Quitter son pays pour poser ses valises au Pérou ne se résume pas à réserver un billet pour Lima ou Cusco. Derrière les paysages andins, la vie bon marché et la richesse culturelle, il y a surtout une réalité très concrète : démarches de visa, statut de résident, formalités bancaires, importation de ses affaires, couverture santé, fiscalité. Bien préparé, ce parcours administratif reste gérable. À l’inverse, l’improvisation peut vite coûter cher en temps, en amendes et en paperasse.
Ce guide fournit un aperçu pratique et détaillé des principales démarches administratives nécessaires pour s’installer au Pérou. Il se base sur les règles officielles en vigueur, les usages locaux et des retours d’expérience concrets.
Entrer au Pérou : tourisme, premières démarches et changement de statut
Avant de devenir résident, on arrive presque toujours comme touriste. C’est à partir de ce statut que se déclenche la plupart des étapes suivantes.
La majorité des ressortissants d’Amérique du Nord, d’Europe (Union européenne, Royaume‑Uni) et de nombreux autres pays peuvent entrer au Pérou sans visa préalable pour un séjour touristique. Les autorités migratoires accordent en général jusqu’à 183 jours par an (certains pays n’obtiennent que 90 jours). Un passeport valide et une preuve de sortie du territoire (billet retour ou vers un autre pays) sont exigés.
Ce séjour touristique est plus important qu’il n’y paraît. Il permet :
Avant de vous installer définitivement, il est crucial de repérer votre futur lieu de vie (comme Lima, Arequipa, Cusco, Trujillo, ou une ville de la côte ou de la vallée sacrée), de tester le coût de la vie et le quotidien sur place. Surtout, vous devez déposer votre demande de titre de séjour depuis le territoire péruvien, car la plupart des visas de long séjour ne peuvent désormais être demandés que sur place.
Il est possible de prolonger une fois le séjour touristique (une prolongation d’environ trois mois est souvent évoquée), mais au‑delà, le dépassement entraîne des amendes journalières à régler au moment de quitter le pays. La régularité du séjour est cruciale pour la suite : un dossier de résidence sur fond d’irrégularité complique tout.
Choisir son visa de long séjour : retraite, investissement, travail, famille
Vivre durablement au Pérou passe par un visa de résidence. L’administration distingue essentiellement des visas temporaires (généralement 1 à 2 ans renouvelables) et la résidence permanente. Le bon choix dépend de ses revenus, de son projet professionnel et familial.
Le visa de rentier (Rentista / Pensionado) : la route royale pour les retraités
Pour ceux qui disposent d’un revenu passif stable à l’étranger, le visa de rentier est l’un des plus avantageux. Il offre directement une résidence à durée indéterminée, sans obligation de renouvellement annuel.
Les autorités exigent la preuve d’un revenu mensuel permanent d’au moins 1 000 dollars US provenant de l’extérieur du Pérou. S’ajoutent 500 dollars par mois pour chaque personne à charge (conjoint, enfant, certains textes citent jusqu’à 28 ans pour les enfants dépendants). Sont admis : pensions de retraite, sécurité sociale étrangère, rentes, loyers, dividendes ou intérêts. Sont exclus : salaires, revenus de freelance ou bénéfices d’une activité commerciale.
Les titulaires de ce visa ne sont pas autorisés à travailler pour un employeur péruvien ou à exercer une activité indépendante locale. En échange, ils bénéficient d’une stabilité résidentielle rare dans la région et peuvent, sous certaines conditions, obtenir des allègements pour l’importation de leurs effets personnels.
Le visa investisseur : acheter ou créer pour rester
Pour ceux qui souhaitent s’ancrer économiquement dans le pays, le visa d’investisseur permet d’obtenir la résidence en investissant dans une entreprise péruvienne ou dans l’immobilier, à condition de le faire dans un cadre formel.
Les montants évoqués varient selon les sources et les régimes : 500 000 soles (environ 130 000 dollars), autour de 125 000 à 154 000 dollars, ou encore 30 000 dollars pour certains programmes spécifiques. Dans tous les cas, il faut :
– investir via une société enregistrée au registre public (SUNARP)
– obtenir un numéro de contribuable (RUC) auprès de SUNAT
– soumettre un plan d’affaires validé par un économiste local
– créer un nombre minimal d’emplois pour des Péruviens (souvent cinq postes).
L’investissement doit être maintenu pendant toute la durée de la résidence temporaire. Une fois la résidence permanente ou la citoyenneté obtenue, il est possible, en principe, de vendre sans perdre son statut.
Le visa de travail (Trabajador Residente) : pour les salariés et entrepreneurs
Obtenir un visa de travail classique implique d’avoir un contrat avec une entreprise locale ou d’être formellement employé par la société que l’on crée.
Le contrat doit :
– durer au minimum 12 mois
– être écrit en espagnol
– être légalisé devant notaire
– être approuvé par le Ministère du Travail et de la Promotion de l’Emploi.
L’entreprise employeuse doit être enregistrée auprès de SUNAT et respecter des quotas : au moins 80 % des effectifs doivent être péruviens et la masse salariale versée aux étrangers ne doit pas dépasser 30 % du total. L’employeur doit justifier pourquoi il recrute un étranger plutôt qu’un candidat local.
Ce visa de travail est délivré pour un an, renouvelable. Après environ trois années de résidence légale continue, il ouvre la porte à la résidence permanente.
Le visa familial : s’installer par les liens de sang ou de mariage
Pour ceux qui ont de la famille péruvienne, le visa de regroupement familial est souvent la voie la plus simple. Il concerne notamment :
– conjoints de citoyens péruviens
– enfants mineurs ou à charge d’un Péruvien
– parents d’un mineur péruvien.
Pour prouver le lien conjugal, il faut présenter un acte de mariage ou de naissance enregistré auprès du RENIEC (Registre Civil National). Les unions libres peuvent être reconnues après deux ans de cohabitation, attestée par un acte notarié ou des baux communs. Le demandeur n’a pas besoin de justifier de revenus, mais son conjoint péruvien doit démontrer sa capacité à le soutenir financièrement.
Étudiant, volontaire, religieux, digital nomad : d’autres portes d’entrée
Le dispositif péruvien prévoit d’autres catégories : visas d’étudiant, de volontaire, religieux, d’affaires, et même un futur visa de nomade numérique. Une loi prévoyant ce dernier a été votée, avec l’idée d’un permis de 12 mois renouvelable pour télétravailleurs étrangers. Mais les textes d’application tardent, et tant qu’ils ne sont pas publiés, ce visa reste théorique.
Pour l’instant, de nombreux télétravailleurs vivent au Pérou en simple touriste prolongé ou en s’appuyant sur d’autres catégories (investisseur, travail, Mercosur pour certains Sud‑Américains), au prix d’une zone grise juridique et fiscale.
Monter un dossier de résidence : documents, apostilles, délais
Une fois le type de visa choisi, la partie la plus fastidieuse commence : rassembler les pièces et les mettre au format exigé par Migraciones.
Les incontournables d’un dossier
Quel que soit le visa, on retrouve un socle commun de documents :
Liste des pièces justificatives essentielles à fournir pour une demande de visa de résidence. Assurez-vous que tous les documents sont à jour et, le cas échéant, légalisés ou apostillés.
Passeport valable au moins 6 mois à compter de la date d’entrée. Formulaire de demande complété en ligne via le portail officiel de Migraciones.
Une photo d’identité récente. Un casier judiciaire ou certificat de police du pays d’origine, datant de moins de 6 mois. Si vous résidez déjà au Pérou, un certificat de casier péruvien est également requis.
Justificatifs de revenus adaptés au type de visa demandé : relevés bancaires, attestations de pension, contrats de travail ou justificatifs d’investissement.
Une assurance santé privée offrant une couverture d’au moins un an sur le territoire péruvien. Un certificat médical attestant de l’absence de maladie contagieuse grave peut parfois être exigé.
Tout document étranger doit être apostillé (ou légalisé par un consulat péruvien si le pays ne participe pas à la convention de La Haye) puis traduit en espagnol par un traducteur assermenté au Pérou. Un écueil fréquent : la validité de ces documents. Un casier ou une attestation de revenus trop anciens, ou une apostille qui ne correspond pas exactement à l’acte, peuvent faire rejeter le dossier.
Coûts et accompagnement
Les frais officiels de visa tournent autour de 50 à 100 dollars selon la catégorie et le lieu de dépôt (consulat à l’étranger ou Migraciones au Pérou). Une fois la demande acceptée, l’obtention du Carné de Extranjería – la carte d’identité des étrangers – coûte une quinzaine de dollars.
À cela s’ajoutent :
– traductions (20 à 50 dollars par page)
– apostilles et légalisations
– éventuels honoraires d’un avocat ou d’un “tramitador” bilingue (200 à 300 dollars pour un accompagnement complet).
Les délais annoncés sont théoriquement de quelques semaines (30 à 60 jours), mais dans la pratique, il faut souvent compter deux à trois mois, parfois plus selon la charge de travail de Migraciones.
Le Carné de Extranjería : sésame administratif du quotidien
Une fois la résidence accordée, l’étape suivante est l’obtention du Carné de Extranjería. Cette carte plastifiée avec photo, numéro et catégorie migratoire est la clé d’accès à la vie administrative péruvienne.
– Avec ce document, on peut :
– accéder à des informations précises
– établir des correspondances
– créer des rapports détaillés
– partager des connaissances
Pour une installation réussie, il est conseillé de s’inscrire au système de santé (EsSalud ou assurance privée), d’ouvrir un compte bancaire en soles ou en dollars, et d’obtenir un permis de conduire péruvien. Ces démarches facilitent la signature de contrats (location, internet, téléphone) et permettent de bénéficier de certains tarifs locaux, notamment pour les seniors.
La carte doit être renouvelée ou mise à jour en cas de changement de statut (nouveau visa, adresse, état civil). Perdre son Carné oblige à entamer une procédure de remplacement auprès de Migraciones.
Travailler légalement : permis de travail, quotas et types de visas emploi
Tout étranger qui souhaite travailler au Pérou doit être titulaire d’un visa adéquat et d’un contrat conforme. Les résidents permanents et les citoyens locaux n’ont pas cette contrainte, mais les autres oui.
Les principaux visas de travail
Les profils de travailleurs étrangers se répartissent entre plusieurs dispositifs :
Présentation des différents visas de travail disponibles pour exercer une activité professionnelle au Pérou, selon la nature et la durée de la mission.
Pour un emploi durable avec une entreprise péruvienne, nécessitant un contrat d’au moins 12 mois.
Pour des missions de courte durée, valable jusqu’à 183 jours sur une période de 12 mois.
Lorsque l’employeur reste à l’étranger et envoie un salarié en mission limitée au Pérou, sans contrat de travail péruvien.
Pour les prestataires de services exerçant pour plusieurs clients et facturant de manière indépendante.
Les mêmes règles de quotas s’appliquent : maximum 20 % d’étrangers dans l’effectif, masse salariale étrangère plafonnée à 30 %. Ces plafonds peuvent être modulés dans certains secteurs, mais ils restent la norme.
Procédure d’obtention du visa de travail
Le processus type suit plusieurs étapes :
L’exemple illustre les étapes clés pour obtenir un visa de travail au Pérou. Cela commence par la rédaction d’un contrat de travail en espagnol incluant toutes les mentions légales obligatoires, suivi de sa validation par le Ministère du Travail. Ensuite, il faut rassembler les pièces justificatives personnelles (casier judiciaire, diplômes) et celles de l’entreprise. La demande de visa est ensuite déposée, soit dans un consulat péruvien à l’étranger, soit directement auprès de Migraciones si le demandeur est déjà sur le territoire. Après approbation, la dernière étape consiste à fournir ses données biométriques pour recevoir le Carné de Extranjería, le titre de séjour final.
Les frais officiels pour un visa de travail tournent autour de 165 soles pour un permis temporaire et 250 soles pour un permis de résidence (montants indicatifs), auxquels s’ajoutent les coûts de traduction, d’apostille et éventuels honoraires juridiques.
L’employeur doit, de son côté, déclarer le salarié à la sécurité sociale, à la caisse de retraite (publique ou privée) et respecter toutes les obligations en matière de congés, primes (13e et 14e mois), durée hebdomadaire (48 heures) et droit du travail.
Santé et assurance : comprendre SIS, EsSalud et les options privées
S’installer dans un nouveau pays implique aussi de maîtriser son risque santé. Le Pérou dispose d’un système mixte, public et privé, avec un niveau de qualité et des délais très variables selon les régions.
Architecture du système de santé
Le secteur public est piloté par le Ministère de la Santé (MINSA), qui chapeaute notamment :
– le SIS (Seguro Integral de Salud), principal dispositif pour les personnes à faibles revenus ou non couvertes ailleurs
– un réseau d’hôpitaux et de centres de santé, souvent saturés.
En parallèle, EsSalud est le régime de sécurité sociale santé financé par les employeurs, couvrant surtout les salariés formels et leurs ayants droit (conjoint, enfants de moins de 18 ans). En pratique, environ 60 % de la population dépend de structures liées au MINSA, 30 % d’EsSalud, et 10 % du secteur privé.
Pour les expatriés :
Le taux de cotisation patronale à EsSalud, le régime de santé public obligatoire pour les salariés locaux au Pérou.
Coûts et qualité : publics vs privés
Le contraste entre secteur public et privé est net. Les hôpitaux publics hors Lima souffrent de manque de personnel et de matériel, avec des délais pouvant atteindre 40 jours pour une consultation, 60 jours pour une intervention. À Lima et dans les grandes villes (Arequipa, Cusco), certains centres publics fonctionnent correctement, mais les expatriés privilégient le plus souvent le privé.
Les cliniques privées réputées, surtout dans la capitale, offrent des standards plus proches de l’Europe ou de l’Amérique du Nord, avec des médecins parlant parfois anglais. Mais cela a un coût.
Quelques exemples tirés d’études et de pratiques du marché :
| Acte médical (approximation) | SIS (public subventionné) | EsSalud | Privé |
|---|---|---|---|
| Lit de clinique – 10 jours | 377 USD | 2 450 USD | 2 500 USD |
| Lit de réanimation – 15 jours | 5 700 USD | 12 000 USD | 26 250 USD |
| Radiographie | 6,70 USD | 12 USD | 15 USD |
| Consultation médecin privé | – | – | 20–50 USD |
| Consultation spécialiste privé | – | – | 30–100 USD |
Sur le terrain, une consultation rapide avec un généraliste en clinique privée se facture autour de 100 soles (environ 27 dollars), et environ 40 soles si l’on est couvert par une assurance privée. Une hospitalisation en chambre standard coûte souvent 50 à 200 dollars par jour selon l’établissement.
Les primes mensuelles moyennes pour une assurance santé privée locale au Pérou s’élèvent à environ 317 soles pour une couverture standard.
Obligations et bonnes pratiques pour les expatriés
Pour la plupart des visas de résidence, une couverture santé valable au Pérou est exigée à la demande. Au‑delà de l’obligation, c’est franchement raisonnable : les coûts d’une évacuation sanitaire peuvent atteindre 100 000 dollars, et la qualité des services ruraux est trop aléatoire pour s’en remettre au hasard.
Les expatriés optent généralement pour une combinaison :
– assurance internationale incluant rapatriement, utile en cas de séjours fréquents hors du pays
– ou assurance privée locale (Rimac, Pacífico, MAPFRE, La Positiva) pour les soins courants.
S’inscrire au SIS peut offrir une couverture de base à très bas coût, mais les délais et la qualité restent variables. EsSalud devient l’option naturelle pour les salariés locaux, financée par l’employeur (9 % du salaire), sans coût direct supplémentaire pour le travailleur.
Importer ses biens et effets personnels : règles de la douane péruvienne
Déménager au Pérou avec ses meubles, sa voiture ou son animal de compagnie demande une solide compréhension des règles de la douane (SUNAT). Les formalités sont devenues largement virtuelles, mais les critères restent stricts.
Déménagement : délais, preuves de résidence et taxes
Pour bénéficier du régime d’importation de biens ménagers, il faut :
– être présent physiquement au Pérou pour entamer le dédouanement
– prouver avoir résidé au moins 13 mois consécutifs à l’étranger avant son arrivée (quelques visites au pays sont tolérées, tant qu’elles ne dépassent pas 30 jours au total sur la période)
– avoir ses effets personnels et son mobilier expédiés au plus tard 6 mois après son entrée (certains agents recommandent aussi d’éviter de les faire arriver plus d’un mois avant la première entrée).
Le connaissement maritime (BL) ou aérien doit mentionner clairement “used household goods and personal effects”. La douane pratique presque systématiquement une inspection physique, sauf pour les diplomates.
Le taux moyen de taxes et droits à l’importation appliqué sur les biens ménagers en pratique.
La liste de colisage doit être précise, lisible, sans formulations vagues (“objets divers”, “PBO”), traduite en espagnol ou en anglais, et signée par le propriétaire des biens et le chef d’équipe de déménagement. Pour chaque appareil électrique, marque, modèle et numéro de série doivent être indiqués.
Documents clés pour l’import de déménagement
Pour un non‑diplomate, la douane exige notamment :
– passeport original
– pouvoir notarié en faveur de l’agent en douane
– deux connaissements originaux (BL ou AWB)
– copies des pages de passeport avec données personnelles et dernier tampon d’entrée
– certificats de mariage et de naissance des enfants, si les noms de famille diffèrent.
Au Pérou, la plupart des documents doivent être notariés. De plus, un écart entre le poids déclaré et le poids réel d’un conteneur peut entraîner une amende, par exemple de 250 dollars pour un dépassement de 5 %.
Régimes fiscaux spécifiques pour les Péruviens de retour
Les citoyens péruviens qui reviennent après plusieurs années à l’étranger peuvent bénéficier d’exonérations importantes grâce à la “Loi du Migrant de Retour”. Sous certaines conditions (séjour à l’étranger de 3 ou 4 ans, engagement à se réinstaller pour 5 ans, business plan, etc.), ils peuvent importer :
– des biens ménagers jusqu’à 50 000 dollars hors taxes
– un véhicule (neuf ou d’occasion dans certaines limites) jusqu’à 50 000 dollars
– et, dans certains cas, du matériel professionnel ou des machines jusqu’à 350 000 dollars.
Ce dispositif ne concerne pas directement les expatriés étrangers, mais il constitue un élément important du paysage administratif pour les familles mixtes ou les couples binationaux.
Importer un véhicule : complexité et coûts élevés
Un étranger peut importer une voiture au Pérou, mais les règles sont strictes et la facture rarement avantageuse. On distingue :
– import temporaire pour tourisme (permis de séjour du véhicule de 10 à 90 jours, sans droits de douane)
– import définitif, avec immatriculation péruvienne.
Pour les importations définitives non diplomatiques :
Pour importer une voiture, seuls les modèles récents sont acceptés (généralement moins de 2 ans, avec certaines sources mentionnant un maximum de 5 ans et 80 000 km). Les taxes à l’importation sont élevées : elles peuvent dépasser 70% de la valeur CIF pour les véhicules d’occasion et avoisiner 45% pour les neufs. De plus, les véhicules diesel sont soumis à de fortes restrictions, voire interdits.
Le véhicule doit respecter des normes d’émission (CO inférieur à 9 % en volume) et être accompagné de certificats divers (d’émission, de kilométrage, de conformité). Les pièces contenant certains gaz réfrigérants (R11, R12) sont interdites.
Import personnel, bagages et franchises
Pour les simples voyageurs arrivant avec leurs valises, les règles sont plus simples. La douane autorise, à titre personnel : les franchises douanières.
– vêtements, effets personnels, médicaments pour usage individuel
– un ordinateur portable, deux téléphones, matériel photo et audio dans des limites raisonnables
– jusqu’à 3 litres d’alcool et un quota de tabac
– un animal de compagnie avec les certificats vétérinaires adéquats (sans quarantaine pour chiens et chats).
Au‑delà de 500 dollars de valeur totale pour des biens neufs destinés à être offerts ou utilisés, des droits de 12 % plus une éventuelle pénalité peuvent s’appliquer en cas d’omission.
Ouvrir un compte bancaire : du Carné de Extranjería au futur “compte basique”
Gérer son argent au Pérou devient très vite un enjeu central. Le pays possède un secteur bancaire moderne (BCP, Interbank, BBVA, Scotiabank, etc.), mais l’accès aux services dépend en grande partie du statut migratoire.
Conditions classiques : résidence obligatoire
Jusqu’à récemment, la règle non écrite mais appliquée par la plupart des banques était claire : pour ouvrir un compte, il faut un document d’identité péruvien, à savoir :
– DNI (carte nationale) pour les citoyens
– Carné de Extranjería pour les résidents étrangers.
La plupart des établissements réclament également : les documents requis pour l’inscription, des preuves d’identité et, dans certains cas, des recommandations.
– une preuve de domicile (facture d’eau, d’électricité, contrat de location)
– un numéro de téléphone péruvien
– parfois un justificatif d’activité (contrat de travail, RUC si l’on est indépendant).
L’ouverture d’un compte nécessite une présence physique en agence, car elle ne peut pas se faire à distance. La procédure complète, incluant les contrôles réglementaires anti-blanchiment et la fabrication de la carte bancaire, peut prendre de quelques jours à plusieurs semaines.
Assouplissement annoncé : la “cuenta básica” pour étrangers
Une résolution de la Superintendencia de Banca y Seguros a assoupli le cadre : pour certaines formes de comptes d’épargne basiques, les banques peuvent désormais accepter un simple passeport ou une pièce d’identité étrangère, sans Carné de Extranjería. L’objectif est de faciliter la vie des étrangers qui attendent encore leur titre de séjour.
En pratique, la mise en œuvre dépendra des politiques internes de chaque banque et même de chaque agence. Pour maximiser ses chances, il est conseillé de :
Pour ouvrir un compte bancaire de base (cuenta básica) au Pérou en tant qu’étranger, présentez-vous dans une grande agence centrale. Expliquez votre souhait d’ouvrir une « cuenta básica » en utilisant votre passeport comme pièce d’identité. Il est crucial de mentionner la résolution de la SBS (Superintendencia de Banca, Seguros y AFP) qui autorise l’utilisation de ce document. Venez préparé avec une preuve d’adresse locale et, si possible, une lettre de votre employeur ou un contrat de location pour faciliter la procédure.
Tableaux comparatifs utiles
Les principaux types de comptes proposés ressemblent à ceux que l’on connaît ailleurs.
| Type de compte | Devise possible | Usage principal |
|---|---|---|
| Compte d’épargne | Soles, dollars, euros | Épargne, opérations courantes |
| Compte courant / chèque | Soles, dollars | Gestion quotidienne, chèques (rare) |
| Compte salaire (cuenta sueldo) | Soles | Versement du salaire local |
| Dépôt à terme | Soles, dollars | Placement avec taux d’intérêt |
Les cartes bancaires locales sont souvent multi‑devises (un seul plastique pour un compte en soles et un en dollars). La plupart des services de banque en ligne et mobile fonctionnent bien, mais l’économie reste très tournée vers le cash, notamment hors de Lima.
Pour les transferts internationaux, les virements bancaires classiques restent chers et lents. Des services comme Wise sont couramment utilisés pour recevoir de l’argent sur un compte péruvien en dollars, avec des frais bien inférieurs et un taux de change proche du taux interbancaire.
Conduire et acheter un véhicule : permis, plaque et SOAT obligatoire
Circuler au Pérou suppose d’entrer dans un univers où la règle officielle côtoie des pratiques parfois plus souples, mais les bases administratives restent incontournables.
Permis de conduire : du permis étranger au permis péruvien
En tant que visiteur, on peut conduire avec son permis national, complété idéalement par un permis de conduire international (IDP), durant la période de séjour touristique (jusqu’à 183 jours). Passé ce délai, ou une fois résident, le droit commun impose l’obtention d’un permis de conduire péruvien.
Pour échanger un permis étranger contre un permis péruvien, il faut :
– disposer d’un Carné de Extranjería
– présenter un extrait de dossier de conduite apostillé, émis par l’autorité du pays d’origine
– faire traduire les documents par un traducteur assermenté
– passer un examen médical et psychologique (environ 180‑200 soles)
– réussir un examen théorique (en espagnol ou parfois en anglais, des applis de préparation existent).
Les titulaires d’un permis étranger échangé sont généralement dispensés de l’examen pratique. Pour les personnes n’ayant jamais conduit, un permis d’apprenti, valable six mois et nécessitant la supervision d’un conducteur expérimenté, est disponible.
Acheter une voiture au Pérou en tant qu’étranger
Un étranger peut parfaitement acheter et immatriculer un véhicule au Pérou. La condition préalable est l’obtention d’un permis spécial pour signer des contrats, le “permiso especial para firmar contratos”, délivré en ligne par Migraciones contre une redevance (environ 16 soles, via la plateforme Pagalo.pe).
Une fois ce document obtenu, la démarche classique se déroule ainsi :
Pour acheter un véhicule d’occasion au Pérou, commencez par rechercher des annonces sur des sites comme Neoauto, MercadoLibre, Patiotuerca ou des groupes Facebook. Ensuite, négociez le prix, contrôlez minutieusement l’état du véhicule et vérifiez ses documents : la carte de propriété (tarjeta de propiedad), le paiement des taxes et l’absence d’amendes via SUNARP. Prenez rendez-vous chez un notaire avec le vendeur, munis de vos pièces d’identité, de votre permis de conduire, des documents du véhicule et, idéalement, du paiement par chèque de banque pour éviter les faux billets. Signez le contrat de vente, effectuez le paiement, puis enregistrez la vente pour transférer la carte de propriété au nouveau propriétaire, un processus qui prend généralement 8 à 10 jours ouvrables.
Les anciennes cartes de propriété physiques sont progressivement remplacées : l’acte notarié enregistré au registre foncier (SUNARP) fait foi. Le changement de plaques (si nécessaire) se fait auprès de l’Association Automobile du Pérou, moyennant une centaine de soles, les anciennes plaques étant restituées.
Obligations : SOAT et révision technique
Au Pérou, le SOAT (Seguro Obligatorio de Accidentes de Tránsito) est une assurance responsabilité civile obligatoire, attachée au véhicule et non au conducteur. Il couvre les dommages corporels en cas d’accident.
– coût : entre 100 et 250 soles par an selon modèle et usage
– fournisseurs : RIMAC, La Positiva, MAPFRE, plateformes en ligne spécialisées
– absence de SOAT : lourdes sanctions en cas de contrôle ou d’accident.
À cela s’ajoute la “revisión técnica” annuelle pour les véhicules au‑delà d’un certain âge, équivalent d’un contrôle technique. Rouler sans contrôle valide expose à des amendes et à l’immobilisation du véhicule.
Logement et achat immobilier : titres de propriété, notaires et fiscalité
Même si acheter un logement n’est pas une condition de résidence, beaucoup de nouveaux arrivants finissent par se poser la question de l’investissement immobilier, surtout dans un pays où le coût au m² reste relativement bas par rapport à l’Europe.
Droits des étrangers : quasi égalité avec les Péruviens
La Constitution péruvienne prévoit que les étrangers jouissent des mêmes droits de propriété que les citoyens, à une réserve près : il est interdit à un non‑Péruvien d’acquérir directement des terres, mines, forêts, sources d’énergie dans une bande de 50 km le long des frontières, sauf dérogation spéciale pour utilité publique.
Hormis cette zone sensible, un étranger peut :
– acheter, vendre, louer des biens immobiliers
– posséder en direct ou via une société
– obtenir un prêt hypothécaire sous certaines conditions.
L’achat d’un bien immobilier en France n’octroie pas automatiquement de droit au visa ou à la nationalité. Pour en faire un levier migratoire, il est nécessaire de se conformer aux conditions spécifiques du visa d’investisseur.
Procédure d’achat : du “minuta” à l’inscription au registre
Le processus formel se déroule en trois grandes étapes :
– 1. Vérification juridique du bien
– obtention d’un extrait du registre SUNARP (partida électronique)
– vérification des hypothèques, saisies, servitudes, litiges
– contrôle des règlements municipaux (zonage, paramètres de construction).
– 2. Avant‑contrat et “minuta”
– négociation d’un prix, parfois assortie d’un dépôt (10‑20 % du prix)
– signature d’une “minuta” (avant‑contrat) préparée par un avocat, qui engage les deux parties.
– 3. Acte notarié et enregistrement
– passage chez le notaire pour élever la minuta en “escritura pública”
– paiement, idéalement via chèque de banque pour tracer les fonds
– le notaire transmet un “parte notarial” à SUNARP pour l’inscription définitive.
Le notaire contrôle aussi le certificat de non‑dette municipale fourni par le vendeur, attestant que la taxe foncière et les services municipaux sont à jour.
Fiscalité immobilière : achat, détention, revente
À l’achat, l’acheteur doit s’acquitter de l’“Alcabala”, une taxe de transfert équivalente à 3 % de la valeur commerciale du bien, après abattement sur une tranche exonérée (10 unités fiscales UIT, soit un peu plus de 50 000 soles selon les années). Les logements neufs vendus par un promoteur peuvent être partiellement exonérés, et la TVA (18 %) s’applique sur la partie construction.
En cours de détention, le propriétaire paye :
– une taxe foncière locale (impuesto predial) à taux progressif
– des redevances municipales pour les services (arbitrios) : collecte des déchets, éclairage, sécurité, espaces verts.
À la revente :
– si l’on est une personne physique et que le bien n’est pas la résidence principale unique détenue depuis plus de deux ans, la plus‑value est imposée à 5 %
– au‑delà d’un certain volume d’opérations (par exemple trois biens revendus dans l’année), l’activité peut être requalifiée en activité commerciale, taxée alors au taux de l’impôt sur les sociétés (29,5 %).
Statut fiscal : quand devient‑on résident aux yeux du fisc péruvien ?
Vivre au Pérou quelques mois par an et y être considéré comme résident fiscal sont deux réalités différentes. Le droit péruvien utilise le critère des 183 jours sur 12 mois pour définir la domiciliation.
Résident ou non‑résident : conséquences fiscales
Est considéré comme résident ou domicilié un individu qui passe plus de 183 jours sur le territoire au cours de toute période de 12 mois. Les absences temporaires de moins de 183 jours ne rompent pas cette continuité. Inversement, un séjour prolongé à l’étranger peut faire perdre la résidence, qui ne se récupère que l’année suivante.
Cette distinction est cruciale :
Le régime d’imposition dépend de votre statut de résident fiscal. Un résident est imposé sur l’ensemble de ses revenus mondiaux selon un barème progressif et peut bénéficier de déductions et de crédits d’impôt. Un non-résident n’est imposé que sur ses revenus de source péruvienne, à des taux généralement forfaitaires (par exemple, 30 % sur les salaires, 5 % sur certaines plus-values), et ne peut pas prétendre aux déductions applicables aux résidents.
Le barème pour les résidents est exprimé en unités fiscales (UIT). Les tranches sont les suivantes :
| Tranche annuelle imposable (en UIT) | Taux appliqué |
|---|---|
| Jusqu’à 5 UIT | 8 % |
| De 5 à 20 UIT | 14 % |
| De 20 à 35 UIT | 17 % |
| De 35 à 45 UIT | 20 % |
| Au‑delà de 45 UIT | 30 % |
Les 7 premières UIT de revenu sont exonérées, et il est possible de déduire jusqu’à 3 UIT supplémentaires pour certaines dépenses (loyers, honoraires de professionnels, notes d’hôtel et de restaurant dûment facturées).
Les non‑résidents, eux, sont imposés à 30 % sur les revenus de travail de source péruvienne, sans abattement. Les plus‑values boursières ou immobilières de non‑résidents sur des actifs péruviens peuvent être taxées à 5 % lorsque des conditions sont remplies.
Déclarations et obligations
L’année fiscale coïncide avec l’année civile. La plupart des salariés bien déclarés n’ont pas à déposer de déclaration annuelle si leurs seuls revenus sont les salaires locaux pour lesquels l’employeur a retenu l’impôt à la source. En revanche, les indépendants, investisseurs ou personnes ayant des revenus multiples doivent remplir une déclaration en ligne (Formulaire 710) auprès de SUNAT au premier trimestre de l’année suivante.
Les dépôts tardifs ou absents de déclaration peuvent entraîner des pénalités importantes. Les expatriés ayant des obligations fiscales dans un autre pays (comme les États-Unis) doivent gérer deux déclarations et peuvent utiliser des mécanismes comme le crédit d’impôt étranger pour éviter une double imposition.
Vers la résidence permanente puis la citoyenneté : un parcours au long cours
La plupart des visas de résidence sont d’abord temporaires. Le passage à la résidence permanente puis, éventuellement, à la nationalité péruvienne, obéit à des conditions supplémentaires.
De la résidence temporaire à la résidence permanente
D’après les règles migratoires en vigueur, la résidence permanente est accessible après plusieurs années de résidence légale continue, généralement :
– trois ans pour un titulaire de visa de travail, investisseur ou famille
– des délais spécifiques pour les conjoints de Péruviens.
Il est impératif de ne pas passer plus de 183 jours consécutifs hors du pays au cours d’une année, sous peine de voir la résidence considérée comme abandonnée ou de devoir reprendre le compteur.
La demande nécessite un nouveau casier judiciaire, la preuve de liens continus avec le pays (via un emploi, un investissement, un bail ou des factures) et une démarche auprès de Migraciones.
La citoyenneté péruvienne : exigences renforcées
La naturalisation est régie par un cadre juridique en évolution. Historiquement, deux années de résidence permanente suffisaient dans de nombreux cas, ou une année seulement pour les conjoints de Péruviens. Une nouvelle loi adoptée en 2025 prévoit d’étendre cette exigence à cinq années de résidence continue, quatre en cas de mariage.
Les candidats à la citoyenneté doivent :
Pour prétendre à la naturalisation péruvienne, les candidats doivent remplir plusieurs conditions : être majeurs, justifier d’un revenu stable (au moins 10 unités fiscales annuelles, équivalant à 11 500 – 15 000 dollars selon l’année) déclaré à la SUNAT, et présenter un casier judiciaire vierge au Pérou et dans leur pays d’origine. Ils doivent également démontrer leur intégration linguistique et culturelle via un entretien et un examen portant sur l’histoire, la géographie et les institutions du pays. Une dérogation existe pour les conjoints de Péruviens : l’examen écrit peut être supprimé, mais l’entretien en espagnol reste obligatoire.
Les délais de traitement peuvent aller jusqu’à 18 mois, prolongeables de 6 mois. L’issue favorable se concrétise par une résolution suprême signée par le président et publiée au journal officiel.
Le Pérou accepte la double voire multiple nationalité : un expatrié naturalisé n’est pas obligé de renoncer à sa citoyenneté d’origine. Le passeport péruvien ouvre l’accès sans visa à plus d’une centaine de pays, dont la zone Schengen, le Royaume‑Uni, la Russie, la plupart des pays d’Amérique du Sud et plusieurs destinations asiatiques.
Coût de la vie et organisation pratique : intégrer l’administratif dans son budget
Les démarches administratives s’inscrivent dans un cadre plus large : celui du budget nécessaire pour vivre au Pérou.
Les études de coût de la vie indiquent que :
– le Pérou est moins cher que la majorité des pays du monde (coût de la vie inférieur à celui de 83 % des pays référencés)
– dans la région, il se situe dans la fourchette basse (moins cher que 67 % des pays d’Amérique latine).
Un couple peut vivre confortablement à Arequipa avec un budget mensuel de 1 000 à 1 200 dollars pour couvrir les principaux frais.
Ces ordres de grandeur doivent intégrer : les paramètres environnementaux, les limites technologiques et les besoins des utilisateurs.
Aperçu des principales dépenses mensuelles et ponctuelles pour un expatrié ou un résident à Lima.
De 900 à 3 000 soles pour un T2 en centre‑ville, et de 1 600 à 5 000 soles pour un T3.
Environ 200 soles par mois pour un logement de 85 m² (électricité, eau, gaz, internet).
Abonnement mensuel à Lima : ~205 soles. Trajets réguliers en VTC : ~100 soles.
Environ 317 soles par mois pour une couverture privée de base. Le coût varie avec l’âge et l’étendue des garanties.
Dépenses ponctuelles pour visas, traductions, notaires, avocats et démarches bancaires.
Un tableau récapitulatif simplifié permet de visualiser les postes de dépenses clés d’un expatrié seul en situation régulière.
| Poste de dépense mensuel (approx.) | Lima (quartiers centraux) | Ville moyenne (Arequipa, Trujillo) |
|---|---|---|
| Loyer T2 meublé | 1 500–2 761 S/. | 1 000–1 800 S/. |
| Services (eau, élec, gaz, internet) | 200–250 S/. | 180–220 S/. |
| Transport (public + VTC) | 205–300 S/. | 150–220 S/. |
| Assurance santé privée | ~317 S/. | ~317 S/. |
| Dépenses quotidiennes (nourriture…) | 800–1 200 S/. | 600–900 S/. |
Ces chiffres ne prennent pas en compte les coûts initiaux de régularisation : constitution de dossier de visa, traductions, casiers, éventuelle importation de biens. Intégrer ces frais dans un budget de démarrage réaliste permet d’éviter les mauvaises surprises, surtout les premiers mois où l’on cumule dépôt de garantie du logement, frais de carnet d’étranger, etc.
Conclusion : anticiper, documenter, s’entourer
Vivre au Pérou est, pour beaucoup d’expatriés, un choix fondé sur un coût de la vie attractif, la douceur d’une culture métissée et la possibilité de conjuguer travail à distance ou retraite avec un cadre de vie dépaysant. Mais cette promesse repose sur une condition : respecter un jeu de règles administratives parfois complexe, toujours exigeant en documents, tampons et délais.
Anticipez les démarches administratives essentielles avant votre départ : obtenez votre visa, faites apostiller et traduire vos documents clés. Choisissez avec soin votre statut de résidence et votre régime fiscal. Prenez le temps de comprendre le système de santé, les règles douanières, et préparez les étapes pour ouvrir un compte bancaire, conduire ou effectuer un achat. Ces éléments constituent le cœur de votre projet d’installation.
S’entourer d’un avocat local ou d’un intermédiaire expérimenté, surtout si l’on ne maîtrise pas encore bien l’espagnol, est rarement un luxe : beaucoup d’erreurs courantes (document périmé, mauvaise traduction, absence d’apostille, dépassement de délai, incohérence d’état civil) peuvent être évitées à ce prix.
Les démarches administratives pour vivre au Pérou sont nombreuses, mais pas insurmontables. Une fois ce cap franchi, il ne reste plus qu’à profiter pleinement d’un pays où, à pouvoir d’achat égal, chaque dollar peut valoir presque deux, et où les Andes, le Pacifique et l’Amazonie ne sont qu’à quelques heures les uns des autres.
Un retraité de 62 ans, disposant d’un patrimoine financier de plus d’un million d’euros bien structuré en Europe, souhaitait changer de résidence fiscale vers le Pérou pour optimiser sa charge imposable et diversifier ses investissements, tout en conservant un lien fort avec la France. Budget alloué : 10 000 euros pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités administratives, délocalisation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après analyse de plusieurs destinations (Amérique latine, Espagne, Portugal), la stratégie retenue a été de cibler le Pérou pour sa fiscalité territoriale (imposition principalement sur les revenus de source péruvienne), l’absence d’impôt sur la fortune, un coût de la vie nettement inférieur à la France (Lima ~40% moins chère que Paris) et un environnement propice à l’investissement immobilier locatif. La mission a inclus : audit fiscal pré‑expatriation (exit tax, conventions fiscales FR‑PE), obtention de la résidence (visa rentier ou investisseur), organisation de l’assurance santé internationale, transfert de la résidence bancaire, plan de rupture des liens fiscaux français (183 jours, centre d’intérêts économiques), mise en relation avec un réseau local bilingue et intégration patrimoniale (analyse et éventuelle restructuration des actifs).
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