Expatrier son animal de compagnie en Équateur : procédures, coûts et conseils de terrain

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’expatrier en Equateur avec son chien ou son chat ne s’improvise pas. Entre les exigences sanitaires fixées par les autorités, les contraintes des compagnies aériennes et la réalité du terrain une fois sur place, le sujet peut vite paraître décourageant. Pourtant, des milliers d’expatriés ont déjà fait le trajet avec leurs compagnons à quatre pattes, et tous disent la même chose : la partie la plus compliquée est l’entrée dans le pays ; une fois en Equateur, vivre avec un animal est plutôt agréable… à condition d’avoir bien préparé le dossier.

Comprendre le cadre officiel : qui décide de quoi ?

Avant de réserver un billet, il faut identifier les autorités qui encadrent le voyage de votre animal. Côté équatorien, tout tourne autour d’AGROCALIDAD, l’agence de régulation et de contrôle phyto et zoosanitaires, rattachée au Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage. C’est elle qui fixe les règles d’importation des chiens et des chats, réalise les contrôles sanitaires à l’arrivée et délivre les certificats de mouvement animal.

Bon à savoir :

Pour voyager avec un animal, les autorités vétérinaires du pays d’origine doivent délivrer un certificat de santé. Par exemple, aux États‑Unis, un vétérinaire accrédité par l’USDA et l’APHIS est requis. Au Canada, c’est l’ACIA (CFIA) qui est compétente. Chaque pays possède son propre organisme officiel équivalent pour cette procédure.

Enfin, pour les retours vers les États‑Unis, les règles de la CDC (Centers for Disease Control and Prevention) s’ajoutent, en particulier pour les chiens revenant d’un pays classé à haut risque rabique comme l’Equateur.

Le cadre général est donc clair : les procédures doivent être bouclées dans le pays d’origine, validées par les autorités vétérinaires nationales, puis contrôlées à l’arrivée par AGROCALIDAD. En pratique, cela implique une succession d’étapes à bien ordonner dans le temps.

Chiens, chats… et les autres : qui peut entrer en Equateur ?

Les règles décrites ici concernent quasi exclusivement les chiens et les chats, y compris les animaux d’assistance. Ce sont eux que les expatriés amènent le plus souvent et ce sont eux pour lesquels le cadre réglementaire est le plus détaillé.

Attention :

Certaines catégories d’animaux sont exclues ou strictement réglementées pour l’importation en tant qu’animaux de compagnie. Les hybrides de loup ne sont pas acceptés. Les chats de type Savannah ou Bengal ne sont autorisés qu’à partir de la cinquième génération par rapport à l’ancêtre sauvage. Bien qu’il n’existe pas de liste nationale officielle, les races de type pitbull sont généralement interdites. De plus, des restrictions propres aux immeubles peuvent s’appliquer aux grandes races ou aux chiens considérés comme dangereux.

Pour les autres animaux – oiseaux, reptiles, amphibiens, rongeurs, lapins, petits mammifères, poissons tropicaux –, on change complètement de registre. Ils ne sont pas soumis aux règles de vaccination antirabique des chiens et des chats, mais demandent des permis d’importation spécifiques, parfois une quarantaine à domicile ou une stérilisation obligatoire. Nombre d’espèces sont en plus soumises à la convention CITES sur le commerce des espèces menacées, ce qui signifie des démarches complexes et des refus possibles. Plusieurs spécialistes déconseillent d’ailleurs fortement de tenter de venir avec oiseaux exotiques, reptiles ou petits mammifères, sauf si l’on est prêt à affronter un vrai parcours du combattant administratif.

Un « passeport » pour l’Equateur : microchip, vaccins et certificat de santé

Lorsqu’on parle de « passeport animalier » pour l’Equateur, il ne s’agit pas du document européen bleu bien connu, mais d’un ensemble de pièces que les autorités équatoriennes exigent à l’arrivée. Cet ensemble tourne autour de quatre piliers : l’identification, la vaccination contre la rage, les autres vaccinations et traitements sanitaires, et le certificat de santé international.

Microchip : l’identification de base

La très grande majorité des sources considèrent la puce électronique comme obligatoire, et toutes la recommandent vivement. Le standard attendu est celui des microchips ISO 11784 ou 11785, sur 15 chiffres. Il est important que la puce soit posée avant la vaccination antirabique, car le numéro devra figurer sur tous les documents, à commencer par le certificat de rage.

Le vétérinaire, la clinique ou une infirmière vétérinaire formée implante la puce, remet un justificatif, et l’animal est ensuite enregistré dans la base du fabricant ou dans un registre national. Pour éviter les mauvaises surprises, certains conseillent même de voyager avec un lecteur compatible, afin de garantir que la puce pourra être lue lors du contrôle en Equateur.

Vaccin antirabique : incontournable et minuté

Pour tout chien ou chat de plus de trois mois, la vaccination contre la rage est non négociable. Les autorités équatoriennes veulent deux garanties : que le vaccin ait été administré suffisamment tôt, et qu’il reste valide à l’entrée dans le pays.

Bon à savoir :

Le vaccin doit dater d’au moins 21 à 30 jours et de moins de 12 mois au moment du voyage. Les vaccins annuels ou triennaux en cours de validité sont acceptés. Un schéma vaccinal récent et simple facilite le contrôle à l’arrivée.

Le certificat antirabique, distinct du certificat de santé global, doit mentionner le numéro de microchip, la date d’injection, le type et la marque du vaccin. Un carnet de vaccination officiel ou un passeport européen font office de preuve, mais doivent être accompagnés d’un certificat sanitaire formalisé.

Le test sérologique de rage (titrage) n’est pas exigé pour entrer en Equateur, ce qui simplifie la vie de nombreux propriétaires. Toutefois, plusieurs spécialistes recommandent de le faire si l’animal vient d’Afrique, d’Asie, d’Océanie ou d’Australie, car il sera parfois obligatoire pour un retour ultérieur dans le pays d’origine, alors que l’Equateur est classé à haut risque rabique par l’Organisation mondiale de la santé animale.

Vaccins complémentaires : sérieux recommandé

Officiellement, le cœur des exigences porte sur la rage, mais les autorités et les vétérinaires insistent aussi sur les autres vaccinations de base, qui doivent être inscrites dans le certificat international. L’objectif est à la fois de protéger l’animal et de réduire les risques sanitaires.

Astuce :

Pour être accepté en pension, un chien doit généralement être vacciné contre un ensemble de maladies de base, souvent noté DA2PPL, DAPPL ou DHLPP, incluant la maladie de Carré (distemper), l’hépatite, la leptospirose, le parvovirus et le parainfluenza. La vaccination contre la toux de chenil (Bordetella) est aussi très souvent exigée ou fortement recommandée. Ces vaccins doivent avoir été administrés au moins 21 à 30 jours avant l’entrée en pension et ne pas dater de plus d’un an.

Chez le chat, on vise le trio FVRCP (rhinotrachéite virale féline, calicivirus et panleucopénie), parfois associé au vaccin contre la leucémie féline. Là encore, les injections doivent être suffisamment anciennes pour avoir produit une immunité efficace, sans être trop anciennes.

Les chiots et chatons représentent un cas particulier : ils ne peuvent recevoir le vaccin antirabique qu’à partir de trois mois, mais ils doivent avoir reçu leurs premiers vaccins de base avant le départ. Ils ne peuvent pas voyager « sous couvert » de la vaccination de leur mère.

Traitements antiparasitaires et tests complémentaires

L’Equateur demande aussi la preuve de traitements contre les parasites internes (nématodes, cestodes) et externes (puces, tiques). Selon les sources, ces traitements doivent avoir été administrés dans les 15 à 21 jours précédant le départ, par un vétérinaire qui consignera le produit, la date et la dose sur le certificat de santé.

Certaines fiches techniques mentionnent un « test tiques et ténia » dans les 21 jours avant le voyage ; dans les faits, les traitements vermifuges et anti-tiques bien documentés suffisent généralement, mais il vaut mieux suivre scrupuleusement les indications de votre vétérinaire et de l’autorité sanitaire de votre pays.

Bon à savoir :

Avant l’arrivée en Équateur, il est recommandé de mettre l’animal sous un protocole antiparasitaire régulier. En effet, le climat du pays (tropical sur la côte, humide en Amazonie) favorise une forte présence de vecteurs de parasites.

Certificat de santé international : le document clé

Pièce maîtresse du « passeport » de votre animal, le certificat de santé international doit être rédigé par un vétérinaire habilité par l’autorité compétente de votre pays (USDA pour les États‑Unis, ACIA pour le Canada, etc.). Pour les Américains, cela se traduit par le formulaire USDA 7001 ou son équivalent électronique.

Ce certificat doit :

identifier précisément l’animal (espèce, race, sexe, âge, couleur, numéro de puce),

reprendre toutes les vaccinations et traitements avec dates, marques et numéros de lot,

– attester que l’animal est cliniquement sain, exempt de maladies infectieuses, apte au voyage,

– préciser le pays d’origine et la destination (Equateur),

– être établi dans une fenêtre très serrée : généralement dans les 10 jours précédant l’arrivée.

Une fois signé par le vétérinaire, le document doit être endossé par l’autorité sanitaire nationale (USDA, CFIA, etc.) dans cette même fenêtre de 10 jours. Cet endossement – tampon officiel et signature – est obligatoire pour que l’Equateur le reconnaisse. Dans certains cas, les documents doivent aussi être traduits en espagnol et notariés, puis soumis au consulat ou à l’ambassade d’Equateur pour validation.

Les délais peuvent être très courts : certains certificats ou traductions n’ont que 48 heures de validité. De nombreux expatriés conseillent d’organiser toute la logistique (rendez-vous vétérinaires, prise de rendez-vous USDA, traduction, dépôt au consulat) sur un tableur, en partant de la date de vol et en remontant chaque jalon.

Permis d’importation, notification à AGROCALIDAD et inspection à l’arrivée

Une fois l’animal préparé sur le plan vétérinaire, il reste à organiser son entrée administrative dans le pays. L’Equateur n’impose pas de quarantaine aux chiens et chats en bonne santé et à jour de leurs papiers, mais il impose un contrôle systématique à l’arrivée.

Permis d’importation : obligatoire en cargo, utile en cabine

AGROCALIDAD délivre des permis d’importation pour les animaux entrant sur le territoire. La règle de base est la suivante : si le chien ou le chat arrive en soute comme cargo, le permis est exigé ; si l’animal voyage en cabine ou comme bagage enregistré, certaines sources indiquent que le permis n’est pas demandé, même si le contrôle sanitaire — lui — reste obligatoire.

Bon à savoir :

La demande de permis s’effectue en ligne sur le site d’AGROCALIDAD, coûte environ 30 USD et est traitée en 1 à 2 semaines. Le permis obtenu est valable 60 jours. Il est conseillé d’en faire la demande même pour un animal voyageant en cabine, afin d’éviter tout problème à l’arrivée.

Pré-avis aux aéroports de Quito et Guayaquil

Pour éviter de se retrouver à l’aéroport avec un inspecteur absent, il est fortement recommandé d’informer AGROCALIDAD de l’arrivée de votre animal au moins 72 heures avant le vol. L’agence met à disposition des adresses mail dédiées :

– pour Guayaquil (GYE) :

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Équateur, Panama, Portugal, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler l’Équateur pour sa fiscalité attractive sur les revenus étrangers, son coût de vie nettement inférieur à celui de la France (Quito et Cuenca ~40–50 % moins chers que Paris) et un cadre de vie stable en dollar US. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention d’une résidence de retraité via investissement ou justificatifs de revenus, coordination sécurité sociale / assurance santé internationale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques…), mise en relation avec réseau local (avocat, immigration, notaire bilingue) et intégration patrimoniale globale (analyse et restructuration si nécessaire), en tenant compte de la convention fiscale France‑Équateur pour éviter la double imposition.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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