Au moment de préparer une installation sous les tropiques, beaucoup de familles tapent instinctivement « Les meilleures écoles internationales à Wallis et Futuna » dans un moteur de recherche. Très vite, la question apparaît : existe-t-il réellement des écoles internationales dans ce petit territoire polynésien, ou faut-il penser autrement l’éducation internationale des enfants ?
Offrir une éducation de niveau mondial dans cet archipel isolé de 11 000 habitants implique de concilier le système éducatif français, une forte culture polynésienne et l’éloignement géographique. Cet article évalue ce qui peut être considéré comme « international » localement, met en lumière les atouts du système éducatif existant et propose des solutions concrètes pour construire un parcours scolaire à dimension mondiale.
Un territoire français au cœur du Pacifique, sans école internationale au sens classique
Wallis et Futuna est une collectivité d’outre-mer de la République française, perdue entre Fidji, Samoa, Tuvalu, Tonga et Tokelau. L’archipel rassemble trois îles volcaniques principales – Wallis (Uvea), Futuna et Alofi – et quelques îlots, pour un peu plus de 140 km² et un peu plus de 11 000 habitants selon le recensement de 2023. La capitale, Mata-Utu, se trouve sur l’île de Wallis.
Aucune école proposant des programmes internationaux (IB, Cambridge, British ou American school) n’est implantée à Wallis et Futuna, contrairement à d’autres pays de la région.
Le système éducatif local est intégralement français : programmes, examens, structure des cycles, langue d’enseignement, administration. On peut parler d’« éducation internationale » dans la mesure où il s’agit d’un système reconnu mondialement, ouvrant l’accès aux universités de France, d’Europe et au-delà. Mais ce n’est pas une « école internationale » au sens des grandes institutions privées anglophones qui accueillent les enfants d’expatriés.
Pour les familles qui cherchent « les meilleures écoles internationales à Wallis et Futuna », l’enjeu est donc double : identifier les meilleurs établissements locaux capables d’offrir une ouverture internationale, et imaginer des compléments ou des relais à l’extérieur du territoire (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, France métropolitaine, voire autres pays du Pacifique).
Un système scolaire 100 % français… dans un environnement polynésien
Le cadre général est celui de l’Éducation nationale française. L’archipel a le statut de vice-rectorat : le Vice-Rectorat de Wallis et Futuna pilote le secondaire et, depuis 2025, le primaire.
L’école est obligatoire de 6 à 16 ans. La langue d’enseignement principale est le français, mais les langues locales – wallisien et futunien – ont progressivement trouvé leur place, jusqu’à devenir des options d’examen (Diplôme national du brevet en 2018, baccalauréat depuis 2016).
La scolarisation a été initiée par les missionnaires catholiques dès 1837, d’abord en langues locales puis en français à partir de 1961. De 1969 à 2025, l’État français a délégué la gestion de l’enseignement primaire à la mission catholique via la Direction de l’Enseignement Catholique (DEC), en assumant tous les coûts. Cet arrangement unique a fait que la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État ne s’appliquait pas pleinement dans le secteur scolaire.
En 2025, un tournant historique a eu lieu : la gestion du primaire est revenue au vice-rectorat, les enseignants ont été intégrés dans la fonction publique d’État, mettant fin à plus de cinquante ans de pilotage ecclésial direct. Cette réforme répondait aussi à une mobilisation massive des enseignants : en 2023, 94 % d’entre eux étaient entrés en grève pour exiger une meilleure reconnaissance statutaire et salariale.
Le résultat, pour les familles, est un paysage scolaire cohérent, lisible : un seul cadre administratif, des programmes harmonisés avec la métropole, et une articulation claire entre le premier et le second degré. Reste à voir comment ce système peut servir de socle à un projet éducatif international.
Carte scolaire de Wallis et Futuna : quels établissements pour quels niveaux ?
Le territoire dispose d’un maillage scolaire relativement dense pour sa taille, même si les chiffres ont évolué au fil des décennies. Deux séries de données coexistent : une estimation récente fait état de 10 écoles primaires (8 à Wallis, 2 à Futuna, 1 350 élèves, 125 enseignants), tandis qu’une autre source mentionne 18 écoles (12 à Wallis, 6 à Futuna, pour plus de 5 200 élèves). Quelle que soit la série retenue, on reste dans un réseau à taille humaine.
Nombre de collèges publics dans le secondaire sur le territoire concerné.
Voici un panorama synthétique des niveaux disponibles sur place :
| Niveau scolaire | Type d’établissement | Nombre sur le territoire | Localisation principale |
|---|---|---|---|
| Maternelle / Primaire | Écoles primaires (publiques/catholiques intégrées) | 10 à 18 (selon la source et l’année) | 8–12 à Wallis, 2–6 à Futuna |
| Collège (enseignement général) | Collèges publics | 6 | 4 à Wallis, 2 à Futuna |
| Lycée général et technologique | Lycée d’État de Wallis et Futuna | 1 | Wallis (Mata-Utu) |
| Lycée agricole / professionnel | Lycée agricole + centres techniques | 1 lycée agricole + 2 centres techniques | Wallis et Futuna (Fiua, Lano) |
| Enseignement supérieur | Université de Wallis + Campus connecté | 1 université (programmes limités) + 1 campus connecté | Wallis (et dispositifs à Futuna) |
Même si ces établissements ne portent pas l’étiquette « international school », leurs résultats doivent être appréciés à l’aune d’un critère clé : leur capacité à préparer des élèves à poursuivre des études en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, en métropole, voire à l’étranger. Sur ce point, Wallis et Futuna dispose d’atouts sous-estimés.
Collèges et lycée : la vraie porte d’entrée vers l’international
Pour une famille francophone ou installée durablement, la question n’est pas tant de trouver une école internationale que de repérer les établissements qui donneront le plus de chances d’ouvrir ensuite des portes à l’extérieur du territoire.
Les collèges de Wallis et Futuna : un maillage complet pour le second degré
Le territoire compte six collèges publics, tous rattachés au vice-rectorat :
– À Wallis : Collège Mataotama de Malae Collège Alofivai de Lano Collège Vaimoana de Lavegahau Collège Tinemui de Teesi
– À Futuna : Collège Fiua de Sigave Collège Sisia d’Ono
Ces établissements suivent les programmes nationaux français. Un élément intéressant pour une perspective « internationale » au sens large est l’ouverture linguistique. Depuis quelques années, le wallisien peut être choisi comme option au Diplôme national du brevet, tandis que wallisien et futunien peuvent être présentés au baccalauréat. Loin d’être un folklore, cette reconnaissance officielle des langues polynésiennes est un levier identitaire fort, qui permet aux élèves de se construire une double appartenance : française et océanienne.
En 2011, dans l’enseignement secondaire (collèges et lycées), on comptait 4 111 élèves pour 397 enseignants, ce qui représente un ratio d’environ 10,4 élèves par professeur. Ce taux est très avantageux comparé à de nombreux autres systèmes scolaires de la région, où les classes dépassent facilement 25 à 30 élèves pour un niveau de ressources bien inférieur.
On peut résumer ces caractéristiques dans un tableau de comparaison interne :
| Indicateur | Collèges de Wallis et Futuna | Moyenne de nombreux systèmes publics asiatiques (ex. Vietnam) |
|---|---|---|
| Nombre moyen d’élèves par enseignant (2011) | 10,4 | 20 à 35 selon les niveaux |
| Langue d’enseignement principale | Français | Langue nationale (vietnamiens, cantonais, etc.) |
| Place des langues locales | Options d’examen et enseignement intégré | Variable, parfois limitée ou centrée sur la langue nationale |
| Statut des enseignants | Majoritairement fonctionnaires ou contractuels d’État français | Contrats locaux, forte disparité |
Ce faible effectif moyen offre potentiellement un accompagnement individualisé qui peut compenser l’absence de dispositif international formel.
Le Lycée d’État de Wallis et Futuna : un « hub » vers l’extérieur
Le seul lycée général du territoire, le Lycée d’État de Wallis et Futuna, situé à Mata-Utu, joue un rôle décisif. Il propose les filières générales du baccalauréat français ainsi que des formations technologiques et professionnelles (électrotechnique, commerce, administration, etc.). Un lycée agricole est venu compléter l’offre à partir de 2011, signe que l’enseignement technique et professionnel n’est pas oublié dans un territoire où l’agriculture de subsistance reste essentielle.
Ce lycée peut être considéré comme la véritable « porte d’entrée » vers un parcours international : un baccalauréat français obtenu ici a exactement la même valeur que celui décroché à Paris ou Lyon. De nombreux élèves poursuivent ensuite leurs études en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française ou en métropole. Certains se dirigent vers des universités étrangères, notamment grâce aux dispositifs de bourses.
Lycée à l’étranger
Au-delà des filières, deux éléments donnent une coloration plus largement internationale à ce lycée :
– la présence d’enseignants venus majoritairement de métropole, recrutés pour deux ans renouvelables : cela apporte au quotidien un brassage de références, d’accents, de pratiques pédagogiques proches de celles des grandes académies françaises ;
– la possibilité de présenter les langues locales au baccalauréat, ce qui valorise la singularité culturelle des élèves dans un examen national, et donc sur leurs dossiers de candidature ultérieurs.
Des dispositifs professionnels et techniques tournés vers le développement
En marge du lycée général et du lycée agricole, Wallis et Futuna dispose de structures d’éducation aux technologies appropriées au développement :
– à Sigave (Futuna), le Centre d’éducation aux technologies appropriées au développement de Fiua, qui combine lycée général et lycée professionnel ;
– à Wallis, le centre équivalent rattaché au Collège de Lano-Alofivai ;
– un Centre de formation professionnelle adaptée (CFPA) installé au collège de Lano.
Ces structures, sans être des écoles internationales, permettent aux jeunes de se former à des métiers adaptés au contexte local (agriculture, artisanat, services), tout en acquérant des compétences techniques transférables à l’étranger, notamment dans le Pacifique francophone.
Le dilemme des familles expatriées : école locale ou départ vers un système vraiment international ?
Dans la plupart des grandes capitales, les familles d’expatriés hésitent entre école publique locale et école internationale privée. Les comparaisons issues d’autres pays (Suisse, Hong Kong, Vietnam) permettent d’éclairer, par contraste, la situation de Wallis et Futuna.
Dans ces régions, les écoles internationales se distinguent par des frais de scolarité élevés, des classes restreintes, des programmes internationaux (IB, Cambridge, AP), un environnement anglophone, des infrastructures ultramodernes, et un fort accompagnement vers les universités du monde entier. À Hong Kong ou Singapour, ces écoles jouent un rôle majeur pour les familles en mobilité fréquente.
À Wallis et Futuna, la scolarité obligatoire est entièrement prise en charge par le système public français. Voici les scénarios réalistes pour les parents d’origine étrangère :
Inscription des enfants dans les établissements publics locaux, suivant le programme éducatif national français.
Accompagnement et soutien linguistique pour faciliter l’adaptation des élèves au système français.
Procédures d’inscription et droits à la scolarité identiques à ceux de la métropole, garantis par le statut de collectivité d’outre-mer.
– rester intégralement dans le système local, en misant sur la puissance du diplôme français pour l’accès à l’enseignement supérieur ;
– organiser, à partir du collège ou du lycée, un départ vers une école internationale ailleurs dans le Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Fidji) ;
– construire un « parcours hybride » combinant scolarité locale, compléments à distance (cours en ligne, programmes internationaux en e-learning), et un départ ciblé en fin de secondaire.
La décision dépend du projet familial, de la durée de séjour envisagée, des moyens financiers et de la capacité de l’enfant à apprendre une nouvelle langue de scolarisation (typiquement l’anglais) en parallèle du français.
Comment donner une dimension internationale à une scolarité 100 % locale ?
L’absence d’école internationale ne signifie pas l’absence de perspectives internationales. Plusieurs leviers permettent d’internationaliser un parcours sans quitter l’archipel dès le plus jeune âge.
Miser sur la force du baccalauréat français
Le baccalauréat reste l’un des diplômes secondaires les plus reconnus dans le monde. Il ouvre la porte aux universités françaises, mais aussi à de nombreuses universités européennes et extra-européennes. À l’échelle mondiale, le « Bac français » se retrouve fréquemment dans les conditions d’admission des universités qui recrutent à l’international, parfois au même titre que l’IB ou les A-Levels.
En ce sens, un élève qui obtient un bon baccalauréat au Lycée d’État de Wallis et Futuna dispose d’un passeport académique solide, même s’il n’a jamais mis les pieds dans une « international school ». La clé devient alors la maîtrise des langues étrangères, surtout l’anglais.
Travailler très tôt les langues étrangères (et locales) comme vecteur d’ouverture
Si les cours sont majoritairement en français, les langues locales et les langues étrangères (anglais, éventuellement espagnol) jouent un rôle décisif pour donner de l’épaisseur à un profil international. Le fait que wallisien et futunien soient désormais présents dans les examens nationaux est un atout symbolique fort : les élèves sont reconnus comme locuteurs de langues « rares », ce qui peut valoriser leur candidature dans des universités sensibles à la diversité linguistique et culturelle.
Compléter les apprentissages scolaires par des cours d’anglais en ligne, des échanges virtuels, des séjours d’été linguistiques dans des pays anglophones (comme l’Australie ou la Nouvelle-Zélande) ou dans des territoires voisins (tels que la Nouvelle-Calédonie) renforce nettement le profil des élèves.
Exploiter les outils numériques et les campus connectés
Autre développement majeur : la création de l’Université numérique de Wallis et Futuna (UNWF) et du label « Campus connecté ». Grâce à ce dispositif, les étudiants peuvent suivre à distance des formations supérieures françaises (BTS, DUT, licences…) tout en restant sur place, accompagnés par des tuteurs.
Le principe est simple :
– l’État finance une partie des coûts (50 000 euros par site, plus 1 000 euros par étudiant pendant trois ans) ;
– la collectivité fournit les locaux ;
– les étudiants s’inscrivent dans des universités métropolitaines ou ultramarines, mais suivent les cours via la plateforme numérique, avec un encadrement local.
Ce système offre une continuité naturelle après le lycée, permettant aux étudiants formés à Wallis de valider un diplôme supérieur français sans quitter leur environnement. Cela rend un parcours international par les diplômes, tout en évitant les coûts liés aux internats ou à la vie à l’étranger sur plusieurs années. Une poursuite d’études ailleurs reste ensuite possible.
S’ouvrir aux bourses et programmes d’échange
Le recours aux bourses est un autre levier important. Des universités, fondations, organismes publics ou privés proposent régulièrement des aides destinées aux étudiants du Pacifique, y compris de Wallis et Futuna. Ces aides peuvent couvrir les frais de scolarité, mais aussi la vie quotidienne, des séjours courts (écoles d’été, conférences, ateliers) ou des stages de recherche.
Pour des familles de l’archipel, souvent insérées dans une économie de subsistance très dépendante des subventions françaises et des transferts des expatriés, ces bourses constituent un moyen concret de « sauter » vers l’international après un parcours scolaire local. Elles renforcent, par ricochet, l’intérêt d’une scolarité sérieuse au collège et au lycée de Wallis et Futuna.
Comparaison implicite avec les écoles internationales de la région
Pour situer le niveau d’offre éducative à Wallis et Futuna, il est utile de regarder ce qui existe dans les environs immédiats. En Polynésie française, par exemple, on trouve des écoles comme Tahiti International School, établissement privé bilingue anglais-français qui va de la maternelle au primaire et prépare aux grandes filières internationales (Baccalauréat français, A-Levels, IB). À Fidji, des écoles comme International School Suva ou Nadi International School offrent le continuum IB ou Cambridge à des frais de scolarité conformes aux standards internationaux, c’est-à-dire élevés.
Les points communs de ces écoles internationales :
Ces établissements proposent un enseignement majoritairement en anglais ou bilingue, avec des programmes comme l’IB, Cambridge, British ou US. Ils se distinguent par des classes réduites (souvent moins de 20 élèves), des infrastructures de haut niveau (laboratoires, théâtre, piscine, complexes sportifs) et une population scolaire très internationale, accueillant notamment des enfants d’expatriés, de diplomates et de cadres.
Pour une famille basée à Wallis et Futuna, ces écoles constituent des options réalistes pour le secondaire si l’on dispose des moyens financiers et si l’enfant est prêt à un internat ou à vivre loin de ses parents. Elles peuvent intervenir en relais, après un primaire réalisé à Wallis, ou pour les dernières années de collège/lycée. Mais ce sont des établissements situés hors du territoire.
On peut synthétiser ce contraste dans un tableau comparatif :
| Critère | Écoles de Wallis et Futuna (système français) | Écoles internationales voisines (Tahiti, Fidji…) |
|---|---|---|
| Localisation | Sur l’archipel, proche du domicile | Hors du territoire, souvent à plusieurs heures d’avion |
| Langue principale d’enseignement | Français | Anglais (souvent bilingue avec le français ou une autre langue) |
| Curriculum | Programme national français | IB, Cambridge, US, ou mixte |
| Frais de scolarité | Gratuité dans le public, frais limités | Frais élevés (plusieurs milliers voire dizaines de milliers d’euros par an) |
| Diversité internationale des élèves | Majoritairement Polynésiens français | Forte proportion d’élèves étrangers |
| Infrastructures | Correctes, adaptées au contexte local | Très développées (laboratoires, piscines, etc.) |
| Reconnaissance internationale | Diplômes français reconnus mondialement | Diplômes IB/Cambridge/Bac français reconnus mondialement |
L’enjeu, pour un élève de Wallis, est donc moins de « rattraper » ces établissements que de s’appuyer sur le système local pour ensuite, éventuellement, bifurquer vers eux au moment opportun.
Le rôle de la culture et de la société : un atout invisible
L’un des aspects les plus souvent oubliés dans la quête des « meilleures écoles internationales » est le rôle de la culture locale. À Wallis et Futuna, la société est profondément marquée par la tradition polynésienne et la foi catholique. Les cérémonies coutumières (katoaga), la vie communautaire, les trois royaumes traditionnels (Uvea, Sigave, Alo), la pratique religieuse structurent le quotidien.
Les enfants grandissent dans un environnement souvent bilingue ou trilingue (wallisien/futunien, français, parfois anglais), fortement communautaire, où l’autorité des chefferies et du clergé est valorisée. Cette socialisation cohabite avec les normes de l’école républicaine française, créant une forme d’« éducation internationale de fait » où les élèves naviguent en permanence entre plusieurs systèmes de valeurs, de langues et de références.
Les travaux de chercheurs sur les programmes de primaire montrent d’ailleurs que le curriculum français appliqué à Wallis et Futuna véhicule une identité nationale partagée, mais qu’une identité locale, polynésienne, se maintient en parallèle. Les négociations autour de l’introduction des langues locales, de l’interdiction des châtiments corporels ou de la gestion des écoles illustrent cette tension constructive entre centre métropolitain et périphérie insulaire.
Pour un futur étudiant ou un futur professionnel à l’international, cette expérience de la pluralité des normes et des cultures est un capital précieux, souvent plus difficile à acquérir dans une école internationale très homogène et uniformisée.
Une infrastructure modeste mais fonctionnelle pour soutenir les ambitions scolaires
On ne peut parler d’éducation sans évoquer les conditions matérielles. Wallis et Futuna souffre d’infrastructures limitées : à Wallis, une centaine de kilomètres de routes dont 16 km seulement sont goudronnés ; à Futuna, une vingtaine de kilomètres non bitumés. La déforestation et l’érosion sont des enjeux environnementaux réels. L’économie repose surtout sur l’agriculture vivrière, la pêche et le bétail, avec un fort appui financier de la France et des transferts d’expatriés.
Pourtant, certains services essentiels à la réussite éducative sont présents :
Principaux services et infrastructures disponibles à Wallis et Futuna pour les résidents et les visiteurs.
Une couverture mobile 4G assurée par le SPT (Service des Postes et Télécommunications).
Une connexion Internet haut débit reliée au câble sous-marin régional.
Une banque locale (Banque de Wallis et Futuna, filiale de BNP Paribas) avec des distributeurs sur les deux îles principales.
Une offre de santé gratuite, avec des hôpitaux à Wallis (Sia) et Futuna (Kaleveleve).
Ces éléments facilitent l’accès à l’enseignement à distance, aux ressources numériques, aux échanges avec des établissements étrangers. Ils permettent à des élèves de suivre des programmes universitaires en ligne ou de préparer des concours post-bac sans quitter l’archipel. Là encore, on est loin des campus de verre et d’acier des grandes écoles internationales, mais l’outillage minimal pour se connecter au monde est bien là.
Vers quelle stratégie pour une « éducation internationale à Wallis et Futuna » ?
En l’absence d’école internationale stricto sensu sur le territoire, parler des « meilleures écoles internationales à Wallis et Futuna » revient finalement à répondre à une autre question : comment transformer les atouts du système local en tremplin vers l’international ?
Une stratégie réaliste pourrait se décliner en plusieurs étapes :
1. Choisir les établissements locaux les mieux adaptés au projet familial, en tenant compte de la proximité, de la qualité perçue, et des options linguistiques (enseignements de langues locales, cours de langues étrangères, dispositifs pédagogiques innovants comme la plateforme EDUC@PASIFIKA créée par la DEC avec des partenaires du Pacifique).
Il est crucial d’investir très tôt dans l’apprentissage des langues, notamment l’anglais, via des cours en ligne, des séjours d’été ou des échanges virtuels. Parallèlement, il faut valoriser les langues polynésiennes, qui représentent un marqueur identitaire fort et un atout sur un CV international.
3. Profiter à plein du baccalauréat français, en visant des résultats solides au lycée d’État de Wallis et Futuna, condition clé pour obtenir des bourses ou intégrer des cursus sélectifs en France, en Océanie ou ailleurs.
Ces dispositifs permettent de poursuivre des études supérieures reconnues depuis son lieu de résidence, en prolongeant naturellement le parcours du lycée. Ils offrent également la possibilité de se préparer, par la suite, à intégrer une grande université européenne ou une école anglophone.
5. Explorer les opportunités régionales, comme les écoles internationales de Nouméa, Papeete ou Suva, pour des scolarités partielles ou complètes, si le budget et la situation familiale le permettent.
6. Candidater activement aux bourses internationales, qu’elles soient proposées par des universités, des organismes intergouvernementaux, des fondations ou des programmes de coopération régionale.
Dans ce schéma, « la meilleure école internationale à Wallis et Futuna » n’est pas un bâtiment unique avec un logo prestigieux, mais un assemblage de ressources : collèges et lycée locaux, langues locales et étrangères, numérique, bourses, mobilité ciblée.
Conclusion : penser l’« international » autrement que par le label
Chercher des écoles internationales à Wallis et Futuna, au sens où on en trouve à Genève, Singapour ou Dubaï, conduit inévitablement à une impasse : l’offre n’existe tout simplement pas sur place. En revanche, l’archipel dispose d’un atout que beaucoup de régions du monde lui envient : un système scolaire entièrement adossé à l’Éducation nationale française, avec des effectifs réduits, des enseignants majoritairement formés en métropole, et des diplômes reconnus dans le monde entier.
La Polynésie française dispose d’un écosystème éducatif modeste mais efficace, combinant une culture polynésienne vivace, un bilinguisme ou trilinguisme courant, des outils numériques en développement, des formations à distance et des possibilités de bourses pour étudier à l’étranger. Cet ensemble permet de former des trajectoires professionnelles et académiques remarquablement internationales.
Plutôt que de rêver d’une école internationale qui n’existe pas (encore) à Wallis et Futuna, la question centrale devient donc : comment utiliser, optimiser et compléter intelligemment l’existant pour construire, pas à pas, un parcours éducatif réellement tourné vers le monde ? C’est là, aujourd’hui, que se joue l’avenir scolaire – et international – des enfants de l’archipel.
Un retraité de 62 ans, disposant de plus d’un million d’euros de patrimoine financier diversifié en Europe, souhaite transférer sa résidence fiscale à Wallis‑et‑Futuna pour alléger sa charge imposable, diversifier ses investissements internationaux et conserver un lien étroit avec la France métropolitaine. Budget alloué : 10 000 € pour un accompagnement complet (conseil fiscal, formalités, organisation de l’expatriation et structuration patrimoniale), sans vente forcée d’actifs.
Après étude de plusieurs destinations (Grèce, Chypre, Maurice, pays UE), la stratégie retenue consiste à viser Wallis‑et‑Futuna, collectivité française appliquant le droit fiscal de la République, permettant de rester dans l’espace juridique français, de profiter d’un coût de vie inférieur à celui de Paris et d’un environnement patrimonial stable en euros. La mission inclut : audit pré‑expatriation (exit tax, conventions de non‑double imposition), démarches de résidence et logement principal sur place, gestion CNAS/CPAM, transfert de la résidence bancaire, plan de rupture des critères de résidence fiscale en métropole, mise en relation avec avocats et professionnels locaux bilingues, ainsi qu’une intégration patrimoniale globale (analyse, optimisation, transmission).
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