Voyager ou s’installer en Micronésie, c’est s’offrir l’océan à perte de vue, des lagons spectaculaires comme Chuuk Lagoon, des sites mystérieux comme Nan Madol à Pohnpei, mais aussi accepter un défi très concret : comment garder le lien avec ses proches quand on vit dans l’un des archipels les plus isolés du Pacifique, où les infrastructures télécom restent fragiles et inégales.
Il existe plusieurs solutions efficaces pour rester joignable, envoyer des messages, passer des appels vidéo ou travailler à distance lors d’un séjour à l’étranger. Cependant, cela nécessite une bonne préparation et une compréhension des limites du réseau local.
Comprendre le paysage numérique en Micronésie
La Micronésie, et plus particulièrement les États fédérés de Micronésie (FSM) – Yap, Chuuk, Pohnpei et Kosrae – s’étendent sur plus de 2 600 kilomètres dans le Pacifique. Cette dispersion géographique explique une partie des difficultés techniques. Historiquement, l’archipel dépendait de satellites géostationnaires lents et coûteux, avec une latence pouvant dépasser 600 millisecondes.
Depuis une dizaine d’années, des câbles sous-marins comme HANTRU-1 ont amélioré la connectivité des îles (Pohnpei, Yap, Chuuk), sans atteindre le niveau des pays développés. Cette connectivité internationale reste dépendante de ces infrastructures, vulnérables aux typhons et incidents techniques, et de satellites de nouvelle génération.
Au début de 2024, les données de DataReportal montrent qu’environ 46 900 personnes utilisaient Internet dans les États fédérés de Micronésie, soit un peu plus de 40 % de la population. Autrement dit, près de six habitants sur dix n’étaient pas connectés. Les connexions mobiles actives représentaient environ un quart de la population. On est donc loin d’un pays où tout le monde vit en permanence sur son smartphone.
La vitesse médiane des connexions fixes était d’environ 12 Mbit/s, avec des variations importantes sur le réseau mobile.
Pour rester en contact avec ses proches, cela signifie deux choses très simples : ne jamais miser sur une seule solution, et accepter qu’en dehors des grandes villes comme Kolonia à Pohnpei ou Weno à Chuuk, il y aura des zones blanches où le téléphone redevient essentiellement… un appareil photo.
Choisir entre SIM locale, eSIM, roaming et Wi-Fi
La première décision à prendre avant de partir est de savoir comment vous allez connecter votre téléphone : carte SIM locale, eSIM, roaming de votre opérateur d’origine, Wi-Fi des hôtels, ou un mélange de tout cela.
Dans le cas de la Micronésie, le consensus des guides de terrain et des analyses techniques va dans un sens très clair : la carte SIM locale reste de loin l’option la plus fiable et la plus économique, tandis que le roaming international est à réserver aux cas d’urgence, et les eSIM aux voyageurs très avertis, conscients des limites.
Pourquoi la carte SIM locale reste incontournable
Les États fédérés de Micronésie disposent d’un opérateur historique, FSMTC, qui couvre les principales îles avec de la 3G et de la 4G/LTE, même si la 5G n’est pas encore au rendez-vous. Dans le reste de la région, des acteurs comme PNCC à Palau ou Neotel à Nauru assurent également des services mobiles, mais dès que l’on parle de Micronésie au sens strict, FSMTC domine largement le marché.
L’achat d’une carte SIM prépayée FSMTC est simple et ne nécessite généralement pas de pièce d’identité. Vous pouvez l’acquérir à votre arrivée, notamment près de certains aéroports (comme celui de Chuuk), dans les boutiques FSMTC en centre-ville ou chez des revendeurs agréés. Cette facilité, sans exigence de passeport, contraste avec les procédures en vigueur dans d’autres pays de la région.
Les tarifs d’entrée sont relativement abordables pour un voyageur : environ 10 dollars US pour l’enregistrement d’une nouvelle SIM, sans crédit inclus. Des plans prépayés destinés aux visiteurs permettent ensuite de charger des volumes de données adaptés à un court séjour. Par exemple, des offres type 5 Go valables 5 jours pour 5 dollars, ou 12 Go sur 5 jours pour 10 dollars, existent sur le réseau FSMTC. Le rechargement se fait via des cartes de 5 ou 10 dollars, et le solde peut être consulté par code USSD (dial 777# sur certaines offres, ou 000# / *767# pour des TelCards à Pohnpei).
Dans la pratique, un budget de 20 à 50 dollars permet de couvrir un séjour avec données et minutes d’appel locales. Pour un voyageur qui passe plusieurs semaines sur place, l’installation d’un compte prépayé FSMTC ou même d’un compte plus permanent devient vite plus rentable que de payer des forfaits d’itinérance depuis l’étranger.
eSIM : pratique sur le papier, limité sur place
L’eSIM, cette carte SIM intégrée qu’on active via un simple QR code, s’est imposée dans beaucoup de destinations touristiques. En Micronésie, l’histoire est différente : l’offre d’eSIM couvrant spécifiquement le pays reste extrêmement restreinte.
Certains fournisseurs de voyages numériques (sim.do, JetSim, eSIM.net, Airalo, SimOptions) proposent des plans pour la Micronésie, mais ceux-ci sont généralement limités en données, dépourvus de numéro local et de SMS, et reposent sur des accords de roaming parfois instables. De plus, les grandes eSIM régionales excluent explicitement cette destination en raison d’un manque de partenariats solides avec les opérateurs locaux.
Pour le voyageur, cela signifie que l’eSIM peut éventuellement servir de roue de secours pour de la donnée ponctuelle, ou pour un itinéraire multi-pays où la Micronésie n’est qu’une étape parmi d’autres. Mais s’en remettre exclusivement à une eSIM pour rester en contact avec sa famille depuis l’archipel reste, aujourd’hui encore, un pari risqué.
Roaming international : le piège à éviter
Les offres d’itinérance proposées par les opérateurs occidentaux peuvent séduire sur le papier, avec des slogans du type “utilisez votre forfait comme à la maison”. En Micronésie, le revers de la médaille est brutal : la couverture en itinérance peut être incomplète, les accords entre opérateurs limités, et surtout les tarifs risquent d’exploser.
Certains fournisseurs facturent jusqu’à 3 dollars le mégaoctet de données dans la région. Autant dire que l’envoi d’une vidéo de snorkeling depuis Chuuk Lagoon peut vous coûter en quelques secondes l’équivalent d’une nuit d’hôtel. Même les ‘passes jour’ à 5 ou 10 dollars avec données illimitées sont parfois bridés sur du 3G poussif, inadapté à la visio ou à l’envoi massif de photos.
Fournisseurs de téléphonie dans la région
Conserver son numéro d’origine pour quelques SMS de vérification ou pour recevoir d’éventuels appels urgents reste pertinent, mais pour le reste, mieux vaut désactiver les données en roaming et basculer sur une SIM locale ou le Wi-Fi.
Wi-Fi : utile mais insuffisant seul
Dans les capitales d’État et les zones touristiques, beaucoup d’hôtels, cafés et restaurants proposent du Wi-Fi. À Pohnpei, par exemple, Kolonia concentre plusieurs établissements connectés, et certains hôtels comme l’Island Palms & Hotel sont réputés pour offrir une connexion plutôt correcte.
Cependant, les autorités locales comme les voyageurs expérimentés insistent : le Wi-Fi ne doit pas être votre seul plan pour rester en contact avec vos proches. La qualité varie énormément d’un lieu à l’autre, les coupures sont fréquentes, et l’accès est souvent réservé aux clients, avec parfois des codes temporaires ou des limitations de temps. Sur les îles extérieures, la ressource devient encore plus rare.
Une application comme WiFi Map peut rendre service pour repérer les points d’accès publics, mais ce type de solution ne remplace pas une connectivité personnelle via SIM.
Où et comment acheter une SIM en Micronésie
Pour rester joignable dès les premiers jours, mieux vaut planifier l’achat de votre SIM locale en fonction de votre point d’entrée dans le pays.
À Chuuk, un magasin FSMTC est situé juste en face de l’aéroport de Weno, ce qui permet d’activer une carte dès la sortie de l’avion. À Pohnpei, en revanche, l’aéroport international ne dispose pas de boutique FSMTC. Il faut se rendre en ville, à Kolonia, au bureau situé sur Kaselehlie Street, à une dizaine de minutes de route. Les horaires restent assez classiques : du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h, et seulement le samedi matin, avec fermeture générale le dimanche.
Découvrez les services et solutions proposés par FSMTC pour faciliter l’utilisation de votre mobile et de votre forfait.
Assistance pour la configuration de l’APN, notamment sur les modèles de téléphone moins répandus, après l’insertion de votre carte SIM.
Utilisez les codes courts dédiés pour vérifier facilement le solde de votre crédit prépayé.
Rechargez votre forfait avec les cartes prépayées TelCard, disponibles pour la voix et la data.
Sur Pohnpei, au-delà du réseau mobile, certaines institutions publiques participent aussi à l’effort de connectivité. La Pohnpei Public Library, par exemple, propose une salle informatique facturée 2 dollars de l’heure (dans la limite d’une heure par jour), un Wi-Fi privé mensuel à 10 dollars, et un accès Wi-Fi gratuit accessible selon les horaires d’ouverture. Pour un résident de moyen ou long terme, ces points d’accès complètent utilement la SIM locale.
L’option satellite : rester joignable dans les zones les plus isolées
Pour ceux qui s’aventurent hors des sentiers battus – expéditions sur des atolls très reculés, missions de recherche, croisières au long cours – la question se pose différemment. Dans ces endroits où même FSMTC n’a pas de couverture, la seule manière de prévenir ses proches ou d’appeler à l’aide peut passer par le satellite.
Les téléphones satellites comme ceux proposés par Iridium ou Inmarsat fonctionnent en se connectant directement aux satellites en orbite, sans passer par les antennes terrestres. Cela permet de passer des appels, d’envoyer des SMS et parfois des messages de données basiques presque partout sur la planète, à condition d’avoir une vue dégagée du ciel. Dans la pratique, les obstacles physiques (reliefs, bâtiments, forêt dense) et les conditions météo peuvent dégrader le signal, et il existe souvent une petite latence dans les communications.
Ces appareils sont conçus pour être robustes, avec des boîtiers renforcés, une résistance à la poussière et à l’eau, et une autonomie plus généreuse que celle des smartphones classiques. Certains modèles intègrent un bouton SOS qui transmet votre position GPS à un centre de secours prédéfini, un atout de sécurité non négligeable pour un plaisancier ou un trekkeur isolé dans le Pacifique.
L’utilisation d’un téléphone satellite implique des frais d’acquisition, d’abonnement et nécessite de connaître la réglementation locale. De nombreux pays, pour des raisons de sécurité nationale, en restreignent ou interdisent l’usage. Si la Micronésie est relativement permissive, d’autres États de la région ou sur les routes de transit (en Asie ou au Moyen-Orient) appliquent des sanctions. Il est crucial de se renseigner précisément pour un itinéraire traversant plusieurs pays.
Pour un voyageur moyen, le satellite reste un outil de niche, réservé aux cas où l’on sait à l’avance que l’on sortira durablement de toute zone couverte. Mais pour des familles souhaitant avoir un canal d’urgence toujours disponible avec un proche en mission sur un atoll isolé, c’est parfois la seule solution réellement “garantie”.
Utiliser les applications de messagerie pour parler, voir et partager
Une fois une connexion obtenue – via SIM, Wi-Fi ou satellite – se pose la question des outils. Comment appeler vos proches à l’étranger sans exploser votre budget ? La réponse passe presque systématiquement par les applications de messagerie et les services de voix sur IP (VoIP).
Plus de 80 % des internautes en Micronésie possèdent un compte Facebook, dominant le paysage des réseaux sociaux.
Pour optimiser vos échanges, mieux vaut privilégier les plateformes que vos proches utilisent déjà. Si votre famille est majoritairement sur WhatsApp, par exemple, conservez ce canal pour limiter la dispersion. Si la bande passante est limitée, les messages vocaux ou les simples appels audio via VoIP supportent nettement mieux un réseau instable que la vidéo HD.
Dans un contexte où l’internet est parfois rare ou cher, la discipline numérique peut même devenir un geste de solidarité familiale : regrouper les appels sur des créneaux où vous savez que le réseau est moins saturé, privilégier les messages asynchrones (texte ou audio) plutôt que des visios longues, et télécharger à l’avance ce que vous souhaitez montrer (photos, documents) pour en limiter le poids.
Appeler des numéros fixes ou mobiles à l’étranger depuis la Micronésie
Tout le monde n’est pas à l’aise avec les applis de messagerie, et certains proches – parents âgés, administrations, banques – ne peuvent être joints que sur un numéro classique. Dans ce cas, vous avez plusieurs options.
Depuis une ligne locale FSMTC, il est possible de composer directement les numéros internationaux en suivant le schéma classique : indicatif international de sortie (souvent 00), indicatif du pays (par exemple 1 pour les États-Unis, 33 pour la France), puis l’indicatif régional et le numéro. Mais ces appels sont rarement bon marché, surtout vers des pays éloignés.
Prix par minute pour appeler les États-Unis depuis la Micronésie via certaines plateformes spécialisées.
Ces solutions fonctionnent généralement de deux manières : soit par une application mobile passant par Internet (VoIP), soit en composant un numéro d’accès local, en saisissant un code PIN, puis le numéro international. La plupart reposent sur un système de crédits prépayés, avec un minimum de recharge – souvent 5 dollars – et une facturation à la minute.
Pour un résident, ces services permettent de maintenir à faible coût des appels réguliers vers l’étranger, en complément des messageries. Pour un voyageur, ils offrent une assurance pour joindre des interlocuteurs non connectés à Internet, comme une compagnie aérienne ou une banque, en cas de problème.
Gérer le décalage horaire pour appeler au bon moment
Même avec la meilleure connexion du monde, appeler vos proches à 3 h du matin chez eux n’a rien de très chaleureux. Or la Micronésie est répartie sur deux fuseaux horaires principaux : Chuuk et Yap en UTC+10, Pohnpei et Kosrae en UTC+11, sans changement d’heure saisonnier.
L’archipel de la Micronésie, par exemple l’île de Pohnpei, est largement en avance sur l’Amérique du Nord et l’Europe. En hiver, la côte Est des États-Unis a 15 à 16 heures de retard, et la côte Ouest 18 à 19 heures. Ainsi, un appel à 9h du matin à Pohnpei peut correspondre à la fin d’après-midi de la veille sur la côte Est américaine. Depuis l’Europe (Royaume-Uni ou France hors heure d’été), la Micronésie est en avance d’environ 10 heures.
Pour éviter les quiproquos, mieux vaut systématiquement utiliser un convertisseur de fuseaux horaires ou l’option “horloge mondiale” de votre smartphone. Vous pouvez même convenir avec vos proches d’horaires “réservés” où chacun sait que l’autre est disponible. En pratique, les créneaux du matin en Micronésie fonctionnent souvent bien pour joindre l’Europe le soir et l’Amérique pendant l’après-midi ou la nuit de la veille.
Utiliser le courrier postal et les colis pour garder un lien tangible
La connexion numérique n’est pas la seule manière de rester en contact. Envoyer ou recevoir une lettre, une carte postale ou un colis peut rester un geste fort, surtout depuis une destination aussi lointaine que la Micronésie.
Les services postaux des États fédérés de Micronésie sont intégrés au système de l’US Postal Service (USPS). Pohnpei, par exemple, utilise le code postal américain 96941, ce qui signifie que le courrier vers et depuis les États-Unis continentaux est traité comme du courrier domestique US sur le plan tarifaire, même si les délais peuvent s’allonger.
Il n’existe pas d’adresses résidentielles classiques ; tout passe par des boîtes postales individuelles ou par le service de poste restante ‘general delivery’, limité à trois mois. Pour les colis, ceux de moins de 9 kg (20 livres) envoyés par avion arrivent généralement plus vite, tandis que les envois lourds par bateau peuvent prendre 8 à 10 semaines. Notez que les services Express Mail n’offrent pas d’avantage significatif de délai par rapport au Priority Mail sur ce trajet.
Pour une famille restée au pays, envoyer un petit colis, des photos imprimées ou des cadeaux légers peut être une autre façon de matérialiser le lien, en complément des appels vidéo sporadiques. De votre côté, expédier des lettres ou cartes postales depuis des lieux emblématiques comme Nan Madol peut donner une valeur sentimentale particulière au message.
Tirer parti des réseaux sociaux sans les subir
Les données de 2024 montrent que la Micronésie, même si elle reste largement rurale et partiellement déconnectée, est entrée de plain-pied dans l’ère des réseaux sociaux. Environ un tiers de la population totale y possède un compte, et plus de 80 % des internautes locaux utilisent au moins une plateforme. Facebook et Messenger dominent très largement, suivis d’Instagram, tandis que LinkedIn, X (ex-Twitter) ou YouTube restent plus marginaux en termes de part de marché.
Pour rester en contact avec vos proches, ces plateformes offrent un double avantage : elles permettent de diffuser rapidement des nouvelles à un cercle élargi – amis, famille, collègues – et fonctionnent souvent mieux que les appels en direct lorsque la connexion n’est pas optimale, grâce à la possibilité de poster des contenus asynchrones (statuts, stories, messages vocaux).
Les recherches montrent qu’une utilisation active des réseaux sociaux, comme envoyer des nouvelles ou échanger de manière ciblée avec des proches, est associée à des effets positifs sur le sentiment de soutien social et le bien-être familial. À l’inverse, un usage passif, consistant à faire défiler sans fin les contenus des autres, est davantage corrélé à l’insatisfaction ou au stress.
Dans le contexte micronésien, où la connectivité reste parfois difficile et coûteuse, adopter un usage “actif” des réseaux fait donc d’autant plus sens : consacrer une session connectée à répondre aux messages de sa famille, partager quelques photos ciblées, programmer un appel vidéo avec les enfants, plutôt que de se perdre dans les flux infinis.
Quelques comparaisons de coûts et d’options
Pour donner une idée plus concrète des choix qui s’offrent à vous, il est utile de comparer les ordres de grandeur des principales solutions. Les montants varient selon les offres et les périodes, mais les fourchettes suivantes se dégagent des données disponibles.
Coûts typiques d’une connectivité locale
| Solution locale (FSM) | Coût indicatif (USD) | Détails principaux |
|---|---|---|
| Enregistrement SIM prépayée FSMTC | 10 | Sans crédit inclus |
| Forfait data court séjour (ex. 5 Go/5 j) | 5 | Données uniquement |
| Forfait data court séjour (ex. 12 Go/5 j) | 10 | Données uniquement |
| Plan prépayé “raisonnable” (voix+data) | 20 à 50 | Selon volume de données et minutes |
| Connexion bibliothèque (Pohnpei) | 2 / heure | Salle informatique, 1 h/jour maximum |
| Wi-Fi privé mensuel (bibliothèque) | 10 / mois | Accès domestique léger |
Comparaison simplifiée des options pour un voyageur
| Option | Avantages principaux | Limites / risques |
|---|---|---|
| SIM locale FSMTC | Coûts bas, bonne intégration au réseau, support local | Couverture inégale hors centres, débit parfois lent |
| eSIM voyage | Activation avant départ, pas de SIM à changer | Offres rares, data limitée, pas de numéro local |
| Roaming opérateur d’origine | Conserve le numéro, aucune démarche sur place | Prix très élevés, débit limité, accords incomplets |
| Wi-Fi (hôtels, cafés) | Gratuit ou inclus, pas de SIM nécessaire | Fiabilité variable, couverture limitée, sécurité moindre |
| Téléphone satellite | Fonctionne hors réseau, bouton SOS, couverture large | Coût élevé, compétences techniques, règles locales |
Pour un séjour classique, la combinaison gagnante ressemble souvent à ceci : SIM locale pour la vie quotidienne, Wi-Fi de l’hébergement pour les transferts lourds, et éventuellement une petite réserve de crédits sur une appli de VoIP payante pour joindre des numéros classiques à l’étranger à bas coût.
Rester disponible sans se couper de l’expérience locale
Rester joignable en Micronésie est tout à fait possible aujourd’hui, même si cela demande un peu plus d’anticipation qu’un week-end dans une capitale européenne. Mais la question n’est pas seulement technique. Elle est aussi personnelle : combien de temps souhaitez-vous consacrer à votre vie numérique loin de chez vous ? Jusqu’où voulez-vous laisser votre téléphone dicter votre emploi du temps dans un endroit où la nature impose déjà son rythme ?
En Micronésie, le réseau est limité et irrégulier (débit faible le soir, îles sans signal). Cela impose des pauses numériques lors des trajets entre îles. La stratégie recommandée est de trouver un équilibre : se connecter suffisamment pour le travail et les proches, tout en acceptant ces coupures comme partie intégrante de l’expérience d’éloignement.
En pratique, cela peut se traduire par des rendez-vous réguliers et cadrés avec votre famille – un appel vidéo hebdomadaire, des messages vocaux envoyés à des heures précises – plutôt qu’un flux permanent de notifications. Prévenir vos proches que la couverture ne sera pas constante permet d’éviter les inquiétudes injustifiées lorsqu’un message reste sans réponse plusieurs heures, ou plusieurs jours, faute de réseau.
Trois scénarios concrets pour s’organiser
Pour terminer, il peut être utile d’imaginer trois profils types et la manière dont chacun peut organiser sa connectivité pour rester en lien avec ses proches.
Un voyageur de courte durée, venu plonger à Chuuk Lagoon ou visiter Nan Madol pendant une dizaine de jours, aura intérêt à acheter une SIM prépayée FSMTC dès l’arrivée, à activer un petit forfait data (5 ou 12 Go sur quelques jours), à utiliser WhatsApp ou Messenger pour les appels audio et vidéo, et à se reposer sur le Wi-Fi des hébergements pour les sauvegardes de photos ou les mises à jour d’applications. Le roaming pourra être gardé en secours, avec les données désactivées.
Pour un séjour de plusieurs mois, en plus d’une SIM locale, privilégiez l’accès internet stable de la bibliothèque publique ou un abonnement Wi-Fi mensuel. Pour appeler régulièrement votre famille, utilisez une application de téléphonie internationale à bas coût (comme KeepCalling ou Talk360), surtout si vos proches sont peu familiers avec Internet.
Enfin, un professionnel amené à se déplacer fréquemment sur des îles très isolées envisagera peut-être un dispositif plus robuste : SIM locale, modem mobile de type pocket Wi-Fi si l’opérateur le propose, et téléphone satellite ou balise de messagerie satellite pour les segments sans aucune couverture terrestre. Dans ce cas, l’enjeu n’est plus seulement de “rester en contact”, mais aussi d’assurer la sécurité des déplacements et la continuité des missions.
Rester en contact avec ses proches depuis la Micronésie est accessible à tous. Cela nécessite une bonne préparation et le choix éclairé entre les différentes solutions de connectivité disponibles : câble sous-marin, carte SIM locale, Wi-Fi public ou connexion satellite en orbite basse. En vous informant à l’avance et en combinant intelligemment ces options, vous pouvez profiter de votre séjour dans le Pacifique sans perdre le contact avec vos proches.
Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers la Micronésie pour optimiser sa charge imposable, diversifier ses investissements internationaux et conserver un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal international, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations attractives (Micronésie, Île Maurice, Panama, Portugal), la stratégie retenue a consisté à cibler la Micronésie pour sa fiscalité directe faible ou inexistante sur certains revenus étrangers, son coût de vie modéré et son environnement insulaire propice à une retraite active. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions internationales), obtention du droit de séjour de long terme, organisation de la couverture santé privée, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors de France, centre des intérêts économiques), et mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, banque) pour sécuriser la structuration patrimoniale et la transmission.
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