Étudier dans l’enseignement supérieur aux îles Salomon : le guide complet pour étudiants internationaux

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Poursuivre des études supérieures aux îles Salomon reste une option méconnue, souvent éclipsée par les grands pôles universitaires d’Océanie comme l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. Pourtant, le pays dispose de sa propre université publique, d’un environnement académique en pleine structuration et d’un contexte scientifique unique autour de l’océan, du climat et de la biodiversité.

Bon à savoir :

Destination immersive pour les études marines, environnementales ou de santé, les îles Salomon exigent une préparation rigoureuse en raison d’un coût de la vie élevé, d’infrastructures limitées, d’un climat tropical intense, d’un système de santé fragile et de procédures de visa strictes.

, Ce guide propose une vue d’ensemble détaillée pour comprendre ce que signifie réellement poursuivre des études supérieures aux îles Salomon, en se concentrant sur Honiara, la capitale, et sur le fonctionnement de la Solomon Islands National University (SINU).

Sommaire de l'article masquer

Comprendre le contexte : pays, climat et cadre de vie

Avant même de parler de diplômes et d’inscription, il faut mesurer le cadre dans lequel se déroulent les études. Les îles Salomon sont un archipel du Pacifique, au sud de l’équateur, à l’est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. La plus grande île, Guadalcanal, abrite la capitale Honiara, située sur la côte nord.

Le pays est composé de grandes îles montagneuses couvertes de forêts, et de centaines de petites îles et atolls. Les paysages marins – lagons, barrières de corail, tombants profonds – sont d’une richesse biologique remarquable. C’est un atout majeur pour les filières scientifiques liées à la mer, mais aussi un environnement contraignant au quotidien.

Un climat équatorial permanent

Les îles Salomon connaissent un climat chaud, humide et pluvieux toute l’année. Les températures tournent en moyenne autour de 27 °C, avec des maxima généralement entre 29 et 32 °C et des minima entre 21 et 25 °C. La sensation de chaleur est renforcée par un taux d’humidité qui oscille souvent entre 74 % et plus de 90 %.

L’année est rythmée par : les saisons, les cycles lunaires, les fêtes traditionnelles, les événements culturels, les anniversaires et les saisons sportives.

une saison globalement plus sèche de mai à octobre, légèrement moins moite et ventilée par les alizés de sud-est ;

une saison plus humide de novembre à avril, avec des pluies plus abondantes, un risque orageux plus marqué et une période officielle de cyclones tropicaux.

Les pluies restent néanmoins importantes toute l’année. Dans la capitale, Honiara, la pluviométrie annuelle tourne autour de 2 200 mm, avec un pic prononcé entre janvier et mars. Même la période dite “sèche” affiche des moyennes mensuelles autour de 85 à 100 mm.

Attention :

Le climat chaud et humide implique des infrastructures parfois fragiles, des déplacements perturbés par les fortes pluies, la nécessité de gérer la chaleur en cours, et une prévention sanitaire renforcée contre les maladies comme le paludisme, la dengue ou le Zika.

Un pays exposé aux aléas naturels

Les îles Salomon se trouvent dans une zone sismique active. Les tremblements de terre et les risques de tsunami font partie des dangers structurels du pays. Des ondes de tempête et des surcotes marines menacent certaines zones littorales, au point que la ville de Choiseul, construite à moins de deux mètres au-dessus du niveau de la mer, fait l’objet d’un projet de relocalisation progressive.

Les cyclones restent moins fréquents qu’ailleurs dans le Pacifique sud, mais la saison cyclonique s’étend globalement de novembre à mi-mai, avec des exceptions possibles. Les provinces du sud-est sont les plus exposées.

Pour un étudiant étranger, cela signifie qu’il faut intégrer la culture du risque dans sa préparation : connaître les consignes d’évacuation, se renseigner sur la solidité des logements, et s’assurer que l’établissement d’accueil dispose de plans d’urgence.

Honiara, capitale étudiante… et ville chère

Honiara concentre l’essentiel de la vie politique, économique et académique du pays. On y trouve la Solomon Islands National University, plusieurs institutions de formation, les ministères, les principales infrastructures médicales et l’aéroport international Henderson, à une douzaine de kilomètres de la ville.

Population, accessibilité et langue

La ville compte entre 65 000 et 84 500 habitants selon les sources. Elle accueille environ 22 000 visiteurs par an, ce qui reste faible à l’échelle internationale. L’anglais est l’une des langues officielles et la langue d’enseignement à l’université, même si, au quotidien, le pidgin local (Solomons Pijin) domine dans la rue et sur les marchés.

Un étudiant étranger peut généralement se débrouiller en anglais pour toutes les démarches administratives et académiques. L’apprentissage du pidgin facilite en revanche l’intégration sociale et la compréhension des codes locaux.

Un coût de la vie proche de la moyenne mondiale… mais écrasant pour les locaux

Les données disponibles sur Honiara montrent un paradoxe :

– le coût de la vie y est proche de la moyenne mondiale,

– mais totalement disproportionné par rapport aux revenus locaux.

Le salaire médian net est d’environ 172 USD par mois, alors que :

1419

Le coût de vie mensuel estimé pour une personne seule, incluant le loyer, est d’environ 1 419 USD.

Autrement dit, le coût de la vie représente plus de huit fois le salaire moyen local. Pour un étudiant financé par une bourse étrangère ou des fonds personnels en dollars, la ville peut paraître simplement “modérément chère”. Pour un étudiant local sans soutien, la situation est nettement plus problématique.

Le tableau ci-dessous donne un aperçu synthétique des principaux postes de dépense à Honiara (en dollars américains).

Poste de dépense (mensuel)Personne seuleFamille (4 pers.)
Vie courante (hors loyer)584 USD1 612 USD
Loyer + charges835 USD1 270 USD
Total estimé (loyer inclus)1 419 USD2 882 USD
Budget “expat” estimé2 339 USD3 773 USD
Budget “digital nomad” estimé3 766 USD

Logement étudiant à Honiara : formes, prix et plateformes

L’offre de logement pour étudiants et chercheurs reste limitée, mais elle existe, principalement via :

des locations classiques (appartements, studios, maisons) ;

des hôtels et guesthouses de longue durée ;

des plateformes de location meublée de type Flatio ou Airbnb ;

– quelques hébergements étudiants ou colocation.

Flatio propose par exemple à Honiara des logements meublés très variés : villas en bord de mer, resorts, appartements en ville, chambres en colocation, condos, motels, hostels. L’un des arguments de la plateforme est l’absence de dépôt de garantie et la flexibilité des contrats, un atout pour des séjours universitaires de quelques mois à deux ans.

Exemple :

Pour les voyageurs aux budgets limités, les hostels et motels à Honiara offrent une alternative, bien que les tarifs soient notablement plus élevés que les auberges de jeunesse bon marché d’autres pays. Selon Travelocity, les prix se situent généralement entre 170 et 261 USD par nuit. Ces établissements sont en réalité des hôtels simples ou de petits complexes touristiques, plutôt que des dortoirs à très bas coût.

En location longue durée, un appartement d’une chambre au centre-ville se situe autour de 600 USD par mois, avec des fourchettes parfois plus basses ou nettement plus élevées selon la qualité et la localisation. Un trois-pièces en centre pourrait dépasser 1 100 USD mensuels. À ces montants s’ajoutent les charges :

une facture de base électricité-eau peut tourner autour de 160 USD par mois pour un logement individuel ;

– une connexion internet correcte coûte environ 95 USD par mois.

Le tableau suivant synthétise quelques niveaux de prix moyens de l’hébergement.

Type d’hébergement à HoniaraPrix indicatif
1 chambre centre-ville (40 m², location mensuelle)~ 601 USD
3 chambres centre-ville (80 m², location mensuelle)~ 1 111 USD
Hôtel (prix médian mensuel, long séjour)~ 2 545 USD
Airbnb (prix médian mensuel)~ 4 254 USD
Hostels (nuit, via Travelocity)170–261 USD

Pour réduire la facture, de nombreux étudiants locaux vivent en colocation ou chez des proches. Pour un international sans réseau sur place, l’option la plus réaliste est souvent une chambre en colocation ou un petit studio, en s’y prenant très en amont.

Qualité de vie : points forts et limites

Les avis disponibles dressent un portrait contrasté de Honiara :

Points positifs :

Astuce :

La ville offre un air très peu pollué, une densité urbaine réduite et une circulation moins congestionnée que les grandes capitales régionales. Son climat chaud est agréable pour les personnes qui le supportent bien. De plus, l’usage courant de l’anglais facilite la communication au quotidien.

Points négatifs importants à intégrer pour un projet d’étude :

connexion internet extrêmement lente (autour de 0,5 Mbps en moyenne, 1 Mbps dans certains espaces de travail partagés), ce qui complique fortement les études reposant sur des ressources en ligne, les visioconférences ou la recherche documentaire ;

– offre de loisirs limitée, vie nocturne peu développée ;

système de santé jugé faible, hôpitaux mal équipés, nécessité fréquente d’évacuation médicale coûteuse en cas de problème grave ;

– qualité de l’éducation globalement perçue comme basse à l’échelle internationale ;

– sentiment de sécurité mitigé, avec des problèmes de criminalité violente ponctuels, notamment à Honiara ;

– difficultés de mobilité : routes en mauvais état, minibus surchargés, taxis à négocier, ferries inter-îles peu sûrs.

Ce cadre ne conviendra donc pas à tous les profils. Mais pour des étudiants motivés par un terrain de recherche très spécifique (océan, climat, droit coutumier, biodiversité, santé communautaire), ces contraintes s’accompagnent d’opportunités scientifiques rares.

La Solomon Islands National University (SINU) : pilier de l’enseignement supérieur local

Pour qui souhaite étudier directement aux îles Salomon, la Solomon Islands National University (SINU) est l’acteur central. Il s’agit d’une université publique à but non lucratif, officiellement reconnue par le ministère de l’Éducation et du Développement des ressources humaines.

Une université jeune, issue d’un regroupement d’instituts

La SINU a été créée en 2012–2013 par une loi du Parlement, à partir de la fusion de plusieurs écoles publiques spécialisées : institut de formation des enseignants, école d’administration publique, centre de formation maritime, école d’infirmières, institut technique.

Elle compte aujourd’hui environ 4 000 à 4 999 étudiants et 200 à 299 enseignants, ce qui donne un ratio de l’ordre de cinq étudiants par enseignant. L’admission est sélective, avec un taux d’acceptation estimé entre 30 et 39 %. La langue d’enseignement est l’anglais sur l’ensemble des cursus.

Facultés et domaines de formation

L’université est structurée en plusieurs grandes entités académiques couvrant les principaux besoins du pays :

Facultés et Instituts de l’Université

Découvrez les différentes facultés, instituts et centres spécialisés qui composent l’offre de formation de l’université.

Faculté de commerce et d’études touristiques

Comptabilité, gestion, tourisme et hôtellerie.

Faculté de sciences infirmières, médecine et santé

Formations dans les domaines de la santé et du médical.

Faculté d’agriculture, de foresterie et de pêches

Expertise en agriculture, gestion forestière et pêches.

Faculté d’éducation et humanités

Programmes en éducation, enseignement et sciences humaines.

Faculté de sciences et technologies

Sciences fondamentales, bâtiment et transport.

Solomon Islands Maritime College

Formation spécialisée dans le secteur maritime.

Institute of Governance, Diplomacy & Development

Études en gouvernance, diplomatie et développement.

University Preparatory College

Filières préparatoires pour l’entrée à l’université.

Centre pour la formation à distance et flexible

Formations accessibles à distance et en mode flexible.

SINU propose des diplômes de niveaux variés : certificats, diplômes, licences, et quelques masters (par exemple en management des affaires ou en leadership éducatif). La plupart des programmes sont dispensés en présentiel. Certains modules ou cursus bénéficient de formats à distance ou hybrides via le centre de formation flexible, mais l’infrastructure numérique du pays limite encore fortement cette modalité.

Exemples de cursus et d’exigences académiques

Les conditions d’entrée reflètent le système secondaire local (Form 5, 6, 7) et prévoient plusieurs parcours :

accès classique après le lycée, sur la base de résultats minimums dans certaines matières ;

accès via un diplôme ou certificat antérieur ;

– voie “mature” pour les candidats ayant plusieurs années d’expérience professionnelle pertinente ;

– admission en master sur la base d’une licence et d’une pratique professionnelle significative.

Pour donner une idée concrète, un Bachelor en comptabilité peut exiger :

un Form 7 avec une moyenne minimale (par exemple GPA 3,0) ;

– ou un diplôme pertinent avec un certain niveau ;

– ou un Form 6 avec bon dossier complété par trois années de pratique liée au domaine.

Un Master of Business Administration demande typiquement :

un diplôme de niveau licence avec un GPA minimum (par exemple 2,0) ;

plus au moins deux ans d’expérience professionnelle significative.

Dans les domaines de la santé (infirmier, santé publique, pharmacie), les exigences incluent souvent :

un parcours scientifique au secondaire ;

des notes minimales en biologie et sciences ;

– parfois une expérience en tant qu’aide-soignant ;

la réussite à un examen d’entrée.

Les programmes d’éducation exigent fréquemment :

un diplôme de licence ou équivalent ;

l’inscription en tant qu’enseignant ;

une recommandation de l’employeur pour les mouvements de formation continue.

Services aux étudiants et coûts universitaires

SINU dispose de bibliothèques, de quelques installations sportives, d’un service administratif pour les inscriptions et les titres de séjour, et d’un dispositif d’accompagnement des étudiants internationaux pour les démarches de visa.

300

Estimation des dépenses mensuelles de vie courante pour un étudiant à Honiara, en euros.

Pour les étudiants internationaux, il n’existe pas, à ce stade, de grand programme de bourses intégralement géré par SINU pour les frais de vie. La plupart des dispositifs de financement passent par les gouvernements étrangers, les agences multilatérales ou le gouvernement des îles Salomon pour ses propres ressortissants.

Visas d’études pour les îles Salomon : conditions, durée et limites

Étudier aux îles Salomon en tant qu’étranger suppose d’obtenir un visa de type “student visa” délivré par la Division de l’immigration, au sein du ministère en charge du commerce, du travail et de l’immigration.

Durée et caractéristiques du visa étudiant

Le visa d’études :

est conçu pour les ressortissants étrangers inscrits à temps plein dans un établissement accrédité du pays ;

– peut également couvrir les membres de la famille proche (conjoint, enfants) accompagnant l’étudiant ;

– est généralement valable jusqu’à deux ans, avec une durée de séjour maximale de deux ans ;

– permet des entrées multiples pendant sa période de validité ;

– n’autorise pas le travail : toute activité rémunérée requiert un permis distinct.

Prolonger un séjour étudiant ne se fait pas par une simple “extension” administrative. Il faut déposer une nouvelle demande de visa avec un nouveau formulaire de nomination de l’établissement, même si l’on poursuit la même formation au-delà de la validité initiale du visa.

Frais et procédures

Les frais officiels pour ce visa sont structurés de la façon suivante :

150

Les frais de demande pour un eVisa s’élèvent à 150 USD.

Tous les paiements se font auprès du ministère des Finances et du Trésor ; le reçu doit accompagner le dossier. Les demandes se déposent soit en ligne via le portail d’immigration, soit auprès d’une mission diplomatique, en utilisant le formulaire spécifique de type “Form 10”.

Le délai de traitement des demandes électroniques annoncées se situe généralement entre un et trois jours ouvrables. En pratique, il reste prudent d’anticiper davantage, notamment en haute saison ou en cas de documents incomplets.

Conditions d’éligibilité

Pour obtenir un visa étudiant, il faut fournir :

Attention :

Pour obtenir un visa étudiant pour les îles Salomon, le dossier doit impérativement inclure : une lettre d’admission officielle précisant le programme, un formulaire de nomination validé par l’institution, la preuve du paiement des frais de scolarité, un justificatif de ressources financières suffisantes, une assurance médicale privée valable sur place (indispensable en raison de la faiblesse du système public et du coût des évacuations), et une preuve d’intention de retour dans le pays d’origine après les études.

Pour les étudiants de moins de 18 ans, il faut en plus : les autorisations parentales.

un dispositif d’accueil et de prise en charge satisfaisant dans le pays (famille, tuteur, internat ou logement encadré) ;

des garanties que la venue n’entre pas en contradiction avec les droits de garde d’un autre parent.

Toute fausse déclaration ou information trompeuse dans la demande peut entraîner des poursuites pénales, aussi bien pour le demandeur que pour l’établissement, avec des sanctions pouvant aller jusqu’à six mois de prison.

Santé, sécurité et cadre légal : ce qu’un étudiant doit savoir

Les îles Salomon imposent une vigilance sanitaire et sécuritaire particulière à tout nouvel arrivant, a fortiori pour un séjour de longue durée.

Risques sanitaires : paludisme, dengue, vaccination et infrastructures

Le pays est une zone de transmission du paludisme. Dans la plupart des cas, la prise d’un traitement antipaludique est recommandée pour les voyageurs, y compris ceux qui restent plusieurs mois. Les molécules habituellement conseillées sont la doxycycline, l’atovaquone-proguanil ou la méfloquine, à discuter avec un médecin avant le départ.

D’autres risques vectoriels existent : dengue, Zika, encéphalite japonaise. Les précautions reposent sur :

l’usage de répulsifs anti-moustiques ;

le port de vêtements couvrants surtout le soir ;

l’utilisation de moustiquaires, idéalement imprégnées.

Bon à savoir :

L’eau du robinet à Honiara n’est pas potable. Privilégiez l’eau en bouteille ou l’eau bouillie et filtrée. Les troubles digestifs sont fréquents, veillez donc à une hygiène stricte : lavage des mains régulier et consommation d’aliments bien cuits.

Les services de santé sont limités sur l’ensemble du territoire, y compris à Honiara. Les hôpitaux manquent de matériel et de médicaments, et la prise en charge de certaines pathologies lourdes dépend d’évacuation vers des pays voisins, avec des coûts très importants. Il est donc indispensable de disposer d’une assurance couvrant l’évacuation sanitaire.

Certaines obligations ou recommandations vaccinales existent :

mise à jour des vaccins de base (rougeole, diphtérie, tétanos, coqueluche, polio, varicelle) ;

vaccination souhaitable contre hépatites A et B, typhoïde, grippe saisonnière ;

preuve de vaccination contre la rougeole exigée à l’entrée pour les voyageurs venant de certains pays de la région Pacifique et d’Australie/Nouvelle-Zélande, sous peine de refoulement.

Dans certains cas (séjour long ou demande de résidence), un test de dépistage du VIH est requis, avec des implications potentiellement lourdes en cas de résultat positif (jusqu’à la possibilité de détention ou d’expulsion). L’importation de traitements antirétroviraux personnels peut attirer l’attention des autorités.

Sécurité personnelle et transports

Honiara connaît des problèmes de petite et grande criminalité :

Attention :

La période des fêtes de fin d’année est marquée par une recrudescence des vols (à la tire, arrachages de sacs, cambriolages) et des agressions, y compris sexuelles, qui peuvent parfois viser spécifiquement des étrangers.

Les services de police ont des moyens limités. Les déplacements de nuit, notamment à pied ou dans des zones peu fréquentées, sont déconseillés. Les transports collectifs informels de type minibus sont souvent bondés, peu sûrs sur la route, et peuvent être le théâtre de vols.

Les routes, même dans la capitale, sont en mauvais état, avec de nombreux nids de poule. Hors d’Honiara, les pistes requièrent souvent un véhicule 4×4. Les ferries entre îles sont réputés surchargés et mal entretenus. Là encore, l’étudiant doit intégrer une marge de risque dans ses déplacements, et choisir des prestataires de confiance pour les excursions ou les trajets maritimes.

Attention :

Les plages ne sont généralement pas surveillées et présentent des courants puissants, augmentant les risques de noyade. De plus, les opérateurs de plongée ne respectent pas toujours les normes internationales de sécurité.

Enfin, l’archipel abrite encore des munitions non explosées de la Seconde Guerre mondiale, notamment autour de Guadalcanal, Tulagi, les îles Russell et New Georgia. Il est fortement déconseillé de manipuler des objets métalliques suspectés d’être des munitions, ou de plonger librement sur des sites non balisés.

Cadre légal et codes sociaux

Les lois sur les stupéfiants sont particulièrement sévères. La possession, l’usage ou le trafic de drogue (y compris le cannabis) sont passibles de lourdes peines de prison et d’amendes.

Sur le plan social, les comportements publics sont encadrés par des normes conservatrices :

tenue vestimentaire relativement modeste, surtout dans les villages et les zones rurales ;

éviter les démonstrations publiques d’affection ;

bannir les insultes en public et les gestes perçus comme arrogants ;

toujours demander la permission avant de photographier des personnes.

Le climat local peut être hostile envers les personnes LGBTQ+, avec peu de tolérance sociale. Les étudiantes doivent également prendre en compte un environnement qui n’est pas perçu comme très sûr pour les femmes, en particulier en soirée.

Recherche, environnement marin et opportunités académiques uniques

Si les îles Salomon ne rivalisent pas avec les grandes universités du monde en termes de classement global, elles se distinguent en revanche dans quelques niches scientifiques de plus en plus stratégiques : changement climatique, océanographie, biodiversité tropicale, gouvernance de la mer.

Un laboratoire vivant pour l’étude de l’océan

Les projets scientifiques récents illustrent bien ce potentiel :

Recherche scientifique aux Îles Salomon

Initiatives pluridisciplinaires pour l’étude des écosystèmes marins, du patrimoine sous-marin et des impacts du changement climatique.

Expedition Solomon Islands 2025

Expédition mobilisant océanographes, biologistes marins et archéologues pour cartographier les récifs profonds (30–150 m) et les épaves de la Seconde Guerre mondiale.

Patrimoine et pollution des épaves

Sur plus de 200 épaves de navires de guerre, une centaine sont potentiellement polluantes. Certaines, comme l’USS Aaron Ward, ont été modélisées en détail par photogrammétrie.

Surveillance de l’acidification des océans

La Solomon Islands National University coordonne une équipe de recherche sur ce phénomène, soutenue par The Ocean Foundation et des réseaux internationaux (GOA-ON, PI-TOA).

Formations pratiques

Le Pacific Community (SPC) organise des sessions de formation utilisant des kits spécialisés pour le prélèvement et l’analyse d’échantillons d’eau.

Dans ce contexte, un étudiant en sciences marines, en climatologie, en politique environnementale ou en droit de la mer peut trouver aux îles Salomon un terrain de stage ou de mémoire extrêmement riche, en coopération avec SINU, des ministères locaux ou des programmes régionaux comme le Coral Triangle Initiative.

Gouvernance des océans, droit coutumier et recherche décoloniale

Un autre champ d’excellence émergent concerne la gouvernance de l’océan et l’articulation entre droit international, législation héritée de l’époque coloniale et droits coutumiers des communautés insulaires.

Leurs travaux interrogent, par exemple, l’impact du droit maritime britannique et des règles coutumières sur les législations actuelles, ou encore la manière d’intégrer les savoirs autochtones dans la gestion écosystémique des espaces marins.

Chercheurs salomonais, bénéficiaires du programme UN-Nippon

Ces projets peuvent ouvrir des opportunités de co-tutelles, de thèses ou de post-doctorats pour des étudiants étrangers intéressés par le droit de la mer, la justice environnementale ou la recherche qualitative décoloniale en sciences sociales.

Financer ses études : bourses et dispositifs liés aux îles Salomon

Le paysage des bourses se répartit en deux grandes catégories :

1. Les bourses gérées par le gouvernement des îles Salomon pour ses propres citoyens (SIG Scholarships, accords bilatéraux, etc.). 2. Les bourses offertes par des pays partenaires pour accueillir des étudiants salomonais à l’étranger (Australie, Chine, Japon, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, etc.).

Pour un étudiant étranger souhaitant venir étudier aux îles Salomon, les principales opportunités relèvent plutôt de programmes de mobilité ou de coopération scientifique, que de bourses classiques couvrant un diplôme complet. En revanche, il est utile de comprendre comment les dispositifs de bourses structurent l’enseignement supérieur du pays.

Bourses du gouvernement des îles Salomon (SIG)

Le gouvernement salomonais gère un important programme de bourses pour la période 2025–2026, avec deux formules principales :

bourses entièrement financées ;

bourses couvrant uniquement les frais de scolarité.

Bon à savoir :

Ces bourses ont pour but de former les citoyens salomonais aux compétences nécessaires au pays. Les bénéficiaires peuvent être envoyés à la SINU (Université nationale des Îles Salomon), dans des institutions partenaires à l’étranger, ou dans d’autres établissements situés dans la région Pacifique.

Les catégories sont variées :

pré-service (jeunes sans expérience significative, sortant du secondaire) ;

in-service (personnels en poste dans le secteur public, privé ou l’enseignement, souhaitant se perfectionner).

Les candidatures se font via une plateforme en ligne gérée par l’autorité de l’enseignement supérieur (SITESA), avec des calendriers précis, des plafonds d’âge pour certains niveaux (par exemple moins de 45 ans pour une licence, 50 pour un master), et une impossibilité de changer de filière ou d’établissement après l’attribution.

Ces bourses sont réservées aux citoyens des îles Salomon, mais elles structurent de fait les flux d’étudiants dans et hors du pays, et expliquent la présence d’étudiants salomonais dans de nombreuses universités d’Australie, de Nouvelle-Zélande, de Chine, du Japon, de Fiji ou d’Europe.

Bourses internationales ciblant les étudiants salomonais

Plusieurs États proposent des bourses spécifiquement ouvertes aux ressortissants des îles Salomon :

Principales Bourses d’Études à l’Étranger

Un aperçu des principales opportunités de bourses internationales disponibles pour les étudiants, couvrant divers domaines d’études et pays.

Australie Awards Scholarships

Pour des études de licence, master ou doctorat en Australie. Domaines prioritaires : économie, gouvernance, infrastructures, STEM, environnement, santé, éducation, développement communautaire. Couvre frais de scolarité, billet d’avion, installation, assurance santé et allocation de vie.

Bourses du Gouvernement Chinois

Environ 30 bourses complètes pour des étudiants en licence, master ou doctorat en République populaire de Chine.

Programmes Japonais (MEXT, JICA)

Bourses offertes par le Japon pour des formations à l’étranger.

Bourses Néo-Zélandaises (NZAID)

Opportunités de bourses pour étudier en Nouvelle-Zélande.

Bourses du Royaume-Uni

Programmes Chevening et Commonwealth pour des études au Royaume-Uni.

Bourses de Taïwan

Bourses ICDF et Taiwan–PIF pour des formations à Taïwan.

Pour un étudiant étranger qui viendrait aux îles Salomon, l’intérêt de ces dispositifs réside surtout dans les possibilités de co-opérations et de projets conjoints, par exemple à travers des programmes de recherche partagés entre une université partenaire et les institutions salomonaises.

Est-ce que les îles Salomon sont une bonne destination pour des études supérieures ?

La réponse dépend fortement du profil et des attentes de l’étudiant.

Les îles Salomon peuvent être une destination pertinente si :

Bon à savoir :

Ce type de projet est adapté si votre recherche porte sur un domaine très spécifique (océanographie tropicale, droit de la mer, adaptation climatique…), s’inscrit dans une collaboration avec une institution comme la SINU ou une agence régionale, et est solidement financé (assurance renforcée, budget d’évacuation, marge pour les aléas). Il nécessite également d’être préparé à un environnement tropical exigeant, avec des infrastructures limitées (internet, santé) et des contraintes de sécurité.

En revanche, pour un étudiant international qui cherche :

une offre de cours très large et diversifiée ;

une infrastructure numérique performante ;

des perspectives de travail à temps partiel pendant les études ;

un encadrement académique très structuré et des classements internationaux élevés ;

des destinations comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou d’autres pays de l’OCDE restent beaucoup plus adaptées.

Aux îles Salomon, l’enjeu est moins de trouver “la meilleure université” sur le plan global, que de tirer profit d’un contexte local unique pour des projets très ciblés. Dans ce cadre précis, la Solomon Islands National University et les nombreuses initiatives océaniques et environnementales du pays deviennent des partenaires de premier plan.

Comment préparer concrètement un projet d’études supérieures aux îles Salomon ?

Pour un étudiant ou un chercheur étranger, une démarche réaliste ressemble à ceci (sans entrer dans un pas-à-pas administratif détaillé) :

Bon à savoir :

Pour mener un projet académique aux Îles Salomon, il faut : définir un projet en lien avec les spécificités locales (mer, climat, droit coutumier, santé tropicale, gouvernance) ; identifier des interlocuteurs à la SINU ou dans les ministères compétents ; sécuriser un financement externe couvrant tous les frais ; obtenir une convention d’accueil ou une lettre d’invitation pour le visa ; anticiper son logement sur place ; et se préparer médicalement (vaccins, antipaludique, assurance santé avec évacuation).

En résumé, les îles Salomon ne sont pas une destination d’études “clé en main”. Mais pour ceux qui acceptent ces contraintes et disposent d’un bon filet de sécurité, l’archipel offre ce que peu de campus au monde peuvent proposer : un terrain d’étude immergé au cœur des enjeux majeurs du XXIᵉ siècle – climat, océans, biodiversité – dans un pays où ces questions ne sont pas des abstractions, mais le quotidien même des communautés locales.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Îles Salomon, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler les Îles Salomon pour leur fiscalité avantageuse sur certains revenus étrangers, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de la vie nettement inférieur à la France et une intégration possible dans une logique de diversification géographique hors UE. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec achat d’un bien immobilier local, couverture santé internationale adaptée, transfert de résidence bancaire vers un établissement compatible avec cette juridiction, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, intermédiaires francophones) et intégration patrimoniale globale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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