Sécurité en Equateur : mode d’emploi pour une expatriation vraiment sereine

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer en Equateur fait rêver : coût de la vie raisonnable, climat agréable, nature spectaculaire, accueil chaleureux et présence d’une communauté d’expatriés déjà bien installée. Mais ce projet arrive aujourd’hui dans un contexte sécuritaire plus tendu qu’il y a quelques années. Le pays fait face à une hausse marquée de la criminalité violente, à l’activité accrue de gangs sur la côte, et à des états d’urgence répétés.

Bon à savoir :

La grande majorité des séjours se déroulent sans incident, certains territoires restant calmes. Une vie paisible est possible pour les expatriés, à condition de choisir soigneusement son lieu de vie, de comprendre le contexte local et d’adopter des réflexes de prudence.

Cet article propose un tour d’horizon très concret de la sécurité en Equateur, avec un objectif simple : vous donner tous les éléments pour préparer une expatriation aussi sereine que possible, en sachant où sont les vrais risques, comment les réduire et quels outils utiliser pour vous protéger.

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Comprendre le contexte sécuritaire actuel

Le premier réflexe avant de déménager dans un pays, c’est de lire les avis de voyage des gouvernements. Pour l’Equateur, ils vont tous dans le même sens : vigilance renforcée.

Les autorités américaines recommandent d’« exercer une vigilance accrue » à cause de la criminalité, du risque de terrorisme, de troubles sociaux et d’enlèvements. Le Royaume‑Uni parle d’« éviter tout voyage non essentiel » dans plusieurs régions. Le Canada conseille d’« exercer une grande prudence » et déconseille formellement certains secteurs frontaliers.

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L’augmentation des enlèvements, notamment les ‘express kidnappings’, entre 2023 et 2024.

Pour autant, ces chiffres masquent de fortes disparités géographiques. Certaines zones côtières concentrent l’essentiel de la violence liée au narcotrafic, tandis que les Andes centrales ou les Galápagos restent beaucoup plus calmes. De nombreux expatriés décrivent une vie quotidienne normale dans des villes comme Cuenca ou dans certains quartiers de Quito et Manta, tout en restant attentifs aux consignes de sécurité.

Cartographie des risques : où vivre (ou éviter) en Equateur

Pour préparer une expatriation sereine, il faut d’abord savoir où l’on met les pieds. Les avis de voyage étrangers tracent une carte assez claire des régions à éviter et de celles où la prudence « normale » suffit.

Zones à risque élevé

Plusieurs régions et villes font l’objet de recommandations très fermes de la part des gouvernements étrangers. On peut les répartir en trois grands ensembles.

Les zones proches de la Colombie (provinces de Carchi, Esmeraldas, Sucumbíos) et certains cantons limitrophes du Pérou (Zamora‑Chinchipe) cumulent risques de narcotrafic, présence de groupes armés et, dans le cas du Sud, de mines terrestres.

Les autorités américaines, britanniques et canadiennes déconseillent globalement tout déplacement dans une bande de 20 km le long de la frontière colombienne (avec quelques exceptions encadrées) et dans une bande de 2 km le long de certains secteurs frontaliers avec le Pérou. Ces régions ne sont clairement pas des candidats pour une installation résidentielle.

Les provinces d’Esmeraldas, Manabí, Santa Elena, Guayas, El Oro, Los Ríos, Santo Domingo de los Tsáchilas font partie des zones à risque renforcé selon Londres et Ottawa, surtout hors des circuits touristiques les plus encadrés.

Plusieurs villes ou cantons sont explicitement cités comme à éviter :

Zone / villeProblèmes principauxRecommandation fréquente
Esmeraldas (ville & prov.)Criminalité violente, gangs, trafic de drogueÉviter / « ne pas voyager »
Guayaquil (zones sud et centre, Durán)Homicides élevés, explosions, enlèvements, extorsionÉviter certains secteurs, transit bref
Huaquillas, Arenillas, Quevedo, Quinsaloma, Pueblo ViejoActivité criminelle élevée, risques d’enlèvementsÉviter ces villes

Guayaquil, deuxième ville du pays, concentre une violence importante, principalement liée aux gangs. Le centre‑ville, les zones portuaires et le sud de la ville sont à aborder avec une extrême prudence, voire à éviter, surtout la nuit. Beaucoup de voyageurs ne font qu’y transiter pour prendre un vol vers les Galápagos.

L’état d’urgence, régulièrement renouvelé, couvre à différents moments une large partie du pays, notamment Guayas, El Oro, Manabí, Los Ríos, Santa Elena, Pichincha (province de Quito), Santo Domingo, Esmeraldas, Sucumbíos, ainsi que certains cantons de Bolívar et Cotopaxi.

Concrètement, cela signifie :

pouvoirs étendus pour police et armée (perquisitions, contrôle des communications, restrictions de rassemblement)

présence accrue de forces de sécurité, surtout près des prisons ou dans les quartiers sensibles

– possibilité de couvre‑feu variable selon les cantons

Vivre dans une province sous état d’urgence n’est pas forcément synonyme de danger permanent, mais implique d’accepter une atmosphère sécuritaire plus lourde et des restrictions ponctuelles de mouvement.

Zones généralement plus calmes

À côté de ces foyers de tension, plusieurs régions et villes se distinguent par un niveau de risque plus modéré, même si la vigilance reste de mise.

Cuenca revient systématiquement comme l’une des grandes villes les plus sûres du pays. Située dans la Sierra, elle combine centre colonial, vie culturelle riche et forte communauté d’expatriés. Les taux d’homicide y seraient de l’ordre de 5 à 7 pour 100 000 habitants, nettement inférieurs à Quito ou Guayaquil et plus bas que dans de nombreuses villes américaines.

Autres atouts :

Vivre à l’étranger

Principaux avantages et infrastructures facilitant l’installation et la vie quotidienne dans un nouveau pays.

Système de santé privé

Un système de santé privé performant et facilement accessible pour les résidents.

Infrastructures

Des infrastructures correctes et bien entretenues dans la ville et ses alentours.

Communauté et services

Présence de groupes d’expatriés organisés, de cafés, d’espaces de co‑working et de services disponibles en anglais.

Dans la province de Bolívar, des sources rapportent même des taux de criminalité très bas, avec un homicide inférieur à celui de Washington D.C. Des villages comme Atandahua sont décrits comme particulièrement tranquilles.

La capitale présente un profil plus contrasté. Certaines zones sont considérées comme relativement sûres pour y vivre, d’autres sont clairement à éviter. Les quartiers résidentiels de La Carolina, La Floresta, González Suárez, Cumbayá sont cités comme plus sûrs et appréciés des expatriés, tandis que le sud de la ville, certaines zones autour de La Tola ou du Panecillo sont réputés plus risqués.

Le centre historique est agréable et animé en journée, mais peut devenir délicat la nuit. La règle : choisir soigneusement son quartier, limiter les déplacements nocturnes à pied, et s’appuyer sur taxis ou VTC (Uber, Cabify, InDriver) plutôt que sur les bus municipaux, très exposés aux vols.

Malgré sa présence dans une province côtière à risque (Manabí), Manta est parfois décrite par des résidents comme « très sûre » pour qui n’est pas impliqué dans des activités illégales. Quartiers comme Murciélago ou Barbasquillo attirent des expatriés en quête de vie balnéaire urbaine. La nuance importante : on parle ici de sécurité perçue au quotidien pour un résident prudent, et non d’absence totale de risque.

Attention :

Certaines stations balnéaires comme Salinas, Bahía de Caráquez et Puerto López sont décrites comme relativement tranquilles, propres et paisibles. En revanche, Montañita, très festive, concentre davantage de risques comme des vols, de la drogue et des agressions, notamment envers des femmes.

Les Galápagos bénéficient d’un statut à part : les gouvernements parlent de « précautions normales ». La criminalité y est faible, mais la contrainte principale est sanitaire : en cas de problème grave, une évacuation peut prendre jusqu’à 48 heures et coûter très cher.

L’Amazonie, lorsqu’on y accède par des lodges établis et des opérateurs sérieux, est considérée comme globalement sûre. Certaines communautés autochtones restent toutefois isolées, et l’entrée sur leurs territoires peut nécessiter des autorisations spécifiques. Les séjours « chamaniques » non encadrés par des structures fiables présentent en revanche des risques importants (agressions, accidents médicaux, décès).

Comparatif indicatif de sécurité selon les grandes villes

Les chiffres peuvent aider à relativiser (ou confirmer) certaines impressions. Voici un ordre de grandeur des homicides par 100 000 habitants pour quelques villes, d’après les données disponibles :

VilleHomicides / 100 000 (approx.)Commentaire de contexte
Cuenca5–7Taux inférieur à beaucoup de grandes villes US
Quito15–20Capitale, sécurité très variable selon quartiers
Guayaquil25–30Gangstérisme, violences ciblées mais récurrentes
Miami (USA)~11Référence internationale
New Orleans (USA)~40Plus violent que la plupart des villes équatoriennes
St. Louis (USA)~65Nettement au‑dessus de Guayaquil

Ces comparaisons ne signifient pas que l’Equateur est « plus sûr » que tel ou tel pays développé : la nature des risques (gangs, enlèvements, scopolamine) est différente, et certains types d’incidents (explosifs, attaques ciblées) restent rares en Europe ou en Amérique du Nord. Mais elles montrent que le pays ne se résume pas à ses pires zones.

Criminalité : comment elle se manifeste et comment s’en protéger

Pour préparer sa vie quotidienne, il est utile de distinguer les grands types de risques et les contextes dans lesquels ils surgissent.

Petits vols et arnaques : le quotidien à gérer

Les incidents les plus fréquents concernent les vols à la tire, sacs arrachés, téléphones subtilisés, escroqueries et surfacturations. Ils surviennent surtout dans :

centres historiques très touristiques (Quito, Cuenca)

zones très fréquentées (malls, marchés, transports)

bus urbains et interurbains, terminaux routiers

plages et parcs, même de jour

Les méthodes classiques incluent :

distraction (liquide renversé, prétendu accident, bagarre simulée)

groupes à moto arrachant sacs ou téléphones

« bird poop scam » (faux excrément sur les vêtements pour détourner l’attention)

« bar friends » ou faux amis de bar qui font grimper l’addition ou droguent la boisson

taxis sans compteur qui surfacturent les trajets

« amis » de distributeur proposant de l’aide pour mémoriser le code ou subtiliser la carte

Sans être paranoïaque, adopter une posture de vigilance permanente est essentiel. Quelques réflexes simples réduisent déjà beaucoup le risque :

Astuce :

Pour minimiser les risques de vol à la tire, gardez votre sac et votre téléphone devant vous, fermés par une fermeture éclair. Évitez de montrer des objets de valeur comme des bijoux, des montres de luxe ou de gros appareils photo. Limitez la quantité d’argent liquide sur vous et répartissez argent et cartes dans plusieurs endroits différents. Utilisez de préférence les distributeurs automatiques situés à l’intérieur des banques et en journée. En cas de bousculade suspecte, éloignez-vous immédiatement et vérifiez le contenu de vos poches.

Criminalité violente : comprendre le risque

La hausse d’homicides en Equateur est essentiellement liée à la guerre entre groupes criminels pour le contrôle des routes de la drogue, notamment sur la côte Pacifique. Cela se traduit par :

exécutions ciblées entre gangs

attaques à l’explosif contre des commerces, ponts, stations‑service, bâtiments officiels

règlements de comptes dans certains quartiers populaires

Les touristes et expatriés ne sont pas la cible principale de ces violences, mais il existe un risque d’être pris au mauvais endroit au mauvais moment, notamment dans des villes comme Guayaquil ou dans plusieurs provinces côtières. Des attentats à la voiture piégée ont par exemple visé le secteur du centre commercial Mall del Sol à Guayaquil, faisant des victimes, et de fausses alertes à la bombe ont régulièrement perturbé la vie urbaine.

Au‑delà des affrontements entre bandes, les résidents étrangers doivent surtout se prémunir contre :

vols à main armée (rues, véhicules, domiciles)

« express kidnappings »

agressions sexuelles, particulièrement dans certains lieux festifs

Sur ces risques, la meilleure protection reste le comportement :

Exemple :

Pour réduire les risques d’agression, il est conseillé de ne jamais résister en cas d’attaque, car la vie prime sur les biens. Il faut éviter de marcher seul(e) de nuit, même dans des quartiers réputés sûrs. Choisir un logement avec de bonnes mesures de sécurité, comme une porte blindée, un gardiennage, un interphone, et éventuellement une alarme ou des caméras, est également important. Enfin, il est recommandé de ne pas afficher de signes extérieurs de richesse, ni dans la rue ni sur les réseaux sociaux.

Scopolamine, boissons droguées et enlèvements courts

L’Equateur, comme d’autres pays andins, est confronté à l’utilisation de scopolamine et d’autres drogues pour dévaliser ou enlever des victimes. Cette substance peut être dissoute dans les boissons, mélangée à de la nourriture ou déposée sur des documents ou mouchoirs.

Les scénarios fréquemment rapportés :

– rencontre « sympathique » dans un bar, invitation à boire ; la victime se réveille des heures plus tard, sans mémoire et dépouillée

– offre de bonbon, cigarette, flyer parfumé par un inconnu ; malaise puis amnésie

– acceptation d’une boisson déjà servie par quelqu’un rencontré récemment

Les « express kidnappings » suivent souvent ce schéma : la personne est droguée, conduite de distributeur en distributeur pour vider ses comptes, puis abandonnée.

Quelques règles simples réduisent drastiquement ce risque :

ne jamais laisser sa boisson sans surveillance

refuser aliments, cigarettes, bonbons, prospectus aux origines douteuses

– se méfier des inconnus trop insistants, surtout s’ils proposent alcool ou excursions

– privilégier les sorties en groupe, dans des lieux recommandés

– utiliser uniquement taxis ou VTC recommandés, jamais de taxi arrêté au hasard la nuit

Spécificités pour les femmes, les seniors et les personnes LGBT+

Les femmes voyageant ou s’installant seules sont plus exposées aux formes de harcèlement verbal ou de drague lourde (machisme), surtout dans les contextes festifs et côtiers. Des agressions sexuelles graves, parfois associées à des drogues, ont été rapportées, notamment dans la station balnéaire de Montañita.

Astuce :

Pour une expatriation réussie, il est conseillé aux femmes de bien se renseigner sur la culture et les lois du pays d’accueil, notamment concernant les droits des femmes et les codes vestimentaires. Il est également important de constituer un réseau de soutien sur place, que ce soit par le biais de communautés d’expatriées, d’associations locales ou de groupes en ligne. Préparer son projet professionnel à l’avance et anticiper les démarches administratives spécifiques sont aussi des étapes clés pour une installation sereine.

éviter les solutions type couch‑surfing chez des inconnus ou les invitations d’hommes rencontrés sur place

préférer des hébergements et transports bien notés et référencés

– refuser tout trajet ou excursion improvisée avec une personne à peine rencontrée

– en soirée, rester avec des amis de confiance, surveiller constamment ses boissons

Les seniors, très nombreux dans la communauté expatriée, ne sont pas une cible privilégiée de violences graves, la culture latino‑américaine accordant en général un certain respect à l’âge. Mais ils peuvent attirer les voleurs opportunistes, surtout s’ils semblent désorientés ou s’ils exhibent des objets de valeur.

Pour les personnes 2SLGBTQI+, le cadre légal équatorien est relativement avancé (mariage pour tous, protections formelles). Dans la pratique, les attitudes sociales restent parfois conservatrices, surtout en zones rurales et petites villes. Les grandes villes et la côte touristique sont plus ouvertes, mais des démonstrations d’affection très visibles peuvent susciter des réactions désagréables.

Sécurité au quotidien : logement, déplacements, habitudes

Une fois le choix de la ville arrêté, la sécurité se joue dans les détails du quotidien : type de logement, manière de se déplacer, gestion des papiers, des téléphones, de l’argent.

Choisir un quartier et un logement sécurisés

Dans toutes les grandes villes, la question du quartier est centrale. Les expatriés privilégient généralement :

des immeubles avec gardiennage 24h/24 ou concierge

des entrées contrôlées (interphones, caméras, badges)

– des rues animées mais pas trop commerçantes la nuit

une distance raisonnable à pied ou en taxi des services essentiels (supermarché, pharmacie, clinique)

À Quito, les zones de La Carolina, La Floresta, González Suárez ou Cumbayá offrent ce type de profil. À Cuenca, le centre historique de jour et des quartiers résidentiels comme El Vergel sont appréciés. À Manta, Murciélago ou Barbasquillo concentrent des immeubles modernes.

L’investissement dans quelques équipements de base peut renforcer la sécurité d’un logement :

ÉquipementCoût indicatifIntérêt pour la sécurité
Serrure de sécurité / deadboltFaible à modéréRetarde les intrusions, renforce les portes d’entrée
Barreaux / grilles fenêtre RDCModéréDissuade les vols opportunistes
Alarme de maison200–300 $ installation + 20–40 $/moisAlerte en cas d’effraction, effet dissuasif
Caméras de surveillance simples150–300 $Permet de surveiller entrées et de garder une trace
Éclairage extérieur à détecteurFaibleRéduit les zones d’ombre autour de la maison

Au‑delà de la technique, un élément souvent sous‑estimé améliore la sécurité : bien connaître ses voisins. Dans une société très relationnelle, intégrer le tissu local permet d’être vite alerté en cas de comportement suspect et de pouvoir compter sur des relais en cas de souci.

Se déplacer sans prendre de risques inutiles

Les transports concentrent une bonne part des risques de vols et d’agressions, en particulier les bus urbains et interurbains bon marché. Les recommandations des chancelleries sont claires : éviter si possible les bus de nuit et les lignes interprovinciales les moins chères, qui cumulent problèmes de sécurité routière (vitesse, entretien) et vols.

Bon à savoir :

Il existe des options alternatives qui présentent un niveau de risque réduit. Il est important de les connaître et de les considérer pour faire des choix éclairés et améliorer la sécurité.

compagnies de bus touristiques structurées, qui contrôlent les passagers, assurent ceintures et GPS

taxis officiels : plaques orange (ou blanches avec bande orange), autocollants de la municipalité, caméras intérieures, parfois compteurs

VTC via applications (Uber, Cabify, InDriver) dans les villes où elles opèrent, avec double vérification de la plaque et du nom du conducteur

Quelques règles pratiques pour les déplacements :

Attention :

Pour votre sécurité, évitez absolument de héler un taxi inconnu dans la rue la nuit. Privilégiez la réservation via votre hôtel, un numéro fiable ou une application officielle. À bord, asseyez-vous à l’arrière, du côté opposé à la circulation, et gardez toujours votre sac sur vous. Notez ou photographiez la plaque d’immatriculation, une précaution utile en cas de litige ou d’objet oublié. Dans les bus, gardez également votre sac sur les genoux, jamais dans le filet au-dessus ou sous le siège.

Pour la conduite personnelle, l’Equateur reste un pays à haut risque routier : excès de vitesse, dépassements dangereux, nids‑de‑poule, animaux sur la route, brouillard en montagne. Les expatriés qui choisissent de conduire doivent :

éviter la conduite de nuit, surtout hors agglomération

garder phares allumés systématiquement

anticiper un style de conduite agressif autour d’eux

accepter qu’en cas d’accident avec blessés, une détention provisoire soit possible le temps d’établir les responsabilités

Gérer papiers, argent et téléphones

L’une des particularités de l’Equateur est l’obligation légale de porter un document d’identité sur soi. Pour les étrangers, mieux vaut circuler avec une photocopie couleur du passeport (page photo + tampon d’entrée), en gardant l’original dans un lieu sûr.

Astuce :

Adopter quelques bonnes pratiques éprouvées permet d’améliorer l’efficacité et la qualité du travail. Ces méthodes, validées par l’expérience, constituent des repères solides pour guider les actions et les décisions dans divers domaines d’activité.

séparer moyens de paiement : une petite somme en liquide facilement accessible, puis un peu plus dissimulé, cartes dans un autre endroit

– utiliser une ceinture‑porte‑billets ou une pochette intérieure pour les grosses sommes lors de longs trajets

– garder un vieux téléphone peu cher pour l’usage en rue, en laissant son smartphone principal au domicile pour les sorties à risque

– désactiver les accès directs aux comptes bancaires via reconnaissance faciale ou empreinte, utiliser un mot de passe distinct

– éviter de donner sa localisation en temps réel sur les réseaux sociaux, surtout dans des lieux isolés

En cas de vol ou d’agression, les consignes essentielles restent : ne pas résister, remettre argent et téléphone, puis porter plainte ou au minimum signaler l’incident au 911 pour générer une trace.

Santé et sécurité : système médical, assurances, risques sanitaires

Une expatriation sereine passe aussi par la sécurité sanitaire : qualité des soins, coûts en cas d’urgence, accès à une assurance adaptée, prise en compte des spécificités locales (altitude, maladies vectorielles, qualité de l’eau, catastrophes naturelles).

Système de santé : public, privé, ou les deux

L’Equateur dispose d’un système de santé à deux étages :

– un secteur public géré par le ministère de la Santé et par l’IESS (assurance sociale)

– un secteur privé performant dans les grandes villes (Quito, Guayaquil, Cuenca surtout)

Les expatriés résidents peuvent adhérer à l’IESS, soit via un employeur local, soit de manière volontaire. La cotisation tourne autour de 17,6 % d’un revenu déclaré, avec un plancher basé sur le salaire minimum. Dans la pratique, cela représente souvent 70 à 80 dollars par mois pour une personne seule, avec une couverture à 100 % dans le réseau public après un délai d’attente de trois mois. Fait notable : les affections préexistantes y sont prises en charge, sans plafond.

Le revers de la médaille : le système public souffre de tensions financières, de pénuries ponctuelles de médicaments et de délais d’attente importants. La qualité varie beaucoup d’un établissement à l’autre.

Le secteur privé, lui, offre :

équipements modernes

délais d’attente courts

davantage de médecins formés à l’étranger

plus de personnel anglophone dans les grandes villes

10 à 25

Pourcentage du prix américain que représentent les coûts de nombreux actes médicaux.

Acte médical en privé (ordre de grandeur)Coût approximatif
Consultation généraliste20–50 $
Consultation spécialiste40–80 $
IRM~290 $
Coloscopie~305 $
Remplacement de hanche~5 500 $
Remplacement de genou10 000–15 000 $
Détartrage dentaire~30 $
Dents sur pivot / prothèse~900 $

Pour beaucoup d’expatriés, la combinaison gagnante consiste à :

adhérer à l’IESS pour sécuriser la couverture des maladies chroniques et des gros postes

souscrire une assurance privée locale ou internationale pour accéder au privé et couvrir les évacuations ou soins lourds

Assurance santé : un cadre légal assez protecteur

Depuis l’adoption d’une loi sur la mobilité humaine, les résidents étrangers ont l’obligation de disposer d’une couverture santé (publique ou privée). Les compagnies d’assurance privées sont régulées, et la législation interdit de refuser un assuré en raison de son âge, de son sexe ou de pathologies préexistantes, même si celles‑ci peuvent être soumises à des délais de carence (en général un à deux ans) et à des plafonds spécifiques.

Les expatriés peuvent choisir entre : les options d’hébergement, les services de santé disponibles, l’éducation pour leurs enfants, et les activités sociales.

Types de contrats d’assurance santé en Équateur

Deux principales catégories de contrats sont disponibles pour les expatriés et résidents en Équateur, offrant des niveaux de couverture et des tarifs distincts.

Contrats locaux

Moins chers, avec un réseau de soins limité à l’Équateur et des plafonds de remboursement adaptés aux coûts médicaux locaux.

Contrats internationaux

Plus coûteux, proposés par des assureurs comme Cigna, Bupa ou Allianz. Ils incluent fréquemment l’évacuation sanitaire, le rapatriement et une couverture dans plusieurs pays.

Attention à bien vérifier :

la liste des hôpitaux « dans le réseau » (meilleure prise en charge)

les délais de carence par type de soin

les plafonds sur les maladies préexistantes

le mode de remboursement (tiers payant vs. remboursement sur facture)

La plupart des expatriés paient sans assurance les actes du quotidien, peu onéreux, et gardent l’assurance pour les « coups durs » (cancer, accident grave, chirurgie lourde).

Risques sanitaires spécifiques à l’Equateur

À côté de la sécurité criminelle, il serait imprudent de négliger les risques de santé liés au climat, à l’altitude ou aux vecteurs.

Principaux points de vigilance :

Bon à savoir :

L’altitude élevée dans les Andes peut causer des maux de tête et un essoufflement ; une acclimatation progressive est recommandée. L’eau du robinet n’est souvent pas potable : privilégiez l’eau en bouteille. Des maladies comme la dengue ou le paludisme sont présentes, notamment en Amazonie ; protégez-vous des moustiques. Méfiez-vous de l’alcool frelaté, en particulier dans les zones touristiques, et consommez-en uniquement dans des établissements fiables.

Catastrophes naturelles : un volet souvent sous‑estimé de la sécurité

L’Equateur est situé sur la ceinture de feu du Pacifique : séismes, éruptions volcaniques, coulées de boue (lahars), glissements de terrain font partie du paysage.

Les autorités signalent :

un risque sismique élevé, particulièrement dans la province d’Esmeraldas et tout le littoral

– plusieurs volcans actifs (Cotopaxi, Sangay, Tungurahua, Reventador, etc.), dont les éruptions peuvent entraîner des évacuations, des chutes de cendres, la fermeture de parcs nationaux

– des saisons des pluies marquées (souvent octobre–mai), avec crues, inondations, glissements de terrain et coupures de routes

– des feux de forêt fréquents en saison sèche dans les provinces de Pichincha, Loja, Azuay, Cotopaxi

S’installer en Equateur implique de se préparer physiquement et mentalement à ces aléas : connaître les points de rassemblement sismiques de son quartier, avoir à domicile un kit d’urgence (eau, nourriture, lampe, copie de documents, petite pharmacie), suivre les consignes locales lors d’éruptions ou de fortes pluies.

Cadre légal, droits et recours : ce que tout expatrié doit savoir

La sécurité, ce n’est pas seulement éviter les vols et les agressions ; c’est aussi connaître ses droits, ses obligations, les numéros à appeler et les autorités qui pourront intervenir en cas de problème.

Obligations légales et comportements à risque

Quelques règles de base :

Attention :

Les voyageurs doivent porter une pièce d’identité en permanence, s’abstenir de toute activité politique, respecter la législation très stricte sur les drogues et éviter les cérémonies chamaniques non officielles, en raison des risques graves encourus.

Recours et services d’urgence

En cas d’urgence, un numéro : 911. Il est gratuit, accessible depuis lignes fixes et mobiles, et coordonne police, pompiers, ambulances. Dans certaines villes, il existe encore d’anciens numéros (112, 101), mais le 911 est la référence nationale.

Le pays dispose aussi :

Bon à savoir :

En Équateur, plusieurs services sont disponibles pour demander de l’aide ou signaler un délit. L’application mobile ECU 911 permet de demander de l’assistance, y compris en anglais. Pour signaler un délit, composez le 1800‑DELITO ; cette ligne propose une option spécifique pour les violences faites aux femmes. Une police touristique est présente dans les grandes villes (Quito, Guayaquil, Cuenca, Santa Elena, Galápagos). Enfin, des unités de police spécialisées interviennent pour les violences physiques, domestiques, sexuelles, et pour la protection des enfants (DINAPEN).

Les plaintes pour vol ou agression peuvent être déposées en ligne auprès du parquet (Fiscalía General del Estado), parfois en anglais.

Les expatriés bénéficient par ailleurs de l’égalité des droits prévue par la Constitution équatorienne : en théorie, un étranger jouit des mêmes droits fondamentaux qu’un citoyen, y compris le droit à une assistance en cas de violence, d’exploitation ou de discrimination.

En pratique, l’appui de son ambassade ou consulat (États‑Unis, Canada, pays européens) reste précieux en cas d’incident grave, pour faciliter l’accès à des avocats, à des hôpitaux ou pour alerter les familles.

Intégration, culture et réseaux : une sécurité qui se construit aussi socialement

La dimension sociale est souvent absente des guides de sécurité, alors qu’elle joue un rôle décisif dans la sérénité au quotidien. En Equateur, une société très relationnelle et communautaire, se construire un réseau est aussi une forme de protection.

Rôle de la communauté expatriée

L’Equateur accueille une mosaïque d’expatriés venus des États‑Unis, du Canada, d’Europe (France, Belgique, etc.), d’Afrique du Sud, des Caraïbes… On y trouve des retraités, des semi‑retraités, des familles, des entrepreneurs, des freelances, des nomades digitaux.

Des villes comme Cuenca, Quito, Manta ou Salinas disposent de groupes très actifs :

communautés sur les réseaux sociaux (« Ecuador Expats », groupes Facebook de villes)

associations et clubs (Cuenca Expats Group, InterNations, Cuenca International Club, etc.)

événements réguliers : déjeuners, randonnées, ateliers, soirées linguistiques, expositions d’art à Manta…

Ces réseaux servent à beaucoup plus que socialiser : ils permettent de partager en temps réel informations sur la sécurité de tel quartier, retours d’expérience sur des taxis ou des artisans fiables, conseils sur les démarches administratives, alertes sur des arnaques en cours.

Exemple :

L’intégration sociale des expatriés en Équateur peut débuter simplement, par exemple lors d’un déjeuner communautaire comme pour un couple californien à Cuenca, ou en rejoignant un groupe d’activités, à l’image d’un retraité qui s’est constitué un cercle d’amis via un club de golf à Manta. Ces interactions, au-delà de la convivialité, forment un filet de sécurité essentiel pour une expatriation réussie.

Comprendre les codes culturels pour éviter les malentendus

La sécurité passe aussi par la capacité à décoder les comportements locaux. Quelques traits culturels influent directement sur la vie quotidienne :

Bon à savoir :

Pour une intégration réussie, il est essentiel de comprendre certaines nuances locales. Évitez les « non » directs, car pour préserver l’harmonie sociale, les Équatoriens peuvent donner des réponses évasives ou incorrectes plutôt que d’admettre leur ignorance ; posez donc des questions précises et recoupez les informations. Adoptez une relation flexible au temps, où les délais et la ponctualité sont souvent approximatifs, ce qui est crucial à anticiper pour les démarches administratives ou de santé. Privilégiez les liens personnels, car un réseau de confiance (avocat, médecin, voisins) est souvent la clé pour résoudre des problèmes. Enfin, privilégiez toujours la non-confrontation : garder son calme et être poli en public est primordial, même en cas de litige ; l’intervention d’un intermédiaire local est alors préférable.

Quelques codes de politesse contribuent aussi à une meilleure acceptation et donc, indirectement, à la sécurité : saluer systématiquement en entrant dans un commerce, utiliser les formules de courtoisie (Señor/Señora, « buenos días », « buen provecho »), accepter les questions sur sa vie privée sans les percevoir comme intrusives.

Maîtrise du espagnol : un atout sécuritaire sous‑estimé

La barrière linguistique est l’un des facteurs les plus critiques pour la sécurité. Ne pas pouvoir expliquer une urgence au téléphone, décrire son adresse à un taxi, comprendre une consigne de la police ou d’un médecin, complique tout.

Apprendre au moins un « espagnol de survie » avant de partir, puis suivre des cours sur place, est une mesure de sécurité autant qu’un geste d’intégration. Dans les grandes villes, on trouve des écoles de langue (comme Amauta à Cuenca), des tandems linguistiques, et quantité d’outils en ligne (Duolingo, applications d’IA de traduction) pour progresser.

Même si dans les zones d’expatriés nombreux ou dans certains services privés on trouve de l’anglais, il reste minoritaire dans la rue, les administrations et beaucoup de structures de santé publiques.

Vers une expatriation sereine : stratégie globale de sécurité

Au regard de tous ces éléments, la question n’est pas « l’Equateur est‑il sûr ? », mais plutôt « comment construire une vie sécurisée en Equateur ? ».

Cette construction repose sur plusieurs piliers complémentaires.

1. Choix judicieux du lieu de vie

privilégier des villes et régions où la criminalité violente est relativement contenue (Cuenca, certaines zones de Quito, certaines villes côtières structurées, Sierra centrale, Galápagos pour certains profils)

écarter d’emblée les zones en bordure de Colombie et de Pérou, les villes côtières les plus problématiques, les quartiers notoirement dangereux des grandes métropoles

– visiter sur plusieurs semaines avant de s’engager dans un achat immobilier ou un bail de longue durée

2. Logement et infrastructures adaptées

sélectionner un quartier avec présence policière, commerces de base, accès rapide à un bon hôpital

– opter pour un immeuble sécurisé (gardien, contrôle d’accès), ou renforcer la sécurité d’une maison (serrures, éclairage, bars aux fenêtres, alarme)

– anticiper les aléas naturels : structure aux normes sismiques, éloignement des pentes sujettes aux glissements, etc.

3. Routine quotidienne prudente mais pas paralysante

développer des habitudes sûres (ne pas se déplacer seul la nuit, éviter de sortir avec tout son matériel électronique, choisir des chemins éclairés et fréquentés)

adapter son usage des transports (taxis/VTC et bus de bonne qualité plutôt que bus de nuit à bas prix)

gérer argent et papiers de manière avisée, avec des redondances (photocopies, numérisations, moyens de paiement séparés)

4. Couverture santé robuste

adhérer à l’IESS si l’on réside, pour profiter de la couverture des maladies chroniques

– compléter par une assurance privée locale ou internationale, en veillant au volet évacuation médicale (Galápagos, Amazonie, zones rurales)

– se constituer un petit fonds d’urgence pour payer des soins privés en attendant un éventuel remboursement d’assurance

5. Réseau social et professionnel

intégrer la communauté expatriée locale sans s’y enfermer : participer à des groupes, événements, associations

tisser des liens avec des voisins et des Equatoriens, bénévolement ou via clubs et activités (sport, culture, langue)

– identifier dès le départ quelques interlocuteurs clés : avocat de confiance, courtier en assurance, médecin référent, électricien/plombier fiables, etc.

6. Connaissance de ses droits et des recours

mémoriser ou enregistrer dans son téléphone les numéros d’urgence, de son ambassade/consulat, de la police touristique

se familiariser avec les procédures de plainte, en ligne et en présentiel

– comprendre les grandes lignes du droit local (drogues, accidents de la route, propriété, contrats de location)

Une expatriation réussie en Équateur n’est ni un idyllique retour à un paradis perdu, ni un séjour permanent en zone de guerre. Le pays traverse une phase sécuritaire difficile, mais reste habité par des millions de personnes qui y mènent chaque jour une vie ordinaire, et par des dizaines de milliers d’expatriés qui ont justement choisi ce pays pour gagner en qualité de vie.

Conseil pour une expatriation réussie en Équateur

En combinant lucidité sur les risques, préparation minutieuse, intégration progressive et respect des codes locaux, il est possible d’y construire une vie agréable et relativement sereine. La sécurité n’y est pas un état garanti, mais un ensemble de choix et de réflexes quotidiens – un investissement indispensable pour profiter pleinement de ce que l’Equateur a encore à offrir à ceux qui prennent le temps de le comprendre.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour s’expatrier en Équateur, optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Équateur, Costa Rica, Panama, Uruguay), la stratégie retenue a consisté à cibler l’Équateur pour son régime fiscal avantageux pour les retraités étrangers, son coût de vie très inférieur à la France (Quito ou Cuenca ~40–50 % moins chers que Paris), et son accès facilité à un titre de séjour « pensionado ». La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention du visa retraite et de la résidence fiscale équatorienne, organisation de la couverture santé locale en complément de la CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, notaire, comptable) et intégration patrimoniale internationale (analyse et restructuration si nécessaire), en veillant à la convention fiscale France–Équateur et aux risques de double imposition.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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