Comprendre les pratiques religieuses locales en Lettonie : guide pratique pour expatriés

Publié le et rédigé par Cyril Jarnias

S’installer en Lettonie, c’est entrer dans un pays officiellement très sécularisé, mais dont le calendrier, les paysages et même les fêtes de village sont traversés de références chrétiennes et de traditions païennes anciennes. Pour un expatrié, comprendre ce mélange de luthéranisme, de catholicisme, d’orthodoxie et de paganisme balte est essentiel pour décrypter la vie quotidienne, éviter les faux pas dans les lieux de culte et, si on le souhaite, trouver une communauté spirituelle sur place.

Bon à savoir :

Ce guide présente la réalité religieuse lettone, où près d’un tiers de la population se déclare sans religion. Il explique la répartition des croyances, localise les principaux centres de culte et donne des conseils de comportement spécifiques, comme dans une église orthodoxe de Riga ou lors d’un pèlerinage catholique à Aglona, illustrant la cohabitation des pratiques religieuses avec une société largement non-croyante.

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Un paysage religieux multiple, dans un pays très sécularisé

La première chose qui surprend souvent les nouveaux arrivants est le contraste entre les chiffres d’appartenance religieuse et la pratique réelle. Officiellement, la Lettonie reste un pays majoritairement chrétien. Dans la plupart des enquêtes, les chrétiens représentent entre deux tiers et trois quarts de la population, selon la méthode de calcul et l’année.

Pour visualiser l’ordre de grandeur, on peut résumer quelques données clés.

Les grandes familles religieuses en Lettonie

IndicateurRésultat principal
Part de la population se disant chrétienne (2019)68,84 %
Fréquentation régulière des officesEnviron 7 % de la population
Principaux groupes (Ministère de la Justice, 2022)37 % luthériens, 19 % catholiques, 13 % orthodoxes lettons
Population sans affiliation religieuseEnviron 30 %
Population totale estimée1,8 à 1,9 million d’habitants

Autrement dit, la référence chrétienne est bien présente dans les identités, mais la pratique hebdomadaire est minoritaire. De nombreuses personnes se définissent comme croyantes « à leur manière », ou attachées aux traditions sans être pratiquantes.

62,6

Pourcentage d’habitants appartenant à une confession chrétienne selon une enquête internationale (ISSP) en 2015.

Une carte religieuse qui suit les lignes ethniques et régionales

Pour comprendre « qui croit quoi » en Lettonie, il faut regarder la géographie et l’histoire. Trois religions chrétiennes structurent l’espace :

Région / GroupeConfession dominante ou marquante
Centre et Ouest (Kurzeme, Vidzeme, Zemgale)Majoritairement luthériens parmi les Lettons ethniques
Est (Latgale)Forte présence catholique, héritage polono-lituanien
Grandes villes (Riga, Daugavpils, etc.)Forte présence orthodoxe parmi les russophones

Le facteur linguistique compte beaucoup : environ un tiers de la population parle le russe comme langue maternelle, et la majorité de ces russophones se rattache à l’orthodoxie ou aux Vieux-Croyants (une branche issue d’un schisme de l’orthodoxie russe).

Pour un expatrié francophone, ce découpage se ressent très concrètement : un dimanche à Riga, on croise des luthériens dans la vieille ville, des messes catholiques en letton ou en polonais à Latgale, et de grandes liturgies orthodoxes en slavon et en russe dans les quartiers russophones.

Une société marquée par la sécularisation soviétique

La Lettonie a été l’un des derniers territoires d’Europe à être christianisé (XIIe–XIIIe siècles) et, paradoxalement, l’un des plus profondément sécularisés au XXe siècle. Sous le régime soviétique, l’athéisme d’État a fortement affaibli les Églises, notamment luthériennes. De nombreux temples ont été fermés ou transformés en entrepôts, musées, clubs, voire en planétariums.

29

En France, 29% de la population se déclare soit croyante sans appartenance religieuse (14%), soit athée (15%).

Pour un expatrié, cela signifie qu’il n’est pas rare de travailler avec des collègues qui se marient à l’église, fêtent Noël et les solstices, mais se décrivent dans le même temps comme « non-religieux ». La frontière entre religieux, culturel et identitaire est très poreuse.

Un peu d’histoire : des croisades du Nord aux Églises d’aujourd’hui

Comprendre les pratiques actuelles suppose un bref retour historique, car l’organisation religieuse lettone résulte d’une succession de couches : paganisme balte, christianisation médiévale, Réforme protestante, partition confessionnelle et période soviétique.

De la mythologie balte à la christianisation

Avant l’arrivée du christianisme, la région actuelle de la Lettonie est dominée par des cultes de type païen, centrés sur la nature, les divinités du ciel, de la terre et des saisons. On parle parfois de mythologie balte ou de paganisme finno-balte. Les croisés danois, suédois et les ordres militaires germaniques lancent les « croisades du Nord » au XIIe–XIIIe siècle pour convertir la région.

La christianisation est lente et souvent superficielle. Pendant des siècles, les rites païens se maintiennent dans les campagnes, parfois jusqu’au XVIIe siècle. C’est l’une des raisons pour lesquelles les grandes fêtes chrétiennes, comme Noël (Ziemassvētki) et Pâques (Lieldienas), gardent encore aujourd’hui des éléments qui renvoient clairement aux solstices, à la fertilité et au cycle de la nature.

La Réforme luthérienne et la partition confessionnelle

Au XVIe siècle, la Réforme protestante transforme radicalement la région. Riga adopte très tôt les idées de Luther. En 1522, le théologien Andreas Knopken y prononce le premier sermon protestant, et en 1524 le conseil de ville se rallie officiellement à la nouvelle foi.

Exemple :

L’influence allemande, notamment luthérienne, a été déterminante dans l’émergence de la langue écrite lettone. Alors que le luthéranisme s’implantait principalement parmi les élites germano-baltes, la population lettone a commencé à intégrer l’Église grâce à la traduction de textes religieux (catéchismes, Bible, cantiques). Ce processus de traduction et de diffusion a joué un rôle clé dans le développement de l’écrit letton et a favorisé l’alphabétisation de la population.

Dans le même temps, l’Est du pays, le Latgale, passe durablement sous influence polono-lituanienne. Là, ce sont les jésuites et la Contre-Réforme catholique qui l’emportent. Résultat : encore aujourd’hui, Latgale reste le bastion du catholicisme lettone, avec de grands pèlerinages et des paroisses très vivantes.

L’orthodoxie, minorités russes et Vieux-Croyants

L’orthodoxie s’ancre progressivement, surtout avec l’intégration de la région à l’Empire russe. Elle devient la religion principale d’une grande partie des Russes, Biélorusses et Ukrainiens installés dans les villes et dans l’Est. À cela s’ajoute une présence très particulière : celle des Vieux-Croyants, descendants de fidèles russes qui ont fui les réformes liturgiques de l’Église orthodoxe au XVIIe siècle et se sont installés notamment en Latgale. Le pays abrite aujourd’hui l’une des plus importantes communautés de Vieux-Croyants d’Europe.

L’héritage soviétique : temples fermés, croyances déplacées

Sous le régime soviétique, les Églises sont surveillées, leurs propriétés confisquées, les activités religieuses limitées ou détournées. Plusieurs grands édifices changent de fonction : la cathédrale orthodoxe de la Nativité du Christ à Riga est transformée en planétarium, l’église anglicane Saint-Saviour en club étudiant.

Bon à savoir :

Après l’indépendance en 1991, la plupart des bâtiments religieux ont été restitués aux communautés, restaurés et rouverts au culte. Cependant, l’impact sur les mentalités perdure : la pratique dominicale reste faible, et l’athéisme ou l’agnosticisme sont très répandus. Le calendrier liturgique continue néanmoins de structurer les jours fériés.

Cadre légal et liberté religieuse : ce qu’un expatrié doit savoir

Sur le plan juridique, la Lettonie offre un environnement globalement très protecteur de la liberté de conscience. C’est un point important pour tout expatrié souhaitant vivre sa foi, participer à des communautés locales ou simplement comprendre ce qui est possible.

Liberté de conscience et séparation de l’Église et de l’État

La Constitution lettone (Satversme) garantit la liberté de pensée, de conscience et de religion, et consacre la séparation de l’Église et de l’État. Concrètement, l’État ne reconnaît aucune religion comme officielle, mais il prévoit un statut particulier pour certains cultes dits « traditionnels ».

Bon à savoir :

En Lettonie, neuf groupes bénéficient du statut de « religion traditionnelle » : huit communautés chrétiennes et juives (luthériens, catholiques, orthodoxes lettons, Vieux-Croyants, baptistes, méthodistes, adventistes du septième jour et juifs) ainsi que la religion ethnico-païenne lettone, Dievturība. Ce statut permet notamment aux prêtres de Dievturība de célébrer des mariages reconnus par l’État.

Ce statut donne accès à des avantages concrets : possibilité de célébrer des mariages civils, d’enseigner la religion dans les écoles publiques (à la demande des parents) et de siéger au Conseil ecclésiastique, organe consultatif du gouvernement présidé par le Premier ministre.

Enregistrement des groupes religieux et missionnaires étrangers

L’enregistrement n’est pas obligatoire, mais il ouvre un certain nombre de droits : posséder des biens, obtenir des avantages fiscaux pour les dons, intervenir dans les hôpitaux ou les prisons, organiser des manifestations dans l’espace public.

Les règles de base sont simples : au moins 20 adultes sont nécessaires pour enregistrer une congrégation, et 10 congrégations ou plus peuvent se regrouper en association religieuse ou « Église ». Toutes les organisations enregistrées doivent déposer un rapport annuel au ministère de la Justice.

Astuce :

Pour qu’un missionnaire étranger (pasteur, imam, etc.) puisse obtenir un permis de séjour lié à une activité de prédication, il doit être invité par un groupe religieux officiellement enregistré dans le pays. Un expatrié souhaitant faire venir un tel représentant religieux doit donc s’appuyer sur une communauté locale déjà enregistrée pour initier la procédure.

Protection contre les discriminations et climat de tolérance

La loi lettonne pénalise l’incitation à la haine fondée sur la religion. Le Bureau de l’Ombudsman des droits de l’homme peut être saisi en cas de discrimination. Les rapports internationaux placent régulièrement la Lettonie au niveau le plus élevé en matière de liberté religieuse ; elle a obtenu la note maximale (4/4) dans un rapport récent.

Cela ne signifie pas l’absence d’incidents. Des cas ponctuels de discours de haine antijuif ou anti-musulman sur les réseaux sociaux, ou d’hostilité envers certains groupes comme les Témoins de Jéhovah, sont signalés. Mais, globalement, pour un expatrié, le climat demeure relativement ouvert et pluraliste, avec une forte valorisation officielle de la tolérance.

Les grandes familles religieuses et leurs pratiques

Pour un nouvel arrivant, le plus utile n’est pas seulement de connaître les chiffres, mais de saisir l’atmosphère concrète des différentes communautés : comment se déroulent les offices, quelles sont les particularités des lieux de culte, quelles attitudes adopter en tant que visiteur.

Le luthéranisme : sobriété, héritage allemand et langue lettone

Le luthéranisme est historiquement la confession majoritaire de la population lettone ethnique, surtout dans les régions centrales et occidentales. L’Église évangélique luthérienne de Lettonie (Latvijas Evaņģēliski luteriskā baznīca, souvent abrégée LELB) rassemble plusieurs centaines de milliers de baptisés et possède environ 300 églises.

L’architecture et la liturgie reflètent une esthétique de sobriété : à l’intérieur, les églises sont en général assez dépouillées, avec une mise en valeur particulière de l’autel, mais sans surabondance d’icônes ni de statues. L’idée théologique est de centrer la foi sur la Parole et les sacrements, sans multiplications d’intermédiaires matériels.

Pour un expatrié, quelques repères pratiques :

– Les cultes dominicaux suivent un ordre liturgique structuré, avec lectures bibliques, prédication et Sainte Cène (non systématiquement chaque dimanche selon les paroisses).

– La langue du culte est principalement le letton, mais certaines paroisses urbaines proposent des offices en anglais ou avec traduction, comme à Saint-Jean à Riga.

– La tenue vestimentaire est classique mais sans codification aussi stricte que dans certaines églises orthodoxes : l’idée est de rester propre, sobre et respectueux.

Attention :

L’Église évangélique luthérienne de Lettonie (LELB) adopte une ligne conservatrice, refusant l’ordination des femmes et s’opposant publiquement à l’avortement, à l’euthanasie et aux unions de même sexe. Cette position définit le ton institutionnel, bien que tous les luthériens lettons ne la partagent pas nécessairement.

Le catholicisme : Latgale, pèlerinages et mariages

Le catholicisme est surtout visible en Latgale, région orientale où l’influence polonaise et lituanienne est historique. Mais la mobilité interne a aussi amené de nombreux catholiques à Riga et dans les autres grandes villes. L’Église catholique revendique plusieurs centaines de milliers de fidèles et un réseau dense de paroisses.

Le point culminant de la vie catholique lettone est le sanctuaire marial d’Aglona, la Basilique de l’Assomption, considéré comme le site le plus sacré pour les catholiques du pays. Chaque année, autour du 15 août, d’immenses pèlerinages rassemblent des foules venant à pied ou en car, pour la messe et la vénération d’une icône réputée miraculeuse de la Vierge.

Dans les églises catholiques, les intérieurs sont en général plus décorés que dans les temples luthériens : crucifix, statues, peintures, vitraux. À Riga, plusieurs églises (Saint-Jacques, Notre-Dame des Douleurs, Sainte-Marie-Madeleine…) offrent un aperçu de cette tradition.

Pour un expatrié catholique, la pratique dominicale est relativement simple à organiser, y compris en anglais ponctuellement dans certaines paroisses urbaines. Comme ailleurs, l’accès à la communion suppose d’être en règle avec l’Église catholique.

L’orthodoxie : liturgie solennelle et étiquette stricte

La troisième grande famille chrétienne est l’orthodoxie. L’Église orthodoxe lettone regroupe principalement des russophones et dispose de nombreuses paroisses, surtout à Riga et dans l’Est. Elle est semi-autonome et, depuis 2022, une loi l’affirme pleinement indépendante de toute juridiction étrangère, notamment du Patriarcat de Moscou, dans le contexte de la guerre en Ukraine.

Exemple :

Pour un expatrié, assister à une liturgie orthodoxe, par exemple à la cathédrale de la Nativité du Christ à Riga, est une expérience marquante. Elle se caractérise par une architecture à dômes, des intérieurs dorés et une iconostase. L’office est rythmé par des chants a cappella en slavon ou en russe, et les fidèles restent souvent debout pendant toute sa durée.

L’étiquette y est plus codifiée que dans les églises luthériennes ou catholiques. Quelques règles de base, utiles même si elles proviennent de consignes plus générales valables dans beaucoup de paroisses orthodoxes :

Astuce :

La tenue vestimentaire doit être modeste et sobre : évitez les shorts, jupes courtes, épaules dénudées et vêtements moulants. Les hommes portent un pantalon long et une chemise correcte, les femmes une jupe ou robe au genou ou plus longue, avec les épaules couvertes. Dans certaines paroisses, un foulard pour couvrir la tête est encouragé pour les femmes. Comportement : entrez en silence, téléphone éteint, ne prenez pas de photos sans autorisation (souvent interdite pendant les offices) et évitez de parler pendant la liturgie. Restez debout autant que possible, les bancs étant souvent réservés aux personnes âgées. Mouvements : ne marchez pas pendant les moments clés (lecture de l’Évangile, Grande Entrée, consécration) ; si vous arrivez en retard, attendez au fond. Gestes : vous pouvez respectueusement vénérer les icônes (baiser, signe de croix) et allumer des cierges, sans obligation. Évitez le rouge à lèvres pour ne pas abîmer les icônes.

La communion eucharistique est strictement réservée aux orthodoxes baptisés et en règle avec leur Église, après préparation (jeûne, confession). Les non-orthodoxes sont bienvenus aux offices, mais n’approchent pas du calice ; en revanche, ils peuvent souvent recevoir un morceau de pain bénit à la fin.

Vieux-Croyants, baptistes, adventistes, autres minorités

Outre ces grands ensembles, la Lettonie compte une mosaïque de communautés plus petites : Vieux-Croyants orthodoxes, baptistes, pentecôtistes, adventistes, méthodistes, témoins de Jéhovah, bouddhistes, hindous (Hare Krishna), mormons, etc. Au total, plus de d’un millier de congrégations sont officiellement enregistrées.

Pour un expatrié protestant évangélique, il existe également des Églises internationales ou orientées vers les étrangers, surtout à Riga. Certaines proposent des cultes en anglais, des groupes de jeunes, des activités pour familles expatriées.

Judaïsme et islam : petites communautés visibles

La communauté juive lettone est numériquement faible (autour de 4 000 personnes, parfois plus selon les estimations), mais historiquement très importante, notamment à Riga. La seule synagogue en activité dans la capitale, Peitav Shul, a survécu à la Shoah et constitue aujourd’hui un centre religieux et mémoriel. Les lieux liés à la mémoire de l’Holocauste (ghetto de Riga, synagogues détruites, sites de massacres) organisent chaque année des commémorations.

L’islam est encore plus minoritaire, avec environ un millier de musulmans. Il n’existe pas de mosquée monumentale ; la vie religieuse s’organise autour de petites communautés et de centres culturels islamiques, notamment à Riga et Ventspils. Les autorités surveillent ces milieux pour des raisons de sécurité, mais aucun climat de répression systématique n’est signalé.

Le renouveau païen : Dievturība et héritage balte

Un trait très singulier de la Lettonie est la visibilité d’un courant néo-païen assumé, Dievturība, qui revendique la continuité avec la religion préchrétienne balte. Même si le nombre officiel de membres reste faible (quelques centaines de personnes enregistrées, quelques milliers de sympathisants selon certaines études), son impact symbolique est important.

Dievturība s’appuie sur les dainas (chants traditionnels), les légendes et les rites liés aux cycles de la nature. Son nom vient de Dievs (Dieu) et turēt (maintenir) : littéralement, « ceux qui gardent Dieu ». La théologie du mouvement est plutôt moniste : les différentes divinités (Saule, Mēness, Perkons, Laima, Māra…) sont vues comme des manifestations d’un principe divin unique.

Bon à savoir :

Depuis la chute de l’URSS, le mouvement Dievturība a retrouvé une activité en Lettonie. Il a construit des sanctuaires comme celui de Lokstene et a obtenu le statut de religion traditionnelle, ce qui lui permet notamment de célébrer des mariages ayant une reconnaissance légale de l’État.

Dans la vie quotidienne, cet héritage païen se manifeste surtout à travers les fêtes de solstice (Jāņi en été, Ziemassvētki en hiver), des pratiques comme les couronnes de fleurs, les feux de joie, les chants autour du soleil et de la fertilité, ou encore une relation très forte à certains sites naturels (collines, forêts, sources, pierres sacrées).

Pour un expatrié, participer à une célébration de Jāņi dans un village, même entièrement organisée par des familles se disant « non religieuses », revient en pratique à vivre un rite païen christianisé.

Lieux de culte à ne pas manquer et ce qu’ils révèlent

La Lettonie possède plus de mille églises et une multitude de sites naturels considérés comme sacrés. Certaines de ces constructions résument à elles seules les grandes couches de l’histoire religieuse du pays.

Riga : vitrine des trois grands christianismes

Dans la capitale, quelques édifices permettent de saisir d’un coup d’œil la diversité religieuse.

La cathédrale de Riga (Dome Cathedral) : plus grande et plus ancienne église médiévale du pays, fondée en 1211. Aujourd’hui luthérienne, elle mêle styles roman, gothique et baroque. Elle abrite un orgue monumental du XIXe siècle, célèbre dans toute l’Europe. Assister à un concert ou à un office ici, c’est toucher au cœur de la tradition luthérienne locale.

L’église Saint-Pierre : autre église luthérienne majeure, avec une haute tour offrant une vue panoramique sur la ville. Le coq qui surmonte sa flèche est un symbole de Riga, rappelant à la fois la vigilance spirituelle et la tradition hanseatique.

La cathédrale orthodoxe de la Nativité du Christ : plus grande église orthodoxe des États baltes, construite au XIXe siècle en style néo-byzantin. Transformée en planétarium durant l’ère soviétique, elle a depuis été restaurée au culte. Son intérieur doré et ses icônes permettent de découvrir la spiritualité orthodoxe dans toute sa solennité.

Les églises catholiques (Saint-Jacques, Notre-Dame des Douleurs, Sainte-Marie-Madeleine…) : elles témoignent de la présence catholique en milieu urbain et de la continuité avec Latgale.

Attention :

La synagogue Peitav Shul, située dans la vieille ville, est la seule synagogue de Lettonie à avoir survécu à la destruction nazie. Discrète de l’extérieur, elle symbolise la profondeur et la résilience de l’histoire juive dans le pays.

Saint-Saviour’s Anglican Church : seule église anglicane du pays, aujourd’hui rattachée au diocèse européen de l’Église d’Angleterre. Elle offre des offices en anglais et se veut explicitement inclusive, accueillant un public très divers (touristes, étudiants, expatriés, personnes LGBTQ+, croyants en recherche, etc.).

Pour un expatrié, Riga est donc le lieu idéal pour explorer différentes traditions religieuses sans quitter la ville : messe catholique, liturgie luthérienne, offices orthodoxes, cultes anglicans ou évangéliques internationaux.

Latgale : basilique d’Aglona, village vieux-croyant et collines sacrées

En Latgale, plusieurs sites religieux concentrent la mémoire catholique et orthodoxe du pays :

Basilique d’Aglona : grand sanctuaire marial baroque, haut lieu de pèlerinage le 15 août. Une icône de la Vierge y est particulièrement vénérée. La visite est possible en dehors des grandes foules, mais la période du pèlerinage offre une immersion unique dans le catholicisme populaire letton.

Exemple :

Le village ethnographique vieux-croyant de Slutiški, avec ses maisons en bois et sa petite église, illustre un mode de vie traditionnel basé sur une religiosité orthodoxe très conservatrice. Cette communauté est née d’une rupture avec l’Église russe officielle au XVIIe siècle.

Daugavpils – colline des Églises : sur une même colline se côtoient des lieux de culte de quatre confessions différentes, symbolisant la diversité religieuse de la région.

La région est aussi riche en églises en bois (parfois construites sans clous), en petites chapelles et en croix plantées au bord des routes, montrant l’entrelacement des rites catholiques et des cultes anciens à la nature.

Autres régions : églises luthériennes, catholiques et orthodoxes en miroir

Dans les autres régions (Kurzeme, Vidzeme, Zemgale), chaque grande ville ou gros bourg possède son église principale, souvent luthérienne, et parfois une église catholique ou orthodoxe :

Liepāja – cathédrale de la Sainte-Trinité : église luthérienne baroque avec un intérieur rococo richement décoré, symbole du luthéranisme urbain en Kurzeme.

Jelgava – église de la Sainte-Trinité : l’une des premières églises luthériennes maçonnées d’Europe, bâtiment emblématique du passage du catholicisme à la Réforme.

Karosta (Liepāja) – cathédrale navale Saint-Nicolas : imposante église orthodoxe à dômes dorés, ancien lieu de culte de la marine impériale russe.

Pour un expatrié intéressé par le patrimoine, les routes des églises (luthériennes en bois, cathédrales baroques catholiques, sanctuaires orthodoxes) offrent une manière très concrète de comprendre la géographie religieuse du pays.

Calendrier, fêtes et jours fériés : ce que cela change pour la vie quotidienne

Beaucoup de pratiques religieuses locales se perçoivent à travers le calendrier des jours fériés et des fêtes traditionnelles. Pour un expatrié, cela a des conséquences pratiques (bureaux fermés, transports perturbés, etc.) mais aussi culturelles : certaines périodes sont idéales pour découvrir la dimension spirituelle et folklorique du pays.

Noël (Ziemassvētki) : entre solstice d’hiver et Nativité

Noël est un jour férié majeur, avec trois jours chômés (24, 25 et 26 décembre). Le mot Ziemassvētki signifie littéralement « fête d’hiver », signe que la dimension saisonnière précède la connotation chrétienne dans l’imaginaire populaire.

Les traditions mêlent messe de minuit, arbre décoré, repas copieux (saucisses, pois gris au lard, choucroute, porc rôti, carpe…), et pratiques héritées du paganisme : bûche qu’on traîne pour éloigner le malheur, plats laissés sur la table pour les ancêtres, décorations en paille (puzurs) pour capter les mauvaises énergies. Beaucoup de familles se disent « pas très religieuses » mais tiennent absolument à ces rites, vécus comme un lien aux ancêtres et à la nature.

Bon à savoir :

Pour un expatrié chrétien, assister à une messe de Noël (luthérienne, catholique ou orthodoxe, en tenant compte des calendriers parfois différents) est une occasion de découvrir comment la célébration de la Nativité s’est superposée à d’anciens festivals du solstice, enrichissant ainsi l’expérience culturelle et spirituelle.

Pâques (Lieldienas) : œufs, balançoires et résurrection

Pâques est aussi un temps fort, avec un long week-end prolongé par deux jours fériés (dimanche et lundi pascals). Là encore, les traditions populaires combinent symbolique chrétienne de la résurrection et rites de renouveau : décoration des œufs avec des teintures naturelles, concours de roulement et de « combat » d’œufs, balançoires hautes pour « aider le soleil », rituels pour chasser oiseaux et maladies.

Les mets de Pâques (fromages spéciaux, pains sucrés, omelette rituelle) renforcent la dimension de passage vers la belle saison.

Jāņi (Midsummer) : la fête la plus identitaire

S’il ne fallait retenir qu’une seule fête pour comprendre la relation des Lettons à la nature et à la spiritualité, ce serait Jāņi, la célébration du solstice d’été. Deux jours sont fériés (veille et jour de Jāņi) et la plupart des habitants quittent les villes pour la campagne.

La nuit est consacrée aux feux de joie, aux chants traditionnels (dainas), aux couronnes de fleurs et de feuilles de chêne, à la bière artisanale et à un fromage spécifique (Jāņu siers). On veille jusqu’au lever du soleil, dans une ambiance à la fois festive et quasi-rituelle, loin des cadres ecclésiaux. Pour beaucoup de Lettons, cette nuit incarne plus fortement l’identité nationale que n’importe quelle messe ou cérémonie politique.

Tradition lettone de la Saint-Jean

Pour un expatrié, être invité à fêter Jāņi dans une famille lettone est probablement la plus forte immersion possible dans la dimension « spirituelle » non institutionnelle du pays.

Commémorations juives et holocauste

Les commémorations de la Shoah occupent une place spécifique dans le calendrier moral du pays. Chaque année, des événements sont organisés pour la Journée internationale de la mémoire de l’Holocauste et pour la journée lettone de commémoration du génocide. Visites du musée du ghetto de Riga, cérémonies sur les sites de massacres comme Rumbula, lectures de noms : ces moments ne sont pas des fêtes, mais des rituels civico-religieux importants, où la petite communauté juive et l’État letton se retrouvent.

Comment se comporter dans les lieux de culte : conseils concrets pour expatriés

Au-delà des spécificités propres à chaque tradition, certaines règles générales de conduite dans les lieux de culte lettons méritent d’être rappelées. Elles s’inspirent largement des usages orthodoxes, plus stricts, mais s’appliquent avec bon sens à toutes les confessions.

Tenue vestimentaire et attitude

Globalement, les lieux de culte lettons – surtout orthodoxes et catholiques – attendent une tenue correcte, même pour un simple visiteur. Sans tomber dans l’excès :

– On évite les vêtements trop courts, trop décolletés, ou de style plage.

– On privilégie des couleurs sobres et des habits propres.

– Dans certaines églises, un chiffon ou un foulard sont proposés aux visiteurs pour couvrir épaules ou tête.

Attention :

L’attitude doit rester calme et respectueuse : téléphone en mode silencieux, conversations limitées au strict nécessaire, pas de nourriture ni de boisson à l’intérieur (hors rituels spécifiques).

Participation aux rites

Si vous assistez à un office auquel vous n’êtes pas habitué, adoptez une posture d’observateur respectueux :

Levez-vous lorsque les autres se lèvent, asseyez-vous quand tout le monde s’assied (dans les églises avec bancs).

– Ne vous sentez pas obligé de prononcer les prières ou chants si vous ne les connaissez pas, ni d’accomplir des gestes que vous ne comprenez pas. Il est acceptable de rester silencieux.

– Ne participez pas aux sacrements (notamment la communion eucharistique) s’ils sont théologiquement réservés aux membres de la confession en question. C’est particulièrement le cas chez les catholiques et les orthodoxes.

Astuce :

Dans les églises orthodoxes, allumer un cierge ou vénérer une icône sont des gestes possibles mais jamais obligatoires. Si vous êtes incertain sur la conduite à adopter, il est recommandé de vous contenter d’observer les fidèles.

Photographie

Les règles varient beaucoup, mais dans la majorité des cas :

– La photo est tolérée, voire encouragée, dans les édifices en dehors des offices, surtout pour les monuments historiques (Riga Cathedral, Saint-Pierre…).

– Pendant les célébrations, en particulier chez les orthodoxes, il est souvent interdit de photographier, a fortiori au flash.

– Toujours demander à un responsable ou se renseigner à l’entrée avant de sortir son appareil ou son téléphone.

Adresse aux responsables religieux

Les prêtres catholiques, orthodoxes et la plupart des pasteurs luthériens se saluent par « Father » ou l’équivalent en letton (« Tēvs ») ou en anglais, selon la langue utilisée. Dans les communautés anglophones, l’approche est souvent plus informelle. Si vous souhaitez poser des questions, privilégiez la fin du culte ou un moment de disponibilité explicite.

Trouver une communauté quand on est expatrié

Pour les étrangers désireux de pratiquer leur religion en Lettonie, surtout à Riga, plusieurs options existent, en particulier pour les anglophones.

Églises internationales et chapelaine anglicane

À Riga, on trouve par exemple :

St. Saviour’s Anglican Church : unique congrégation anglicane du pays, liée au diocèse européen de l’Église d’Angleterre. Les offices sont principalement en anglais et suivent une liturgie anglicane classique. La paroisse se veut explicitement inclusive et internationale, accueillant des personnes de tous horizons, y compris celles en recherche ou venant d’autres traditions.

International Church in Riga : une communauté se présentant comme « internationale et centrée sur le Christ », proposant une atmosphère informelle, café et collations, activités supervisées pour les enfants. Le culte se déroule en anglais et rassemble des membres de nombreux pays.

Bon à savoir :

Certaines paroisses luthériennes proposent des services en anglais. Par exemple, l’église Saint-Jean de Riga organise un culte dominical en anglais suivant une liturgie luthérienne traditionnelle.

Pour repérer ces communautés, les sites internet des Églises, les réseaux sociaux ou des groupes d’expatriés sur Facebook sont de bons points de départ.

Mosquées, synagogues, autres lieux

Pour les musulmans, il n’existe pas de grande mosquée officielle, mais des centres culturels islamiques, notamment à Riga, avec coordonnées publiques. Pour les juifs pratiquants, la synagogue Peitav Shul et le Conseil de la communauté juive à Riga constituent les principaux points de contact.

Enfin, pour les adeptes de traditions orientales (bouddhisme, hindouisme, etc.), quelques petits centres existent, surtout dans la capitale, mais ils restent peu visibles. Une recherche locale ou le bouche-à-oreille via les communautés d’expatriés est souvent nécessaire.

Éducation religieuse et écoles : ce que les parents expatriés doivent savoir

Le système scolaire letton prévoit des cours de religion et d’éthique pour les plus jeunes, encadrés par l’État.

Bon à savoir :

En primaire (classes 1 à 3), des cours de religion spécifique sont organisés si au moins 10 parents en font la demande pour une confession traditionnelle ; sinon, l’enfant suit des cours d’éthique générale. À partir du cycle moyen, les contenus religieux sont intégrés dans des cours d’éthique ou de sciences sociales, avec une approche culturelle plutôt qu’endoctrinante. Tous les programmes sont validés par un Centre de contenu éducatif qui garantit le respect de la liberté de conscience.

La Lettonie réforme progressivement son curriculum vers une approche par compétences, où la tolérance, la solidarité et la « littératie religieuse » (compréhension des faits religieux) sont traitées de façon transversale.

Pour des parents expatriés, il est donc possible que leurs enfants soient exposés à des contenus sur le christianisme, le judaïsme, l’islam ou les traditions païennes locales, mais normalement dans une perspective descriptive. Si des cours confessionnels sont proposés, les familles ont en principe la possibilité d’opter pour une alternative éthique.

Religion, identité et intégration : ce que cela change pour un expatrié

Dans un pays où seule une minorité fréquente régulièrement les offices, mais où les symboles religieux structurent la mémoire nationale, la religion fonctionne souvent comme un marqueur culturel plus que comme un engagement dogmatique.

Religion comme ressource identitaire

Les grandes Églises – luthérienne, catholique, orthodoxe – ont joué des rôles décisifs à des moments clés de l’histoire récente : maintien de la langue et de la culture sous l’occupation, soutien discret à la dissidence, mobilisation pacifique lors de la « révolution chantante » pour l’indépendance. Aujourd’hui encore, elles sont associées, dans la mémoire collective, à la défense de la nation face à l’oppression extérieure.

Exemple :

Les traditions païennes de Lettonie, comme la célébration de Jāņi (fête du solstice d’été), la participation à un festival de chants et danses, ou la visite d’un site naturel sacré (une colline, une forêt ou une source), illustrent la manière dont le symbolisme ancestral fournit la matière des grandes fêtes, des expressions artistiques et de la connexion profonde à la nature.

Pour l’expatrié : opportunité de lien social

Pour un étranger, s’intégrer en Lettonie passe rarement par la seule sphère religieuse, mais les communautés de foi peuvent offrir un réseau social précieux : aide pratique, amitiés, entraide. Des études internationales montrent d’ailleurs que les expatriés qui rejoignent une communauté religieuse ou spirituelle ressentent moins de solitude et s’adaptent plus rapidement.

En Lettonie, cela peut jouer à trois niveaux :

Communautés locales (paroisses luthériennes, catholiques, orthodoxes) : immersion linguistique et culturelle, découverte des traditions locales.

Églises internationales (anglicanes, évangéliques) : soutien en anglais, réseau d’expatriés, activités enfants.

Cercles culturels ou néo-païens : participation aux célébrations du solstice, ateliers de chants dainas, voyages vers des sites sacrés naturels.

L’important, pour ne pas heurter, est d’aborder ces milieux avec une réelle curiosité, sans jugement, en gardant à l’esprit que certaines blessures historiques (occupation soviétique, question des minorités russophones, mémoire de la Shoah) rendent la question religieuse sensible.

En conclusion : une spiritualité diffuse, plus qu’un dogme omniprésent

La Lettonie n’est ni une théocratie, ni un désert spirituel. C’est un pays où une majorité se déclare chrétienne, mais où seule une minorité fréquente l’église chaque semaine ; un pays où les grandes cathédrales luthériennes, catholiques ou orthodoxes côtoient les croix de bord de route et les chênes vénérés ; un pays où Noël et Jāņi se vivent autant comme des fêtes de la lumière et de la nature que comme des événements religieux au sens strict.

Bon à savoir :

Pour comprendre la Lettonie, il faut éviter les clichés. Le pays n’est ni une Europe sécularisée sans religion, ni une nation traditionnellement pieuse. L’expérience consiste à découvrir progressivement comment les Lettons articulent leur foi personnelle, un héritage païen, une identité nationale et les exigences de la modernité.

Savoir se comporter avec respect dans une église orthodoxe, comprendre ce que signifie l’affluence d’Aglona en août, reconnaître le poids symbolique de Jāņi ou des commémorations de la Shoah, repérer les espaces où les expatriés peuvent prier en anglais : autant de repères concrets qui faciliteront votre installation en Lettonie et, surtout, enrichiront votre regard sur ce pays à la spiritualité discrète mais profondément enracinée.

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Un retraité de 62 ans, avec un patrimoine financier supérieur à un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en maintenant un lien avec la France. Budget alloué : 10000 euros pour l’accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.

Après analyse de plusieurs destinations attractives (Lettonie, Grèce, Chypre, Maurice), la stratégie retenue a consisté à cibler la Lettonie pour son impôt sur le revenu forfaitaire à 20 % sur le revenu global et régimes favorables sur certains revenus du capital, absence d’impôt sur la fortune, coût de vie modéré (Riga ~30 % moins cher que Paris) et pleine appartenance à la zone euro, avec un bon accès UE et Schengen. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax ou non, report d’imposition), obtention de la résidence avec location ou achat, détachement CNAS/CPAM, transfert de résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours/an hors France, centre intérêts économiques…), mise en relation avec un réseau local (avocat, immigration, interlocuteurs francophones/anglophones) et intégration patrimoniale globale (analyse et restructuration si nécessaire), permettant de bénéficier d’économies fiscales tout en maîtrisant les risques (contrôles fiscaux, double imposition via convention FR‑LV, adaptation culturelle).

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A propos de l'auteur
Cyril Jarnias

Expert en gestion de patrimoine internationale depuis plus de 20 ans, j’accompagne mes clients dans la diversification stratégique de leur patrimoine à l’étranger, un impératif face à l’instabilité géopolitique et fiscale mondiale. Au-delà de la recherche de revenus et d’optimisation fiscale, ma mission est d’apporter des solutions concrètes, sécurisées et personnalisées. Je conseille également sur la création de sociétés à l’étranger pour renforcer l’activité professionnelle et réduire la fiscalité globale. L’expatriation, souvent liée à ces enjeux patrimoniaux et entrepreneuriaux, fait partie intégrante de mon accompagnement sur mesure.

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