de référence tangible pour comprendre les fourchettes de coûts actuelles.

PostePrix moyen
Studio / T1 centre de Riga350 à 400 € / mois
T1 en périphérie~260 € / mois
T3 centre630 à 790 € / mois
T3 en périphérie~440 € / mois
Charges pour 85 m²~230 € / mois
Pain~1,00 €
Litre de lait~1,10 €
1 kg de fromage local~8,20 €
Ticket de transport en commun1,15 à 1,60 €
Essence (litre)~1,84 €

Pour un entrepreneur qui facture sur des marchés plus rémunérateurs (France, Allemagne, Scandinavie, Amérique du Nord), ce différentiel de coût peut se traduire en marges plus confortables ou en capacité à investir davantage dans le développement de l’entreprise (recrutement, marketing, R&D…).

Vie d’entrepreneur expatrié en Lettonie : intégrer l’écosystème au quotidien

Au‑delà des chiffres, il faut aussi parler culture, travail et quotidien. La Lettonie présente un mélange assez particulier : une culture d’affaires plutôt formelle et structurée, mais un mode de vie relativement calme, proche de la nature.

Culture business et relations professionnelles

On décrit souvent la culture d’affaires comme assez hiérarchique et plus formelle que dans certaines scènes startup d’Europe de l’Ouest. La ponctualité est très valorisée, tout comme un style de communication direct mais mesuré.

Bon à savoir :

Les Lettons peuvent sembler réservés lors des premières rencontres, mais la confiance s’établit avec le temps. Leur bonne maîtrise de l’anglais, particulièrement à Riga, facilite grandement l’intégration dans le milieu professionnel.

Espaces de travail et coworking

Riga est dotée d’une offre impressionnante de bureaux flexibles pour un pays de cette taille, ce qui facilite énormément l’installation des fondateurs :

Espaces de Coworking à Riga

Un aperçu des principaux espaces de coworking à Riga, avec leurs tarifs et caractéristiques pour les startups, freelances et petites équipes.

Startup House Riga

Exclusivement pour l’écosystème startup. Options : desk résident (≈200€/mois, 100€ pour projets early stage) et flex-desk (150€, 50€ en tarif subventionné).

Double9

Coworking sur deux étages, environ 149€/mois. Très orienté communauté, avec une zone ‘underground’.

TEIKUMS

Situé dans le quartier de Teika, à partir de 170€/mois. Très prisé des freelances et des petites équipes.

Autres Espaces (Magnēts, Coworking Riga…)

Magnēts, Coworking Riga, Workland Telegraph, Regus, etc. Chacun propose ses tarifs, ambiance et services (salles de réunion, cabines, douches, espaces détente, parfois studio).

Pour un fondateur étranger, c’est souvent dans ces lieux que se créent les premiers liens : rencontres informelles, recommandations de prestataires, infos sur les subventions ou appels à projets.

Réseaux d’expatriés et communautés

Plusieurs réseaux permettent de s’intégrer plus largement :

– plateformes comme InterNations, Expat.com, groupes Facebook d’expats,

– associations comme l’American Chamber of Commerce in Latvia, l’International Women’s Club of Riga, des clubs business sectoriels,

– événements organisés par des chambres de commerce étrangères (américaine, nordique, allemande, etc.).

Ces réseaux sont précieux non seulement pour les aspects pratiques (logement, scolarisation, santé), mais aussi pour les mises en relation business, notamment avec des étrangers déjà implantés depuis longtemps.

Stratégies et pièges à éviter pour un entrepreneur expatrié

S’implanter dans un pays où tout paraît facile peut conduire à brûler des étapes. Or, les autorités lettones ont, ces dernières années, durci un certain nombre de contrôles pour lutter contre les sociétés fictives et les montages d’optimisation agressive.

Quelques points de vigilance :

Astuce :

Pour réussir l’implantation et la gestion d’une entreprise en Lettonie, plusieurs points critiques doivent être anticipés. Avec la banque, anticipez la phase KYC/AML en préparant un dossier exhaustif incluant les CV des fondateurs, des preuves d’expérience, un business model détaillé, des prévisions financières et les justificatifs de l’origine des fonds. Assurez une cohérence totale entre l’activité déclarée au registre (code NACE), la réalité opérationnelle et les informations fournies à la banque et au fisc. Concernant la TVA, évitez une inscription prématurée sans activité réelle ; il est préférable de débuter et de s’inscrire une fois les premiers contrats signés, avec des preuves de substance. Évitez les micro-régimes fiscaux si votre ambition dépasse rapidement leurs plafonds, car une sortie ultérieure peut être complexe et coûteuse. Le droit du travail letton étant protecteur (notamment pour les femmes enceintes ou les représentants syndicaux), faites valider vos contrats et procédures RH par un juriste local. Enfin, planifiez votre stratégie de résidence fiscale personnelle avec un spécialiste, surtout si vous conservez des attaches importantes dans votre pays d’origine.

Enfin, ne sous‑estimez pas l’importance d’un conseil local de confiance (avocat, comptable, consultant en implantation). La Lettonie rend la création d’entreprise relativement facile, mais applique des sanctions significatives en cas de non‑conformité (sociétés écrans, faux administrateurs, manquements déclaratifs).

En résumé : pour quel profil d’expatrié la Lettonie est‑elle un bon choix ?

La Lettonie constitue une base extrêmement intéressante pour plusieurs profils d’entrepreneurs expatriés :

Exemple :

L’Estonie attire notamment : les fondateurs de startups tech ou deeptech cherchant un écosystème en croissance mais à taille humaine ; les entrepreneurs fintech ou e‑commerce recherchant une juridiction européenne avec un impôt sur les sociétés axé sur les bénéfices distribués ; les dirigeants de PME industrielles ou de services B2B visant les marchés baltiques, nordiques et d’Europe centrale depuis un hub à coûts modérés ; et les créateurs d’activités dans le tourisme de niche, le bien‑être, la santé ou les services créatifs, qui bénéficient du rapport coût/qualité local pour des offres tournées vers l’Europe.

Pour peu que l’on accepte de s’immerger dans une culture un peu plus réservée et structurée, et que l’on s’entoure dès le départ de bons conseillers locaux, la Lettonie offre un mélange rare : cadre européen stable, dispositifs pro‑startups, fiscalité incitative, coûts raisonnables et un écosystème où un expatrié motivé peut encore se faire une place visible.

Créer son entreprise en Lettonie, ce n’est pas seulement changer de pays ; c’est aussi changer d’échelle, en s’ouvrant à un marché continental depuis un hub agile et abordable. Pour un expatrié entrepreneur, le pari mérite sérieusement d’être étudié.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un chef d’entreprise français de 45 ans, expérimenté, avec un patrimoine financier bien structuré en Europe, souhaitait diversifier ses activités en créant une société en Lettonie pour optimiser sa fiscalité et développer une activité de holding ou de services numériques (IT/tourisme).

Budget alloué : 50000 à 100000 euros, couvrant capital initial, frais de création et mise en place opérationnelle, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs juridictions européennes (Chypre, Estonie, Lettonie), la stratégie retenue a consisté à opter pour une SIA (société à responsabilité limitée lettone, LLC), forme flexible pour non-résidents, avec un régime d’impôt sur les sociétés où la charge fiscale n’intervient qu’en cas de distribution de bénéfices, combinant simplicité administrative et accès au marché UE. La mission a inclus : sélection du secteur porteur (IT, immobilier ou tourisme), vérification du nom et rédaction des statuts en letton, dépôt du capital en banque lettone, enregistrement au registre des entreprises en 5–10 jours, obtention du numéro TVA, mise en relation avec un réseau local (avocat, comptable, domiciliation à ~3000 €/an) et choix de la structure (gérant français ou letton).

Ce type d’accompagnement permet à l’investisseur de bénéficier des opportunités lettones (coût de création compétitif, main-d’œuvre qualifiée, environnement numérique avancé) tout en maîtrisant les risques (barrière linguistique, conformité fiscale franco-lettone via convention anti-double imposition) et en intégrant cette entité dans une stratégie patrimoniale globale d’expatriation ou de diversification.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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