Investir dans l’immobilier à Nantes : le guide complet pour bâtir un patrimoine rentable

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

Nantes s’est imposée en quelques années comme l’un des terrains de jeu favoris des investisseurs immobiliers. Sixième ville de France, capitale économique de l’ouest, métropole verte et technologique, elle cumule les atouts : forte croissance démographique, marché locatif ultra tendu, projets urbains XXL, réseau de transport performant. Résultat : la demande de logements explose, les loyers résistent, et les perspectives de valorisation restent solides malgré la phase de stabilisation observée depuis 2025.

Bon à savoir :

Investir dans l’immobilier nantais n’est plus un placement simple. Le marché est désormais technique et très segmenté selon les quartiers, les typologies de biens et la performance énergétique. Pour réussir, il est essentiel de croiser l’analyse de plusieurs facteurs : la démographie, l’emploi, l’urbanisme, les prix au m², la fiscalité, les rendements et la réalité du terrain.

Ce dossier propose une plongée détaillée dans le marché nantais pour accompagner un projet d’investissement locatif rationnel et chiffré.

Sommaire de l'article masquer

Un contexte démographique et économique taillé pour l’investissement locatif

Le premier pilier d’un investissement réussi reste toujours le même : le territoire. Sur ce point, Nantes coche quasiment toutes les cases.

La ville dépasse les 332 000 habitants et reste la plus grande agglomération du grand Ouest. Sur dix ans, son aire urbaine a gagné près de 36 000 habitants, avec un rythme proche de +1 % par an. Signe fort pour les investisseurs : environ deux Nantais sur trois ont moins de 40 ans, la médiane d’âge tournant autour de 33 ans. C’est exactement la tranche d’âge qui alimente le marché locatif (étudiants, jeunes actifs, jeunes ménages).

L’économie locale est tout aussi favorable. Nantes est à la fois un pôle tertiaire, industriel et numérique. Elle revendique :

30000

La Nouvelle-Aquitaine compte plus de 30 000 entreprises, leader national en construction navale et forte en aéronautique, agroalimentaire, numérique et santé.

L’attractivité est telle qu’un cadre francilien sur deux déclarerait être prêt à s’y installer. Le chômage y reste inférieur aux moyennes nationales, tournant autour de 5,5–5,8 % dans la zone d’emploi selon les périodes récentes, ce qui soutient la solvabilité des ménages et donc le paiement des loyers.

Enfin, la qualité de vie nantaise, plusieurs fois saluée (ville verte européenne, cité innovante, classement parmi les meilleures villes étudiantes et les villes les plus agréables d’Europe), renforce un phénomène clé pour l’investisseur : un solde migratoire positif, alimenté par les jeunes actifs, les familles et les étudiants.

Un marché immobilier dynamique mais plus sélectif

Après une phase de hausse marquée (environ +34 % sur cinq ans), le marché a connu un passage à vide en 2023 avant d’entrer dans une phase de stabilisation. En 2025–2026, les prix se tassent légèrement sans se retourner franchement, tandis que les volumes de transactions repartent à la hausse et que les délais de vente se raccourcissent.

En janvier 2026, les prix moyens s’établissent autour de 3 366 €/m² pour les appartements et 4 159 €/m² pour les maisons. Les corrections mensuelles sont marginales (–0,53 % pour les appartements, –0,12 % pour les maisons par rapport à décembre 2025), signe d’un atterrissage en douceur plutôt que d’un krach.

Attention :

Les données issues de plusieurs sources convergent : selon les typologies de biens et les bases de données utilisées, les ordres de grandeur restent proches.

Indicateur (Nantes intramuros)Niveau moyen approximatif
Prix moyen global au m² (tous biens)3 500–3 750 €/m²
Appartement (ancienne base)≈ 3 360–3 850 €/m²
Maison (ancienne base)≈ 4 100–4 700 €/m²
Fourchette appart. (min–max)2 380–4 710 €/m²
Fourchette maisons (min–max)2 990–5 935 €/m²
Prix bas observé≈ 2 500 €/m²
Prix haut observé≈ 4 960 €/m²

Le marché est donc :

cher à l’échelle nationale (Nantes est la 7e ville la plus coûteuse),

– mais encore en dessous des métropoles comme Paris, Nice ou Lyon,

– et très tendu : l’indicateur de tension locative atteint 9/10, avec environ 8 % de candidats acheteurs de plus que de biens en vente.

Les délais de vente tournent entre 60 et 90 jours pour un bien correctement positionné en prix, contre plus de 120 jours au creux de la crise. C’est un signe clair de liquidité du marché, élément déterminant pour un investisseur qui anticipe une revente à moyen terme.

Un marché locatif en surchauffe et des rendements compétitifs

Pour un investisseur, la véritable question n’est pas seulement le prix d’achat, mais la capacité à louer vite, cher et longtemps. Or, tout indique que le marché locatif nantais reste l’un des plus tendus de France.

Plus de 61 % des ménages sont locataires. Les logements sont très majoritairement des résidences principales (plus de 90 % du parc), avec seulement 6,5 % de vacants. L’offre locative se fait rare face à une demande portée par :

une population jeune majoritaire,

une forte croissance démographique,

plus de 60 000 à 65 000 étudiants selon les sources, répartis sur une offre universitaire et de grandes écoles très dense,

une économie en expansion qui attire des milliers de nouveaux actifs.

Les loyers se maintiennent, voire progressent. Les chiffres les plus récents donnent en moyenne :

Indicateur locatif (Nantes)Valeur moyenne
Loyer moyen global≈ 13,6–14,8 €/m² /mois
Loyer moyen nu≈ 13,5 €/m²
Loyer moyen meublé≈ 14,5 €/m²
Amplitudes observées10 à 21 €/m²
Loyer moyen pour un bien entier≈ 740 €/mois

Sur la base de ces loyers et des prix d’achat, les rendements bruts moyens se situent généralement entre 4 % et 5,5 %, selon les quartiers et le type de bien. Certaines analyses évoquent une moyenne autour de 5 %, avec des écarts très marqués : de l’ordre de 3,4 % dans les secteurs les plus chers et jusqu’à 8 % dans les micro-marchés les plus rentables.

Comparée à d’autres grandes villes françaises, Nantes se place dans le haut du tableau.

Ville françaiseRendement locatif brut moyen (approx.)
Marseille~5,4 %
Paris~5,2 %
Nantes~5,0 % (4,7–5,1 % selon études)
Toulouse~4,6–4,8 %
Bordeaux~4,6 %
Lyon~4,4 %
Montpellier~4,8 %
Nice~4,5 %
Saint-Étienne~5,9–6,4 %

La rentabilité brute nantaise est donc supérieure à la moyenne nationale (environ 4,6–4,8 % selon les trimestres) tout en se situant sur un marché beaucoup plus dynamique et sécurisé que certains bassins « bon marché » mais risqués.

En net, après charges, taxe foncière, travaux et fiscalité, il est réaliste d’anticiper une rentabilité inférieure de 1,5 à 2 points à la rentabilité brute. Un projet à 5 % brut tournera ainsi souvent entre 3 % et 3,5 % net, davantage si la fiscalité est optimisée (LMNP, régime réel, amortissements…).

Où investir à Nantes ? Cartographie des quartiers à fort potentiel

L’un des grands atouts de Nantes pour l’investisseur est la diversité de ses quartiers, chacun avec une combinaison spécifique de prix, demande locative, profil de locataires et potentiel de valorisation. La stratégie ne sera évidemment pas la même entre un studio meublé en hypercentre et un T4 familial en première couronne.

Centre-ville, Bouffay, Graslin : hyper-liquidité, prix élevés

Le cœur historique – Bouffay, Graslin, Commerce, Aristide-Briand, préfecture – concentre le patrimoine, le tourisme, le commerce et la vie nocturne. On y trouve Passage Pommeraye, Château des ducs de Bretagne, Cathédrale Saint-Pierre, Opéra Graslin… C’est l’épicentre des flux piétons, touristiques et étudiants.

Les prix y sont parmi les plus élevés de la métropole :

Secteur centralPrix appart. moyen (approx.)Commentaire
Centre historique / Bouffay≈ 5 000 €/m²hyper-centre, forte demande courte durée
Bouffay / Graslin≈ 4 800–5 200 €/m²commerces, bars, tourisme
Quartier préfecture≈ 4 450 €/m²adresse bourgeoise
Place Aristide-Briand≈ 5 260 €/m²quartier résidentiel coté

La demande locative est énorme, qu’il s’agisse de location longue durée, meublée étudiante, colocation ou saisonnier. L’occupation des meublés touristiques dépasse fréquemment 70 % à l’année dans certains micro-secteurs.

En revanche, plusieurs limites sont à garder en tête :

nombreux immeubles anciens, souvent sans ascenseur ni parking,

diagnostics énergétiques parfois médiocres (F ou G), donc gros budgets de rénovation à prévoir,

risques de nuisances sonores liés aux bars, à la vie nocturne et aux flux de passage.

Dans ce secteur, la stratégie la plus cohérente consiste à viser : la satisfaction du client.

des petites surfaces bien optimisées (studios, T1, T2) pour étudiants/jeunes actifs,

– ou des biens atypiques de qualité (duplex, dernier étage rénové) destinés à une clientèle solvable,

– en acceptant une rentabilité brute un peu plus basse mais une quasi-absence de vacance locative et un potentiel de plus-value élevé à long terme.

Gare – Euronantes – Malakoff–Saint-Donatien : carrefour business et étudiants

Le secteur gare / Euronantes est un autre point chaud. La présence du TGV, de bureaux récents, du Jardin des Plantes et d’écoles supérieures attire un public de cadres, de consultants, de fonctionnaires et d’étudiants.

Bon à savoir :

Les prix, sans atteindre ceux de l’hyper-centre, restent élevés mais plus raisonnables, notamment côté Malakoff–Saint-Donatien.

Secteur Gare / Malakoff–Saint-DonatienPrix moyen appart. (approx.)
Malakoff–Saint-Donatien≈ 3 200–3 900 €/m²
Neuf dans le secteurjusqu’à 4 000 €/m²

Ce secteur cumule : les opportunités de croissance, les défis environnementaux, et les innovations technologiques.

proximité du centre et de la gare,

excellente desserte en transports,

présence d’écoles (IUT, école notariale, lycée Livet…) et de cliniques, générant une demande locative variée (étudiants, personnels de santé, jeunes actifs),

programmes neufs récents, souvent avec de bons DPE.

C’est un terrain privilégié pour :

des T1/T2 meublés destinés à des étudiants ou jeunes salariés,

– des T3/T4 en colocation à proximité des écoles,

– ou des T2/T3 pour cadres ferroviaires, consultants, salariés des bureaux d’Euronantes.

Île de Nantes : laboratoire urbain et futur deuxième hyper-centre

Véritable symbole de la transformation nantaise, l’Île de Nantes concentre d’énormes investissements publics et privés : création d’un nouveau CHU, développement du « quartier de la Création », nouvelles lignes de tram, parc métropolitain de 14 hectares, campus de santé, écoles d’arts, halle créative, food hall, jardins, bureaux…

Les projections sont claires : la population doit passer d’environ 18 000 à plus de 30 000 habitants, tandis que l’emploi doublera également.

Côté immobilier, les prix sont encore inférieurs à ceux de l’hyper-centre, mais en hausse régulière :

Île de Nantes (valeurs indicatives)Niveau moyen
Prix appart. ancien≈ 3 500–4 200 €/m²
Prix appart. neuf≈ 5 000 €/m² (moyenne 2024)
Rendement brut moyen~4 % (plus en ciblant petits biens)

Les forces de ce secteur pour un investisseur :

un parc largement récent, donc de bons DPE, peu de gros travaux à court terme,

– une clientèle jeune : étudiants en art, design, architecture, paramédical, jeunes actifs de l’économie créative,

– une accessibilité renforcée à moyen terme (nouvelles lignes T6–T7–T8, pont des Trois-Continents, navibus…),

– une offre de programmes neufs extrêmement fournie, souvent éligible à la défiscalisation (Pinel+, zone tendue A).

L’Île de Nantes convient particulièrement :

aux investisseurs en VEFA cherchant un produit clé en main, éventuellement avec dispositif Pinel+,

aux stratégies LMNP meublé en petites surfaces proches des écoles,

aux projets mixant colocation étudiante et location professionnelle.

4200-5500

Le surcoût du neuf est estimé entre 4 200 et 5 500 euros par mètre carré.

de meilleures performances énergétiques,

une attractivité locative élevée,

une fiscalité plus favorable (déductions de travaux plus faibles, mais dispositifs Pinel+ ou LMNP amortissable, et réduction de risques techniques).

Quartiers résidentiels prisés : Hauts-Pavés – Saint-Félix, Monselet, Procé–Mellinet, Talensac

Les quartiers situés juste au nord ou à l’ouest du centre – Hauts-Pavés – Saint-Félix, Monselet, Procé–Mellinet, Canclaux, Talensac – cumulent calme, verdure, belles bâtisses et proximité immédiate de l’hyper-centre.

Les prix y sont logiquement élevés :

Secteur résidentiel priséPrix appart. moyen (approx.)Commentaire
Hauts-Pavés – Saint-Félix≈ 4 300 €/m²cible cadres, familles, étudiants
Procé–Monselet / Canclaux–Mellinet≈ 4 500–5 500 €/m²« triangle d’or » nantais
Talensac≈ 4 000 €/m²marché emblématique, très vivant

La demande locative est solide, portée par :

des étudiants préférant un environnement plus calme mais bien desservi,

des couples et familles de cadres recherchant un bon compromis vie urbaine / espaces verts,

une clientèle locale souvent solvable.

Toutefois, pour un investisseur, la rentabilité brute y sera généralement un peu plus faible (plutôt autour de 3,5–4,5 %), à moins de miser sur :

des colocations bien positionnées,

des immeubles de rapport ou des divisions,

ou des biens à rénover énergétiquement pour gagner la décote DPE à l’achat et la prime de valeur après travaux.

Nantes Nord – Facultés, Petit Port, Pont du Cens : cœur du marché étudiant

Nantes Nord abrite le principal campus universitaire (lettres, sciences, droit, économie, santé) et des écoles comme Audencia ou Centrale Nantes. La démographie locale est très jeune : environ la moitié des habitants ont moins de 29 ans.

C’est le territoire idéal pour investir dans la location étudiante : studios, T1, T2, colocation. Les loyers restent soutenus par une demande quasi structurelle, tandis que les prix au mètre carré demeurent plus abordables que dans le centre.

Sans chiffres fixés au centime, les tendances sont claires :

prix inférieurs à ceux de l’hyper-centre,

rentabilités brutes plus élevées qu’en centre-ville,

forte rotation des locataires (donc attention à la gestion, mais peu de vacance).

Ce secteur est particulièrement adapté :

Exemple :

L’article évoque plusieurs stratégies d’investissement locatif : l’acquisition de studios meublés sous le régime LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel), la transformation d’appartements T3 ou T4 en colocation pour optimiser les revenus, et l’investissement dans des résidences étudiantes gérées, offrant des rendements maîtrisés grâce à une gestion déléguée.

Doulon–Bottière, Rond-point de Paris, Zola, Chantenay, Bellevue : les secteurs d’équilibre prix / rendement

Plusieurs quartiers en renouvellement urbain offrent un bon compromis entre prix d’achat accessibles, demande locative stable et perspectives de plus-value :

Doulon–Bottière : nouveaux programmes, infrastructures modernes, prix autour de 3 500 €/m², forte croissance démographique.

Rond-point de Paris / Jules Verne : quartier jeune, bien connecté, bâtiments récents, DPE performants, idéal pour T1/T2 à prix raisonnables.

Zola / Dervallières–Zola : grand quartier résidentiel à l’ouest, très peuplé, avec un cœur commerçant à Place Zola et un parc de logements varié.

Chantenay – Sainte-Anne : ancien quartier ouvrier en mutation, secteur « bobo » entre la Butte Sainte-Anne et la place Jean-Macé avec un vrai potentiel de revalorisation.

Bellevue : voisin de l’hôpital et des pôles universitaires, très ciblé par les étudiants et personnels de santé, pour lesquels les studios meublés affichent des taux d’occupation élevés (jusqu’à 92–95 %).

Dans ces quartiers, les prix varient généralement entre 2 800 et 3 800 €/m², avec des rendements bruts fréquemment supérieurs à la moyenne nantaise. L’investisseur accepte un peu plus d’hétérogénéité sociale et parfois d’image, en échange de meilleurs flux de trésorerie.

Première couronne : Rezé, Saint-Herblain, Vertou et les autres

À l’échelle métropolitaine, les communes de première couronne constituent un gisement important de projets pour les investisseurs cherchant des maisons ou de plus grands appartements :

Commune de 1ère couronnePrix appart. moyen (approx.)Commentaire
Rezé2 800–3 400 €/m²forte demande, accès facile
Saint-Herblain2 500–3 000 €/m²pôle économique majeur
Vertou3 200–3 800 €/m²cadre verdoyant, familial

La demande porte surtout sur :

des maisons avec jardin (350 000 à 500 000 €) recherchées par les familles,

– des T3/T4 offrant un bon compromis prix / surface / transports.

Pour un investisseur patrimonial, ces secteurs offrent :

une vacance locative très limitée,

des locataires plus stables (familles, ménages installés),

un potentiel de revalorisation lié à la rareté des maisons proches de Nantes.

La rentabilité brute est en général un peu inférieure à celle des micro-marchés étudiants, mais la visibilité à long terme est excellente.

Quels types de biens pour quels profils de locataires ?

Le marché nantais est suffisamment profond pour accueillir plusieurs stratégies distinctes.

Studios et petites surfaces : le carburant de la rentabilité

Les studios et T1, qu’ils soient loués à l’année ou en colocation en chambre privative, constituent l’un des segments les plus rentables. Les loyers mensuels se situent souvent entre 450 et 600 € pour un studio classique, et plus pour des produits premium.

Les données de rendement par typologie à l’échelle de la ville donnent des ordres de grandeur intéressants :

Type de bien (Nantes)Prix moyen d’achatLoyer mensuel moyenRendement brut approx.
Studio≈ 129 600 €550–600 €~5,1 %
T1112 000–163 000 €550–750 €~5,5–5,9 %
T2170 000–240 000 €740–950 €~4,8–5,2 %
T3250 000–367 000 €950–1 420 €~4,6–4,7 %
T4 et +≈ 380 000 €≈ 1 260 €~4,0 %

Plus la surface augmente, plus le rendement brut moyen diminue, même si chaque cas est particulier. Les petites surfaces sont donc privilégiées pour maximiser le ratio loyer / prix, au prix d’une gestion plus active (rotation des locataires, état des lieux, petites réparations plus fréquentes).

Colocation et coliving : optimiser les grandes surfaces

Les T4 et plus affichent des rendements moyens plus faibles… sauf s’ils sont exploités en colocation. À Nantes, la demande en colocation est soutenue par :

les étudiants en fin de cursus,

les jeunes actifs,

les personnels de santé ou d’enseignement en mobilité.

300-450

Le loyer mensuel d’une chambre étudiante en France, charges comprises, se situe généralement entre 300 et 450 euros.

Le coliving (colocation très équipée avec services mutualisés) fait également son apparition dans la métropole, ciblant un public de jeunes actifs internationaux ou de salariés en mission.

Maisons familiales : la stratégie patrimoniale

Les maisons avec jardin, à Nantes même ou en première couronne, sont prisées par les familles. À l’investissement, elles sont plus coûteuses, moins rentables sur le papier, mais offrent :

une plus grande stabilité des locataires,

un risque de vacance moindre,

et des potentiels de plus-value élevés dans un contexte de rareté foncière.

Astuce :

Ces biens conviennent mieux à des stratégies patrimoniales à long terme qu’à de la recherche de cash-flow immédiat.

Résidences étudiantes gérées : rendement encadré, gestion déléguée

Avec 60 000 à 65 000 étudiants et une offre publique insuffisante, les résidences étudiantes privées ont le vent en poupe à Nantes. Les programmes neufs proposent :

studios et T1 meublés,

espaces communs (coworking, laverie, salle de sport, cuisine partagée…),

gestion intégrale confiée à un exploitant.

Les rendements annoncés se situent souvent entre 3,5 % et 6 % brut selon l’emplacement et la qualité du programme. L’investisseur bénéficie :

d’un bail commercial avec le gestionnaire (souvent 9 ans),

d’une forte mutualisation du risque de vacance,

de la possibilité de récupérer la TVA sous conditions en LMNP.

En contrepartie, il devient dépendant de la solidité de l’exploitant et doit étudier très attentivement :

les clauses de révision de loyers,

les conditions de renouvellement du bail commercial,

les prestations réellement fournies.

Tourisme, location courte durée et saisonnier : un bonus à manier avec prudence

Nantes est la 7e ville la plus visitée de France, avec environ 2 millions de touristes par an. Le succès d’événements comme « Le Voyage à Nantes », la fréquentation des Machines de l’Île, du château des ducs, du Jardin des Plantes ou du Passage Pommeraye alimente un marché de location saisonnière dynamique.

Dans les secteurs touristiques (hyper-centre, Bouffay, Graslin, Île de Nantes, Beaulieu), des rendements bruts pouvant approcher ou dépasser 7 % sont évoqués pour des meublés exploités en courte durée, à condition de :

Astuce :

Pour maximiser les revenus d’une location touristique, trois leviers sont essentiels : choisir un emplacement premium et attractif, soigner la décoration et l’équipement du logement pour offrir un excellent confort, et confier la gestion à des professionnels (comme GuestReady) pour optimiser le taux d’occupation et le prix par nuitée.

Mais le cadre réglementaire des meublés de tourisme s’est fortement durci partout en France entre 2023 et 2025, avec :

des obligations de déclaration,

des plafonds éventuels de nuitées,

des risques de sanctions en cas de non-respect.

Pour un investisseur, il est prudent de concevoir un plan B : le bien doit rester attractif en location meublée classique si le cadre réglementaire venait à se resserrer davantage.

L’enjeu décisif du DPE : prime pour les bons élèves, décote pour les passoires

Comme ailleurs en France, la performance énergétique des logements est devenue un facteur décisif de prix et de stratégie à Nantes.

Les chiffres sont clairs :

un bien classé A ou B se vend en moyenne 10 à 15 % plus cher que le même bien mal classé,

– à l’inverse, les biens F ou G (« passoires énergétiques ») subissent des décotes pouvant aller de 20 à 30 %.

Attention :

Une contrainte légale interdit progressivement la location des logements les plus énergivores. Les biens classés G sont déjà concernés, suivis par un calendrier d’interdiction pour les classes F.

Pour l’investisseur, deux logiques opposées sont possibles :

viser des biens récents ou déjà bien classés pour sécuriser la location et la valeur, au prix d’un rendement légèrement moindre,

cibler des biens décotés énergétiquement (F/G) pour les rénover à fond avec des aides publiques (MaPrimeRénov’, éco-PTZ jusqu’à 50 000 €, subventions diverses), dans l’optique d’une forte création de valeur.

La seconde stratégie exige une vraie expertise technique et fiscale, mais elle peut s’avérer redoutablement efficace à Nantes, notamment dans les quartiers en requalification.

Financement : des taux redevenus supportables, un levier à exploiter

Après un pic de taux autour de 4 % en 2023, le crédit immobilier s’est détendu. En 2025–2026, les taux fixes standards pour de bons dossiers sur 20 ans oscillent autour de 3 à 3,5 %, un peu plus pour les non-résidents (3,5 à 4,5 %).

Les banques ont légèrement assoupli leurs conditions :

Bon à savoir :

L’apport personnel recommandé est désormais d’environ 10 %, contre 15 à 20 % auparavant. La capacité d’emprunt est calculée sur la base d’un taux d’endettement maximal de 35 % des revenus. Les dossiers d’investissement locatif sont également mieux acceptés.

Pour un couple gagnant 5 000 € nets par mois, les capacités d’emprunt ont pu remonter, selon les estimations, de 160 000 € à près de 185 000 € à conditions de taux constantes.

Les aides publiques peuvent compléter ce levier, notamment pour une acquisition en résidence principale (Prêt à Taux Zéro pour le neuf, prêts Action Logement), représentant parfois 15 à 20 % du plan de financement. Pour l’investissement locatif, les principaux leviers sont fiscaux (LMNP, éventuellement Pinel+ sur du neuf éligible).

Fiscalité : meublé, LMNP, plus-values, IFI… comment optimiser un investissement nantais

Investir dans l’immobilier à Nantes, c’est aussi composer avec un environnement fiscal complexe mais riche en opportunités.

Location nue : revenus fonciers et dispositifs sur l’ancien

La location nue génère des revenus fonciers soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux (17,2 % en principe). En contrepartie, le propriétaire peut :

déduire les intérêts d’emprunt,

imputer les charges (travaux, taxe foncière, assurances, frais de gestion…),

opter pour le régime réel s’il dépasse les plafonds du micro-foncier.

Pour les investisseurs qui réhabilitent profondément un logement ancien dans des communes ciblées, le dispositif Denormandie (prolongé jusqu’au 31 décembre 2026) peut s’appliquer, sous conditions de travaux (au moins 25 % du coût total, forte amélioration énergétique), de plafonds de loyers/ressources et de durée d’engagement de location.

Astuce :

À Nantes, la clé de la location nue réside désormais dans l’optimisation fiscale via le régime réel et la gestion rigoureuse des travaux. Les dispositifs défiscalisants comme le Pinel (dont la version classique disparaît) ne sont plus l’élément central, contrairement aux pratiques passées.

Location meublée : LMNP, amortissement et optimisation

La location meublée, très pertinente à Nantes (étudiants, jeunes actifs, courts séjours), ouvre droit aux régimes BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) et surtout au statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) pour les petits portefeuilles.

Ce statut, accessible si les loyers meublés n’excèdent pas 23 000 € annuels ou 50 % des revenus globaux, permet :

de choisir entre micro-BIC (abattement forfaitaire de 50 % des recettes) et régime réel,

au régime réel, d’amortir le bien (hors valeur du terrain) sur une vingtaine d’années et le mobilier sur 5 à 10 ans,

– de déduire toutes les charges réelles (intérêts d’emprunt, frais de gestion, travaux, assurances, taxe foncière…).

Bon à savoir :

Bien paramétré avec un expert-comptable, le régime LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) réel permet souvent de neutraliser totalement la fiscalité sur les loyers pendant de nombreuses années, tout en générant du cash-flow. C’est une stratégie particulièrement puissante pour un investissement locatif meublé à Nantes, notamment dans les petites surfaces.

Plus-values, IFI et patrimoine

En cas de revente, les plus-values immobilières sont taxées à 19 %, plus prélèvements sociaux (17,2 % en principe, moins pour certains non-résidents européens). Mais, avec le temps, des abattements se déclenchent, aboutissant à :

une exonération totale d’impôt sur la plus-value au bout de 22 ans de détention,

une exonération totale de prélèvements sociaux au bout de 30 ans.

Pour les patrimoines importants, l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) s’applique au-delà de 1,3 million d’euros de patrimoine net immobilier, avec un mécanisme de déduction des emprunts encours, et une décote de 30 % sur la résidence principale.

Nantes, à défaut d’être une ville « low cost », présente cependant des tickets d’entrée moins élevés que Paris ou la Côte d’Azur, ce qui permet à un investisseur d’y diversifier son patrimoine sans se retrouver trop rapidement au contact de l’IFI.

Risques et points de vigilance : un marché solide mais pas sans défauts

Même avec des indicateurs au vert, investir dans l’immobilier à Nantes suppose de garder en tête plusieurs risques :

Attention :

Plusieurs risques majeurs doivent être anticipés : le risque énergétique et réglementaire impose des travaux coûteux pour louer les passoires thermiques ; le risque de taux, avec une possible remontée future, peut réduire les capacités d’emprunt des acquéreurs et limiter les plus-values ; le risque locatif nécessite de prévoir un taux de vacance (8-10%) ; le risque de gestion exige des compétences spécifiques ou le recours à un administrateur de biens (8-12% des loyers) ; et le risque de surpayer, notamment dans le neuf très marketé, peut créer un différentiel de prix difficile à compenser à la revente.

La clé reste la même : étude fine du secteur, comparaison des prix au mètre carré avec des références nombreuses, analyse critique des projections de rendement, prise en compte réaliste des travaux et de la fiscalité.

Construire une stratégie d’investissement cohérente à Nantes

Face à la richesse du marché nantais, plusieurs stratégies types peuvent être envisagées.

Stratégie « rendement étudiant » : petites surfaces et résidences proches des campus

Ciblage :

quartiers Nantes Nord (facultés, Petit Port, Pont du Cens),

secteurs Saint-Félix, Talensac, Tertre, Erdre,

Île de Nantes côté écoles d’art, design, santé,

périphérie proche des campus (Longchamp, Rond-point de Vannes, Doulon).

Produits :

studios et T1 meublés,

T3/T4 configurés pour la colocation,

– éventuellement lots en résidences étudiantes gérées.

Objectifs :

rendement brut autour de 5–6 %, voire davantage en colocation,

rotation importante mais sécurisée par une demande structurellement forte.

Stratégie « patrimoniale centre et beaux quartiers »

Ciblage :

hyper-centre (Bouffay, Graslin, préfecture),

quartiers résidentiels haut de gamme (Procé–Monselet, Canclaux–Mellinet, Hauts-Pavés–Saint-Félix).

Produits :

Types de biens recherchés

Portfolio d’investissement ciblant des biens immobiliers avec un fort potentiel de valorisation et une bonne localisation.

Appartements T2/T3 performants

Recherche d’appartements de 2 ou 3 pièces, bien situés et bénéficiant d’un bon Diagnostic de Performance Énergétique (DPE).

Immeubles de rapport & lots à rénover

Ciblage d’immeubles de rapport et de lots nécessitant des travaux, situés dans les centres historiques.

Maisons en première couronne

Intérêt pour des maisons individuelles situées en proche périphérie des centres urbains.

Objectifs :

vacance minimale, locataires solvables et stables,

valorisation patrimoniale à long terme,

rendement brut parfois plus modeste (3,5–4,5 %) mais solidité globale.

Stratégie « développement urbain et plus-value future »

Ciblage :

Île de Nantes (quartier République, Prairie-au-Duc, zones proches du futur CHU),

Doulon–Bottière, ZAC en extension,

Malakoff–Saint-Donatien, quartiers en requalification,

projets type Pirmil–Les Isles ou Nantes Erdre en densification programmée.

Produits :

VEFA et programmes neufs éligibles à Pinel+,

– anciens décotés à rénover dans des secteurs promis à une meilleure image,

– immobilier proche des futures lignes de tram.

Objectifs :

se positionner avant que les prix n’intègrent totalement les effets des nouveaux équipements (tram, CHU, parcs, campus),

visier une plus-value importante sur 10–15 ans, avec une rentabilité locative convenable en attendant.

Conclusion : Nantes, un marché exigeant mais encore riche en opportunités

Investir dans l’immobilier à Nantes, ce n’est plus acheter « n’importe quoi n’importe où » en espérant surfer sur la seule hausse des prix. Le marché est devenu sélectif, scruté par des investisseurs mieux informés, et très sensible :

au quartier précis, voire à la rue,

au niveau de performance énergétique,

à la qualité de desserte (tram, bus, TGV),

à la proximité des pôles d’emploi, d’étude ou de santé,

au profil de locataires visés.

Bon à savoir :

Le marché bénéficie d’une croissance démographique, d’une économie diversifiée créatrice d’emplois et d’une forte attractivité. Le marché locatif est sous tension, soutenu par de grands projets structurants (nouveau CHU, extensions de tramway, nouveaux quartiers), offrant des rendements supérieurs à la moyenne des grandes villes françaises.

Pour un investisseur prêt à travailler sérieusement ses chiffres, à analyser en détail les micro-marchés et à anticiper les enjeux de rénovation énergétique, Nantes demeure l’une des villes les plus intéressantes du pays pour bâtir ou renforcer un patrimoine immobilier locatif solide, rentable et résilient.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Cas pratique : un investisseur français qui diversifie à Nantes

Un chef d’entreprise français d’environ 50 ans, avec un patrimoine financier déjà bien structuré en Europe, souhaitait diversifier une partie de son capital dans l’immobilier résidentiel à Nantes pour rechercher du rendement locatif et une exposition à un marché urbain dynamique. Budget alloué : 400 000 à 600 000 euros, sans recours au crédit.

Après analyse de plusieurs quartiers (Île de Nantes, Hauts-Pavés – Saint-Félix, Doulon – Bottière), la stratégie retenue a consisté à cibler un immeuble de rapport ou un ensemble de lots dans un secteur en forte demande locative, combinant un rendement brut cible proche de 6–7 % (« plus le rendement est grand, plus le risque est important ») et un potentiel de valorisation à moyen terme, avec un ticket global (acquisition + frais + travaux légers) d’environ 500 000 euros.

La mission a inclus : sélection du quartier, mise en relation avec un réseau local (agent immobilier, notaire, expert-comptable), choix de la structure la plus adaptée (détention en direct, SCI…) et planification d’une diversification progressive.

Vous recherchez de l'immobilier rentable : contactez-nous pour des offres sur mesure.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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