S’installer au Tchad en tant qu’expatrié : le guide complet

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer au Tchad tant qu’expatrié, ce n’est pas un simple changement de poste, c’est un véritable changement de monde. Pays enclavé au cœur de l’Afrique, immense, contrasté, très pauvre mais riche en cultures et en ressources, le Tchad attire surtout des profils de coopération internationale, d’ONG, de diplomatie et de secteurs comme le pétrole, l’éducation ou la santé. La vie sur place peut être rude, parfois risquée, mais aussi profondément marquante pour ceux qui s’y préparent sérieusement.

Bon à savoir :

Ce guide synthétique rassemble les principaux éléments essentiels à connaître avant de s’installer, que ce soit à N’Djamena ou dans une autre ville tchadienne. Il se veut pratique et direct, sans détour.

Comprendre le pays et son contexte

S’étendant sur 1 284 000 km², le Tchad est le cinquième plus grand pays d’Afrique. Complètement enclavé, il partage ses frontières avec la Libye au nord, le Soudan à l’est, la République centrafricaine au sud, et le Niger, le Nigeria et le Cameroun à l’ouest. Sa capitale, N’Djamena, se trouve au confluent du Chari et du Logone, en face du Cameroun.

15

Le Tchad compte plus de 15 millions d’habitants, répartis en une mosaïque de plus de 200 groupes ethniques.

Sur le plan linguistique, deux langues officielles structurent la vie publique : le français et l’arabe standard moderne. Dans la pratique, le français domine dans les grandes villes, l’administration et l’école ; l’arabe tchadien sert de lingua franca pour le commerce et les échanges quotidiens. Plus de 120 langues locales sont utilisées, dont le sara dans le sud, le kanembu, le gor et beaucoup d’autres. L’anglais reste marginal, même à N’Djamena, hormis dans certains milieux expatriés et ONG.

Exemple :

La devise officielle est le franc CFA d’Afrique centrale (XAF), qui est commune à plusieurs pays de la région et arrimée à l’euro à un taux fixe. À titre d’exemple indicatif, 1 000 XAF correspondent approximativement à un peu moins de 2 dollars américains selon les estimations courantes.

Sur le plan religieux, l’islam est majoritaire (environ 51 %), avec une importante minorité chrétienne (environ 35 %) et des pratiques animistes ou mixtes dans certaines zones. La société reste globalement conservatrice, avec une forte importance de la famille, des aînés et des hiérarchies sociales, ce qui pèse autant sur la vie sociale que sur le monde du travail.

Climat, saisons et moment idéal pour s’installer

Avant même de penser à l’administratif, il faut mesurer le choc climatique. Le Tchad traverse trois grandes zones : désert au nord, Sahel semi-aride au centre, climat tropical au sud. N’Djamena, au centre‑ouest, connaît un climat de type désertique chaud avec une courte saison des pluies.

Attention :

Dans la capitale, les températures ressenties varient de 25°C en janvier à 38°C en moyenne en mai, avec des pics pouvant dépasser 40°C et atteindre 45-46°C. L’humidité, très basse (moins de 10%) la majeure partie de l’année, devient lourde (70-80%) pendant la saison des pluies (juillet-septembre). Le nord saharien peut connaître 50°C le jour, tandis que les nuits d’hiver dans le massif du Tibesti peuvent approcher ou descendre légèrement sous 0°C.

Globalement, on distingue :

une saison sèche, de novembre à avril, marquée par la chaleur, un ciel dégagé et le vent de l’Harmattan, chargé de poussière et de sable ;

– une saison des pluies, de mai/juin à septembre (surtout au centre et au sud), avec un pic de précipitations en août.

Astuce :

La meilleure période pour une première installation au Tchad est la saison sèche dite « fraîche », de décembre à février. Les températures, bien qu’élevées (environ 30 °C à N’Djamena), y sont plus supportables qu’en pleine canicule ou pendant la saison des pluies. Cette période est propice pour découvrir la ville, visiter des logements, explorer les quartiers et effectuer les démarches administratives, sans être gêné par les routes inondées.

Il faut s’attendre à : air très sec, poussière abondante (Harmattan), rayonnement UV très fort toute l’année (l’indice UV est régulièrement dans la plage « à éviter »), et régulièrement des épisodes de pollution ou de poussière qui dégradent la qualité de l’air.

Sécurité, risques et zones à éviter

S’installer au Tchad implique de réfléchir sérieusement à la sécurité personnelle et familiale. Le pays fait face à plusieurs types de risques : terrorisme, banditisme, instabilité politique, criminalité ordinaire et insécurité routière.

Terrorisme et risques d’enlèvements

La menace terroriste est élevée, notamment dans la région du Lac Tchad et dans plusieurs zones frontalières. Des groupes comme Boko Haram, l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWA), l’État islamique au Grand Sahara (ISGS), AQMI, JNIM ou Ansar Dine sont actifs dans la région. Les enlèvements ciblant des étrangers (touristes, travailleurs humanitaires, journalistes, personnels d’entreprises) figurent parmi les scénarios jugés crédibles.

Les zones explicitement déconseillées par de nombreuses chancelleries incluent :

Zone / RégionSituation résumée
Région du Lac TchadForte activité terroriste, enlèvements, attaques meurtrières
30 km le long de toutes les frontièresRisques de banditisme, combats, présence de mines dans certaines zones
Tibesti, Ennedi, BorkouInsécurité, présence de groupes armés, mines, accès difficile
Ouest du Kanem (à l’ouest de Mao)Activité de bandes armées, routes dangereuses
Régions de Sila, Wadi Fira, OuaddaïTensions et insécurité, exception possible pour la ville d’Abéché

S’ajoutent les tensions politiques internes : après la mort du président Idriss Déby Itno en 2021, un Conseil militaire de transition a pris le pouvoir. Des manifestations, parfois violemment réprimées, ont eu lieu, notamment à N’Djamena en 2022 et 2024. Des affrontements entre forces de sécurité et groupes armés ou partis d’opposition ont déjà fait des morts dans la capitale.

Déplacements en dehors de N’Djamena

Pratiques et contraintes sécuritaires pour les expatriés au Tchad

Déplacements limités

La plupart des expatriés restreignent drastiquement leurs déplacements hors de la capitale, sauf pour des raisons professionnelles spécifiques.

Cadre professionnel strict

Les déplacements sont principalement encadrés par des missions (ONG, projets pétroliers) et nécessitent des autorisations officielles.

Protocoles de sécurité

Tout déplacement s’effectue sous dispositif de sécurité formalisé : escortes, déplacement en convoi et trajet exclusivement en journée.

Criminalité et vie quotidienne

Dans la capitale, la criminalité reste un enjeu réel : vols à la tire, arrachages de sacs, cambriolages, parfois agressions armées près de restaurants ou la nuit dans certains quartiers. Les zones comme Gassi, certaines parties de Chagoua ou de Farcha sont souvent mentionnées comme plus risquées.

Les recommandations usuelles pour les expatriés incluent :

éviter les déplacements nocturnes à pied ;

ne pas exposer d’objets de valeur ;

– utiliser des véhicules privés ou de société plutôt que les minibus et taxis anciens ;

– choisir un logement dans un quartier réputé plus sûr, idéalement avec gardiennage et clôtures ;

– suivre les consignes de sécurité de l’employeur, de l’ambassade et des organisations internationales.

L’environnement reste particulièrement hostile pour les personnes LGBT+, du fait d’une pénalisation légale des relations homosexuelles (peine de prison et amendes possibles) et d’une forte hostilité sociale. Les femmes, en particulier seules, sont confrontées à un risque plus élevé de harcèlement et parfois de violence. D’où l’importance d’intégrer un réseau d’expatriés et d’appliquer strictement les règles de prudence locales.

Circulation et routes

Les routes sont l’un des principaux dangers du pays. Hors de quelques grands axes bitumés, l’essentiel du réseau est fait de pistes en terre ou en sable, très dégradées, sans signalisation, et parfois transformées en bourbier pendant la saison des pluies. Même à N’Djamena, plusieurs rues restent en mauvais état et très mal éclairées.

On retrouve fréquemment :

conduites à vive allure, parfois alcoolisées ;

dépassements dangereux ;

présence de piétons, motos, charrettes, troupeaux sur la chaussée ;

checkpoints de police ou de militaires fréquents.

Pour les déplacements hors de la capitale, les recommandations qui reviennent sont : utiliser obligatoirement un 4×4 en bon état, partir en convoi d’au moins deux véhicules, rouler uniquement de jour, emporter pneus de secours, eau, nourriture et, autant que possible, informations actualisées de la part de l’employeur ou des autorités. En pratique, nombre d’expatriés ne conduisent pas eux‑mêmes et recourent à des chauffeurs salariés par leur entreprise ou leur ONG.

Démarches d’entrée, visas et permis de travail

S’installer au Tchad suppose de naviguer dans un système administratif dense, où plusieurs ministères interviennent : Sécurité nationale (DGSN), Travail, Affaires étrangères, Office national pour la promotion de l’emploi (ONAPE), etc.

Types de visa et formalités initiales

La plupart des étrangers ont besoin d’un visa pour entrer dans le pays. Seuls quelques ressortissants de pays voisins (Burkina Faso, Cameroun, Bénin, République centrafricaine, Gabon, Congo, Guinée équatoriale, Niger) sont exemptés pour de courts séjours.

Pour un projet d’expatriation professionnelle, le schéma typique est le suivant :

– obtention, avant le départ, d’un visa de long séjour auprès d’une ambassade ou d’un consulat tchadien ;

– arrivée au Tchad, puis démarches pour la carte de séjour et le permis de travail.

À noter :

un visa touriste ou affaire de courte durée ne donne pas le droit de travailler ;

un enregistrement auprès de la police nationale est obligatoire dans les 72 heures suivant l’arrivée pour la plupart des étrangers, avec apposition d’un tampon de registre sur le passeport.

Bon à savoir :

Le Tchad propose désormais un système d’e‑visa pour le tourisme et les affaires, accessible à certaines nationalités. Cependant, pour une installation professionnelle, les procédures restent généralement traditionnelles (dossier physique, courrier, etc.) et sont souvent prises en charge par l’employeur ou un prestataire spécialisé.

Les documents généralement requis pour un visa long séjour ou étudiant incluent : passeport valide (6 mois minimum, pages libres), formulaires, photos, justificatif d’hébergement, lettre d’invitation ou contrat de travail, extrait de casier judiciaire, certificat de vaccination fièvre jaune, preuves de moyens financiers et, pour les étudiants, attestation d’inscription et assurance santé couvrant la durée du séjour.

Permis de travail et carte de séjour

Pour exercer une activité rémunérée, un permis de travail est indispensable. La procédure est à l’initiative de l’employeur, qui doit :

être légalement enregistré au Tchad ;

déposer un dossier complet auprès du ministère du Travail ou de l’ONAPE ;

– démontrer que le poste nécessite des compétences non disponibles localement, en principe ;

– faire viser le contrat de travail par l’ONAPE (contrat à durée déterminée, en pratique renouvelé annuellement).

Bon à savoir :

Pour constituer un dossier complet, le salarié étranger doit généralement fournir : des copies de ses diplômes, un CV, le contrat de travail signé, un certificat médical, un extrait de casier judiciaire, des photos d’identité, une copie de son visa de long séjour, ainsi que la traduction certifiée de tout document qui n’est pas rédigé en français ou en arabe.

Une fois le permis de travail accordé, l’expatrié doit également demander une carte de résident auprès de la Direction générale de la sécurité nationale. L’ensemble formel pour être en règle comprend généralement : autorisation d’emploi, permis de travail, carte de séjour, visa long séjour, parfois visa de retour et contrat tamponné par l’ONAPE.

Les délais mentionnés varient de 2–4 semaines à 6–8 semaines pour le permis de travail, auxquels s’ajoutent les délais de visa et de carte de séjour. En pratique, il est courant de compter plusieurs mois entre la première offre de poste et la pleine régularisation administrative sur place.

Famille et regroupement

Les expatriés titulaires d’un permis de travail peuvent, en principe, faire venir leurs conjoints et enfants mineurs. Le schéma est similaire :

visa de long séjour pour chaque membre de la famille ; // upon arrival

demande de carte de séjour au Tchad, avec fourniture de : actes de mariage/naissance, copies des permis et cartes de séjour du travailleur principal, certificats médicaux, casiers judiciaires pour les adultes, preuves de ressources.

Les conjoints qui souhaitent travailler doivent, eux aussi, obtenir un permis de travail propre, via un employeur.

Fiscalité et statut professionnel

Tout résident travaillant au Tchad est en principe soumis à l’impôt sur le revenu. La résidence fiscale s’apprécie principalement par la durée de présence : au-delà d’environ 183 jours par an, l’individu peut être imposé sur ses revenus mondiaux, en‑deçà seulement sur ses revenus tchadiens. Une grille progressive peut aller jusqu’à des taux élevés (les barèmes cités atteignent 60 % pour les tranches supérieures).

Attention :

Pour les expatriés employés par de grandes entreprises ou des ONG via des prestataires de type « Employer of Record » (EOR/PEO), il est crucial de clarifier les modalités de gestion de la conformité fiscale et administrative avant de signer tout contrat.

le lieu d’imposition des salaires ;

l’existence ou non de conventions fiscales entre votre pays d’origine et le Tchad ;

les avantages compensant les conditions de vie difficiles : primes de hardship, logement, éducation, billets d’avion annuels, assurance santé avec évacuation, etc.

Les niveaux de salaire locaux sont très bas : un salaire médian après impôt autour de 126 à 333 dollars par mois est mentionné, ce qui ne couvre parfois qu’une fraction du coût de la vie pour un expatrié. D’où le fait que les postes d’expatriés sont rémunérés selon des grilles internationales sans rapport avec le salaire moyen local.

Coût de la vie et budget à prévoir

Les classements internationaux généraux décrivent N’Djamena comme l’une des villes les moins chères du monde… pour un panier de consommation « local ». En réalité, pour un expatrié qui recherche logement sécurisé, soins privés, scolarité internationale et produits importés, la perception est tout autre : les témoignages parlent de ville « très chère », voire « beaucoup trop chère ».

Plusieurs estimations de coût mensuel témoignent des écarts selon les profils :

ProfilCoût mensuel estimé (USD)
Expatrié (avec loyer)1 946 – 2 285
Nomade digital3 999 – 5 713
Famille de quatre personnes4 375 – 4 742
Habitant local (moyenne)1 250 – 1 355

Cette fourchette reflète une réalité : un expatrié seul qui accepte de vivre plus « à la locale » peut s’en sortir avec un budget bien moindre qu’un salarié d’organisation internationale dans un grand appartement climatisé, utilisant des services privés onéreux.

Logement et quartiers

La plus grosse dépense est presque toujours le logement. Les prix varient fortement selon le quartier, le niveau de sécurité, l’accès à l’eau et à l’électricité, la taille et le standing. Quelques ordres de grandeur (en dollars) :

Type de logementFourchette mensuelle indicative
Studio / 1 chambre centre-ville200 – 1 150+
1 chambre hors centre150 – 900+
2 chambres dans résidence sécurisée900 – 1 800
3 chambres en ville (standing moyen/haut)415 – 1 500+

De nombreux expatriés résident dans des quartiers prisés comme Sabangali, Farcha, Chagoua ou certaines parties d’Amtoukoui ou Paris‑Congo, souvent dans des maisons ou appartements au sein de concessions gardiennées. Des agences comme African Land proposent des logements avec climatisation, Wi‑Fi, piscine, salle de sport, parfois aire de jeux.

Quelques quartiers mentionnés :

Sabangali, Dembé : proches du Chari, animés, marchés et promenades au bord du fleuve ;

Farcha, Karkandjeri : plus résidentiels, avec quelques parcs ;

Gardolé, Bololo : proximité de l’Université de N’Djamena, logements plus abordables, ambiance étudiante ;

Moursal : centre très vivant, marchés, restaurants et vie nocturne locale ;

Mbololo, Atrone, N’Djari : quartiers variés, mélange de maisons modernes et traditionnelles.

La contrepartie : qualité de construction inégale, alimentation électrique instable, pression d’eau fluctuante, nuisances sonores, et nécessité de prévoir des groupes électrogènes ou onduleurs. Les hôtels et Airbnb de bon niveau se situent dans une gamme de 2000 à plus de 5000 dollars par mois pour un usage longue durée.

Charges, internet et transports

Les charges de base (électricité, eau, déchets) restent relativement modestes pour un standard local, mais augmentent vite dès qu’on multiplie les climatiseurs :

Poste de dépenseCoût mensuel typique (USD)
Électricité + eau (1 personne)38 – 40
Électricité + eau (famille)59 – 60
Internet fixe (offres diverses)26 – 50 (parfois plus, en CFA)
Forfait mobile ~10 Go15 – 22

L’internet fixe est lent (autour de 1 Mbps en moyenne dans les données recensées), souvent jugé « inutilisable » pour des usages intenses. La quasi-totalité des internautes tchadiens passe par le mobile (Airtel, Tigo, Sotel Tchad). Pour du télétravail lourd, il faut parfois combiner plusieurs solutions (4G, clés, coworking).

Bon à savoir :

Les bus publics sont peu développés et déconseillés. Les taxis partagés, bien que très bon marché, sont souvent vieux et mal entretenus.

Élément de transportPrix indicatif
Ticket simple (bus/taxi local)0,33 – 0,35 $ (≈ 250 CFA)
Départ de taxi1 $ (≈ 250 CFA)
Taxi 8 km5,9 – 6,1 $
Essence (1 litre)1,03 – 1,20 $ (≈ 634 CFA)

La plupart des expatriés se déplacent en véhicule de fonction ou en voiture avec chauffeur sous contrat, ce qui renchérit le coût de la vie mais améliore la sécurité.

Alimentation, loisirs et services

Pour les produits frais locaux (mil, riz, légumes, viande, poisson), le coût est relativement bas. Ce sont les produits importés (fromages européens, vins, céréales de marque, cosmétiques occidentaux) qui font rapidement grimper la facture.

Produit / servicePrix indicatif (USD)
Repas simple au restaurant local5 – 8 (≈ 5 000 CFA)
Repas pour 2 dans resto moyen~20 (≈ 24 000 CFA)
Menu fast-food4,5 – 7
Café en ville1,8 – 2
Bière locale (bar, 0,5 L)1,8 – 2
Abonnement salle de sport23 – 55 (souvent en CFA)
Cinéma4 – 5
Consultation médecin privé simple12 – 16

La vie culturelle pour expatriés reste limitée : quelques restaurants internationaux, cafés comme Cote Jardin, clubs sportifs, événements entre ambassades et ONG, festivals ponctuels (Festival culturel international de N’Djamena, etc.). Beaucoup d’expatriés profitent de leurs congés pour voyager dans des pays voisins offrant davantage d’options de loisirs.

Santé : un enjeu majeur pour les expatriés

Le système de santé tchadien est l’un des plus fragiles du monde. Le pays figure tout en bas des classements de développement humain et supporte une lourde charge de maladies infectieuses (paludisme, diarrhées, infections respiratoires, tuberculose, etc.). Le nombre de soignants est dramatique : environ 4 médecins pour 100 000 habitants, et une densité infirmiers/sages‑femmes très faible.

Organisation du système

La santé publique est organisée de manière pyramidale :

niveau central : ministère de la Santé, grands hôpitaux nationaux comme l’Hôpital général de référence nationale (HGRN), l’Hôpital de la Mère et de l’Enfant, l’Hôpital de la Renaissance, centres de formation, central d’achats pharmaceutiques ;

– niveau provincial : hôpitaux régionaux, délégués sanitaires ;

– niveau périphérique : plus de 120 districts sanitaires, chacun couvrant des zones où des centres de santé dispensent un paquet minimum d’activités, et des hôpitaux de district un paquet complémentaire.

En pratique, l’essentiel des capacités médicales un peu avancées est concentré à N’Djamena. Les structures publiques souffrent de sous-financement, de pénuries de médicaments, de surpopulation et de ruptures de personnel.

Bon à savoir :

En dehors de la capitale, les soins de santé reposent principalement sur le secteur privé et les structures soutenues par des ONG (comme Médecins Sans Frontières, la Croix-Rouge ou les agences de l’ONU). Cependant, ces services n’atteignent pas les standards de qualité occidentaux.

Hôpitaux et cliniques fréquentés par les expatriés

À N’Djamena, les expatriés se tournent souvent vers : les établissements et services qui répondent à leurs besoins spécifiques, comme les écoles internationales, les restaurants avec une cuisine variée, et les installations de loisirs adaptées.

Hôpital de la Renaissance : hôpital public universitaire récent, avec plateaux techniques plus modernes ;

Hôpital général de référence nationale : grand hôpital public généraliste ;

Hôpital de la Mère et de l’Enfant : spécialisé en gynécologie‑obstétrique et pédiatrie ;

– certaines cliniques privées comme Clinique les Deux Croix, Clinique CEMAC, Polyclinique de N’Djamena, Clinique Pasteur ou Clinique de la Paix ;

International SOS (clinique pour expatriés et entreprises, avec services de médecine de voyage et d’évacuation, sur adhésion).

Dans les villes secondaires (Moundou, Sarh, Abéché…), quelques hôpitaux provinciaux ou hôpitaux privés existent, mais avec des capacités encore plus limitées. La règle implicite pour les expatriés est claire : pour tout problème sérieux, évacuation vers un pays disposant de structures de niveau international (Europe, Afrique du Sud, parfois pays voisins mieux équipés).

Assurance, coûts et prévention

Les dépenses de santé sont massivement à la charge des ménages : plus de 60 % des dépenses totales de santé sont payées directement par les patients. Le coût moyen par habitant reste faible (moins de 30 dollars par an), ce qui reflète surtout la faiblesse globale de l’offre. Pour un expatrié, tout passe par une assurance internationale robuste, intégrant impérativement :

Nos Garanties Santé au Tchad

Découvrez les principales protections incluses dans notre offre d’assurance santé pour vous et vos proches résidant au Tchad.

Remboursement des soins privés

Prise en charge des frais médicaux engagés dans les établissements de santé privés au Tchad.

Évacuation sanitaire

Organisation et prise en charge d’une évacuation médicale ou de sécurité vers un autre pays en cas de nécessité.

Protection familiale

Garanties étendues pour couvrir l’ensemble des membres de votre famille résidant avec vous.

Beaucoup d’établissements exigent un paiement comptant immédiat pour les soins, y compris en urgence. Il est donc fréquent de garder sur soi un fonds de roulement en espèces pour les médicaments, analyses et consultations.

Avant le départ, il est fortement recommandé de :

– mettre à jour les vaccins de base (DT‑polio, hépatite A et B, typhoïde, méningite, rougeole, etc.) ;

– disposer du vaccin fièvre jaune, exigé à l’entrée si vous venez d’une zone à risque ;

– discuter avec un spécialiste de médecine des voyages pour mettre en place une prophylaxie antipaludique adaptée ;

– constituer une trousse médicale personnelle, incluant petits matériels (gants, seringues stériles, pansements) et traitements de base (antibiotiques prescrits, traitement antipaludique de secours, médicaments personnels, etc.).

L’eau du robinet n’est pas potable, d’où l’importance d’utiliser de l’eau minérale ou des systèmes de filtration fiables pour boire et cuisiner.

Scolarité et études pour les enfants d’expatriés

La scolarisation est l’un des points névralgiques pour les familles. Le système éducatif tchadien, calqué sur le modèle français, souffre de gros problèmes : sous‑financement, classes surchargées (jusqu’à 60–100 élèves par salle), programmes instables, manque d’enseignants formés, abandon scolaire massif, notamment pour les filles. Les taux d’achèvement et d’alphabétisation restent très faibles.

Beaucoup de familles expatriées choisissent donc :

– soit les écoles internationales à N’Djamena ;

– soit l’envoi des enfants en internat ou en scolarité dans le pays d’origine ou un pays tiers.

Les principales options à N’Djamena sont :

American International School of N’Djamena (AISN) École à but non lucratif, offrant un programme américain de la maternelle au collège (grade 8), enseignement en anglais avec double filière de français (langue maternelle et FLE). Dirigée par un conseil d’administration de six membres, dont deux représentants de l’ambassade des États‑Unis.

N’Djamena English International School (NEIS) École anglophone plus récente, mettant en avant des enseignants hautement qualifiés et une maîtrise de l’anglais.

Bon à savoir :

Établissement francophone soutenu par l’ambassade de France et le ministère tchadien de l’Éducation. Il permet d’obtenir un baccalauréat reconnu pour poursuivre des études en France.

Les frais de scolarité de ces écoles sont élevés pour le niveau de vie local. Des montants annuels autour de 2 700–3 300 dollars (voire plus) sont évoqués pour certaines écoles primaires internationales. Il est donc crucial de négocier, dans votre package d’expatriation, la prise en charge partielle ou totale de la scolarité.

L’Université de N’Djamena et l’Université Roi Fayçal au Tchad représentent l’enseignement supérieur local, avec une qualité jugée faible dans les classements mondiaux. Pour des études supérieures de niveau international, la plupart des familles expatriées se tournent vers des universités à l’étranger.

Travail et vie professionnelle

L’économie tchadienne repose principalement sur l’agriculture (environ 80–85 % des emplois), l’élevage et le pétrole. Depuis 2003, le pétrole est devenu le premier poste d’exportation, avec des projets comme l’oléoduc Tchad–Cameroun, opérés notamment par de grands groupes internationaux (ExxonMobil, Glencore…).

Secteurs qui emploient des expatriés

On retrouve la majorité des expatriés dans :

– les secteurs pétrolier, gazier et minier ;

– les ONG et organisations internationales (agences de l’ONU, Croix‑Rouge, MSF, etc.) ;

– la coopération bilatérale et multilatérale, ambassades, projets de développement ;

– la santé et l’éducation (médecins, enseignants internationaux, responsables de programmes) ;

– quelques postes dans les télécommunications ou les services financiers internationaux.

Les postes sont essentiellement concentrés à N’Djamena ou dans quelques zones d’exploitation spécifiques, parfois très isolées.

Culture d’entreprise et codes professionnels

La culture d’affaires tchadienne est marquée par : l’importance des relations interpersonnelles. Les rencontres et échanges en face à face sont privilégiés, et il est essentiel d’établir une relation de confiance avant de conclure des affaires.

Bon à savoir :

Dans ce contexte, les relations personnelles et la confiance sont primordiales avant toute transaction. Il est essentiel de respecter la hiérarchie et l’âge. La communication peut être directe sur certains sujets, mais souvent indirecte pour préserver l’harmonie et éviter la confrontation ouverte.

Dans les réunions, il est normal de commencer par des échanges sur la famille, la santé, l’actualité, avant d’entrer dans le vif du sujet. Les décisions sont rarement prises rapidement : les processus consultatifs, la validation par des supérieurs hiérarchiques et le temps de réflexion sont la norme.

Astuce :

La ponctualité est appréciée mais pas toujours strictement observée. Il est conseillé de faire preuve de patience, de pratiquer l’écoute active et de montrer du respect en utilisant systématiquement les titres et formules de politesse appropriés (Monsieur, Madame, Docteur, Directeur…). Valoriser l’**ubuntu**, l’idée de solidarité communautaire, est également très bien perçu : cela implique de ne pas se focaliser uniquement sur la tâche à accomplir, mais aussi de cultiver le lien humain et la relation.

Tenue vestimentaire et codes sociaux

Les tenues attendues sont conservatrices et modestes, surtout dans un pays majoritairement musulman :

– en contexte professionnel formel, les hommes portent plutôt costume ou au moins pantalon habillé et chemise, chaussures fermées ;

– les femmes optent pour tailleurs pantalons, jupes ou robes au‑dessus de la cheville ou au‑dessous du genou, manches couvrant les épaules, peu de décolleté.

Les vêtements ample en coton ou lin sont fortement recommandés à cause de la chaleur. Pour les visites de mosquées ou de lieux religieux, les femmes prévoient un foulard pour se couvrir la tête, et chacun veille à une tenue très décente.

Les shorts, minijupes et hauts très moulants ou courts exposant les épaules sont à éviter dans la vie quotidienne, et plus encore en dehors des cercles expatriés ou des espaces privés.

Logistique d’installation : logement, argent, transports

Le quotidien d’un expatrié dépend beaucoup de l’organisation mise en place par son employeur, mais quelques points reviennent systématiquement.

Trouver un logement

De nombreuses entreprises et ONG pré‑réservent des logements pour leurs expatriés, souvent sous forme de maisons dans des concessions sécurisées. Si vous devez chercher par vous‑même, il est conseillé de :

– passer par des agences ou prestataires connaissant le marché, notamment pour comprendre les prix réels et éviter certains quartiers sensibles ;

– visiter les logements à différentes heures (bruit, circulation, éclairage, alimentation électrique) ;

– vérifier la présence de murs, gardiennage, barbelés, portails solides, ainsi que la possibilité d’installer un groupe électrogène ou des solutions de secours.

Airbnb peut servir de solution temporaire à l’arrivée. Les hôtels proches de l’aéroport ou du centre sont nombreux, mais coûteux pour un séjour de plusieurs semaines.

Gérer son argent

Les distributeurs automatiques sont rares et peu fiables ; les cartes bancaires ne sont généralement acceptées que dans quelques grands hôtels ou commerces ciblant les expatriés. Les transferts d’argent se font souvent via Western Union, MoneyGram ou d’autres opérateurs.

Bon à savoir :

Il est courant d’arriver avec une provision en devises fortes, comme des euros ou des dollars, à changer sur place.

d’être payé en partie en devise par virement international ;

– ou de disposer d’un compte local en francs CFA si votre employeur opère sur place.

Certains expatriés gardent une banque principale dans leur pays d’origine ou dans un centre financier, complétée par un compte local pour les dépenses courantes. L’ouverture de comptes bancaires au Tchad n’est pas détaillée dans les données, mais on peut anticiper les exigences classiques : passeport, carte de séjour, preuve d’adresse, employer letter, etc.

Se déplacer

Le cœur du trafic aérien international est l’aéroport international de N’Djamena, situé à environ 3 km du centre. De là partent des vols réguliers vers Paris, Istanbul, Addis‑Abeba, Abidjan, Le Caire, Khartoum et plusieurs capitales africaines via des compagnies comme Air France, Ethiopian Airlines, Turkish Airlines, EgyptAir, Air Côte d’Ivoire, Royal Air Maroc, etc.

Bon à savoir :

Le pays ne dispose pas encore de réseau ferroviaire opérationnel. Les déplacements entre les villes s’effectuent donc principalement par la route ou par avion intérieur, notamment via des vols humanitaires ou des charters.

En ville, les expatriés privilégient :

véhicules de société avec chauffeur ;

– parfois taxis « de confiance » identifiés, à l’exclusion des taxis collectifs anonymes.

Les autorisations de déplacement en dehors de N’Djamena nécessitent souvent un permis de circuler du ministère de l’Intérieur, et sont parfois encadrées par des escortes ou des consignes très précises sur les itinéraires et horaires.

Vie sociale, langue et intégration

Malgré les contraintes sécuritaires, la société tchadienne reste très chaleureuse, attachée à l’hospitalité et aux liens communautaires.

Langue et communication

La maîtrise du français est un atout décisif pour la vie quotidienne : pour le marché, la poste, l’administration, les rendez‑vous médicaux, la scolarité de vos enfants, c’est souvent la langue pivot. Apprendre quelques rudiments d’arabe tchadien accélère aussi l’intégration au‑delà du cercle expatrié.

Bon à savoir :

Pour apprendre le français, plusieurs méthodes sont recommandées : utiliser des applications comme Duolingo, Babbel, Memrise ou Anki ; suivre des cours en ligne ou des chaînes YouTube de FLE ; et pratiquer régulièrement avec des collègues ou des voisins. Il existe également des enseignants spécialisés en français langue étrangère pour le contexte africain, disponibles en présentiel ou en visioconférence.

Réseaux d’expatriés

Pour limiter le choc culturel et l’isolement, de nombreux nouveaux arrivants s’appuient sur des plateformes comme InterNations, qui organise des rencontres, apéros et activités à N’Djamena. Les réseaux d’ONG, d’ambassades, de missions internationales, ou encore les communautés confessionnelles (par exemple les paroisses francophones ou les mosquées de certains quartiers) servent aussi de points d’ancrage social.

Les activités de loisir restent limitées, mais on peut trouver : le cinéma, les sorties culturelles, les sports individuels, et les activités en plein air.

des clubs de sport (football, tennis, arts martiaux) ;

quelques piscines d’hôtels accessibles par abonnement ;

des sorties sur les bords du Chari ;

des restaurants et cafés fréquentés par les milieux internationaux.

Bon à savoir :

De nombreux expatriés profitent de leurs congés pour voyager dans des pays voisins, qui offrent généralement de meilleures infrastructures touristiques pour se détendre.

Tourisme intérieur et découvertes

Pour ceux dont l’employeur et le contexte sécuritaire le permettent, le Tchad offre des sites naturels spectaculaires :

Parc national de Zakouma, au sud‑est, célèbre pour ses éléphants, lions et girafes, accessible surtout pendant la saison sèche (décembre à mai) ;

Massif de l’Ennedi, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, avec ses arches de pierre, ses canyons, ses peintures rupestres ;

Lac Tchad, deuxième plus grande zone humide d’Afrique, même si sa taille a fortement diminué en 50 ans.

Mais la plupart de ces destinations impliquent une évaluation fine du risque, un accompagnement par des opérateurs expérimentés et un feu vert explicite de votre organisation, compte tenu de la présence de groupes armés dans certaines zones.

Conseils pratiques pour préparer son départ

Une installation réussie au Tchad se prépare en amont. Quelques axes concrets :

Préparer votre expatriation au Moyen-Orient

Un guide pratique pour organiser les aspects essentiels avant votre départ, de la santé à la sécurité.

Santé

Mettre à jour vos vaccins, prévoir une consultation de médecine des voyages, constituer une trousse médicale et obtenir une assurance internationale avec couverture d’évacuation.

Administratif

Scanner tous vos documents importants (passeport, diplômes, contrats), en garder des copies, et vérifier les exigences précises de visa et de permis de travail selon votre nationalité.

Finances

Clarifier la structure de rémunération, les avantages, et vous renseigner sur l’ouverture d’un compte local ainsi que sur les moyens de gérer votre argent sur place.

Équipement

Prévoir des vêtements amples et modestes en coton/lin, des foulards, une protection solaire, des chaussures fermées et des vêtements chauds pour les régions nordiques en hiver.

Sécurité personnelle

Suivre les briefings de sécurité, connaître les consignes de votre ambassade, apprendre les numéros d’urgence et éviter de diffuser des informations sensibles sur les réseaux sociaux.

Enfin, il est utile de venir avec un état d’esprit réaliste : le Tchad n’est pas un poste « facile ». L’infrastructure est limitée, la sécurité peut se dégrader rapidement, l’isolement est réel, le système de santé fragile. Mais pour ceux qui arrivent bien préparés, encadrés et conscients des risques, cette expatriation peut offrir une expérience humaine et professionnelle intense, au cœur d’un pays méconnu, complexe et profondément marquant.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Tchad, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler le Tchad pour son régime fiscal potentiellement favorable aux revenus étrangers, l’absence d’ISF, un coût de vie significativement plus bas qu’en France et des opportunités d’investissement locales (immobilier, services, énergie). La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du titre de séjour avec location ou achat de résidence principale à N’Djamena, sécurisation de la couverture santé internationale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec réseau local (avocat, fiscaliste, accompagnement bilingue pour l’intégration) et adaptation de la stratégie patrimoniale globale.

Vous souhaitez vous expatrier à l'étranger : contactez-nous pour des offres sur mesure.

Décharge de responsabilité : Les informations fournies sur ce site web sont présentées à titre informatif uniquement et ne constituent en aucun cas des conseils financiers, juridiques ou professionnels. Nous vous encourageons à consulter des experts qualifiés avant de prendre des décisions d'investissement, immobilières ou d'expatriation. Bien que nous nous efforcions de maintenir des informations à jour et précises, nous ne garantissons pas l'exhaustivité, l'exactitude ou l'actualité des contenus proposés. L'investissement et l'expatriation comportant des risques, nous déclinons toute responsabilité pour les pertes ou dommages éventuels découlant de l'utilisation de ce site. Votre utilisation de ce site confirme votre acceptation de ces conditions et votre compréhension des risques associés.

RETROUVEZ-MOI RÉGULIÈREMENT DANS LA PRESSE

Découvrez mes dernières interventions dans la presse écrite, où j'aborde divers sujets.

A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

Retrouvez-moi sur les réseaux sociaux :
  • LinkedIn
  • Twitter
  • YouTube
Nos guides :
Découvrez les autres destinations pour vous expatrier à l'étranger :