Le coût de la vie à Porto Rico pour les expatriés

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer à Porto Rico fait rêver : climat tropical, plages de carte postale, fuseau horaire pratique pour travailler avec l’Amérique du Nord, et cadre juridique américain sans avoir besoin de passeport pour les citoyens des États‑Unis. Mais pour un expatrié, une question domine très vite toutes les autres : combien cela coûte-t-il réellement de vivre sur l’île, et avec quel niveau de revenu peut-on y maintenir un bon confort de vie ?

Bon à savoir :

Porto Rico est globalement moins cher que les grandes métropoles américaines, notamment pour le logement. Cependant, certains postes de dépenses comme l’énergie, l’alimentation importée et les services privés peuvent atteindre des niveaux surprenants. Ces données proviennent de sources chiffrées récentes (Numbeo, Expatistan, agences immobilières, données officielles et études locales) valables jusqu’en 2025‑2026.

Vue d’ensemble : un coût de la vie attractif… mais contrasté

Globalement, la vie à Porto Rico revient environ 9 à 21 % moins cher que sur le continent américain, selon que l’on inclut ou non le loyer. Les loyers en particulier sont très inférieurs à la moyenne américaine : ils sont en moyenne environ 50 % plus bas que dans l’ensemble des États‑Unis, et jusqu’à plus de 100 % moins chers que dans certaines grandes villes.

73000

Revenu annuel moyen des expatriés et Américains à Porto Rico, soit plus de trois fois le salaire médian local.

Les estimations globales donnent quelques repères pour San Juan, la capitale, où vit une bonne partie des expatriés :

un célibataire a besoin d’environ 2 000 à 2 800 dollars par mois, logement compris, pour vivre confortablement ;

une famille de quatre personnes doit prévoir entre 4 500 et 5 500 dollars par mois, logement inclus.

2000

Un minimum réaliste pour les dépenses mensuelles hors loyer d’une personne seule vivant à New York.

Pour situer Porto Rico face à quelques repères internationaux, les comparaisons de coût de la vie pour San Juan indiquent par exemple :

Ville de comparaisonSan Juan est…
New York, San Francisco, Miaminettement moins cher, surtout pour les loyers
Orlando (Floride)~10 % moins cher
San Diego (Californie)~28 % moins cher
Honolulu~32 % moins cher
San Antonio (Texas)~10–13 % plus cher selon les indicateurs
Grand Cayman~38 % moins cher
Mexico City~57 % plus cher
Granada (Espagne)~45 % plus cher

Pour un expatrié payé au niveau des grandes villes américaines, le rapport coût/qualité de vie est donc attractif, à condition de bien comprendre comment se répartissent les dépenses.

Le logement : principal avantage financier pour les expatriés

Le logement constitue de loin le domaine où Porto Rico se distingue le plus positivement par rapport au continent américain. Les loyers sont en moyenne environ 50 % plus bas qu’aux États‑Unis et jusqu’à 100 % inférieurs à ceux de certaines grandes métropoles.

Niveaux de loyer : San Juan versus reste de l’île

Les données agrégées pour l’ensemble de l’île indiquent un loyer moyen, toutes catégories et zones confondues, autour de 2 250 dollars par mois en 2026, avec une baisse récente d’environ 150 dollars par rapport à l’année précédente. Le spectre va toutefois de petites locations à 350 dollars jusqu’à des villas de luxe à 80 000 dollars par mois.

Pour les expatriés, l’essentiel du marché se concentre dans quelques grandes villes et quartiers prisés. Voici un aperçu simplifié des loyers mensuels typiques, hors charges, en dollars :

Type de bien / LocalisationFourchette courante (mois)
Studio – zones à forte demande (San Juan, Condado, Isla Verde)1 700 – 2 500
Studio – zones moyennes1 000 – 1 500
Studio – zones moins demandées600 – 1 000
1 ch. – centre de San Juan900 – 1 200 (souvent autour de 1 000–1 500 dans Condado / Viejo San Juan)
1 ch. – hors centre San Juan700 – 850
2 ch. – San Juan (général)1 200 – 1 800 (fourchette 800 – 3 000)
3 ch. – San Juan centre~2 400 (fourchette 1 000 – 4 500)
3 ch. – hors centre San Juan~1 400
1 ch. – ville moyenne (Arecibo, Bayamón) centre~500
1 ch. – hors centre (Arecibo, Bayamón)400 – 600
3 ch. – centre Arecibo~1 050
3 ch. – hors centre Arecibo~675
3 ch. – centre Bayamón~900
3 ch. – hors centre Bayamón~850

Les grandes différences viennent du standing et du quartier. Dans les zones les plus chères (Condado, Isla Verde, Viejo San Juan, Miramar, certains secteurs de Dorado), un appartement de 85 m² meublé se loue autour de 2 300–2 600 dollars par mois, quand un logement équivalent dans un secteur « normal » ou secondaire tourne autour de 1 100–1 300 dollars.

Exemple :

Pour un studio meublé de 45 m², le loyer peut varier considérablement selon le secteur : dans les zones chères, il se situe entre 1 200 et 1 700 dollars, tandis qu’en zone standard, il oscille entre 780 et 830 dollars.

Exemple de budgets locatifs selon le type de bien

En s’appuyant sur plusieurs sources, on peut résumer ainsi les fourchettes de loyer observées sur l’île :

Type de logementForte demande (plage, quartiers prisés)Zone moyenneZone peu demandée
Studio1 700 – 2 5001 000 – 1 500600 – 1 000
Appartement 1 chambre2 000 – 3 0001 200 – 1 800800 – 1 200
Maison 3 chambres3 500 – 6 0002 500 – 4 0001 500 – 2 500
85 m² meublés – secteur « cher »~2 341 – 2 558
85 m² meublés – secteur « normal »~1 098 – 1 291

En pratique, un expatrié seul peut se loger décemment à San Juan avec un 1 chambre entre 900 et 1 500 dollars ; une famille visera plutôt un 2 ou 3 chambres entre 1 200 et 2 500 dollars, selon la proximité de la plage et des écoles.

Achat immobilier, rendement locatif et Act 60

Pour ceux qui envisagent un achat, les prix à San Juan ont fortement augmenté : le prix médian de vente y est proche de 947 000 dollars, avec un prix médian au pied carré autour de 523 dollars. Certains quartiers emblématiques illustrent bien la tension du marché :

Quartier de San JuanPrix médian de venteLoyer médian mensuel
Santurce~1 235 000 $~3 200 $
Condado~1 803 125 $~4 100 $
Viejo San Juan~1 345 000 $~3 900 $
Cangrejo Arriba~550 000 $~2 650 $
Miramar~949 000 $~3 000 $
Puerta de Tierra~972 500 $~5 097 $

Ces montants sont largement tirés vers le haut par la demande d’expatriés fortunés profitant des incitations fiscales de l’Act 60 (ex-Acts 20/22), et par l’explosion des locations de courte durée type Airbnb. Entre 2014 et 2024, le nombre de locations de courte durée est passé d’environ 1 000 à plus de 25 000, ce qui, selon les études, entraîne une hausse d’environ 7 % du loyer médian pour chaque augmentation de 10 % du parc de locations touristiques.

Attention :

Pour un investisseur, les rendements locatifs restent attractifs à San Juan, avec une moyenne brute d’environ 8,36%. Certains quartiers comme Río Piedras affichent même 9 à 10%. Dans un contexte où des maisons sous 100 000 dollars existent encore dans des zones moins prisées (nécessitant souvent 20 000 à 30 000 dollars de travaux), l’investissement immobilier demeure une option sérieuse, notamment pour les profils bénéficiant d’allègements fiscaux.

Charges et utilities : l’électricité, talon d’Achille du budget

C’est l’un des points qui surprend le plus les nouveaux arrivants : si les loyers sont raisonnables, la facture énergétique l’est beaucoup moins. Porto Rico dépend quasi exclusivement de combustibles fossiles importés pour produire son électricité, et le réseau, fragilisé par les ouragans (notamment Maria en 2017), reste instable.

Factures d’énergie et d’eau

Les tarifs résidentiels d’électricité se situent généralement entre 0,28 et 0,30 dollar par kWh – soit nettement plus que la moyenne américaine (souvent en dessous de 0,17 dollar). Concrètement, cela se traduit par :

Coût des services publics à Porto Rico

Aperçu des dépenses mensuelles moyennes pour l’électricité et les autres services essentiels (eau, chauffage, climatisation, gestion des déchets) pour un logement standard.

Facture d’électricité

Pour un ménage standard, les factures typiques se situent entre 175 et 225 dollars par mois. Elles peuvent être plus élevées en cas d’usage intensif de la climatisation.

Charges totales pour un 85 m²

Pour un appartement d’environ 85 m², les charges totales (électricité, eau, chauffage, climatisation, ordures) oscillent entre 177 et un peu plus de 300 dollars par mois, selon la ville.

Coût par ville : San Juan

Les estimations pour un appartement standard à San Juan peuvent monter jusqu’à 480–490 dollars par mois pour l’ensemble des services publics.

Coût par ville : Arecibo

À Arecibo, les charges mensuelles pour les services publics d’un appartement standard tournent autour de 180 dollars.

Coût par ville : Bayamón

À Bayamón, les estimations pour les utilités d’un appartement standard sont d’environ 280 dollars par mois.

L’eau reste relativement bon marché : beaucoup de ménages rapportent des factures mensuelles de 20 à 50 dollars. Le gaz (propane) pour la cuisson coûte souvent 30 à 40 dollars tous les deux mois.

Pour un expatrié, il est donc crucial d’intégrer dans son budget le fait que les charges peuvent parfois représenter 25 à 30 % du montant du loyer, surtout dans les grands appartements climatisés en permanence.

Internet et téléphonie : proche des prix américains

Sur le volet numérique, Porto Rico offre des services comparables au continent :

Astuce :

Au Panama, un forfait internet haut débit (60 Mbps+, données illimitées) coûte en moyenne 60 à 70 dollars par mois, avec des offres à partir de 45–50 dollars. La fibre optique 1 Gbps (ex: Optico Fiber, AeroNet) débute autour de 49,99 dollars. Claro propose des promotions fibre à 19,99 dollars en bundle, puis un tarif standard de 45–55 dollars. Un forfait mobile avec appels et au moins 10 Go de données coûte en moyenne 70–72 dollars par ligne, mais des offres spécifiques peuvent réduire ce montant.

En combinant électricité, eau, internet et téléphone, un expatrié en appartement peut raisonnablement prévoir 200 à 350 dollars par mois de charges, parfois davantage à San Juan si la climatisation tourne en continu.

Alimentation : produits importés, prix parfois élevés

Contrairement au logement, l’alimentation n’est pas le chapitre le plus économique à Porto Rico. Environ 85 % de la nourriture est importée, soumise à la fois aux coûts de transport et à une taxe à la consommation (IVU) de 11,5 %, l’une des plus élevées des territoires américains. Résultat : pour de nombreux produits, les prix dépassent ceux du continent.

Budget mensuel et différences avec le continent

Les estimations convergent vers les ordres de grandeur suivants :

835

Le budget mensuel maximal pour l’alimentation d’une famille de quatre personnes expatriées en incluant des produits de marque ou importés.

Pour un couple, beaucoup de témoignages évoquent 500 à 700 dollars par mois de courses, ce qui rapproche Porto Rico des grandes villes américaines comme Miami ou New York, voire au‑delà pour certains produits spécifiques (notamment le lait, parfois deux fois plus cher qu’aux États‑Unis).

Quelques prix indicatifs

Les chiffres varient selon les commerces et les périodes, mais les ordres de grandeur suivants sont fréquemment rapportés dans la zone de San Juan (prix au détail en dollars) :

Produit (environ)Prix courant
Lait (1 litre)~2,80 $
Lait (1 gallon)souvent 7–8 $
Pain blanc (une miche)~2,75–3,20 $
Riz (1 lb)~1,10–1,25 $
Œufs (douzaine)~4,50–5,50 $
Fromage local (1 lb)~8,25 $
Filets de poulet (1 lb)~5,50 $
Bœuf (pièce ronde, 1 lb)~10,50 $
Pommes (1 lb)~3,75 $
Bananes (1 lb)~1,75 $
Tomates (1 lb)~3,00 $
Pommes de terre (1 lb)~2,00 $
Bouteille d’eau 1,5 L~1,85 $
Bouteille de vin milieu de gamme~15–18 $
Paquet de 20 Marlboro~10,50–11,50 $

Par rapport aux États‑Unis, certains produits de base sont plus chers (lait, œufs dans certaines périodes, laitue, parfois les bananes), d’autres moins (poulet, bœuf, fromage local). Dans l’ensemble, les études synthétiques concluent que les courses sont autour de 10 à 16 % plus chères sur l’île que sur le continent, même si quelques séries de données les placent légèrement en dessous pour certains paniers.

Bon à savoir :

Pour réduire la note, privilégiez les marchés locaux et les produits portoricains (comme dans les Supermercados Econo) plutôt que les grandes marques importées. L’achat de fruits tropicaux locaux (ananas, plantains, mangues) reste très compétitif.

Manger dehors : abordable, surtout comparé aux grandes villes US

Pour les expatriés qui aiment sortir, la restauration à Porto Rico constitue souvent une bonne surprise. Alors que les supermarchés peuvent sembler chers, les restaurants offrent un rapport qualité/prix intéressant.

Budget restauration à Singapour

Guide des prix moyens pour un repas à Singapour, selon le type d’établissement.

Restaurant bon marché

En général entre 11 et 16 dollars par personne, avec une moyenne autour de 15 dollars.

Restaurant moyenne gamme (pour deux)

Un repas complet (trois plats) coûte généralement entre 50 et 80 dollars.

Restauration de rue & Food trucks

Un plat copieux est souvent proposé entre 8 et 15 dollars.

Cuisine gastronomique

Comptez souvent 50 dollars ou plus par personne pour un restaurant haut de gamme.

Les comparaisons montrent que les restaurants américains sont environ 25–33 % plus chers qu’à Porto Rico. Un menu fast‑food type McDonald’s tourne autour de 9 à 10 dollars sur l’île, contre 11 à 12 dollars aux États‑Unis.

Pour les boissons :

BoissonPrix courant à Porto Rico
Bière pression locale (pinte)~2,50–2,75 $
Bière importée (33 cl)~4,00 $
Cappuccino~3,20–3,40 $
Soda (petite bouteille)~1,50–1,60 $

Dans San Juan, les prix dans les restaurants touristiques ou les centres commerciaux montent un peu (par exemple 19 dollars pour un repas simple dans un établissement fréquenté par les expatriés), mais restent inférieurs à ceux de New York ou San Francisco.

Transport : la voiture quasi indispensable hors San Juan

L’île mesure environ 160 km de long et 55 km de large, et si le réseau routier principal est correct, les transports publics restent limités hors du grand San Juan. Pour la plupart des expatriés vivant en dehors du centre de la capitale, la voiture devient rapidement indispensable.

Coût de la mobilité quotidienne

Les prix des carburants restent proches de la moyenne américaine :

essence : autour de 3,60–3,80 dollars le gallon, soit environ 0,90–1,00 dollar le litre.

Les transports publics, quand ils existent, sont bon marché :

bus urbain (San Juan, AMA) : 0,75 à 1,50 dollar le trajet ;

Tren Urbano (métro de San Juan) : 1,50 dollar par trajet, pass mensuel autour de 30–40 dollars ;

pass mensuel de transport public (données agrégées) : 35 à 50 dollars selon la ville.

Bon à savoir :

Pour un expatrié vivant et travaillant dans la zone métropolitaine de San Juan, il est possible de limiter le budget transport à moins de 100 dollars par mois en utilisant le bus et le métro.

En revanche, pour ceux qui dépendent de la voiture :

location courte durée : 25–35 dollars par jour, voire plus en haute saison ;

– achat d’un véhicule neuf (Volkswagen Golf, Toyota Corolla) : souvent 30 000 à 35 000 dollars, avec des prix légèrement supérieurs au continent en raison de taxes d’importation ;

– assurance automobile : 800 à 1 300 dollars par an pour une couverture de base, davantage pour une assurance tous risques.

Les taxis et VTC constituent un complément utile :

1,75–2,00

Le coût par kilomètre en taxi à Porto Rico, en dollars américains, après un prix de départ d’environ 6 dollars.

Pour un célibataire vivant en plein centre de San Juan, sans voiture, les coûts de transport peuvent rester modestes (moins de 100 dollars par mois si l’on utilise principalement le métro et le bus). Pour une famille en périphérie ou hors de la capitale, il faut souvent prévoir l’achat d’un véhicule, ce qui rapproche la structure de coûts de celle d’une ville moyenne américaine.

Santé : actes moins chers, mais assurance privée recommandée

Pour les expatriés, la santé est un sujet-clé. Porto Rico dispose d’un système mixte public/privé. Les coûts des soins sont globalement 30 à 50 % plus bas que sur le continent, mais l’accès au système public peut être marqué par des délais et des pénuries de personnel.

Tarifs indicatifs des soins

Les prix des consultations et actes courants sont sensiblement inférieurs à ceux des États‑Unis :

Type de prestationCoût typique à Porto Rico
Consultation généraliste50 – 100 $
Spécialiste75 – 150 $
Bilan ophtalmologique~120–121 $
Rendez‑vous dentiste simple~75–80 $
Analyses de sang de baseà partir de 30–50 $
Séance de kinésithérapie~80 $
Radiographie simple~75 $

Les médicaments courants se situent dans un spectre large selon les molécules :

antibiotiques : 10–50 dollars la prescription ;

traitements de l’hypertension : 30–150 dollars le mois ;

médicaments contre le cholestérol : 20–100 dollars par mois ;

traitements du diabète : 25–200 dollars par mois.

En hospitalisation, les montants restent élevés, comme partout dans le système américain :

journée d’hospitalisation standard : autour de 2 000 dollars ;

passage aux urgences : environ 1 500 dollars ;

séjour en soins intensifs : 3 000 à 5 000 dollars la journée ;

opérations courantes (appendicectomie, hernie, vésicule biliaire, prothèse de genou…) : souvent entre 10 000 et 50 000 dollars selon l’acte.

D’où l’intérêt, pour un expatrié, d’être couvert par une assurance santé privée, souvent moins coûteuse que sur le continent : de nombreux contrats se situent entre 200 et 400 dollars par mois pour une couverture convenable. Les plans internationaux (par exemple pour nomades digitaux) constituent aussi une option si l’on voyage beaucoup entre l’île et d’autres pays.

Éducation et garde d’enfants : bien moins cher que sur le continent

Pour les familles expatriées, l’école et la garde d’enfants pèsent lourd dans les arbitrages. Sur ce terrain, Porto Rico offre un net avantage financier par rapport aux États‑Unis.

crèche/jardin d’enfants privé à plein temps : environ 300 à 600 dollars par mois, avec une moyenne relevée autour de 427–470 dollars ;

école primaire internationale : de l’ordre de 4 000 à 15 000 dollars par an selon l’établissement, avec une moyenne vers 7 600–10 400 dollars, très inférieure aux 20 000–23 000 dollars souvent constatés sur le continent.

60 à 70

Les coûts de garde et d’école primaire internationale sont environ 60 à 70 % plus bas qu’aux États-Unis pour les expatriés.

Le revers : le système public, gratuit, fonctionne principalement en espagnol et souffre parfois de sous‑financement. La plupart des familles expatriées optent donc pour des écoles privées bilingues ou internationales, concentrées autour du grand San Juan, de Ponce et de quelques villes moyennes.

Loisirs, habillement et vie quotidienne

Sur les autres postes de dépense, Porto Rico se situe généralement en dessous ou proche des prix américains.

abonnement de salle de sport : la plupart des clubs se situent entre 40 et 80 dollars par mois, les plus économiques autour de 20–30 dollars ;

tennis : 20 à 35 dollars l’heure en club privé, parfois 5 à 15 dollars sur des courts publics ;

cinéma : 9 à 12 dollars la place pour un film récent, bien moins que les 14–15 dollars souvent pratiqués aux États‑Unis.

Bon à savoir :

Pour les vêtements, les écarts de prix avec la métropole sont faibles : un jean de marque internationale coûte généralement entre 45 et 65 dollars, une paire de chaussures de sport Nike ou Adidas entre 80 et 150 dollars, et une robe d’enseigne comme H&M ou Zara autour de 40 à 50 dollars. Ainsi, le coût de l’habillement ne constitue ni un avantage ni un handicap majeur par rapport au continent.

À la maison, les coûts de petits équipements restent relativement contenus : téléviseur 40 pouces aux alentours de 280 dollars, micro‑onde autour de 200 dollars, produits ménagers (lessive 3 L autour de 11 dollars). Une aide ménagère à l’heure se facture autour de 31 dollars, ce qui reste en deçà des tarifs pratiqués dans les grandes métropoles américaines.

Revenus, pouvoir d’achat et inégalités

Un élément central pour les expatriés est la différence de niveau de revenu entre eux et la population locale. Avec un salaire médian annuel local autour de 22 000 dollars et un revenu net moyen mensuel de 2 400–2 560 dollars, nombre de Portoricains doivent consacrer une part importante de leurs revenus à des postes comme l’électricité (environ 8 % du revenu contre 2,4 % pour un Américain moyen) ou la nourriture, dont les prix ont augmenté d’environ 3,4 % sur un an en 2025.

Exemple :

Un expatrié travaillant à distance pour une entreprise américaine et gagnant 70 000 dollars annuels ou plus dispose d’un pouvoir d’achat bien supérieur à celui des habitants locaux. Ce différentiel de revenus exacerbe la pression sur le marché immobilier, en particulier dans les quartiers recherchés, créant une situation paradoxale où l’île est perçue comme ‘chère’ pour les résidents mais ‘abordable’ pour les nouveaux arrivants aux salaires élevés.

Les chiffres montrent également que, même si le coût de la vie global est inférieur à celui des États‑Unis, le pouvoir d’achat local y est environ 23 à 39 % plus faible. C’est un point important pour les expatriés qui envisagent de travailler sur place avec un salaire local plutôt que d’importer un revenu extérieur.

Fiscalité : l’effet décisif de l’Act 60 pour certains profils

Pour une partie des expatriésentrepreneurs, investisseurs, traders ou détenteurs de gros portefeuilles financiers –, l’économie réalisée sur la fiscalité peut dépasser de loin les différences de coût de la vie. L’Act 60, qui regroupe les anciens régimes d’incitation Acts 20 et 22, propose en effet :

Bon à savoir :

Pour les entreprises de services exportés installées sur l’île, l’impôt sur les sociétés peut être plafonné à 4 %, avec des taux réduits à 2 % ou 1 % pour certains volumes d’affaires ou activités « pionnières », et d’importantes exonérations de taxes municipales et foncières. Pour les particuliers résidents « bona fide », une exonération totale de l’impôt portoricain sur les intérêts, dividendes et plus-values générées après l’installation est possible, sous conditions strictes de résidence, d’achat immobilier, de dons caritatifs (10 000 dollars par an) et de déclarations.

En vertu des règles fédérales américaines, les résidents portoricains « bona fide » peuvent, dans certaines limites, exclure leurs revenus de source portoricaine de l’impôt fédéral américain, ce qui revient, pour un investisseur ou un entrepreneur qualifié, à profiter d’un régime très avantageux par rapport à un État comme la Californie ou New York. Des simulations évoquent des économies fiscales dépassant 100 000 dollars par an pour un entrepreneur générant 500 000 dollars de profits par an.

Astuce :

Pour les profils éligibles à l’Act 60, le coût de la vie plus élevé à Porto Rico (notamment sur l’alimentation et l’énergie) est largement compensé par la réduction significative de la pression fiscale, modifiant ainsi radicalement le calcul financier global de l’expatriation.

À quoi ressemble le budget mensuel d’un expatrié type ?

En combinant toutes ces données, on peut esquisser quelques budgets réalistes pour un expatrié à San Juan, en dollars, hors épargne et voyages :

Célibataire en appartement 1 chambre à San Juan

Hypothèses : 1 chambre dans un quartier correct mais pas ultra‑luxe, consommation mesurée, sorties raisonnables.

loyer : 1 000 – 1 300 $

– charges (électricité, eau, déchets) : 180 – 250 $

– internet + mobile : 80 – 120 $

alimentation (courses) : 250 – 350 $

– restaurants, cafés, sorties : 150 – 250 $

– transport (transports publics + Uber occasionnel) : 60 – 120 $

– sport, loisirs divers : 60 – 100 $

Budget global plausible : entre 1 800 et 2 500 dollars par mois. Avec un revenu net de 3 000 dollars, il est possible de vivre confortablement et d’épargner.

Famille de quatre dans un 3 chambres à proximité de San Juan

Hypothèses : parents et deux enfants, vie dans une zone résidentielle sûre, école privée ou internationale, une voiture familiale.

4020-6400

Il s’agit de l’estimation du budget mensuel total pour une famille expatriée à Dubaï, incluant le logement, les charges, la nourriture, les loisirs, la voiture et les frais scolaires.

Budget global plausible : entre 3 800–4 000 dollars (configuration limitée en école privée) et 5 500 dollars voire plus (si 2 enfants en école internationale réputée). C’est cohérent avec les estimations de 4 500 à 5 500 dollars de coût mensuel pour une famille de quatre à San Juan.

Ce qui fait vraiment pencher la balance pour un expatrié

Au terme de cette plongée dans les chiffres, plusieurs éléments se détachent clairement pour un étranger qui envisage de s’installer à Porto Rico :

Astuce :

Le logement est l’atout majeur : par rapport à des villes comme New York, San Francisco ou Miami, on obtient des surfaces nettement plus grandes pour des loyers souvent divisés par deux ou trois. Cependant, l’énergie et certains produits alimentaires importés alourdissent la facture, ce qui surprend particulièrement les expatriés venant de régions américaines où l’électricité est bon marché. La restauration, les loisirs, la garde d’enfants et l’éducation privée sont sensiblement moins chers qu’aux États‑Unis, améliorant ainsi le niveau de vie d’une famille. La voiture est quasiment indispensable hors de la capitale, ce qui rapproche les coûts de transport de ceux d’une ville moyenne américaine. Enfin, la fiscalité peut transformer radicalement l’équation financière pour les profils éligibles à l’Act 60, en particulier les investisseurs et entrepreneurs mobiles.

Pour un travailleur à distance payé au salaire US, un entrepreneur numérique ou un investisseur, vivre à Porto Rico permet souvent de réduire ses dépenses de logement, d’éducation et de restauration, tout en bénéficiant d’un cadre de vie tropical et, le cas échéant, d’incitations fiscales puissantes. Mais pour les expatriés qui comptent sur un salaire local ou s’installent sans bien mesurer le coût de l’énergie et des importations, l’île peut se révéler plus chère qu’attendu.

Bon à savoir :

Pour un projet d’installation, il est essentiel d’établir un budget détaillé, adapté à votre mode de vie (quartier, type de logement, scolarisation, fréquence des voyages). Pour un expatrié disposant d’un revenu solide provenant de l’étranger, le coût de la vie à Porto Rico reste, malgré certaines hausses récentes, l’un des meilleurs compromis du monde américain, alliant climat agréable, confort et finances abordables.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Porto Rico, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler Porto Rico, pour ses régimes fiscaux préférentiels pour résidents, sa fiscalité avantageuse sur certains revenus financiers et l’accès au marché américain, tout en conservant un cadre de vie caribéen à coût modéré par rapport à de nombreuses grandes villes occidentales. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence locale avec installation principale sur place, coordination protection sociale, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français, mise en relation avec un réseau local (avocat, fiscaliste, immigration, réseau bilingue) et intégration patrimoniale (analyse et restructuration si nécessaire) afin de sécuriser économies fiscales et diversification internationale.

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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