Vivre au Koweït : guide complet des démarches administratives

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer au Koweït ne se résume pas à signer un contrat et prendre un avion. Entre le système de parrainage (kafala), la carte de résident, l’assurance santé obligatoire, l’ouverture d’un compte bancaire, la scolarisation des enfants ou encore le permis de conduire, le parcours administratif peut vite devenir labyrinthique. Pourtant, bien préparé, il est largement gérable.

Bon à savoir :

Ce guide fournit une vue d’ensemble structurée des démarches indispensables pour s’installer au Koweït. Il détaille l’enchaînement des étapes, les documents nécessaires, les coûts à prévoir et les principaux écueils à éviter, en se basant sur les règles et pratiques actuellement en vigueur.

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Comprendre le cadre général : pays, système et sponsor

Le Koweït, officiellement l’État du Koweït, est un pays du Golfe, membre du Conseil de coopération du Golfe (CCG), où environ 69 à 70 % de la population est composée d’expatriés. La vie des étrangers y est néanmoins étroitement encadrée par un système de parrainage : vous ne pouvez pas résider et travailler légalement sans sponsor local, généralement votre employeur ou, pour les membres de famille, la personne de la famille qui travaille.

Piliers administratifs clés

La plupart des éléments administratifs clés tournent autour de quatre piliers essentiels pour une gestion efficace et organisée.

Conformité et réglementation

Assurer le respect des lois, normes et procédures en vigueur pour éviter les risques juridiques et financiers.

Gestion documentaire

Organiser, archiver et sécuriser les documents essentiels pour garantir leur accessibilité et intégrité.

Planification et organisation

Structurer les processus, les ressources et les échéances pour optimiser l’efficacité opérationnelle.

Communication et coordination

Faciliter les échanges d’informations et la collaboration entre les différents acteurs et services.

– le visa et le permis de résidence (Iqama) liés au kafala ;

– la Civil ID (carte de résident), obligatoire pour toutes les démarches ;

– l’assurance santé, indispensable pour obtenir ou renouveler la résidence ;

– le contrat de travail et le salaire, qui conditionnent le type de visa, la possibilité de faire venir sa famille ou d’obtenir un permis de conduire.

Dès votre arrivée, tout ce que vous ferez – louer un logement, ouvrir un compte, inscrire un enfant à l’école, conduire – reposera sur ce socle.

Visas, parrainage et permis de résidence

La première étape pour vivre au Koweït est l’obtention du bon type de visa, puis sa conversion en permis de résidence. Le cadre juridique est détaillé dans la loi sur le séjour des étrangers et ses règlements d’application, révisés récemment pour introduire un système plus “à niveaux” de durée de résidence.

Les principaux types de visas de long séjour

Pour s’installer, plusieurs catégories de visas existent, avec des durées et des conditions distinctes :

Visa de travail – Article 18 (secteur privé) : le plus courant pour les expatriés employés par des entreprises privées. Le contrat doit correspondre à vos qualifications.

Visa de travail – Article 17 (secteur public) : pour les personnes recrutées par une administration ou une entité gouvernementale.

Visa domestique – Article 20 : pour les employés de maison (nourrices, aides ménagères, chauffeurs familiaux).

Visa famille – Article 22 (résidence de dépendant) : pour les conjoints et enfants des expatriés remplissant les critères de revenu.

Visas investisseurs, étudiants, propriétaires de biens, etc. : catégories spécifiques introduites dans le nouveau modèle de résidence à durées prolongées.

La plupart des résidences classiques restent limitées à cinq ans, mais certaines catégories peuvent obtenir des durées bien plus longues, ce qui change la donne pour ceux qui souhaitent s’installer durablement.

Durées de résidence et nouvelles règles

Le nouveau système de résidence prévoit notamment :

– jusqu’à 15 ans de résidence pour les investisseurs étrangers licenciés sous la loi sur l’investissement direct (loi n° 116 de 2013) ;

– jusqu’à 10 ans pour certains propriétaires de biens, les enfants de femmes koweïtiennes mariées à des étrangers et d’autres catégories décidées par le ministère de l’Intérieur ;

– pour la grande majorité des expatriés salariés, des permis de cinq ans maximum, renouvelables, restent la norme.

Exemple :

La résidence temporaire, prévue à l’Article 14, est d’une durée initiale de 3 mois. Elle est renouvelable par périodes de 3 mois, pour une durée totale ne pouvant excéder un an. Ce type de séjour est couramment utilisé dans des situations transitoires, comme entre deux emplois ou en attendant l’obtention définitive de certains documents administratifs.

Le rôle central du sponsor (kafala)

Le système de kafala impose qu’un expatrié soit placé sous le parrainage d’une personne ou d’une entité koweïtienne :

– pour les salariés, le sponsor est l’employeur (article 17 ou 18) ;

– pour les membres de famille, le sponsor est le parent qui travaille au Koweït (article 22) ;

– pour certains investisseurs et résidents “auto-sponsorisés”, des règles spécifiques s’appliquent (Article 24).

Le sponsor :

dépose la demande de visa auprès du ministère de l’Intérieur ;

suit toute la procédure de permis de travail et de résidence ;

– doit approuver les transferts de sponsor si vous changez d’employeur ;

– est légalement responsable du respect de vos obligations administratives (dont la sortie du territoire en fin de contrat).

Depuis le 1er juillet, les employés du secteur privé (visas article 18) doivent en outre obtenir un “exit permit” validé par l’employeur pour quitter le pays, ce qui renforce encore le pouvoir du sponsor.

Conditions d’obtention d’un visa de travail

Pour un visa de travail classique, la procédure générale s’articule en plusieurs phases :

– 1. Offre d’emploi et demande de permis de travail L’employeur, dûment enregistré auprès du Public Authority for Manpower, dépose une demande de permis de travail ou “No Objection Certificate (NOC)” au ministère des Affaires sociales et du Travail. Le dossier comprend notamment :

– copie du passeport (valide au moins 2 ans pour un visa de travail) ;

– contrat de travail ou offre de poste ;

– diplômes et attestations professionnelles, souvent à faire authentifier (ambassade, ministère des Affaires étrangères) ;

– précisions sur le salaire et la fonction.

2. Contrôle de sécurité et délivrance du visa d’entrée La demande passe par la Direction générale des investigations criminelles du ministère de l’Intérieur. En cas d’accord, l’administration délivre un visa d’entrée ou autorisation de rejoindre l’employeur.

Attention :

Avant l’embarquement pour certains pays, il est impératif de se préparer en obtenant un certificat de police (casier judiciaire vierge), en effectuant parfois une première visite médicale dans le pays d’origine, et en faisant authentifier ses diplômes et acte de mariage en cas de projet de regroupement familial.

– 4. Entrée au Koweït et examen médical local À l’arrivée, votre visa est tamponné. Vous disposez en général de 30 jours pour :

– effectuer un examen médical complet dans un centre agréé (test VIH/SIDA, dépistage d’autres maladies infectieuses, radio des poumons, parfois vaccin contre la méningite) ;

– obtenir un certificat médical de “fitness” attestant que vous êtes apte.

5. Empreintes digitales et contrôle de sécurité interne Vous devez passer par le service de prise d’empreintes pour le volet sécuritaire local, toujours sous la supervision de votre sponsor.

6. Demande de permis de résidence (Iqama) Sur la base de votre certificat médical et des vérifications de sécurité, l’employeur dépose une demande de résidence auprès du service immigration. La première résidence peut être valable jusqu’à 3 ans, dans la limite des règles en vigueur.

7. Obtention de la Civil ID (bitaqa madaniya) Une fois le visa de résidence validé, vous disposez de 30 jours pour demander votre Civil ID auprès de la Public Authority for Civil Information (PACI).

L’ensemble du processus, depuis la demande de permis jusqu’à la résidence effective, prend généralement entre 4 et 8 semaines, même si chaque étape a ses propres délais.

Visas famille et conditions de parrainage des proches

Une fois installé, il est possible de faire venir sa famille sous visa de dépendant (Article 22), mais les conditions sont strictes.

Deux grands filtres dominent :

le salaire minimum ;

– le lien de parenté.

Les règles de salaire varient selon le type de permis de travail :

– pour les fonctionnaires (Article 17), un seuil de l’ordre de 450 KWD par mois est souvent cité ;

– pour le secteur privé (Article 18), il faut généralement au moins 650 à 800 KWD par mois, les textes récents fixant 800 KWD comme critère de référence pour sponsoriser sa famille.

En pratique, il est admis que :

– un expatrié peut parrainer son conjoint et ses enfants s’il remplit les critères de revenu ;

– une femme expatriée ne peut en principe pas sponsoriser son mari, même si des exceptions existent pour certaines catégories ;

– les fils de plus de 21 ans ne peuvent plus rester comme dépendants ;

– d’autres membres (parents, beaux-parents) ne peuvent être sponsorisés qu’avec des frais beaucoup plus élevés et des conditions plus restrictives.

Les frais pour les visas de dépendants sont également significatifs, surtout dans le privé. À titre d’illustration :

Type de sponsor / dépendant1ère année (indicatif)Renouvellement (indicatif)
Employé secteur privé – épouse + 2 premiers enfants100 KWD / personne10 KWD / personne
Employé secteur privé – enfants supplémentaires200 KWD / enfant10 KWD / personne
Employé secteur public – épouse + 2 premiers enfants10 KWD / personne10 KWD / personne
Parents / beaux-parents200 KWD / personne200 KWD / personne

Il faut ajouter le coût de la résidence annuelle (20 KWD par dépendant dans la majorité des cas) et l’assurance santé obligatoire.

Règles de renouvellement, sorties du territoire et sanctions

Le renouvellement du permis de résidence est à la charge du sponsor, mais vous avez, en tant qu’employé, tout intérêt à vérifier :

– que votre assurance santé est bien renouvelée, car la durée de résidence ne peut pas dépasser la durée de couverture ;

– que votre passeport a une validité suffisante, même si la résidence n’est plus strictement liée à sa date d’expiration.

En matière de présence sur le territoire :

– la plupart des résidents peuvent rester jusqu’à 6 mois consécutifs hors du Koweït sans perdre leur résidence ;

– au-delà, il faut une autorisation spécifique (5 KWD par mois pour conserver la résidence en restant à l’étranger) ;

– pour les employés domestiques (Article 20), l’absence maximale autorisée est de 4 mois.

Les sanctions en cas de non-respect sont sévères :

– dépassement de la durée de visa : amende quotidienne (par exemple 2 KWD/jour le premier mois, 4 KWD ensuite), risque de déportation et d’interdiction de retour ;

nouveau-né étranger non enregistré dans les quatre mois : amende par jour de retard ;

– résidence annulée : impossible de revenir sur la même autorisation, il faut déposer une toute nouvelle demande.

En clair, surveiller les dates de fin de visa, de résidence, d’assurance et de Civil ID est crucial.

La Civil ID : clé d’accès à presque tous les services

La Civil ID koweïtienne est la pièce maîtresse de la vie administrative au Koweït. Sans ce document, il est pratiquement impossible :

d’ouvrir un compte bancaire ;

de louer un logement ou de connecter l’électricité ;

d’obtenir un permis de conduire ;

d’inscrire ses enfants à l’école ;

de souscrire à l’assurance santé publique.

Contenu et importance de la Civil ID

La carte, délivrée par la PACI, contient :

votre numéro d’identification ;

nom complet, date de naissance ;

adresse locale ;

groupe sanguin ;

nom du sponsor et type de visa ;

date d’expiration.

Elle est désormais émise sous format “intelligent” avec puce électronique, et un équivalent digital existe via l’application mobile “My Kuwait Mobile ID / Kuwait Mobile ID”, utilisable comme justificatif numérique dans de nombreux services.

Délai, validité et obligation de demande

La règle de base est claire : la sécurité avant tout.

30

Délai en jours pour demander la première carte d’identité civile après l’obtention du titre de séjour.

Pour les nouveau-nés :

– l’enregistrement doit se faire dans les 60 jours suivant la naissance ;

– les bébés étrangers doivent obtenir une résidence dans les quatre mois ; un retard déclenche des pénalités par jour.

Dossier type pour une Civil ID (expatrié)

Pour un adulte expatrié, la PACI exige notamment :

– formulaire de demande rempli (en ligne ou papier) ;

– passeport original + copies des pages importantes ;

– permis de résidence (Iqama) valide ;

– acte de naissance (ou copie certifiée) ;

deux photos couleur au format 4 × 6 cm, fond bleu, visage de 2,2 à 2,5 cm centré, sans lunettes ni uniforme ;

– justificatif d’adresse (bail de location ou facture récente d’électricité/eau) ;

– formulaire d’empreintes digitales ou notification, généralement obligatoire au-delà de 16–18 ans ;

– certificat de groupe sanguin (au moins au-delà de 5 ans) ;

– copie du document de résidence du sponsor ;

– déclaration signée par le sponsor et, le cas échéant, procuration si vous mandatez quelqu’un.

Des exigences particulières existent pour :

Astuce :

Certaines catégories de personnes bénéficient de procédures d’enregistrement ou de demande simplifiées. Cela inclut les nouveau-nés koweïtiens ou non koweïtiens, les personnes âgées nées à l’étranger, ainsi que les employés domestiques, pour lesquels une procédure dédiée en ligne existe.

Procédure en pratique

La demande peut se faire :

en ligne, via le portail e-Services de la PACI (création de compte, saisie des données, téléchargement des documents, paiement) ;

en personne, au siège de la PACI à Zahra ou dans les centres comme Farwaniya / South Surra, avec prise de rendez-vous via le site Meta (meta.e.gov.kw).

Les grandes étapes sont :

1. réservation de l’horaire en ligne ; 2. dépôt du dossier et prise de photo / empreintes ; 3. traitement (en général 5 à 10 jours ouvrables) ; 4. notification SMS lorsque la carte est prête ; 5. retrait sur une machine automatique à South Surra, en insérant l’ancienne carte (pour un renouvellement) et en payant les frais.

Coûts et sanctions

Les frais sont raisonnables mais doivent être anticipés :

OpérationMontant indicatif
Délivrance ou renouvellement5 KWD
Enveloppe postale associée0,250 KWD
Remplacement d’une carte perdue20 KWD
Test de groupe sanguin2–4 KWD

Les centres de dactylographie facturent parfois de petits montants (500 fils) pour remplir les formulaires et fournir l’enveloppe.

En cas de perte simultanée de la Civil ID et du passeport, il faut d’abord faire une déclaration au poste de police le plus proche, puis se présenter au service d’état civil avec le rapport pour obtenir des duplicata.

Assurance santé et carte médicale : un passage obligé

Depuis l’an 2000, et plus encore depuis 2019, aucun expatrié ne peut obtenir ou renouveler sa résidence sans assurance santé valide. Le système repose sur deux couches :

un régime public, géré par le ministère de la Santé (MoH) et la société DHAMAN pour les expatriés ;

des assurances privées facultatives mais fortement recommandées.

Assurance publique obligatoire

Le principe est simple :

– vous payez une prime annuelle obligatoire pour bénéficier du réseau public ;

– vous avez ensuite droit à des soins subventionnés, mais avec des tickets modérateurs.

Les montants exacts varient selon les sources, signe d’une période de transition :

– prime de base mentionnée à 50 KWD/an ;

– ailleurs, un montant actuel de 130 KWD/an est cité, avec un projet d’augmentation à 190 KWD/an dans le futur.

Dans tous les cas, cette assurance :

Bon à savoir :

L’assurance proposée ne couvre probablement qu’un ‘socle’ de soins de base et n’inclut pas les soins privés ni les frais d’évacuation sanitaire.

Les frais à la charge des expatriés dans les structures publiques restent modestes :

Type de service publicFourchette de coût indicatif
Consultation externe2 – 5 KWD
Urgences5 – 10 KWD
Hospitalisation (nuitée)10 – 30 KWD
Examens de laboratoire2 – 5 KWD
Radiologie / imagerie5 – 10 KWD
Médicaments1 – 5 KWD / ordonnance

En parallèle, certains actes comme les accouchements ou chirurgies suivent des tarifs encadrés : par exemple, un accouchement par voie basse en hôpital public peut tourner autour de 100 KWD, une césarienne entre 199 et 250 KWD.

Assurance privée : pourquoi elle est quasi incontournable

Les hôpitaux et cliniques privés, au nombre d’une quinzaine environ, offrent :

des délais d’attente plus courts ;

des infrastructures modernes ;

un accès direct aux spécialistes.

Les tarifs y sont en revanche sans commune mesure :

Service dans le privéFourchette de coût indicatif
Consultation généraliste15 – 25 KWD
Spécialiste25 – 40 KWD
Urgences30 – 50 KWD
Nuitée à l’hôpital80 – 150 KWD
Chirurgie majeure1 000 – 5 000 KWD
Accouchement (voie basse)400 – 900 KWD
Césarienne1 000 – 2 000 KWD

D’où la recommandation quasi unanime de souscrire en plus une assurance privée, qu’elle soit :

locale (par exemple Gulf Insurance) ;

internationale (Allianz Care, AXA, Bupa, Cigna Global, Aetna, DavidShield, etc.).

Les gammes de prix sont larges :

Type de plan privéPrime annuelle indicative
Basique50 – 150 KWD
Intermédiaire200 – 500 KWD
Complet (international)500 – 1 500+ KWD

Il faut vérifier attentivement :

Bon à savoir :

Avant de souscrire, vérifiez attentivement les exclusions courantes (maladies préexistantes, soins dentaires et optiques, maternité), les délais de carence applicables (par exemple, souvent 10 mois pour la maternité) et l’étendue du réseau de cliniques et hôpitaux partenaires.

Procédure d’assurance et carte médicale

Pour s’enregistrer dans le système public, vous devez :

– 1. réunir :

Civil ID et copie ;

– copie de la Civil ID du sponsor si nécessaire ;

– copie du visa de travail ou de la résidence ;

– photo d’identité récente (4 × 6 cm) ;

2. vous rendre au centre d’assurance santé compétent (ou utiliser le portail en ligne du MoH si disponible) ;

3. régler la prime (en espèces, par virement ou via la plateforme électronique) ;

4. récupérer un formulaire de notification à présenter ensuite au ministère de l’Intérieur pour finaliser le tampon de résidence.

Une fois enregistré, vous devez encore vous présenter à un hôpital ou centre de santé public pour obtenir votre carte médicale qui sera demandée à chaque visite.

Louer un logement et brancher les services essentiels

Une fois la résidence et la Civil ID obtenues, la question du logement se pose rapidement. Même si beaucoup d’employeurs offrent un hébergement ou une allocation, vous devrez, dans tous les cas, maîtriser les bases administratives : contrat, documents, enregistrement, raccordement aux réseaux.

Conditions administratives pour louer

Pour signer un bail locatif, les propriétaires et agences exigent généralement :

Civil ID valide ;

passeport et copie de la page de résidence ;

permis de travail ou contrat d’emploi ;

– dans certains cas, une lettre de non-objection (NOC) de votre sponsor autorisant la location.

La plupart des baux :

– sont conclus pour 12 à 13 mois ;

– exigent un dépôt de garantie de un à deux mois de loyer (parfois un dépôt animalier) ;

– prévoient un préavis de 30 jours en fin de contrat (et jusqu’à 3 mois pour les formules standards signalées dans certains textes) ;

– interdisent l’augmentation de loyer unilatérale en cours de bail.

Attention :

Certains contrats doivent être enregistrés auprès de la municipalité pour être pleinement opposables. Il est fortement conseillé d’avoir une version bilingue (arabe/anglais) et, à défaut, de recourir à un traducteur de confiance.

Marché, prix et budget

Les loyers varient énormément selon :

le quartier (Koweït City, Salmiya, Hawally, Fintas, Mahboula, Jabriya, Salwa, etc.) ;

la surface et le standing (studio, appartement, villa, résidence avec piscine et salle de sport) ;

la proximité de la mer ou des pôles commerciaux.

Quelques fourchettes tirées des données disponibles :

Type de bienZoneLoyer mensuel indicatif
Studiodivers120 – 300 KWD
1 chambrecentre-ville160 – 500 KWD
1 chambrehors centre130 – 350 KWD
3 chambrescentre-ville400 – 1 000 KWD
3 chambreshors centre280 – 625 KWD
Grande villaquartiers résidentiels800 – 2 000 KWD
Location “basique”périphériedès 100 KWD

La pratique locale veut que la commission de l’agent soit égale à la moitié d’un mois de loyer (payée une fois à la signature).

Les locations peuvent être :

meublées (parfois jusqu’aux ustensiles de cuisine et serviettes inclus) ;

partiellement meublées (électroménagers seulement) ;

vides, sans électroménager ni placards, ce qui augmente le budget installation.

Raccordement aux utilités : eau, électricité, gaz, internet

La Ministry of Electricity and Water (MEW) gère l’eau et l’électricité.

Pour ouvrir un compte ou activer des compteurs déjà installés, vous devez :

– vous rendre à un centre client de la MEW au moins une semaine avant l’emménagement ;

– présenter : passeport, Civil ID, permis de résidence, contrat de location.

Les factures sont mensuelles et peuvent être payées :

Modes de paiement des factures d’électricité au Koweït

Découvrez les différentes méthodes disponibles pour régler vos factures d’électricité (Ministère de l’Électricité, de l’Eau et des Énergies Renouvelables – MEW) de manière simple et sécurisée.

Portail en ligne & Application MEW

Effectuez votre paiement directement via le portail officiel *Kuwait Government Online* ou en utilisant l’application mobile dédiée du MEW.

Guichet physique

Réglez votre facture en vous rendant personnellement à un guichet de service client du Ministère (MEW).

Applications bancaires

Utilisez les services de paiement électronique proposés par certaines banques partenaires via leurs applications mobiles.

Le Koweït subventionne fortement eau et électricité, ce qui se traduit par :

– des factures annuelles de 60 à 80 KWD seulement pour de nombreux foyers ;

– mais une hausse tirée par l’air conditionné en été.

Le gaz domestique pour la cuisson peut être :

– fourni par la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) avec contrat à transférer via un centre client (ID, résidence, bail, petite redevance, éventuellement contrôle de sécurité) ;

– ou acheté sous forme de bouteilles rechargeables (environ 1,5 KWD l’unité), livrées à domicile.

La gestion des déchets est assurée par le Environment Public Authority en coordination avec des opérateurs privés ; les collectes sont organisées par quartier, parfois complétées par des services de recyclage comme ECOstar (collecte d’emballages, papiers, plastiques contre un abonnement modique).

Pour l’internet, des opérateurs comme Zain et Ooredoo proposent des abonnements :

– Internet fixe illimité (60 Mb/s et plus) : 5 à 22 KWD/mois ;

– Forfaits mobiles (appels + ≥10 Go de data) : 5 à 10 KWD/mois.

Les démarches d’ouverture de ligne nécessitent généralement Civil ID, contrat de location et parfois un relevé bancaire.

Permis de conduire : conditions drastiques pour les expatriés

Conduire au Koweït est presque une nécessité quotidienne, tant le réseau de bus reste limité pour un mode de vie d’expatrié. Mais obtenir un permis peut être difficile.

Conduire avec un permis international

Les visiteurs peuvent conduire avec : un permis de conduire valide.

– leur permis national accompagné d’un permis international (IDP), reconnu par le Koweït, valable un an et délivré moyennant environ 10 KWD.

Pour les résidents, ce permis international n’est pas un substitut durable : une fois la résidence obtenue, il faut demander un permis koweïtien.

Conditions d’éligibilité pour un permis koweïtien (expatrié)

Les critères sont nettement plus stricts pour les non-Koweïtiens :

– âge minimum :

18 ans pour un permis privé ou moto ;

21 ans pour un permis général/professionnel.

résidence : en principe, au moins 2 ans de résidence légale au Koweït ;

salaire minimum :

600 KWD/mois pour un permis privé ou général ;

120 KWD/mois pour un permis moto ;

niveau d’études : diplôme universitaire requis dans de nombreux cas.

Certaines professions sont dispensées de ces conditions (médecins, pharmaciens, ingénieurs, enseignants, juges, avocats, professeurs d’université, comptables, pilotes, journalistes, techniciens qualifiés, infirmiers, managers, conducteurs employés comme chauffeurs par une entreprise, femmes au foyer avec enfants scolarisés sous le parrainage du mari, etc.).

Attention :

D’autres métiers, tels que les domestiques, livreurs, ouvriers non qualifiés, porteurs, serveurs, coiffeurs, boulangers et tailleurs sans poste de supervision, sont généralement inclus dans les catégories non éligibles.

Dossier et procédure

Pour un premier permis, l’administration routière demande :

– formulaire de demande rempli ;

– copie du passeport et de la Civil ID ;

– copie du permis de travail ;

certificat de salaire mentionnant la rémunération mensuelle ;

– copie du diplôme (avec traduction arabe, légalisation par l’ambassade et le ministère des Affaires étrangères le cas échéant) ;

– deux photos d’identité (4 × 6 cm, fond bleu) ;

– certificat médical de bonne santé et test de vision ;

– certificat de groupe sanguin.

La procédure se déroule en plusieurs étapes :

1. dépôt du dossier auprès de la Direction générale de la circulation ; 2. obtention d’un permis d’apprenti (istimara) pour suivre des leçons de conduite ; 3. réservation des examens théorique et pratique via la plateforme Meta, le portail du ministère de l’Intérieur ou l’application Sahel ; 4. passage et réussite des deux tests ; 5. paiement des frais de délivrance.

Les tests coûtent :

10 KWD pour un permis privé, général ou moto ;

5 KWD pour une session de rattrapage.

10

Les frais d’émission de la carte physique du permis de conduire au Koweït s’élèvent à 10 KWD.

15 ans pour les citoyens koweïtiens et ressortissants CCG ;

5 ans pour les expatriés.

Une version numérique du permis est aussi disponible via l’application du ministère de l’Intérieur et Kuwait Mobile ID, valide à l’intérieur du pays, mais une carte physique reste recommandée pour conduire à l’étranger ou louer un véhicule.

Conversion d’un permis étranger

Certains résidents peuvent échanger leur permis d’origine contre un permis koweïtien, sous conditions :

– le permis doit être valable dans le pays d’émission ;

– un traduction en arabe est exigée pour les documents non arabophones, à faire attester par l’ambassade d’origine et le ministère koweïtien des Affaires étrangères.

Les ressortissants du CCG peuvent en général convertir leur permis sans tests. Pour les citoyens de nombreux pays européens, des États-Unis, du Canada, du Japon ou de l’Australie, l’administration peut :

accepter un échange direct ;

– ou exiger tout de même un test théorique et/ou pratique.

Les principaux frais signalés sont :

10 KWD pour la dispense de test ;

2 KWD par année de validité du permis.

Ouvrir un compte bancaire : un indispensable pour être payé et payer

Au Koweït, un compte bancaire local est pratiquement indispensable pour :

recevoir son salaire (surtout dans le privé) ;

payer son loyer ;

contracter un prêt ou un abonnement télécom ;

gérer ses factures courantes.

Le secteur bancaire est développé, supervisé par la Banque centrale du Koweït (CBK), avec une offre à la fois conventionnelle et islamique (finance conforme à la charia).

Conditions d’éligibilité et documents

Pour un particulier expatrié, les critères de base sont :

– disposer d’une résidence valide (Iqama) et d’une Civil ID ;

– être majeur (18 ou 21 ans selon les banques) ;

– fournir la preuve d’une adresse au Koweït.

Une réforme de la CBK a supprimé l’exigence de salaire minimum pour ouvrir un compte, afin de favoriser l’inclusion financière des travailleurs à bas revenus (y compris domestiques). Mais les banques peuvent toujours fixer des seuils pour certains produits (par exemple, cartes de crédit).

Le dossier type comprend :

Bon à savoir :

Pour ouvrir un compte bancaire, notamment un compte salaire, il est nécessaire de fournir plusieurs documents : un passeport valide, une carte d’identité nationale, une copie du visa de résidence, ainsi qu’un justificatif de domicile (contrat de location ou facture d’électricité). Il faut également présenter une lettre de salaire ou un contrat de travail, et éventuellement une attestation de non-objection (NOC) de l’employeur si demandée. Le dossier doit être complété par le formulaire de demande du compte, des photos d’identité, et les documents pour la conformité fiscale (FATCA et CRS).

Types de comptes les plus utilisés

Les principaux produits bancaires sont :

compte courant : opérations quotidiennes, carte de débit, chéquier, services en ligne, disponible en dinars ou devises ;

compte épargne : rémunéré, retraits moins fréquents ;

compte salaire : dédié au versement de la paie, souvent couplé à des offres de cartes ;

dépôt à terme : somme bloquée contre un meilleur taux d’intérêt, avec un minimum (par exemple 5 000 KWD) ;

compte entreprise : pour les sociétés et indépendants ;

compte joint : pour deux personnes ou plus, avec règles de signature partagée.

Exemple :

Certaines banques, comme le Gulf Bank, proposent une ouverture de compte en ligne. Ce processus digital permet aux clients de souscrire à un compte à distance, sans se déplacer en agence, en suivant une série d’étapes sécurisées définies par l’établissement.

scan ou lecture automatique de la Civil ID ;

vérification par SMS (OTP) ;

reconnaissance faciale ;

signature électronique ;

premier dépôt via K-Net.

Processus global

Le schéma classique reste néanmoins :

1. choisir une banque (National Bank of Kuwait, KFH, Gulf Bank, Boubyan, etc.) en fonction de la proximité, des frais, des services en anglais ; 2. réunir les documents demandés ; 3. se présenter en agence (ou suivre la procédure d’onboarding en ligne) ; 4. remplir et signer le formulaire ; 5. effectuer le dépôt initial ; 6. attendre la validation de la conformité (quelques jours à quelques semaines) ; 7. récupérer les identifiants, la carte de débit, éventuellement un chèque.

Il est important de garder à l’esprit que le Koweït applique le standard d’échange automatique d’informations (CRS) et coopère au régime FATCA américain. Les banques peuvent donc demander des formulaires détaillés sur votre situation fiscale à l’étranger.

Scolariser ses enfants : public, privé, international

Pour les familles, la scolarisation est l’une des démarches les plus sensibles, à la fois sur le plan pratique et financier.

Écoles publiques et accès des non-Koweïtiens

L’enseignement public koweïtien est gratuit pour les citoyens et certains groupes d’exception. Il est dispensé en arabe, souvent en classes non mixtes à partir du primaire.

Les expatriés ordinaires privilégient en général les écoles privées internationales. Toutefois, plusieurs catégories de non-Koweïtiens peuvent inscrire leurs enfants dans les écoles publiques, sous conditions, parmi lesquelles :

enfants de mères koweïtiennes mariées à des étrangers ;

– enfants de ressortissants du CCG ;

– enfants de diplomates ;

– enfants d’anciens prisonniers de guerre et martyrs ;

– enfants de certains enseignants, techniciens, chercheurs, bibliothécaires, employés d’universités ou d’instituts techniques, etc.

L’inscription des nouveaux élèves koweïtiens dans le public se fait surtout au :

Exemple :

Le jardin d’enfants, ou maternelle, constitue la première étape de scolarisation. Pour les enfants qui n’ont pas suivi ce cycle, l’entrée à l’école primaire se fait directement en première année.

Âges d’entrée et contrôle des documents

Les conditions d’âge sont strictement appliquées. À titre indicatif :

Niveau scolaireÂge minimal indicatif au début de l’année
KG 13 ans 6 mois
KG 24 ans 6 mois
Primaire 1 (Year 1)5 ans 6 mois (avec marges sous conditions)
Collège / lycée (intermediate / secondary)Plages d’âges précises, tolérance de 6 mois pour certains transferts

Pour les enfants présentant une trisomie 21, le décret n° 1568 fixe, par exemple, un âge d’entrée en maternelle entre 4 ans 6 mois et 7 ans, avec un dossier médical spécifique.

Les écoles publiques exigent un ensemble de documents, dont :

certificat de nationalité du père (original + 2 copies) ;

Civil ID du père (original + 2 copies) ;

– acte de naissance de l’enfant (original + 2 copies) ;

– Civil ID de l’enfant (original + 2 copies) ;

– carnet de santé / carte de vaccination ;

– 4 photos d’identité (6 × 4 cm) ;

– pour certains cas : rapports médicaux spécialisés, jugements de garde, etc.

Les copies doivent être tamponnées par l’école avec la mention “copie conforme” et signées par le directeur ou le responsable des élèves.

Écoles privées et internationales

La plupart des expatriés optent pour des écoles privées ou internationales, qui proposent des programmes :

britanniques (IGCSE, A-Levels) ;

américains ;

français ;

indiens (CBSE) ;

internationaux (IB)…

variable

Les frais de scolarité présentent des ordres de grandeur très variés.

Type d’établissement / niveauFrais indicatifs
École privée “locale”300 – 800 KWD / an (sans extras)
École primaire internationale1 000 – 3 000 KWD / an
Crèche / maternelle privée (journée complète)50 – 200 KWD / mois
Enseignement international haut de gammejusqu’à 4 900 KWD / an

S’ajoutent souvent :

– des frais d’inscription non remboursables (25 à 200 KWD) ;

– des frais d’évaluation ou de test d’entrée ;

– des suppléments pour transports, activités, uniformes, manuels.

Les écoles demandent usuellement :

passeport de l’enfant + copie de la page de résidence ;

Civil ID de l’enfant et des parents + copies ;

certificat de naissance ;

carnet de vaccination ;

certificats scolaires des années précédentes (souvent les 3 dernières années) ;

certificat de transfert (attesté par l’ambassade koweïtienne et le ministère de l’Éducation si l’enfant vient de l’étranger) ;

certificat de bonne conduite / assiduité de l’école précédente ;

preuve de règlement des frais à l’ancienne école (clearance certificate).

Il est fréquent que les meilleures écoles aient des listes d’attente. D’où l’importance de :

– commencer les démarches bien en amont ;

– négocier une allocation scolaire dans votre package d’expatriation.

Portails et outils numériques : un État de plus en plus en ligne

Le Koweït a fortement investi dans l’e-gouvernement. Plusieurs plateformes facilitent aujourd’hui les démarches :

Services gouvernementaux numériques au Koweït

Principaux portails et applications pour accéder aux services publics en ligne au Koweït, facilitant les démarches administratives pour les citoyens, les résidents et les visiteurs.

Kuwait Government Online

Portail central offrant des services par catégorie : Citoyens et Résidents, Visiteurs, Business. Couvre l’immigration, la santé, l’emploi, le logement et les transports.

Sahel

Application mobile polyvalente pour de nombreux services : renouvellements de documents, paiements en ligne et consultation de données personnelles.

Meta (meta.e.gov.kw)

Système centralisé de prise de rendez-vous en ligne pour diverses administrations comme le PACI et le ministère de l’Intérieur.

Kuwait Mobile ID / My Identity

Application de carte d’identité numérique servant d’alternative à la Civil ID physique pour de nombreuses démarches officielles.

MOI e-Services

Portail du ministère de l’Intérieur pour gérer le permis de conduire, payer les amendes, renouveler la résidence et autres services liés.

Il existe aussi des bornes physiques dans certaines coopératives de quartier (Qortuba, Mishref, Jabriya) pour imprimer des documents ou accéder à certains services hors des horaires de bureau.

L’usage de ces outils permet souvent de gagner beaucoup de temps, à condition de s’habituer aux interfaces et de disposer d’un numéro de téléphone koweïtien pour la réception de codes SMS.

Aspects fiscaux et sociaux : ce que l’administration attend (ou n’attend pas) de vous

Un mot enfin sur la fiscalité et les contributions sociales, qui interpellent tous les nouveaux arrivants.

Pas d’impôt sur le revenu des personnes physiques

Le Koweït ne prélève aucun impôt sur le revenu des individus, qu’ils soient citoyens ou expatriés. Il n’existe pas non plus :

d’impôt sur la fortune ;

de taxe sur les successions ;

de taxe foncière sur les particuliers ;

de droits de timbre significatifs pour les actes courants.

Il n’y a pas encore de TVA en vigueur, même si l’État a signé l’accord-cadre de TVA du CCG et pourrait, à terme, l’appliquer.

15

Taux de l’impôt sur les sociétés appliqué aux bénéfices des entreprises étrangères réalisés au Koweït.

Résidence fiscale et certificats

Sur le plan fiscal, une personne est généralement considérée comme résidente fiscale au Koweït si :

– elle y dispose d’un foyer permanent ;

– y séjourne au moins 183 jours par année fiscale ;

– ou y a son “centre d’intérêts vitaux”.

Bon à savoir :

Il est possible d’obtenir un certificat de résidence fiscale auprès de l’administration koweïtienne. Ce document, valable un an, permet notamment de bénéficier des avantages prévus par les conventions de non-double imposition signées par le Koweït.

Les Koweïtiens cotisent à un système de sécurité sociale public, mais les expatriés :

ne versent pas de cotisations sociales obligatoires ;

n’ouvrent pas de droits à la retraite nationale koweïtienne.

Ils bénéficient toutefois d’une indemnité de fin de service obligatoire : 15 jours de salaire par année pour les trois premières années, puis un mois de salaire par année au-delà, sous réserve de trois ans d’ancienneté minimum.

Contributions liées aux services publics

Même sans impôt sur le revenu, certains coûts administratifs sont incompressibles :

PosteMontant indicatif
Résidence (Iqama) – expatriés “classiques”20 KWD / an
Résidence investisseurs / propriétaires50 KWD / an
Résidence “auto-sponsorisée” (Art. 24)500 KWD / an
Assurance santé publique obligatoire50 – 130 KWD / an (voire plus à terme)
Visa de visite (famille, affaires)10 KWD / mois de séjour
Séjour hors Koweït > 6 mois5 KWD / mois (autorisation)
Taxe aéroportuaire3 KWD (incluse dans le billet)

Ces montants restent modestes au regard de l’absence de fiscalité sur les revenus, mais ils doivent être pris en compte dans votre budget annuel de résidence.

En conclusion : anticiper, documenter, vérifier

Vivre au Koweït offre de nombreux avantages – salaires généralement nets d’impôts, infrastructures modernes, système bancaire solide, services publics largement subventionnés – mais au prix d’un environnement administratif dense.

Pour aborder sereinement ces démarches, quelques réflexes s’imposent :

Astuce :

Pour une expatriation réussie au Koweït, il est crucial de se renseigner en amont sur les catégories de visa, la durée de séjour autorisée et les conditions pour parrainer sa famille. Conservez systématiquement une copie numérique et une copie papier de tous les documents importants (passeports, Civil ID, contrats de travail, baux, certificats médicaux, diplômes, actes d’état civil). Surveillez attentivement les dates d’expiration de votre titre de séjour, de votre assurance santé, de votre Civil ID et de votre permis de conduire. Privilégiez toujours les sources officielles en utilisant les portails gouvernementaux en ligne (Kuwait Government Online, Sahel, Meta, PACI, MOI e-Services) plutôt que de vous fier à des rumeurs. En cas de doute, demandez conseil à votre employeur, à un avocat spécialisé ou à des expatriés expérimentés via des réseaux communautaires dédiés.

Le cadre koweïtien peut paraître rigide, mais il est aussi relativement prévisible : en respectant les procédures, en tenant à jour vos papiers et en comprenant le rôle de votre sponsor, vous disposez de toutes les clés pour vous installer durablement et profiter pleinement de votre vie au Koweït.

Pourquoi il est préférable de me contacter ? Voilà un exemple concret :

Un retraité de 62 ans, disposant de plus d’un million d’euros de patrimoine financier bien structuré en Europe, souhaite transférer sa résidence fiscale au Koweït afin de réduire sa pression fiscale, diversifier ses placements et conserver un lien fort avec la France. Budget prévu : 10 000 € pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités, délocalisation, structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après comparaison de plusieurs destinations attractives (Grèce, Chypre, Maurice, Koweït), la stratégie retenue a ciblé le Koweït pour son régime sans impôt sur le revenu des personnes physiques, absence d’impôt sur la fortune et environnement d’affaires tourné vers l’investissement international. La mission comprend : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, reports d’imposition), obtention du titre de séjour via visa résident investisseur ou rentier, organisation de la protection sociale privée, transfert de la résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an, centre d’intérêts économiques), et mise en relation avec un réseau local bilingue (avocat, immigration, banque islamique ou conventionnelle). L’objectif est de sécuriser des économies fiscales majeures, optimiser la transmission et limiter les risques (contrôles français, double imposition, adaptation culturelle et juridique).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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