Développer son réseau professionnel en Micronésie quand on est expatrié

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer en Micronésie pour travailler, lancer un projet ou accompagner une organisation est une aventure aussi enthousiasmante que déstabilisante. L’archipel, dispersé sur plus de 2 500 kilomètres dans le Pacifique ouest, combine traditions très ancrées, économie fragile et une forte dépendance aux relations personnelles. Dans ce contexte, le réseau ne se “constitue” pas seulement, il se tisse patiemment, au croisement de la vie communautaire, des chefferies traditionnelles et de quelques plateformes globales comme LinkedIn ou InterNations.

Bon à savoir :

Le réseautage professionnel en Micronésie s’appuie sur des structures sociales et culturelles profondes. Il ne s’agit pas d’une simple collecte de contacts, mais d’intégrer un tissu social où la famille, le village, l’Église, les chefs coutumiers et le lien à l’environnement naturel influencent directement les façons de travailler, de négocier et de prendre des décisions.

Comprendre le terrain : une mosaïque d’îles et de cultures

Arriver “en Micronésie” signifie en réalité entrer dans un ensemble très éclaté : les États fédérés de Micronésie (Yap, Chuuk, Pohnpei, Kosrae), mais aussi des voisins comme Palau ou les Marshall, historiquement et culturellement liés. Chaque État possède sa langue, ses coutumes, son rapport à l’autorité. La capitale Palikir, sur Pohnpei, ne ressemble ni à Weno (Chuuk) ni aux villages de Yap ou de Kosrae.

Attention :

Sur l’ensemble de l’archipel, la vie est marquée par un isolement, des infrastructures limitées et une économie dominée par la pêche, l’agriculture et le tourisme. Cette économie est fortement dépendante de l’aide internationale, notamment américaine et australienne. Le marché du travail est caractérisé par un emploi formel rare, un chômage élevé et une forte concurrence pour les postes qualifiés dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’administration et des ONG.

Dans ce paysage, le réseau professionnel ne se construit pas seulement dans les sphères “business” classiques. Il passe par les associations communautaires, les églises, les organisations régionales de développement, les projets de coopération, les programmes de volontariat ou encore les plateformes d’expatriés.

Les codes culturels qui façonnent le networking

Pour un expatrié, comprendre la culture relationnelle locale est la première étape avant de chercher des contacts professionnels.

Le respect de la hiérarchie et des aînés est central. Les chefs traditionnels, les pasteurs, les doyens de village et, plus largement, les personnes âgées, sont perçus comme les piliers de la communauté. Leur avis peut peser plus que celui d’un dirigeant d’entreprise. Aborder un projet sans les impliquer ou sans reconnaissance explicite de leur rôle revient souvent à se priver de relais cruciaux – voire à se heurter à des blocages silencieux.

Astuce :

Dans les sociétés micronésiennes, la logique de collectivisme et de solidarité prime sur l’autonomie individuelle. La famille élargie et le clan sont prioritaires, et les décisions, y compris professionnelles, sont souvent influencées par des considérations familiales et communautaires. Pour un expatrié, la crédibilité se construit en démontrant que l’on prend soin de la communauté, et non en recherchant uniquement un bénéfice personnel rapide.

La communication est largement indirecte. On évite la confrontation ouverte, les critiques frontales, la mise en difficulté publique d’un interlocuteur. Le “oui” peut signifier “je vous entends” plutôt qu’un assentiment ferme. Le silence est une forme de réflexion, pas un malaise. Les non-dits, les regards, les changements de ton ou de posture transmettent autant, voire plus, que les mots. Pour un nouvel arrivant, observer attentivement ces signaux compte au moins autant que parler.

Exemple :

Dans les États fédérés de Micronésie, bien que les outils numériques soient utilisés, notamment dans les secteurs technologiques de Pohnpei ou Chuuk et par les jeunes diplômés, la confiance s’établit fondamentalement lors d’interactions directes. Elle se forge principalement au cours d’une visite, d’un repas partagé ou d’une réunion informelle après une cérémonie ou un événement communautaire, privilégiant ainsi le contact face-à-face.

Entrer dans les cercles locaux sans les brusquer

L’expatrié qui cherche à développer son réseau en Micronésie doit accepter une règle simple : on ne force pas l’accès aux cercles d’influence, on y est introduit.

Cela implique de commencer par investir les relations de proximité. Dans la pratique, cela veut dire prendre le temps de discuter avec ses collègues, ses voisins, les familles d’accueil, les commerçants, les responsables d’écoles ou de paroisses. Une invitation à un repas, une participation à une veillée, un soutien discret à une initiative scolaire ou religieuse peuvent ouvrir davantage de portes que dix e‑mails restés sans réponse.

Les introductions par des figures respectées sont déterminantes. Ils peuvent vous recommander auprès d’un ministère, d’une chambre de commerce ou d’une entreprise publique. Sans ce type de parrainage, il est fréquent que les projets stagnent dans les méandres d’une bureaucratie déjà lente.

Chef de village, pasteur, responsable d’ONG locale ou doyen d’université

Les organisations de développement et de volontariat constituent aussi des passerelles puissantes. Le programme de volontaires australiens, actif en Micronésie depuis les années 1990, illustre bien ce rôle : en plaçant des spécialistes (éducation inclusive, ressources humaines, santé, environnement) au sein de ministères, d’ONG ou de structures communautaires, il crée des ponts durables entre expatriés et acteurs locaux. Les bénévoles nouent des liens avec des responsables d’écoles, de départements gouvernementaux, de réseaux de parents ou d’associations de personnes en situation de handicap, devenant eux-mêmes des connecteurs pour les nouveaux arrivants.

Les réseaux communautaires d’expatriés : un tremplin à ne pas négliger

En parallèle de ces dynamiques locales, les communautés d’expatriés jouent un rôle clé, surtout dans un environnement insulaire où l’information circule encore largement par le bouche-à-oreille.

InterNations, présenté comme le plus grand réseau mondial pour expatriés, a fortement changé la donne pour les étrangers en Micronésie. Avant son arrivée, trouver des informations pratiques sur un déménagement à Kolonia (Pohnpei), Miari ou Pulap (Chuuk), Palaaw ou Guroor (Yap), ou encore Kwajalein, relevait presque de la quête initiatique. Aujourd’hui, la plateforme permet d’échanger en ligne, de poser des questions sur la vie quotidienne, les démarches administratives, les opportunités d’emploi ou les contacts clés dans des secteurs comme le tourisme, l’éducation ou la santé.

Témoignages d’expatriés

Un réseau fondé sur le respect et la communication ouverte, où les passions deviennent des vecteurs de rencontres et de projets.

Diversité des profils

Médecins, enseignants, managers, plongeurs professionnels et responsables achats venant des Philippines, des États-Unis, du Maroc, du Paraguay, du Nigeria, d’Italie, de Côte d’Ivoire et d’ailleurs.

Passions partagées

La plongée, la randonnée, le football, la musique ou la photographie servent de base à des rencontres informelles.

Opportunités professionnelles

Ces échanges dépassent le cadre informel et peuvent déboucher sur la concrétisation de projets professionnels.

Un témoignage résume bien l’enjeu : une expatriée explique qu’il lui était très difficile de rencontrer d’autres étrangers en Océanie avant de découvrir la communauté en Micronésie, qui lui a enfin permis de tisser des liens. Ces liens, au départ purement sociaux, se transforment ensuite en recommandations de prestataires, d’avocats, de recruteurs, d’entreprises locales de confiance.

Tirer parti des plateformes en ligne… sans oublier la réalité du terrain

Pour développer un réseau professionnel depuis ou vers la Micronésie, les outils numériques globaux restent incontournables, à commencer par LinkedIn. Avec plus de 700 millions de membres, la plateforme sert de vitrine professionnelle et de canal de mise en relation continue.

Un profil complet et soigné – photo professionnelle, bannière pertinente, résumé clair, expériences détaillées, compétences bien renseignées – augmente la visibilité, notamment auprès des recruteurs basés aux États-Unis, en Australie, au Japon ou aux Philippines qui cherchent des profils prêts à travailler ou à collaborer en Micronésie. Les statistiques montrent d’ailleurs que les utilisateurs qui soignent leur profil et interagissent régulièrement gagnent en visibilité significative.

500 millions

LinkedIn compte plus de 500 millions d’utilisateurs dans le monde, offrant un vaste réseau pour les expatriés.

repérer les entreprises actives dans la région (télécommunications, énergie, banques de développement, ONG, programmes régionaux) ;

contacter des anciens élèves de son université ayant travaillé dans le Pacifique ;

– suivre des organisations locales et internationales présentes sur place ;

– valoriser ses expériences de terrain, y compris de volontariat ou de missions temporaires.

Les groupes LinkedIn thématiques – développement international, éducation, santé publique, technologie dans les petits États insulaires, par exemple – servent souvent de point d’entrée pour repérer des opportunités de mission ou des financements de projet.

D’autres plateformes complètent ce dispositif : forums spécialisés comme Expat.com (qui possède une section dédiée à la Micronésie), groupes Facebook d’expatriés, réseaux pour nomades digitaux, ou encore plateformes de mentorat reliant mentors et mentees autour de thématiques professionnelles ou de mobilité internationale. Ces outils donnent accès à des conseils ciblés sur le coût de la vie, les secteurs qui recrutent, les démarches pour les permis de travail ou les particularités des marchés locaux.

Cependant, dans un contexte insulaire à forte dimension communautaire, ces connexions en ligne doivent toujours être reliées à des interactions en personne. Un contact LinkedIn qui n’est jamais rencontré, une ONG connue uniquement via son site web, restent des relations “frottes mais pas liées”. La confiance, elle, naît au fil de réunions, de projets communs, de visites sur place.

S’intégrer dans les réseaux professionnels locaux : associations, chambres, programmes d’emploi

Au-delà des communautés d’expatriés, plusieurs structures locales ou régionales jouent un rôle de hub pour qui cherche à s’ancrer professionnellement en Micronésie.

Exemple :

Les chambres de commerce organisent des événements comme le « Networking Mixer » à Koror (Palau), ouvert à toute entreprise enregistrée. Ce format classique, gratuit sur inscription, propose deux heures d’échanges informels avec collations, ayant pour objectif déclaré de « mieux se connaître et créer des connexions business ». Répandu dans d’autres îles, il permet aux nouveaux arrivants d’identifier rapidement les acteurs économiques clés et de se faire remarquer.

Les associations professionnelles et les organisations de la société civile offrent un autre levier. Dans l’archipel, des structures comme le Center for Micronesian Empowerment (CME), né au sein du secteur privé, se sont spécialisées dans le développement des compétences et l’accès à l’emploi. Son programme, soutenu par diverses agences fédérales américaines, a déjà accompagné des centaines de personnes vers des emplois, notamment dans la construction à Guam, avec un taux de complétion et de placement remarquablement élevés. Pour un expatrié, travailler ou collaborer avec une telle structure, c’est entrer de plain-pied dans un réseau mêlant employeurs, représentants politiques, bailleurs de fonds et responsables communautaires.

Bon à savoir :

Les one-stop centers, comme celui d’Hawaii, sont des structures dédiées aux communautés micronésiennes installées aux États-Unis. Ils offrent des services d’aide juridique, de soutien à la recherche d’emploi, de formations et de traductions. Se connecter à ces centres permet d’élargir son réseau au-delà de l’archipel, notamment vers les importantes communautés établies à Guam, Hawaii ou sur le continent américain.

Le levier du volontariat : un accélérateur de réseau sous-estimé

Pour de nombreux professionnels, surtout dans le développement, l’éducation ou la santé, les programmes de volontariat constituent l’une des voies les plus efficaces pour bâtir un réseau solide en Micronésie.

Exemple :

Le programme de volontaires australiens fournit un exemple structuré de coopération. Depuis 2018, il a soutenu plus de 15 organisations partenaires, mobilisant plus de 35 volontaires sur des missions variées. Ces partenaires interviennent dans des domaines comme la santé, la gestion des risques de catastrophe, le changement climatique, la conservation environnementale, les droits humains, le handicap et l’égalité de genre. Les missions sont conçues pour répondre à des besoins précis, tels que la formation d’enseignants, le renforcement des services pour enfants autistes, l’amélioration des outils de dépistage en orthophonie ou l’élaboration de politiques publiques.

Dans le cas de Kosrae, par exemple, le réseau s’est structuré autour d’une ONG de parents d’enfants en situation de handicap. Grâce à l’appui des volontaires, cette organisation a développé des compétences, renforcé sa visibilité, obtenu un financement d’impact, et consolidé ses liens avec le ministère de la Santé et les services d’éducation spécialisée. Pour un volontaire, cette expérience offre un carnet d’adresses couvrant ONG, ministères, bailleurs internationaux, associations de parents et professionnels de santé – un capital relationnel précieux pour d’éventuels projets futurs.

Bon à savoir :

Le volontariat international est un outil efficace pour développer son réseau professionnel et acquérir des compétences transversales valorisées, comme la gestion de projet, la communication interculturelle et le leadership. Il permet d’apprendre à coopérer dans des environnements complexes. Les experts recommandent de choisir ses engagements bénévoles en fonction de ses passions et de ses objectifs professionnels.

Les réseaux sectoriels : technologie, éducation, santé, tourisme

Même si l’économie formelle reste limitée, certains secteurs en Micronésie se structurent autour de réseaux professionnels très concrets.

une large majorité

Une large majorité des participants aux hackathons sponsorisés par des institutions financières de développement en ressortent avec de nouveaux contacts professionnels, selon des enquêtes.

Dans l’éducation, le College of Micronesia‑FSM et les départements d’éducation des différents États constituent le cœur du réseau. Les collaborations avec des universités américaines, des organismes de bourses ou des programmes de formation d’enseignants ouvrent des ponts vers l’extérieur. Les volontaires qui interviennent pour co‑concevoir des programmes, former des enseignants ou adapter des curricula se retrouvent naturellement au centre de ce maillage.

Bon à savoir :

Le secteur de la santé dans l’aide internationale fonctionne comme un écosystème interconnecté, regroupant ministères, agences onusiennes, ONG et associations. Dans cet environnement, la recommandation par bouche-à-oreille est cruciale. Un professionnel de santé (comme un orthophoniste ou un médecin volontaire) qui prouve son efficacité auprès d’un acteur peut rapidement être recommandé à d’autres organisations, localement ou à l’international.

Enfin, le tourisme – plongée, écotourisme, croisières, hébergement – repose en grande partie sur un réseau serré de prestataires (clubs de plongée, hôtels, guides, opérateurs de bateaux), d’agences de voyages, de chambres de commerce et d’autorités de promotion. Un professionnel du tourisme qui souhaite s’implanter doit investir ces cercles, participer à des événements sectoriels, échanger avec les expatriés installés de longue date, et prouver qu’il respecte les enjeux environnementaux cruciaux pour la région.

Pour illustrer les principaux réseaux mobilisables, on peut synthétiser quelques acteurs dans un tableau.

DomaineActeurs / Structures clésOpportunités de réseau principales
Développement / ONGProgrammes de volontaires, agences onusiennes, ONG localesProjets de terrain, ateliers, consultations, groupes de travail
Tech / numériqueCollege of Micronesia‑FSM, opérateurs télécom, communautés techHackathons, meetups, conférences, groupes Slack
ÉducationMinistères de l’Éducation, écoles, universités localesFormations, comités pédagogiques, projets de partenariat
SantéMinistères de la Santé, ONG santé, réseaux de parentsCliniques mobiles, formations, conférences, task forces
TourismeChambres de commerce, hôtels, clubs de plongée, offices de tourismeFoires, salons, forums, événements promotionnels

Gérer les différences de tempo, de hiérarchie et de bureaucratie

Un des chocs majeurs pour les expatriés concerne la perception du temps et la façon dont les décisions sont prises. La fameuse “island time” se traduit par des réunions qui commencent en retard, des dossiers qui avancent lentement, des choix qui se construisent par consensus plus que par décision rapide d’un supérieur.

Pour un réseau professionnel, cela signifie qu’une réponse tardive à une demande de rendez‑vous ou un report successif de réunion ne sont pas forcément un signe de désintérêt. Il faut intégrer cette flexibilité à sa stratégie de réseautage, prévoir des marges dans son calendrier, relancer avec tact sans donner l’impression de mettre la pression.

Attention :

Dans un environnement où la hiérarchie est très marquée, il est crucial d’adopter un comportement respectueux. Contredire un responsable en public ou être trop direct peut nuire aux relations. À l’inverse, saluer en priorité les personnes de rang élevé, utiliser les titres appropriés, et laisser à chacun le temps de s’exprimer (y compris par des pauses silencieuses) sont perçus comme des marques de respect essentielles.

La bureaucratie, enfin, est souvent perçue comme lente et complexe, en particulier dans un contexte où les ressources humaines et matérielles sont limitées. Nouer des liens avec des partenaires locaux – avocats, consultants, responsables d’associations, fonctionnaires expérimentés – aide à naviguer dans les procédures de visa, de permis de travail ou d’enregistrement d’entreprise. Là encore, le réseau est un levier de gain de temps autant que de compréhension culturelle.

Naviguer dans les tabous et la sensibilité sociale

Un réseau se brise plus vite qu’il ne se construit. En Micronésie, certains comportements peuvent entamer une relation avant même qu’elle ait réellement commencé.

Attention :

Les démonstrations publiques de colère, les critiques directes, l’humiliation en public, notamment devant des anciens ou des figures d’autorité, sont très mal perçues. Des gestes comme toucher la tête, pointer du doigt ou du pied, prendre des photos sans autorisation, ou manquer de respect lors d’événements religieux ou coutumiers peuvent nuire durablement à votre réputation.

Dans un environnement où les communautés sont petites et très interconnectées, la réputation circule rapidement. Un expatrié considéré comme arrogant ou irrespectueux se verra peu à peu écarté des cercles décisionnels, même s’il possède par ailleurs des compétences très recherchées.

À l’inverse, une attitude humble, l’écoute active, la volonté de comprendre avant de proposer des solutions, l’effort pour prononcer quelques mots dans la langue locale, l’attention portée à l’environnement naturel et à sa dimension sacrée, sont autant de signaux positifs qui facilitent les introductions et les recommandations.

Croiser réseaux locaux et réseaux globaux : la stratégie gagnante

Pour un expatrié, la clé réside souvent dans la capacité à relier plusieurs niveaux de réseau : la base communautaire (famille, village, église), les acteurs institutionnels et économiques locaux (ministères, entreprises publiques, chambres de commerce), les organisations régionales et internationales (ONG, programmes de volontariat, bailleurs) et les plateformes numériques globales (LinkedIn, InterNations, forums spécialisés).

Bon à savoir :

Ce type de réseau facilite la circulation d’informations (appels à projets, recrutements, réformes) et multiplie les opportunités de partenariat. Il permet également de construire une crédibilité hybride : l’expatrié, reconnu par les communautés locales et légitime auprès des institutions étrangères, devient un pont précieux pour les projets transnationaux.

Les programmes de mentorat en ligne, qui connectent des professionnels expérimentés de différents pays, ajoutent une couche supplémentaire à ce système. En rejoignant ces plateformes, un expatrié peut non seulement obtenir des conseils sur la manière de gérer sa carrière en contexte interculturel, mais aussi s’inspirer de pratiques mises en œuvre dans d’autres pays du Sud global, confrontés à des défis semblables en matière de hiérarchie, de ressources et de diversité culturelle.

Quelques données pour mesurer l’importance du réseau

Même si la Micronésie n’est pas au cœur des grandes études sur le networking mondial, les données issues de recherches plus larges sur la diversité, la communication interculturelle ou les effets du réseautage permettent de mieux comprendre ce qui est en jeu.

Bon à savoir :

Les analyses internationales indiquent que les entreprises aux directions diversifiées génèrent une plus grande part de leur chiffre d’affaires par l’innovation et surperforment plus souvent financièrement. Cela justifie la formation d’équipes et de partenariats transnationaux, un des intérêts à investir en Micronésie pour une entreprise ou une ONG.

De même, des enquêtes sur les communautés en ligne de professionnels indiquent que la participation active (partage de contenus, commentaires, échanges réguliers) augmente significativement les chances de découvrir de nouvelles opportunités d’emploi ou de collaboration. Dans un contexte où de nombreuses missions en Micronésie dépendent de financements internationaux ou de consortiums académiques, cette visibilité élargie joue un rôle non négligeable.

Bon à savoir :

Les programmes de volontariat et de mentorat dans les pays à revenu faible ou intermédiaire font face à des obstacles récurrents : cultures hiérarchiques, manque de reconnaissance formelle du mentorat et ressources limitées. Cependant, une mise en réseau structurée des mentors, des institutions et des bénéficiaires, via des ateliers, des plans d’action individuels et des plateformes de suivi, permet de développer progressivement une véritable culture de l’accompagnement. Appliqué à la Micronésie, cela montre qu’un réseau se construit et se renforce activement pour devenir un atout durable pour le pays et les expatriés.

Conclusion : un réseau à la fois lent et puissant

Développer son réseau professionnel en Micronésie exige du temps, de la patience et une vraie curiosité pour le tissu social local. Rien ne remplace l’investissement dans les relations avec les familles, les chefs, les responsables d’église, les enseignants, les infirmières, les fonctionnaires, les entrepreneurs et les bénévoles qui font vivre l’archipel au quotidien.

Les outils numériques, les plateformes d’expatriés, les programmes de volontariat, les événements sectoriels, les chambres de commerce et les associations professionnelles sont autant de leviers complémentaires, mais ils ne fonctionnent pleinement que lorsqu’ils s’articulent avec la réalité communautaire de Yap, Chuuk, Pohnpei, Kosrae et des îles voisines.

Pour un expatrié, la Micronésie n’est pas un endroit où l’on “optimise son réseau” en quelques mois. C’est un lieu où l’on apprend à tisser des liens profonds, à écouter plus qu’à parler, à respecter des hiérarchies parfois invisibles, à intégrer l’environnement naturel et les blessures historiques dans sa manière de travailler. En retour, ceux qui acceptent ce rythme différent découvrent un réseau certes discret, mais d’une force remarquable, capable de soutenir des trajectoires professionnelles et des projets engagés bien au‑delà des frontières de l’archipel.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en gardant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Micronésie, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler la Micronésie pour sa fiscalité généralement plus légère sur les revenus étrangers, l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de vie plus faible qu’en France et un environnement insulaire stable, avec possibilité de combiner résidence locale et liens bancaires européens. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention d’un titre de séjour de long terme avec achat de résidence principale, couverture santé internationale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, prestataires bilingues) et restructuration patrimoniale internationale si nécessaire.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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